Les conservateurs arrivent au pouvoir en Nouvelle-Zélande

[Après le non des électeurs au "Virage Vert" au Canada puis au référendum sur les énergies alternatives en Californie, la fronde anti "protection du climat" touche maintenant la Nouvelle-Zélande]

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Réchauffement climatique

La première ministre travailliste de Nouvelle-Zélande
Helen Clark et le chef du centre-droit John Key lors
d'un débat télévisé, le 5 novembre 2008

WELLINGTON — Les Néo-Zélandais ont choisi un multi-millionnaire, ancien négociant en devises, pour diriger le gouvernement conservateur qui doit succéder à la premier ministre de gauche Helen Clark, nettement battue.

Le parti National conservateur de John Key s'empare facilement du pouvoir dans ce pays surtout connu pour son rugby. "La Nouvelle-Zélande a parlé, et des centaines de milliers de gens ont voté pour le changement" a constaté le dirigeant, devant un auditoire acquis à son camps à Auckland, la plus grande ville du pays.

Le pays qui exporte aussi des produits agricoles est tombé en récession cette année, et Key s'était prononcé pour résoudre ce problème financier global. Il devrait prendre position contre les options de Mme Clarck, dont la lutte contre le réchauffement planétaire entravait les entreprises, à ses yeux.

 

Source

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1.  Sirius | 12/11/2008 @ 2:35 Répondre à ce commentaire

J’ose me répéter et paraphraser de nouveau Karl Marx : la conscience ne détermine pas la vie ; c’est inversement la vie qui conditionne la conscience. Voilà pourquoi les environnementalistes réchauffistes militants, qui même sans avoir lu Marx, caressent dans le plus profond de leurs cerveaux la catastrophe qu’ils ne cessent d’annoncer. Précision : je ne suis pas paranoïaque, loin de là car toute cette histoire me fait bien rire et ce dernier fait me rassure. Force toutefois est de reconnaître que Michael Crichton , entre autres, a bien compris, je pense, le danger potentiel de l’idéologie verte…

2.  Sirius | 12/11/2008 @ 2:45 Répondre à ce commentaire

Je précise toutefois que voter pour un représentant de la droite économique n’est pas une bonne idée non plus. Pour les classes sociales qui triment dure, j’entends. Voilà pourquoi, je pense, qu’il est devenu de plus en plus difficile de voter dans nos démocraties.

3.  Araucan | 12/11/2008 @ 9:19 Répondre à ce commentaire

De plus , il faudrait être sur que le vote a bien été dirigé contre la politique sur le CC du précédent gouvernement …
Il faut éviter les amalgames.
Bon cela rajoutera un peu d’ambiance à Poznan …

4.  miniTAX | 12/11/2008 @ 10:33 Répondre à ce commentaire

De plus , il faudrait être sur que le vote a bien été dirigé contre la politique sur le CC du précédent gouvernement …

Ca, avec les médias qui nous informe si bien, surtout en France on ne le saura pas.
L’imMonde a commis un article sur ce nouveau gouvernement, c’est motus et bouche cousue. Si le basculement était dans l’autre sens, comme en Australie l’année dernière où un gouvernement hystérique du RCA avait été élu, on en aurait eu des news !

5.  joletaxi | 12/11/2008 @ 12:31 Répondre à ce commentaire

Ou il y a de la gêne…
Le développement futur du premier parc éolien belge à la mer du Nord est hypothéqué par la crise financière. Les banques ont en effet fermé le robinet. Le constructeur C-Power se tourne maintenant vers le gouvernement afin de pouvoir puiser dans la société de provisionnement nucléaire Synatom, peut-on lire mercredi dans les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

« Aujourd’hui nous ne trouvons plus aucune banque qui accepte de supporter entièrement le risque de financement », indique Filip Martens, à la tête de C-Power.

L’entreprise a prévu d’installer au total trente éoliennes sur le banc Thornton. Le projet dans son entièreté nécessite 850 millions d’euros. Sur ce montant, 152 millions d’euros sont déjà allés à la construction des six premières éoliennes qui produiront début de semaine prochaine leurs premiers KW/h.

« Si nous ne trouvons aucun financement alternatif pour fin avril de l’an prochain, alors les projets de construction future tomberont à l’eau », ajoute M. Martens.

Il place maintenant son espoir dans le fonds Synatom constitué pour financer dans le futur le démantèlement des centrales nucléaires. Le fonds possède actuellement 5,2 milliards d’euros, mais seules deux entreprises énergétiques, dont en premier lieu Electrabel, peuvent emprunter de l’argent au fonds.

6.  jeff hersson | 12/11/2008 @ 12:37 Répondre à ce commentaire

@miniTAX,
le gouvernement Rudd a surtout été élu en Australie parce que les Australiens ne voulait surtout pas remettre en place John Howard, responsable à leurs yeux des 88 Aussies tués à Bali en 2002 par 2 bombes d’Al-Qaïda qui leur reprochait d’avoir suivi aveuglément les US en Afghanistan et en Irak. Les Australiens, le RCA, ils s’en tamponnent comme de leur première stubby…
Les kiwis, eux, bien que le pays soit réputé « écolo » ( c’est vrai que H. Clark ne s’est pas privée de faire voter des investissements « verts » !), sont exactement pareils… 😉

7.  Araucan | 12/11/2008 @ 12:44 Répondre à ce commentaire

@joletaxi,

La crise financière fait passer les investissements dits verts du privé au public…. C’est pour cela qu’il faut revoir tous les chiffres à la baisse…
Ce qui fait double subvention : une à l’investissement et l’autre par l’achat surpayé de l’électricité…

8.  miniTAX | 12/11/2008 @ 12:44 Répondre à ce commentaire

“Si nous ne trouvons aucun financement alternatif pour fin avril de l’an prochain, alors les projets de construction future tomberont à l’eau”, ajoute M. Martens.

Des éoliennes en mer du Nord qui tombent à l’eau, ça ne manque pas de sel. 😉

9.  miniTAX | 12/11/2008 @ 12:55 Répondre à ce commentaire

Les Australiens, le RCA, ils s’en tamponnent comme de leur première stubby…

Les infos ne montrent pas du tout ce que tu avances. Les sondages d’avant les élections ont toujours donné une grosse majorité d’Australiens comme inquiets de la question climatique. Howard avait un excellent bilan économique (croissance inégalée, excédent budgétaire, réduction de la dette…), si Rudd avait gagné, c’était bien en jouant sur l’hystérie climatique, en promettant de ratifier Kyoto aussitôt élu, ce qu’il avait fait en grande pompe en l’annonçant au moment de la conférence à Bali.

Donc peut-être que les Australiens se tamponnaient du RCA (ce qui reste à prouver) mais c’est pas rapporté comme tel par les médias. Par contre, maintenant avec la crise économique, ils s’en tamponnent effectivement.

Comme quoi, toutes ces tartufferies vertes ne sont que des lubbies de riches qui ne peuvent exister que dans une société d’abondance. La réalité, surtout économique, finit toujours par rappeler tout le monde à l’ordre.

10.  Chria | 12/11/2008 @ 14:43 Répondre à ce commentaire

Les démocraties sont pris en otage par des bandes de fanatiques, extrémistes, ultra-libéraux, écologistes… Les ambitions personnelles sont encore les moins dangereuses…
De toutes façon on voit bien que le CC n’est qu’un prétexte à satisafaire tel ou tel lobbie.

11.  Ben | 12/11/2008 @ 17:13 Répondre à ce commentaire

@Araucan, @Chria, j’insiste : n’écrivez pas CC mais RC (ou RCA).

12.  Chria | 12/11/2008 @ 19:17 Répondre à ce commentaire

J’écris ce que je veux, non mais !

13.  Araucan | 12/11/2008 @ 19:58 Répondre à ce commentaire

@Ben,

Il a été dit quelque part sur ce site que le CC si l’on regarde la convention des nations unies sur le même sujet, c’est la même chose que le RCA (voir l’article 1).

De toute façon, que cela réchauffe ou que cela refroidisse, c’est toujours de la faute au RCA … :mrgreen:

je propose que l’on parle de variations climatiques lorsqu’on est hors présomptions d’impact du CO2 (en gros, la science non bidonnée) et CC, RC et RCA , termes galvaudés et détournées de leur sens initial, pour tout le reste, notamment les aspects politiques et économiques.

Au fait, pourquoi insistez-vous ?

14.  Chria | 12/11/2008 @ 20:12 Répondre à ce commentaire

Exact, c’est tout pareil, à part si on veut faire passer un message

15.  Ben | 12/11/2008 @ 23:16 Répondre à ce commentaire

J’insiste parce que « changement climatique » est un concept vide, dans la mesure où, comme le disait Marcel Leroux (entre autres), le climat a toujours changé. Vide, donc irréfutable. Le « réchauffement », quant à lui, peut être discuté (ne serait-ce qu’en remarquant que la Terre ne se réchauffe plus depuis bientôt 10 ans). Une tempête de neige est une preuve du « CC », pas du « RC ».

16.  Araucan | 13/11/2008 @ 1:08 Répondre à ce commentaire

Votre argument est valable mais ne réfute les miens car il y a bien eu détournement de sens dès l’article 1 de la CCUNCC où CC est devenu = à RCA.

CC, RC, RCA sont devenus des mots valises.

Bon à titre de compromis, je mettrai CC entre guillemets… 😉

17.  Sirius | 13/11/2008 @ 1:21 Répondre à ce commentaire

@13-14-15

Il existe en effet un véritable flou artistique dans l’usage de toutes ces expressions, qui à l’origine avaient chacune une signification bien précise. RCA a un sens plus précis que RC, qui à son tour a un sens plus précis que CC. (Notons qu’il existe deux déclinaisons de CC : singulier et pluriel, ce qui ne simplifie en rien son utilisation!) Aujourd’hui, l’expression favorite des verts et des médias est CC, traduisant le concept le plus large, le plus élastique qui soit, donc le moins réfutable qui soit. Comme le souligne bien Ben, le moindre phénomène météo « extrême » peut être plus facilement interprété (même si c’est à tord!) comme un signe de CC que de RCA. Mais le mal est fait : comme le note Chria, CC est compris par le public, suite à une confusion parfois délibérément entretenue, comme du RCA. Cela m’énerve au plus au point.

En passant, le poil de mon chat est plus long que d’habitude cet automne; ça doit être la faute du changement climatique….

18.  Sirius | 13/11/2008 @ 1:31 Répondre à ce commentaire

@16_Araucan

CC, RC, RCA sont devenus des mots valises.

Pour fait suite à mon dernier post, la plus grosse valise est CC. La question maintenant, intéressante du point de vue de la théorie des idéologies (on ne parle même plus d’épistémologie ici car nous n’avons plus à faire à de la science) est s’il existera bientôt un nouveau mot encore plus gros. La chasse est ouverte.

19.  Sirius | 13/11/2008 @ 1:49 Répondre à ce commentaire

@16_Araucan (bis)
J’ose affirmer ceci : le nivellement par le bas du sens de ces expressions (RCA =RC=CC) possède à bien des égards les caractéristiques de la Novelangue, imaginée par George Orwell…

20.  Sirius | 13/11/2008 @ 4:02 Répondre à ce commentaire

@18_off topic
Pourtant j’hésitais encore : « On peut parfois hésiter entre les expressions « avoir affaire » et « avoir à faire ». Outre la prononciation identique, la parenté d’origine y est peut-être aussi pour quelque chose. En effet, l’origine du nom « affaire » est « à faire », c’est-à-dire « ce qui est à faire ». Bien que les deux graphies aient longtemps été possibles, la graphie « avoir affaire » est maintenant celle qui prévaut.  »
Source : http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4120

Bref, je suis parfois dépassé…

21.  Fabge | 13/11/2008 @ 8:24 Répondre à ce commentaire

@18

J’ai les mêmes repères : mes chats font un de ces gras en ce moment!

22.  miniTAX | 13/11/2008 @ 11:23 Répondre à ce commentaire

Le poids ou la longueur des poils du chat me font penser à cette publi récente sur l’extinction des grenouilles attribuée au réchauffement climatique. Souvenez-vous, c’était une cause célèbre popularisé par Pond et Al pour nous vendre la sixième-extinction-provoquée-par-le-RCA, reprise en boucle par tous les médias de masse (Charles Muller en avait discuté à l’époque sur climat-sceptique).

Voilà que la nouvelle étude nous dit, pince-sans-rire:

We also show that the reported positive multi-decade correlation between Atelopus spp. extinctions and mean tropical air temperature in the previous year is indeed robust, but the evidence that it is causal is weak because numerous other variables, including regional banana and beer production, were better predictors of these extinctions.

En gros, on apprend que l’extinction d’Atelopus spp. (une grenouille pour parler vulgairement) est corrélée de manière robuste aux variations de températures mais que la corrélation avec la production de banane et de bière dans la région est meilleure encore 😛 😛

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, on trouve de temps à autre une éclaircie d’intelligence et d’humour dans la recherche climatique.

23.  Araucan | 13/11/2008 @ 11:28 Répondre à ce commentaire

Et les hirondelles sont parties en avance cette année ….
Les oignons ont aussi fait des couches épaisses ! 🙂

Bon, voici l’article 1 de la CCUNCC alinéa 2 :

2. On entend par «changements climatiques» des changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’’atmosphère mondiale et qui viennent s’’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables.

Le détournement de sens date de 1992.

Donc CC veut bien dire altération du climat par l’homme (ACH) par opposition à la variabilité naturelle du climat (VNC).

CC=RCA=RC=ACH par opposition à VNC.

24.  martin kelenborn | 13/11/2008 @ 17:58 Répondre à ce commentaire

A tous,

N’oubliez quand même pas que le lien que vous décrivez fort justement entre de stupides dépenses vertes et le sous-developpement durable vers lequel nous avançons à grand pas est loin d’être perçu comme tel par tous les électeurs.
De la part de l’UMPS ou de Bayrou et de quelques autres encore , soutenir que l’on peut augmenter le pouvoir d’achat en verdissant l’activité et en montant des éoliennes peut être imputable à l’escroquerie.
De bonne fois , en revanche, les couches dont la culture économique est plus faible peuvent très bien tenir des discours où coexistent la demande d’augmentation du pouvoir d’achat et de protection de tous ordre ( écologique notamment mais ce n’est pas la seule)sans qu’ils en perçoivent la contradiction.
La cohérence de l’ensemble est assurée par une synthèse très répandue chez les idiots utiles: ce sont les multinationales et le capitalisme qui sont à la fois responsables de la baisse de notre pouvoir d’achat et du saccage de la nature!
Le fait que le capitalisme puisse largement s’accomoder de l’ordre vert , soit le plus souvent en délocalisant soit encore en verdissant sa production aux frais du contribuable et du consommateur passe alors au second rang: c’est lui qui est le bouc émissaire idéal!!!
Je ne veux pas désespérer Billancourt mais cette sinistre farce verte rappelle étrangement l’époque stalinienne où une opinion colonisée par des média très réceptifs et des hordes d’idiots utiles ont réussi à permettre le maintien et même l’expansion du système pendant 60 ans!!!

MK

25.  Araucan | 13/11/2008 @ 19:22 Répondre à ce commentaire

le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme et le communisme c’est l’inverse.

Les organisations internationales les plus adaptables sont les multinationales , comme le disait Maurice Strong, vieux coquin écolo-capitaliste. c’est pourquoi elles sont capables de tout recycler si elles y trouvent du profit : c’est ce qui est en train de se passer et les économistes de l’environnement y ont bien contribué, car une de leurs problèmes est de trouver les financements qui manquent pour les programmes verts.

les couches dont la culture économique est plus faible peuvent très bien tenir des discours où coexistent la demande d’augmentation du pouvoir d’achat et de protection de tous ordre ( écologique notamment mais ce n’est pas la seule) sans qu’ils en perçoivent la contradiction.

Il me semble que la demande de protection écologique dans toute son extension, soit principalement le fait de gens, dont les problèmes de pouvoir d’achat ne sont pas criants (classe moyenne plus) et c’est pour cela qu’ils ne voient pas la contradiction : tout est possible. Voir le PS qui est incapable de percevoir le malaise social (normal, il n’y a plus que des profs au PS) et qui surfe sur l’idéologie verte sans rien n’y comprendre, mais pour être à la mode. La droite s’y est mise pour la même raison. Tous les politiques ne voient les contradictions fondamentales intra-écologisme et entre l’écologisme et le système tel qu’il existe.

Il n’est pas possible de mettre des éoliennes sans gâcher le paysage et tuer des chauves-souris (s’il y en a dans le coin), ni sans en subventionner l’installation ou l’électricité produite. c’est très contraire au dogme libéral aussi. Idem pour les biocarburants : si on en veut beaucoup, alors il faut étendre les surfaces cultivées, les Brésiliens l’ont très bien compris et coupent leur forêt. Et le jour, ou il sera plus rentable de faire du maïs que du pin maritime, on verra les défrichements augmenter dans les Landes.

Les autres, l’écologie n’est pas leur première urgence : par contre, ils voient où cela va finir , avec des taxes. A « défaut de culture économique  » suffisante (mais je ne suis pas persuadé que ce soit un signe de compétence en la matière, vu les discours généralement vaseux des économistes sur l’actualité et le futur), ils ont une perception plus aiguë de leur compte en banque et du bon sens : leur première demande est la protection sociale, et l’on comprend vu ce que cela coûte.

26.  Sirius | 13/11/2008 @ 23:13 Répondre à ce commentaire

@22_Araucan
Bon, selon la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCUNCC), aux époques préhistoriques, la planète n’a jamais connue de changements climatiques, seulement des « variations naturelles du climat »(sic). Il faudrait donc réviser tous les livres et articles de paléoclimatologie publiés avant 1992… C’est bien ce que je pensais : après le révisionnisme historique, voici le révisionnisme linguistique (Novelangue).

27.  Araucan | 13/11/2008 @ 23:30 Répondre à ce commentaire

Oui, vous avez raison. Désormais c’est la politique qui réécrit la science. 🙁
On assiste à un exercice grandeur nature de Novlangue à la Orwell dans des démocraties (avant il y avait eu le nazisme et le stalinisme, mais ce n’étaient pas des démocraties). Y-a-t-il jamais eu un sujet qui fasse autant consensus chez les élites qui nous gouvernent ? Pas une seule voix « autorisée » contre ? Un vocabulaire détourné et des mots valise nouveaux utilisés jusqu’à saturation?
Et mondialisation oblige, ce n’est plus à l’échelle d’un pays mais de tous les pays…

Y’a un truc quelque part, mais il faut le trouver pour éviter que la recette soit à nouveau appliquée…C’est dangereux ces situations.

28.  Sirius | 14/11/2008 @ 0:11 Répondre à ce commentaire

@26

Y’a un truc quelque part, mais il faut le trouver pour éviter que la recette soit à nouveau appliquée…

C’est effectivement inquiétant mais aussi très compliqué. Comment une instance politique supra nationale, présumée démocratique, en l’occurrence un organe (ou agence) des Nations Unies, peut-elle avoir l’autorité légitime de dicter aux scientifiques leur vocabulaire? Mes humbles idées là-dessus sont encore troubles. Voici cependant un bon début d’analyse, de Richard Lindzen — analyse que vous connaissez sans doute mais que je recommande à tous (désolé si cette référence a déjà été postée sur ce site): http://www.pensee-unique.fr/lindzen.html

29.  joletaxi | 14/11/2008 @ 0:47 Répondre à ce commentaire

Je crois déjà à plusieurs reprises vous avoir fait part de mon découragement.
Ce soir je vais bien dormir:la 2° chaîne TV flamande a diffusé un documentaire plutôt bien fait et sans compromis sur les travaux de Svensmark.C’est à ma connaissance la première fois qu’une chaîne TV de grande audience dénonce cette « pensée unique ».
Je suis belge francophone d’origine flamande(ne cherchez pas à comprendre le problème belge),et je me dois de rendre hommage à mes compatriotes d’expression flamande.

30.  Sirius | 14/11/2008 @ 1:11 Répondre à ce commentaire

@28_joletaxi
Un de mes grands amis est d’origine écossaise et en bon anglophone, of course, il est bon francophone aussi, alors je peux comprendre (nonobstant les subtilités belges). Question : ce documentaire ou un extrait de celui-ci devrait paraître, je pense, sur un site web bien connu que je ne nommerai pas. Pouvez-vous en donner le titre (en flamand/néerlandais)? Ce n’est pas une « urgence nationale », bien sûr. Merci.

31.  Sirius | 14/11/2008 @ 2:49 Répondre à ce commentaire

@21

En gros, on apprend que l’extinction d’Atelopus spp. (une grenouille pour parler vulgairement) est corrélée de manière robuste aux variations de températures mais que la corrélation avec la production de banane et de bière dans la région est meilleure encore 😛 😛

Pour en avoir le coeur net, il faudrait interroger les Atelopus spp. Ils doivent en savoir long sur le CC. Après tout, ce sont les premiers intéressés… Je blague bien sûr.

32.  Araucan | 14/11/2008 @ 11:32 Répondre à ce commentaire

@Sirius,

Une instance internationale n’est pas démocratique : ce sont les Etats qui votent (quand il y a vote, parce ce que en général, les décisions se prennent par consensus). et dans les Etats il y a de tout…
A part pour les traités UE (et ce n’est pas dans tous les pays de l’UE, le cas), qui a déjà voté (reférendum) , sur un traité international ?
Ensuite c’est le siège de tous les lobbies possibles et imaginables.
De plus, une fois qu’un traité est adopté, il est quasi impossible de le modifier : on ne verra pas l’objet de la convention de Montréal bouger, ni celui de la CCUNCC, même si il y a un contresens dans la définition de changement climatique.
Le papier de Lindzen a été signalé à Frédéric depuis un moment, mais il ne s’attaque qu’aux aspects science pure. Il faut aussi traiter de la diffusion par les médias de tout ou partie du sujet, de la reprise par les politiques, du rôle des experts à tous niveaux (états, conventions internationales, médias, orientations de la science), psychologie des foules et des élites qui nous dirigent ainsi que de leur culture scientifique…
Voir aussi l’article de Bob Carter http://www.quadrant.org.au/mag.....te-control

@joletaxi,

Même demande que Sirius ! 🙂

@Sirius,

Pour les amphibiens, la question de leur raréfaction est bien antérieure à toute suspicion de RC et l’on commence seulement à voir certaines des causes possibles : champignon parasite, diminution des zones humides, pesticides..
Les causes sont variées parce que non uniformes selon les endroits (nb la culture de la banane n’est très répandue en Europe…

33.  Araucan | 14/11/2008 @ 11:34 Répondre à ce commentaire

Australie : la « bourse carbone » est contestée par les états dirigés par le Labor Party…

http://www.reuters.com/article.....IC20081114

34.  miniTAX | 14/11/2008 @ 13:21 Répondre à ce commentaire

Je suis belge francophone d’origine flamande(ne cherchez pas à comprendre le problème belge),et je me dois de rendre hommage à mes compatriotes d’expression flamande.

Bah, c’est important de comprendre le problème belge parce qu’on risque de devoir intégrer les Wallons (dont pas mal demandent de devenir français à force de se faire sevrer les aides sociales par les @#$ de Flamands 😉 ). Et c’est pas un cadeau, c’est pas un Flamand qui ira me contredire n’est ce pas ?

Petite question: est ce qu’il y a plus de sceptiques flamands que wallons (comme il y a plus de sceptiques républicains que démocrates) ?
Réponse positive que ça ne m’étonnerait pas :mrgreen:

35.  Sirius | 14/11/2008 @ 22:25 Répondre à ce commentaire

@31

Une instance internationale n’est pas démocratique : ce sont les Etats qui votent (quand il y a vote, parce ce que en général, les décisions se prennent par consensus). et dans les Etats il y a de tout…

C’est comme ça que je le comprenais : les résolutions de l’ONU et de ses instances spécialisées se font par vote, les votants étant bien entendu les états membres. Il en résulte, et sous ce rapport vous avez raison, que les citoyens de ces états ne participent pas du tout à cette procédure, qui respecte néanmoins la règle du consentement général. Le problème demeure cependant : que la politique puisse de cette nouvelle manière (au second degré) s’insérer dans l’activité scientifique (ici en dictant des éléments de son vocabulaire) est tout aussi inacceptable que le Lyssenkisme dans l’ex Union Soviétique.

36.  Sirius | 14/11/2008 @ 22:47 Répondre à ce commentaire

@31

Pour les amphibiens, la question de leur raréfaction est bien antérieure à toute suspicion de RC […]

En effet, je me souviens vaguement que dès les années 1980 (sinon 1970) on en parlait. (On pointait alors et déjà les effets funestes sur eux de la disparition de certaines zones humides (marécages), la construction de nouvelles autoroutes, les pesticides comme vous le mentionnez, etc.) Mais depuis AR4, il est plus facile pour les écologistes et naturalistes, y compris les plus consciencieux et rigoureux, d’obtenir des fonds pour étudier le phénomène. C’est peut être de bonne guerre, sans doute pas une mauvaise chose en soi. J’aime bien les grenouilles…

37.  Araucan | 14/11/2008 @ 22:55 Répondre à ce commentaire

Pourquoi la politique s’insère-t-elle dans la science ?

Depuis que l’homme est l’homme, il y a avait des sorciers puis des devins puis des sages puis des astrologues et après les Lumières, des scientifiques pour répondre aux questions des politiques. Au fur et à mesure les choses sont devenues de plus en plus complexes : santé humaine, alimentation, pollution et environnementalisme. De plus, les hommes politiques ont désormais une pauvre culture générale. il faut rajouter à cela que l’on ne demande plus aux administrations d’être compétentes mais de fonctionner (un fonctionnaire qui résiste c’est embêtant). Donc les administrations ne sont plus en état de donner un avis, même en interne. Comme les choses sont complexes, il faut bien quelqu’un pour les traduire : on a donc créé les comités d’experts puis les agences spécialisées. Les experts proviennent souvent de la sphère publique : il n’y a pas bien souvent de règles de déontologie pour les experts. beaucoup font leur travail consciencieusement et ne mélangent pas les choses. D’autres, parce qu’ainsi va une carrière, entretiennent volontairement ou non des sujets. A peu de choses près, un comité d’expert finit toujours par conclure : on n’a pas assez de données, il faut des études/recherches complémentaires. Dans certains cas, ce sont les experts eux-mêmes qui font les positions gouvernementales, parce que c’est le seul avis que l’administration a qu’elle n’a pas les moyens de faire une contre expertise. Par ailleurs, les experts ont accès aux médias (pas de devoir de réserve) et quand un sujet émerge, ils s’expriment largement renforçant ainsi la nécessité politique.
Par ailleurs, comme ils sont souvent présents dans les comités Théodule, ils sont bien placés pour faire avancer certains sujets au détriment d’autres.
La boucle est bouclée.
Enfin les politiques se trouvent devoir décider : donc ils demandent conseil. Logique. Mais surtout, depuis l’affaire du sang contaminé, on leur demande des comptes directement. Ils sont donc responsables de leur décision ( rechercher aussi responsabilité environnementale) : le mieux est donc de se cacher derrière l’avis des scientifiques. Cela va à tel point, que dans certains cas, ils croient qu’un ministre est un machine à signer leurs choix). Parfois cela bloque (cf les OGM).

C’est donc un système à avantages réciproques : des avis entendus pour certains, des recherches qui s’accélèrent et des financements et un bouclier pour les autres.

Ajoutez parfois de la suffisance, un peu de bétise de par et d’autre, le besoin de se couvrir, la paresse intellectuelle pour certains, le sens du vent pour d’autres, l’ivresse d’influencer le cours de l’histoire, le sentiment de détenir la vérité et de sauver l’humanité et cela explique quasiment tout.

On pourrait aussi ajouter la dérive oligarchique de nos sociétés démocratiques, qui conduit à la gouvernance, barbarisme, qui amène à un gouvernement par des personnes qui ne représentent qu’elles même, pour leur carrière, leur ONG sans adhérents ou le sentiment de leur valeur personnelle.

38.  Sirius | 17/11/2008 @ 2:14 Répondre à ce commentaire

@37_Araucan

Ouch! Les politiques sont tout ce que voudrez, sauf des scientifiques. Sur les problèmes scientifiques, ils s’en remettent donc à l’avis des scientifiques. Ils n’ont pas le choix. (Ils ont d’autres chats à fouetter.) Le problème est que les scientifiques ont aussi leurs intérêts et leurs inclinations naturelles. Surtout quand les sommes de $ sont colossales. Le Projet Manhattan en est le paradigme. La différence entre hier et aujourd’hui : dans les années 1940, on savait comment la bombe allait exploser ; aujourd’hui, on ne sait même pas si la bombe explosera ni comment si jamais elle explose…

39.  Araucan | 17/11/2008 @ 23:17 Répondre à ce commentaire

Sauf que dans les années 40, je ne pense pas qu’il y avait à l’époque des scientifiques qui soient devenus des professionnels des conventions internationales …. parce qu’il n’y avait pas de conventiosn environnementales…

Sinon, je ne pense pas que nous soyons en désaccord… 😉

40.  Sirius | 18/11/2008 @ 2:37 Répondre à ce commentaire

Tout en fait d’accord. Les conventions internationales en matière environnementale viennent jeter un trouble sur le travail scientifique. Avant on avait l’argent ($$$) mais au moins, on savait de quoi on parlait. (C’était de la bonne physique sur quelque chose que l’on connaissait plutôt bien.) Aujourd’hui, on a autant de cash ($$$) mais pas de connaissance sur ce quoi l’on parle. (C’est de la spéculation, des modélisations, sur une réalité que l’on connait mal encore.)

41.  Araucan | 18/11/2008 @ 21:38 Répondre à ce commentaire

Sirius (#40),

Oui surtout parce qu’elles fonctionnent au consensus et le consensus (donc le compromis) n’appartient pas à la Science ni à sa démarche.

Donc les scientifiques qui entrent dans ce genre de processus, abandonnent de fait leur quallité de scientifiques : au mieux, ce sont d’ex scientifiques.

42.  Sirius | 19/11/2008 @ 0:59 Répondre à ce commentaire

Vidéo! Je suggère à tous ce petit vidéo rigolo. La courbe que l’on montre à la fin est (approximativement) conforme à celle ici.

43.  Araucan | 26/11/2008 @ 21:11 Répondre à ce commentaire

Eh bien cela ne tarde pas : revue du marché carbone et revue des bases scientifiques sur le changement climatique….

http://www.reuters.com/article.....dChannel=0

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