La crise économique menace les mesures contre le changement climatique de l’UE

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(BRUXELLES) – Le récent ralentissement économique pourrait pousser l'Union européenne à afficher des ambitions plus modestes dans sa lutte contre le changement climatique.

Bien que la Commission européenne a dit qu'il veut réduire les gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020, les chefs d'entreprise s'opposent au recours à des amendes pour obliger l'industrie à réduire ses émissions – en particulier dans le contexte de la crise économique actuelle.

Le coût pour l'industrie est estimé à quelque 44 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020, avec le prix de la tonne de C02 à 30 euros.

Les dirigeants d'entreprise ont dénoncé le plan comme une "taxe" en menaçant d'investir ailleurs et de déplacer leurs activités polluantes hors de l'Europe.

Face à la menace de pertes d'emplois, les gouvernements sont sous la pression.

"Comme la situation économique devient de plus en plus difficile, il est normal que le gouvernement soit de plus en plus sur la défensive sur la question du changement climatique car les efforts nécessaires entraîneront des coûts supplémentaires à court terme," a déclaré à l'AFP un haut fonctionnaire de la Commission sous réserve d'anonymat.

Un certain nombre de politiciens européens évoquement désormais ouvertement la dilution, voire l'abandon du projet.

"Ce plan est un tas de détritus. Il est politiquement correct, mais il ne se fera pas," dit l'ex-Premier ministre italien Guilano Amato la fin du mois d'août.

Renato Brunetta, ministre italien de l'innovation, a été tout aussi brutal.

"Si cela arrive, ça serait tuer la reprise économique. Personne n'est obligé de se suicider", a déclaré Brunetta, économiste de formation.

Un négociateur impliqué dans les pourparlers entre la Commission et les États membres, a déclaré: "Nous entendons de plus en plus ce genre d'arguments de plus en plus, notamment de pays comme l'Italie et l'Allemagne, où l'industrie est de plus en plus inquiète."

Bruxelles a pris la menace très au sérieux, a ajouté le diplomate.

Le commissaire à l'Environnement de l'UE, Stavros Dimas a cependant de son côté appelé publiquement les politiciens et les entreprises à ne pas s'opposer à ces mesures.

Et président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a déclaré: "Je compte sur l'autorité de M. Sarkozy pour que le plan soit adopté sans être diluée avant la fin de l'année".

La France a fait ce plan l'une de ses priorités au cours de sa présidence de l'UE. Mais les difficultés de Sarkozy à trouver un accord sur la façon de financer sa "révolution écologique" en France même suggèrent l'ampleur de la tâche pour l'UE.

Les négociateurs français ont encore quelques semaines et deux réunions ministérielles pour se mettre d'accord sur une position commune qui sera présentée au Parlement européen en Octobre, en vue de parvenir à un accord avant la fin de l'année.

"Il n'y a pas eu de percée fondamentale encore, mais la phase finale des négociations a commencé et à condition que la situation économique ne s'aggrave pas, nous espérons trouver un accord," affirme un négociateur.

Le plan a deux objectifs, a déclaré la même source : "Il s'agit de mettre en place les outils nécessaires pour maintenir la compétitivité de l'industrie européenne et aider les États membres à atteindre leurs objectifs nationaux."

Mais le négociateur a mis en garde: "Certaines décisions sont très politiques et impliquent des compromis."

Source

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201.  scaletrans | 23/10/2008 @ 10:25 Répondre à ce commentaire

@Chria,

Dans un sens, vous avez raison. J’ai toujours été partisan d’en rester à l’aspect SCIENTIFIQUE, même s’il est loisible de contester les décisions POLITIQUES qui découlent d’une analyse biaisée (le mot est faible). Et, par ce qui précède, on ne peut nier que le problème ne nous oblige à parler de POLITIQUE & d’IDEOLOGIE, mais ce sont les promoteurs de la FARCE eux-mêmes qui se sont mis sur ce terrain, en méprisant l’esprit scientifique qui a affaire avec l’amour de la Vérité. Ils sont donc des artisans de mensonge, ouvriers d’un MENSONGE plus vaste. Je n’irai pas plus loin…

202.  Chria | 23/10/2008 @ 10:29 Répondre à ce commentaire

Vous avez raison aussi

203.  Fabge | 23/10/2008 @ 10:36 Répondre à ce commentaire

L’étude des tenants et aboutissants d’une politique peut aussi être abordée au niveau scientifique. On n’est plus dans le registre des sciences physiques mais dans celui des sciences humaines. C’est plus ardu mais c’est certaines fois beaucoup plus utile.

204.  Araucan | 23/10/2008 @ 18:00 Répondre à ce commentaire

Celle-là est très très bonne….mais ne pas oublier qu’il y a un achat d’un second avion en vue et qu’en matière environnementale, on se fait toujours rattraper par plus puritain que vous.

Bilan carbone des déplacements présidentiels: autant que 1.000 Francais pendant un an

il y a 6 heures 59 mins
AFP

Le bilan carbone des déplacements du président de la République, c’est-à-dire les émissions de CO2 ainsi dégagées, depuis le Grenelle de l’environnement en octobre 2007, est équivalent à celui de 1.000 Français pendant un an, selon les calculs du magazine Terre Economica.
En onze mois, la facture écologique du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, atteint 7.061 tonnes de CO2 (dioxyde de carbone, l’un des principaux gaz à effet de serre), selon le mensuel.

« C’est l’équivalent des émissions totales annuelles –transport, logement, nourriture– de 1.000 Français ordinaires ou du village de Monbazillac », estime le magazine qui souligne aussi que ce bilan est « forcément sous-évalué » puisqu’il ne tient pas compte des escapades privées du président.

Et ce bilan risque d’exploser l’an prochain, poursuit-il: avec le nouvel A330-300 commandé par la présidence pour ses longs courriers, « elle va doubler ses émissions » en vol: « Si l’A330-300 avait été utilisé sur les 300.000 kilomètres de l’année dernière, il aurait émis 13.956 tonnes équivalent CO2 » contre 7.061.

Terra Economica se défend de vouloir « stigmatiser » le chef de l’Etat, « contraint de se déplacer souvent et très loin parfois », mais lui propose quelques aménagements pour améliorer son bilan carbone.

Il suggère ainsi de « faire un chèque de 25 M d’euros (source Alstom Transport) pour s’offrir une rame de TGV pour les déplacements nationaux » (soit une économie de 720 t de CO2); de « réserver une Prius (avec chauffeur) », la voiture hybride la plus vendue au monde; de s’accorder avec une entreprise de visioconférence, ou de « prendre exemple sur Lance Armstrong et opter pour le 2 roues ».

205.  Curieux | 23/10/2008 @ 23:46 Répondre à ce commentaire

Terre Economica calcul le bilan carbone de notre Nicolas… Ah, mais lequel ?
Parce que le Hulot ça doit être bien pire et un Al gore et un « Kyoto », un « Montréal », un Bali.
Sectaire, vous avez dit sectaire ?

206.  Araucan | 24/10/2008 @ 11:05 Répondre à ce commentaire

Peu de temps après la dépêche disait que le bilan carbone de NS était équivalant à 870 vaches à peu près. Pauvres bêtes…

207.  Astre Noir | 24/10/2008 @ 13:51 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

le bilan carbone de NS était équivalant à 870 vaches

Mais dites moi, ça peut être considéré comme offense à chef de l’Etat, ça, non ?

208.  Araucan | 24/10/2008 @ 16:32 Répondre à ce commentaire

C’est pas moi qui l’ai écrit le premier. Mais je rectifie : dans la dépêche Yahoo, c’était 823 exactement….

Mais comme je le disais auparavant, il est toujours possible de trouver plus puritain que soi : quel est le bilan carbone du journal Terra economica ?

Par contre, voir leur page :
http://www.terra-economica.info/-L-Objet-.html
J’ai regardé la bière… 😆

209.  miniTAX | 24/10/2008 @ 17:14 Répondre à ce commentaire

Par contre, voir leur page :
http://www.terra-economica.info/-L-Objet-.html
J’ai regardé la bière… 😆

@Araucan,
Ah oui quand-même ! Je ne sais pas si la Terre est ravagée ou non mais ces protecteurs auto-proclamés de la Terre eux, le sont, il n’y a aucun doute.

210.  jeff hersson | 24/10/2008 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

@Astre Noir,

le bilan carbone de NS était équivalant à 870 vaches

Mais dites moi, ça peut être considéré comme offense à chef de l’Etat, ça, non ?

Le syndicat des vaches a déposé plainte.

211.  Araucan | 24/10/2008 @ 17:56 Répondre à ce commentaire

Cela m’a bien amusé : dans mon village, quand j’étais jeune, il y avait une brasserie. Les déchets de fermentation étaient épandus dans les champs (cela sent meilleurs que les lisiers…) et le test à la sortie de la station d’épuration consistait à élever des truites….
En plus cela faisait quelques centaines d’emplois…

212.  scaletrans | 24/10/2008 @ 20:41 Répondre à ce commentaire

Une preuve du RCA

http://cigalemistralavande.cen.....la-planete

213.  Chria | 24/10/2008 @ 23:56 Répondre à ce commentaire

Chouette, tous à poil d’ici 20 ans ! 😆

214.  jeff hersson | 26/10/2008 @ 17:41 Répondre à ce commentaire

Barroso balise sec !

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé samedi à ne pas oublier les engagements pour combattre le changement climatique, malgré la crise financière, à l’issue du sommet Asie-Europe de Pékin.

« La crise financière n’est pas une raison et ne devrait pas être un prétexte pour repousser nos engagements en matière de lutte contre le changement climatique », a lancé samedi M. Barroso lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet bisannuel qui a réuni vendredi et samedi une quarantaine de dirigeants asiatiques et européens à Pékin.

« Ce n’est pas parce qu’il y a une crise financière que la menace du changement climatique disparaît », a-t-il ajouté.

Si le sommet Asie-Europe (Asem) a été accaparé par la crise financière, au moment où les marchés boursiers replongeaient, les membres de l’Asem ont cependant adopté la « Déclaration de Pékin sur le développement durable », dans laquelle est notamment abordée la question du changement climatique.

« Nous soulignons le besoin d’une vision commune pour une action de coopération à long terme, y compris d’un objectif global à long terme de réduction des émissions », est-il dit dans cette déclaration publiée samedi à l’issue des deux jours de réunion.

L’Union européenne (UE), dont M. Sarkozy exerce la présidence tournante, doit adopter en décembre un plan ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses 27 membres de 20% d’ici 2020, à porter à 20% la part des énergies renouvelables et à faire 20% d’économies d’énergie.

Ce plan est toutefois fortement contesté par l’Italie et les pays d’Europe de l’Est, notamment la Pologne.

Les puissances émergentes, dont les deux géants économiques asiatiques la Chine et l’Inde, refusent d’annoncer des chiffres précis de réduction de leurs émission de gaz à effet de serre pour le futur accord mondial en cours de négociations sous l’égide de l’ONU,

215.  Araucan | 26/10/2008 @ 18:53 Répondre à ce commentaire

Lien de la déclaration UE/Asem sur le changement climatique

http://www.ue2008.fr/webdav/si.....opment.pdf

216.  Jean-Luc Léonard | 26/10/2008 @ 19:50 Répondre à ce commentaire

A lire les commentaires impitoyables du physicien Jean Martin sur http://www.pensee-unique.fr, l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique, et probablement aussi celle du réchauffement climatique tout court, ont des tonnes de plomb dans l’aile. Mais hélas, l’idée du réchauffement dû à l’homme et de la planète menacée à sauver a déjà contaminé tout l’inconscient collectif, jusqu’aux enfants d’école primaire. Il est à craindre que, même si la baudruche scientifique se dégonfle, la politique anti-carbone sera maintenue et qu’elle coûtera des milliards et des milliards d’euros.

Je ne conteste pas l’utilité des économies d’énergie qui se justifient en tout état de cause, ni la diversification des sources, nécessaire en toute hypothèse pour assurer ce qui peut l’être d’indépendance énergétique.

Ce que je redoute, c’est la folie des énergies prétendûment durables et renouvelables qui coûtent la peau des fesses au consommateur-contribuable, lequel paye les kWh réputés verts à 3, 4 ou 5 fois leur valeur marchande. C’est aussi le feu vert donné (c’est le cas de le dire) à une nouvelle classe de taxes que les politiciens vont pouvoir imposer au nom de l’intérêt supérieur de la Nature en péril; ils y seront encouragés par le clan des climatologues réchauffistes et de leurs innombrables courtisans qui ont pris goût aux grasses subventions, aux réunions internationales exotiques, au parfum des médias et aux incantations écolo-prophétiques.

C’est aussi ce fumeux marché des émissions CO2 dont les banques se sont emparées dès avant la présente crise et sur lequel elles vont demain regonfler la prochaine bulle toxique. Faut-il rappeler que les modèles mathématiques sophitiqués des banques avaient décerné un ‘rating’ de haute fiabilité aux montages financiers incluant les subprimes et que l’une des banques les plus impliquées dans le marché des émissions carboniques était Lehman Brothers? C’était la banque d’Al Gore, paraît-il…

217.  Araucan | 26/10/2008 @ 20:26 Répondre à ce commentaire

Beaucoup ont les mêmes craintes ici, je pense.

Même la caisse des dépôts s’y met

http://www.caissedesdepots.fr/spip.php?article38.

Et si les anglais sont si fanas du réchauffement climatique (qui leur serait pourtant bien utile), c’est que cela leur permettra d’accroitre la surface financière de la place de Londres. CQFD.

218.  Araucan | 26/10/2008 @ 23:15 Répondre à ce commentaire

Où mènent les crédits carbone ?
http://www.spiked-online.com/i.....icle/5750/

219.  miniTAX | 27/10/2008 @ 0:17 Répondre à ce commentaire

Euh sérieux, si vous croyez qu’une « bulle toxique » de CO2 va pouvoir se former sur le marché financier, vous êtes complètement dans la délusion, comme Barroso et De Boer. Tant qu’il y avait du fric dans une économie en pleine euphorie, l’extorsion de fond par les brasseurs de vent pouvait se faire sans trop soulever l’indignation. Mais maintenant avec la crise, ceux qui pensent pouvoir continuer à vendre du vent quand les gens n’ont même plus de quoi acheter la bouffe, ils se mettent le doigt dans l’oeil.

La bulle de gaz satanique, elle, a déjà explosé en plein vol: regardez en ce moment le sort des entreprises de « greentech » et sous peu, la bourse du carbone quand les négociations pour Post-Kyoto partiront en sucette (bourse qui, je le rappelle pour ceux qui ont la mémoire courte, s’est déjà vautrée lamentablement en 2007, avec le prix de la tonne de carbone à 2 centimes).

220.  Araucan | 27/10/2008 @ 0:28 Répondre à ce commentaire

@miniTAX,

Il est vrai que les circonstances présentes reculent cette perspective , mais les achats de crédits carbone se poursuivent (allez faire un tour sur Reuters, même les US s’y mettent). Et il n’est pas impossible que certains se jettent dessus vu que sur les autres marchés ça plonge.
Et il faut arrêter de parler de marché carbone, c’est une taxe obligatoire où l’on aura l’illusion de choisir son prix.
Et c’est bien parce que ça a plongé qu’il faut s’en méfier les prévisions sur l’économie n’étant pas si fiables que cela.
Le système vient d’être mis en place par l’UE pour le secteur aérien…

221.  miniTAX | 27/10/2008 @ 1:08 Répondre à ce commentaire

@220 Araucan,
Je crois que vous ne savez pas toute l’histoire: la bulle des matières premières puis la crise ont fait bien plus pour la réduction des émissions de CO2 que tous les protocoles et palabres internationaux réunis. Ce qui veut dire toutes les industries qui ont obtenus des quotas en ont maintenant trop (quand vous faites du chômage technique pour réduire l’activité, vous n’émettez pas de CO2 donc ça fait autant de quotas en PLUS à refourguer). Ce qui veut dire que les vendeurs sont trop nombreux par rapport aux acheteurs. Ce qui veut dire que les prix à la Bourse seront à la cave.

Les banques ont déjà perdu leur slip en spéculant sur les matières premières et les produits agricoles (dont les prix ont été divisés par 2 en quelques mois), vous croyez qu’elles vont acheter des quotas carbones en sachant que les vendeurs se bousculent pour vendre ? Le prix de la tonne est passé de 25$ à moins de 20$ depuis 2 semaines, il faut être fou pour en acheter en sachant que c’est du vent, d’autant plus que les caisses sont vides.

Toute cette affaire va finir en eau de boudin, comme toute grosse arnaque et il n’y aura pas de cavalerie qui volera au secours des truands. La question qui reste n’est pas « si », mais « quand ».

222.  laurent | 27/10/2008 @ 1:31 Répondre à ce commentaire

Comme si les acteurs des marchés financiers étaient 100% rationnels… 😉

Bien sur que toute cette affaire va finir en eau de boudin (pas forcément demain…) … mais avant, il va y avoir quelques indigestions.
Et tant qu’il y a aura des subventions pour les énergies renouvelable (et à ma connaissance, il y en a encore un paquet…), il y aura des malins pour les capter, et d’autres malins pour spéculer dessus…

223.  Araucan | 27/10/2008 @ 1:33 Répondre à ce commentaire

Certes, mais comme ce n’est pas la bourse, il suffit de baisser les quotas l’année prochaine. Si c’était un vrai marché, vous auriez entièrement raison : mais ce n’est pas un vrai marché , c’est une taxe déguisée, on oblige donc à acheter soit aux enchères soit sur les marchés de revente…Et les quotas sont fixés par les Etats ou l’UE en Europe…

http://www.reuters.com/article.....BJ20081023

http://www.reuters.com/article.....EX20081022

http://www.reuters.com/article.....5520081022

Mais s’il y a trop de chomage, on verra les contorsions. Pour le moment, les politiques croient encore que cela va redémarrer assez vite et veulent être pushy à la prochaine réunion de la CCNUCC.
Les gens n’ont encore pas compris les effets pervers…
Mais tout le monde est dans le noir (de carbone…) pour le moment, donc on fait comme si on maîtrisait le chaos.
J’aime beaucoup l’expression 😥 « les conséquences de la crise sur l’économie réelle » : c’est comme si on avait vécu comme si l’argent n’avait pas de lien avec le reste…et que maintenant on redécouvrait comment ça marche.
C’est bien parce que les marchés carbone sont par nature des bulles entretenues par les Etats, que l’on mettra du temps à s’en débarrasser.

224.  miniTAX | 27/10/2008 @ 10:10 Répondre à ce commentaire

Comme si les acteurs des marchés financiers étaient 100% rationnels… 😉

Bien sûr que les acteurs sont rationnels, c’est le total qui ne l’est pas ! C’est une psychologie de groupe valable pour toute foule, que ce soit dans un match de foot ou à la bourse. C’est ceux qui ne connaissent rien à la finance qui disent le contraire. Quand vous engagez de l’argent, soit vous êtes obligé d’être rationnel, soit vous êtes pauvre.

Aussi surprenant que ça puisse paraître, quand tout le monde vend ou achète, la chose la plus rationnelle à faire c’est de suivre le mouvement, pas de jouer au contrarian (sauf si on s’appelle Soros, Buffett, ou Lynch).

225.  Araucan | 27/10/2008 @ 11:55 Répondre à ce commentaire

Ben, y’en a qui appliquent la méthode Coué à haute dose !

Risks of global warming greater than financial crisis: Stern
Mon Oct 27, 2008 2:53am EDT

By James Pomfret

HONG KONG (Reuters) – The risks of inaction over climate change far outweigh the turmoil of the global financial crisis, a leading climate change expert said on Monday, while calling for new fiscal spending tailored to low carbon growth.

« The risk consequences of ignoring climate change will be very much bigger than the consequences of ignoring risks in the financial system, » said Nicholas Stern, a former British Treasury economist, who released a seminal report in 2006 that said inaction on emissions blamed for global warming could cause economic pain equal to the Great Depression.

« That’s a very important lesson, tackle risk early, » Stern told a climate and carbon conference in Hong Kong.

As countries around the world move from deploying monetary and financial stabilization measures, to boosting fiscal spending to mend real economies, Stern said the opportunity was there to bring about a new, greener, carbon-reducing world order.

« The lesson that we can draw out from this recession, is that you can boost demand in the best way possible by focusing on low carbon growth in future, » Stern said, including greater public spending on mass public transport, energy and green technologies.

Stern’s warning comes on the heels of last week’s Asia-Europe or ASEM meeting in Beijing, where China indicated in talks it was committed to seeking a climate change pact in vital end-game talks in Copenhagen at the end of next year.

Leaders at the summit also urged countries not to use global economic upheaval as a reason for delaying a deal. Partly as a result of the darkening global economic outlook, Italian Prime Minister Silvio Berlusconi recently warned that 10 other EU nations backed his efforts to block an EU climate plan, prompting further doubts over European action on global warming.

Yet Stern remained optimistic, saying while talks would be « very tense » the likelihood of a deal in Copenhagen to reduce carbon emissions by 50 percent by 2050 remained « very high. »

Any deal would have to iron out differences between the United States, historically the largest greenhouse gas emitter, and rapidly developing countries like China, which by some accounts has surpassed the United States on emissions.

China, with its bulging output of carbon dioxide, the main greenhouse gas behind global warming, was singled out by Stern along with the U.S. as pivotal in the talks, with the next U.S. president likely to be much more proactive than George W. Bush.

« The U.S. and China will be the key leaders for a global deal. Either one of them could kill it, and I don’t think either one of them will kill it. »

Fresh from a trip to China, Stern said China’s next national economic blueprint or five-year plan would acknowledge its key role to stave off a big rise in global temperatures, the melting of ice-caps and destructive rises in sea levels the world over.

« I think we’ll see the 12th five-year plan focus on low carbon growth, » he said.

(Editing by Jeremy Laurence)

226.  jeff hersson | 27/10/2008 @ 15:57 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
Sir Nicholas Stern est un des pires alarmistes du RCA que l’on puisse trouver dans ce bas monde. Un de ces mecs qui rêvent de nous ramener à l’âge de pierre pour « sauver » la planète !

tiens, moi aussi j’ai une perle, signée cette fois des écoterroristes de Greenpeace !

D’ici 2090, le monde pourrait se passer des carburants d’origine fossile en consacrant des milliers de milliards de dollars à une « révolution » qui imposerait les énergies renouvelables, affirment Greenpeace et le Conseil européen de l’énergie renouvelable (EREC).

Dans une étude de 210 pages rendue publique lundi, le groupe de défense de l’environnement et l’ONG qui réunit depuis huit ans des associations industrielles et commerciales, examinent en détails les moyens de modifier les sources d’énergie pour combattre les émissions de gaz à effet de serre (GES).

« D’ici 2090, l’énergie renouvelable pourrait couvrir tous les besoins de la planète », affirme cette étude intitulée « Energy (R)evolution ».

Des mesures encore plus radicales permettraient même d’abandonner le charbon dès 2050 si les nouvelles centrales adoptaient rapidement les énergies renouvelables.

L’énergie solaire, la biomasse – les matières organiques susceptibles d’être des sources d’énergie -, les énergies géothermique ou éolienne pourraient donc être imposées d’ici la fin du siècle pour enrayer le réchauffement climatique.

Jusqu’en 2030, période sur laquelle se concentre tout particulièrement l’étude, il faudrait consacrer 14,7 billions de dollars (un billion = mille milliards) à cette révolution énergétique.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui conseille les nations industrielles, évalue, elle, les investissements mondiaux dans le domaine énergétique à 11,3 trillions de dollars jusqu’en 2030, en mettant toujours l’accent sur les énergies fossiles et le nucléaire.

UN TRAVAIL « RIGOUREUX »

Rajendra Pachauri, qui dirige le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), organisme mis en place par l’Onu et qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore, juge dans la préface de cette étude que les travaux menés par Greenpeace et l’EREC sont « exhaustifs et rigoureux ».

« Même ceux qui ne sont pas d’accord avec l’analyse présentée trouveraient peut-être intérêt à étudier de près les hypothèses sous-jacentes » contenues dans ce rapport, ajoute-t-il.

L’EREC et Greenpeace soulignent la nécessité de cette révolution « verte » face aux menaces que représente le réchauffement climatique qui s’est traduit, selon l’Union européenne et de nombreux groupes écologistes, par une hausse de 2°C de la température depuis le début de la révolution industrielle.

L’étude préconise notamment la disparition progressive des subventions aux carburants fossiles et à l’énergie nucléaire, l’extension du système de « cap and trade », sorte de « bourse aux émissions » de GES, l’instauration d’objectifs contraignants pour le développement des énergies renouvelables, ainsi que des règles plus strictes dans la construction des voitures et des immeubles.

L’étude précise que le marché des énergies renouvelables a presque doublé entre 2006 et 2007, à plus de 70 milliards de dollars. Ces sources d’énergie pourraient représenter en 2030 environ 30% de la production d’énergie, plus du double qu’aujourd’hui, et 50% en 2050.

L’AIE, elle, est moins optimiste, ne tablant que sur 13% du marché pour les énergies renouvelables en 2030.

Pour Sven Teske, responsable de Greenpeace et l’un des principaux rédacteurs de ce rapport, la priorité donnée à l’énergie renouvelable pourrait conduire à la création de nombreux emplois, un argument de poids alors que le monde traverse sa crise financière la plus grave depuis les années 1930.

227.  Chria | 27/10/2008 @ 16:31 Répondre à ce commentaire

« L’EREC et Greenpeace soulignent la nécessité de cette révolution “verte” face aux menaces que représente le réchauffement climatique qui s’est traduit, selon l’Union européenne et de nombreux groupes écologistes, par une hausse de 2°C de la température depuis le début de la révolution industrielle. »

Puisque je suis dans les chiffres.
A Annecy, où le réchauffement est quand même considéré comme plus important, sans prendre la droite de regression mais la moyenne sur 30 ans, on a :
temp moy annuelle 1876/1905 : 9.5°C
et 1978/2007 : 10.6°C.
Soit 1°C.

Autre laps de temps sur 50 ans :
1876/1925 : 9.5°C
1958/2007 : 10.3°C

Je sais pas d’où y ont sorti leur +2°C.
C’est seulement la différence entre les années 80 et 2007…

228.  miniTAX | 27/10/2008 @ 16:37 Répondre à ce commentaire

C’est de l’énergie du désespoir. Brasser un max de vent parce qu’ils y a des négociations cruciales en ce moment. En tant que manipulateurs de l’opinion public, les bigots de la FARCE connaissent l’importance du timing.

Car si les mesures restrictives qu’ils espèrent irrévocables ne passent pas maintenant, ce sera jamais, vu que la Terre se refroidit et que le réchauffement précédent est bel et bien fini et ce pour un bon bout de temps vu la faiblesse du cycle 24. Ce n’est pas pour rien que « Réchauffement » et a été rebaptisé « Changement » climatique depuis le refroidissement de 2000-2001.

229.  Araucan | 27/10/2008 @ 17:43 Répondre à ce commentaire

@jeff hersson,

Vous êtes un redoutable concurrent 🙂 !

Comme le dit miniTax, c’est l’énergie du désespoir…

jusqu’en 2030, période sur laquelle se concentre tout particulièrement l’étude, il faudrait consacrer 14,7 billions de dollars (un billion = mille milliards) à cette révolution énergétique.

Déjà que l’on a du mal à savoir où l’on va trouver toutes les promesses qui ont été faites et qui seront faites pour la récession en cours (combien déjà 2500 Mrd ?) et il faudra en trouver 5 fois plus d’ici 2030 ?

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui conseille les nations industrielles, évalue, elle, les investissements mondiaux dans le domaine énergétique à 11,3 trillions de dollars jusqu’en 2030, en mettant toujours l’accent sur les énergies fossiles et le nucléaire.

Les carbonistes après avoir été faux libéraux deviennent des kyenesiens : la relance comme dans le New Deal (mais le New Deal, c’était des infrastructures et des barrages, des biens publics nationaux qui ont servi à tout le monde).

Est-ce que ce qui est promis va vraiment servir à tout le monde ou donner qu’à ceux qui pourront encore investir ?

Et hop un facteur mille de plus : autant essayer de coloniser Mars….

Quant à ceci, je pensais qu’on les taxait plutôt

L’étude préconise notamment la disparition progressive des subventions aux carburants fossiles

Plus cela va , plus les chiffres sont présentés de telle manière à renforcer le sentiment de cata. D’ailleurs lorsqu’on arrive à ces chiffres, je ne pense plus que cela ait beaucoup de sens: combien vaudra le $ dans 20 ans ?

230.  laurent | 27/10/2008 @ 22:03 Répondre à ce commentaire

@miniTAX,

Bien sûr que les acteurs sont rationnels, c’est le total qui ne l’est pas !

Si la dynamique de groupe est irrationnelle, c’est bien que les acteurs sont au moins en partie non rationnels (une dynamique de groupe est forcément initiée par des actions des acteurs), donc pas 100% rationnels….

231.  jeff hersson | 28/10/2008 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

@miniTAX,

C’est de l’énergie du désespoir. Brasser un max de vent parce qu’ils y a des négociations cruciales en ce moment. En tant que manipulateurs de l’opinion public, les bigots de la FARCE connaissent l’importance du timing.

Car si les mesures restrictives qu’ils espèrent irrévocables ne passent pas maintenant, ce sera jamais, vu que la Terre se refroidit et que le réchauffement précédent est bel et bien fini et ce pour un bon bout de temps vu la faiblesse du cycle 24. Ce n’est pas pour rien que “Réchauffement” et a été rebaptisé “Changement” climatique depuis le refroidissement de 2000-2001.

urgence renforcée du fait que le prochain président du conseil européen est censé être… Vaclav Klaus, le président tchèque, qui comme vous le savez, n’est pas un chaud partisan de la FARCE !

232.  Flo | 28/10/2008 @ 14:32 Répondre à ce commentaire

@ 231
D’ailleurs il semble bien que notre bon président mette tout en oeuvre pour tenter de saboter ou court-circuiter la presidence Tchèque à suivre : trop libéral V. Klaus, surtout depuis le virage à 180 ° sur l’aile commencé il ya déjà plusieurs mois et accentué il y a quelques semaines.
Commentaire de TF1 sur V. Klaus: « très libéral…qui mène une croisade personnelle contre LA REALITE su RC »!
Après le Luxembourg insulté en direct live sur France 2 (amalgame secret bancaire, paradis fiscal, blanchiment d’argent sale) nos médias sont décidément d’une finesse indémodable.

233.  Araucan | 28/10/2008 @ 15:48 Répondre à ce commentaire

Et comme cata il ne nous manquait plus que lui … Un éco-bio-carbo-hélico-riche…

La crise financière est temporaire, celle du climat « irréversible », selon le prince Charles

il y a 3 heures 19 mins
AFP

Le Prince Charles d’Angleterre a espéré mardi à Tokyo que la crise économique, sans doute temporaire, ne ferait pas oublier au monde l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique, dont les conséquences seraient « irréversibles ».

Le Prince Charles est arrivé lundi au Japon où il séjournera jusqu’à vendredi avec sa femme Camilla, afin de célébrer le 150e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

« Au vu des turbulences du système financier international et des dommages immédiats pour le monde entier, la crise du crédit est une préoccupation importante et légitime », a-t-il déclaré lors d’un discours au Musée national des sciences et de l’innovation de Tokyo.

Mais, a-t-il prévenu, « nous détournons le regard de la crise du climat à nos risques et périls ».

« Nous espérons que les forces sous-jacentes de l’économie mondiale lui permettront, une fois de plus, de reprendre le dessus, mais les effets du changement climatique seront, eux, irréversibles », a averti l’héritier du trône d’Angleterre.

Il a rappelé que les études scientifiques les plus alarmistes prévoyaient un réchauffement moyen du globe de six degrés d’ici 2100.

Le niveau de la mer va monter, « menaçant la survie de villes côtières comme Tokyo, Londres et même New York », la fonte des glaciers de l’Himalaya provoquera « inondations et déficit d’eau potable » dans les régions fluviales du Gange, du Fleuve Jaune et du Yangtse, où vivent pas moins de trois milliards d’Asiatiques, a-t-il dit.

Face à ces risques, les pays développés comme le Royaume-Uni et le Japon doivent réduire « leurs émissions de CO2 de 70 à 80% d’ici 2050 », a estimé le prince.

Au sommet de Toyako (Japon) en juillet, les dirigeants du G8, les huit pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Canada, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) sont convenus d’adopter un objectif d’au moins 50% de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 dans le cadre des négociations de l’ONU, qui devront aboutir en décembre 2009.

Ces négociations visent à conclure un accord pour prendre le relais du protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.

Pour réduire les émissions de CO2, le Prince Charles a évoqué la mise au point de technologies pour produire de l’énergie propre, un domaine « où le secteur privé devra jouer un rôle clé », selon lui.

Il a aussi appelé à préserver les forêts tropicales humides du Brésil, du bassin du Congo et d’Indonésie, qui assurent la rétention de la moitié des eaux de pluie de la planète.

« Nous devons fournir à ces pays un revenu alternatif » pour les dissuader de poursuivre la déforestation, a expliqué le Prince Charles.

Lors de leur séjour au Japon, le prince et son épouse rencontreront le Premier ministre japonais Taro Aso, l’empereur Akihito et l’impératrice Michiko.

Ils se rendront mercredi à Nara (centre-ouest), la première capitale du Japon au VIIIe siècle et iront ensuite à Nagano (centre), ville montagneuse hôte des Jeux olympiques d’hiver de 1998.

234.  Curieux | 28/10/2008 @ 17:19 Répondre à ce commentaire

Bon si on suit bien, l’année prochaine on a : Vaclav Klaus, la crise, la baisse des T° (en cours).
Il y en a certains qui vont devoir changer de métier !

En tout cas CO2, CH4, NF3, risquent de moins occuper les discussions de salon, euh, pardon les médias.

P.S, dans 2 ou 3 semaines O3 (encore les hommes avec leurs CFC…) risque lui aussi de disparaître de l’affiche. Si c’est le cas m’est avis que le réchauffisme et les approximations pseudo-scientifique vont faire pschittt, comme la bourse en ce moment.

235.  jeff hersson | 28/10/2008 @ 18:15 Répondre à ce commentaire

@Araucan,
Arf, vous m’avez devancé, j’allais la mettre, celle-là…
Question stupide : combien de vilain méthane rejette chaque année le total du cheptel hantant les haras de ce cher Prince, en y incluant sa femme ? :mrgreen:

@Flo,

Commentaire de TF1 sur V. Klaus: “très libéral…qui mène une croisade personnelle contre LA REALITE su RC”!

Qui a osé dire ça, Evelyne Delhiat ?:mrgreen:

236.  scaletrans | 28/10/2008 @ 18:18 Répondre à ce commentaire

@Curieux,

J’aimerais être aussi optimiste! Ces gens là (je parle des auteurs de la FARCE) ont une imagination débordante et les me(r)dias à leur botte. En toute « démocratie », cette minorité va continuer à imposer ses vues sur les politiques et à empoisonner l’opinion publique.

237.  Araucan | 28/10/2008 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

Il est très difficile de tuer un sujet traité au niveau de l’ONU et encore plus une convention internationale de fait ce post est peut être à prendre au sérieux…

http://www.ecoenquirer.com/

@jeff, beaucoup de méthane, parce qu’il les nourrit à l’herbe….

@curieux, vous parliez de la convention de Montréal ?

238.  scaletrans | 28/10/2008 @ 19:30 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

Difficile de prendre un tel site au sérieux… vous avez exploré les autres sujets ?

239.  jeff hersson | 28/10/2008 @ 19:53 Répondre à ce commentaire

@jeff, beaucoup de méthane, parce qu’il les nourrit à l’herbe….

Camilla aussi ? Moi qui pensait qu’elle la fumait, plutôt…

240.  Araucan | 28/10/2008 @ 20:36 Répondre à ce commentaire

@scaletrans,

C’est un site de Blagues !!!! Smile !

@jeff, dans les deux cas, cela finit en gaz à effet de serre…

241.  Astre Noir | 29/10/2008 @ 9:41 Répondre à ce commentaire

@jeff hersson, @Flo,

Vaclav Klaus est certes le Président de la République Tchèque, mais cette présidence là est plutôt honorifique, comme en Italie ou en Allemagne.

C’est plutôt le Premier Minsitre tchèque qui assurera la Présidence de l’Union Européenne. Il s’agit de Mirek Topolanek, qui dirige un gouvernement de coalition comprenant les verts…Du moins pour l’instant, car le parti de Topolanek, l’ODS vient de se prendre une claque magistrale aux élections locales, et sa majorité fragile ne tient qu’à un fil.

J’en profite pour corriger une erreur largement répandue du fait de notre président mégalo : Sarkozy n’est pas le Président en exercice de l’Union Européenne, c’est un titre qui n’existe pas.
La France assure la présidence (tournante) de l’Union Européenne…Ca veut dire qu’elle organise les réunions, qu’elle préside les Conseils des Ministres, mais au sens de présider une réunion : elle organise l’ordre du jour, attribue les tours de parole…Mais elle n’a aucune autorité sur les autres membres.

242.  Chria | 29/10/2008 @ 10:02 Répondre à ce commentaire

De l’argent et encore de l’argent
http://www.europarl.europa.eu/.....ult_fr.htm

243.  scaletrans | 29/10/2008 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

redface

Merci !

244.  Flo | 29/10/2008 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

@ Astre Noir.

Merci pour ces précisions.
Si c’est honorifique, pourquoi le craint-on tellement?
La température ne cessant de chuter ces dernières années il faut peut-être personnifier l’ennemi qui ose nier l’évidence de leur hausse. Ainsi on a plus à parler du paramètre lui même ou de ses effets réels ou supposés.
Par contre je suis certain qu’honorifique ou pas ou louera les grands mérites du Suédois interviewé dans l’article transmis par Chria (s’il est encore là dans huit mois).
On retrouve dailleurs ce même besoin de « personnification » de l’ennemi dans le discours économique actuel de notre président.
Il faut « débusquer », « chasser », « sanctionner » l’ennemi responsable de cette gabegie. Comme s’il s’agissait d’un individu particulier et identifiable.
Pure illusion bien franco française. On ne retrouve pas ces accents guerriers dans la bouche des autres dirigeants qui parlent d’un problème gravissime, d’une dérive intolérable, d’une crise systémique pourquoi pas, mais certainement pas d’un « adversaire » imaginaire à abattre.

245.  Araucan | 29/10/2008 @ 15:19 Répondre à ce commentaire

@Chria,

Extrait de votre lien :

La Suède connaîtra un surplus d’électricité et pourrait, par exemple, offrir à la Pologne, à un prix décent, de grandes quantités d’électricité dépourvues de dioxine de carbone, afin qu’elle ne dépende plus de son charbon et pour la libérer de sa dépendance énergétique croissante envers la Russie.

LE parlement européen invente une nouvelle molécule !

Sinon, cet honorable parlementaire fait du démarchage commercial pour son électricité….

246.  Araucan | 30/10/2008 @ 11:42 Répondre à ce commentaire

Une seule issue à la crise, l’investissement dans les énergies vertes !

http://www.reuters.com/article.....AZ20081030

Cela ressemble fort à une OPA sur les (derniers) fonds publics parce que les fonds et les capacités d’investissement privés se sont sensiblement réduits…

247.  miniTAX | 30/10/2008 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

@246
La « seule » issue, la « seule » démarche, le « seul » sauveur, la « seule » vérité… c’est la formule favorite des prêcheurs d’apocalypse.

Il n’y a jamais une SEULE solution à un problème et encore moins à un NON-problème (comme le CC).
La « seule » poudre magique, c’est toujours de l’arnaque.

248.  Araucan | 30/10/2008 @ 12:00 Répondre à ce commentaire

Eh bien qui ne sont pas des annonciateurs d’apocalypse devraient aussi proposer ces alternatives, pour qu’il y ait un véritable choix à faire et un véritable débat…

Mais c’est bien mal parti…

249.  Araucan | 30/10/2008 @ 18:04 Répondre à ce commentaire

Tiens, tiens….

October 30th, 2008 Reuters
“Post 2012″ strikes fear in carbon market players
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Posted by: David Fogarty

No pun intended but for the world’s carbon community, times are looking a little black.

The global financial crisis, or GFC as it is being called this week during Australia’s largest ever carbon market gathering, is deeply troubling many participants. But a larger, more worrying issue remains “post 2012″.

This is when the Clean Development Mechanism under the current phase of the U.N. Kyoto Protocol runs out, along with the hundreds of CDM projects already approved and the 3,000 still awaiting approval by a U.N. board.

U.N. talks at the end of next year aim to agree on a broader replacement for Kyoto from 2013 and market players are hoping those talks don’t fail. Already there are fears that some rich nations will use the financial crisis as an excuse to say now is not the time to be negotiating tougher emissions curbs that might hurt industry and cost jobs.

“The volume of primary CDM activity is declining. Every month virtually this year, the number of new CDM transactions has been in decline. And that’s because the 2012 deadline is approaching and we’re running out of runway,” said Paul Bodnar, Manager of Carbon Markets at London-based Climate Change Capital.

In China, the largest source of Kyoto offsets called CERs, the number of projects there are in decline, just as they are elsewhere, said Alex Wyatt, director of Emissions Zero, which helps Chinese entities to become carbon neutral.

“If you wanted to put it on a scale, the financial crisis and the post-2012 uncertainty, many times more significant is the post-2012 uncertainty. If you know what’s going on past 2012 you can invest with a much longer-term horizon,” he told Reuters on the sidelines of the conference on the Gold Coast in Queensland state.

A lot of people are still taking the risk to invest in CDM projects, said Wyatt, whose company has about 130 projects in China, many of them focused on renewable energy.

“But the willingness to do so is decreased. You see it now. People are investing a lot more in short-term projects that will only take a year or so to build.”

He said the financial market had yet to affect CDM project development in China.

“It’s too early to see any real effects. Projects take a long time. But if there are any effects, they will be seen in a few months.”

“The impact on the VER market is a lot more direct in the sense that a VER is like any retail good. It’s discretionary spending,” he said, referring to verified emission reductions, which must meet firm standards but are outside the Kyoto Protocol

250.  Araucan | 30/10/2008 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

Re tiens, tiens, tiens…

Kyoto carbon price margin hits record low: report
Thu Oct 30, 2008 1:14pm EDT

By Michael Szabo

TORONTO (Reuters) – An economic slowdown and continuing uncertainty over future global climatetargets have contributed to a record low margin in carbon prices between rich and poor countries, said analysts IDEAcarbon.

Under the Kyoto’s Clean Development Mechanism (CDM) scheme, speculators can buy offsets from clean energy projects in developing countries and sell these for profit to companies struggling to meet climate targets in rich nations.

That trade in certified emissions reduction (CERs) spurred some $7 billion investment in 2007 in projects to cut greenhouse gas emissions in developing countries such as China, India and Brazil.

Falling prices risk curbing that investment, UK-based IDEAcarbon said this week.

« Low offset prices can be dangerous for discouraging domestic abatement, » said Tenke Zoltani, an IDEAcarbon analyst.

Guaranteed delivery CERs trade in a secondary market in Europe, on climate exchanges and over the counter (OTC), at a premium to purchase prices in developing countries.

That margin reflects less sure delivery in the primary market, in developing countries where projects often carry a low credit rating.

Secondary market CERs (sCERs) prices are falling because of an economic slowdown and a lack of clear policy signals.

Present climate commitments under the Kyoto Protocol expire in 2012 and talks to agree new targets are proceeding slowly as countries weigh cost and competitiveness impacts.

An economic slowdown plus falling oil and power prices will cut demand for emissions permits in Europe, also paring prices.

Prices in the secondary market have dropped by a third since July. Prices for sCERs for delivery through 2008-12 hit a 7-month low of 15.17 euros ($19.34) a tonne on Monday according to the Reuters CER Index, which reflects both exchange-traded and OTC broker prices.

That has helped pull down primary market prices (pCERs) by around 25 percent since peaking in early July, but these are less traded than the secondary market, and so the net result has been a narrowing margin.

Project owners are reporting that pCER prices for the most common traded buyer-seller contracts have fallen to below 11 euros this week, according to an IDEAcarbon price survey.

The sCER-pCER spread, which determines profitability for the developers that invest in CDM projects, has narrowed to an all-time low of between 4.00-4.50 euros.

To see IDEAcarbon’s pCER prices or for more news and analysis on the global carbon markets, go to here (Editing by Gerard Wynn and XXXX)

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