Terriens, la mer monte !

• • • • •

Vidéo de l’émission « C Dans l’Air » du 5 avril 2007 sur le réchauffement climatique. Beaucoup d’erreurs, d’omission et d’exagération de la part des experts invités. Notamment de la part de J. Jouzel qui induit en erreur en affirmant que « ce que prévoient les modèles il y a 15 ans s’avère juste maintenant ». Mais les lecteurs de ce blog en auront sûrement noté d’autres.

Voir également Quand la Neige ne Tombera Plus

Invités :

Marie-Antoinette Mélières
Climatologue-glaciologue maître de conférence au laboratoire de glaciologie à l’Université de Grenoble

Dominique Dron
Professeur à l’Ecole des Mines de Paris

Jean Jouzel
Glaciologue et climatologue, Jean Jouzel est directeur de l’institut Pierre-Simon Laplace et directeur au CEA

Eric Joly
Journaliste indépendant et ancien grand reporter à L’Express, spécialiste des questions liées à la nature et à l’écologie.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
1.  nicolas | 11/04/2007 @ 1:13 Répondre à ce commentaire

J ai effectivement commencer a la regarder tout a l’heure. Absolument affreux. J avoue avoir beaucoup aime cette emission, mais la, c’est quand meme pas mal n’importe quoi. (ps: toujours aucun mot sur une eventuelle contreverse, desesperant)
Sinon que dire de Marie antoinette…

2.  rincewind | 11/04/2007 @ 7:56 Répondre à ce commentaire

Eric Jolie est vraiment mauvais dans son role de septique alors que Calvi l'aide quand-meme beaucoup.
Charles Muller ou miniTAX aurait bouffé tout cru les 2 femme et Jouzel.

3.  Nico | 14/04/2007 @ 13:01 Répondre à ce commentaire

euh, dites, pourriez vous être un peu plus explicite dans l’affrosité de cette émission. J’ai regardé, et je trouve que le journaliste pose plutot les bonnes questions. Et moi non plus, les réponses apportées ne me conviennent pas. Il y a un amalgame entre le réchauffement actuel (à priori tout lemonde est d’accord sur le fait que ça se réchauffe en ce moment, non ?) et la cause liée à l’activité humaine.
Mais pourquoi donc, on n’arrive pas à faire entendre la cause des sceptiques ? Jean Jouzel dit-il n’importe quoi quand il précise que toutes les voix sont écoutées au sein du GIEC ? Dominique Dron nous ment-elle quand elle explique que le process du GIEC est unique, et transparent ?
J’avoue, pour ma part, ne pas comprendre la motivation des réchauffistes; s’agit-il d’une grande manipulation orchestrée par les américains pour empêcher le développement des pays émergents, comme la Chine & l’Inde ?
Je suis complètement persuadé qu’Untel ou Untel aurait été bien meilleur sur le plateau pour bouffer tout cru les différents intervenants, et que je journaliste fait ce qu’il peut. Avez-vous songé à les interpeller sur l’existence du documentaire GGWS ?
Merci d’être un peu plus constructif dans votre combat, ça n’en sera que plus efficace.

4.  nicolas | 14/04/2007 @ 15:36 Répondre à ce commentaire

@ Nico

Tu as tout a fait raison. Et je ferai bien d’ecouter ton conseil pour etre plus efficace.
Moi ce qui m ennui profondement, c’est le tres mediatise jouzel. Qui fait parler les sceptiques a leur place, en eludant soigneusement de repondre aux objections, ni meme d ailleurs de les soulever. (suffit de voir aussi comment ils ont traite claude allegre, en l attaquant lui mais pas les articles en question)
Par exemple, rien dans le passe n’indique que le co2 est une seul fois entrainer une hausse des temperatures (on observe toujours le contraire). Ca il en parle jamais ou le co2 apres responsable entre 3 et 30% de l effet de serre selon les auteurs: franchement c est ridicule d eluder ce genre de question. etc…sans rappeler que l eau c est 95% a 65% tjs selon les auteurs. Moi ca me suffit pour penser qu ils ont un discours beaucoup trop affirmatif et donc oriente

5.  gorsky | 15/04/2007 @ 11:52 Répondre à ce commentaire

Le devoir des consciences de tous bords, selon moi, au sujet du réchauffement climatique (qui n’est pas global mais éparse, puisque que dans certaines régions de la planète, ayant des superficies conséquentes pour ne pas les considérer comme des « détails », aucune hausse n’est constatée ou même en baisse…, ce qui donc ajoute à la confusion puisque l’on s’appuie sur des moyennes pour donner des résultats ; et les moyennes portent bien leur nom : à résultat basé sur la moyenne, débat moyen) est d’organiser à l’échelle européenne, pour commencer, un vrai débat télévisé, avec de réelles consciences, dans le but de stopper cette confusion énigmatique dans les esprits et de donner accès à la vérité aux peuples européens sur nos réelles connaissances en science du climat.

6.  miniTAX | 15/04/2007 @ 18:56 Répondre à ce commentaire

J’ai regardé, et je trouve que le journaliste pose plutot les bonnes questions.

#3, Je suis d’accord, j’ai même l’impression que Calvi est sceptique mais n’ose pas se l’avouer (pas fou le type).
Sinon, au niveau des réponses, celle qui est la plus affligeante, c’est certaienement M.A. Mélières. Pratiquement tout ce qu’elle dit est faux ! Quelques exemples rapides :

8:50 M.A. Mélières : « Ca se réchauffe partout. »
Non, c’est faux ! L’Antarctique (et ce n’est pas une petite région) se refroidit depuis plus de 20 ans.

1:02:00 M.A. Mélières : « Tous les dates de dégel des lacs ont reculé partout de 15 jours, partout. »
Non, c’est faux. Il suffit de consulter les données officielles sur les lacs canadiens. Dire qu’elle est glaciologue et qu’elle sort de telles énormités !

M.A. Mélières:  » Prenons le scénario A2, scénario classique de développement. »
Non, A2 est tout sauf classique. A2 suppose que la population en 2100 augmenterait de 146% alors que le consensus des démographes parle de 16% (cf tableau 1 de ce lien). A2 suppose que les émissions de CO2 par terrien augmenterait de 69% en 2100 (on se demande comment car il n’y aura plus de pétrole d’ici là) alors qu’elle n’a PAS augmenté depuis 30 ans (ça, c’est encore une autre « vérité qui dérange ») !

M. A Mélière: « Si on coupe complètement les émissions, le réchauffement va continuer ».
Non, c’est faux, on n’en sait rien. La température n’a pas augmenté depuis 1998 alors les émissions augmentent de plus belle chaque année, ce qu’aucun modèle n’a prévu. Les alarmistes en chef sont en train d’hystériser parce que notre bonne vieille Terre a la mauvaise idée de ne pas obéir à leur prédictions de catastrophe. Le temps joue contre eux.

M. A Mélière: elle reprend l’exemple médiatique de la mésange à tête noire qui paraî-il ne trouverait plus de chenille pour ses petits et ce serait bien sûr la faute du réchauffement climatique (et donc de l’homme bien-entendu). Pourtant, il suffit de consulter la LPO qu’on ne peut pas vraiment accuser de rouler pour les big-oils. La mésange noire est classée « à surveiller » (même pas en déclin) -18% sur 30 ans comme pleins d’autres oiseaux. Affirmer que sa population aurait été affectée par le réchauffement climatique suppose qu’on connaît son évolution précédemment, notamment lors de la période de fort réchaufffement entre 1900 et 1940, que sa population aurait été stable, ce qui est tout simplement absurde. Aucune population animale n’est stable dans le temps.

Et puis le grand classique qu’on entend répéter mille fois : « Les modèles sont fiables, l’incertitude est due aux scénarios d’émission, càd à ce que va faire l’homme. » (sous-entendu, vous pouvez sauver la planète).
C’est bien sûr faux, archi faux. La plage d’incertitude de 1,5-4,5°C est donnée pour un doublement du C02 atmosphérique (donc indépendamment de la date à laquelle on y parviendra et donc indépendamment des scénarios d’émission). Et cette plage d’incertitude AUGMENTE au fur et à mesure que la science avance, cf cet article « Résumé du GIEC 2007, encore plus d’incertitude des modèles !« .
Eh oui, c’est montré même dans le Résumé du GIEC, ce qui n’a nullement empêché ses éminents scientifiques de déclarer exactement le contraire de ce que montrent les chiffres. Mais bon, avec un contradicteur aussi médiocre que Joly, pas étonnant qu’ils persistent dans leur désinformation.

7.  maxiBURK | 17/04/2007 @ 18:30 Répondre à ce commentaire

MiniTAX :

8:50 M.A. Mélières : “Ca se réchauffe partout.”
Non, c’est faux ! L’Antarctique (et ce n’est pas une petite région) se refroidit depuis plus de 20 ans.

MiniTAX pris en flagrant délit de mensonge.
Vérifiable immédiatement.

8.  maxiBURK | 17/04/2007 @ 20:47 Répondre à ce commentaire

M.A. Mélière : « Il y a homogénéité quasi complète au niveau de la planète du réchauffement – Evidemment comme tout phénomènes globaux, on a des endroits, pas énormément, où cela se refroidit »

Tu as des problèmes d’audition miniTAXE ?

9.  nicolas | 17/04/2007 @ 21:29 Répondre à ce commentaire

Calvi:
La planete est en feu.
Mme Appocalypse:
Pratiquement!

Haha!

10.  Curieux | 17/04/2007 @ 22:55 Répondre à ce commentaire

@ maxiBURK,

Je ne comprend votre « indignation » :

Vous,
“Il y a homogénéité quasi complète au niveau de la planète du réchauffement – Evidemment comme tout phénomènes globaux, on a des endroits, pas énormément, où cela se refroidit”

minTAX,
L’Antarctique (et ce n’est pas une petite région) se refroidit depuis plus de 20 ans

Dire que miniTAX ment… 13,8 million de Km2, c’est franchement tiré par les cheveux. Et sur un texte d’une cinquantaine de lignes, bof, bof 🙁

11.  maxiBURK | 17/04/2007 @ 23:08 Répondre à ce commentaire

Depuis 40 ans, au niveau de l’ensemble de l’Antarctique, la tendance est à la hausse de la température (la hausse est spectaculaire au niveau de la péninsule)

Les données de température à long terme de l’hémisphère sud sont difficiles à trouver, et au moment où vous accédez au continent Antarctique, les données sont extrêmement éparses. Néanmoins quelques tendances émergent des quelques données disponibles. La Péninsule Antarctique, lieu de la barrière de glace Larsen-B, maintenant disparue, s’est réchauffée substantiellement. D’un autre côté, les quelques stations sur le continent et à l’intérieur semblent s’être légèrement refroidies. (Doran et al., 2002 ; GISTEMP). Au premier coup d’œil, cela semble contradictoire avec l’idée de réchauffement « global », mais on a besoin d’être prudent avant de sauter sur cette conclusion.

Une augmentation de la température moyenne globale n’implique pas un réchauffement universel. Les effets dynamiques (changements dans la circulation des vents et des océans) peuvent avoir un impact aussi large, localement, que le forçage radiatif des gaz à effet de serre. Le changement de température dans une région particulière sera, en fait, une combinaison des changements reliés à la radiation (par l’intermédiaire des gaz à effet de serre, des aérosols, de l’ozone etc.) et des effets dynamiques. Puisque les vents tendent à seulement bouger la chaleur d’un lieu vers un autre, leur impact aura tendance à neutraliser dans la moyenne globale.

Il est important de reconnaître que le largement cité « refroidissement antarctique » apparaît, à partir des données disponibles, être restreint aux deux dernières décades, et que moyenné sur les 40 dernières années, il y a eu un faible réchauffement (e.g. Bertler et al., 2004). À présent, il n’est pas possible de dire comment a été le changement à long terme sur le dernier siècle ou plus. La leçon ici est que les changements observés sur de petits intervalles de temps ne fournissent pas une image fidèle de la manière dont le climat est en train de changer.

De plus, il y a actuellement de bonnes raisons d’attendre un taux de réchauffement dans l’Hémisphère Sud faible. Il a été reconnu depuis quelque temps que les simulations des modèles résultent dans un réchauffement beaucoup plus important dans les hautes latitudes de l’Hémisphère Nord que dans le Sud, à cause de la prise de chaleur océanique pour l’Océan Austral. De plus, il y a des évidences à partir des observations que les changements dynamiques atmosphériques pourraient expliquer le refroidissement récent sur des certaines parties de l’Antarctique.
Thomson et Salomon (2002) ont montré que le Mode Annulaire Austral (une variabilité qui affecte les vents ouest autour de l’Antarctique) avait été dans une phase plus positive (vents plus forts) au cours des dernières années, et que cela joue comme une frontière, empêchant l’air plus chaud d’atteindre le continent. Il y a aussi quelques indications des modèles que cela pourrait avoir été causé par une combinaison de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique et le refroidissement stratosphérique à cause du CO2 (Gillet et Thompson, 2002 ; Shindell et Schmidt, 2004). Il est important de noter qu’il y a des preuves, à partir des reconstructions climatiques basées sur les cernes d’arbres, que la phase du Mode Annulaire Austral a changé de manière comparable dans le passé (Jones et Widman, 2004). On ne peut pas, alors, attribuer les changements de températures récemment observés à une seule cause en particulier.

Alors qu’est-ce que tout cela implique ?
Tout d’abord, les observations à court terme devraient être interprétées avec prudence : nous avons besoin de plus de données sur l’Antarctique, sur des périodes de temps plus longues, pour dire avec certitude ce qu’est la tendance à long terme.

Deuxièmement, un changement régional n’est pas pareil à un changement global moyen.

Troisièmement, il y a des explications très raisonnables pour le refroidissement récemment observé qui ont été reconnues, il y a déjà quelques temps, à partir des simulations des modèles. Cependant, les modèles suggèrent aussi que, plus on va dans le temps et plus l’importance relative des effets radiatifs qui augmentent, comparés avec les effets de la dynamique de l’atmosphère et de l’océan, est susceptible d’augmenter. En résumé, nous nous attendons pleinement à ce que l’Antarctique se réchauffe dans le futur.

http://www.realclimate.org/ind.....arming/fr/

12.  gorsky | 17/04/2007 @ 23:21 Répondre à ce commentaire

@ maxiBURK. Au lieu de boire les paroles de x ou y en leur donnant une autorité immuable, allez à : http://www.climat-sceptique.co.....35842.html, où vous constaterez par la carte mise à disposition la différence entre ce qu’il se dit dans des médias à forte incidence et la réalité des faits. En effet, nous voyons, à moins que mes yeux me fassent voir autre chose, que près de la moitié, si ce n’est plus, de la surface du globe n’est pas concernée par le réchauffement entre 1996-2005 et 1986-1995…..

13.  nicolas | 17/04/2007 @ 23:29 Répondre à ce commentaire

realclimate dont on connait la mauvaise foi (ton article date de 2004)

http://www.climat-sceptique.co.....62045.html (2006)

http://www.climat-sceptique.co.....69949.html (la plus part des articles date de 2005)

Mais de toute facon faut agir la terre est en feu.

14.  miniTAX | 17/04/2007 @ 23:36 Répondre à ce commentaire

Depuis 40 ans, au niveau de l’ensemble de l’Antarctique, la tendance est à la hausse de la température (la hausse est spectaculaire au niveau de la péninsule)

Depuis 20 ans, l’Antarctique se refroidit alors que la hausse de CO2 est « sans précédent » et que, paraît-il, la Terre se réchauffe partout (dixit Mélières) ! Apprends donc à lire dans ton propre C/C. Et la pénisule antarctique, où la hausse est « spectaculaire » (terme extrêmement scientifique comme chacun a pu remarquer), ça compte pour même pas 5% de l’Antarctique.
Mais bon il paraît, comme tout refroidissement généralisé, « il y a toujours des endroits, pas énormément » où ça se réchauffe, comme dirait les catastrophistes il y a tout juste 30 ans.

Par ailleurs, aux USA où l’on dispose du réseau de mesure le plus dense sur la planète, 1/3 du territoire se REFROIDIT. Juste 16 Etats des USA qui se refroidissent, c’est sûrement, d’après Mélières, tout petit petit et « localisé ».
Alors tes mensonges par omission, petit David-Raoul-Transparence-maxiCasseBurnes, merci, au revoir, on en a soupé. Et quand tu repasseras, pense à laisser ta boule de cristal pourri chez toi, parce qu’avec des phrases comme « nous nous attendons pleinement à ce que l’Antarctique se réchauffe dans le futur », Mme Irma peut en faire plein de bien mieux.

15.  gorsky | 17/04/2007 @ 23:51 Répondre à ce commentaire

@ maxiBURK ; il s’agit d’une carte émise par GISS, comme la vôtre soit dit en passant. Ce qui prouve au demeurant que vous n’avez même pas fait l’effort d’aller consulter cette carte sur le site que je vous ai recommandé.
[…modéré]

16.  nicolas | 18/04/2007 @ 0:00 Répondre à ce commentaire

@ miniTax

Tres rigolo ces lacs canadiens, on ne distingue que des tendances incroyables stables (peut etre un tres leger recul du gel) malgre l intensification massive et general au niveau de la planete du rechauffement. 😀

17.  gorsky | 18/04/2007 @ 0:11 Répondre à ce commentaire

La carte GISS que vous proposez n’apporte aucune comparaison des températures entre l’année 2005 et les années antérieures, contrairement à celle dont je vous ai indiqué la source.
Pertinence ? Ou scientiste dogmatique ?

Sorry, the comment form is closed at this time.