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Fil Infos de sceptiques 2012/2

Suite de Fil Infos de sceptiques 2012/1

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Catégorie:  Changement climatique
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Quelque chose de …

Le langage politique autour du RCA a abusé du terme "vertueux" où chacun, du consommateur à la multinationale ,était encouragé à faire preuve de tels comportements, quite à les y aider un peu. Mais les circuits financiers restent obscurs.

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Fonds d’aide pour le climat et paradis fiscaux.

Le recours à un intermédiaire afin de lever des fonds du secteur privé pour le climat est mis en péril par les pays riches, qui n’assurent pas la transparence et le contrôle de leurs opérations, selon un nouveau rapport du Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad). Le rapport d'Eurodad « Cashing in on climate change ? » avance que d'importantes sommes destinées à la lutte contre le réchauffement climatique passent actuellement par des paradis fiscaux, où il est impossible de retracer leur destination finale.

Ce document a été publié au début du mois, peu après l'ouverture d'une enquête des autorités nigériennes quant au groupe britannique CDC évalué à 3,4 milliards d'euros. Ce groupe aurait autorisé l'utilisation, via ses filiales, de 36,5 millions d'euros pour le blanchiment d'argent au Nigeria.

« Lorsque l'argent public passe par des paradis fiscaux, on en perd la trace et il est souvent impossible de savoir dans quoi cet argent est investi et qui dirige les entreprises en cause », explique l'auteur du rapport, Javier Pereira.

Les intermédiaires financiers comme les fonds de capital-investissement et les coopératives de crédit sont de plus en plus utilisés comme « levier » pour les investissements pour le climat, grâce à une marge de crédit issue du secteur public dans les pays développés afin de couvrir le risque d'investissement.

« Le problème vient du fait qu'ils ne se plient pas aux mêmes obligations que les organisations européennes, par exemple, en termes de comptabilité et de transparence », a expliqué M. Pereira à EurActiv.

Selon l'analyse d'Eurodad quant au portefeuille d'investissement de CDC, 48 % des entreprises dans lesquelles le groupe a investi détiennent des comptes dans des paradis fiscaux. Quant à Norfund, l'institution norvégienne de financement du développement, 29 des 35 fonds analysés sont enregistrés dans des paradis fiscaux.

Paradis fiscaux

La Banque européenne d'investissement (BEI) et la Société financière internationale de la Banque mondiale (SFI) passent aussi régulièrement par des paradis fiscaux pour financer des projets, selon ce rapport.

Selon une étude réalisée l’année dernière, sept des 12 fonds de capital-investissement soutenus par la BEI sont enregistrés à l'Ile Maurice. Deux autres fonds sont enregistrés au Luxembourg, qui apparaît sur la « liste grise » des pays dont les arrangements bancaires sont discutables. Cette liste a été établie par le G20 en 2009.

Richard Willis, un porte-parole de la BEI, a toutefois déclaré à EurActiv : « Nous suivons des procédures solides pour contrôler le profil de toute personne impliquée dans nos intermédiaires financiers et pour garantir que les fonds utilisés contribuent à combler des écarts d'investissement ou à financer des projets spécifiques ».

La BEI assure le suivi de ses fonds en contrôlant les justificatifs, les opérations sur le terrain et en menant des inspections post-projet par le biais d'équipes d'évaluation dirigées par un inspecteur général indépendant, a expliqué M. Willis.

« Je n'en sais pas plus sur la manière dont les autres organisations choisissent leurs partenaires commerciaux », a-t-il ajouté.

La centrale au charbon de Kamalanga

En avril dernier, la SFI a dû lancer une enquête interne suite à des plaintes contre l'impact social et environnemental négatif du financement de la centrale au charbon de Kamalanga.

« Les intermédiaires financiers ont tendance à exercer un effet de levier pour atteindre les objectifs [gouvernementaux] pour le climat avec très peu de ressources », a indiqué M. Pereira.

L'UE souhaite mobiliser des sommes provenant d'intermédiaires financiers pour le Fonds vert pour le climat de 100 milliards de dollars par an (75,5 milliards d'euros) promis lors du Sommet de Copenhague. M.Pereira a toutefois prévenu qu'aussi tentant qu‘il puisse paraître, il n'est pas certain que ce Fonds permette d'aider les pays pauvres.

« Le secteur privé se concentre surtout sur le profit. Il existe toutefois des centaines de projets d'adaptation qui aideraient ces pays à gérer les conséquences de sécheresses ou d'inondations, mais qui n'attirent pas l'attention du secteur privé, car ils ne sont pas rentables », a-t-il commenté.

Même si Eurodad reconnaît l'utilisation de ces intermédiaires financiers comme l'un des instruments de financement pour le climat, le Réseau appelle également à :

  • la création d'un registre public des intermédiaires financiers les plus réputés
  • l'établissement d'orientations claires faisant correspondre les investissements pour le climat et les priorités des pays en
    développement
  • l'amélioration des procédures de contrôle et de transparence afin de mieux suivre et coordonner l'utilisation de fonds pour le climat

Source

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Virus

Certains d'entre vous ont vu l'accès au site bloqué. Je suis donc à la recherche d'une solution pour ce problème.

D'après Mihai V http://www.skyfall.fr/?page_id=897#comment-81738

Selon AVG 2012, il s’agit d’un Exploit Blackhole exploit kit.

J ‘ai dû désactiver momentanément AVG pour pouvoir répondre.

Il s’agit probablement d’un faux positif dû à des antivirus trop chatouilleux.

Sur mon PC, c’est le module AVG Surf-Shield qui bloque l’ouverture de la page de Skyfall et me met un message d’alerte.

AVG Surf-Shield

La technologie Surf-Shield, élément du composant LinkScanner, protège
votre système et vos données lorsque vous naviguez sur Internet. Elle
détecte les menaces en ligne complexes, telles que :

· Les sites Web d’exploit qui utilisent un code malveillant,
· Les sites Web de phishing qui usent de ruse pour vous amener à livrer vos informations personnelles,
· Les sites piratés, sérieux et légitimes à l’origine, mais
potentiellement dangereux et imprévisibles après avoir fait l’objet
d’une attaque pirate.

Prise en charge : la technologie Surf-Shield contrôle le trafic HTTP
sans tenir compte de votre navigateur Internet, ce qui signifie qu’il
est compatible avec tous les navigateurs.

Il m’a suffi de désactiver ce gadget module pour pouvoir accéder à Skyfall normalement.

C'est votre choix, si vous suivez la procédure de Mihai.

Merci de m'informer si le problème persiste. Le passage à Google Diagnostic ne détecte rien.

J'espère pouvoir résoudre ce problème rapidement.

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Catégorie:  Divers
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Avant ou après ?

Traduction de Yvesdemars.

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Le Dr Vincent Gray se défoule. (Source) 12 avril 2012.

C’est une affirmation constante du GIEC et de ses supporters que, puisque le dioxyde de carbone est la cause de réchauffement du globe, l’augmentation de sa concentration doit évidemment précéder la hausse de la température lorsque l’on analyse les proxies (variables de substitution, permettant d'estimer la température à une époque où on ne pouvait la mesurer directement) de ces deux quantités lors des âges géologiques passés.

Actuellement les preuves sont incertaines du fait de la faible précision des mesures, mais, comme l’a récemment souligné Joanne Nova, les carottes de glace de Vostok et de Dome Law montrent que les augmentations de température précèdent généralement la hausse de la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique au cours des 42,000 ans passés.

Un papier récent affirme le contraire : le changement du taux de CO2 précèderait le changement de température.

“Le réchauffement du globe a été précédé par l’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone lors de la dernière déglaciation. Jeremy D. Shakun, Peter U. Clark, Feng Il, Shaun A. Marcott, Alan C. Le mélange, Zhengyu Liu, Bette Otto-Bliesner, Andreas Schmittner et Nature d’Edouard Bard 484,49–54 (le 05 avril 2012) doi:10.1038/nature10915” disponible ici.

Il n’y a actuellement aucune preuve que l’augmentation des émissions anthropiques de dioxyde de carbone ou d’autres “gaz de serre” a un effet mesurable sur le climat. Cette vue est fondée sur mon expérience comme critique spécialisé (reviewer) de tous les Rapports du Comité Intergouvernemental sur le Climat et une connaissance intime du sujet.

Le climat est un système si complexe que n’importe quel système (modèle) qui prétendrait le comprendre devrait prouver qu’il peut prévoir le climat futur de manière complète dans la période considérée, à un niveau satisfaisant d’exactitude, pour pouvoir être validé. Cet exercice n’ayant jamais été fait, sans parler de la validation de la théorie “de l’effet de Serre”, les modèles du GIEC ne peuvent donc être pris en considération.

Les conclusions des rapports du GIEC sont fondées sur des niveaux différents “de probabilité” estimés “ de telle manière que les projections” des modèles ne peuvent être vraies que pour les auteurs eux-mêmes. Ces estimations ne sont pas seulement entièrement subjectives, mais elles sont aussi faites par ceux qui sont payés pour établir ces modèles et donc toute cette démarche est biaisée par les conflits d’intérêts. Les valeurs numériques “de signification” attachés à ces estimations ne reposent sur aucune base sérieuse pour une étude statistique.

Dire que la Terre se réchauffe est aussi sans base scientifique solide parce qu’il est impossible de mesurer la température moyenne de la surface terrestre. L’anomalie moyenne de température est tellement entachée d’erreurs statistiques qu'une évaluation réaliste des mesures ne permettrait d’accorder qu’une très aible signification à toute tendance statistique qui en découlerait.

Tout a été fait par le GIEC pour que des corrélations, même peu convaincantes, soient prises pour une preuve  de causalité en contradiction avec une vielle maxime logique grecque. Pour dissimuler cette erreur, ils remplacent le terme "corrélation" par "attribution". Dans le résumé du papier ci-dessus, les auteurs semblent hésiter à se contredire en déniant la validité de cette ancienne certitude logique, aussi ils s’empressent de "suggérer" "un lien étroit"  "entre le CO2 et le climat durant les glaciations du Pléistocène". Cette suggestion est basée sur la compilation de 80 proxies répartis mondialement et obtenus selon différentes méthodes.

Quoiqu'il soit, le titre affirme que cette "suggestion" est un fait établi.

Le résumé affirme aussi que "la température est corrélée avec le CO2 et le suit générallement avec un décalage durant la sortie du dernier âge glaciaire". Soit, quelle est la corrélation et quelle est la généralité du décalage T/CO2 ? Les auteurs affirment que de récents ajustements des meures des carottes de glace montrent un décalage manifeste entre CO2 et température (figure 2a ci-dessous graphe du haut.)

 

shafig2.jpg
Figure 2 : Concentration en CO2 et temperature.
a: La moyenne des proxies de température  (bleu) et son écart-type de l'Holocène inférieur (11 500 à 6 500 ans), une température composite de l'Antarctique issue de carottes de glace (rouge), et la concentration en CO2 atmosphérique (points jaunes).. Les période de l'Holocène, du Dryas récent (YD), de Bølling–Allerød (B–A), du Dryas ancien (OD) and le dernier maximum glaciaire (LGM) sont indiqués. Les barres d'incertitude sont d'un écart type, en p.p.m.v., parties par million en volume.
b : Le lien entre la concentration en CO2 et les compilations de proxies de températures pour le globe (gris), l'hémisphère nord (NH, en bleu) and l'hémisphère sud (SH, en rouge)  basées sur des corrélations du décalage sur la période entre - 20 000 et - 10 000 ans pour 1000 simulations de Monte Carlo (voir les méthodes dans le texte). La moyenne et un écart-type sont figurés sur l'histogramme. Les concentrations en CO2 contrôlent la température dans 90 % des simulations et la suit dans 6 % des cas.
Les mesures issues des carottes de glace antarctique montrent apparemment maintenant une très bonne corrélation (r2 = 0,94) avec les concentrations en CO2 sur les 22.000 dernières années (figure 2a ci-dessus). Chaque graphique montre une marche d’escalier au milieu. Il existe un décalage entre le CO2 et la température T sur 1000 à 5000 ans entre -17.000 à -13.000 ans.

Ce graphique est fort déconcertant car aucune théorie ne prévoit de corrélation linéaire entre le dioxyde de carbone et la température. Le modèle du RCA affirme que la température est en relation logarithmique avec le taux de CO2. Une corrélation linéaire est incompatible avec les modèles; personne ne peut revendiquer une telle corrélation entre la concentration en CO2 même avec un décalage et l’anomalie de température moyenne (en dehors du fait que même cette corrélation avec le logarithm de la concentration en CO2 n’est pas flagrante et semble avoir été interrompue ces dix dernières années où l’anomalie de température moyenne est restée à peu près stable.

Le second graphique (2b) montre la distribution du décalage CO2/T entre -20.000 et -10.000 ans et que dans l’hémisphère sud, ce décalage est inversé (la température précède alors le CO2). Ce n’est que dans l’hémisphère nord que le CO2 précède la température et il semble que le décalage contraire soit plus faible dans l’hémisphère sud. Mais les mentions en petits caractères sous les graphiques indiquent que les intervalles de confiance ne sont définis que pour un écart-type. Il est d’usage en statistique et dans la littérature scientifique de fixer l’intervalle de confiance à deux écarts types ce qui donne une confiance de 95%. La limitation à un écart type est courante dans les publications du GIEC et de ses supporters pour donner une fausse impression de précision, car il n'inclut que 68% des possibilités.

Dans ce cas, l’intervalle  de 460 années +/- 340 du décalage signifie qu’il y a 16% de chances que la vraie valeur soit inférieure à 120 et 2,5% qu’elle soit inférieure à -220. (NdA : si l'on suppose que le décalage CO2/température est à peu près constant … sinon c'est la variation elle même qui est intéressante à étudier).

Ces distributions ne sont valables que s’il y a un grand nombre d’échantillons et que la distribution s’approche bien d’une loi de Gauss (normale). Tout écart de cette caractéristique signifie que la non significativité des résultats augmente. L’étude affirme fournir une couverture globale. Voici ci dessous la carte de la localisation de l’échantillonnage.

Dans l'hémisphère sud, la moyenne est de -620 ans +/- 660, ce qui signifie qu'il y a 16 % de chances que la valeur soit supérieure à 40 ans et 2,5 % de chances qu'elle peut être supérieure à 700 ans. Dans l'hémisphère nord, la valeur est de 720 ans +/- 330 ans, ce qui signifie qu'il y a 16 % de chances que la valeur soit inférieure à 390 ans et 2,5 % de chances qu'elle peut être inférieure à - 60 ans …

Cette valeur ne vaut que s'il y a un grand nombre d'échantillons et que leur distribution suive un loi de Gauss (loi normale). Tout écart à cette exigence signifie que la probabilité augmente que les deux jeux de données ne soient pas significativement différent.

L'étude aurait une couverture mondiale. La situation des jeux de données est donnée dans la figure 1.

shafig1.jpg

Figure 1 : Enregistrements de proxies de température. 

a) Carte de situation. CBT, ratio de cycles de tétraethers ramifiés ; MBT, index de méthylation  des tétraéthers ramifiés; TEX86, index de tétraéther de 86 atomes de carbone; U
k037 , andex  d'insaturation d'alkénone.

b)Répartitition des enregistrement en latitude (histogramme en gris) et pourcentage de la planète couverte (ligne bleue)

Il semblerait qu’il y a une bonne répartition entre les deux hémisphères, mais cependant l’échantillonnage est très peu représentatif de la surface terrestre. Le seul endroit où les mesures sont sur un continent est l’Antarctique. Seuls trois ou quatre échantillons sont situés au niveau océanique et le reste est situé en zone côtière. La divergence des résultats entre les deux hémisphères est probablement due à la défectuosité du plan d’échantillonnages.

Les nombreuses inexactitudes entraînées par les mesures, ajoutées à la faiblesse de l’échantillonnage et les efforts manifestes de les couvrir par le choix d’intervalles de confiance induisant en erreur, mène inévitablement à la conclusion que l’étude a échoué à montrer un véritable décalage entre le dioxyde de carbone et la température au cours du Pléistocène dans un sens ou dans l’autre avec degré de précision suffisant.

A lire également sur WUWT : 1, 2, 3, 4, 5.

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Catégorie:  Changement climatique
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Tiens, tiens, ….

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L'Union européenne doit être prête à modifier la taxe carbone aéronautique mise en place en janvier afin ne pas léser son industrie aéronautique, écrit François Fillon dans une lettre adressée au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"Il paraît absolument indispensable que l'Union, au regard du contexte international qui ne cesse de se dégrader sur ce dossier, déploie tous les efforts nécessaires pour trouver des solutions mutuellement acceptables avec les Etats tiers", écrit le premier ministre dans la lettre.

L'introduction de la taxe carbone aérienne, qui oblige les compagnies aériennes faisant voler des avions dans le ciel européen à acheter l'équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, a provoqué une levée de boucliers aux Etats-Unis, en Chine et en Inde.

Des contacts politiques "doivent être l'occasion de préciser clairement que l'Union européenne est prête, comme le prévoit déjà la directive, à réviser sa législation, dès lors que les Etats tiers accepteraient de participer à un accord international qui soit à la fois ambitieux, global, non discriminatoire et juridiquement contraignant de réduction des émissions du secteur aérien", ajoute le premier ministre.

Si l'Union et ses entreprises devaient faire l'objet de mesures discriminatoires, il doit être clair que "l'Union n'hésiterait pas à réagir fermement en adoptant des mesures appropriées", écrit François Fillon.

(Source)

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Catégorie:  Changement climatique, Société & économie
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Pollution thermique.

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R.W. Spencer. (Source)

McKitrick & Michaels avaient raison …..

 

 

Graphique 1
Le graphique ci-dessus montre l'effet d'îlot urbain par Comté en Californie, d'après Goodridge 1996, Bulletin of the American Meteorological Society.
La prétendue référence ultime des données de température de surface est le jeu de données produit par l'Université d'East Anglia, appelé CRUTem3. Chez les sceptiques, il y a toujours eu le soupçon persistant qu'une partie de ces enregistrements officiels de température du GIEC contenait un certain niveau de réchauffement parasite résiduel dû à l'effet d'îlot de chaleur urbain. Plusieurs articles publiés antérieurement ont soulevé le lièvre.
L'effet d'îlot de chaleur urbain (ICU) est familier à la plupart des gens: les villes sont généralement plus chaudes que les zones rurales environnantes en raison du remplacement de la végétation naturelle par des structures artificielles. Si cet effet augmente avec le temps sur les sites de mesure, il y aura une composante de réchauffement fallacieux sur l'évolution des températures régionales ou mondiales calculées à partir de ces données.
Dans le présent billet, je vais montrer à partir des données archivées au NCDC de températures horaires internationales de surface non ajustées, que la tendance au réchauffement dans l'hémisphère Nord, d'où la quasi-totalité des données proviennent, est une fonction de la densité de population sur le site de mesure.
Selon la façon dont les résultats sont reliés à la densité de population, le niveau de réchauffement parasite dans les jeux de données CRUTem3 passent de 14% à 30% lorsque 3 classes de densité de population sont définies, et même à 60% ​​avec 5 classes de la population.

Données et méthodes.

L'analyse des données brutes des stations n'est pas pour les fainéants. Pour la pério de 1973 à 2011, il y a des centaines de milliers de fichiers dans les archives NCDC ISH, chacun d'eux représentant les données d'une station pour une année. Le volume des données est de plusieurs gigabytes.
De ces fichiers, j'ai calculé  les températures moyennes journalières de chaque station qui présente des données depuis 1973, l'année où il y a eu une forte augmentation du nombre de stations dans la base de données ISH. La température moyenne journalière est calculée à partir des quatre mesures faites aux heures synoptiques (00, 06, 12, 18 UTC) qui sont les plus communément rapportées dans le monde.
Au moins 20 jours de données complètes sont nécessaires pour un calcul de température moyenne mensuelle et la période 1973-2011 doit être complète à 80% pour être incluse dans l'analyse.

I then stratified the stations based upon the 2000 census population density at each station; the  I used has a spatial resolution of 1 km.

J'ai ensuite stratifié les stations sur la base du recensement de population de l'an 2000; les données de population que j'ai utilisées ont une résolution spatiale de 1 km.

Puis j'ai retenu toutes les mailles de 5×5° (les mêmes que celles utilisées par Phil Jones en construisant son jeu de données), qui comprenaient toutes les données suivantes : une température CRUTem3 et au moins 1 station dans chacune des trois classes de population, dont les limites sont fixées à 0,15,500 et 30 000 habitants au km2.
En exigeant que ces trois classes soient présentes dans les mailles utilisées par l'analyse, on obtient une véritables comparaison entre des stations similaires mais avec des densités différentes et donc, où les choux sont comparés aux choux. L'aspect négatif est que la couverture géographique est plus faible que celles fournie par le jeu de données de Jones, car relativement peu de mailles satisfont aux exigences.
Mais l'intention ici n'est pas d'obtenir la meilleure estimation de l'évolution des températures de 1973 à 2011; elle est au contraire d'obtenir une estimation du réchauffement parasite dans le jeu de donnée CRUTem3. Le nombre de mailles de 5X5° avec des stations dans les trois classes de population est en moyenne de 100 par mois de 1973 à 2011.

Résultats

Les résultats figurent dans le graphique suivant qui indique que plus la densité de population est faible aux alentours de la station, plus faible est la tendance linéaire au réchauffement pour 1973-2011. Notez que la tendance CRUTem3 est un peu plus forte que la simple moyenne issue de l'ensemble des stations sélectionnées, mais pas aussi élevée que celle des stations avec la plus forte densité de population.

Températures moyennes de surface journalière pour 1973-2011 par densité de population, groupe de l'hémisphère nord.

Les séries temporelles des anomalies de température du CRUTem3 et des plus faibles populations ,qui ont été utilisées pour le calcul ces évolutions sont représentées dans le graphique suivant avec des lissages polynomiaux des données :

Anomalies des températures moyennes annuelles de surface pour les seules mailles présentant les trois classes de densité de population.

Le graphique ci-dessus ne donne pas nécessairement une estimation pour les terres émergées de l'hémisphère nord, seulement les mailles de 5×5° où il y a des stations de mesure de la température dans chacune des trois classes de population.

La différence entre ces deux indices figure ici :

Nous voyons donc que ces dernières années, il y a un biais croissant dans les températures CRUTem3 par rapport aux stations à la plus faibles population.

La tendance linéaire des températures CRUTem3 est de 15 % plus chaude que celle des stations avec la plus faible population. Mais si l'on extrapole les résultats du premier graphique à la densité de 0,1 habitant au km2, on obtient une surestimation de 30% de la tendeance donnée par les données CRUtem3.

Si j'augmente le nombre de classes de populations de 3 à 5, la tendance CRUTem3 est sur estimée de 60% pour cette même densité, mais le nombre de mailles avec les 5 classes n'est plus que de 5 à 10 par mois au lieu de 100. Je pense que ce résultat est donc moins fiable.

Je trouve que ces résultats correspondent avecà ce que disent Anthony Watts, Pat Michaels, Ross McKitrick, et al. depuis des années, à savoir que les stations de faible qualité ont probablement conduit à un réchauffement parasite, lequel a augmenté les estimations officielles du GIEC pour le réchauffement.Ces résultats sont globalement cohérents avec l'étude de McKitrick et Michaels (2007), qui suggéraient qu'au moins 50 % du réchauffement de surface depuis 1980 pouvait être parasite.

J'aurais aimé écrire ce travail et le soumettre pour publication, mais je suis lassé des gardiens du GIEC qui tuent mes papiers; le pire étant que certaines conclusions soient endommagée dans le texte du GIEC, le moins probable est qu'elles soient publiées. C'est le monde dans lequel on vit.

Mise à jour : J'ajoute les résultats juste pour les USA, qui montrent que les évolutions de température du CRUTem3 a surestimé les tendances aux USA de 50 % durant la période 1973-2011

J'ai fait les calculs juste pour les USA et ils sont un peu plus précis. Les stations ISH ont été stratifiées par densité de population. La tendance de température a été calculée pour chacune des stations et les 5 % de tendances maxima et minima de chacune des 3 classes ont été retirées de l'analyse. Pour chaque classe de population, j'ai calculé les évolutions "officielles" CRUTem3 et je leur ai appliqué  le même calcul de moyenne qu'aux données ISH.

Les résultats dans le graphique ci-dessous montre que pour les 87 stations de la classe de population la plus faible, la moyenne CRUTem3 est de 57 % plus chaude que celle calculée à partir des données ISH.

Ici, l'on compare bien des choux à des choux … pour chaque tendance incluse dans la moyenne d'une classe, une tendance correspondante et quasi voisine du CRUTem3 est aussi incluse dans la moyenne de cette classe de population.
Comme expliquer ces résultats autrement que par un réchauffement parasite dans les données CRUTem3 ? J'aimerais lire des explications alternatives pour ces calculs. (Moi aussi, Araucan :) )
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Catégorie:  Changement climatique
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Ca discute à Bruxelles …

Traduction de Marot.

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Benny Peiser: Le débat vert en Europe a atteint un blocage

Il est presque certain que nous allons voir une évolution vers une vision plus pragmatique et moins zélote de la lutte contre le changement climatique et sur les politiques énergétiques, d'après le think tank GWPF.

Savez-vous que la Pologne a bloqué les nouveaux objectifs de réduction d’émissions de GES de l'Union européenne lors d'une réunion récente des ministres européens de l'environnement ? (NdA : Si, Skyfall en a parlé ! ;) ) Êtes-vous conscient qu'il y a un soutien croissant des gouvernements de l’Est de l'Europe pour bloquer toutes les objectifs climatiques unilatéraux de façon permanente ? La raison pour laquelle vous n'avez pas entendu parler de cette rébellion croissante à Bruxelles est simple : la politique climatique n'est plus un élément important de ​​l'agenda de l'UE et la manie du climat s'éteint peu à peu après avoir duré presque 20 ans.
Dans le passé, l'hostilité irréductible de la Pologne à l'unilatéralisme vert avait été accueillie par une protestation générale dans les capitales de l'Europe. Aujourd'hui, elle est à peine remarquée par les médias alors que les militants verts sont devenus vieux et mous. D'autres préoccupations plus pressantes prennent le pas et débordent complètement les agendas verts. Il semble qu’un nouvel âge glaciaire politique s'empare de Bruxelles.
La Pologne et ses alliés de l’Europe du Sud et de l'Est cherchent à bloquer les efforts déployés par les ministres de l'environnement et les organisations non gouvernementales pour introduire de nouveaux objectifs unilatéraux  en matière de réduction des émissions de CO2. Les opposants, toutefois, demandent que la politique climatique de l'UE soit liée à la politique climatique internationale. Étant donné qu’aucun accord climatique mondial n'est envisagé avant 2015, si jamais il se concrétise, la Pologne fait valoir qu'il serait « prématuré » de se prononcer aujourd'hui sur la politique du climat à venir de l'Europe. Les États membres ont convenu en 2008 de réduire les émissions de carbone de 20 pour cent par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2020. La Commission européenne a rédigé une proposition visant à réduire les émissions de 80 pour cent d'ici 2050, avec pour effet des niveaux qui interdiraient l'utilisation de combustibles fossiles pour produire de l'électricité.
Les gouvernements opposés font valoir que ces nouveaux objectifs devraient être subordonnée à l’accord des autres grands pays industrialisés pour des réductions similaires. En raison de l'impasse à Bruxelles, les politiques du climat et énergétiques vertes sont face à une crise grave. Il y a un risque croissant que la stratégie unilatérale de l'UE entrave la reprise économique et par conséquent l'avenir de la compétitivité européenne. La totalité de l'ordre du jour vert est de plus en plus impopulaire. Les électeurs et les industries à forte intensité énergétique sont de plus en plus hostiles aux politiques climatiques qui gonflent les factures d'énergie et les coûts de chauffage. Les dirigeants européens eux-mêmes considèrent maintenant sérieusement s'il faut continuer avec la décarbonisation unilatérale en l'absence d'un accord international.
Dans son projet de rapport sur la feuille de route Énergie 2050, la commission a averti que « si une action coordonnée sur le climat entre les principaux acteurs n’est pas renforcée dans les prochaines années, la question se posera de savoir jusqu'où l'UE devra continuer à faire basculer son système énergétique vers la décarbonisation ». À la lumière du désaccord général sur l'avenir de la politique climatique, il est difficile à un gouvernement européen de réclamer à grands cris le leadership vert. Même l'Allemagne et la France ne veulent plus faire cavalier seul. De nombreux gouvernements européens refusent tout simplement d'aller au-delà de l'objectif de 20 pour cent des émissions. La stratégie climatique et énergétique conventionnelle de l'Europe fait face à des défis énormes et à de nouvelles possibilités. Il est presque inévitable que nous voyions une évolution vers une façon de faire plus pragmatique et moins zélée des politiques climatiques et énergétiques. Cela, en soi serait accueilli avec beaucoup de soulagement par un public qui est de plus en plus préoccupé par le fardeau disproportionné que la manie climatique a infligé aux économies européennes.

Le Dr Benny Peiser est directeur de la Global Warming Policy Foundation.

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De l’eau dans le gaz.

Le système d'échange d'émissions de CO2 mis en place par l'EU est l'instrument principal de l'exemplarité de celle-ci pour atteindre les objectifs de réductions d'émissions de CO2, pour le moment toujours fixés à 20 % en 2020. Et il faut également suivre les chiffres par EM fixés en annexe du Protocole de Kyoto.

Pour avoir tout le détail, voir les pages de l'UE sur le sujet.

Mais comme chacun le sait, les Etats membres ont eu des histoires économiques bien différentes et certains sont encore très dépendants du charbon, tout en restant très méfiants vis-à-vis du gaz vendu par leur ancien occupant.

La mise en oeuvre d'un système d'échange d'émissions de CO2 repose sur plusieurs piliers :

- une estimation par état puis par secteur émetteur des émissions (donc un inventaire national annuel plus une projection de ce qui va se passer, dynamique économique potentielle),

- la fixation d'un plafond par secteur d'émissions autorisées et éventuellement, une part réservée par entreprise de ce quota,

- l'organisation annuelle d'attributions de ces quotas, soit par dotation soit aux enchères (ou un mix des deux)

- la mise en place de marchés d'échange (bourses carbone) pour ceux qui n'ont pas assez de crédits et ceux qui en ont trop,

- des règles relatives aux échanges interannuels et dans le cadre du protocole de Kyoto.

Il est évident que la fixation des plafonds par état est un élément clef et sensible du système : pour simplifier, trop de permis délivrés s'avère peu incitatif à la conversion vers une consommation d'énergie décarbonée et les objectifs ne seront pas atteints, pas assez bloque la production des entreprises, surenchérit leurs coûts sans forcément leur laisser la marge pour investir. La marge est étroite.

La procédure mise en place est à deux étages, classique en droit européen : chaque état membre présente ses chiffres, propose des plafonds à la Commission qui les valide générallement après négociation. Bien sûr, pour contrôler les Etats membres, parfois enclins à une certaine inflation, la Commission a mis en place des moyens de contre-expertise, dont un modèle qu'elle utilise pour tous. Après accord, une décision du Conseil ou de la Commission arrête les plafonds par Etat, qui ira ensuite les vendre.

Comme la Pologne proposait des plafonds que la Commission jugeait trop hauts à la lumière de son propre modèle, la Pologne est montée à la Court de justice européenne et a gagné en première instance et en appel (je m'excuse auprès des juristes si les termes ne sont pas tout à fait exacts).

Voici les conclusions.

Le pouvoir de la Commission sur l'attribution des plafonds en est sensiblement diminuée, puisque de fait, elle perd son droit de veto. Les marges de manoeuvre des Etats membres en est fortement augmentée. Le prix du CO2 devrait baisser dans les années à venir …. :lol:

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 La Cour de justice de l'Union européenne déclare  que la Commission européenne a outrepassé ses pouvoirs en imposant des limites aux émissions de la Pologne et l'Estonie. (GWPF)

La Cour de justice de l'UE a statué le 29 mars en concluant que la Commission européenne a outrepassé ses pouvoirs en imposant un plafond sur les émissions de gaz à effet de serre à la Pologne et à l'Estonie en 2007. La Cour, en première instance avait déjà statué en 2009 que les plafonds devraient être mis au rebut. Mais la Commission a fait appel contre la décision "pour protéger l'intégrité de l'ensemble du marché des quotas de l'UE". Six autres pays ont également contesté les plafonds de la Commission en matière d'émissions - la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie.
Le système de l'UE d'échange d'émissions (ETS) exige des États membres de soumettre des plans d'action nationaux (PAN) indiquant le nombre total de quotas de carbone qu'ils ont l'intention d'émettre au cours d'une période de cinq ans, et comment ils seront affectés.
En 2006, la Pologne et l'Estonie avaient présenté leurs plans pour la période 2008-12 et la Commission leur avait réduit les plafonds d'émissions proposés, respectivement de 26,7% et 47,8% pour l'industrie.

Mais la CJUE a jugé que, même si la Commission a le pouvoir d'examiner les plans d'action nationaux, elle ne peut pas y remplacer les données nationales avec des informations obtenues à partir de ses propres méthodes d'évaluation. Elle ne peut que demander aux Etats membres de soumettre à nouveau les plans. La Commission n'a accepté les PAN révisés qu'avec des plafonds plus faibles en Pologne et en Estonie en 2010. La Lettonie a gagné un recours similaire contre la Commission en 2011. Les cas restants sont toujours en suspens ou ont été retirés.

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Autant dire que les remous sur les marchés ne vont pas se calmer, la crise économique ayant sérieusement désavoué le système …

Le plongeon du cours des permis carbone dans l'Union européenne conduit au plus long déclin  jamais constaté et ne montre aucun signe de fin alors que les Etats membres se querellent sur la surabondance de ces permis sur le marché.

Les quotas de l'UE pour décembre ont chuté de 5,2% cette année, poursuivant la série de pertes trimestrielles qui remonte à mars 2011. Les prix pourraient bien encore chuter de 50 pour cent et les législateurs n'arriveront probablement pas à stopper l'offre dans le plus grand marché du monde par le biais de ce qu'on appelle un processus de mise en jachère, selon UBS AG. Pour First Climate AG, un gestionnaire d'actifs qui conseille des fonds carbone de la Banque européenne d'investissement, les cours ont peu de chances de récupérer au prochain trimestre.


"Sauf si les gouvernements de l'UE viennent avec une décision surprise de soutenir fermement la mise en jachère ou avec des objectifs ambitieux à moyen terme de réduction des émissions , je ne vois pas les prix remonter au cours des prochains mois", a déclaré par e-mail Tuomas Rautanen, le chef des affaires réglementaires et consultation à la First Climate de Zurich.

Un excédent de permis et l'incapacité des nations européennes à décider comment faire face à cet excès sur un marché de 120 milliards de dollars ont poussé cette année les prix à un niveau le plus bas jamais connu. La vérification des données d'émissions au 2 avril peut montrer que la vente de permis en 2011 pour plus de 12.000 usines et centrales électriques du système est défaillante pour la troisième année de suite, selon Bloomberg New Energy Finance.


Une récupération lente.

Les permis de décembre, contrats de référence, ont baissé à € 6,38 (8,47 $) la tonne métrique, le 4 janvier sur le London ICE Futures Exchange Europe. Le contrat de l'année courante a clôturé en hausse de 3,9% à 7,12 euros aujourd'hui (30/03/2012). La moyenne de l'année écoulée était de 11.82 euros.

Les prix vont probablement chuter à 3 euros environ avant que les législateurs ne soient en mesure de resserrer le volume des émissions, un processus qui peut prendre "des années", selon Per Lekander chef du service de recherche d'UBS à Paris, dans un entretien téléphonique hier. "Ce n'est pas que je sois sceptique sur la mise en jachère, elle ne va pas tout simplement pas arriver » a-t-il dit. "Cela va s'arrêter". Des institutions publiques, y compris la RWE AG (RWE) basée à Essen en Allemagne, vont probablement acheter des quotas à un volume élevé si les prix chutent à près de 3 euros, a dit l'analyste.

Les permis ont baissé de 61% au cours des 12 derniers mois car la production industrielle a ralenti, réduisant la demande. Les entreprises couvertes par le programme d'échange n'ont émis que 1,93 milliard de tonnes de carbone en 2010, par rapport aux 1,99 milliards de tonnes allouées.

Une mise en jachère potentielle de permis ne peut offrir qu'un soulagement temporaire au système, qui a besoin d'une "refonte en profondeur" après l'absence de matérialisation d'un accord sur le climat menant à un système de marchés nationaux interconnectés selon Jan Pravda, directeur de la Pravda Capital Trading (Prague).


Demi-tour ou crash.

«C'est un grand défi de re-concevoir l'ETS et d'en faire un système qui permettrait de récompenser l'efficacité énergétique et les réductions d'émissions pures, mais on ne peut l'éviter", at-il dit par téléphone aujourd'hui. "C'est comme être sur le Titanic et voir l'iceberg en face de vous : soit vous faites demi-tour, soit c'est la collision."

Le programme européen de plafonnement et d'échange (ETS), qui impose des quotas d'émission aux entreprises et exige que celles qui les dépassent, achètent des permis auprès d'entreprises qui émettent moins, permet aux quotas non utilisés de l'être sur les années ultérieures. Cela peut conduire à un excédent de 1,1 milliards de tonnes dans la phase d'échange 2008-2012, soit environ 53 pour cent du plafonnement annuel de la pollution de l'UE durant cette période, selon BNEF.

Le prix actuel de la pollution par gaz à effet de serre est inférieur à un quart de ce qui était prévu lorsque le système a été revu en 2008 afin de répondre aux objectifs pour la protection du climat et encourager les investissements en technologies à faible intensité de carbone des technologies selon ce que Peter Liese, un Allemand membre du Parlement européen représentant le Parti populaire européen, a déclaré aux journalistes le 29 février.


«Montant nécessaire»

Suivant l'un des 104 amendements au projet sur l'efficacité énergétique approuvé par le comité de l'industrie du parlement européen le 28 février, la Commission européenne pourrait proposer de bloquer un «montant de quotas nécessaire."

Pour devenir exécutoires, ces changements ont besoin du soutien des Etats membres, qui peuvent décider de ne pas conserver cette modification, au vu du projet proposé par le Danemark, qui détient la présidence tournante de l'UE. Même si l'option de mise en jachère est supprimée, la Commission peut proposer à tout moment une proposition visant à suspendre des permis.

Toute proposition visant à freiner la vente aux enchères de quotas à partir de 2013 aura besoin du soutien des gouvernements nationaux dans un processus de réglementation distinct. La Commission devrait probablement obtenir suffisamment d'appuis chez les Etats membres pour mettre de côté 700 millions de permis jusqu'en 2020, selon Barclays Plc.


Retrait des permis.

Les prix pourraient alors s'élever à 9 euros la tonne dans la seconde moitié de 2012 s'il y a un «résultat positif sur la mise en jachère», selon Trevor Sikorski, le directeur de recherche de l'énergie des marchés basé à Londres, dans un rapport du 26 mars. La banque prévoyait initialement à 8 euros la tonne. Si retenir temporairement des autorisations peut aider les prix, il pense que les investissements dans les énergies propres seront peu probables sauf si l'UE envoie un signal d'annulation des permis par la suite.

Toute suppression permanente d'allocations signifierait un resserrement du plafonnement des émissions, une étape qui nécessiterait une révision de la législation sur les transactions d'émissions et aussi d'impliquer le Parlement européen, ce qui peut prendre plus d'un an.

L'UE est en bonne voie pour atteindre son objectif de réduction des gaz à effet de serre de 20 pour cent en 2020 par rapport aux niveaux de 1990 et les Etats membres restent divisés sur la nécessité d'une politique climatique plus stricte. La Pologne a bloqué une déclaration par les ministres de l'énergie le 9 mars sur les objectifs de réduction des émissions  après-2020, ce qui peut conduire à des discussions sur la révision de l'objectif actuel.


Confiance en berne.

La Pologne est également opposée à l'idée d'une mise en jachère : le ministre de l'Environnement, Marcin Korolec pense que cela détruirait les caractéristiques essentielles du marché et saperait la confiance des investisseurs dans la stabilité de la législation européenne, selon la lettre qu'il a envoyée à ses homologues.

Tous ces développements sur la structure possible d'une mise en jachère et de soutien ou d'opposition à la mesure déclenche des prix balançoire du carbone, selon le rapport du 23 mars de l'analyste Heiko Siemann UniCredit SpA (UCG) -Munich-.

"Tant que nous n'aurons pas d'éléments crédibles sur ces questions, les prix resteront imprévisibles. Après avoir franchi le seuil de 7 euros par tonne, on ne peut exclure que le faible niveau de tous les temps de 6,38 euros ne puisse être à nouveau atteint après le 4 janvier 2012."

(Source)

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Ce soir ….

…. munissez-vous de vos lampes et faites de la lumière ! (Earth hour). De toute façon, comme chaque année, ce ne sera pas visible sur la consommation d'électricité (allez faire un tour sur le site de RTE et faites une comparaison avec la veille). Comme de plus, le temps s'est substantiellement refroidi, je dois pouvoir prédire que la consommation de ce soir sera plus élevée que celle d'hier …  Araucan.

 

Tour Eiffel

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Catégorie:  Changement climatique
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Alliance transatlantique.

Les crédits carbone appliqués aux transports aériens continuent de faire des remous.

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Boeing a décidé de s'allier à Airbus contre la taxe européenne sur les émissions des compagnies aériennes jeudi dernier (22 mars), annonçant dans le même temps un accord visant à développer et à commercialiser des biocarburants durables pour les avions.
Le directeur général de Boeing a rejoint le concert de critiques du Système d'échange d'émissions (ETS) de CO2 de l'Union européenne qui fera payer les compagnies aériennes, que Bruxelles estime nécessaire pour combattre le changement climatique. "Il ne s'agit pas de Boeing ou d'Airbus, il s'agit de ce qui est le mieux pour nos clients et comment nous allons faire pour que toute l'industrie réduise son empreinte environnementale», a déclaré Jim Albaugh à Reuters.
«Je ne pense pas que l'approche européenne ETS est la bonne. Nous avons besoin d'un moratoire sur ces travaux et avec l' OACI (Organisation de l'aviation civile internationale), d'obtenir la mise en place de règles internationales auxquelles tout le monde puisse adhérer, et qui nous conduiront aussi à faire les investissements dont nous avons besoin d' nécessaires pour améliorer l'efficacité des avions. "
Albaugh a parlé après la réunion de l'industrie aéronautique à Genève, et a exhorté les gouvernements à utiliser l'OACI pour négocier un accord global sur la question controversée des émissions des aéronefs.
Des nations comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis ne sont pas satisfaits que l'UE allait de l'avant avec un régime qui s'applique à leur espace aérien, alors que l'UE dit qu'elle a été forcée d'agir ainsi après des années d'inaction internationale sur la pollution aérienne des avions.
Airbus avec d'autres sociétés a lancé la semaine dernière un appel aux dirigeants européens pour retarder le projet, car il a perturbé l'approbation par le gouvernement chinois de dizaines de commandes d'avions pour une valeur importante. Dans une apparition conjointe avec Albaugh, son rival Tom Enders, directeur exécutif d'Airbus, a déclaré dans une conférence de presse à Genève qu'il n'était pas "amusé" sur les délais et a pressé la Commission européenne de geler le système en attendant un accord plus large. "Donnez à l'ICAO le temps de monter un régime mondial. Arrêtez maintenant, ne prenez pas le chemin d'une guerre commerciale".

Le fonctionnaire européen en charge du dossier soutien que l'UE gardera son système tant que l'ICAO n'aura pas mis en place un système mondial.

Interrogé sur les commentaires d'un officiel chinois niant que Pékin était intervenu pour stopper les commandes d'avions, Enders a déclaré qu'il y a des manières plus subtiles pour ce faire et que tout le monde sait que les achats d'avions en Chine ont besoin de l'accord du gouvernement.

Solidaires sur les biocarburants.

Airbus et Boeing sont concurrents sur des commandes d'environ 100 milliards de dollars (75,7 milliards d'euros) par an, mais coopèrent sur certaines questions. Les deux géants ont signé un accord avec le constructeur brésilien Embraer afin de développer des biocarburants, une question bien traitée par la Commission européenne, selon M. Enders.

« Il faut parfois être en concurrence et parfois coopérer », a déclaré M. Albaugh. « Deux des plus grandes menaces qui pèsent sur notre secteur sont les prix du pétrole et l'impact du transport aérien commercial sur l'environnement. En collaborant avec Airbus et Embraer sur la question des biocarburants durables, nous pouvons accélérer leur arrivée sur le marché et réduire l'impact de notre secteur sur la planète. »

Ces trois entreprises font partie du SAFUG (Sustainable Aviation Fuel Users Group) qui rassemble 23 grandes compagnies aériennes et vise à accélérer le développement et la commercialisation de biocarburants durables pour l'aviation. Les membres
de ce groupe sont responsables d'environ 25 % de la consommation annuelle de carburant dans le secteur de l'aviation.

Les compagnies aériennes considèrent l'utilisation des biocarburants comme un élément essentiel de leur engagement envers « une croissance neutre en carbone » d'ici 2020. L'association du transport aérien international (IATA) a fixé des objectifs d'augmentation de l'utilisation des biocarburants à hauteur de 10 % de la consommation totale d'ici 2017, assurant que les compagnies pourraient réduire l'empreinte carbonique du secteur jusqu'à 80 %.

M. Albaugh, qui a indiqué que l'aviation avait réduit ses émissions de 70 % en 40 ans, a déploré la manière dont le secteur était traité en comparaison à d'autres comme la construction ou le ciment. « Ils peuvent obtenir beaucoup de crédits carbone […] Ils peuvent réduire leurs émissions et vendre leurs crédits, ils sont donc presque récompensés pour ne pas avoir fait grand-chose. »

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