L’effet de serre saturé

[une théorie qui répond à la question éludée par les tenants de l'effet de serre catastrophique, à savoir pourquoi l'emballement climatique par l'effet de serre de la vapeur d'eau ne se produit pas dans la réalité alors que l'occasion s'est présentée maintes fois dans l'histoire climatique de la Terre. Voir également une vulgarisation plus complète de la théorie par Jean Martin, sur pensee-unique.fr]

Par Ken Gregory, traduction Jean-Michel Reboul

• • • • •

La publication "Greenhouse Effect in Semi-Transparent Planetary Atmospheres" de Ferenc M. Miskolczi montre que les équations actuelles sont incomplètes car elles n’incluent pas des conditions aux limites correctes. La nouvelle théorie présentée dans la publication de Mikolczi montre que l’atmosphère maintient un effet de serre "saturé", dépendant de son contenu en vapeur d’eau. Accepter que l’on nous dise que "la science est établie" signifie que la puissance de l’effet de serre (ES) sur la Terre peut être calculée grâce aux lois physiques de l’atmosphère. C’est-à-dire que les modèles informatiques de l’atmosphère devraient inclure les lois auxquelles obéit l’effet de serre, de sorte qu’en y introduisant les mesures de certaines propriétés physiques et les gaz atmosphériques, les modèles pourraient déterminer la puissance de l’effet de serre et les températures de surface. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il n’existe pas de loi physique ni d’équation dans les modèles qui détermine la puissance de l’effet de serre. Les paramètres sont seulement ajustés pour refléter la température observée.L’effet de serre est dominé par la vapeur d’eau, donc la manière dont elle évolue avec l’accroissement du CO2 est critique.

Tous les modèles climatiques se
contentent d’ajuster les paramètres
pour obtenir approximativement
Humidité Relative = Constante

Tous les GCM (General Circulation Models ou Global Climate Models) se contentent d’ajuster les paramètres variés d’évaporation et de précipitation pour obtenir approximativement le résultat : Humidité relative = constante. Ce résultat est basé sur des observations à court terme des évolutions de la température alors que la concentration du CO2 était à peu près constante, aussi il ne s’avère pertinent que durant des périodes où le CO2 ne change pas beaucoup. Il est erroné d’extrapoler ces observations à des périodes longues accompagnées d’une croissance du CO2. Les modeleurs supposent simplement que l’humidité relative est également constante lorsque les concentrations de CO2 changent.

Rien en physique ne supporte cette hypothèse, ni ne permet de calculer sa valeur à partir des principes de base. Cette hypothèse signifie que si les températures s’élèvent pour une quelconque raison, la vapeur d’eau augmente dans l’atmosphère. Mais la vapeur d’eau est le plus important gaz à effet de serre, aussi l’ES augmente et les températures croissent encore plus. La théorie actuelle ne prouve pas cela – c’est seulement une supposition. Que cette supposition soit seulement "légèrement" fausse change complètement les conséquences attendues d’une augmentation du CO2, puisque la vapeur d’eau est le GES dominant.

L'hypothèse d'une humidité relative constante lorsque les concentrations de CO2 augmentent est complètement absurde. Elle viole les lois fondamentales de conservation de l’énergie. Il n’y a pas d’équations séparées de la balance énergétique pour les différents GES. Il n’y a pas une partie pour la vapeur d’eau et une partie différente pour le CO2 ; il y a un seul ensemble d’équations de la balance énergétique pour la totalité de l’atmosphère incluant tous les GES. Cela n’a donc aucun sens de choisir une règle arbitraire pour l’un des GES.

Il existe une quantité quasiment infinie
de GES disponible pour l’atmosphère
sous la forme de vapeur d’eau des océans
pour alimenter l’effet de serre et pourtant,
l’humidité relative dans l’atmosphère
est bien inférieure au taux de saturation

Il existe une quantité quasiment infinie de GES disponible pour l’atmosphère sous la forme de vapeur d’eau issue de l’océan pour alimenter l’effet de serre et pourtant, l’humidité relative (HR) dans l’atmosphère est bien inférieure à 100% [saturation]. Donc il doit exister un équilibre des GES qui contrôle la puissance de l’ES et l’HR. Sinon le climat serait très instable. La moyenne globale de l’HR au niveau du sol est d’environ 78%. Elle décroît généralement avec l’altitude et est d’environ 37% à une altitude où la pression atmosphérique est de 300 millibars (mb). L'HR est une fraction de la vapeur d’eau contenue dans un volume d’air rapportée à la quantité totale de vapeur d’eau que l’air peut contenir à une pression et une température données. Pourquoi donc l’HR n’est-elle pas de 90%, ou ne varie-t-elle pas de manière aléatoire ? L’HR a une valeur constante car elle est soumise aux lois de la physique. L’humidité spécifique est la masse totale de vapeur d’eau dans un volume d’air divisé par la masse d’air humide. De l’air plus chaud peut contenir plus de vapeur d’eau, et donc l’humidité spécifique augmente avec la température. Si un phénomène temporaire ajoute une grande quantité de GES dans l’atmosphère, les températures vont temporairement monter, comme elles l’ont fait en 1998 à cause du super El Niño.

S’il est vrai qu’une élévation de la température produit plus de vapeur d’eau, qui va faire monter encore plus la température, et produire à nouveau encore plus de vapeur d’eau, on se serait attendu à ce que les températures continuent à monter après 1998 et créent un effet d’emballement. Mais c’est le contraire qui s’est produit ; les températures ont baissé à mesure que le mécanisme d’équilibre de l’ES rétablissait la balance. Les GES supplémentaires ont été évacués pour rétablir l’équilibre. La nouvelle théorie de Miskolczi décrit ce mécanisme manquant d’équilibre des GES. Il montre que la théorie classique n’inclut pas toutes les contraintes énergétiques nécessaires. Lorsque ces contraintes sont inclues dans une nouvelle théorie, la puissance de l’ES est déterminée analytiquement. Le résultat montre que l’atmosphère terrestre reste à un état d’effet de serre proche de la saturation.

Un calcul détaillé montre que la sensibilité de l’ES à un doublement du CO2 est d’environ 0,24K. Ce mécanisme d’équilibre de l’ES est indifférent à l’élévation initiale des GES, qu’elle soit du côté de la vapeur d’eau ou du CO2. Si nous avions brusquement relâché dans l’atmosphère une quantité de CO2 équivalente à l’effet de serre de la vapeur d’eau de El Niño 1998, l’effet sur la température aurait été le même. Les températures se seraient élevées de 0,6° Celsius, mais seraient retombées au bout d’un an à la température d’origine, puisque le mécanisme d’équilibre des GES ramène la force de l’ES à la valeur d’équilibre en évacuant l’excès de GES. Ajouter du CO2 artificiellement à l’atmosphère évacue à peu près son équivalent en vapeur d’eau.

La théorie actuelle est par ailleurs basée sur la supposition d’un équilibre énergétique où l’émission totale de radiations de grandes longueur d’onde est égale à la réception nette de radiation de courtes longueur d’ondes (nettes d’albedo). Miskolczi a fait d'importantes innovations :

  • Il existe un équilibre énergétique entre l’émission depuis le sol qui est absorbée par l’atmosphère et le retour de radiations de l’atmosphère. Il utilise la loi de Kirchhoff, qui concerne l’équilibre thermique, à ne pas confondre avec l’équilibre radiatif.
  • Il applique à l’atmosphère le théorème du viriel, qui établit que l’énergie cinétique d’un système est la moitié de son énergie potentielle. L’énergie cinétique interne est prise comme le flux d’énergie des grandes longueurs d’onde émis au sommet de l’atmosphère, et l’énergie potentielle est le flux émis par la surface. Ce résultat est utilisé pour déterminer la fraction de radiation émise par la surface qui est transmise directement vers l’espace (plutôt que d’être absorbée par l’atmosphère) qui est de 1/6.
  • Il utilise la loi de Kirchhoff et les deux équilibres énergétiques (du sol vers le bas de l’atmosphère, du haut de l’atmosphère vers l’espace) pour en dériver le résultat : les radiations de grande longueur d’onde émises depuis la surface sont limitées à 1,5 fois les radiations de courte longueur d’onde du soleil. Ceci limite la température à une valeur très proche de la température courante. Donc Miskolczi conclut que le réchauffement climatique total du siècle dernier doit être dû à des modifications de l’irradiance du soleil ou de l’albedo. L’atmosphère terrestre, en accord avec le principe de l’énergie minimale, produit le refroidissement le plus efficace de la planète avec un profil d’équilibre moyen vertical de température et d’humidité.

Les théories actuelles écartent l'hypothèse d'un équilibre énergétique entre la surface et la basse atmosphère et permettent aux radiations émises par la surface d’avoir une valeur double des radiations de courte longueur d’onde venues du soleil. Par ailleurs les théories actuelles acceptent une grande discontinuité entre la tempétrature de surface et celle de l’air, ce problème étant corrigé par des ajustements "ad hoc". La nouvelle théorie de Miskolczi reflète dans sa formulation l’égalité de ces températures. Miskolczi montre aussi les preuves empiriques des deux lois qu’il applique (la loi de Kirchhoff et le théorème du viriel) à la fois pour la Terre et pour Mars.

L’ajout de CO2 à l’atmosphère remplace
simplement une quantité équivalente de
vapeur d’eau, ce qui maintient un ES
constant. Il aurait donc un effet
négligeable sur la température globale

Le physicien Miklos Zagoni a déclaré "c’est un non-sens de penser qu’un système ‘attend’ nos émissions de CO2 pour élever sa température alors que les conditions énergétiques rendent ce fait possible et que les ressources nécessaires (un réservoir quasiment infini de GES sous forme de vapeur d’eau réside dans les océans) sont immédiatement disponibles". L’ajout d’un peu de GES (CO2) à une source quasi inépuisable de GES sous forme de vapeur d’eau disponible pour l’atmosphère a un effet négligeable. La nouvelle théorie implique que l’ajout de CO2 dans l’atmosphère réduirait l’humidité relative, contrairement aux affirmations des modèles. Alors, est-ce que l’humidité relative a décru avec l’augmentation de la concentration du CO2 ? Voici un graphique montrant la moyenne annuelle de l’humidité relative à différentes altitudes exprimées en millibars (mb) entre 300 et 700 mb pour la période 1948 à 1970. Les données émanent du NOAA Earth System Research Laboratory ICI.


Fig 1 : évolution du taux d'humidité relative à différentes altitudes

Ce graphique (figure 1) montre que l’humidité relative a décru, particulièrement aux plus hautes altitudes permettant à plus de chaleur d’être évacuée vers l’espace. La courbe des 300 mb est à environ 9 km d’altitude, centre du "hot spot" tropical troposphérique prédit (mais absent). C’est l’altitude critique puisque c’est là que les rayonnements peuvent commencer à s’échapper sans pouvoir être recapturés. La moyenne annuelle de l’humidité relative à cette altitude a diminué de 21.5% entre 1948 et 2007 !



Fig. 2 : Prévision GIEC – 4AR de la variation de température
due au CO2, tendance linéaire en °C/décennie

Les modèles informatiques existants prédisent que la tendance au réchauffement aux tropiques due aux concentrations croissantes de CO2 doit être plus forte dans la troposphère qu’au niveau du sol. Le graphique (figure 2) du rapport AR4 de l’IPCC montre une zone rouge bien visible, le "hot spot" prévu dans la troposphère tropicale entre 8 et 12 km d’altitude. L’échelle verticale de droite est l’altitude en km, et l’échelle de gauche est la pression atmosphérique en mb. L’axe horizontal est la latitude, avec l’équateur au milieu. Les couleurs représentent la tendance au réchauffement prévue en °C par décade, basée sur l’hypothèse que l’humidité relative reste constante.



Fig. 3 : Relevés 1979 – 1999 de la variation des températures
HadAT2 mesurée par Radiosonde, tendance linéaire en °C/décennie

Cependant les observations des relevés des températures réelles des radiosondes du Hadley Centre rapportées ci-contre (figure 3) ne montrent pas le "hot spot" attendu prédit par le réchauffement induit du CO2. Le "hot spot" prévu est entièrement absent de l’observation des relevés.

Le mystère du "hot spot" manquant est résolu par la théorie de l’effet de serre de Miskolczi et confirmé par la baisse de l’humidité relative, particulièrement à l’altitude du "hot spot" attendu. La baisse de l’humidité relative réduit la température, comparée aux projections des modèles, il n’y a donc pas de "hot spot". La supposition que font les GCM d’une humidité relative constante est erronée, et c’est encore une nouvelle preuve que les prédictions climatiques de l’IPCC sont fausses.

La NASA a publié ceci (souce) :

une étude financée par la NASA a déterminé que les modèles climatiques pourraient surestimer la quantité de vapeur d’eau qui est rajoutée dans l’atmosphère lorsque la Terre se réchauffe. On a découvert que les augmentations de vapeur d’eau n’ont pas été aussi élevées que le disent la plupart des modèles informatiques de prévision du climat. Dans la majorité des modèles l’humidité relative tend à rester constante, proche des niveaux habituels. "Les augmentations de vapeur d’eau dues aux élévations de température ne sont pas assez importantes pour maintenir une humidité relative constante" écrit Minschwaner.

L’article du Dr. Roy Spencer "Global Warming and Nature’s Thermostat", lisible ICI , décrit le rôle des systèmes de précipitation dans le contrôle de l’effet de serre. C’est une extension de l’hypothèse de l’Iris infrarouge de Richard Lindzen. Le Dr. Spencer dit que nous ignorons pourquoi l’effet de serre reste limité à sa valeur habituelle.

Miskolczi donne l’explication détaillée de la limitation de l’ES à sa valeur habituelle pour un ensoleillement constant. L’ajout de CO2 à l’atmosphère remplace simplement une quantité équivalente de vapeur d’eau, ce qui maintient un ES constant. Il aurait donc un effet négligeable sur la température globale.

Le réchauffement global observé sur la Terre au cours du 20e siècle est principalement dû au soleil, incluant les effets du soleil sur les nuages dus aux rayons cosmiques. La hausse de l’activité solaire ajoute à l’effet de serre en accroissant l’humidité spécifique ; l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère ne produit pas cet effet. Les causes du réchauffement actuel du 20e siècle peuvent être considérées comme le résultat de deux processus :

  • l’accroissement du forçage solaire avec un CO2 constant ; plus
  • l’accroissement de la concentration en CO2 avec un forçage solaire constant

 

1. Une augmentation de la radiation solaire entrante nette d’albedo sans modification de de la concentration de CO2 ne changerait rien à l’humidité relative (HR). Les températures globales augmenteraient, provoquant une augmentation de l’humidité spécifique (HS) avec un effet de serre (en W/m2) croissant de la moitié des augmentations du flux solaire entrant (également en W/m2).

2. Une augmentation du CO2 avec un rayonnement solaire net constant fait décroître l’HR, surtout aux altitudes des 300 et 400 mb, car c’est le niveau correspondant aux émissions. Les changements d’humidité près de la surface ont peu d’effet sur la puissance de l’effet de serre car la forte concentration de vapeur d’eau capte l’essentiel des radiations de grande longueur d’onde, donc l’HR ne changera pas grande chose près de la surface. Le CO2 remplace la vapeur d’eau pour maintenir un ES constant et les changements globaux de température seront négligeables.

La somme de ces deux phénomènes explique le réchauffement du 20e siècle. L’humidité spécifique a augmenté aux altitudes inférieures, mais a diminué aux hautes altitudes. L’HR décroissante (particulièrement aux niveaux 300 et 400 mb) compense quasiment totalement l’ES créé par la croissance du CO2. Le réchauffement a été causé par un accroissement du rayonnement solaire amplifié par une contre-réaction positive de la vapeur d’eau.

L’activité solaire est redevenue faible récemment ce qui a provoqué une baisse globale des températures depuis 2002 malgré une augmentation du CO2 atmosphérique.

Références :

  • Un résumé de la théorie de Miskolczi par Miklos Zagoni est consultable ICI. Une critique en 4 parties par David Stockwell est consultable ICI.

Source

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1.  scaletrans | 10/09/2008 @ 10:00 Répondre à ce commentaire

Hé bien je crois que la messe est dite. C’est donc bien vers le Soleil et ses effets directs et indirects qu’il faut nous tourner… comme certains d’entre nous le répétaient depuis 10 ans.

2.  Ben | 10/09/2008 @ 10:07 Répondre à ce commentaire

@scaletrans,
Ne soyons pas trop optimistes : ça fait 10 ans que la Terre ne se réchauffe plus, et ça n’empêche pas les réchauffistes de crier toujours aussi fort.
Est-ce que quelqu’un sait quel est le prestige de la revue dans laquelle Miskolczi a publié ? Si sa séduisante théorie tient si bien la route, ce serait un peu bizarre qu’il n’ait pu la publier que dans une revue de second ordre.

3.  joletaxi | 10/09/2008 @ 10:50 Répondre à ce commentaire

http://jennifermarohasy.com/bl.....l-warming/

Vous aimez les théories?En voici une autre, qui n’est pas moins valable que les autres.
En ce domaine, nous devrions nous souvenir d’une chose parfaitement établie:nous n’y comprenons pas grand chose,car il s’agit de phénomènes d’une telle ampleur et d’une telle complexité,qu’il est parfaitement impossible de même avoir une base de données fiable.
Ce qui m’énerve dans toute cette pénible histoire, c’est de devoir constater à quel point nos »décideurs » sont déconnectés de la réalité.Ces braves gens ne lisent donc pas,ne s’informent pas, tout occupés qu’ils sont à se pavaner de « conférences » en réceptions?
Pas un politique, à part le président tchèque,n’a encore osé,dans notre Europe des lumières,se rallier au « côté obscur de la force ».De là a en conclure que nous n’élisons que des crétins, il y a un pas que je ne franchirai pas….quoique

4.  Argus | 10/09/2008 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

Ne désesperez pas des hommes politiques. Certains se réveillent :
Le MInistre de l’écologie Irlandais (du Nord), Sammy Wilson vient de déclarer qu’il ne croyait pas à la pseudo-science du RCA ! Allez voir son blog vous verrez que bcp d’Irlandais le soutiennent.
Sont pas mal ces Irlandais !

BBC source

Sympa Sammy !
Helmut Schmidt est aussi un sceptique convaincu, je crois.

Sont pas tous idiots….

5.  jeff hersson | 10/09/2008 @ 11:41 Répondre à ce commentaire

@Argus,

Non, ils ne sont pas tous idiots, très loin de là, simplement certains ont parfaitement compris les différents avantages qu’ils pouvaient retirer de cette FARCE, soit directement, soit pour leurs copains…
Suffit juste de voir le nombre impressionnant de gugusses que cette gabegie fait vivre.
Entre les associations à but « non lucratifs » ( comme celle d’Arthus-Bertrand ?),et les lobbies de l’éolien et du solaire qui ont placé leurs khmers verts à Bruxelles ou ailleurs, il y en a, des parasites à nourrir…

6.  Araucan | 10/09/2008 @ 12:08 Répondre à ce commentaire

@joletaxi,

Les politiques vient toujours les mêmes experts, qui sont devenus officiels, délivrent la « vérité » et qui contrôlent les discours de base. Les décideurs les croient et de toute façon n sont pas « compétents » pour dire quel est la tendance du climat. Ils lisent le Monde et le croient. Les experts, une fois qu’un discours devient officiel, ne peuvent se dédire parce qu’ils sortiront du circuit qu’ils ont eux-même créé et perdront leur influence.
Il y a ensuite tout le système de lobbies qui vit de ce discours et qui confortent les décideurs dans leurs choix.
La mise en œuvre du principe de réalité prend du temps : quelques hivers bien froids et enneigés en Europe calmerait peut-être les discours.

il y a bien sur les experts climat mais aussi derrière les experts économistes de l’environnement, qui avec les questions de climat, s’éclatent à faire évoluer l’économie et les taxes, de manière à les contrôler.

Il y a donc une prise de contrôle, à la fois politique (le changement climatique prime sur tout et toutes les activités doivent inclure des considérations climatiques), juridique et financier.

Fabuleux, non ?

7.  Outrecuistre | 10/09/2008 @ 12:26 Répondre à ce commentaire

J’essaie de créer mon entreprise, je souhaite intégrer une pépinière d’entreprise mais dans le secteur du batiment, les seules à exister font la promotion de l’éco-construction, donc je n’y ai pas accès.

Je vais me débrouiller autrement…

8.  scaletrans | 10/09/2008 @ 12:39 Répondre à ce commentaire

#7
Je suis dans le même cas, mais j’ai beau proposer un avion qui consomme 40% de moins à performances identiques, je n’arrive pas à trouver de financement. Dans ce domaine (aviation générale) les décideurs de tout poil sont comme des boussoles qui indiqueraient toujours le Nord…

9.  rincewind | 10/09/2008 @ 15:04 Répondre à ce commentaire

Est-ce que quelqu’un sait quel est le prestige de la revue dans laquelle Miskolczi a publié ? Si sa séduisante théorie tient si bien la route, ce serait un peu bizarre qu’il n’ait pu la publier que dans une revue de second ordre.

@Ben,
Miskolczi travaillais a la NASA et a demissione quand la NASA voulait supprimer sa theorie (voir blog lubos). C pas n’importe qui.

10.  Marot | 10/09/2008 @ 19:21 Répondre à ce commentaire

Ferenc Miskolczi a environ deux pages de références dans Google scholar.

Ce n’est pas n’importe qui.

11.  Charles II | 11/09/2008 @ 6:46 Répondre à ce commentaire

Dans Les Echos, un article intéressant sur l’éclatement de la bulle verte :

http://www.lesechos.fr/info/france/4769761.htm

12.  Araucan | 11/09/2008 @ 11:31 Répondre à ce commentaire

@Charles II,

L’article n’est pas mauvais et les exemples cités sont pertinents. Mais l’auteur oublie une explication possible : les biocarburants comme les éoliennes sont passées dans les mains des industriels, qui ont investi dans ces deux secteurs. Les environnementalistes n’ont donc plus le monopole du discours sur ces deux sujets, donc pour exister ils sont obligés de modifier leur discours initial pour garder du poids dans le médiatique. Les deux exemples montrent bien que ces solutions proposées par les verts, étaient des cas marginaux, que l’on a voulu ériger en solutions pour tout le monde sans essayer de regarder les avantages et surtout les inconvénients de ces solutions techniques. maintenant qu’elles surgissent, certains lobbies ont beaucoup de bruler ce qu’ils préconisaient auparavant.

La dernière phrase de l’article montre que l’auteur n’a pas tout analysé…

13.  Flo | 11/09/2008 @ 16:55 Répondre à ce commentaire

Meci pour cet excellent article. L’auteur aurait pû parler du solaire, encore pire que l’éolien.
Je suis certainement en retard d’une guerre et il ya en a tellement que vous avez sans doute depuis longtemps renoncé à parler des dépèches publiées sur Yahoo ou TF1.
Si c’est bien le cas, toutes mes excuses d’avance.
En voici une toute fraîche :
http://fr.news.yahoo.com/afp/2.....974b3.html
A force de répéter les mêmes âneries à longueur de temps, ils écrivent que les voitures consomment du CO2 maintenant!
Extrait:
« S’agissant de la modification du dispositif bonus-malus des voitures, « on ne touche pas aux 130 grammes », affirme un expert proche du dossier: Bercy aurait souhaité que le bonus s’applique désormais aux véhicules consommant moins de 125 gr de CO2/km, contre 130 depuis son entrée en vigueur fin 2007, ce qui aurait coûté moins cher à l’Etat. »

14.  Araucan | 11/09/2008 @ 21:40 Répondre à ce commentaire

Donc si j’ai bien compris :

On crée un bonus malus sur les voitures —> perte pour l’Etat
Ces voitures consomment moins —> perte pour l’Etat

Donc on rajoute d’autres taxes pour compenser les pertes et ne pas oublier ceux qui n’auraient pas de voiture (ou qui gardent leur vieille voiture)

Comme cela tout le monde est taxé !

RCA=nouveaux impôts

15.  jeff hersson | 11/09/2008 @ 22:42 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

Hé oui, sans vouloir faire de politique, c’est le grand retour de la vignette auto, supprimée par Fabius en 2001, au grand désarroi de la droite !
Et je vous rappelle, puisque tout le monde l’a oublié, que lorsque vous payez votre carte grise, vous êtes sournoisement taxés de 2€ par grammes de CO2 au de là de 200 g/km !

16.  Araucan | 12/09/2008 @ 13:50 Répondre à ce commentaire

Ce n’est pas de la politique, c’est un constat. Faire de la politique ce serait dire : il faut en faire plus ou moins. Faire de la politique c’est aussi dire que la lutte contre le RC est prioritaire sur tout le reste (éducation, santé, alimentation, réduction de la pauvreté,…)

Pour le moment, le RC profite aux experts et aux opportunistes, quelque soit leur domaine d’activité…

17.  jeff hersson | 12/09/2008 @ 14:23 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

Faire de la politique c’est aussi dire que la lutte contre le RC est prioritaire sur tout le reste (éducation, santé, alimentation, réduction de la pauvreté,…)

Quand je vois que l’UE, par le biais de Barroso, s’apprête à bouffer 100 MILLIARDS d’EUROS PAR AN pour ça, alors que cet argent pourrait aller, au hasard, à la recherche contre le SIDA ou le paludisme, je me dis vraiment que le club de Rome est de retour, et fait de la politique…

18.  Araucan | 12/09/2008 @ 15:19 Répondre à ce commentaire

Tant que le sujet du RCA sera perçu par les politiques comme un sujet porteur via les médias, il y aura des politiques et donc des dépenses faites en adéquation…

19.  Araucan | 12/09/2008 @ 15:28 Répondre à ce commentaire

Pour augmenter la collection de perles….

http://www.seine-saint-denis.fr/-terre-en-tte

20.  Flo | 12/09/2008 @ 15:38 Répondre à ce commentaire

Est-ce faire de la politique de constater que trois ministres cosignent le texte instaurant le bonus – malus sur lequel il est écrit noir sur blanc qu’il sera « auto (sans jeu de mot) équilibré » alors que dans le même texte il est également écrit que la base (qui a vocation à être le plus possible modifiée par l’application de la mesure) est celle des voitures vendues en 2006?
On peut ensuite pousser des cris de comptable effarouché tout en se gargarisant d’un « formidable succès », il n’en demeure pas moins que l’on se paie la tête des gens.
On en arrive maintenant au résultat que le ministre du budget voyant le système diverger dangeureusement en devient plus écolo que le ministre auteur de la catastrophe et veut aller plus vite encore que le « Grenelle » ne l’avait lui même prévu!
Le pauvre n’arrive même plus à voir qu’il ne va faire qu’empirer les choses (o fait sans blanc), et il soutient même l’idée d’étendre la catastrophe à d’autres produits (tenus secrets ceux là, pour ne pas perturber le marché (sic) parait-il).
Où est l’écologie dans tout ça?
Et encore on reste ici uniquement sur « ce que l’on voit » : l’aspect strictement comptable, déjà calamiteux.
Quid de « ce que l’on ne voit pas » (ou que l’on commence à entrevoir): les dégats invraissamblables causés à l’industrie automobile et par suite à toute l’économie (Etat inclus)?
(Excatement le thème de l’articles des échos, même si l’auteur ne va pas au bout du raisonnement).
Comme si la hausse incompréhensible du prix du pétrole (étant données la stagnation de la demande et l’augmentation des stocks depuis début 2007), les directives européennes et la nécessaire limitation de la pollution (automobile pourquoi pas?) n’auraient pas suffit à modifier le marché?
Tout ça sous prétexte de « sauver la planète » (modestie quand tu nous tiens!) en limitant les rejets de CO2 des voitures Françaises (quelques % des 1.4 % émis par la France à l’échelle du monde), gaz peut-être en partie responsable d’un hypothétique RCA (en train de s’inverser, CO2 ou pas), qui aurait peut-être telle ou telle conséquence…
On marche sur la tête.

21.  jeff hersson | 12/09/2008 @ 15:55 Répondre à ce commentaire

@Flo,

Quid de “ce que l’on ne voit pas” (ou que l’on commence à entrevoir): les dégats invraissamblables causés à l’industrie automobile et par suite à toute l’économie (Etat inclus)?

les dégâts à notre santé, voulez-vous dire aussi : ce « système » a fait exploser les ventes de petites voitures diesel, peu émettrices de CO2… mais grandes émettrices de particules fines et de NOx, dont les effets sur la santé publique sont sans aucun doute néfastes, et a plombé les voitures à essence bien plus propres…
Effectivement, on marche sur la tête dans ce pays !

22.  Araucan | 12/09/2008 @ 16:16 Répondre à ce commentaire

@jeff hersson, @Flo,

Si on peut le voir mais il faut aller le chercher parce que nos journaux préférés n’en parlent pas (ou très peu).

Voici où suivre les orientations politiques en matière d’environnement qui nous régissent :

23.  Araucan | 12/09/2008 @ 16:37 Répondre à ce commentaire

http://consilium.europa.eu/

Il faut chercher dans le site (chercher dans les menus conseil, puis formation du conseil, puis environnement, puis changement climatique) il y a toutes les décisions du conseil européen des ministres en la matière…

http://consilium.europa.eu/cms.....038;mode=g

24.  Araucan | 12/09/2008 @ 20:16 Répondre à ce commentaire

Voici où pécher des informations

http: // http://www.consilium.europa.eu.....038;mode=g

25.  Araucan | 13/09/2008 @ 18:04 Répondre à ce commentaire

@Flo,

Exemple : voici l’article 27 de la décision du conseil européen de l’environnement, qui concerne les taxes sur l’énergie :

26.  Flo | 13/09/2008 @ 19:09 Répondre à ce commentaire

@Auracan
Merci pour ces liens.

@Jeff
Vous avez parfaitement raison pour la santé. L’ironie est qu’il faut choisir entre rejet de CO2 et filtre à particules (qui ne règle d’ailleurs pas la totalité de la question).
De nombreux articles scientifiques ont déjà alerté sur ce désastre en cours (pas hypothétiquement dans cent ans) sans que nos pouvoirs publiques n’agissent (sauf en sens inverse).
La palme du ridcule revient peut-être à Audi qui aux abois avec son A3 face aux remaquables performances puissance / CO2 de son frère ennemi et sa série 1 ose proposer deux véhicules strictement identiques mais l’un avec fap et donc légèrement au dessus de 140 g (malus) et l’autre sans (neutre)!

27.  Flo | 14/09/2008 @ 8:15 Répondre à ce commentaire

J’ai commis une erreur. Il n’y a pas de malus au dessus de 140 g mais de 165g. Pour les paticuliers tout au moins…
Car pour les sociétés 141 g est le seuil à partir duquel la TVS passe de 5€ / g à 10 € / g!
L’offre d’Audi ne présente donc un intérêt que pour les professionnels qui ont le choix entre lourd impôt (pour 1 g / km de CO2 en plus et santé publique (particules et Nox).

28.  jeff hersson | 14/09/2008 @ 11:04 Répondre à ce commentaire

D’après le ministère du budget, cette plaisanterie serait déficitaire de quelques 300 millions d’euros en 2008 !

29.  Araucan | 14/09/2008 @ 15:31 Répondre à ce commentaire

Oui, mais c’était dans le Grenelle de l’environnement (qui a oublié de chiffrer ses propositions…)

30.  Flo | 14/09/2008 @ 17:44 Répondre à ce commentaire

@Auracan.

C’est vrai ce bonus / malus n’a pas été chiffré dans le « Grenelle » mais ce devrait être aux Ministres et à leurs collaborateurs d’évaluer le coût de telle ou telle mesure et éventuellement de décider de sa pertinence en regard du service rendu à la population (je sais, je rêve), et pas au premier huruberlu qui vit dans son monde utopique.

Par contre dans la partie consacrée aux transports ll y a des chiffres et ils font froid dans le dos.
Les autres parties ne sont que du blabla qui assuraient un zéro ponté à un devoir d’économie de niveau seconde.

31.  Flo | 14/09/2008 @ 17:57 Répondre à ce commentaire

Celle-ci est particulièrement bien nommée je trouve :

http://fr.news.yahoo.com/ap/20.....b2994.html

Humour Belge?

32.  Araucan | 14/09/2008 @ 21:20 Répondre à ce commentaire

C’est une taxe dont il va falloir vérifier qu’elle ne coute pas plus cher à collecter qu’elle ne va rapporter. je ne parle pas de l’effet sur l’utilisation de couverts jetables….

33.  Pierre-Ernest | 14/09/2008 @ 23:47 Répondre à ce commentaire

Une voiture qui produit moins de 60 g de CO2 au km bénéficie d’un bonus de 5000 €.
La « Nano » de l’Indien Tata est vendue 2000 $ et produit moins de 60 g de CO2 au km.
Je vous suggère un super business : Vous achetez 1 000 Nanos à Tata, et comme vous êtes un gros client, vous payez 2 500 $ CIF port français.
Vous payez la TVA : 19,6 %, soit 490 $.
prix total : 2 990 $ soit 2 106 € au cours actuel de 1,42 $ pour 1 €
Prix de revient total : 2 106 x 1 000 = 2 106 000 €
Vous touchez de M. Borloo : 5 000 x 1 000 = 5 000 000 €
Bénéfice : 2 894 000 €

Pas mal non ?

Si vous n’avez pas les 2 millions de départ, vous pouvez emprunter 10 000 € et commencer avec 3 voitures…

(En fait, il faut aussi compter le prix que vous devrez payer pour stocker les voitures en France. (L’idéal est de les garder 15 ans à la pluie pour qu’elles rouillent bien, et que vous puissiez ensuite toucher la prime pour les épaves, ce qui devrait largement payer l’entreposage). Je connais des paysans pas loin de chez moi qui pourraient louer sans problème un bout de champ pour ça).

Moralité : quand on bricole l’économie avec des primes, on fabrique toujours ce qu’on appelle des effets pervers, mais qu’on pourrait aussi appeler la prime à la c…..rie.

34.  miniTAX | 15/09/2008 @ 8:23 Répondre à ce commentaire

@Pierre-Ernest,
Incroyable, merci pour l’info PE. Avec 5000 € de prime pour une voiture à 2000 €, on se paye une voiture gratos et en plus, on repart avec 3000€.

Avec ça, je pourrais « offrir » une voiture (bon d’accord, c’est une Nano mais si on découpe le toit pour faire un gros pot à légumes, ça sert qd même) à chaque habitant de mon village, enfants et vieillards compris et en plus, je deviens millionnaire.

Et non, il n’y a pas d’arnaque, c’est le business plan fait par les fonctionnaires de Bercy, du béton !

35.  Flo | 15/09/2008 @ 10:45 Répondre à ce commentaire

@Pierre-Ernest

Encore faudrait-il que Tata trouve un endroit pour les fabriquer, car le gouvernement communiste du Bengale, mais très favorable à l’accueil des capitaux industriels (?!?) doit faire face à la révolte des paysans qui devaient être expulsés sine die pour permettre la construction des usines.
Du coup Mr Tata à repris ses billes et cherche un autre endroit.
Une délocalisation avant installation en somme.

36.  DM | 15/09/2008 @ 10:49 Répondre à ce commentaire

La construction avait déjà bien avancé.
Ailleurs il risque de rencontrer d’autre problèmes.

37.  Lambda | 15/09/2008 @ 10:50 Répondre à ce commentaire

Une délocalisation avant installation en somme.

En Somme !!! Hors de question que Tata vienne chez moi construire ses poubelles ! Je prépare mes pancartes..

38.  DM | 15/09/2008 @ 11:56 Répondre à ce commentaire

Tiens on est voisin 🙂 (PDC)

39.  Araucan | 15/09/2008 @ 12:08 Répondre à ce commentaire

peut-être que Citroenn devrait refaire des 2CV….

40.  Fabge | 15/09/2008 @ 17:42 Répondre à ce commentaire

@38 et 37

Et voilà un gars de l’Aisne pour compléter le tout!

41.  Florent76 | 2/11/2009 @ 19:51 Répondre à ce commentaire

Un autre article de Jean Martin :
L’effet de serre est saturé, mais en plus d’après lui les modèles climatiques du GIEC eux-mêmes sont bons pour la poubelle. Ils sortent des résultats à l’opposé de la réalité !

A lire et à proposer à certains sites amateurs de peer-review que cela ne manquera pas d’intéresser !!!

http://www.objectifliberte.fr/.....0be5b9970b

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