La Déclaration des villes européennes sur le changement climatique

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Après un an de travail fourni par le réseau Eurocités, présidé par Gérard Collomb, sénateur-Maire de Lyon, sous l'animation et le pilotage de Nantes Métropole, 45 villes européennes ont signé la Déclaration des villes européennes sur le changement climatique, une déclaration commune sur le changement climatique.

Antwerp, Barcelone, Beyoglu (Istanbul), Birmingham, Bologne, Bordeaux, Bucarest, Cologne, Chemnitz, Copenhague, Dublin, Frankfort, Gênes, Göteborg, Grenoble, Helsinki, La Haye, Leipzig, Lille, Lisbonne, Londres, Lujbiana, Lyon, Malmö, Manchester, Marseille, Milan, Munster, Nantes, Newcastle-Gateshead, Nice, Oslo, Paris, Parkstad Limburg, Reykjavik, Rotterdam, Saragosse, Stockholm, Strasbourg, Timisoara, Toulouse, Varsovie, Vienne, Zurich sont toutes signataires de la Déclaration des villes européennes sur le changement climatique.

Ces 45 villes se sont ainsi engagées à jouer un rôle dans l’ensemble des domaines de compétences dont elles ont la responsabilité : traitement des déchets, gestion de l’eau,  production d’énergie, …, avec pour objectif de faire barrière au changement climatique.

Cette Déclaration des villes européennes sur le changement climatique « démontre et affirme l’engagement des collectivités dans la lutte contre le changement climatique, enjeu crucial auquel nos sociétés auront à faire face dans les années à venir et dont nous constatons dès aujourd’hui les conséquences. »

Alors que les villes concentrent aujourd’hui sur leur territoire 80% des émissions de gaz à effet de serre et sont consommatrices de 75% de l’énergie de la planète, elles ne peuvent donc pas rester passives face au changement climatique.

La déclaration signée le 27 octobre 2008
à Lyon « démontre et affirme l’engagement
des collectivités locales pour lutter contre le
changement climatique, enjeu crucial pour
les années à venir. »

Pour les élus signataires de cette déclaration seule une action coordonnée peut permettre de répondre efficacement au défi à relever dans ce domaine. Il s’agit ici d’affirmer la pertinence du niveau local pour agir, tant pour engager des actions dans les domaines de compétences propres aux collectivités territoriales que pour sensibiliser et permettre le changement de comportements des citoyens.

« Le rôle des élus est d’anticiper et de prendre des décisions politiques, c’est l’ambition de cette Déclaration, signée par les maires et présidents de conseil locaux au nom de leurs collectivités. » Pour les élus signataires de cette Déclaration des villes européennes sur le changement climatique, « seule une action sur l’ensemble des politiques publiques peut répondre efficacement au défi à relever tant en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que d’adaptation des politiques publiques face aux changements prévisibles. »

« Dans la continuité des engagements pris avec l’adoption de la Charte de Leipzig sur la ville durable, il s’agit d’affirmer la pertinence du niveau local pour agir, tant pour engager des actions dans leur domaines de compétences que pour sensibiliser et permettre les changements de comportements des citoyens. »

Les villes disposent des leviers essentiels pour agir et notamment : Au niveau des politiques de mobilité urbaine par une action sur l’organisation des transports et des déplacements, en proposant des alternatives à la voiture, en développant les services de transports en commun, les modes de déplacement doux et en favorisant l’intermodalité, … Au niveau des politiques d’urbanisme et d’habitat, en luttant contre l’étalement urbain, en agissant sur l’efficacité énergétique des bâtiments et en généralisant notamment une architecture respectueuse de l’environnement,… Au niveau des politiques de développement économique, qui se doivent se soucier de leurs effets sur l’environnement et peuvent notamment favoriser l’éco-innovation,

Plus globalement les collectivités locales ont donc un rôle à jouer dans l’ensemble des domaines de compétences dont elles ont la responsabilité : traitement des déchets, gestion de l’eau,  production d’énergie, …

La Déclaration des villes européennes sur le changement climatique, c'est ici (PDF).

Source

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1.  Ben | 30/10/2008 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

Notez qu’on dit désormais « changement », et non plus « réchauffement »…

2.  Araucan | 30/10/2008 @ 11:33 Répondre à ce commentaire

Voici un exemple de source d’économies énergétiques et il n’y a pas besoin d’invoquer CC ou RCA pour cela !
Juste savoir éteindre l’électricité intelligemment !

fr.news.yahoo.com/2/20081030/tsc-adaptation-de-l-eclairage-l-aeroport-c2ff8aa.html

3.  joletaxi | 30/10/2008 @ 13:31 Répondre à ce commentaire

@Araucan

Chapeaux bas!
Qui osera encore prétendre que le Grenelle de l’environnement serait une vaste farce?
Grâce au travail opiniâtre d’une poignée de gens courageux,on découvre, ho merveille, que lorsque l’on éteint la lumière, cela allège la consommation d’électricité!
Je réserve une place pour la prochaine navette vers Mars, je n’ai plus rien à faire dans cette nouvelle société de petits caporaux imbéciles….

4.  Flo | 30/10/2008 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

La langue française est vraiment une merveille. Elle permet même d’associer à tort et à travers noms et adjectifs qualificatifs pour créer de bons gros slogans racolleurs.
Depuis des mois on nous a tellement servi de : France présidente, immigration choisie, ordre juste, démocratie participative, réchauffement climatique, jusqu’aux récemment dépoussiérés emplois aidés, et jusque dans ce merveilleux texte « la ville durable » et « déplacement doux ». On frôle l’indigestion.
Ca me rapelle les cours d’initiation aux langages informatiques il y a bien (trop) longtemps. On apprenait à ‘concaténer » des chîanes de caractères de manière aléatoire. Pour rendre l’exercice ludique on allait puiser dans trois listes « sujets, verbes, compléments » pour fabriquer une phrase.
La plupart du temps ça ne voulait rien dire, mais parfois on tombait sur une perle.
Quel rapport entre traitement des déchets, getsion de l’eau, production d’énergie (en France et dans l’hypothèse très improbable ou le CO2 y serait pour quelque chose) et climat?
Si c’etait pour dire qu’entre plusieurs modes de production / déplacement / construction etc… il vaut mieux choisir le plus efficace / respectueux de l’environnement / économique, il n’y aurait pas besoin d’enfoncer des portes ouvertes avec une telle insistance. La mise en perspective de l’intérêt bien compris de chacun devrait largement suffire.

5.  piloteman | 30/10/2008 @ 14:31 Répondre à ce commentaire

Très astucieux, maintenant quand on va se retrouver à deux pékins dans un endroit public tout va s’éteindre, les rues pareil, les monuments publics idem.. quand il ne restera plus que quelques feux dans la brousse, on aura atteint le niveau suprême de la ville durable. Quant à M.Colomb qui se soucie tant de développer les transports en commun dans sa bonne ville de Lyon il devrait lire la lettre de réclamation que j’avais adressé aux Transports en Commun Lyonnais pour leur expliquer qu’en prenant les TCL de Lyon à 8h30 du matin au mois de Juin j’ai subi avec les autres passagers une température voisine de 35°C dans les rames sans aucune ventilation et une odeur pestilentielle dans le trawmay. Il m a été répondu que le métro de Lyon a été conçu à une époque où la clim n’était pas généralisée.. et avec le RC ça ne va pas s’améliorer je suppose et puis J’espère que sa voiture de fonction avec chauffeur dispose d’une bonne clim

6.  Araucan | 30/10/2008 @ 14:38 Répondre à ce commentaire

Quel rapport entre traitement des déchets, getsion de l’eau, production d’énergie et climat?

Parce que tout est dans tout et inversement. Je plaisante à moitié.

Une des caractéristiques des idéologies est de proposer un système de pensée fermé mais qui explique le monde entier et tout ce qui s’y passe : c’est le cas avec l’environnement devenu moteur ultime de l’action politique.

Les déchets, cela fermente et fait du méthane.
Gestion de l’eau : comme il va faire plus sec, autant s’y prendre à l’avance.
Production d’énergie : j’apprends que les villes sont responsables de ce secteur : elles y ont un intérêt légitime mais elles n’en sont pas responsables.

Il y a plein d’autres raisons pour lesquelles ces questions touchent les villes, ne serait-ce que parce qu’il y a aussi des habitants dans les villes et que leur bien-être, me semble-t-il doit être un des objectifs des élus…
Mais maintenant il faut faire du changement climatique pour tout , c’est tendance, alors on en fait partout.

A propos, voir cet article sur le vote du Parlement anglais sur leur loi Climat…

http://www.theregister.co.uk/2.....ange_bill/

Il n’y a même pas un seul opposant qui soit à même de discuter, on seulement les objectifs, mais aussi les moyens….

Démocratie ?

7.  piloteman | 30/10/2008 @ 14:55 Répondre à ce commentaire

Je pense qu’il est temps d’attribuer au grand Bidonville du Caire le premier prix de la ville durable. pas de pollution due aux transports en commun puisque les gens travaillent directement sur la décharge. Pas de pollution due aux départs en vacances puisque la décharge sert en même temps de lieu de vie, de terrain de foot et de plage. Tout est recyclé. Une pure merveille.

8.  Murps | 30/10/2008 @ 16:45 Répondre à ce commentaire

Vous m’avez tous coupé l’herbe sous le pied…
Je n’ai plus rien à dire.

Juste une question :
est-ce qu’il va se trouver un politique qui aura le courage de dénoncer tout ce fatras écolo pour ce qu’il est : de l’idéologie pure et simple… ?

9.  Flo | 30/10/2008 @ 17:13 Répondre à ce commentaire

D’autant que :

Bon là encore :

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,4142225,00-la-neige-s-installe-sur-les-pyrenees-orientales-.html

Quoiqu’en Mayenne ou à Londres en octobre…

Mais là :

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,4142265,00-le-plateau-de-mille-vaches-sous-la-neige-.html

ça n’a pas l’air de faire tellement plaisir…
lls me semblent qu’ils disent même tous qu’ils préfèreraient qu’il fasse plus chaud…

Je n’y comprends plus rien.

Mais si bien sûr l’ennemi n’est plus le réchauffement (dont l’augmentation constante du CO2 rejeté par nos infâmes voitures expliquait si bien la raison il y a quelques semaines) mais le changement climatique (par quoi peut-on bien l’expliquer ?).

Quand je pense que résident à 15 km au sud de Paris j’ai une photo de mon cerisier en fleurs recouvert de neige le 7 avril au matin…
Récolte catastrophique d’ailleurs.

Bon je sais météo et climat n’ont « rien à voir », mais ça commence à faire beaucoup et il y en a bien qui ont dit que Katrina et la canicule de 2003 et la fonte exceptionnelle en Arctique l’an dernier etc etc…
Oscar et prix Nobel de la paix en prime.

10.  Araucan | 30/10/2008 @ 18:37 Répondre à ce commentaire

Un peu de lecture édifiante !

http://www.lusineages.com/view_pdf/958

11.  Chria | 30/10/2008 @ 20:09 Répondre à ce commentaire

@joletaxi,
Pour reprendre votre envie d’aller sur mars, je me demande comment réagiraient les écologistes si on trouvait une planète habitée par une faune très sommaire et qu’il faille la terraformer pour y vivre. Qui choisir ? Quel principe invoquer pour savoir si l’on est dans notre bon droit pour détruire quelques amibes ou bien les laisser vivre ?
Je pense que comme ici sur terre, on a pas le choix. On aura toujours la pression et il faut bien qu’on la relâche sur quelque chose (de vivant). A moins que l’on singeasse (un subjonctif ? ) nos habitudes néolithique et que ‘lon oublie toutes nos avancées.
Pourtant, il pourrait exister une civilisation dans laquelle technologie et écologie font bon ménage. Pourrait-on imaginer un capitalisme écologique ou la croissance se crée avec le vivant ?
Oui, mais seulement si le vivant est contrôlé par l’homme…

12.  Outrecuistre | 30/10/2008 @ 20:13 Répondre à ce commentaire

J’ai beaucoup aimé l’idée de peindre les tuiles en blanc pour augmenter l’albedo de la terre, pour combattre les GES…

Et le coût écologique d’une telle opération? Ils n’y ont pas réfléchi?

13.  Araucan | 30/10/2008 @ 20:41 Répondre à ce commentaire

Cela existe la peinture blanche qui ne coute pas beaucoup d’énergie à produire, qui ne nécessite pas de produits pétroliers dans sa composition, pas de produits toxiques émis lors de la fabrication ou du recyclage et qui n’est pas dissoute par l’eau de pluie ?
La chaux peut-être ? Mais son altération risque de libérer du CO2 (pouah) ou d’acidifier les eaux (hCO3-, mais là je suis moins sûr tout dépend du Ca2+ s’il migre ou non)…
cela veut dire qu’il faudra des carrières (repouah !)
Et puis il faut qu’elle passe par l’agrément de la directive Reach.

Pas facile tout ça….
Et puis vous voyez vous les toits alsaciens, bretons ou de Paris peints en blanc ? Les monuments historiques vont faire une crise d’apoplexie… ! :roll:

Quant à Mars, s’il y a la moindre ombre d’une bestiole, on ne pourra pas y aller….

14.  piloteman | 30/10/2008 @ 23:15 Répondre à ce commentaire

la peinture blanche au dessus d’un toit pour augmenter l’albedo, ça s’appelle pas un nuage ?

15.  Astre Noir | 31/10/2008 @ 13:07 Répondre à ce commentaire

@Araucan,

J’ai bien aimé aussi le groupe hôtelier de Copenhague, dont les 4 hôtels adhèrent au « Réseau MONDIAL des hôtels sans carbone »…

…lequel réseau MONDIAL a été fondé…par le directeur du groupe hôtelier et rassemble…les 4 hôtels du dit groupe…

Me d’mande si je ne vais pas crééer un réseau mondial à moi tout seul, moi…

Pas mal non plus, le refus du Champagne et de ses bulles de CO2

16.  Flo | 31/10/2008 @ 14:08 Répondre à ce commentaire

@ Auracan

Merci pour cette perle et le bon moment de franche rigolade.
L’aricle sur Londres est particulièrement savoureux.

Mais dès le sous titre de l’oeuvre tout est dit et c’est beaucoup moins drôle: « la lettre des professionnels du changement climatique ».
Une industrie a été créée à tort ou à raison et elle doit se développer par tous les moyens ou mourir avec toutes les conséquences qui en découleront.

17.  Araucan | 31/10/2008 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

Dans cette lettre, il y a tout un coté dérisoire en plus (le champagne ! pourquoi lui : tous les alcools proviennent de fermentation et dégagent du CO2 à un moment de leur fabrication), puritain et bon élève (on applique la recette).

Plus toute la dimension pub… bien sur

18.  Abitbol | 1/11/2008 @ 1:31 Répondre à ce commentaire

« Changer le comportement des citoyens »
Cette sentence revient deux fois dans le texte.
Et on est censé changer quoi ?
Quand il fait 14° dans mon appart, je le chauffe. Et pour y voir clair, je fous la lumière !
Je bosse à Courbevoie où la tour AXA vieille de 30 ans seulement est partiellement démolie pour être agrandie et on ne compte plus le nombre des projets de tours à batir. Cela veut dire plusieurs milliers de personnes potentiellement en plus amenées à venir travailler à la Défense. Mais où sont les nouveaux moyens de transports collectifs, alors que les moyens actuels sont déjà sous-dimensionnés ?! Rien de prévu de ce côté.

Tout ce tintouin veut dire : + de voyage pour les élus locaux qui vont courir les 44 autres villes pour des réunions stériles; + d’impots locaux pour les citoyens vaches à lait; et super foutage de gueule européen.

Amen.

19.  Araucan | 1/11/2008 @ 12:36 Répondre à ce commentaire

“Changer le comportement des citoyens”

J’ai toujours des problèmes lorsque je vois ce genre de phrase, du même style que « changer les mentalités ».

Faire réfléchir les gens oui, les obliger à conclure dans un sens donné, non.

20.  joletaxi | 2/11/2008 @ 18:27 Répondre à ce commentaire

chacun a ses marottes.
je ne résiste pas à vous poster copie d’une partie de débat sur agoravox à propos de Super phénix:
Le 13 mai 1999, en réponse à une question qui lui avait été posée le 23 octobre 1997, M. Lionel Jospin, alors Premier ministre, déclarait dans sa justification de l’abandon de Superphénix:

« En outre, ce prototype, qui constituait un saut technologique considérable, a été difficile à maîtriser et a coûté beaucoup plus cher que prévu. » (1)

Vous remarquerez que « beaucoup plus cher que prévu. » n’a pas la même signification que « trop cher » et que ce « beaucoup plus cher que prévu » trouve sa justification dans le « saut technologique considérable » du début de la phrase et dans les autres compliments hyperboliques que se permet M. Lionel Jospin à son égard un peu plus loin dans le texte.

Il s’agissait d’un prototype, et, comme pour tout prototype, le fait que les coûts s’avèrent supérieurs aux estimations n’a rien de surprenant.

Il faut aussi prendre en compte que si M. Lionel Jospin et la Cour des comptes ont paru s’émouvoir d’un dépassement des premières estimations, la société Nersa (2), qui était propriétaire du réacteur n’y trouvait rien à redire et était désireuse de continuer l’expérience.

Il faut dire que l’exploitation de Superphénix commençait à devenir excédentaire et qu’elle tenait ses promesses en ce qui concerne l’absorption des « déchets nucléaires » et leur énorme réduction tant en masse qu’en volume, en durée de vie et en dangerosité (3).

Voici ce qu’en a écrit Michel Lung (ingénieur, diplômé de Génie Nucléaire, ex-Directeur à SGN):

Début de citation > fin de citation

L’énorme dérive budgétaire est bien celle qui a résulté de la décision de détruire Superphénix.

1.- le texte complet se trouve dans le Journal Officiel du 16 septembre 1999,

2.- la société Nersa, fondée en 1974, comportait des capitaux français, italiens, allemands, belges et hollandais, aucun des actionnaires n’a jamais émis le moindre doute sur la viabilité du projet,

3.- un réacteur qui permettait de réduire de plus de 80% les déchets nucléaires ôtait leur principal argument aux groupes anti-nucléaires, et c’est la raison pour laquelle ils se sont tant acharnés à obtenir sa destruction.
Superphénix a subi les problèmes inhérents à tout prototype, et il est un fait que le sodium a rendu certaines réparations et mises au point longues.

Cependant, jamais la sûreté n’a été mise en cause, même M. Lionel Jospin, le Premier ministre qui a ordonné sa destruction, ne le nie pas.

Il faut aussi remarquer que si les réparations ont duré, en tout, 25 mois, les immobilisations pour causes administratives (sur demandes de groupes anti-nucléaires) ont totalisé 54 mois.

Notons aussi qu’avant son arrêt administratif au début 97 (rendu définitif par décision politique prise sur un accord électoral passé entre le Parti Socialiste et les anti-nucléaires) il avait fonctionné de façon particulièrement satisfaisante puisque son coefficient de charge avait dépassé celui des autres réacteurs français.

Il devenait donc essentiel pour les anti-nucléaires d’obtenir la destruction d’un aussi redoutable mangeur de « déchets nucléaires ».

On évoque le coût excessif de Superphénix.. La cour des Comptes a évalué le coût total du projet jusqu’en 2000 et sans compter les ressources en ventes de courant, à 60 milliards de F., chiffre aussitôt brandi comme “ excessif ”. Ce coût comprend la construction (26 milliards), les combustibles (2 milliards), l’exploitation, les réparations et les arrêts imposés (12,5 milliards), le tout payé par NERSA (1). Il a été prévu de dépenser 16,3 milliards jusqu’à fin 2000, pour retraiter les cœurs non brûlés et procéder au désarmement et démantèlement progressif de l’appareil au cours des années. On retrouve les 60 milliards annoncés par la Cour des Comptes en 1996, mais dont, en réalité, 40 milliards environ ont été dépensés à la date de l’arrêt et payés par Nersa.

Un fonctionnement régulier à 1000 MW aurait pu rapporter entre 1,5 et 2 milliards de F. par an, à rapprocher d’un coût d’exploitation d’environ 900 millions de F. par an.

Les frais de dédommagement des actionnaires étrangers de NERSA, déboutée par la décision du Gouvernement français, sont compensés par des fournitures de courant d’EDF à ces partenaires étrangers entre 1996 et 2000.

Tous ces frais et ceux à venir sont donc à la charge d’EDF. L’arrêt intempestif et prématuré du réacteur occasionne des frais et dommages considérables: le manque à gagner du réacteur qui avait encore devant lui une réserve de combustibles pour fonctionner 1500 jours à pleine charge, le démantèlement à chaud, les dédommagements des travailleurs et de la région, le coût des essais et combustibles spéciaux préparés en pure perte par le CEA pour tester l’incinération du plutonium et des déchets selon la Loi de 1991 sur les déchets, peuvent se chiffrer à plus de 20 milliards, sans compter le préjudice moral et la mise devant le fait accompli des partenaires étrangers dans NERSA.

On se sent moins seul tout à coup ….

21.  Fabge | 3/11/2008 @ 9:33 Répondre à ce commentaire

Ceci me conforte dans mon opinion : nos gouvernants, instruits par cette expérience, sont plus que fortement enclins à diaboliser les énergies fossiles, histoire de prendre à leur propre jeu les écologistes.

22.  Marot | 3/11/2008 @ 10:09 Répondre à ce commentaire

Grande nouvelle, au moins pour moi

Ce matin des radios bruissent d’une nouvelle expression :

pauvreté énergétique.

Citation de mémoire :

«au moins 5 millions de français ne pourront pas se chauffer cet hiver.»

Voila qui va faire plaisir aux écolos des cavernes.

Que de CO2 économisé !

23.  jeff hersson | 3/11/2008 @ 10:23 Répondre à ce commentaire

Sans compter que ceux qui mourront de froid ne rejetteront plus de CO2 non plus, ça c’est bon pour la planète !
Ah, par contre, en se décomposant, ils rejetteront du méthane… AAAARGH !!!!!

24.  scaletrans | 3/11/2008 @ 10:45 Répondre à ce commentaire

@joletaxi,

Lorsqu’on aura compris quelles sont les forces occultes qui animent en sous main des mouvements comme les anti nucléaires, on aura compris beaucoup de choses.
Le gigantesque gâchis de Superphénix démontre à quel point le nominalisme idéologique peut étouffer le réalisme.

25.  Murps | 3/11/2008 @ 23:59 Répondre à ce commentaire

Je crois bien que, dans les cartons, 3 projets de réacteurs sur 4 sont des surrégénérateur…

C’est dire !
C’est à mourir de rire, en sachant qu’on a jeté à la poubelle, politiquement, et grâce à Mme Voynet à l’époque, la filière « sodium liquide »…

26.  joletaxi | 4/11/2008 @ 20:36 Répondre à ce commentaire

Pour nous changer de nos sempiternelles argumentations qui ne trouvent aucun écho « populaire »:
Some links are listed below.

http://www.thunderbolts.info/t.....clouds.htm
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm

and as hurricanes are of interest at this moment:
http://www.thunderbolts.info/t.....icanes.htm

And finally some interesting observations over Africa:
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm

A vrai dire, je suis plutôt seduit par cette théorie.On se doutait depuis le début que le bilan « énergétique » de la terre devait dépendre de la couverture nuageuse.Cette théorie va plus loin,et je suis impatient d ‘avoir vos avis sur la question.

27.  joletaxi | 4/11/2008 @ 20:37 Répondre à ce commentaire

Pour nous changer de nos sempiternelles argumentations qui ne trouvent aucun écho « populaire »:une lecture passionnante
Some links are listed below.

http://www.thunderbolts.info/t.....clouds.htm
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm

and as hurricanes are of interest at this moment:
http://www.thunderbolts.info/t.....icanes.htm

And finally some interesting observations over Africa:
http://www.thunderbolts.info/t.....eather.htm

A vrai dire, je suis plutôt seduit par cette théorie.On se doutait depuis le début que le bilan « énergétique » de la terre devait dépendre de la couverture nuageuse.Cette théorie va plus loin,et je suis impatient d ‘avoir vos avis sur la question.

28.  Araucan | 5/11/2008 @ 2:23 Répondre à ce commentaire

A creuser, en dehors du coté un peu parano de ce site.

29.  Sirius | 5/11/2008 @ 3:10 Répondre à ce commentaire

Ces 45 villes se sont ainsi engagées à jouer un rôle dans l’ensemble des domaines de compétences dont elles ont la responsabilité : traitement des déchets, gestion de l’eau, production d’énergie, …, avec pour objectif de faire barrière au changement climatique.

N’importe quoi contre le « changement climatique (sic) ». Il serait pourtant plus simple et rationnel de justifier le traitement des déchets pour ce qu’ils sont (des polluants); de sensibiliser les populations des pays de l’OCDE à l’utilisation de l’eau pour ce qu’elle est (une substance vitale) ; d’expliquer que la production d’énergie à un meilleur coût possible en polluant le moins possible est une maudite bonne idée (cela coule de source), etc. Mais non : l’argument est toujours la lutte contre le contre le changement climatique, ce cheval de Troie dont la figure devient franchement grosse et ridicule. En exploitant la peur, les « buzz words », les écolos estiment, à tort, que les gens sont des imbéciles. En vérité, ils devraient penser à changer de monture.

30.  scaletrans | 5/11/2008 @ 11:40 Répondre à ce commentaire

@joletaxi,

et je suis impatient d ‘avoir vos avis sur la question.

Moi de même, car n’étant pas un scientifique, je suis assez perplexe.

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