Appel à la prudence concernant les « risque » climatiques.

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Deux éminents chercheurs britanniques du climat disent que certains de leurs pairs exagèrent le message sur le réchauffement global et risquent de semer la confusion sur les risques aux yeux du public.


Les 2 scientifiques pensent que les activités
humaines provoquent le réchauffement global

Les professeurs Paul Hardaker et Chris Collier, tous les deux des personnalités de la Société Royale Météorologique, expriment leur inquiétude lors d'une conférence à Oxford.

Ils disent que certains chercheurs font des déclarations sur de potentiels impacts futurs qui ne peuvent pas être justifiées par la science. Ils pensent que cela entame la crédibilité de tous les scientifiques du climat.

Les deux hommes ont la même vision que le courant dominant au sujet du changement climatique – que l'homme est la cause. Mais ils pensent que le catastrophisme et la "Hollywoodisation" de la météo et du climat ne servent qu'à créer la confusion dans l'esprit du public. Ils plaident pour une explication plus sobre et plus raisonnable sur les incertitudes au sujet des changements futurs possibles du climat terrestre.

Comme exemple, ils pointes la récente déclaration de l'un des organismes scientifiques américains les plus célèbres – l'American Association for the Advancement of Science (AAAS).
L'association avait publié une déclaration forte à sa dernière conférence annuelle à San Francisco en février qui disait : " comme prévu, l'intensification des sécheresses, canicules, inondations, feux de forêt et des tempêtes sévères est en train de se produire, avec un coût croissant sur les écosystèmes et les sociétés vulnérables. Ces événements sont des signes d'avertissements précoces de dégâts encore plus dévastateurs à venir, dont certains seront irréversibles."

"Je n'ai aucun doute quant à
la réalité du réchauffement
global, mais nous ne voulons
pas torpiller la cause en criant
au loup." Professeur Chris Collier

D'après les professeurs Hardaker et Collier, cela pourrait s'avérer vrai mais des preuves convaincantes qui vont dans le sens de telles affirmations n'existent pas encore.
"Cela est certainement une déclaration très forte", confie le Professeur Collier à BBC News.
"Je soupçonne que cette déclaration se réfère aux preuves d'un lien entre les ouragans et le réchauffement global ; mais faire l'hypothèse fourre-tout d'une augmentation de tous les événements extrêmes est pour l'instant un peu trop tôt."

Cette vue est partagée par Professeur Hardaker, directeur exécutif de la Société. "Les organisations se sont rendus coupable d'avoir exagéré le message," dit-il. "Il n'y a aucune preuve qui montre que nous serions exposés à très court terme aux impacts dévastateurs résultant d'un réchauffement global ; alors je pense que ces déclarations pourraient être dangereuses quand vous mélangez dans la science des hypothèses non-scientifiques."

L'AAAS a dit qu'il ne commenterait pas directement les remarques des professeurs. "Nous pensons que la déclaration récente basée sur le consensus du comité directeur de l'AAAS parle pour elle-même et se suffit à elle-même," explique un porte-parole. "La déclaration du Comité fait référence à la base scientifique sur laquelle les conclusions sont basées, y compris la déclaration conjointe des Académies Nationales et le rapport du GIEC."

Professeur Hardaker pense également que des déclarations exagérées jouent en faveur de ceux qui disent que les scientifiques ont tort au sujet du changement climatique – que le réchauffement global est un mythe.
"Je pense que nous devons être prudents en tant que scientifiques pour ne pas exagérer le sujet parce que cela mine la crédibilité des beaucoup d'autres choses dont nous sommes plus certains," dit-il.

"Nous devons nous en tenir à ce que dit la science ; et je ne pense pas que rendre la chose plus sensationnelle ou plus sexy parce que cela nous attire plus de colonnes dans les journaux soit la bonne démarche. Nous devons laisser les arguments scientifiques gagner."

Les deux hommes ont contribué à un pamphlet appelé "Donner du sens au Temps et au Climat" qui va être présenté le Samedi au Garden Quandrangle Auditorium au Collège St John à Oxford.

Source

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1.  Marot | 27/03/2007 @ 16:49 Répondre à ce commentaire

La présentation de « Donner du sens au Temps et au Climat » a été faite.

La présentation des auteurs est à :
http://www.senseaboutscience.o.....oject/126/

Le texte est téléchargeable à :
http://www.senseaboutscience.o.....limate.pdf

Les diapositives ne sont pas encore disponibles.

2.  miniTAX | 27/03/2007 @ 17:32 Répondre à ce commentaire

#1, Déjà, quand je lis « Forecasts may be imperfect but the physical laws that govern weather and climate are well understood and forecasts are improving with advances in knowledge » j’ai mon alarme anti-foutage de gueule qui sonne.

Anvancer qu’on a une bonne compréhension des mécanismes du temps et du climat, c’est mensonger et c’est de la pure propagande.

On comprends que dalle de la cryosphère, des nuages et leur formation, des burst magnétiques et de rayons X solaires, des énormes tempêtes de rayons cosmiques qui frappent la terre, de l’activité des failles géothermiques et des volcans, d’El Nino et des cycles océaniques, de la formation du vortex polaire… tous des facteurs affectant de manière considérable le climat. On est incapable de prévoir quoi que ce soit en climatologie, que ce soit la précipitation, la température moyenne, la fréquence des événements extrêmes.

La climatologie est vraiment au nadir de la science. Il est grand temps de faire un grand nettoyage dans cette industrie du réchauffement climatique.

3.  Marot | 27/03/2007 @ 18:16 Répondre à ce commentaire

#2 Je reconnais bien là un emballement de miniTAX !

Plus sérieusement, quelques individus lucides existent encore.

Le texte lisible dans le site du ministère des Affaires étrangères en est la preuve :
http://www.diplomatie.gouv.fr/.....13000.html

même si écrire « on ne sait toujours pas résoudre les équations deNavier-Stokes » est bien présomptueux.
Je suis persuadé qu’on n’y arrivera pas.

La mise en évidence de la complexité intrinsèque des problèmes nous met loin des prédictions « sûres à 90% ».

4.  miniTAX | 27/03/2007 @ 18:43 Répondre à ce commentaire

#3 Mais c’est totalement trompeur de parler de résolution d’équa diff pour faire croire que le climat se résume à ça (je ne te vise pas hein) . Ce n’est pas parce qu’on couche des équations qu’on est sûr d’avoir mis TOUTES les équations, ni d’avoir mis les équations qu’il faut.

« Les modèles climatiques ne sont bons qu’à la hauteur des hypothèses qu’on y met. Il y a des centaines d’hypothèses.
Il suffit qu’il y ait qu’une seule hypothèse fausse pour que la prévision soit totalement à côté »
Roy Spencer

5.  Marot | 27/03/2007 @ 19:22 Répondre à ce commentaire

Pour moi « La complexité intrinsèque des problèmes » inclut pour faire simple :

en mathématiques :
.les équations connues impossibles à résoudre;
.les comportements chaotiques;
.les effets pervers des discrétisations;
.les approximations linéaires perturbatrices;
.la modélisation réductrice.

en physique :
.les interactions physiques inconnues;
.les données inconnues;
.la variabilité future encore évidemment inconnue;

la liste n’est pas close et je serais heureux de la voir complétée.

6.  miniTAX | 27/03/2007 @ 20:39 Répondre à ce commentaire

#5
Il faut ajouter
– les erreurs, l’incertitude et l’insuffisance des mesures de qualité
– l’historique des mesures de qualité trop courte par rapport aux dynamiques climatiques modélisées (les mesures par satellites n’existent que depuis 30 ans, la mesure directe et systématique de CO2 n’a commencé que depuis les années 50, les séries de température de surface sont minables sur 90% de la surface de la Terre, même en France, Météo France ne considère les mesures de températures comme valable et homogène que depuis 1950)
– l’impossibilité de tester et de valider les modèles et donc d’avoir une science falsifiable
– la complexité du « bidule » dès qu’on couple divers modules
– le comportement NON modélisable de l’humain qui a une influence incontestable sur le climat (modification de l’usage des sols, déforestation-reforestation).

Bref, la modélisation climatique, c’est une voie sans issue, un fantasme qui va finir comme les systèmes experts ou la modélisation prévisionniste macro-économique : aux toilettes de l’histoire des sciences et des techniques, à côté de l’eugénisme, le lysenkisme, l’économie marxiste et autres « sciences » politisées.
Avec la prévision d’un refroidissement dès 2012 par les spécialistes du soleil, ce jour là risque d’arriver plus tôt qu’on ne le croit.

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