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Nouvelles du moment 2012/1

 

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Cour des comptes

Le coût du Grenelle de l'environnement :

Le coĂ»t des biocarburants : Le constat de la Cour est qu'au terme de 15 ans de politique en faveur des biocarburants, dont les six  dernières plus engagées que les précédentes, les seuls équilibres qui ont été réellement modifiés par ces politiques sont de nature agricole (culture du colza, production d’huile alimentaire, de tourteaux, nouveaux débouchés pour la betterave). Les autres équilibres, que ce soit l’indépendance énergétique ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre, n’ont été que peu ou pas modifiés.

Voir là également.

Investissements : 260 milliards de $ investis dans les énergies vertes dans le monde en 2011.

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Pédalage

Rien ne va plus pour les mobylettes électriques

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RĂ©seau action Climat : une bibliothĂšque (trop) bien triĂ©e en ligne …

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Arctic attack !

L'eau douce de la fonte nous menacerait ! Le Gulf Stream s'arrĂȘterait et il ferait froid en Europe. Une prĂ©diction sans date … (article originel).

Et quand il fait trĂšs froid dans l'Arctique, c'est l'ozone qui dĂ©guste …

Une vidéo retraçant les évolutions de la baquise.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=y3FSvtvKGlA

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Océans

Acidification des océans : on commence à la mesurer (Article 1, article 2)

La Nina connaĂźtrait un pic , on verra bien…

ENSO index

Courants marins et glaciations ou le rĂŽle du courant circumpolaire antarctique il y a 40 M d'annĂ©es lorsque l'Antarctique est devenue le continent glacĂ©…

Rio+20

Juste deux petits articles dans la premiÚre version de la déclaration en ligne :

Climate change

88. We reaffirm that climate change is one of the greatest challenges of our time, and express our deep concern that developing countries are particularly vulnerable to and are experiencing increased negative impacts from climate change, which is severely undermining food security and efforts to eradicate poverty, and also threatens the territorial integrity, viability and the very existence of small island developing  states. We welcome the outcome of COP17 at Durban and look forward to the urgent implementation of all the agreements reached.

Nous réaffirmons que le changement climatique est un des plus grand enjeux de notre époque et exprimons notre profonde inquiétude pour les pays en développement qui y sont particuliÚrement vulnérables et qui en subissent les impacts négatifs croissants, ce qui compromet la sécurité alimentaire et les efforts pour éradiquer la pauvreté, toute en menaçant l'intégrité territoriale, la viabilitévoire l'existence des petits états insulaires en développement. Nous accueillons les résultats de la COP17 à Durban et nous avons hùte de voir la mise en oeuvre de tous les accords obtenus.

89. We encourage international initiatives and partnerships to address the interrelationship among water, energy, food and climate change in order to achieve synergies as well as to minimize conflicts among policy objectives, being particularly sensitive to impacts on vulnerable populations.

Nous encourageons les initiatives internationales et les partenariats pour traiter des inter-relations entre l'eau, l'énergie, l'alimentation et le changement climatique autant pour créer des synergies que pour minimiser les conflits entre les objectifs politiques, en étant particuliÚrement sensibles aux impacts sur les populations vulnérables.

Pour plus de détails sur la préparation et suivre les débats (à partir du 26/01) voir là.

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Les hĂ©rissons dĂ©clinent au Royaume Uni, vous verrez que ce sera la faute du CC …

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Atténuation du CC

Vous avez le choix entre l'injection de sulfate dans la stratosphérique ou des aérosols. Dans le premier cas, ce serait éfficace pour les tropiques mais inefficace pour les PÎles. Dans le second cas, les bénéfices pour l'agriculture seraient pour le moins variables. Dans les deux cas, la prédiction est difficle à cause des incerttitudes sur les modÚles climatiques : il fallait le dire !

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A suivre …

Une Ă©ruption solaire est en route … (Mise Ă  jour le 24/01/2012)

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Il s'agit de la plus forte éruption solaire depuis 2005, qui pourrait perturber temporairement les communications par satellite en raison d'un bombardement de particules magnétiques. L'Administration nationale des océans et de l'atmosphÚre (NOAA) des Etats-Unis a signalé le début de cette éruption prÚs du centre du Soleil, dimanche, qui devrait projeter des particules de protons en direction de la planÚte jusqu'à mercredi. Le pic des projections aura lieu mardi.

'L'Ă©ruption elle-mĂȘme n'avait rien de spectaculaire, explique Doug Biesecker, physicien au centre de prĂ©vision mĂ©tĂ©orologique spatiale de la NOAA. Mais elle a projetĂ© dans l'espace une masse coronale Ă  la vitesse phĂ©nomĂ©nale de 6,4 millions de km/h'. Une masse coronale est un nuage de plasma au champ magnĂ©tique intense. Selon la classification Ă©tablie par la NOAA, cette 'tempĂȘte gĂ©omagnĂ©tique' est un Ă©vĂ©nement de catĂ©gorie 3 sur une Ă©chelle qui en compte 5. Elle est donc considĂ©rĂ©e comme 'forte' mais pas 'sĂ©vĂšre'.

 

Aurore boréale
Un Ă©vĂ©nement de catĂ©gorie 3 peut cependant provoquer des perturbations dans les systĂšmes informatiques embarquĂ©s Ă  bord de satellites, ainsi que dans les communications radio au niveau des pĂŽles. La navigation aĂ©rienne, les plateformes pĂ©troliĂšres et les explorateurs pourraient ainsi rencontrer une gĂȘne dans ces rĂ©gions. 'Nous n'attendons pas d'impact majeur d'un Ă©vĂ©nement de ce type', a nuancĂ© M. Biesecker. Autres consĂ©quences de ce phĂ©nomĂšne naturel, des aurores borĂ©ales devraient avoir lieu en Europe et en Asie.
Voir le modÚle de l'éruption  http://youtu.be/cSuiAGfBaHk

23/01/2012; 22h (Source)

Pour en savoir plus : IPS,  Spaceweather, RFSspace, NOAA, SIDC, images du Soleil (quasi temps réel), WUWT.

Du SIDC

NFO FROM SIDC - RWC BELGIUM 23 Jan 2012, 1234UT

Solar activity is expected to be eruptive with risks of M flares from NOAA AR 1402 and possibly from AR 1401. A M8.3 flarehours, minor storm conditions were observed at planetary levels due to the arrival of the CME of Jan. 19th. occurred on Jan. 23, in NOAA AR1402, peaking at 0359UT. It triggered a proton event (reaching about 50 pfu at >50Mev, at the time of this message). A halo CME was observed by the coronagraphs on board SOHO and STEREO. It was a fast event (about 1400 km/s as observed by COR2B), and it is potentially geoeffective, due to its wide latitudinal extension. Geomagnetic activity is expected to reach minor storm levels by mid Jan. 24 due to the arrival of the halo CME of today. During the past 24, minor storm conditions were observed at planetary levels due to the arrival of the CME of Jan. 19th.
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En français (source) Mise à jour 24/01/2012.
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Le 23 janvier, à 04h59 (heure belge), un flash lumineux-aussi appelé éruption solaire- de magnitude M8.7 a été observé sur le Soleil. La lumiÚre du Soleil met 8 minutes pour parvenir jusqu'à la Terre. Des éruptions de cette magnitude se produisent environ 2 fois par mois, et plusieurs d'entre elles ont été observées les mois précédents. Avec l'augmentation de l'activité solaire, on s'attend dans les mois et les années qui viennent à en observer encore plus. Les conséquences d'une telle éruption solaire sur les communications sur la face éclairée de la Terre sont faibles.

Vers 04h00, le flux de protons mesurĂ© dans le voisinage de la Terre a fortement augmentĂ©, et a franchi le seuil d'alerte pour ce qu'on appelle un Ă©vĂ©nement Ă  protons. Aujourd'hui, 24 janvier, on remarque une petite baisse de flux pour les particules les plus Ă©nergĂ©tiques. Un Ă©vĂ©nement de cette ampleur arrive en moyenne une fois par an, et peut affecter les satellites et forcer les vols passant par le pĂŽle nord Ă  ĂȘtre dĂ©routĂ©s.
Enfin, vers 04h00 également un nuage de plasma a été observé. Il sedéplace grosso-modo en direction de la Terre à une vitesse de 1400 km/s environ et non 2200 km/s comme indiqué sur certains sites web. Cela prendra un peu plus d'un jour pour franchir la distance Soleil Terre. Le gros du nuage passera "au dessus" de la Terre et l'on devrait n'en ressentir que le souffle. Les données satellites confirment que le choc est arrivé, i.e. 15:30. On prévoit un orage magnétique de type mineur, ce qui réduit presque à zéro les chances de voir des aurores en Belgique.

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Catégorie:  Divers, Changement climatique
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Biradicaux de Criegee
 Un peu de chimie de l'atmosphĂšre …
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Mesures de cinétique directes d'intermédiares de Criegge (CH2OO) formés en réaction de CH2I avec l'oxygÚne.
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Résumé : L'ozonolyse est un mécanisme majeur d'élimination troposphérique des hydrocarbures insaturés et de leurs dérivés via  des intermédiaires "Criegee", des carbonyle-oxydes qui jouent un rÎle clé dans les modÚles de l'oxydation dans la troposphÚre. Cependant, jusqu'à récemment aucune phase gazeuse Criegee intermédiaire n'avait été observée, et des déterminations indirectes de leur cinétique de réaction donnaient des coefficients de production de dérivés couvrant plusieurs ordres de grandeur. Il est rapporté ici la détection directe par spectrométrie de masse  de photoionisation d'oxyde de formaldéhyde (CH2OO) comme un produit de la réaction de CH2I avec O2. Cette réaction a permis la détermination directe en laboratoire des cinétiques du CH2OO. Des limites supérieures ont été extraites des coefficients de vitesse de réaction avec NO et H2O. Les réactions de CH2OO avec le SO2 et NO2 se sont révélées étonnamment rapides et impliquent un rÎle nettement plus important  que prévu des oxydes de carbonyle dans les modÚles de chimie troposphérique des sulfates et des nitrates.
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Quel rapport avec le climat ?
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Dans cet article du journal Science, les chercheurs de l'UniversitĂ© de Manchester, de l'UniversitĂ© de Bristol et de Sandia National Laboratories annoncent avoir dĂ©tectĂ© des biradicaux de Criegee. Ces intermĂ©diaires chimiques sont des oxydants puissants de polluants comme le dioxyde d'azote et de dioxyde de soufre, produits de combustion, et peuvent naturellement nettoyer l'atmosphĂšre. La formation de biradicaux de Criegee a d'abord Ă©tĂ© postulĂ©e par Rudolf Criegee dans les annĂ©es 1950. Cependant, malgrĂ© leur importance, il n'avait pas Ă©tĂ© pas Ă©tĂ© possible de les Ă©tudier directement en laboratoire et ils n'ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s que rĂ©cemment. Les scientifiques pensent qu'ils pourraient jouer un rĂŽle majeur dans l'attĂ©nuation du changement climatique.La dĂ©tection du biradical de Criegee et la mesure de la vitesse Ă  laquelle il rĂ©agit a Ă©tĂ© rendue possible par un appareil unique conçu par les chercheurs de Sandia, qui utilise la lumiĂšre d'une installation de rayonnement synchrotron de troisiĂšme gĂ©nĂ©ration, au Lawrence Berkeley National Laboratory Advanced Light. La lumiĂšre d'intenstĂ© rĂ©glable du synchrotron a permis de discerner la formation et l'Ă©limination d'espĂšces isomĂšres diffĂ©rentes - des molĂ©cules qui contiennent les mĂȘmes atomes mais disposĂ©s dans diffĂ©rentes combinaisons. Les chercheurs ont constatĂ© que les biradicaux de Criegee rĂ©agissaient plus rapidement que prĂ©vu et qu'ils accĂ©lĂšraient la formation de sulfates et de nitrates dans l'atmosphĂšre. Il se formera ensuite des aĂ©rosols, Ă  l'origine de nuages ​​susceptibles de refroidir la planĂšte.
Ces résultats devraient modifier la compréhension de la capacité oxydante de l'atmosphÚre et ont des implications importantes sur la pollution et le changement climatique. La principale source de ces biradicaux de Criegee ne dépend pas en effet de la lumiÚre du soleil et ces processus se déroulent jour et nuit. Un ingrédient important requis pour la production de ces biradicaux de Criegee provient de produits chimiques libérés naturellement par les plantes : les écosystÚmes naturels joueraient ainsi un rÎle important dans l'atténuation du réchauffement.
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Catégorie:  Changement climatique
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Comprendre l’effet d’atmosphĂšre /fin.

Le cas de Vénus

Il y a beaucoup de confusion dans la comparaison de la Terre et de VĂ©nus, en ce qui concerne l’effet de serre. Plusieurs personnes se focaliseront sur la tempĂ©rature Ă©levĂ©e de la surface de VĂ©nus qui serait une sorte de confirmation de l’idĂ©e de serre atmosphĂ©rique. Ceci est incorrect. En s’intĂ©ressant Ă  la tempĂ©rature de surface trĂšs Ă©levĂ©e de VĂ©nus, qui est 460°C, nous devons aussi prendre en considĂ©ration trois faits trĂšs Ă©clairants.

PremiĂšrement, VĂ©nus est plus proche du Soleil, ce qui veut dire qu’elle reçoit beaucoup plus de radiations solaires, et donc plus de chaleur. Cependant, VĂ©nus a aussi une couche nuageuse d’acide sulfurique qui rĂ©flĂ©chit une trĂšs grande quantitĂ© de radiation solaire incidente, de telle sorte qu’elle a en rĂ©alitĂ© une tempĂ©rature d’équilibre radiatif plus faible que celle de la Terre. L’albĂ©do de VĂ©nus est Ă©gal Ă  0.67, et sa distance vaut 72.3% de celle de la Terre et donc sa tempĂ©rature d’équilibre radiatif est calculĂ©e vers –25°C, ce qui est juste un petit peu plus froid que celle de la Terre. Et aussi comme la Terre, VĂ©nus a un chauffage maximum sous le Soleil au zĂ©nith d’environ 80°C, mĂȘme avec son albĂ©do Ă©levĂ©.

DeuxiĂšmement, VĂ©nus a un jour extrĂȘmement long, Ce qui signifie qu’elle tourne sous le Soleil trĂšs, trĂšs lentement. Le jour de VĂ©nus en fait dure deux cent quarante trois (243) jours de la Terre ! Avec une rotation aussi lente, il y a beaucoup de temps pour que l’hĂ©misphĂšre faisant face au Soleil collecte une grande quantitĂ© d’énergie qu’elle distribue autour sous forme de chaleur avant qu’elle ne quitte la vue du Soleil maintenant ainsi son atmosphĂšre trĂšs Ă©paisse. L’atmosphĂšre Ă©paisse fait circuler de maniĂšre trĂšs efficace la chaleur collectĂ©e du cĂŽtĂ© jour vers le cĂŽtĂ© nuit, ainsi l’hĂ©misphĂšre sombre de VĂ©nus ne refroidit pas rĂ©ellement beaucoup par rapport Ă  sa situation quand il est Ă©clairĂ© par le Soleil.

TroisiĂšmement, et ceci est le point trĂšs important qui relie le tout ensemble, l’atmosphĂšre de VĂ©nus est quatre-vingt douze fois plus dense Ă  sa surface si on la compare Ă  la Terre ! Ce niveau de pression n’est trouvĂ© qu’à environ 1 kilomĂštre de profondeur sous la surface de l’ocĂ©an sur Terre, lĂ  oĂč mĂȘme les sous-marins nuclĂ©aires d’attaque modernes les plus sophistiquĂ©s seraient Ă©crasĂ©s. En fait, des tempĂ©ratures et des pressions semblables Ă  celles de la Terre sont trouvĂ©es dans l’atmosphĂšre de VĂ©nus Ă  une altitude d’environ 50 kilomĂštres, et au-dessous la tempĂ©rature et la pression augmentent en raison de la compression et du rĂ©chauffement adiabatique. Et ceci sert de point zĂ©ro pour dĂ©terminer la tempĂ©rature au sol de VĂ©nus par la mĂȘme Ă©quation adiabatique que nous avons utilisĂ©e pour la Terre. La composition atmosphĂ©rique de VĂ©nus est trĂšs diffĂ©rente de celle de la Terre, mais son gradient adiabatique et cependant trĂšs semblable autour de 9K/km. Ainsi, la tempĂ©rature atmosphĂ©rique vĂ©nusienne Ă  50km d’altitude est voisine de 15°C, donc Ă  50 km de profondeur Ă  la surface du sol, l’équation adiabatique dĂ©rivĂ©e
ci-dessus donnerait 465°C, ce qui est en rĂ©alitĂ© trĂšs prĂšs de ce qu’est en fait la tempĂ©rature au sol de VĂ©nus.
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Nous pouvons maintenant comprendre ce qui est entendu par l’expression « emballement de l’effet de serre », quand elle est utilisĂ©e pour dĂ©crire la situation sur VĂ©nus. Tout d’abord, la tempĂ©rature sur la surface de VĂ©nus est exactement ce qu’elle est supposĂ©e ĂȘtre : l’appeler effet d’« emballement » est un tour de passe passe pour quelque chose qui n’est pas supposĂ©e ĂȘtre. DeuxiĂšmement, la tempĂ©rature sur VĂ©nus est plus Ă©levĂ©e que le maximum de chauffage possible en raison de la lumiĂšre reçue, alors que sur Terre, la tempĂ©rature maximale mesurĂ©e au sol est beaucoup moindre que le maximum possible, Ă©tant donnĂ©e la densitĂ© d’énergie du flux de lumiĂšre solaire incident. Ainsi, sur Terre, nous voyons que l’atmosphĂšre a un effet net de refroidissement, parce que la tempĂ©rature moyenne du sol est moindre que la tempĂ©rature maximum que le Soleil peut produire Ă  son zĂ©nith. Mais sur VĂ©nus, l’atmosphĂšre rend la tempĂ©rature moyenne de surface plus chaude qu’elle pourrait l’ĂȘtre du fait du chauffage solaire, non Ă  cause d’un piĂ©geage radiatif par l’atmosphĂšre, mais simplement Ă  cause de son pouvoir massif de chauffage adiabatique. L’atmosphĂšre de faible densitĂ© de la Terre en fait se comporte Ă  l‘opposĂ© de l’atmosphĂšre de trĂšs haute densitĂ© de VĂ©nus en terme de rĂ©gulation de la tempĂ©rature de surface de la planĂšte. Et ainsi l’aspect pseudo « emballement » de VĂ©nus renvoie simplement Ă  son atmosphĂšre de densitĂ© trĂšs Ă©levĂ©e et trĂšs profonde [Ă©paisse], qui rend la surface plus chaude que cequi est possible par la quantitĂ© de radiation solaire qu’elle absorbe, et ceci n’a absolument rien Ă  faire avec le piĂ©geage d’une radiation indisponible prĂšs de la surface. Ceci implique que la seule façon rĂ©elle d’accroĂźtre la tempĂ©rature de surface de la Terre par un gaz Ă  « effet de serre” est d’augmenter la densitĂ© de notre atmosphĂšre. Cependant, nous serions confrontĂ©s avec le problĂšme de trouver plus d’air pour rĂ©aliser cela ! Bien sĂ»r, la quantitĂ© de variation du CO2 dans l’atmosphĂšre est nĂ©gligeable en concentration, et son effet sur la pression atmosphĂ©rique est trop petit pour mĂȘme ĂȘtre mesurĂ©.

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Catégorie:  Changement climatique
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Double jeu.

Voici un article paru le 29/11/2011, mis Ă  jour mais qui m'amuse plutĂŽt …

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Le gouvernement britannique aurait soutenu en secret et au plus haut niveau la campagne canadienne contre les pénalités européennes sur le pétrole extrait des sables bitumineux.
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L'importante réserve de sables bitumineux du Canada représenterait la seconde réserve de carbone au monde aprÚs l'Arabie
saoudite, mĂȘme si l'Ă©nergie nĂ©cessaire pour extraire le pĂ©trole du sol entraĂźne des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre bien plus
importantes que les forages pĂ©troliers conventionnels, en plus de provoquer la destruction des forĂȘts et la pollution de l'air et de l'eau.

La proposition europĂ©enne consiste Ă  Ă©tablir que les carburants issus des sables bitumineux gĂ©nĂ©reraient 22 % d'Ă©missions de gaz Ă  effet de serre en plus, par rapport aux carburants traditionnels. Cette nouvelle rendrait les fournisseurs trĂšs peu enclins Ă  l'inclure dans leur bouquet Ă©nergĂ©tique, dans la mesure oĂč ils doivent rĂ©duire les Ă©missions de leurs carburants de 10 % d'ici 2020. Cela Ă©tablirait Ă©galement un prĂ©cĂ©dent inopportun pour le Canada, en l'associant officiellement avec des sables bitumineux plus polluants. L'Agence internationale de l'Ă©nergie prĂ©voit que la production serait triplĂ©e au cours des 20 prochaines annĂ©es.

La présentation au Conseil sur la réglementation concernant la qualité des carburants européens a eu lieu le 19 décembre 2011 (voir là également). Voici les résultats (page 17):

Directive sur la qualité des carburants

La Commission a présenté au Conseil un compte-rendu sur les mesures d'application concernant certaines  dispositions de la directive sur la qualité des carburants1, qui exige que les fournisseurs réduisent de 6% l'intensité des émissions de gaz à effet de serre produites sur l'ensemble du cycle de vie des carburants pour le fonctionnement de véhicules routiers. La Commission est invitée à adopter des mesures d'application concernant, entre autres, la méthode de calcul de l'intensité des émissions de gaz à effet de serre des carburants fossiles (doc. 18459/11).

La Commission propose des valeurs d'Ă©mission de gaz Ă  effet de serre pour toutes les sources non conventionnelles Ă  forte intensitĂ© de carbone, Ă©tablissant ainsi clairement que ces sources ont une plus grande incidence sur les gaz Ă  effet de serre que le pĂ©trole brut moyen. Les discussions sont en cours avec les reprĂ©sentants des États membres au sein du comitĂ© compĂ©tent. 1Directive 2009/30/CE (JO L 140 du 5.6.2009).

En amont de cette discussion, William Hague, le ministre des affaires étrangÚres, a apporté son soutien au Canada, en envoyant aux ambassades britanniques sur le territoire canadien des mesures « d'action immédiate », visant à « communiquer le point de vue britannique et à s'enquérir de celui des Canadiens ».

Dans le mĂȘme temps, le gouvernement britannique subissait les pressions de Shell et de BP, qui ont Ă©galement des projets de sables bitumineux dans la province d'Alberta, oĂč le Royaume-Uni a ouvert un nouveau consulat afin de « soutenir les intĂ©rĂȘts commerciaux britanniques ».
Au moins 15 réunions de haut niveau, ainsi que de fréquents contacts, ont eu lieu depuis septembre. David Cameron s'est penché sur cette question avec son homologue canadien, Stephen Harper, lors d'une visite, et il a déclaré en privé que le Royaume-Uni souhaitait « travailler de concert avec le Canada pour s'accorder sur la marche à suivre », selon un document divulgué en vertu de la loi sur la liberté d'information.

Charles Hendry, le ministre britannique de l'Ă©nergie, a dĂ©clarĂ© au haut commissaire canadien : « Nous souhaiterions  poursuivre le dĂ©bat avec vous pour savoir comment amener ce dĂ©bat Ă  Bruxelles. » Un collaborateur de M. Hendry a ensuite demandĂ© aux Canadiens s'ils avaient « des suggestions sur la marche Ă  suivre, au vu des politiques mises en Ɠuvre par Bruxelles ».

L'opposition du Royaume-Uni et du Canada au projet européen place les Britanniques dans une position minoritaire au sein de l'UE et risque de s'avérer terriblement embarrassante puisque Chris Huhne, le secrétaire à l'énergie et au changement climatique, a déclaré  que le Royaume-Uni faisait preuve de « leadership » lors des négociations avec l'ONU, alors que le premier ministre canadien avait bloqué les lois nationales sur le climat. Ces révélations contredisent la revendication du gouvernement Cameron qui se dit « le gouvernement le plus vert qui ait jamais existé ».

Co-operative a obtenu ces documents en vertu des rĂšglements en matiĂšre d'information sur l'environnement qui font partie des lois sur la libertĂ© d'information. Ces documents incluent des lettres Ă©crites par des ministres ou qui leur sont destinĂ©es, des correspondances diplomatiques, et des comptes-rendus de rĂ©union. D'aprĂšs Colin Baines, le directeur de campagne contre les carburants toxiques du groupe d'entreprises Co-operative, qui cible les sables bitumineux dans le cadre de sa campagne de lutte contre le changement climatique : "Il est trĂšs dĂ©cevant de constater que le gouvernement britannique soutient les efforts du Canada. Nous espĂ©rons qu'il reviendra sur sa dĂ©cision et donnera la prioritĂ© Ă  la lutte contre le changement climatique et non aux intĂ©rĂȘts commerciaux canadiens lors du vote sur la proposition, d'ailleurs trĂšs sensĂ©e, de la Commission europĂ©enne".

Cependant, le ministÚre des transports, au sein duquel le ministre libéral démocrate Norman Baker est chargé de la question des sables bitumineux, a publié des versions largement épurées de deux présentations créées par Shell. Le ministÚre a rejeté les demandes de publication d'au moins six autres documents pertinents, au motif de la confidentialité commerciale et des incidences négatives sur les relations internationales. Le ministÚre des entreprises, de l'innovation et des compétences (BIS), également en contact avec Shell, a aussi refusé de fournir ces informations.

BP a également fait pressions auprÚs des ministres. Le vice-président du groupe en Europe, Peter Mather, a, selon ses mots « attiré l'attention » de M. Baker. Il a également écrit dans une lettre : « Le fardeau réglementaire serait considérable, alors que l'industrie croule déjà sous le poids de lourdes réglementations". Total n'est pas trÚs content non plus, au passage.

M. Baker a dĂ©claré : « Le gouvernement reste fidĂšle Ă  ses aspirations Ă©cologiques en essayant d'Ă©tablir le meilleur accord possible en faveur de l'environnement dans le cadre des discussions actuelles sur la directive sur la qualitĂ© des carburants.  Nous pensons que cela implique de faire face aux formes de pĂ©trole brut trĂšs polluantes de maniĂšre Ă©gale, et non de se concentrer sur les sables bitumineux d'un pays spĂ©cifique. Il s'agit d'un problĂšme rĂ©el, mais il en est de mĂȘme pour les autres types de pĂ©trole brut, et les ignorer n'aurait aucun sens dans notre dĂ©marche environnementale. Il ne s'agit pas de protĂ©ger un pays en particulier, nous voulons nous pencher sur tous les types de pĂ©trole brut, pas seulement celle-ci. Notre examen sera fondĂ© sur des donnĂ©es solides et objectives, en rapport avec les Ă©missions de carbone.» Comme M. Baker, les Canadiens soutiennent dans les documents divulguĂ©s qu'il serait injuste de viser un seul pays, et que d'autres types de pĂ©troles peuvent ĂȘtre tout aussi polluants que les sables bitumineux.

M. Baines a toutefois qualifiĂ© ces arguments de « mythes », dans la mesure oĂč la proposition europĂ©enne ne mentionne aucun pays, et oĂč les carburants issus des sables bitumineux reprĂ©sentent clairement une source de carbone majeure, selon une Ă©tude de l'universitĂ© de Stanford pour la Commission europĂ©enne. En outre, la proposition de la Commission europĂ©enne permet de modifier les niveaux d'Ă©missions en fonction des types de carburants.

Les ministres et diplomates canadiens affirment leur soutien à « l'objectif général » de réduction des émissions de carbone. Le Canada a néanmoins reconnu qu'il n'atteindrait pas l'objectif fixé par le protocole de Kyoto d'une réduction de 6 % par rapport aux niveaux de 1990. En 2009, son niveau d'émission était en effet supérieur de 34 %. A Durban, le Canada a annoncé son intention de se retirer du Protocole de Kyoto (2nde phase).

En septembre, Lord Sassoon, le sous-secrétaire d'Etat rattaché au ministÚre des Finances, a passé deux jours à Calgary, (Alberta) à quelques centaines de kilomÚtres des carriÚres de sables bitumineux extraits par des machines de 1500 tonnes. L M. Sassoon a rencontré des hommes politiques et des dirigeants du secteur pétrolier pour discuter de l'intensification du commerce avec le Royaume-Uni et à déclaré à la presse qu'Alberta représentait « l'une des principales cibles commerciales du pays ». Le ministre de l'énergie d'Alberta, Ron Liepert, a confié à M. Sassoon en privé qu'il était « reconnaissant pour les efforts du Royaume-Uni » sur la question des sables bitumineux en Europe.

L'Ă©tablissement du nouveau consulat gĂ©nĂ©ral britannique Ă  Calgary a Ă©tĂ© annoncĂ© par M. Hague le 18 octobre, jour oĂč le ministre canadien de l'Ă©nergie, Joe Oliver, a dĂ©claré : « [Les Britanniques] nous ont Ă©normĂ©ment aidĂ©s, et nous en sommes ravis. De nombreuses entreprises europĂ©ennes fournissent des investissements importants pour les sables bitumineux. Elles seront aussi concernĂ©es. » Les nouveaux documents et certaines sources diplomatiques laissent entendre que l'Espagne, les Pays-Bas et la Pologne, entre autres, soutiennent la position des Britanniques et des Canadiens.

A Londres, un diplomate canadien, Sushma Gera, a dĂ©clarĂ© rĂ©cemment : « Le Canada n'hĂ©sitera pas Ă  dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts », peut-ĂȘtre via l'organe de rĂšglement des diffĂ©rends de l'Organisation mondiale du commerce. Cette Ă©ventualitĂ© avait Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e par Shell dans sa prĂ©sentation au ministĂšre.
(Source 1, source 2, Le Monde du 26/11/11)
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Comprendre l’effet d’atmosphùre /2
La température de surface au niveau de la mer.
Par les Ă©quations {1} et {3}, il peut ĂȘtre calculĂ© qu’une sphĂšre d’un corps noir parfait entourant le Soleil d’un rayon de une unitĂ© astronomique (1a.u., distance de la Terre au Soleil) s’échaufferait Ă  une tempĂ©rature d’équilibre de 121°C. C’est la tempĂ©rature maximum concevable qu’un objet puisse atteindre par chauffage radiatif solaire, elle correspond Ă  la densitĂ© de flux d’énergie radiative solaire Ă  cette distance. Les lois de la thermodynamique nous disent qu’il ne peut pas y avoir de rĂ©-Ă©change naturel de cette radiation pouvant produire un rĂ©chauffement supplĂ©mentaire. Quand le Soleil est Ă  la verticale sur une partie de la Terre, le sol local est comme un disque et donc peut atteindre cette tempĂ©rature, mais des variations locales d’albĂ©do et l’absorption atmosphĂ©rique entraĂźneront une diminution de cette tempĂ©rature.

Examinons un exemple qui devrait ĂȘtre intuitif pour la plupart des gens. Le sable a une gamme d’albĂ©do d'un peu moins de 20% Ă  plus de 40% ; pour un sable de plage nous prendrons une valeur moyenne de 30%. Cela convient car c’est la mĂȘme valeur moyenne que pour la Terre entiĂšre. Par un jour chaud et ensoleillĂ©, Ă  la plage, au milieu de l’étĂ©, le Soleil est trĂšs proche de la verticale pendant quelques heures autour du midi solaire. Pendant ce temps, par l’équation de Stefan-Boltzmann on calcule que la tempĂ©rature d’équilibre locale est 87°C. Nous sommes familiers de la traversĂ©e en courant pour essayer de ne pas cuire nos pieds nus, mais le sable n’atteint pas 87°C, et est vraiment plus prĂšs de 45°C-55°C. Quelle est ici la source de la diffĂ©rence ?

En astronomie, la mesure de la brillance d’une Ă©toile est appelĂ©e photomĂ©trie. Il est bien connu des astronomes depuis des centaines d’annĂ©es que la brillance d’une Ă©toile est rĂ©duite quand sa lumiĂšre passe de l’espace extĂ©rieur vide Ă  travers l’atmosphĂšre jusqu’au sol oĂč se trouve le tĂ©lescope. A la base, nous pouvons imaginer l’atmosphĂšre de la Terre fonctionnant comme un brouillard, qui ainsi rĂ©duit la brillance d’une source lumineuse en comparaison de ce qu’elle serait sans brouillard. La premiĂšre Ă©tape de calcul d’un astronome pour dĂ©terminer la brillance de l’étoile qu’ils mesurent est d’appliquer ce qui est appelĂ© la « correction photomĂ©trique » aux donnĂ©es de brillance mesurĂ©es. Il y a plusieurs mĂ©thodes de mesure pour dĂ©terminer les valeurs de cette correction, que nous n’avons pas besoin d’étudier ici, mais aprĂšs que cette correction soit appliquĂ©e aux donnĂ©es l’astronome possĂšde ce qui est appelĂ© la brillance « outre atmosphĂ©rique » d’une Ă©toile. Cet effet d’atmosphĂšre est un fait numĂ©rique identique Ă  celui qui voit l’éclairement des phares d’un vĂ©hicule rĂ©duit en distance lors d’une conduite dans une nuit de brouillard. En astronomie et en physique ce phĂ©nomĂšne est gĂ©nĂ©ralement appelĂ© « extinction atmosphĂ©rique ».
Il est souvent affirmĂ© que l’atmosphĂšre terrestre est transparente aux longueurs d’onde de la lumiĂšre visible, impliquant que toute la lumiĂšre visible du Soleil arrive jusqu’au sol. Cette interprĂ©tation simple est physiquement inexacte. Bien sĂ»r le Soleil est une Ă©toile et les effets de l’extinction atmosphĂ©rique s’appliquent Ă©galement Ă  lui. Les longueurs d’onde dans le jaune supportent environ 25% d’extinction quand le Soleil est Ă  la verticale, avec les ondes plus courtes plus rĂ©duites et les plus  longues moins ; l’extinction moyenne pondĂ©rĂ©e sur toutes les longueurs d’onde est en gros de 25%, mais cela peut ĂȘtre lĂ©gĂšrement supĂ©rieur ou infĂ©rieur en fonction de la transparence de l’air. La quantitĂ© d’extinction est aussi accrue si la lumiĂšre traverse plus d’atmosphĂšre, ce qui arrive quand l’étoile n’est pas directement Ă  la verticale. La lumiĂšre alors voyage Ă  travers l’atmosphĂšre jusqu’à votre emplacement sous un angle. Bien sĂ»r, s’il y a des nuages, alors Ă  peine quelques rayons passent au travers.

Le rĂ©sultat net est que de la totalitĂ© de l’énergie radiative qui atteint le sommet de l’atmosphĂšre, seulement 75% arrive rĂ©ellement Ă  la surface quand le Soleil est directement Ă  la verticale. Les autres 25% de l’énergie solaire sont perdus dans l’atmosphĂšre par l’extinction. Si nous symbolisons l’extinction par la lettre grecque epsilon (Δ), nous pouvons facilement modifier l’équation {9} pour en tenir compte et nous pouvons alors prĂ©dire la tempĂ©rature d’équilibre radiatif de la surface. Nous incorporons simplement l’extinction (Δ) de la mĂȘme façon que nous l’avons fait pour l’albĂ©do et la nouvelle Ă©quation devient :

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Histoire de glacier.

Petit billet pour les amateurs d'histoire mais qui permet de comparer l'approche d'un problĂšme similaire Ă  presque 120 ans d'intervalle. Araucan.

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Chez des amis chez qui je passais quelques jours Ă  Nouvel An, j'ai trouvĂ© l'ouvrage suivant sauvĂ© d'un stockage dans une cave humide, il y a quelques annĂ©es …

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Cet ouvrage fut imprimĂ© Ă  l'occasion de l'exposition universelle de 1900. Il aborde en particulier la rupture des poches d'eau du glacier de TĂȘte rousse survenuele 12 juillet 1892 ainsi que les travaux qui furent rĂ©alisĂ©s ensuite. J'en ai profitĂ© pour faire quelques photographies des pages qui pourraient intĂ©resser sur ce glacier d'autant, qu'une rupture similiare s'est produite en 2010, dont vous trouverez tous les dĂ©tails sur ce site bien documentĂ© www.glaciers-climat.fr .
Voici les pages photographiée en trois volets :

Et voici quelques photos d'époque.(page suivante).

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Fil Infos de sceptiques 2012/1

Suite de Fil Info de sceptiques 2011/2

Ne pas oublier de vérifier réguliÚrement les traductions proposées par Marot, Scaletrans, MichelLN35 et d'autres dans la rubrique Autres textes et traductions, en haut à gauche.

Nouvelles traductions de Marot et de MichelLN35 dans Autres textes et traductions… (12/01/2012).

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Moulins Ă  vents

Mieux vaut en rire  … et puis il faut dignement commencer l'annĂ©e !

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VoilĂ  la question de prime abord saugrenue qui a Ă©tĂ© adressĂ©e au gouvernement par la dĂ©putĂ© Marie-Jo Zimmermann (UMP) et le sĂ©nateur Jean-Louis Masson (sans Ă©tiquette), comme le relate le blog de l'avocat Arnaud Gossement. Les deux parlementaires s’interrogeaient ainsi sur la possibilitĂ© rĂšglementaire de peindre les pylĂŽnes, "par exemple vert Ă  la base, puis progressivement gris-bleu vers le sommet", afin de faciliter leur intĂ©gration dans le paysage. Car les couleurs des mĂąts et des pales, le blanc et le gris, sont accusĂ©es de nuire Ă  la faune sauvage, en particulier aux oiseaux et aux chauves-souris (qui ne sortent que la nuit et ne sont pas rĂ©putĂ©es avoir une supervue …A.).

13Úme législature

Question N° : 118068de Mme Marie-Jo Zimmermann ( Union pour un Mouvement Populaire - Moselle )

Question écrite

Question publiée au JO le : 20/09/2011 page : 9982

Réponse publiée au JO le : 06/12/2011 page : 12836

Date de signalement : 29/11/2011

Texte de la question

Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de Mme la ministre de l'Ă©cologie, du dĂ©veloppement durable, des transports et du logement sur le fait que dans les pays europĂ©ens voisins de la France, les pylĂŽnes qui supportent les Ă©oliennes peuvent ĂȘtre recouverts de peintures diffĂ©rentes permettant de faciliter l'intĂ©gration dans le paysage, par exemple vert Ă  la base, puis progressivement gris-bleu vers le sommet. Elle lui demande s'il est rĂ©glementairement possible de faire de mĂȘme en France. Si oui, elle lui demande Ă©galement si, lors de l'octroi des autorisations administratives, le maire de la commune peut imposer un choix des couleurs en ce sens.

Texte de la réponse

Le Gouvernement a prĂ©sentĂ© en novembre 2008 le plan de dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables de la France issu du Grenelle de l'environnement. Ce programme a pour objectif de porter Ă  au moins 23 % la part des Ă©nergies renouvelables dans la consommation d'Ă©nergie nationale Ă  l'horizon 2020, grĂące Ă  une augmentation de 20 millions de tonnes Ă©quivalent pĂ©trole (Mtep) de la production annuelle d'Ă©nergie renouvelable. L'atteinte de ces objectifs nĂ©cessite un fort dĂ©veloppement de l'Ă©nergie Ă©olienne terrestre, une des Ă©nergies renouvelables les plus compĂ©titives, participant Ă  l'Ă©quilibre entre la production et la consommation Ă©lectriques. Ainsi, l'arrĂȘtĂ© du 15 dĂ©cembre 2009 relatif Ă  la programmation pluriannuelle des investissements de production d'Ă©lectricitĂ© prĂ©voit que 19 000 MW de puissance Ă©olienne seront installĂ©s sur terre. La question de l'impact paysager des installations de production doit ĂȘtre prise en compte afin d'Ă©viter un mitage visuel du territoire et une dĂ©naturation des paysages. Ces aspects sont examinĂ©s avec soin par les services instructeurs, notamment au travers de l'Ă©tude d'impact environnemental.
Par ailleurs, rien n'empĂȘche aujourd'hui un exploitant de favoriser l'intĂ©gration paysagĂšre de son parc Ă©olien en le peignant d'une couleur adĂ©quate si besoin. Cette disposition ne peut toutefois, en l'Ă©tat actuel des textes, ĂȘtre imposĂ©e au travers de la dĂ©livrance des autorisations administratives et relĂšve donc de la bonne initiative des exploitants.

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Chauve-souris
Légende : Si j'ai le nez en patate, c'est à cause de ces éoliennes peintes en blanc.

L’an dernier, une Ă©tude de l'universitĂ© britannique de Loughborough, publiĂ©e dans le European Journal of Wildlife Research, rĂ©vĂ©lait ainsi que les insectes, tels que les mouches, pucerons, mites, papillons ou colĂ©optĂšres, sont particuliĂšrement attirĂ©s par la couleur blanche ou grise d'une Ă©olienne. Les oiseaux ou chauves-souris qui les poursuivent risquent alors de frapper les pales ou le mĂąt, et d’ĂȘtre tuĂ©s dans certains cas, surtout la nuit et en Ă©tĂ© lorsque les insectes sont plus abondants. Au contraire, la couleur violette les attire moins, suivie par le bleu.

Face Ă  ce constat, et dans un souci d’intĂ©gration dans le paysage, certains pays ont changĂ© la couleur de leurs Ă©oliennes. En Allemagne, le fabricant Enercon peint leur base en vert. Au QuĂ©bec, les parcs les plus rĂ©cents ont aussi adoptĂ© un dĂ©gradĂ© de vert. (C'est mignon. A.)

En rĂ©alitĂ©, le ministĂšre semble avoir oubliĂ© l’arrĂȘtĂ© du 13 novembre 2009 relatif Ă  la rĂ©alisation du balisage des Ă©oliennes situĂ©es en dehors des zones grevĂ©es de servitudes aĂ©ronautiques. Ce texte stipule, en annexe, que la couleur des Ă©oliennes est dĂ©finie en termes de "quantitĂ©s colorimĂ©triques limitĂ©es au domaine blanc" et de "facteur de luminance Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  0,4", afin qu'elles soient visibles des avions. Le choix de la couleur, qui se rĂ©sume au final Ă  du blanc ou du gris trĂšs clair, est donc loin d'ĂȘtre du ressort de l’exploitant et les immenses mĂąts ne sont pas prĂšs de se fondre dans nos paysages verdoyants. (Parce que si en plus, il fallait leur ajoute de gyrophares … A.)

Reste que la couleur n’est pas le seul facteur entrant en jeu dans le degrĂ© d'attraction des insectes et oiseaux par les Ă©oliennes. La chaleur qu’elles produisent et les perturbations qu’elles peuvent provoquer sur les organes sensoriels comptent aussi.(Par exemple pour les chauves-souris…A)

(Source).

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2012 …

 Bonne année et meilleurs voeux à tous !

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Source

Que 2012 soit l'occasion pour chacun d'exercer son scepticisme rĂ©current et de relire Ă  deux fois les formidables nouvelles que l'on nous assĂšne tous les jours dans les mĂ©dias. AprĂšs tout, on vient de nous promettre que l'annĂ©e 2012 serait plus chaude que 2011 (mais je ne sais plus se cela sera juste pour la France ou pour la planĂšte … :) Laissons ouverts ces deux paris !). Je sais que la presse nous donnera Ă  la fois l'occasion de rire et nous attĂ©rer mais quant Ă  savoir ce que la science nous rĂ©servera … c'est plus difficile. Du cotĂ© de la science du consensus, c'est plus car la prĂ©paration de l'AR5 offrira l'occasion de grandes annonces. LĂ  encore pas de grandes surprises Ă  attendre, au mieux un peu plus de modĂ©ratoin dans le vocabulaire et peut-ĂȘtre une meilleures Ă©valuation du poids de nombreux forçages un peu trop incertains dans leurs effets. On peut rĂȘver. Ce n'est mĂȘme pas sĂ»r car le sommet de Rio en juin va relancer les surenchĂšres : le thĂšme de l'Ă©conomie verte est d'aller plus loin dans le dĂ©veloppement d'outils Ă©conomiques Ă  portĂ©e environnementale, malgrĂ© la chute de la maison Carbone global, il y a peu.

Je profite aussi de l'occasion pour remercier tous ceux qui contribuent Ă  ce site par leurs billets, leurs traductions, leurs lumiĂšres dans les discussions, leur vigilance et leurs commentaires.

L'étude du climat reste un sujet passionnant et c'est ce que je vous souhaite à tous pour 2012 : restez passionnés, il reste encore beaucoup à découvrir, à observer et à mesurer !        Araucan.

 

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