2006, sixième année la plus chaude jamais enregistrée

[On peut aussi titrer par « 2006, la température a chuté par rapport à 1998,2002, 2003, 2004,2005« ]

Les années se suivent, les « anomalies chaudes » s’accu- mulent. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’année 2006 est la sixième année la plus chaude enregistrée depuis 1861, avec une température moyenne à la surface du globe excédant de 0,42 oC la moyenne calculée entre 1961 et 1990. Les deux plus chaudes jamais relevées demeurent 1998 (+ 0,54 oC) et 2005 (+ 0,48 oC). Viennent ensuite, par ordre décroissant, les années 2002, 2003 et 2004.

Sur le territoire français, 2006 est, selon Météo France, la deuxième année la plus chaude, après 2003, enregistrée depuis 1950, avec un écart à la moyenne compris entre + 1,2 oC et + 1,3 oC. Cette anomalie de température est principalement liée à l’automne exceptionnellement doux qui a prévalu sur l’ensemble de l’Europe occidentale – excédant de 3 oC environ les normales saisonnières -, ainsi qu’au mois de juillet. Tous mois confondus, celui-ci a été le deuxième à s’éloigner le plus des moyennes depuis un demi-siècle, derrière le caniculaire mois d’août 2003.

Sur les cinq continents, les événements extrêmes se sont multipliés. Pour l’OMM, le début de l’année a été « inhabituellement doux sur une grande part de l’Amérique du Nord et sur les îles arctiques européennes », alors que « l’Asie, la Russie et l’Europe orientale connaissaient de rudes conditions hivernales ». Les anomalies chaudes les plus importantes ont été relevées sur l’île norvégienne du Spitzberg.

La douceur inhabituelle qui a prévalu sur l’Arctique a eu une forte influence sur les glaces de mer. Au mois de septembre, la banquise occupait une superficie de seulement 5,9 millions de km2, la deuxième plus faible mesurée en cette saison, après 2005.

L’hémisphère sud a connu, lui aussi, plusieurs événements records. Des « chaleurs extrêmes et persistantes » ont été notées de décembre 2005 à mars sur une grande part de l’Australie orientale. Sur la grande île, le printemps (de septembre à novembre) a été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1950. De même, au Brésil, entre janvier et mars, la température a frôlé les 45 oC – l’une des plus élevées jamais mesurées dans ce pays.

L’Afrique australe a connu des conditions pluviométriques satisfaisantes au cours du premier trimestre. Plus tard, en octobre et novembre, la Corne de l’Afrique a subi des pluies torrentielles, les plus sévères enregistrées depuis cinquante ans. Ces précipitations violentes ont suivi une longue période de sécheresse et, explique l’OMM, « les sols desséchés n’ont pas été capables d’en absorber de grandes quantités ».

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