Claude Allègre, scientifiquement incorrect

Il est difficile sinon impossible de ne pas rapprocher la sortie du film d’Al Gore en Europe et la colère de certains climatologues français à l’égard de Claude Allègre. Le film Une vérité qui dérange est acclamé alors qu’on essayait de discréditer Claude Allègre pour avoir osé se montrer sceptique à l’égard de l’origine humaine du réchauffement global: «La cause de cette modification climatique est inconnue.

En réponse, plusieurs climatologues ont adressé, mardi 3 octobre, une courte lettre de protestation à l'Académie des sciences, à l'Institut national des sciences de l'univers (INSU), au ministère de la recherche ainsi qu'à L'Express. Parmi les signataires, Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL), Michel Fily, directeur du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (LGGE) ou encore Thomas Stocker, directeur du laboratoire de physique du climat et de l'environnement de Berne (Suisse).

Que dit donc l'ancien ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie (1997-2000), scientifique reconnu ? Sous le titre "Neiges du Kilimandjaro", il écrit : "Dans la même quinzaine, on a vu les photos spectaculaires de Yann Arthus-Bertrand montrant le Kilimandjaro déplumé, sans ses neiges, et l'on a immédiatement entendu le refrain sur le réchauffement de la planète et lu dans la revue Science un important article d'une série d'éminents glaciologues qui montrent que, en trente ans, le volume des glaces antarctiques n'a pas varié. Tous les spécialistes sont d'accord : si un réchauffement général du globe a lieu, il sera beaucoup plus important près des pôles qu'à l'équateur. Or ces auteurs expliquent qu'en certains endroits du continent antarctique il y a une destruction massive de la banquise, mais qu'ailleurs il y a épaississement de la glace."

"Alors, y a-t-il ou non réchauffement climatique ?, interroge l'ancien ministre. L'argument du Kilimandjaro paraît imparable. (…) Mais les choses ne sont pas si simples. La disparition progressive des neiges du Kilimandjaro est souvent attribuée à des phénomènes locaux, et au premier chef à la désertification de l'Afrique de l'Est." Puis Claude Allègre convoque une publication sur la "remontée" géologique du continent africain qui expliquerait cette
désertification. La conclusion du texte est claire : le dossier du réchauffement climatique de la planète reste ouvert. "La cause de cette modification climatique est inconnue, affirme-t-il. Est-ce l'homme ? Est-ce la nature ?" Il invite à la "prudence". Et fustige les tenants d'une "écologie de l'impuissance protestataire devenue un business très lucratif pour quelques-uns".

Dès sa publication, la chronique de M. Allègre provoque un déluge de courriels indignés entre laboratoires. Tout ce que la France a de climatologues et de glaciologues serre les dents. De nombreux chercheurs protestent, le font savoir en privé, mais l'émoi demeure confiné aux centres de recherche.

Certes, Claude Allègre n'est pas climatologue, certes il exprime un point de vue ultraminoritaire, certes il fait une interprétation erronée des travaux qu'il cite… Mais il est, au moment de la publication, ministrable en cas de retour de Lionel Jospin à l'Elysée. Prudence, donc. Jusqu'à l'annonce du retrait de l'ancien premier ministre de la course à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

La décision de Lionel Jospin, annoncée officiellement le 29 septembre, semble délier les langues et susciter les initiatives. Le 1 er octobre, plus d'une semaine après la publication de la chronique décriée, le LGGE met en ligne sur son site Internet un texte assassin de Sylvestre Huet, journaliste scientifique à Libération, qui démonte implacablement et en termes peu amènes les arguments de M. Allègre.

Les chercheurs signataires du courrier de protestation ne font pas autre chose. Dans un style plus urbain, ils font valoir que "les modèles climatiques ne prévoient pas une diminution du volume des glaces de la calotte antarctique en raison de chutes de neige plus importantes et d'une fusion encore très marginale dans cette région polaire, où les températures sont globalement très inférieures à 0°C".

En clair, les travaux mentionnés par M. Allègre dans son texte ne contredisent pas les prévisions des climatologues et ne remettent nullement en cause le consensus actuel sur le réchauffement.
Une fois le reste de l'argumentaire déconstruit, les auteurs du courrier concluent : "On pourrait s'attendre qu'un chercheur éminent'', ancien ministre de la recherche et académicien, donne une information d'expert scientifique responsable et non une information tronquée, presque partisane et fausse, surtout lorsque cela concerne un sujet sociétal." Les climatologues reprochent à M. Allègre de nier l'évidence du réchauffement et de sa cause principale – l'homme. Et, de ce fait, de contribuer à instiller le doute sur les travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) – travaux qui légitiment le Protocole de Kyoto et les maigres efforts de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
"Venant de la part d'une personnalité comme Claude Allègre, on ne pouvait pas laisser passer cela, relève Dominique Raynaud, ancien directeur du LGGE. Cela équivaut à jeter le discrédit sur tous les personnels de la recherche qui travaillent, en France, sur ces thèmes." Outre sa qualité d'ancien ministre, M. Allègre est aussi l'un des scientifiques français les plus titrés. Il est lauréat du Prix Crafoord et de la médaille Wollaston, médaille d'or du CNRS. Certains climatologues, comme Michel Fily, n'hésitent pas à lier les prises de position de Claude Allègre à la faible mobilisation du Parti socialiste sur les questions de changement climatique.
Source

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1.  Christian | 30/09/2007 @ 16:49 Répondre à ce commentaire

J’ai lu le bouquin de Claude Allègre et j’y ai vu une approche « scientifique ». J’entends par là un esprit scientifique au sens profond du terme, basé sur la méthode scientifique, la prudence dans l’interprétation, la prudence quant aux évidences apparentes et aux théories faciles.
J’ai lu le papier de Sylvestre Huet : là c’est autre chose, c’est une démarche de journaliste engagé, il part de ses convictions à priori et fait ensuite jouer les mots pour se donner raison. Il ne m’a pas convaincu du tout.
Ingénieur et scientifique moi-même, je sais qu’il est difficile d’être dans le rôle de Claude Allègre : la science a mis des siècles pour résoudre quelques mystères du monde, les médias ont 3mn 12s pour asséner une théorie totale au JT de 20h. Mais elle est assénée devant des millions de gens comme la nouvelle certitude à la mode. Ajoutez à cela les papillons médiatiques de tout poil : un animateur d’émission populaire avec palmes et tuba, un photographe globetrotter, un faux-berger du Larzac, un avocat ministre, une présentatrice de la météo, pourquoi pas celle du loto, un ancien vice-président américain tentant un come-back politique ….. et l’affaire est réglée : il y a bien un « Global warming » DU à l’homme.
Vous me direz : les climatologues ? Ah les climatologues ! c’est curieux ça doit être une discipline récente (vous remarquerez que je ne dis pas science) car il n’y en avait pas quand je faisais mes études (et je ne suis qu’un baby-boomer). Mais depuis quelques années on voit fleurir une multitude de climatologues auto-proclamés (comme il y a en France des philosophes auto-proclamés) qui, apparemment, viennent de disciplines moins en vogue …. où ils ne se sont pas fait un nom. Et en science – avec un grand S – il faut se méfier des spécialistes surtout, surtout, quand il s’agit de la planète. C’est un fabuleux tableau à multiples entrées et paramètres : seule une approche globale et prudente peut espérer s’approcher de la vérité.
Et l’on n’a pas le droit d’être expéditifs et irréversibles dans l’erreur car nous parlons de la vie que nous voulons choisir pour nos enfants. Nous avons eu le confort du progrès et nous serions prêts à les engager dans une période de régression intellectuelle et d’obscurantisme anti-progrès ???
Merci Claude Allègre pour avoir OSER le DOUTE scientifique dans cette chorale de certitudes vite « pliées ». Que la paix du chercheur soit avec vous et avec d’autres qui , dans l’ombre, cherchent, étudient, recoupent, confrontent pour continuer dans la longue filiation du progrès.

2.  floyd | 17/04/2009 @ 0:44 Répondre à ce commentaire

Claude Allègre, ministre de l’environnement sous Sarkozy? Cela l’air d’une blague, mais c’est une rumeur qui court… On peut toujours rêver.

http://climatedepot.com/a/278/.....l-Minister

3.  scaletrans | 17/04/2009 @ 10:23 Répondre à ce commentaire

floyd (#2),

Un esprit scientifique libre, même s’il lui est arrivé de se tromper en faisant évacuer Basse Terre lors de la petite éruption de la Soufrière. Pour l’Education Nationale, il avait raison, c’est pour ça qu’il a été débarqué… comme ses prédécesseurs et successeurs qui ont voulu faire quelque chose pour le Mammouth.

4.  jeff hersson | 17/04/2009 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#3), c’est d’ailleurs assez amusant de constater les réactions du Mammouth sur rue89 ou Marianne quand on évoque Allègre… :mrgreen:

5.  Astre Noir | 17/04/2009 @ 14:36 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#3),

Je pense qu’Allègre ne s’est pas trompé sur le problème de la Soufrière.

Il a appliqué le principe de précaution à bon escient en fonction des éléments qui étaient à sa disposition (et en particulier des analyses de lave qui se sont révélées fausses par la suite, mais il n’était pour rien dans ces erreurs d’analyses)

Et c’est Tazieff, l’ami des écolos qui a eu une attitude irresponsable. D’ailleurs, quelques années plus tard, le même Tazieff avait qualifié le Mont St Helens de « Petite Soufrière ». On siat ce qu’il est advenu.

Un très bon résumé de cette polémique ici :

http://www.ipgp.jussieu.fr/~be.....rum76.html

6.  Araucan | 17/04/2009 @ 16:33 Répondre à ce commentaire

Astre Noir (#5),

Principe de PREVENTION ! (ne pas confondre) : on avait toutes les données pour estimer que cela allait être dangereux (de plus, il y a avait au moins un exemple historique) : le risque était connu
La précaution, c’est lorsque que l’on a aucune donnée concrète, que des suppositions que l’on pourrait lever ou confirmer si on allait plus loin, mais qui justifient que l’on s’arrête (cercle vicieux).

De plus le problème n’est pas de se tromper, cela arrive à tout le monde, c’est de persister dans l’erreur, c’est à dire de ne pas apprendre…

Allègre ministre de la Recherche, cela serait amusant (autant d’ambiance potentielle que lorsqu’il était à l’Education nationale).

7.  floyd | 7/09/2009 @ 21:35 Répondre à ce commentaire

A l’occasion de la parution de son nouveau livre,La science est le défi du XXIe siècle , Claude Allègre à donné un interview au Figaro:

http://www.lefigaro.fr/le-talk.....-vert-.php

Dans l’interview, on comprend pourquoi il n’est pas contre la diminution du CO2, car il travaille sur la séquestration du CO2. Ce serait donc bon pour son business.

8.  Sirius | 7/09/2009 @ 22:19 Répondre à ce commentaire

@7_floyd

Bourse du carbone, taxe carbonique, géo-ingénierie, séquestration du CO2, etc. Au bout du compte, l’histoire retiendra que le GIEC/IPPC aura contribué à la l’édification d’un nouveau marché tentaculaire et très lucratif, celui du dioxyde de carbone. Il fallait le faire! Et merci pour le lien.

9.  Sirius | 7/09/2009 @ 22:33 Répondre à ce commentaire

Tenez, encore un bel exemple d’une manie très « tendance » où l’expression « gaz à effet de serre » = « abracadabra ». La formule magique est à la toute fin du texte, comme le veut l’usage journalistique : http://www.radio-canada.ca/reg.....ules.shtml

10.  Lambda | 8/09/2009 @ 1:30 Répondre à ce commentaire

floyd (#7),

Allègre estime donc malgré tout que le CO2 est un gaz à effet de serre qui participe au RC »A » ???

11.  floyd | 8/09/2009 @ 8:50 Répondre à ce commentaire

Lambda (#10),

Non, mais il serait responsable selon lui de l’acidification des océans. Ce qui reste a prouver.

12.  Marot | 8/09/2009 @ 9:46 Répondre à ce commentaire

floyd (#11),
Quelle acidification ?

Qui a vu une acidification ?

La grande étude à laquelle tous les cuistres se réfèrent est celle de Mark Z. Jacobson « Studying ocean acidification with conservative… » JGR 2 avril 2005.

Pas de pot, ce ne sont pas des mesures directes, même pas des relevés de proxys, ce n’est que ce qu’a régurgité un modèle.

Tout le reste de la littérature est du genre :

Dans 50 ou 100 ans, il se pourrait que…

Du VENT !

13.  floyd | 8/09/2009 @ 10:02 Répondre à ce commentaire

Marot (#12),

C’est pour cela que je trouve la position d’Allègre, et celle de Lomborg aussi, plutôt ambigu. D’un côté il dénonce l’hystérie collective concernant le climat et ses contre-vérités, mais de l’autre il se base sur d’autres contre-vérités (acidification des océans, augmentation des catastrophes naturelles). J’imagine qu’il met de l’eau dans son vin pour que son discours passe mieux, mais à la fin cela décrédibilise aussi le discours des sceptiques.
Le seul vrai sceptique, mais qui n’est pas scientifique, qui à une position importante est à ma connaissance Vaclav Klaus.

14.  floyd | 8/09/2009 @ 10:05 Répondre à ce commentaire

Quand je parle de position importante, je pense aux politiciens bien sûr. Il y a plein de scientifiques sceptiques reconnus.

15.  Marot | 8/09/2009 @ 10:27 Répondre à ce commentaire

floyd (#14),
Le seul autre que je connais est Sammy Wilson ministre de l’environnement du gouvernement de l’Ulster.

Les autres attendent que le vent tourne.

16.  floyd | 8/09/2009 @ 11:35 Répondre à ce commentaire

Marot (#15),

C’est vrai je l’avais oublié. Egalement le sénateur Jim Inhofe aux états unis, qui fait beaucoup pour la cause sceptique.

17.  miniTAX | 8/09/2009 @ 12:45 Répondre à ce commentaire

Le seul autre que je connais est Sammy Wilson ministre de l’environnement du gouvernement de l’Ulster.

Marot (#15),
Pour ce qui est des sceptiques au pouvoir, tu oublies Vaclav Klaus, Steven Harper (qui a dit « pour Kyoto, il n’y a que deux catégories de pays : ceux qui ne sont pas tenu de respecter le protocole et ceux qui n’arrivent pas à le respecter »), le sénateur australien Fielding qui détient les voix pour faire échouer la bourse au carbone australien, tout le gouvernement russe, le premier ministre néo-zélandais (un sceptique déclaré qui a éjecté son prédécesseur, une réchauffiste hystérique), le gouvernement indien qui a commandé un rapport qui dit que le changement climatique n’existe pas en Inde… et je dois en oublier.

Il n’y a qu’en France qu’il y a un « consensus » de réchauffistes politico-médiatique qui marche à l’électricité d’origine 80% nucléaire. C’est pas pour rien qu’ils s’excitent pour encaisser les dividendes de leur grosse arnaque qui s’évente à toute vitesse, c’est maintenant ou jamais.

18.  Hieronim | 8/09/2009 @ 14:11 Répondre à ce commentaire

Le pape également émet quelques doutes quant à la rapidité de certaines conclusions.

Amen.

19.  the fritz | 8/09/2009 @ 14:23 Répondre à ce commentaire

Je ne vois qu’un intérêt à le laisser poursuivre ses études sur la séquestration, c’est que pour les futurs usines à charbon, on séquestrera en même temps soufre particules et autres saloperies

20.  miniTAX | 8/09/2009 @ 15:17 Répondre à ce commentaire

Je ne vois qu’un intérêt à le laisser poursuivre ses études sur la séquestration, c’est que pour les futurs usines à charbon, on séquestrera en même temps soufre particules et autres saloperies

the fritz (#19),
Le soufre et autres saloperies, ça fait déjà depuis des décennies qu’on a la techno pour le séquestrer. Faire des recherches dessus, c’est aussi utile qu’étudier le fil à couper le beurre.
Ce qu’on devrait séquestrer, c’est tous les charlatans et les idiots qui croient ou font croire que le CO2 est un polluant et qu’il y en a de trop dans l’air.

21.  floyd | 14/09/2009 @ 18:12 Répondre à ce commentaire

Claude Allègre, un nouveau malthusien ? Le nouveau livre qu’il vient de sortir, ‘La science est le défi du XXIe siècle’, ne fait pas en général dans le catastrophisme, mais il contient quelques passages surprenants:

Au risque de surprendre, nous pensons que le XXIe siècle sera celui du ralentissement, voire de l’inversion de ce mouvement. Le monde s’était dilaté, il va se rétrécir. La région, le continent vont devenir une sorte de référence. Les voyages seront en diminution, conséquence de plusieurs phénomènes : le prix du transport aérien sera beaucoup plus cher ; l’utilisateur essentiel du pétrole, l’avion, sera fortement taxé ; la lute contre les immigrations s’intensifiera et la liberté de voyager sera donc restreinte ; les prix de revient des divers produits se seront rapprochés à la suite de l’inévitable et souhaitable progrès social dans les pays émergents, rendant le transport à longue distance économiquement inutile ; le développement des techniques agricoles, y compris des PGM (plantes génétiquement modifiées), aura permis de cultiver à peu près n’importe quelle plante n’importe où. Du coup, les échanges commerciaux seront moindres. Les transport des marchandises à longue distance se feront par bateaux (les canaux vont retrouver une seconde jeunesse) ou par fer. Le camion réservé aux trajets les plus courts. Bref, aussi paradoxal que cela puisse paraître, je crois que nous allons entrer dans une phase de régionalisation ou plutôt de continentalisation, donc de tassement de la mondialisation. On ne cherchera plus à augmenter la vitesse des transports, on ne transportera que l’indispensable.

Je trouve effarant de la part d’un scientifique, qui a notamment préfacé la version française de l’écologiste sceptique, d’ignorer le long progrès scientifique qui a toujours permis une diminution des prix pour les ressources énergétiques. Sans parler du fait que le progrès technologique s’accélère de plus en plus.
Claude Allègre me déçoit de plus en plus. Je ne sais pas si son discours trahit ses ambitions politiques avec Sarkozy, mais il devient de plus en plus incohérent.

22.  Electron | 14/09/2009 @ 19:47 Répondre à ce commentaire

floyd (#21),

il y a au moins une incohérence flagrante dans ce texte d’allègre:
Si les pays émergents atteignent notre niveau de vie (ce que tout le monde leur souhaite) il n’y aura aucune raison de restreindre les voyages au nom de la lutte contre l’immigration clandestine puisqu’elle sera devenue inutile ! 😉

23.  Araucan | 14/09/2009 @ 20:48 Répondre à ce commentaire

Electron (#22),

L’immigration ne vient pas que des pays émergents mais auusi des pays les plus pauvres…

Allègre a eu une bulle d’euphorie en disant que l’on cultivera n’importe qu’elle plante n’importe où… Et sur les transports aériens, ils s’adapteront aussi … et il n’est pas certain que les gens bougent moins pour autant….

24.  Curieux | 14/09/2009 @ 22:46 Répondre à ce commentaire

floyd (#21),
Il vieilli…

25.  piloteman | 15/09/2009 @ 2:09 Répondre à ce commentaire

floyd (#21),

Rien que pour embêter Allegre – pourquoi serait-il le seul a pouvoir faire des prévisions ? – en voici quelques unes avec les même chances de réalisation 🙂
Comme l’humanité l’a fait depuis toujours, nos enfants voyageront de plus en plus, consacreront de moins en moins d’argent à leur nourriture et auront de plus en plus de temps libre. la courbe des prix de l’énergie fera ce qu’elle a toujours fait : elle baissera. Ce surcroit d énergie disponible- très certainement nucléaire – permettra d’envisager des travaux jusqu’ici in envisageables . La production illimitée d’eau douce pour fertiliser les terres d’Afrique. Des tunnels sous vide d’air crées pour relier tous les continents dans lesquels circuleront à très hautes vitesses des trains pressurisés sur rail magnétique bien plus rapides que nos avions. la surface de la planète, débarrassée de tous les transports rapides deviendra un jardin que l’on parcourra a petite vitesse dans des véhicules automatiques dépourvus de toute protection inutile et donc parfaitement transparents . les cultures ogm permettront d’augmenter facilement les productions pour nourrir le monde entier. des îles artificielles offriront des plages sur toute la ceinture équatoriale, de vastes dômes transparents et invisibles permettront d’obtenir des climats artificiels sur quelques hectares pour les loisirs ou pour les cultures. l’ensemble de la planète sera embelli comme un jardin avec le plein respect dans les construction de la beauté , en adaptant les matériaux à chaque région. Mais surtout de nouvelles portes s’ouvriront qui permettra d’envisager des conquêtes bien plus lointaines . On lira aux petits enfants des histoires horribles de grand mechant loup et de petit poucet , et on leur racontera pour s’endormir l’histoire du méchant vizir qui voulait que plus personne ne voyage, ne se chauffe et ne vive normalement.

non mais !

26.  Astre Noir | 15/09/2009 @ 9:13 Répondre à ce commentaire

floyd (#21),

Quand je lis ce texte d’Allègre, j’ai l’impression de lire Yves Cochet 😕

Mais ce la confirme ce que je pense, et que j’ai déjà exprimé ici : Allègre est une mauvaise recrue pour la cause sceptique, il raconte tellement de conneries qu’il n’est plus crédible.
De la même façon, j’élimine aussi lors de conversations sur le climat avec des amis certains autres de nos alliés plutôt encombrants, comme Laurent Cabrol ou Christian Gérondeau

27.  miniTAX | 15/09/2009 @ 10:12 Répondre à ce commentaire

« Allègre est une mauvaise recrue pour la cause sceptique, il raconte tellement de conneries qu’il n’est plus crédible. »
————————————————
Allons bon, faut pas être plus royaliste que le roi (même si l’escroquerie allégrienne de « l’acidification des océans » commence à me chauffer).
En terme de conneries, tout est relatif. A côté des déconneurs en chef comme Jouzel, Janco ou Rocard et tous les experts autodéclarés en climatologie qui fleurissent à chaque coin d’antenne, Allègre est un tout petit joueur (et je ne vois pas en quoi Gérondeau serait « encombrant » mais bon), même si on aurait aimé entendre plus souvent les rares sceptiques déclarés français comme Galam, Courtillot ou Lenoir.
D’ailleurs, quand il y a un rare vrai débat, comme celui entre Allègre et Jouzel (je crois qu’il y a une vidéo sur skyfal) les alarmistes ne font franchement pas le poids.

28.  Myke | 15/09/2009 @ 12:31 Répondre à ce commentaire

Astre Noir (#26),
Mais si on commence à éliminer tous les sceptiques qui se sont un peu exposés et seraient ainsi devenus « encombrants », plus tous ceux qui ont laissé échapper quelque sottise au milieu d’un propos raisonnable (même dans les écrits, cela arrive), plus ceux dont l’expression manque de netteté ou l’argumentation de rigueur, je crains qu’il ne reste plus grand monde, hors des « sachants » tellement discrets qu’ils en deviennent confidentiels.
Vu l’ambiance actuelle, je pencherais plutôt pour ne pas faire la fine bouche.
C’est vrai qu’Allègre, par exemple, aurais pu s’abstenir de vaticiner sur les transports, auxquels il ne connaît rien. Mais à côté des âneries de certains futurologues auto-proclamés (suivez mon regard), c’est plutôt bénin.

29.  Peak.Oil.2008 | 15/09/2009 @ 13:17 Répondre à ce commentaire

@Myke. Allègre est tellement foireux, qu’il ne peut que déservir la cause qu’il défend. Il suinte de suffisance, et ses incohérences l’ont déjà complètement décrédibilisé. Gardez-le bien au frais.

Qui sont les grands sceptiques RCA dabs l’espace francophone ? A part Allègre et Laurent Cabrol, je ne vois pas. Vous pourriez me donner une liste un peu plus exhaustive de ces personnalités ?

30.  guignolo | 15/09/2009 @ 13:37 Répondre à ce commentaire

C’est vrai qu’il nous manque l’équivalent d’un Lord Christofer Monckton of Benchley en France, son humour décapant, son allure « so British » en font un débatteur redoutable. J’espère le voir un jour face à Al Gore, mais ce dernier ce défile systématiquement.
Quelques petites video sur Climate Realist

31.  floyd | 15/09/2009 @ 14:58 Répondre à ce commentaire

guignolo (#30),

Merci pour les vidéos, très intéressantes. Lord Christofer Monckton à écrit pas mal d’articles qui sont consultables sur Science & Public Policy Institute.:
http://scienceandpublicpolicy.org/monckton/

Evidemment tous ceci est financé par Exxon mobile 😉

32.  Curieux | 15/09/2009 @ 15:49 Répondre à ce commentaire

Peak.Oil.2008 (#29),

qu’il ne peut que déservir la cause qu’il défend. Il suinte de suffisance, et ses incohérences l’ont déjà complètement décrédibilisé

Oh que voilà une bonne définition de Pikuile.

On est jamais mieux servi que par soit même.

33.  cauvard | 15/12/2009 @ 17:38 Répondre à ce commentaire

je suis entierement d accord averc claude allegre ………..
ce ne n est pas la pollution ……. qui change le climat actuel mais les taches solaires ……….. et on en est a approuvé la taxe carbone encore une de plus qui ne servira a rien etant donné aqu on sera les seuls a payer ….. la bêtise humaine est incommensurable …
…..

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