Réchauffement climatique : l’argument fallacieux de l’inaction

Par Bjørn Lomborg 

• • • • •

SAN JOSÉ, COSTA RICA – L'argument le plus fréquent pour justifier la nécessité de combattre le réchauffement climatique semble imparable et presque tous les dirigeants politiques y ont recours, pourtant il relève presque de l'escroquerie. Il est fondé sur la comparaison entre le coût de l'action et celui de l'inaction.

Ainsi, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'a employé cette année lorsqu'il a présenté le programme de l'UE pour faire face au réchauffement climatique. L'UE s'est engagée à une réduction de 20% de ses émissions de CO2 en 2020 à un coût que la Commission évalue à 0,5% du PIB, soit environ 60 milliards d'euro par an. C'est évidemment un coût énorme – entraînant une augmentation d'au moins 50% du budget de l'UE – et ce sera sans doute bien plus en réalité (la Commission avait fait auparavant une estimation du coût deux fois plus élevée que celle qu'elle fait aujourd'hui).

L'argument massue de Barroso était de dire : "ce coût est faible par rapport à celui de l'inaction". En affirmant cela il supposait que le prix de l'inaction "pourrait approcher 20% du PIB". Or il s'agit là d'une grossière surestimation, la plupart des modèles évaluant les dommages à 3% du PIB. Naturellement, les hommes politiques préfèrent dépenser 0,5% du PIB pour éviter plus tard une dépense de 20% du PIB. Cela semble parfaitement logique, jusqu'au moment où l'on réalise que Barroso compare deux choses qui n'ont rien à voir.

La dépense de 0,5% du PIB ne réduira que très peu l'émission globale de CO2. Si chacun au sein de l'UE respecte les exigences du programme jusqu'à la fin du siècle, la diminution de l'émission globale sera de 4% environ. Cela n'affectera l'augmentation de température attendue à la fin du siècle que de 0,05°C. En fait, l'ambitieux programme européen n'aura pratiquement pas d'impact sur le réchauffement climatique.

Barroso craint de devoir dépenser 20% du PIB en 2100, mais la dépense de 0,5% du PIB chaque année jusqu'à cette date n'y changera rien. Il y aura de toute façon un prix à payer à la fin du siècle, mais en suivant Barroso nous dépenserons une fortune en pure perte lors des 90 ans à venir.

Le tour de passe-passe fonctionne parce que nous croyons que l'action va éviter les conséquences de l'inaction. Or ce n'est pas vrai. Cela apparaît clairement si nous prenons à titre d'exemple des actions de bien plus petite envergure que celles envisagées par Barroso.

Supposons que l'UE décide d'installer une éolienne qui coûte une fortune au Berlaymont, son siège à Bruxelles, pour économiser une tonne de CO2 chaque année. Cela reviendra à un milliard de dollars, mais l'UE dit que c'est incroyablement bon marché comparé au coût de l'inaction, qui se chiffrera en milliers de milliards de dollars. Il est évident que l'éolienne à un milliard de dollars n'aura aucun effet sur les milliers de milliards que nous aurons à dépenser à la fin du siècle pour faire face aux dommages du réchauffement climatique.

L'argument de l'UE ressemble au fait de conseiller à une personne dont la jambe est atteinte de gangrène de dépenser 50 000 dollars pour un comprimé d'aspirine parce que ce coût est faible comparé à celui de l'inaction (perdre la jambe). Mais l'aspirine n'évitera pas l'amputation. L'argument de l'inaction est terriblement dangereux, parce que recommander l'aspirine détourne de meilleures solutions qui pourraient permettre de sauver la jambe.

De même, il est absurde de se polariser aujourd'hui sur une diminution inefficace des émissions de CO2 à cause de coûts dans un futur lointain qui ne pourront de toute façon pas être évités. Cela détourne de stratégies à long terme telles que l'investissement en recherche et développement dans le domaine énergétique qui permettrait de faire face au réchauffement climatique à bien moindre coût.

Si Barroso était le seul à tenir ce discours, on pourrait ne pas y prêter attention, mais le même argument est repris à l'infini par d'autres dirigeants. En Allemagne, Angela Merkel affirme que la diminution des émissions de CO2 "est avantageuse du point de vue économique", parce que "les conséquences économiques de l'inaction seraient dramatiques pour tout le monde". En Australie, Kevin Rudd estime lui aussi que "le coût de l'inaction surpasserait largement celui de l'action". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon a prononcé exactement les mêmes mots en public. Aux USA, John McCain et Barack Obama utilisent le même argument en faveur de la réduction des émissions de CO2.

Selon Diane Feinstein, membre du Sénat de Californie, il faut réduire les émissions de CO2 parce que si l'on n'agit pas, les neiges de la Sierra qui représentent une grande partie de l'eau potable de l'Etat auront diminué de 40% en 2050 en raison du réchauffement climatique. Mais elle oublie de dire que même une réduction substantielle des émissions de CO2 – pour un coût élevé – n'aura qu'un effet négligeable sur la fonte des neiges en 2050. Par contre, il faudrait peut-être investir dans des installations de stockage de l'eau.

De la même manière, quand les politiciens s'inquiètent de la diminution importante de la population des ours polaires en 2050, ils en font un argument en faveur de la diminution des émissions de carbone. Mais ils oublient de dire que cela n'aura guère d'effet sur la population des ours polaires. A la place, il vaudrait peut-être mieux arrêter d'abattre les 300 ours blancs que l'on chasse chaque année.

L'argument de l'inaction nous conduit à dépenser des sommes colossales dans des mesures qui n'auront pratiquement aucun effet sur le réchauffement climatique, au lieu d'investir dans des mesures efficaces. Nous n'accepterions pas le conseil d'un praticien nous incitant à acheter à prix d'or un comprimé d'aspirine parfaitement inutile contre la gangrène parce que son coût est moins élevé que celui de la perte de la jambe. Alors, pourquoi accepter un argument aussi fallacieux dans le débat concernant la décision de politique publique la plus chère de toute l'Histoire de l'humanité ?

Bjørn Lomborg est l'organisateur du Consensus de Copenhague, professeur adjoint à la Copenhagen Business School et auteur de deux livres, Cool It et The Skeptical Environmentalist.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
51.  Araucan | 28/09/2008 @ 12:03 Répondre à ce commentaire

@50 …. qui seron efficaces dans 50 ans. L’efficacité énergétique et la diminution des gaspillages sera bien plus performante au total.

52.  jeff hersson | 28/09/2008 @ 12:05 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
Faux, sur ce coup-là, la commission européenne n’y est pour rien. C’est Jospin qui à l’époque trouva ce moyen pour transférer artificiellement la dette monstrueuse des chemins de fer de la SNCF vers l’Infrastructure. Par contre, la commission s’engouffra dans la brèche pour commencer à réclamer l’ouverture des réseaux ferrés européens à la concurrence, avec le résultat désastreux qui est en train de se produire…

53.  joletaxi | 28/09/2008 @ 12:09 Répondre à ce commentaire

@49
Cela ne change pas grand chose au « smilblik ».Normalement RFF devrait facturer au coût réel,l’usage du réseau.Dernièrement, RFF avait souhaité augmenter ce prix, ce qui aurait multiplié le ticket de train de façon insupportable.Donc RFF continue à « pomper » dans la caisse publique.
Les plus grandes compagnies de chemin de fer étaient américaines,et je ne me lasse pas d’aller voir sur YouTube, les vestiges réhabilités de cette grande époque.Mais dans un pays de »libre concurrence non faussée » tout cela a fini aux oubliettes.C’est un choix de société.Mais cela n’empêche pas non plus d’expulser les gens de leurs logements,comme quoi,la vérité est encore au fond du puit….

54.  Araucan | 28/09/2008 @ 15:13 Répondre à ce commentaire

@jeff, je ne suis pas d’accord. il y a une politique délibérée, qui fait que dans les industries de réseau, le dogme est devenu de séparer les infrastructures de la vente des services. De cette manière, on fait reporter le coût d’investissement au public (cf la DeutscheBahn) et les bénéfices aux opérateurs privés qui obtiennent des concessions ou des licences : ex téléphonie filaire (en cours), voies ferrées, eau et assainissement, électricité (pour le moment ça bloque en France, à raison pour cause du nucléaire), autoroutes, etc…
Que Jospin ait utilisé l’obligation pour faire disparaître 30 Mrds de dette publique des comptes de l’Etat, ce ne sera ni le premier ni le dernier, et ça ne l’excuse pas pour autant. les allemands ont fait la même chose mais ont payé les dettes pour effacer l’ardoise. La France a reporté la dette qui a bien augmenté depuis.

55.  jeff hersson | 28/09/2008 @ 17:38 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
Oui, la politique est délibérée, certes, mais à l’époque, le gouvernement Jospin n’avait été nullement obligé par une quelconque réglementation européenne, celle-ci n’est venue qu’après, c’est ce que je voulais dire.
😉
Euh, on s’éloigne un peu du sujet initial, non ?

56.  Araucan | 28/09/2008 @ 17:59 Répondre à ce commentaire

@jeff,

Oui un peu. (j’ai eu la flemme de rechercher le texte UE, je vous fais confiance)

Voici de quoi méditer (me laisser un peu de temps pour traduire), voici la conclusions de Russel Lewis dans un article appelé Global alarmism, où notamment il décrit des alarmes environnementalistes antérieures (les pluies acides, le DDT, les ressources naturelles limitées).

http://www.iea.org.uk/files/upld-book440pdf?.pdf

Voici sa conclusion

Conclusion
After surveying a series of eco-alarms over the last generation or
so, The Economist (20 December 1997) concluded: ‘Forecasts of
scarcity and doom are not only invariably wrong, they think that
being wrong proves them right.’ It went on to chart the course
followed by virtually every environmental scare story.
• Year 1: the scientist finds some potential threat.
• Year 2: the journalists amplify and exaggerate it.
• Year 3: the environmentalists join the bandwagon.
• Year 4: the bureaucrats move in; an international conference
is demanded; regulations and targets proliferate.
• Year 5: a scapegoat, usually America (global warming), is
sought out and denounced.
• Year 6: doubts surface among scientists.
• Year 7: the quiet climbdown: the official consensus estimate
of the problem shrinks. The scare disappears not with a bang
but with a whimper.
If this is the way the world works, so be it, but it does not have
to be so. We can shrug our shoulders, but a real puzzle remains.
Why is the present such an age of anxiety? The human race, as
a whole, is healthier, better fed and housed, longer-lived and
more prosperous than at any time in history. Children no longer
die like flies. There is for most people far more security, leisure,
culture and entertainment than ever before, and, contrary to the
pessimists, who are always with us, the environment is vastly
improved, especially in terms of clean air and water and surround-
ings in country and town. If there is anything dysfunctional about
our civilisation, as Al Gore insists, it is that we are so blind to its
benefits.

It is possible to accept aspects of the science of global warming
without predicting a forthcoming apocalypse or highly coercive
and centralising government action to deal with the conse-
quences. The points raised in this chapter do not depend on
whether a specific scientific theory of climate change is right or
wrong: they are designed to illustrate that the consequences of
environmental and ecological change are regularly exaggerated.
But why do environmentalists cling so persistently on one pretext
after another to the idea that climate change will be the precursor
of forthcoming apocalypse? Michael Crichton believes that it is
because environmentalism has become a kind of fundamentalist
religion, which harks back to ancient myths deep rooted in the
human psyche, such as Eden, the fall of man, the loss of grace and
doomsday. As with other fundamentalist beliefs it is a matter of
faith which cannot be moved by argument or factual evidence
(Crichton, 2003). If this is so, these global environmental scares
will recede only when environmental bigotry yields to honest
scientific inquiry.

57.  Fabge | 28/09/2008 @ 18:40 Répondre à ce commentaire

Serge Galam est passé à l’émission Ce soir ou Jamais sur France3.

Comme d’habitude, le débat a été un peu noyé mais il s’est exprimé de manière intéressante et Michel Serres a pris le recul nécessaire face à la litanie habituelle.

http://ce-soir-ou-jamais.franc.....brique=362

58.  Fabge | 28/09/2008 @ 18:41 Répondre à ce commentaire

Emission du 25 septembre dernier

59.  Araucan | 28/09/2008 @ 19:09 Répondre à ce commentaire

Je l’ai acheté ce matin.

Sinon, voici la traduction promise. C’est surtout la première partie qui est la plus intéressante (évident, mais encore faut-il l’écrire).

Conclusion.

Après avoir suivi une série d’éco-alarmes sur à peu près un génération, l’Economiste (20/12/97) conclut : « Prévoir l’effroi et la catastrophe est non seulement invariablement faux, parce qu’ils pensent qu’être dans l’erreur prouve qu’ils sont dans le vrai ». On pourrait ainsi dessiner l’évolution virtuelle de toute histoire environnementale effrayante.
Année 1 : les scientifiques trouvent une menace potentielle.
Année 2: les journalistes l’amplifient et l’exagèrent
Année 3 : les environnementalistes les rejoignent
Année 4 : les bureaucrates bougent; une conférence internationale est requise; les normes et les objectifs prolifèrent.
Année 5 : un bouc émissaire est désigné; généralement les Etats-unis (cf le réchauffement climatique), est recherché et dénoncé.
Année 6 : les doutes apparaissent chez les scientifiques.
Année 7 : la chute tranquille : le consensus officiel sur l’évaluation du problème se déchire. La peur disparaît dans un souffle sans bruit.

Si c’est ainsi que le monde avance, ainsi soit-il, mais cela ne devrait pas être. Nous pouvons hausser les épaules, mais un réel problème persiste. Pourquoi notre époque est-elle anxieuse ? La race humaine, au total, est en meilleure santé, mieux nourrie et logée, vit plus longtemps et est plus prospère que jamais dans l’histoire. Les enfants ne meurent plus comme des mouches. pour la majorité, il y a plus de sécurité, de loisirs, de culture et d’amusements que jamais, et, contrairement aux pessimistes, toujours présents, l’environnement est largement amélioré, particulièrement en terme de pollution atmosphérique, d’eau et de vie en ville et à la campagne. S’il y a quelque chose qui ne marche pas dans notre civilisation, comme Al Gore le répète, c’est que nous sommes aveugles à ses bénéfices.

Il est possible de reconnaître certains aspects de la science du réchauffement climatique sans prédire l’apocalypse ou recommander une action gouvernementale mondiale et centralisée pour gérer les conséquences. Les aspects soulevés dans ce chapitre sont indépendants de la vérité ou non d’une théorie donnée du changement climatique : elles sont faites de telle façon que les conséquences environnementales et écologiques en sont régulièrement exagérées. Mais pourquoi les environnementalistes adhèrent-ils de manière si persistante à l’idée que le le changement climatique est le précurseur d’une apocalypse à venir ? Michael Crichton croit que c’est parce que l’environnementalisme est devenu une sorte de religion fondamentaliste, qui joue profondément sur sur les mythes anciens profondément enracinés dans la psyché humaine, tel que le Paradis, , la chute de l’homme, la perte de la grâce et le jugement dernier. comme d’autres croyances fondamentalistes, c’est une question de foi qui ne peut être évacuée par l’argumentation ou l’évidence des faits (Crichton, 2003). Si c’est bien cela, ces peurs environnementales mondiales ne diminueront que lorsque la bigoterie environnementale cédera à la recherche scientifique honnête.

60.  Araucan | 28/09/2008 @ 21:15 Répondre à ce commentaire

@Fabge

De fait, pauvre Galam n’a guère pu s’exprimer, ni finir ses raisonnements. Il a l’avantage d’être calme mais il est trop gentil.
L’économiste présent est un fabuleux vendeur de soupe (les cyclones augmentent en force et en intensité…) et refusait à l’avocat une compétence scientifique que lui n’avait pas (climatologie) : pénible.
Fedida parlait de politique, mais on le lui refusait le droit de s’exprimer.
Serres était intéressant mais oublie de dire que lui même aurait été impensable dans une société qui serait restée en mode chasseur-cueilleur (non que je dénigre cette forme de vie, car cela demande des compétences bien loin des nôtres, mais non pas moindres).
Etienne était de loin le plus mauvais et catastrophiste, quoiqu’il en dise.

Mais bon, c’est peut-être un début. On verra…

Combien a couté le bonus malus ? Juste pour rappeler que l’on fait de l’aide alimentaire en Europe et en France…..

61.  the fritz | 28/09/2008 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

Je ne regarde plus ce genre d’emissions; cela me rappelle les pub de Carrefour avec des images de maquereaux à trois euros le kilos, des cotes de moutons et des kiwis et un ordinateur en prime.
Quand est-ce qu’on arrêtera de vendre du changement climatique?? Avec Zizou regardant un ours amaigri sortir de l’onde et un épicéa tomber sous les tronconneuses des forestiers

62.  rincewind | 28/09/2008 @ 23:17 Répondre à ce commentaire

@Atracte,

Comment peut on croire qu’on produit trop et qu’on consomme trop alors même que 1/3 de l’humanité ne mange pas à sa faim et dispose pas des éléments sanitaires basiques : eau potable, égouts, médicaments, cuisine aérée…
Comment peut on croire qu’on manque de « ressources » alors qu’elles n’ont jamais été aussi abondantes dans toute l’histoire de l’humanité, qu’on n’en a jamais autant recyclées et qu’on en invente de nouvelles à un rythme inégalé.

Les « problèmes » de surconsommation et de ressources sont des problèmes hypothétiques et pour l’instant des NON-problèmes dont la manière de « résoudre » est loin d’être maîtrisée. Prétendre qu’il est justifié de s’occuper des faux problèmes alors qu’il y a d’innombrables problèmes avérés (malaria, sida, pauvreté, manque d’eau potable, faim…) dont on connaît la solution et dont on n’arrive pas à bout depuis des décennies faute de moyens matériels et humains relève de l’escroquerie intellectuelle. S’occuper de tels faux problèmes revient à souscrire à une assurance hors de prix contre l’innondation alors qu’on n’a même pas de quoi réparer le toit qui menace de s’effondrer. Ca défie le bon sens le plus élémentaire.

63.  Wuethrich | 29/09/2008 @ 9:36 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
Un peu HS, mais intéressant, une information afirmant que 2008 est une des 10 années les plus chaudes depuis qu’existent les mesures!!!

Mais malgré des conditions favorables à la baisse des températures(absence de taches solaire,la Nina), 2008 devrait être marquée par des valeurs supérieures à la moyenne 1960–1990. Avec un écart de 0,37° C, elle devrait même figurer dans le top 10 des années les plus chaudes depuis que les mesures existent, soit depuis 1850. Selon les mêmes spécialistes du UK Met Office, le retour à la normale autour du Pacifique et la reprise prochaine de l’activité des tâches solaires devraient se traduire par une nouvelle hausse des températures.

64.  Araucan | 29/09/2008 @ 10:29 Répondre à ce commentaire

@Wuethrich,

Ptêt-ben qu’oui,
href= »http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1960/offset:-0.15/mean:24/plot/gistemp/from:1960/offset:-0.24/mean:24/plot/uah/from:1960/mean:24/plot/rss/from:1960/mean:24″

65.  Outrecuistre | 29/09/2008 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

Et que disent-ils pour 2009 aussi?

Pathétique.

66.  Fabge | 29/09/2008 @ 11:30 Répondre à ce commentaire

Notons qu’il est assez logique que, après un pic comme celui de 1998, les températures mettent un temps avant de repartir à la baisse : il faut un certain délai pour évacuer toutes ces calories. C’est ce qui s’est passé lors du réchauffement des années 30.

Quant à l’expression « depuis 1850 », elle ne devrait plus exister, tant il est difficile de comparer des mesures faites actuellement avec celles qui étaient réalisées au début du XXè siècle. Notons au passage que Météo-France refuse de valider les mesures effectuées par son propre réseau avant 1950, tout simplement parce qu’il n’y a pas de métadonnées, c’est-à-dire qu’on ne sait pas exactement quelles étaient les conditions de mesure. Ceci n’empêche nullement de donner des tendances, le brusque réchauffement des années 20, le refroidissement des années 50, etc… mais l’incertitude de mesures est de l’ordre de grandeur de l’écart annoncé.

67.  DM | 29/09/2008 @ 11:43 Répondre à ce commentaire

Chacun peut quand même penser pour lui même, faire le tri des infos, et surtout essayer d’agir sagement.
Perso mes changements sont du à des soucis économiques avant tout, également avec une notion d' »écologie » dans la tête.
C’est ce qui m’a motivé il y a 10 ans pour rouler au GPL (alors que la crainte populaire « ca explose » etc.. freinait les ventes), je ne compte plus les économies réalisées, d’autant plus quand j’ai pu faire régulièrement mon plein en belgique (encore autour de 0.55 €/l en ce moment).
C’est ce qui m’a motivé pour rouler en VAE + train pour aller au boulot plutot que la voiture. Sans doute sensibilisé par la pollution insupportable en ville (même s’il parait qu’il y a des progrés, mais les micro-particules sont pas glop). Encore des économies.
Pareil pour l’eau, pour le chauffage etc.. un logement bien isolé, bien exposé, et hop 30 €/mois de courant tout compris (pour un T2).

Pas besoin de se culpabiliser, chacun fait ce qu’il veut, nous n’avons pas un magnum derrière la tempe.
Je rejette d’ailleurs les écolos extrémistes (en tant que groupe d’idée, je ne rejette aucun individu) et leurs pensées justement culpabilisatrice.

Mais dans mon enfance on m’a appris quelque chose qui ne date pas d’hier, bien avant qu’on parle pollution et réchauffement : ne pas gaspiller.

68.  Araucan | 29/09/2008 @ 13:38 Répondre à ce commentaire

@Outrecuistre,

Histoire de s’amuser allez faire un tour de ce coté

http://www.meteolafleche.com/

69.  jeff hersson | 30/09/2008 @ 9:13 Répondre à ce commentaire

et voilà que le nouvel obs en remet une couche !

mon dieu, l’europe est en danger !!!

70.  Araucan | 30/09/2008 @ 10:07 Répondre à ce commentaire

@69
Je cite

De récentes estimations indiquent que les pertes liées à la montée des eaux pourraient atteindre 18 milliards d’euros par an en 2080.

et

Le rapport affirme, enfin, que l’Europe a une obligation morale d’aider les populations des pays en voie de développement à faire face à ces changements climatiques.

Si je puis dire avec les circonstances actuelles, ce genre d’annonce pour 2080 cela fait plouf. (à propos, en cumulé ou en annuel ?)

C’est quoi une obligation morale ?

71.  chria | 30/09/2008 @ 10:11 Répondre à ce commentaire

C’est quand tu as fait une connerie et que tu dois réparer.
Mais je sais ce que tu vas dire : quelle connerie ?

72.  Araucan | 30/09/2008 @ 10:36 Répondre à ce commentaire

Exactement, on ne refait pas l’histoire. D’autant plus, il est difficile de reprocher aux gens d’une époque, les conséquences de leurs faits et gestes qu’ils ne pouvaient connaître (connaissances de l’époque : que l’on ne me cite Arrhénius, j’explose). Ces réécritures de l’histoire (1) m’agacent, d’autant plus que les générations suivantes n’ont fait qu’hériter : il reste à démonter aussi qu’elles ne sont pas contentes de l’héritage, généralement ce n’est le fait que de minorités (en Occident) parce que nous sommes tous contents d’avoir chaud en hiver, d’avoir à manger matin midi et soir et d’aller à l’école et même parfois d’avoir trois sous d’économies (enfin d’avoir eu), ce que nos ancêtres pour la plupart n’avaient pas.
Si les chinois avaient fait la révolution industrielle, je pense que les questions seraient posées d’une toute autre façon (d’ailleurs je me demande si ce ne sont pas eux qui ont découvert l’usage du charbon, à vérifier).
Une autre question est d’en tirer les leçons et la façon de le faire…

Juste une remarque : et que tu dois réparer. Plutôt que devoir (obligation extérieure) je dirais plutôt , et que tu te sens l’obligation de faire quelque chose en réparation/compensation : mais cela va fondre bien plus vite que le Groenland en été.
Le post kyoto 2012 sur les bases actuelles est en train de mourir.

Note (1) : il est d ‘ailleurs plus intéressant et plus difficile de comprendre ce que nos ancêtres avaient dans la tête et pourquoi ils faisaient certaines choses.

73.  miniTAX | 30/09/2008 @ 17:15 Répondre à ce commentaire

C’est quoi une obligation morale ?

un chantage au bon sentiment ?

74.  miniTAX | 30/09/2008 @ 17:28 Répondre à ce commentaire

Exactement, on ne refait pas l’histoire.

Il ne s’agit même pas de l’histoire. L’obligation de réparation des torts s’applique à des dégâts avérés. Là on veut nous culpabiliser pour réparer des éventuels hypothétiques dégâts futurs simulés par des modèles non validés et cela en engageant des actions dont tout le monde connaît parfaitement l’inutilité : même si Kyoto est parfaitement respecté et maintenu jusqu’à la fin du siècle, on éviterait un réchauffement de 0,06°C (!) en 2100.

Il faut être idiot pour ne pas sentir l’arnaque. Ca ne vaut pas plus que faire des offrandes pour avoir un bon Karma et se réincarner en aigle des montagnes et non en cafard: c’est juste de la religion. Mais contrairement à la « protection du climat », l’offrande, elle a au moins son utilité.

75.  Araucan | 30/09/2008 @ 17:32 Répondre à ce commentaire

C’est se mettre soi-même dans un chantage au bon sentiment et à la culpabilité, c’est pire.

76.  chria | 30/09/2008 @ 20:09 Répondre à ce commentaire

« Pour réduire les émissions de GES, il ne faut surtout pas culpabiliser les gens, il faut leur montrer quelles économies ils peuvent faire »
C’est un principe aujourd’hui appliqué par les services de com de tous les politiques…

77.  miniTAX | 30/09/2008 @ 23:44 Répondre à ce commentaire

“Pour réduire les émissions de GES, il ne faut surtout pas culpabiliser les gens, il faut leur montrer quelles économies ils peuvent faire”
C’est un principe aujourd’hui appliqué par les services de com de tous les politiques…

Ha elle est bonne celle-là. C’est l’Etat, avec ses 65% PIB de dettes et ses 50 milliards/an de déficit qui montre aux gens comment faire des économies. Warrfffff.
C’est pas un service de com qu’il faut aux politiques mais une bonne salle de prières.

78.  Flo | 1/10/2008 @ 9:32 Répondre à ce commentaire

Hi Hi Hi!
Quand ils sont venus au Palais pour se faire recadrer par le grand patron, Borloo (qui était à Monaco le matin), sa porte serviette Polytechnicienne, et le comptable de l’Etat sont arrivés dans l’odre dans les trois plus grosses berlines de la production Française.

La semaine dernière jeudi 18h30 Toulon : grand discours sur comment sauver la planète financière devant le gouvernement au grand complet. Mesure phare : extension de la fiscalité verte.
Ces donneurs de leçons sinon d’exemple ont ils eu la riche idée d’affrêter un avion pour continuer la fête tous ensembles (avec nos sous), voire (quelle horreur) de prendre un avion de ligne? Que nenni, ils ont jugé plus commode de revenir en ordre dispersé. Il y avait un de ces trafics au dessus de Villacoublay Jeudi soir vers 22h30!

Encore ce week-end le Premier Ministre a échappé de peu à la collision de « son » (sic) Falcon 900 avec un avion de tourisme égaré.
S’en revenait-il d’une réunion d’urgence à l’autre bout de l’Europe pour sauver le monde? Non, il avait préféré le Falcon 900 au Falcon 50 (1/3 moins cher de l’heure mais re sic quand même) plus grand et plus pratique pour s’en revenir à Paris avec famille et gardes du corps après un week-end passé dans sa résidence de la…Sarthe!

79.  chria | 1/10/2008 @ 9:46 Répondre à ce commentaire

@ minitax
Eh oui elle est bien bonne, surtout quand on lit le commentaire de Flo…

80.  jeff hersson | 1/10/2008 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

@miniTAX,

Ha elle est bonne celle-là. C’est l’Etat, avec ses 65% PIB de dettes et ses 50 milliards/an de déficit qui montre aux gens comment faire des économies. Warrfffff.
C’est pas un service de com qu’il faut aux politiques mais une bonne salle de prières.

doublée d’un bon syndic de faillite ! 🙂

Sorry, the comment form is closed at this time.