Limites d’émission plus strictes destinées à booster le prix de la tonne de carbone en Europe.

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Le volume du marché mondial d'échange d'émissions de carbone pourrait atteindre 100 milliards de $ cette année, d'après le président de l'International Emissions Trading Association (IETA).

Andrei Marcu, après l'introduction d'un nouveau schéma européen d'échange de carbone (SEC), plus strict, a dit que le marché mondial en 2008 excédera celui de 2007, estimé à 60 à 70 milliards $.

"Cela va certainement augmenter," dit M. Marcu, qui reconnaît que la plus grosse part de ce total proviendrait du SEC, dont la seconde phase prend effet depuis hier.

La première phase lancée en 2005 est largement considéré comme un échec, principalement parce que trop de permis d'émission ont été attribué par les états membres aux pollueurs individuels, ce qui a conduit à un effondrement des prix jusqu'à des valeurs aussi basse que 1 € par tonne. Cette chute a remis en cause le principe du schéma : rendre coûteux les émissions de carbone pour les gros pollueurs et ainsi encourager les réductions.

La différence essentielle dans la seconde phase est une réduction d'environ 5 à 10% des attributions de permis d'émission. M. Marcu a dit qu'il s'attend à ce que ce régime plus strict "commence à produire des réductions substantielles" d'émission de carbone.

Les analystes de la Cité [de Londres] pensent que cela va entraîner une forte hausse du prix marché du carbone. La Deutsche Bank s'attend à ce que le prix des futures passent de 23 € actuellement à 35 €. UBS prédit une valeur de 30 € la tonne.

Michael Grubb, économiste en chef du Carbon Trust, dit que les changements représente une coupe assez sévère comparé au régime précédent. "Dans l'ancien système", les permis étaient devenus pratiquement sans valeur," dit-il.

Les critiques disent que le nouveau schéma est entaché de défaut car il avantage les grands pollueurs, comme les producteurs d'énergie qui vont recevoir des permis d'émissions gratuitement. Ils peuvent alors vendre les permis excédentaires et garder les profits ou passer le surcoût aux clients en augmentant la facture.

La seconde phase du schéma s'applique jusqu'à 2012.

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