Une vérité inconfortable : les années 1930 sont la décennie la plus chaude

Ces derniers jours, on a vu 4 "vérités qui dérangent" supplémentaires pour les alarmistes du réchauffement climatique. La première a provoqué un gros embarras au GISS de la NASA (Goddard Institute for Space Studies) en exposant une faille sérieuse dans ses séries de température de surface des Etats-Unis. L'erreur est tellement énorme que le 7 août, le GISS a dû poster les chiffres révisés qui montrent que, au lieu d'avoir les températures les plus hautes lors de la dernière décennie, l'année la plus chaude n'est pas 1998 mais 1934. Parmi les années les plus chaudes depuis 1880, il s'avère que 4 sont dans les années 1930 et seulement 3 sont dans la dernière décennie.L'importance de ceci est que James Hansen, directeur du GISS, a été l'allié scientifique le plus proche d'Al Gore pendant presque 20 ans dans la promotion de la panique du réchauffement climatique. Les chiffres révisés concernent seulement l'Amérique du Nord mais le fait qu'un éminent scientifique champion de l'orthodoxie fasse la promotion de données erronées a des implications considérables.
L'expert responsable de la découverte des erreurs du GISS est Stephen McIntyre, un analyste canadien qui a marqué la plus grande victoire dans l'histoire du débat en démolissant la fameuse "crosse de hockey" – le graphique sensé montrer une courbe de température plate pendant des siècles jusqu'à ce qu'elle commence soudainement à monter exponentiellement à la fin du 20e siècle. La "crosse de hockey" a été adoptée comme l'icône suprême du lobby du réchauffement global, mené par le Groupement Intergouvernemental pour l'Etude du Climat (GIEC) qui l'a utilisé pas moins de 5 fois dans son rapport de 2001. Depuis que McIntyre a exposé la masse des erreurs de calculs de base sur laquelle elle est basée, le GIEC l'a abandonnée en toute discrétion dans son tout dernier rapport.
Le nouveau graphique du GISS, qui reconnaît que la dernière décennie pourrait ne pas avoir produit les années les plus chaudes du siècle dernier, est compatible avec les données satellites les plus récentes du National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA) qui montent que ces dernières années, la température globale n'a pas continué à augmenter (comme le suggère l'orthodoxie de la théorie du réchauffement par le CO2) mais est restée à un niveau stable significativement plus bas que celui de 1998.

Les autres "vérités qui dérangent" sont toutes en relation avec le coût astronomique des mesures qui sont actuellement proposées pour traiter le supposé "réchauffement".

Une est un papier publié dans Science qui conclut qu'une production croissante de bio-carburant pour combattre le changement climatique va émettre entre 2 et 9x plus de CO2 dans l'atmosphère dans les 30 prochaines années que de générer la même quantité d'énergie à partir de carburants fossiles. Atteindre l'objectif de l'UE de substituer 10% de carburant pour le transport par le bio-carburant d'ici 2020 va monopoliser jusqu'à 30% des terres agricoles de l'UE, à moins qu'une grande part de bio-carburant ne soit importée, ce qui aura des conséquences dévastatrices sur la forêt tropicale et la faune sauvage.

Une autre a été la fuite d'un rapport dans lequel les officiels du Département des Entreprises et des Réformes (britannique) briefaient les ministres sur la manière d'expliquer au commissaire européen à l'énergie, Andris Piebalgs, que la GB ne pourrait pas respecter la décision du conseil de l'Europe en mars dernier sur l'obligation d'avoir 20% d'énergie renouvelable d'ici 2020. Les officiels ont calculé que cela pourrait coûter aux utilisateurs d'électricité britannique une facture supplémentaire de 22 milliards de livres par an, soit presque 1.000 livre par ménage par an. Cela représente 2% du PIB, le double des estimations de Sir Nicholas Stern sur le coût total des mesures sensées stopper le changement climatique. Les officiels ont prédit que l'objectif a très peu de chance d'être atteint de toute façon.

Une dernière révélation embarrassante vient des meilleurs experts mondiaux sur le coût financier de la lutte contre le réchauffement global. Prof William Nordhaus, de Yale, a juste publié les calculs qui montrent que la baisse des émissions dans les proportions préconisées par Al Gore pourrait éventuellement économiser 12 mille milliards de livres – mais que le coût serait presque 3x plus grand, 34 mille milliards, plus de la moitié du PIB mondial. Même pour ceux qui croient à des gens comme Gore ou Hansen, cela ne semble pas être l'affaire du siècle.

Source

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1.  yves letellier | 27/08/2007 @ 14:21 Répondre à ce commentaire

« L’erreur tellement énorme » n’est que de 0,15°C pur les USA entre 2000 et 2006 (cf http://www.realclimate.org/ind.....ch_lang/fr ).
Mais comme toujours, les sceptiques se fondent dessus comme des chiens affames sur un os car c tout ce qu’ils trouve pour semer le doute.

2.  Charles II | 27/08/2007 @ 15:01 Répondre à ce commentaire

@Yves Letellier
Alors, qu’évidemment et inversement, persuader la terre entière qu’elle doit retourner vivre à l’âge de pierre et dépenser pour cela des milliards de dollars, sur la foi de 0,15° de plus, ça vous semble tout a fait normal.
C’est exactement ce que les sceptiques dénoncent, Monsieur.

3.  Marot | 27/08/2007 @ 17:41 Répondre à ce commentaire

C’est bien vrai, 0,15°C c’est bien peu pour 5 ans.

0,6°C en 100 ans est du même tonneau.

Mais comme toujours les réchauffistes se fondent dessus comme des chiens affames sur un os car c’est tout ce qu’ils trouvent pour semer la panique.

4.  Murps | 27/08/2007 @ 19:30 Répondre à ce commentaire

En plus ces évaluations de températures, 0.6 ou 0.15 n’ont aucun sens…

5.  miniTAX | 27/08/2007 @ 23:39 Répondre à ce commentaire

#2
Pire, aux USA, la hausse de température entre 1920 et 2006 a été de … 0,21°C. Et hop, d’un coup, on découvre une surestimation de 0,15°C, soit 70% trop chaud, passé inaperçue pendant des années par « des milliers de climatologues ».
Mais pour des gens habitués à être à côté de la plaque, on comprend que 70% d’erreur, c’est rien.

6.  Abitbol | 28/08/2007 @ 0:51 Répondre à ce commentaire

Quand on sait qu’un quart des stations qu’utilise le GISS pour l’ensemble du globe se trouvent aux USA…

7.  fboizard | 28/08/2007 @ 8:56 Répondre à ce commentaire

C’est bien, vous nous présentez des données scientifiques. Mais j’aimerais bien avoir un jour une analyse plus philosophique de pourquoi tant de gens veulent à tout prix croire que l’homme change le climat pour le pire, alors que c’est pour le moins une hypothèse très fragile.

8.  Fabge | 28/08/2007 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

@fboizard

Sans vouloir encombrer le site avec des considérations philosophiques, je pense que la possibilité d’agîr sur le climat est un des plus vieux rêves de l’homme. Le terme « soumis au climat » dit bien ce qu’il veut dire.
Il y a eu dans les années 50 et 60 beaucoup de projets, certains farfelus d’autres plus scientifiques, sur ce thème, de l’ensemencement des nuages jusqu’au contrôle des cyclones par arme nucléaire. Dire aujourd’hui que c’est le CO2 généré par les activités humaines qui modifie le climat est une manière de se dire que, ça y est! L’Homme peut le faire! Je pense cependant qu’il faut rester modeste.

9.  miniTAX | 28/08/2007 @ 11:34 Répondre à ce commentaire

#7 : la modestie, pour quoi faire ? Un sorcier ne peut PAS être modeste quand il danse pour faire venir la pluie.
Nos sorciers modernes eux, font danser les modèles et il pleut… des subventions 😉

10.  Murps | 28/08/2007 @ 14:06 Répondre à ce commentaire

#6, à fboizard

Les raisons philosophiques ?
Et mêmes politiques, si vous voulez, vous les trouverez sur le net à foison. Google est votre ami.
Et même sur ce site, en cherchant un peu…

Cordialement.
Murps

11.  gorsky | 28/08/2007 @ 14:45 Répondre à ce commentaire

« Dire aujourd’hui que c’est le CO2 généré par les activités humaines qui modifie le climat est une manière de se dire que, ça y est! L’Homme peut le faire! »
Vous faites référence à la Technique.

Et la Science n’est pas la Technique. Confondre Science et Technique, c’est se dire que le singe qui fait tomber le fruit de l’arbre avec un baton est capable d’en tirer les lois de la gravitation….

12.  fboizard | 28/08/2007 @ 19:34 Répondre à ce commentaire

Ma question ne portait pas tant sur les réchauffistes qui ont des objectifs politiques clairs (le « big government » et la fin du libre-échange ») que sur les « gogos ».

Je lis « L’art de se persuader » de Raymond Boudon.

13.  gorsky | 29/08/2007 @ 0:09 Répondre à ce commentaire

@ fboizard, vous écrivez : « pourquoi tant de gens veulent à tout prix croire que l’homme change le climat pour le pire, alors que c’est pour le moins une hypothèse très fragile. » Donc, ces « gens » sont, selon vous, des « gogos ».

Penser que « l’homme change le climat pour le pire » suppose que celui-ci a déjà la faculté de le changer. En effet, si, il peut le transformer en « pire » ou en « bien », c’est qu’il en a le pouvoir. Ce pouvoir est donc une certitude, une vérité manifeste. Autrement dit, la théorie de la puissance de l’homme à chnager le climat est devenue une certitude scientifique, puisque l’on admet qu’il peut le changer en pire…
Déjà, il me semble, l’hypothèse très fragile réside dans la faculté de l’homme à pouvoir changer le climat, théorie non démontrée jusqu’à l’heure actuelle. Par conséquent, l’hypothèse de la direction que va prendre ce changement (pire ou bien ou ni l’un ni l’autre, voire moyen ou encore moyen+, bref…) est un non-sens, c

14.  gorsky | 29/08/2007 @ 0:33 Répondre à ce commentaire

Oups, une mauvaise manipulation…
Par conséquent, l’hypothèse de la direction que va prendre ce changement (pire ou bien ou ni l’un ni l’autre, voire moyen ou encore moyen+, bref…) est un non-sens, car la question elle-même présuppose une réponse au premier problème, pour lequel, aucune réponse véritablement significative n’a été donné.
Enfin, pour répondre à votre question, les réponses sont, peut-être, multiples. Se replonger dans l’histoire des mythes humains n’est pas non plus complètement idiot, mais aussi les raisons politiques et donc pécunières ou économiques si vous préférez, l’inculture flagrante chez bon nombre de scientifiques qui malgré leurs insuffisances d’explications rationnelles continuent à être aveuglé par leur thèses, la fin de Dieu peut aussi être un cadre intéressant afin de comprendre les raisons qui poussent l’homme à se culpabiliser, que sais-je encore, beaucoup d’autres réponses sont à examiner.

15.  ludovic jaff | 30/08/2007 @ 17:50 Répondre à ce commentaire

ce n’est pas 1998 l’année la plus chaude, mais contrairement aux années 20 ou 30, il y a 9 années successives dans la fourchette haute (entre +0.5 et + 1°C), et malgré tout il y a une tendance à l’augmentation de température de +0.21 °C non ? (certes c’est moins que ce qu’initialement indiqué à +0.36°)

16.  Ferlinpimpim | 31/08/2007 @ 6:00 Répondre à ce commentaire

On veut faire croire à l’homme, depuis longtemps, qu’il est au dessus de la Nature, de l’Univers…au dessus ou en dehors…
Il est donc normal que ce « réchauffement climatique » lui soit dû. Cet anthropocentrisme aigu et poussif est le fruit d’un égo démesuré mais voulu. C’est bien connu…Plus on a d’égo, moins on a de discernement…

17.  ludovic jaff | 31/08/2007 @ 9:29 Répondre à ce commentaire

pourquoi, l’homme ne serait donc pas responsable de la destruction de la forêt amazonienne, de la forêt indonesienne, de la pollution des fleuves et des océans…..
je ne dit pas que l’homme est responsable de tout mais se dédouanner de toute responsabilité c’est un peu facile

18.  Murps | 31/08/2007 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

« L’Homme » ceci… « L’Homme » cela…
Ca ne veut rien dire « L’Homme ».
En parler ainsi, c’est du racisme anti-humain.

Quand à la pollution des fleuves et des rivières, elle est toute relative dans la mesure ou les fleuves français n’ont jamais été aussi propres depuis des décennies. Les stations d’épuration marchent à plein, les saumons reviennent, les mairies ouvrent des plages sur les rives, des bases nautiques…
De même que la surface de forêt en France n’a jamais été aussi importante depuis le XIXe siècle.
Nos plages sont propres et nos montagnes aussi.

Et puis qui « veut faire croire à l’Homme qu’il est au dessus de la nature » ?
Quel est ce fantasme ou cette idée toute faite ?
Comment peut-on mettre les 6.5 milliards d’humains dans le même sac et leur attribuer un « égo démesuré » ?
Comment peut-on seulement « vouloir » un égo ?

Il n’y a que quelques centaines de millions d’êtres humains qui crèvent de faim et de manque de liberté.
Ils veulent juste survivre, manger à leur faim et n’ont pas un « égo démesuré ».

Quelle étrange façon de considérer ses semblables !
Cela me fait froid dans le dos.
Bel humanisme désintéressé, vraiment !

Cordialement.
Murps.

19.  DM | 31/08/2007 @ 12:22 Répondre à ce commentaire

Les articles récents parlent plutot de disparition des abeilles, de la mer d’Aral qui se porte de plus en plus mal, des coraux qui disparaissent etc..

20.  gorsky | 1/09/2007 @ 15:43 Répondre à ce commentaire

@ 17
Au sujet des forêts tropicales, effectivement, c’est la main humaine qui est responsable de la déforestation, mais de là à dire qu’il s’agit de destruction, il y a un pas que je ne ferais pas.
Par ailleurs, il est intéressant de savoir que près de 80 à 90% de la déforestation tropicale est la conséquence du défrichage agricole et de la surexploitation du bois pour le feu alors que l’exploitation forestière est responsable, elle, à hauteur environ 10 %.
Ce qui explique les propos de « murps » : « Il n’y a que quelques centaines de millions d’êtres humains qui crèvent de faim et de manque de liberté.
Ils veulent juste survivre, manger à leur faim et n’ont pas un “égo démesuré”.

21.  orlando de rudder | 4/09/2007 @ 17:24 Répondre à ce commentaire

MAis c’est nécessaire un ego!Y en a mare! Tou ce qui compte vient d’un ego solide, cultivé, fier et fort!Que ce soit Victor Hugo,Arago,le grand savant, le fondateur, Rimbaud, Hokusaï, rembrandtGandhi, Enstein, Montaigne, Gausse, etc, etc, il s’agit d’ego que les bas-de-plafond disent « démesuré »! La modestie tue,l’humilité sauve! Il faut une « inventuin de soi » une réalisation iintime de son « être » en construction pour aller vers les autres! Quand l’ego est nié, c’est terrible!
Come quoi,,on voit que el catastrophisme, héritier des religiosn de la « fin du monde », dela peur de l’an Mil vient aussi d’une psychse collective de culpabilisation!
Hélas, on ne peut pas reste dans « l’objecif » en ce qui nous occupe! L’idéologie est partout et jes sais que, même quand on lutte pour s’en défaire,on retombe souvent en pleind dedans! Et là, tout discours sur el réchauffement est centré sur l’anti-humanisme,une idée de la nature née au XIXe.s chez des gens … suspects dont chaque argument sientifique était trouvé pour contrer les Lumières… LEs expériences,les travaux étaient alors effectués a priori, pur soutenir une idéiligue préalable..c’et le cas du racisme, absolument « scientifique » et prouvé (!) chez Haeckel, grand savant d’une part,mais précurseur du nazime!
On n’a pas avancé, hélas! Ca me désespère!
Tous hommes sont ego!

22.  miniTAX | 4/09/2007 @ 19:13 Répondre à ce commentaire

Tous hommes sont ego!

Il y en a même qui sont plus ego que d’autres.

23.  DM | 5/09/2007 @ 8:16 Répondre à ce commentaire

#c’est du coluche 🙂

La modestie c’est la conscience de ses limites, et on a forcément des limites.
L’égoisme, l’égocentrisme, placent l’individu au centre du monde, ce n’est pas une bonne chose pour le monde justement..
Le racisme : un article de La Recherche, très prudent, a tout de même montré qu’il y avait génétiquement des différences indiscutables. Le racisme, c’est regarder ces différences et considérer que l’individu qui les portent est inférieur.

Enfin, le rapport de tout ca avec le RC ?
Faire un effort pour polluer moins, consommer moins etc.. demande de ne pas penser qu’à soi (ego).
Etre un chercheur qui trouve et qui persévère ne demande pas forcément un orgueil démesuré, il demande juste persévérance, courage, respect des opinions de l’autre : avoir ses opinions et les défendre n’est pas forcément de l’orgueil tant qu’on écoute l’autre.

24.  gorsky | 5/09/2007 @ 13:31 Répondre à ce commentaire

Einstein lui-même, si je ne m’abuse, disait de sa théorie de la relativité générale, qu’elle n’était qu' »un éphémère », ce qui met en évidence l’idée de modestie chez les plus grands. Cependant je me demande si 21 ne confond pas fort caractère et/ou forte personnalité et égocentrisme, mais peut-être je me trompe.

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