Adaptation au changement climatique et transition vers une société à bas carbone

Déclaration commune des Académies des sciences , Juin 2008

Depuis 2005, les Académies des sciences des pays du G8+5 ont appelé les dirigeants à limiter la menace liée au changement climatique. Nous avons conseillé d'agir rapidement pour que des mesures soient prises concernant les causes du changement climatique et nous avons averti que certaines de ses conséquences sont inévitables. Toutefois, le progrès dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre a été lent.

En 2007, le GIEC (Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) a réaffirmé que le changement climatique est bien là et que le réchauffement anthropogénique a des conséquences sur beaucoup de systèmes physiques et biologiques.

Les températures mondiales moyennes ont augmenté de 0.74°C entre 1906 et 2005 et une nouvelle augmentation de 0.2°C à 0.4°C est prévue dans les 20 prochaines années. De plus amples effets sont donc inévitables, à cause, par exemple, de la fonte des glaces polaires et de l’élévation du niveau de la mer.

Les ressources en eau, les vivres, la santé, les habitations côtières et certains écosystèmes (notamment ceux des régions arctiques, des régions alpines, la toundra, les récifs coralliens) sont particulièrement vulnérables. Les régions les plus sensibles sont probablement l’Arctique, l’Afrique, les petites îles et les mega deltas d’Asie à forte densité de population.

Comme la concentration des gaz à effet de serre augmente, ces effets deviennent plus prononcés et s’étendent à la fois géographiquement et par secteur. Pour stabiliser le climat, les émissions devraient être limitées à la capacité d’absorption nette de la terre, qui est inférieure à la moitié des émissions actuelles. Une action immédiate visant à une réduction à large échelle est nécessaire. Au sommet de 2007 à Heiligendamm, les dirigeants du G8 ont été d’accord pour proposer que les émissions mondiales soient réduites de moitié d'ici à 2050. Nous insistons très fortement pour que les dirigeants du G8+5 fassent le maximum d’efforts pour avancer sur cette question et s’engagent à la réduction de ces émissions.

Les politiques de réduction sont essentielles mais non suffisantes. Une adaptation est nécessaire si l’on veut atténuer les pires impacts du changement climatique, maintenant et dans le futur. Réduction et adaptation peuvent se compléter l’une l’autre, et, menées de concert peuvent réduire significativement les risques des effets du changement climatique.

Adaptation

Le changement climatique est aujourd’hui un problème pressant. Il faut agir maintenant pour s'y adapter et l'incapacité à y faire face conduit à un risque significatif. Selon le GIEC :
  • un changement moyen de la température mondiale de seulement + 2.0° C au-dessus du niveau de 1990 augmentera les conséquences existantes et en déclenchera d’autres comme la diminution de la sécurité d'approvisionnement en eau et nourriture.
  • une augmentation de 2.0-4.0° C aboutira à une perte étendue de la biodiversité, à une diminution de la productivité agricole mondiale et certainement à long terme à l’élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres par la fonte des calottes glaciaires.
  • une augmentation au-dessus de 4.0° C conduira à une augmentation majeure de la vulnérabilité, excédant la capacité de nombreux systèmes physiques et humains à s’adapter.

En avril 2007, le Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaissait la menace que font peser ensemble les divers impacts du changement climatique, en particulier les conséquences environnementales, sociales et économiques, mais aussi les implications sur la paix et la sécurité. Toutes les régions du monde seront touchées à long terme, mais les pays en développement seront vraisemblablement les plus affectés et leur vulnérabilité accrue par les tensions et difficultés préexistantes.

Tout au long de l’histoire, les hommes se sont adaptés à leur environnement. Mais l’ampleur et l’échelle du changement climatique actuel font qu’il n’y a pas de temps à perdre. Il faut une réponse par étape, avec des actions au niveau mondial, national et local. Les acteurs locaux doivent être engagés dans l’évaluation des conséquences et l’identification des solutions. Mais une impulsion nationale et mondiale est également nécessaire pour gérer les effets à large échelle qui accompagneront les efforts étendus d’adaptation au changement climatique.

Une approche stratégique de l’adaptation doit être fondée sur les principes du développement durable. Comme première étape immédiate, les gouvernements peuvent prendre des mesures pour améliorer la résilience aux contraintes environnementales actuelles. De telles mesures réduiront, à leur tour, l’exposition à la menace posée par le changement climatique. Ceci implique que les gouvernements reconnaissent le rôle que les écosystèmes et les ressources naturelles jouent pour satisfaire les besoins vitaux (eau, nourriture et habitation). Cette approche stratégique peut être renforcée par des mesures plus ciblées, une fois que les évaluations détaillées des impacts et des vulnérabilités clés ont été réalisées. La recherche fondamentale, le développement et le transfert de technologie joueront un rôle majeur pour améliorer la capacité des pays à s’adapter. La compréhension des causes de vulnérabilité sousjacentes, économiques, sociales et environnementales, permettra le développement de solutions politiques appropriées et renforcera la capacité des marchés à répondre aux conséquences. Les gouvernements et le monde des affaires pourront alors développer des solutions d’adaptation et éviter des investissements dans des technologies et infrastructures qui ne prendraient pas en compte le changement climatique. Ceci contribuera aussi à réaliser d’autres priorités internationales, comme les Objectifs de développement du Millénaire (Millennium Development Goals, MDGs).

Société à bas carbone

Le développement d’une société à bas carbone ne signifie pas simplement remplacer les sources d’énergie par d’autres moins chargées en carbone, mais aussi la conservation de l’énergie. La consommation durable demande des changements profonds dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la société, incluant des économies domestiques d’énergie, des transports à bas carbone et des procédés industriels plus efficaces.

Une avancée vers une société à bas carbone sera l’occasion d’une réduction et d’une adaptation. La réduction ne peut pas fournir toutes les réponses, mais beaucoup de conséquences peuvent être réduites, retardées ou évitées en diminuant les émissions.

C’est aussi une occasion de promouvoir la recherche dans des domaines qui peuvent contribuer à maintenir un climat stable (parmi lesquelles, les technologies de "geo-engineering" et la reforestation), qui compléteront nos stratégies de réduction des gaz à effet de serre. Les académies du G8+5 ont l’intention d’organiser une conférence pour discuter de ces technologies.

La transition vers une société à bas carbone nécessite : la mise en place de standards, la conception d’instruments économiques et la promotion de l’efficacité énergétique dans tous les secteurs, l’encouragement à changer les comportements individuels, le renforcement des transferts de technologies pour permettre le saut vers des technologies plus efficaces et plus propres, et l’investissement fort dans les technologies de capture de carbone et dans les ressources énergétiques à bas carbone comme l’énergie nucléaire, l’énergie solaire, l’hydroélectricité et d'autres sources d'énergies renouvelables. Ces points sont également soulignés dans le rapport de l’InterAcademy Council (“Lighting the Way – Transitions to a sustainable energy future”, InterAcademy Council, octobre 2007)

Des technologies devront être développées et déployées pour la capture du carbone, son stockage et sa séquestration (CCS), particulièrement pour les émissions provenant du charbon qui continuera à être une source d’énergie primaire dans les 50 ans à venir pour l'électricité et d'autres activités industrielles. Les économies du G8+5 peuvent prendre l’initiative à l’échelle mondiale pour développer les technologies CCS. Ceci impliquera que les gouvernements et les industriels travaillent en collaboration pour développer les conditions financières et règlementaires indispensables pour faire avancer CCS et pour une coordination internationale dans le développement d'unités de démonstration.

Étant donné le temps de latence inhérent au système d’énergie mondial, les actions doivent être commencées maintenant pour atteindre la cible désirée vers 2050. Tandis que le monde développé doit prendre la tête pour encourager les transferts de technologie et la collaboration avec les partenaires des pays en développement, les économies émergentes et en développement peuvent aussi et doivent faire des contributions significatives.

La transition vers une société à bas carbone demandera aussi une réduction des émissions causées par la déforestation et la dégradation des écosystèmes, nécessitant une amélioration de l’efficacité de l’agriculture et des pratiques forestières durables.

Conclusions

Répondre au changement climatique demande à la fois une réduction des émissions et une adaptation pour arriver à une transition vers une société à bas carbone et à nos objectifs de durabilité à l’échelle mondiale. Nous demandons instamment à toutes les nations, et particulièrement à celles participant au sommet G8+5 de 2008 à Hokkaido au Japon d’entreprendre les actions suivantes :
  • demander aux gouvernements du G8+5 de s’accorder d'ici à 2009 sur un calendrier, un financement et un plan coordonné de construction d’un nombre significatif de centrales CCS.
  • préparer aux enjeux et risques posés par le changement climatique en améliorant les capacités de prévision et d’adaptation aux échelons mondial, national et local et en aidant le monde en développement à réaliser des analyses de vulnérabilité et à faire face à leurs résultats
  • prendre des mesures économiques et politiques pour accélérer la transition vers une société à bas carbone et encourager et réaliser des changements dans les comportements individuels et nationaux
  • promouvoir la coopération scientifique et technologique, l’innovation et les sauts technologiques par exemple par le transfert de quelques procédés basiques essentiels à bas carbone et d'adaptation
  • insister vigoureusement auprès des gouvernements pour soutenir la recherche sur les technologies de réduction des gaz à effet de serre et les impacts du changement climatique.

En tant qu'Académies nationales des sciences, nous nous engageons à travailler avec nos gouvernements pour aider à réaliser ces actions.

Source : Académie des Sciences

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101.  miniTAX | 22/06/2008 @ 18:11 Répondre à ce commentaire

@99 il n’empêche que dire que le nucléaire n’est pas modulable est FAUX. Une centrale nucléaire des années 70 n’est pas moins modulable qu’une centrale au charbon ou au gaz des années 70.
Si tu veux comparer avec une centrale au gaz moderne, il faut alors comparer avec l’EPR ou l’AP1000, pas avec une vieille centrale nucléaire.

Il n’y a rien techniquement qui empêche un réacteur nucléaire d’être modulable. La modulation est utilisée tous les jours dans les réacteurs des sous-marins, brise-glaces, porte-avions ou centrales nucléaires et ce dès le début du nucléaire civil et ça marche très bien.
Dire que ça ne marche pas relève au mieux de l’ignorance, au pire de la désinformation.

102.  laurent | 22/06/2008 @ 18:18 Répondre à ce commentaire

@Minitax
Ok… mais dans ce cas rien n’est jamais « non-modulable »… c’est juste une question de sens qu’on apporte à ce mot.

Pour revenir au sujet de la discussion, on semble d’accord sur le fait que les centrales nucléaires françaises actuelles ne sont pas capables d’encaisser des modulations importantes et non prévues de consommation/productivité du réseau….

103.  miniTAX | 22/06/2008 @ 18:31 Répondre à ce commentaire

@101
Les centrales sont raccordées à un réseau interconnecté avec des redondances. Le problème ne se pose donc pas en terme de modulabilité importante des centrales nucléaires mais en terme de qualité du réseau de transport (facilité de replis), de taux de service (qui a un impact important sur la rentabilité, une centrale qui fonctionne à 80% de taux annuel au lieu de 85% et c’est des millions d’€ de perdu) et de fiabilité de prédiction de la consommation.

Mais encore une fois, ce n’est pas une problématique propre au nucléaire. On aurait 80% d’électricité au charbon et le problème de suivi de charge (qui je le répète est loin d’être le seul) se poserait pareil.

104.  joletaxi | 22/06/2008 @ 18:59 Répondre à ce commentaire

@minitax
tes explications sur les éoliennes sont certes intéressantes, mais je crois que tu manques d’informations.
Autrement dit, je maintiens,mais à la limite peu importe…tu crois ce que tu veux,tu verras comme tout le monde la petite ligne sur ta facture d’électricité, pour contribution aux énergies renouvelables, afficher de plus en plus de chiffres avant la virgule.
Quant à la capacité de modularité des centrales nucléaires,n’imagines pas un seul instant qu’il soit possible d’évacuer les énormes quantités d’énergie potentielle dans les circuits de vapeur en moins de quelques heures.
Dans les sous marins atomiques, c est bien connu,la pédale d’accélérateur se trouve à gauche, contrairement à ta voiture, ne te trompes pas….

105.  Curieux | 23/06/2008 @ 6:36 Répondre à ce commentaire

Je pense que joletaxi n’a pas tord voila ce qu’on trouve sur http://www.windpower :

Phase
Comme la tension dans un système CA oscille sans cesse, il est impossible de connecter une génératrice au réseau électrique de façon sûre, à moins que le courant produit par la génératrice n’oscille avec exactement la même fréquence que celui du réseau et ne soit complètement en phase avec le réseau (signifiant que les cycles de tension de la génératrice coïncident exactement avec ceux du réseau).

Les éoliennes et la qualité de puissance
La génératrice synchrone
La génératrice asynchrone
Raccordement indirect au réseau électrique

Bien que la doc soit bien faite, ils sont de parti pris et si il rentre dans beaucoup de détails, sur le raccordement, il ne sont pas prolixe :

L’acheteur d’une éolienne n’a pas à se préoccuper des régulations techniques locales fixées pour les éoliennes ou d’autres types d’équipement raccordé au réseau électrique. Normalement, ce sont le constructeur de l’éolienne et la compagnie d’électricité locale qui s’en occupent.

En claire c’est bien le réseau qui va prendre en charge les aléas du raccordement et dont on voit selon leurs propres explication qu’elle est tout sauf facile.

106.  cocaaladioxine | 23/06/2008 @ 6:54 Répondre à ce commentaire

Eh bien, je dois dire que mon cher miniTAX m’impressionne sur le coup ! Merci pour les liens…

Cocnernant l’éolien, différentes pistes semblent exister pour le stockage de l’énergie (accus, stockage mécanique, etc). Et puis, les danois vivent avec 20% d’éolien je crois et ils ne s’éclairent pas à la bougie quand il n’y a pas de tempêtes…

Je suis persuadé qu’on peut se passer (sans trop de problème) de centrales à combustion (30% de rendement – pouah).

107.  Marot | 23/06/2008 @ 9:46 Répondre à ce commentaire

Ce qu’il est notable c’est que les danois sont par tête les plus grands émetteurs de CO² d’europe occidentale.

Ca ne me fait ni chaud ni froid mais ça devrait inquiéter certains réchauffistes.

108.  DM | 23/06/2008 @ 12:53 Répondre à ce commentaire

Chapeau miniTax !
C’est quand même triste de voir qu’on ne peut pas se mettre d’accord sur des infos aussi concrètes et vérifiables que les capacités de modulation d’une centrale ou sur le déphasage du courant produit par les éoliennes et injectées sur le réseau public..
Et comme d’habitude, tous ceux qui se sont trop avancés et se sont plantés (preuves à l’appuie, il ne s’agit pas de croyances), ne se remettent pas en question ou ne présente des excuses ou des « désolé ».

A mon avis nous pouvons faire tous les pronostics du monde, mais rien n’est moins prévisible que la politique, en particulier à l’échelle mondiale. Tout peut arriver : produire du pétrole à partir du charbon (CTL), passer à l’hydrogène (comme vecteur of course), passer aux biocarburants 2ème génération, décroissance etc..

109.  Curieux | 23/06/2008 @ 14:10 Répondre à ce commentaire

@ DM, je crois que tu ne comprend pas ce que recouvre « être sceptique », c’est précisément d’être ouvert à ce type d’échange (parmi beaucoup d’autres) ou les informations des uns améliorent le savoir de tous. Et ou ça ce télescope, c’est la loi du genre et « présenter des excuses » ou « être désolé » ne fait pas sens ici puisqu’on y a gagné en connaissances.

rien n’est moins prévisible que la politique

la politique est une suiveuse péripatéticienne (donc nécessaire !), elle va là ou il y a des votes.
passer à l’hydrogène (comme vecteur of course) ?????? quesaco
passer aux biocarburants 2ème génération, Ils sont déjà morts, ils ont les même défaut que ceux de 1ère génération et on le sait depuis qu’on parle des biocarburants.
décroissance ?????? quesaco ?

110.  joletaxi | 23/06/2008 @ 14:13 Répondre à ce commentaire

Cela devient lassant…
Mais cela illustre bien le problème très concret que nous vivons.Sous la pression de mouvements dont les intérêts sont parfois très éloignés de l’écologie, on prend des décisions coûteuses,qui finalement vont à l’encontre des buts assignés,et on néglige l’essentiel.
3 milliards d’euros par an sur 20 ans, c’est ce que va coûter l’éolien pour la France.
C’est également 24.000 logements neufs,par an,que l’on peut aisément optimiser pour être sinon passifs, au moins très économes énergétiquement.
Cherchez l’erreur…
Certaines sociétés se frottent les mains,et profitent de la candeur sincère du bon peuple mal informé,mais c’est dans l’air du temps…
Pour le Danemark, c’est encore plus « marrant ».Non seulement, ils sont les plus gros émetteurs nets de CO2,par habitant(on parle d’énergie électrique)mais en plus, comme ils importent de leurs voisins légèrement plus d’électricité qu’ils n’en produisent(pourtant il n’y a rien de plus fiable et prévisible que leurs grandes fermes éoliennes),ils exportent finalement de la pollution, quand cette électricité provient de centrales classiques.Et comme nos amis Allemands se remettent au charbon(alors qu’ils sont les plus gros producteurs d’équipements éolien,gageons que cela ne va pas s’améliorer.Ah si, Mme Merkel veut prolonger le nucléaire,décidément, on ne s’y retrouve plus.)
Là aussi, cherchez l’erreur

111.  DM | 23/06/2008 @ 16:24 Répondre à ce commentaire

#107
On présente ses excuses quand on ridiculise quelqu’un, d’autant plus à tord.
Enfin bon, ce n’est pas propre à ce forum, le « désolé » fait parti du passé.
– hydrogène = vecteur d’énergie, moyen de transport de l’énergie, pas de l’énergie en elle même
– biocarburants 2ème génération : ca englobe les prairies, les sciures de bois, divers déchets, les algues etc.. En quoi cela rejoint il les même problèmes que la 1ère génération ?
– décroissance : consommer moins.

112.  cocaaladioxine | 23/06/2008 @ 19:41 Répondre à ce commentaire

Certaines sociétés se frottent les mains

En effet : Exxon, Total, etc.

113.  cocaaladioxine | 23/06/2008 @ 19:48 Répondre à ce commentaire

Ouf, 3 milliards d’euros en 20 ans en France, c’est vrai que ça fait 2,5 euros par Français chaque année… Un demi paquet de cigarettes chaque année, incroyable. Sur 20 ans, ça coutera l’équivalent d’un plein par Français. Horrible !

Et puis, par an, ça fait 150 millions d’euros. Comment vous construisez 24000 logements avec ça, vous ? Ca fait 6250 euros, c’est du papier mâché ?

114.  jeff hersson | 23/06/2008 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

@ coco
visiblement, mais ça on s’en doutait déjà, ou vous ne savez pas lire, ou vous ne comprenez pas le français…
M. joeletaxi a écrit  » 3 milliards d’euros par an sur 20 ans » et non pas « 3 milliards d’euros en 20 ans »
avec cette éclatante démonstration, je comprends mieux pourquoi tous les forumeurs ici se payent votre figure… 🙂

115.  cocaaladioxine | 23/06/2008 @ 20:29 Répondre à ce commentaire

Mon cher Jeff,

sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, c’est notre ami joe qui, justement, a fait une faute . Mais je ne lui en veux pas…

Notez bien que ces 3 milliards sont pour l’ensemble des énergies renouvellables, et que le retour sur investissement est prévu à … 6 milliards d’euros grâce aux économies de consommation de pétrole, gaz, etc.

Désolé de vous casser votre « persipcacité ». Mais renseignez-vous la prochaine fois.

116.  joletaxi | 23/06/2008 @ 22:09 Répondre à ce commentaire

@curieux

je n’avais pas vu ton post,et les liens très intéressants quoique sommaires.Je ne désire plus polémiquer sur le sujet,chacun « verra midi à sa porte », mais ils ne disent rien d’autre que ce que j’expliquais succintement,sauf que dans les faits, pour des raisons de coûts et de sécurité,toutes les éoliennes sont équipées de générateurs asynchrones,avec les inconvénients cités mais gentiment édulcorés.
Quant au photovoltaïque,ils souffrent du défaut propre aux courants générés à partie de « hacheurs » qui sont également expliqués( à noter que pour ce problème particulier qui ne les concerne pas, le défaut devient rédibitoire)
Quant aux économies carbone espérées,aucne étude sérieuse n’a jamais été entreprise à ce sujet.Sur le coût du kw,c ‘est vraiment une technologie de riches.
C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis permis d’interveni rà ce propos sur ce forum,j’estime, et je suis loin d’être le seul, que les sommes consacrées à cette filière seraient plus utiles et plus productives en terme d’économie carbone si elles étaient investies dans d’autres projets(le fait que ce soit les Allemands qui nous « fourguent » leur quincaillerie n’est peu être pas étranger à ma position non plus)
J’avoue que suis vraiment irrité quand je vois que des gens « frikés » se paient un gadget photovoltaïque, dont l’utilité sur le plan de l’économie carbone reste à démontrer,en grande partie sur le dos de la communauté à travers des subsides,primes et autres économies d’impôts.
Si on y ajoute que je reste d’un septicisme raisonnable à propos de l’effet de serre…

117.  Marot | 23/06/2008 @ 22:23 Répondre à ce commentaire

Pour DM post 107
que Je recopie :

#107
On présente ses excuses quand on ridiculise quelqu’un, d’autant plus à tord.

Or dans le post 107, j’écrivais :

107. Marot | 23/06/2008 @ 9:46
Ce qui est notable c’est que les danois sont par tête les plus grands émetteurs de CO² d’europe occidentale.

Ca ne me fait ni chaud ni froid mais ça devrait inquiéter certains réchauffistes.

J’attends que vous expliquiez qui j’ai ridiculisé en écrivant ce qui est public.

Merci.

118.  miniTAX | 23/06/2008 @ 22:26 Répondre à ce commentaire

mais ils ne disent rien d’autre que ce que j’expliquais succintement,

@116
Bah non, les liens de Curieux (excellents du reste, merci) disent le contraire de ce que tu dis, notamment sur l’histoire d’injection de courant en déphasage ou d’éoliennes qui tourneraient sans vent, en tirant le courant du réseau (!).
Visiblement, tu ne veux rien savoir de plus que les choses fausses que t’as apprises 😡

N.B. Je ne suis pas pro-éoliennes. Mais les arguments économiques contre celles-ci sont largement assez accablants pour qu’on n’ait pas à utiliser des énormités facilement contredites pour les critiquer.

119.  Abitbol | 23/06/2008 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

Le Danemark est un pays de 5,5 millions d’habitants, plat comme la main et assez rébarbatif au niveau des paysages (avec de nombreuses exceptions, bien sûr)…
Impossible à comparer avec la France.

120.  cocaaladioxine | 24/06/2008 @ 6:38 Répondre à ce commentaire

Je suis plutôt étonné pour le Danemark, car d’après l’UE les trois lplus gros pollueurs par tête de pipe en Europe sont les UK, la Norvège et la République Tcheque (plus de 11t/an il me semble)

Les éoliennes sont devenues économiquement viables selon moi, surtout depuis l’augmentation du prix des prdouits pétroliers. Les problèmes d’intermittence n’en sont pus vraiment depuis le développement de moyens de stockage efficaces de l’électricité. De plus, les quantités d’énergie disponibles sont énormes – plusieurs dizaines de TW .

121.  Curieux | 24/06/2008 @ 7:58 Répondre à ce commentaire

Les éoliennes sont devenues économiquement viables selon moi

Sachem coco vient de parler, hugh !

Ton lien, à part de montrer EXPLICITEMENT, à quel point la vérole éolienne c’est abattu sur notre pauvre planète, n’a pas d’intérêt.

122.  Marot | 24/06/2008 @ 8:18 Répondre à ce commentaire

Pour l’étonné sans référence :
http://www.ifp.fr/content/down.....nemark.pdf

Les réchauffistes s’en donnent à coeur joie et tapent sur les danois :
http://www.sauvonsleclimat.org.....r_2004.pdf

Les combustibles fossiles représentent 85,6 % de l’énergie primaire danoise. Le pétrole domine avec 8,3 Mtep, dont un peu plus de la moitié sont utilisés pour les transports (5 Mtep) qui représentent 0,92 tep/hab/an (en France, on a 0,8). Le gaz (4,6 Mtep) se répartit à peu près pour moitié entre la production d’électricité dans des centrales à cogénération (CHP) et les autres postes (résidentiel, industrie…). Le charbon (4,3 Mtep) est utilisé principalement dans des centrales électriques à cogénération. Enfin, les renouvelables (3,3 Mtep) reposent essentiellement sur l’éolien (0,58 Mtep), la biomasse et les déchets.

Autant dire des nèfles.

Quand au stockage de l’électricité, on rigolera longtemps encore.

123.  joletaxi | 24/06/2008 @ 9:25 Répondre à ce commentaire

@minitax

il se trouve que j’ ai été en son temps(bon dieu comme la vie est courte),lors de la première crise pétrolière,un chaud partisan de l’éolien,aventure dans laquelle ,enthousiaste comme on peut l’être lorsque l’on sort de la grande école, j’ai entraîné des amis ingénieurs.Cela nous a permis de boire quelques bonnes bouteilles lorsque les discussions s’éternisaient, ce qui n’est déjà pas mal, nous avons bien du nous rendre à l’évidence:ce n est ni rentable économiquement,ni raisonnablement faisable industriellement.Maintenant,je ne vais pas continuer à tenter de convaincre, chacun a ses convictions et c’est très bien ainsi,autant vouloir convertir un protestant…
Mais pour le fun, en imaginant un système hypothétique qui régulerait en permanence la vitesse de rotation d’une éolienne et son orientation,sachant que le vent est brutalement changeant en direction et en force,et cela instantanément,dans des limites très serrées, de l’ordre du 1/10 %(une génératrice synchrone doit être parfaitement synchrone avec le réseau),et sachant que dans un champ d’éoliennes, certaines se trouvent déventées,donc en débrayage car fatalement ne tournant plus à la vitesse de consigne,d’autres ont un vent contraire avec le même résultat,comment se peut-il que toutes celles qui sont en service continuent à tourner strictement à la même vitesse,et restent imperturbablement orientées dans la même direction pendant de longues périodes?
Comme tu sembles intéressé par la chose:chaque éolienne est munie d’une girouette anémomètre,qui mesure en permanence la direction et la force du vent.A partir de ces données, un « computer » décide d’une direction moyenne du lit du vent,ainsi que d’une intensité moyenne de la force du vent.A partir de ces données, l’ordi décide d’une orientation et d’un « pitch » des pales pour assurer le meilleur profil aérodynamique et protéger la machine de brusques écarts.Quand le vent est faible, mais suffisant pour une production minime,l’ordi décide même de démarrer l’éolienne en se servant du courant du réseau pour contrer l’inertie du système… mais tout ce que je raconte c’est évidemment du vent…;ne te laisses pas circonvenir par un illustre inconnu vendu au lobby pétrolier et qui en plus n’y connaît « ke dalle »
Je vous le promets, c’était ma dernière contribution au sujet.

124.  miniTAX | 24/06/2008 @ 9:45 Répondre à ce commentaire

@123
Les éoliennes reliées au réseau, c’est comme une 2CV qui tracte une remorque 40 tonnes. Une fois la vitesse de croisière atteinte, ce n’est pas en jouant frénétiquement sur l’accélérateur que vous allez changer la vitesse de l’attelage à cause de l’inertie de la charge. Par contre, la force motrice est toujours présente.

125.  miniTAX | 24/06/2008 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

Quand au stockage de l’électricité, on rigolera longtemps encore.

@122
C’est bien ça le problème, que les partisans de l’éolien ou du solaire sont incapables de saisir. Produire à partir de ces sources intermittentes suppose d’avoir la même capacité avec une source conventionnelle (gaz, charbon). Sans même parler du coût de raccordement, ça revient, pour prendre une image, à avoir deux voitures, une pour les déplacements courte distance, une pour un usage classique.

Qui peut se payer un tel sur-investissement pour satisfaire un usage unique, à part des pays riches capables de verser de généreuses subventions pour un bilan final plus que douteux car ça suppose 2x plus d’énergie pour la constrution ET l’entretien d’une double infrastructure. L’argent dépensé à subventionner du vent serait bien mieux dépensé à faire autre chose, on tombe en plein dans le sophisme de la vitre cassée de Bastiat.

Il suffit de voir l’industrie des éolienne clamer depuis des années que ce sera bientôt rentable et crier au meurtre dès qu’un gouvernement émet la moindre velléité de réduction des subvention. Cherchez l’erreur.

126.  Curieux | 24/06/2008 @ 10:31 Répondre à ce commentaire

# 123 ce n’est pas ce qui ressort des liens joint plus haut. Les problèmes évoqué par joletaxi se retrouve TOUS dans leur (excellente) doc, y compris sur des « petit’ réseaux le problème d’effondrer la production et sur les gros en cas de panne, causer d’énormes courants électrique dans tant le réseau que la génératrice (cf. ilotage) par déphasage de l’éolienne et du réseau.

En un mot l’éolien ça m’a l’air d’une belle m…

Encore un truc des Echocons.

127.  DM | 24/06/2008 @ 10:35 Répondre à ce commentaire

@joletaxi
Essaie de réfléchir sans alcool, ca ira mieux.. 😉

128.  cocaaladioxine | 24/06/2008 @ 15:49 Répondre à ce commentaire

Concernant votre lien, cher miniTAX, je préfère de loin des sources ayant un peu plus de précisions et, surtout, de fiabilité, telle que l’IAEA.

Pour le stockage de l’électricité : vous avez dormi ces 15 dernières années ou quoi ? Les accus à haute densité, les accus nanoporeux, le stockage mécanique et le stockage hydraulique, vous n’avez jamais entendu parler de cela ?

Alors, oui, on peut imaginer que les êtres humains passeront le reste de leur existence à brûler tout ce qui passe avec 30% de rendement, mais perso je préfère miser sur des sources d’énergie un poil plus efficaces, et surtout qui ne sont pas épuisables. Le passé ou l’avenir : j’ai choisi.

129.  Marot | 24/06/2008 @ 15:56 Répondre à ce commentaire

Le stockage hydraulique date des années 60.

Pour le reste on attendra la mise sur le marché au lieu d’invoquer des recherches en cours.

130.  cocaaladioxine | 24/06/2008 @ 16:08 Répondre à ce commentaire

Mais ça existe déjà mon cher Marot…

De plus, je n’ai jamais dit que l’éolien était la solution : je maintiens que celle-ci réside plutôt dans la variété des ressources d’énergie – souvent complémentaires comme l’éolien et le solaire p ex.

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