Pål Brekke: expert solaire de renommée internationale et sceptique climatique

• • • • •

Pål Brekke a été commandant en second du gigantesque projet international de recherche solaire SOHO. De retour en Norvège, son pays d'origine, M. Brekke est impliqué dans la coordination de la recherche et la diffusion des résultats pour le Centre Spatial Norvégien à Oslo. Il apporte les connaissances de son domaine d'expertise au débat climatique, ce qui lui valu des foudres de certains milieux climatiques.


Pål Brekke (Photo: Bård Gudim)

La grande majorité des chercheurs conviennent que l'activité anthropique a affecté le climat de la planète. M. Brekke ne fait pas exception. Mais il diverge avec la plupart chercheurs du climat quand il exprime des doutes quant à l'étendue réelle de l'impact de l'activité humaine.

Opinions controversées

Le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) a déterminé que la température du globe a augmenté d'environ 0,7°C depuis 1901. Selon le Dr Brekke, cette période a coïncidé non seulement avec une augmentation des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, mais aussi avec un niveau plus élevé de l'activité solaire, ce qui rend complexe la séparation des effets des deux phénomènes. Pour avoir émis ce point de vue, il a été accusé d'être aux ordres de la puissante industrie pétrolière norvégienne et d'être le porte-parole de pays les moins écologiquement impliqués.
Certains chercheurs du climat ont dit à M. Brekke qu'il n'est pas qualifié pour émettre des avis, car il n'est pas climatologue. M. Brekke demande: «Qu'est ce qui ferait de quelqu'un un climatologue ? Quelqu'un qui étudié le rayonnement solaire ne pourrait -l pas être considéré comme un climatologue ?". Dr Brekke a publié plus de 40 articles scientifiques sur le soleil et sur l'interaction entre le soleil et la terre.

"Nous pourrions être surpris", a-t-il mis en garde. "Il est possible que le soleil joue même un rôle plus central dans le réchauffement climatique que nous avons soupçonné. Toute personne qui prétend que le débat est terminé et que les conclusions sont certaines a une approche fondamentalement non scientifique sur une des questions les plus importantes de notre temps."

Un point lumineux dans l'histoire scientifique

La recherche solaire norvégienne est une réussite. Cela a commencé dans les années 1900, avec Kristian Birkeland, un physicien de premier rang qui a lutté avec détermination pour prouver sa théorie selon laquelle les aurores boréales sont créées par les particules du soleil. La recherche solaire moderne a confirmé la théorie du Dr Birkeland, démontrant que la violence des éruptions du  soleil génère des particules chargées, conduisant à la beauté mystique des  "lumières nordiques".

Le ciel est la seule limite pour la recherche solaire norvégienne une fois que Svein Rosseland eût fondé le premier institut d'astrophysique théorique en 1934 à l'Université d'Oslo, avec un financement de la Fondation Rockefeller. Depuis,  les chercheurs de cet institut ont été les leaders dans leur domaine et grâce à eux, la Norvège a été invitée à prendre part à de nombreux projets internationaux prestigieux.

L'un d'eux est SOHO (Observatoire solaire et héliosphérique), une grande collaboration entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et son homologue américain, la NASA. SOHO est un véritable observatoire pour étudier tous les aspects du soleil, avec un financement total de 7 milliards de courones norvégiennes. Les astrophysiciens norvégiens se sont vus confiés l'importante tâche de mettre au point les systèmes de contrôle-réception des données des 12 instruments du satellite. Grâce aux investissements importants du Conseil de Recherches, entre autres, les chercheurs norvégiens ont été les premiers à analyser les images transmises par le satellite.

Excitantes premières de SOHO

"Quand SOHO a été lancé en orbite en 1995, les instruments norvégiens ont été les seuls avec les logiciels au point. Nous avions été prêts à analyser les images dès le premier jour, alors que les autres groupes avaient pris un certain temps avant de pouvoir exploiter les données renvoyées. Nous avons appris beaucoup de ces premières années, et avons été l'un des groupes dans le monde qui a publié le plus d'articles liés aux résultats de SOHO ", explique le Dr Brekke. Il a été l'un des principaux développeurs du programme avancé de traitement d'images numériques utilisé. Plus tard, il a eu la responsabilité du contrôle-commande des observations au centre de commandement de SOHO de la NASA au Goddard Space Flight Center dans le Maryland, États-Unis. C'est là que les  américains gèrent les opérations quotidiennes du satellite construit par leurs partenaires européens dans le projet.

Plus tard, M. Brekke s'est vu attribuer le prestigieux poste de chef de projet scientifique pour l'ensemble du projet SOHO. "Chaque jour, il est passionnant de se rendre à son travail et de découvrir ce qui s'était passé pendant la nuit. Les images nous ont donné des réponses à tant de questions. Nous avons été surpris de voir à quel point le soleil est dynamique. Tout d'un coup, nous voyons de nos propres yeux comment les taches solaires sont créées sous la surface. Nous pouvons étudier la météorologie spatiale, et pour la première fois, nous pouvons émettre des avertissements de tempêtes solaires, qui, entre autres choses, peuvent perturber ou même endommager des équipements technologiques ici sur terre."

Les avertissements de tempêtes solaires sont devenus si importants que nous sommes devenus dépendants de SOHO, qui tourne encore en orbite autour du soleil. Prévu pour durer six ans, le satellite est maintenant dans sa 12e année. Bientôt, il sera rejoint par un rival mieux équipé – le Solar Dynamics Observatory (SDO) – dans lequel les chercheurs norvégiens sont également impliqués. Ce nouveau satellite assumera un certain nombre de fonctions de SOHO, mais pas la tâche du vétéran d'avertissements de tempête solaire et de  protection des équipements électroniques vulnérables sur notre planète.

Retour aux sources

Après six ans aux États-Unis, M. Brekke a estimé qu'il était temps de rentrer en Norvège. "Les enfants grandissent. c'est le bon moment" dit-il. Maintenant, j'ai un travail extrêmement passionnant au Centre spatial norvégien", poursuit-il. "Mon travail aux États-Unis a consisté en grande partie à  faciliter la recherche pour d'autres équipes. J'aime ça, et j'arrive à continuer à faire cela ici. Le Centre spatial norvégien est un organisme administratif qui aide l'industrie norvégienne et les chercheurs norvégiens à accomplir ce qui est important pour la Norvège en tant que pays impliqué dans la recherche spatiale. Nous représentons également la Norvège et de prenons des décisions en son nom dans l'ESA."

Photo: SOHO/the EIT Consortium

Le Centre spatial norvégien offre au Dr Brekke la possibilité de faire une des choses qui le passionnent : la vulgarisation et la diffusion de l'information. "Je suis très soucieux du recrutement des chercheurs donc je passe beaucoup de  temps à donner des conférences et à écrire. Pour le moment, je suis en train de travailler sur deux projets de livre, un d'entre eux  est un livre pour enfants sur l'astronomie". Plus prêt que jamais à partager sa propre fascination, le  chercheur estime que "la recherche spatiale est un outil fantastique pour susciter l'intérêt dans d'autres disciplines scientifiques."

Du nouveau sous le soleil

Bien que SOHO a révolutionné notre connaissance du soleil, beaucoup de choses sur celui-ci restent inconnues 4,6 milliards d'années après ses premiers rayons. M. Brekke estime que l'avenir nous réserve beaucoup de réponses surprenantes sur les raisons pour lesquelles l'activité solaire varie et sur la relation entre l'activité solaire et le climat terrestre.

C'est un sujet d'intérêt pour les chercheurs dans de nombreux pays. Au CERN, en Suisse, plus de 70 chercheurs participent à un projet visant à tester une théorie selon laquelle la couverture nuageuse a un effet significatif sur la température de la Terre. Les chercheurs danois qui ont développé la théorie affirment qu'une plus grande activité solaire permet à moins de rayonnement cosmique d'atteindre l'atmosphère terrestre, qui à son tour entraîne la formation de moins de nuages. Par conséquent, la Terre est plus exposée au rayonnement solaire, ce qui conduit à un plus grand réchauffement.

"Il y a beaucoup de preuves que la phase de forte activité du soleil est en train de se stabiliser ou de se réduire. S'il est avéré que l'activité solaire est d'une importance déterminante dans le climat terrestre, cette baisse de l'activité solaire pourrait fonctionner dans la direction opposée aux changements climatiques causés par l'homme. Dans ce cas, "conclut M. Brekke," nous pourrions trouver une stabilisation, voire une chute de la température au cours des 50 prochaines années"- une affirmation provocante pour de nombreux climatologues.

Source : The Research Council of Norway

1.  Sirius | 29/08/2008 @ 2:15 Répondre à ce commentaire

Certains chercheurs du climat ont dit à M. Brekke qu’il n’est pas qualifié pour émettre des avis, car il n’est pas climatologue.

Cet argument est sophistique car simplement non valide d’un point de vue logique. En effet, plusieurs promoteurs de l’AGW ne sont pas « chercheurs du climat » ; réciproquement, plusieurs scientifiques chercheurs du climat sont critiques et contestent à différents niveaux la théorie AGW.

Il faudrait un bon jour passer à autre chose…

2.  Sirius | 29/08/2008 @ 2:35 Répondre à ce commentaire

On peut également raisonnablement estimer, après lecture de cet article, que le GIEC/IPCC, fort de ses appuis financiers et politiques, tente et réussit assez bien de littéralement étouffer toute recherche scientifique en météorologie, climatologie, paléontologie, éthologie, anthropologie physique et culturel, et écologie qui ne cadre pas avec son paradigme dominant : AGW. Et on parle pas des autres sciences. C’est à suivre ..

3.  Araucan | 29/08/2008 @ 9:42 Répondre à ce commentaire

Le président du GIEC est économiste, si je ne me trompe…

4.  joletaxi | 29/08/2008 @ 10:34 Répondre à ce commentaire

La formation de nuages est l’une des principales inconnues de l’équation du changement climatique. Comment se forment les nuages? Lorsque des rayons cosmiques hautement énergétiques (générés par des supernovas) pénètrent notre atmosphère, ils attirent les électrons des gaz qu’ils rencontrent sur leur passage, laissant ainsi une trace chargée de molécules (ions) dans leur sillage. Les particules aérosols nouvellement formées s’accumulent autour de ces ions; ainsi, les gouttelettes d’eau utilisent ces particules comme des «noyaux de condensation» pour former un nuage.

http://cordis.europa.eu/fetch?.....038;ACTIONlaugh&SESSION=&RCN=29793

Tout ce cirque coûteux pour en arriver à constater que la vapeur d’eau et les nuages régissent le climat,et que l’on y comprend rien….

5.  Marot | 29/08/2008 @ 10:56 Répondre à ce commentaire

Et ancien président de groupe pétrolier.

Ca en jette !

6.  joletaxi | 29/08/2008 @ 11:21 Répondre à ce commentaire

ah

7.  joletaxi | 29/08/2008 @ 11:27 Répondre à ce commentaire

La formation de nuages est l’une des principales inconnues de l’équation du changement climatique. Comment se forment les nuages? Lorsque des rayons cosmiques hautement énergétiques (générés par des supernovas) pénètrent notre atmosphère, ils attirent les électrons des gaz qu’ils rencontrent sur leur passage, laissant ainsi une trace chargée de molécules (ions) dans leur sillage. Les particules aérosols nouvellement formées s’accumulent autour de ces ions; ainsi, les gouttelettes d’eau utilisent ces particules comme des «noyaux de condensation» pour former un nuage.
Tout ce « cirque » coûteux pour découvrir que le climat est dépendant de la vapeur d’eau,des nuages, et des océans,leur réservoir de »carburant »,domaines où l’on en sait pratiquement rien, et qui mettra longtemps,à imaginer même qu’un jour on en soit capable,à être modélisé.Tout le reste n’est qu’agitation vaine et présomptueuse….

8.  joletaxi | 29/08/2008 @ 11:28 Répondre à ce commentaire

j’ai essayé de joindre le lien de l’article, mais le site ne semble pas l’apprécier

9.  Marot | 29/08/2008 @ 15:33 Répondre à ce commentaire

C’est la composition du GIEC qui serait intéressante à connaître. Le ou les membres nommés par notre gouvernement.

J’avais demandé cela in illo tempore dans un autre forum.

Je n’avais pas eu de réponse, on m’avait donné des listes de « contributeurs ».

Quelqu’un saurait-il ?

10.  Sirius | 29/08/2008 @ 22:44 Répondre à ce commentaire

@8_Marot

Vous n’êtes pas le seul à avoir eu ce problème :

2500 is an impressive number of scientists. To find out who, exactly, they were, I contacted the Secretariat of the United Nations Intergovernmental Panel on Climate Change, and asked for their names. The Secretariat replied that the names were not public, so I couldn’t have them. And I learned that the 2500 scientists were reviewers, not endorsers.

Lien vers l’article complet : http://network.nationalpost.co.....-club.aspx

Réviseurs, contributeurs, … Mais qui décident que quoi? Mystère …

11.  Marot | 30/08/2008 @ 10:31 Répondre à ce commentaire

#8 Rectification

Le représentant français au GIEC paraît être Christian Brodhag
[http://]skyfal.free.fr/?p=146#comment-1862

Merci maurice dont j’avais oublié la réponse.

12.  Araucan | 31/08/2008 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

#11

Voici les représentants français à la réunion du GIEC de novembre 2007

Marc GILLET FRANCE
Renaud CRASSOUS FRANCE
Pierre FRIEDLINGSTEIN FRANCE
Stéphane HALLGATE FRANCE
Jean JOUZEL FRANCE
Michel PETIT FRANCE

(source :http://www.ipcc.ch/meetings/session27.htm)

Pour la réunion en cours, il semble que la France ne se soit pas officiellement inscrite….

13.  Araucan | 31/08/2008 @ 23:09 Répondre à ce commentaire

voici ceux qui étaient présents lors de la 28ième réunion en Avril 2008

Marc GILLET H (chef de délégation)
Observatoire National sur les Effets du Réchauffement
Climatique
FRANCE

Pierre FRIEDLINGSTEIN
Laboratoire des Sciences du Climat et de
l’Environnement
FRANCE

Jean JOUZEL B (membre du Bureau)
Institut Pierre Simon Laplace
Université de Versailles Saint Quentin
FRANCE

Michel PETIT
CGTI
FRANCE

Zitouni OULD-DADA
Mission interministérielle de l’effet de serre
FRANCE

14.  miniTAX | 31/08/2008 @ 23:28 Répondre à ce commentaire

FRIEDLINGSTEIN et JOUZEL, nos célèbres climatologues pantins du CEA, qui font une réunion avec Greenpeace et la WWF pour « protéger le climat », ça promet niveau teneur scientifique. Quelle mascarade !

Lucinda BAXTER Greenpeace
Gabriela von GOERNE Greenpeace
Sara PIZZINATO Greenpeace
Isabel RIVERA RUIZ Greenpeace
Stephanie TUNMORE Greenpeace U.K.

Mar ASCUNCION HIGUERAS WWF
Martin HILLER WWF
Masako OTSUKA WWF
Stephan SINGER WWF
Brian J.D. THOMSON WWF
Johannis H. VEROLME WWF
Heikki WILLSTEDT WWF

15.  Araucan | 31/08/2008 @ 23:44 Répondre à ce commentaire

Source ?

16.  miniTAX | 1/09/2008 @ 8:46 Répondre à ce commentaire

@15
Bah celui dans ton lien pardi, en bas de page, ligne « Provisional list of participants »

17.  Araucan | 1/09/2008 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

au temps pour moi !

18.  Sirius | 3/09/2008 @ 2:45 Répondre à ce commentaire

Et le vote des 13 ne pèsent pas davantage que le vote des 14. Voilà le GIEC. Ouch!

19.  florent76 | 4/09/2008 @ 10:15 Répondre à ce commentaire

Connaissez-vous cet excellent site doublé d’un blog australien ??

http://www.jennifermarohasy.com
http://www.jennifermarohasy.com/blog/

Sorry, the comment form is closed at this time.