Merde aux générations futures

[Réflexions sur le RC d'un journaliste au Monde. Enfin… ancien journaliste]

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Non aux démagogues de l’apocalypse environnementale

Réchauffement climatique

par Luc Rosenzweig

Au siècle dernier, lors d’une session du Parlement européen, une députée verte allemande retourne à son banc après voir gratifié ses collègues d’un sermon moralisateur sur l’irresponsabilité des gouvernements puisant sans mesure dans les ressources naturelles de la planète. “Vous hypothéquez l’avenir des générations futures !”, s’est-elle exclamée avec une véhémence telle que l’on s’était cru à Bayreuth au moment de l’irruption des Walkyries sur la scène du Festspielhaus. C’est alors qu’un député conservateur britannique chargé d’ans et d’expérience se lève et demande la parole au président, qui la lui accorde : “Hum! hum… (l’orateur s’éclaircit la voix) j’ai écouté avec attention et intérêt l’intervention de mon estimée collègue du groupe des Verts. Il serait donc, selon elle, nécessaire que nous fassions des sacrifices au profit des générations futures. Alors moi, monsieur le président et chers collègues, je vous pose la question : qu’ont-elles fait pour nous, ces générations futures, qui puisse justifier ces sacrifices ?” Tollé de protestations sur les bancs écolos et franche rigolade sur les autres.

Le chantage aux générations futures que notre goinfrerie énergétique, nos émissions inconsidérées de CO2 et notre perversité technologique (OGM) priveraient d’une qualité de vie acceptable sur la planète fait désormais partie de la rhétorique des écolos de tout poil.

Le racolage électoral par injections répétées de mauvaise conscience dans les neurones des citoyens de nos pays démocratiques est désormais pratiqué à grande échelle. Il ne suffit plus de se proclamer défenseur des intérêts des pauvres, des femmes, des enfants ou des vieillards pour solliciter les suffrages du peuple. Sur un mode subliminal mais ferme, les démagogues de l’écologie militante menacent des flammes de l’enfer éternel ceux qui auront égoïstement accaparé à leur profit les biens que la nature à mis à leur disposition : l’air, l’eau, le pétrole et autres richesses naturelles que le génie des générations précédentes avait su découvrir, utiliser, mettre en valeur.

On ne cesse de répéter la plus stupide des maximes “cette terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants”, pour rajouter une couche de culpabilité aux hédonistes qui parcourent la planète en jet, roulent en 4X4, et ne voient aucun inconvénient à ce que le maïs transgénique contribue à la lutte contre les famines en Afrique… Mais si ! ballots, cette terre nous appartient, comme elle appartiendra à nos descendants qui trouveront les moyens de remplacer les matières premières épuisées, comme cela s’est toujours produit dans le passé : la pénurie de bois a engendré l’utilisation du charbon, auquel se sont substitués le pétrole et l’énergie nucléaire et ainsi de suite !

Les générations futures bénéficieront des investissements que les pauvres couillons des générations présentes ont consacré à scruter l’infiniment grand et l’infiniment petit afin d’y trouver quelques pépites à l’usage de leurs rejetons.

Les générations futures profiteront, dans nos contrées européennes, des conséquences d’une période de paix et de prospérité d’une durée inégalée dans l’histoire moderne, permettant une accumulation de capital collectif et familial dont notre génération a été dépourvue.

Ah, mais, objectera-t-on, quid du réchauffement climatique, que presque tous les savants imputent, pour une part, à l’activité humaine ?

Sans entrer dans les querelles scientifiques qui portent sur la plus ou moins grande influence des hommes dans le cycle de réchauffement, on peut tout de même observer que l’humanité n’est pas égale face à cette question. Il est pour le moins délicat de forcer les pays émergents à renoncer au développement économique et industriel au motif que nos arrière petits-enfants pourraient être privés de l’enneigement dont jouit actuellement la charmante station de Megève. Il n’est pas “irresponsable” de considérer les choses comme inéluctables quand il est don quichottesque de vouloir s’y opposer à tout prix, comme nous y invitent les Bové, Mamère et Cohn-Bendit.

Personnellement, je n’ai pour les générations futures aucune sympathie ni inimitié, pour la bonne raison que je n’en connais aucun représentant me permettant de me forger une opinion à son sujet. J’ai, en revanche, le plus grand mépris pour ces membres des générations présentes, tuteurs autoproclamés de ceux qui seront amenés à assumer le destin de l’espèce dans les siècles à venir. Qu’on leur lâche une bonne fois la grappe, à ces générations futures, et qu’on les crédite d’au moins autant d’intelligence, d’astuce et de savoir-faire que leur glorieux ancêtres !

Source (merci à Thierry pour l'avoir signalée)

151.  scaletrans | 14/01/2009 @ 16:24 Répondre à ce commentaire

Curieux (#141),

Ce n’est pas ce que voulais dire. En fait, à ma connaissance, ces affreux moulins à vent sont reliés au réseau, et même quelquefois, pour faire semblant, il y en a qui tournent sur le réseau smile:.

Sinon, pour les voitures, à plus ou moins long terme, je pense que c’est l’hydrogène qui prendra le pas, soit directement (peu probable car pb de sécurité) soit via une pile à combustible. Pour les avions on utilisera sans doute un dérivé d’huile d’origine agricole. Enfin, toujours R & D et des années de perfectionnement et de mise au point.
L’un des facteurs qui ont limité les progrès en automobile est lorsqu’on a commencé à considérer celle-ci comme un VAB (véhicule de l’avant blindé, auquel une certaine voiture nordique, peinte en camouflé ressemblait foutrement et qui tenait la route comme un saucisson). C’est à dire qu’on a cessé de prendre en considération la masse (« le poids c’est l’ennemi », disait Gabriel Voisin) pour ne plus voir que le crash test. Résultat, il a fallu de plus gros pneus, et des moteurs plus puissants pour emmener le tout. Une voiture européenne de catégorie moyenne, genre 407 pèse plus lourd que la Chevy Bel Air 56 (mon père en avait une), laquelle disposait de 200 Hp et consommait 13 litres en parcours mixte, contre 8 pour la Peugeot pour des perfos similaires: c’est là qu’on voit les énormes progrés réalisés en motorisation… et la régression en termes de masse.

152.  piloteman | 14/01/2009 @ 23:36 Répondre à ce commentaire

Si les voitures étaient à pilotage automatique on pourrait faire des économies substancielles.
Guidées par une bande blanche sur autoroute ou par un autre moyen plus fiable, enterré dans le sol, les voitures (et les camions) pourraient constituer, des trains de véhicules en se collant les unes aux autres pour améliorer considérablement leur pénétration dans l’air. Le conducteur pourrait tourner son siège de 180° et former un petit salon très convivial avec sa famille ou dormir tranquille.
Ce système étant parfaitement sûr, on élimine du même coup:
_ les airbags, les ceintures de sécurité, les arceaux de renforts, et toute la carosserie inutile conçue uniquement pour résister aux accidents. Il devient parfaitement envisageable de faire des véhicules pesant 300 ou 400 kg maxi
– les centaines de milliers de km de glissières de sécurité, de panneaux indicateurs , d’éclairage d’autoroutes de radars 😉 etc

Arrivés à destination , les véhicules quitteraient les trains virtuels qu’ils ont ainsi utilisé pour en rejoindre d’autres
Ainsi on pourrait cumuler tous les avantages du transport en commun avec ceux des transports individuels sans changer de véhicules.
D’ailleurs à ce sujet, avez vous remarqué que lorsqu’un métro circule à chaque station des milliers de personnes s’arrêtent uniquement pour faire plaisir aux quelques passagers qui montent et qui descendent, ce qui constituent une perte de temps colossale sur l’ensemble du trajet alors que si un train circulait en abandonnant en roulant, son dernier wagon et récupérait devant lui son premier wagon parti un peu avant lui de la station traversée. On pourrait aller d’un bout à l’autre de Paris en métro sans s’arrêter aux stations intermédiaires d’où un gain de temps et d’énergie monumental.
Bon, je ne dois pas être le seul à y avoir pensé et pourtant je n’en ai jamais entendu parler. Il suffirait lorsqu’on veut prendre le métro de monter dans le petit wagon qui prend le train en passant puis de se déplacer à pied dans le train jusqu’au wagon qui s’arrête là où on veut descendre.
Je sais pas si je suis clair.. mais je peux faire un petit dessin.
Enfin, tout ça pour dire qu’on peut réaliser des tonnes d’économie d’énergie et de matière première en améliorant le confort et la vitesse plutôt qu’en les diminuant . En gros ça s’appelle « le progrès » mais il faut croire qu’on préfère dans certains endroits revenir aux solutions du passé qui pourtant massacrent le paysage.

153.  piloteman | 14/01/2009 @ 23:44 Répondre à ce commentaire

je voulais parler d’économies substanTielles.. et pas substan.. ciel
(n’importe quoi)

154.  Araucan | 14/01/2009 @ 23:55 Répondre à ce commentaire

piloteman (#153),

Par contre, dans votre projet, il faut de la place pour l’insertion et l’éjection des wagons (en souterrain, cela revient cher) mais sur une autoroute pourquoi pas.

155.  piloteman | 15/01/2009 @ 0:26 Répondre à ce commentaire

Araucan (#154),
Peut être peut-on concevoir le système sans voie de dégagement .
imaginons
1/ un petit wagon attend dans chaque station, les passagers ont le temps de monter tranquillement en attendant le passage du prochain train .
2/ Le petit wagon demarre et se laisse rejoindre par le train qui passe, puis se connecte au train .les passagers changent alors de voiture , on pourrait imaginer un petit couloir côté opposé au quai.
3/ En passant devant la station le train à abandonné son dernier wagon d’où les passagers descendent.
Il faudrait en fait calculer la fréquence des trains de telles manière que tous les passagers aient tranquillement le temps de descendre d’un wagon , puis que d’autres passagers aient le temps d’y monter , et y ajouter le temps d’accélération de chaque wagon pour rejoindre la vitesse du train de passage.
Qu’en pensez-vous ?

156.  Araucan | 15/01/2009 @ 1:15 Répondre à ce commentaire

Cela ne me semble pas impossible sous réserve d’écrire les équations qui vont bien en supposant constante la vitesse du train.
Selon celle-ci, on déterminera la longueur nécessaire pour le freinage du dernier wagon (où la distance de la station à laquelle le larguer pour qu’il arrive au bon endroit pour que les passagers descendent) mais aussi pour que le nouveau wagon puisse atteindre la vitesse nécessaire pour que le train le rattrape et s’y connecte sans heurt significatif.
Selon la vitesse désirée, cela suppose une distance minimum entre les stations.
Si les distances entre les stations varient, la vitesse du train devra varier, la distance de largage ne devant excéder la distance entre deux stations et idem pour la distance d’accélération du nouveau wagon.

De plus il faut laisser le temps aux gens de se répartir entre les wagons. Un train comprend au minimum trois wagons, tous automoteurs. Les gens doivent alors bouger à chaque station, au minimum pour rester dans le wagon du milieu, ce qui génère deux flux de circulation dans les wagons : un vers l’arrière du train pour ceux qui descendent à la prochiane station, l’autre vers le wagon du milieu pour ceux qui vont plus loin. Et tout le monde est obligé de bouger ! (pas cool pour les personnes agées et ceux qui ont des valises). Cela est également vrai pour si l’on met des voies de dégagement.Si l’on met autant de wagons que de stations, alors seuls ceux qui montent au départ n’auront pas à bouger. plus le train est long et plus il faut de temps pour que les gens se replacent.

Un autre aspect à considérer est que le nombre de passagers par station (montants et descendants) ne sont pas les mêmes selon les stations, ce qui peut poser des problèmes dans les gares par exemple : mais à ce moment là on peut envisager de perdre 2 wagons pour en remettre d’autres.

Je ne sais pas si l’on gagnerait en fréquence par rapport à la ligne 14 à Paris (sans chauffeur et en automatique : minimum 2 mn entre chaque train). Avec votre système, entre deux stations, il ne peut n’y avoir qu’un seul train roulant, si l’on veut qu’à chaque station un échange se fasse. Avec le système classique, il peut y en avoir plusieurs, si la distance est assez longue entre 2 stations.

Sans équations, il est difficile de voir quelle vitesse pourrait être atteinte si l’on fixe une contrainte de distance entre stations ou l’inverse. Mais c’est un peu tard…

157.  miniTAX | 15/01/2009 @ 2:09 Répondre à ce commentaire

Guidées par une bande blanche sur autoroute ou par un autre moyen plus fiable, enterré dans le sol, les voitures (et les camions) pourraient constituer, des trains de véhicules en se collant les unes aux autres pour améliorer considérablement leur pénétration dans l’air.

piloteman (#152), c’est déjà expérimenté en Californie, avec guidage par des boucles magnétiques enterrées. Techniquement, c’est un succès mais bien malheureusement pas de suite commerciale 😥

D’ailleurs à ce sujet, avez vous remarqué que lorsqu’un métro circule à chaque station des milliers de personnes s’arrêtent uniquement pour faire plaisir aux quelques passagers qui montent et qui descendent, ce qui constituent une perte de temps colossale sur l’ensemble du trajet alors que si un train circulait en abandonnant en roulant, son dernier wagon et récupérait devant lui son premier wagon parti un peu avant lui de la station traversée.

Si tu voyais comment le métro est bondé aux heures de pointe, traverser plusieurs voitures en jouant des coudes pour sortir, je sens que ça ne va pas le faire, surtout avec les Parisiens (à la rigueur, ça pourrait marcher dans un métro boutanais, avec des boudhistes zens et hyper consensuels).

158.  piloteman | 15/01/2009 @ 2:28 Répondre à ce commentaire

Araucan (#156),
Merci beaucoup Araucan pour toutes ces remarques fort interessantes. Je vais continuer à y réfléchir . Il me semble intuitivement qu’il doit bien exister un moyen de ne pas faire attendre tout un train quand seulement 10% des passagers doivent monter ou descendre, et que la somme du temps perdu aux arrêts constitue la moitié de la durée d’un trajet. Quand on songe aux millions de personnes qui prennent chaque jour le métro , on imagine les millions d’heures perdues.
Et comme le sujet était les économies d’énergies. Est on obligé de freiner tout le train puis de le reaccélerer.. ? On doit pouvoir faire mieux.

miniTAX (#157),
Merci miniTAX pour ces infos sur les expérimentations ux US que je ne connaissais pas. Si ça ne marche pas encore, peut être que ça marchera demain. La recherche d’économie d’energie devraient relancer le projet.

159.  chria | 15/01/2009 @ 10:46 Répondre à ce commentaire

Et pourquoi pas se baser sur le modèle des remontées mécaniques et surtout de la technique du débrayable, avec un aiguillage spécifique qui peut permettre toutes les folies (double embarquement, etc…) ?

160.  Araucan | 15/01/2009 @ 11:03 Répondre à ce commentaire

piloteman (#158),

En fait, je pense que le système peut fonctionner plus aisément sur des transports en banlieue, où il y a plus de distance entre les stations, ce qui permet une vitesse plus élevée et plus de marge pour le freinage du wagon ou son accélération ainsi que pour la répartition des passagers.

Ce serait également plus aisé à gérer sur des trajets circulaires. Mais reste à gérer les heures de pointe et les flux importants à certains points.

En terme de coût, ce sera plus cher car chaque wagon est obligatoirement automoteur… qu’il y a ait voie de dégagement ou pas.

161.  Abitbol | 15/01/2009 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

Pour ceux qui font de la boulimie, cet article peut être de grand secours…
Préparer un seau et/ou attention aux chaussures !
Voici Pierre Radanne, Expert européen des énergies et du climat, qui nous explique que nous sommes angoissés face au RCA :

http://www.lavoixdunord.fr/Reg.....xtor=RSS-2

162.  Araucan | 15/01/2009 @ 11:22 Répondre à ce commentaire

Chria nous l’avait déjà signalé 😉 !

163.  martin kelenborn | 15/01/2009 @ 12:53 Répondre à ce commentaire

A Peak oil (commentaire 110)

Je relisais l »Essai sur la population » de Malthus. Ce qu’il écrit est intéressant : « l’amélioration des terres stériles ne peut résulter que du travail et du temps. Au fur et à mesure quela culture s’étend , les accroissements annuels diminuent régulièrement »
Et de mettre cette faible croissance avec la croissance géométrique
de la population pour en déduire ce que l’on sait.
C’est très exactement l’inverse qui s’est passé: les rendements en blé qui sont de l’ordre de 6 quintaux/ha dans le Lot quand Malthus écrit frisent les 80-100 quintaux de nos jours. Parce que la richesse s’est accrue la population croît aujourd’hui à un rythme très faible.
Malthus s’est donc trompé mais il avait des excuses que n’ont pas aujourd’hui ceux qui reprennent son argumentation . Ceux la sont des imbéciles ou des escrocs et il n’est pas certain que l’auteur du commentaire 110 ait suffisamment de talent pour prétendre émarger à la seconde catégorie.
Madame Morizet , polytechnicienne de son état, appartient en revanche à ceux qui sont normalement capables de s’élever pour ne pas ressasser des sottises. La sortie de crise ne passe pas par des économies d’énergie mais par des avancées technologiques permettant d’obtenir une énergie bon marché et inépuisable ( ce qui n’est pas le cas des éoliennes). Les investissements du Grenelle sont donc très vraisemblablement à contre temps de ce point de vue et si l’économie revue et corrigée par la diarrhée verte produit des emplois comme le dit Peak oil ce seront des emplois de conducteurs de pousse-pousse.
La réalité est que les politiques menées actuellement, largement décidées à Bruxelles laquelle est entre les mains des mafias vertes
nous conduit très certainement au sous-développement durable.
Quand la crise actuelle se terminera, la Chine et l’Inde seront les nouvelles zones de richesses, les USA auront sans doute pour partie sauvé la mise, l’Europe sera sur la voie pour devenir une réserve de « nouveaux bons sauvages »
pratiquant chasse et cueillette sous la conduite de gourous verts.Quant à votre petite fille, elle sera serveuse à Pekin!!!
MK

164.  miniTAX | 15/01/2009 @ 14:16 Répondre à ce commentaire

Rhhhaaa, Martin avec ses sorties toujours délicieusement ultralibérales et politiquement incorrectes (j’aime beaucoup votre blog). Vos collègues bureaucrates doivent apprécier. 😉

P.S. Si la petite fille dont vous parlez concerne le posateur en #110, sachez que celui-ci, en bon pratiquant de l’Eglise de l’Apocalypse Malthusienne, a fait voeux d’abstinence d’enfant. Il ne peut donc PAS avoir de petit-fille, encore moins serveuse à Pekin.

165.  chria | 15/01/2009 @ 14:27 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#157),
les voitures qui se suivent à la queue leu leu ont l’air si ridicules ! laugh:
Autant mettre un train

166.  kelenborn | 15/01/2009 @ 15:02 Répondre à ce commentaire

164 minitax

Merci pour le compliment sur le blog mais au fait je ne suis pas ultra libéral : le fondement de la sagesse est pour moi tout entier résumé dans la Fable des Abeilles écrite par Bernard de Mandeville au 18 eme siècle et qui constitue une anticipation du keynésianisme; cette idée que le ressort de toute économie réside dans la demande et que cela est associé au plaisir et à la liberté tandis que les économies ultra libérales
sont régulées par l’offre et associées à la souffrance (cf Sarkho) En revanche je suis contre un Etat parasitaire et semi-totalitaire comme celui qui se développe sous nos yeux.

161 Abitbol

C’est surtout cette interview de Radanne , le bouffon « gieco-ademien » qui a retenu mon attention!

C’est effectivement à gerber tant on se demande, s’agissant du journaliste s’il lèche les bottes ou défèque carrément.J’en ai imaginé des comme cela sur mon blog mais ne savais pas qu’ils avaient déja été clonés.

Pour revenir à Radanne le bouffon, reconverti dans la philosophie et entretenu sur fonds publics depuis que sa boite a coulé ( ce qui n’a pas changé grand chose puisque sa boite vivait quasi exclusivement de fonds publics) , j’ai adoré cette phrase: « On commence à parler de dématérialisation de l’économie avec la communication comme principal champs de croissance »
Admirable propos qui devrait être soufflé à Sarko !!! le prolo qui n’arrive pas à payer son loyer, qui doit faire attention au moindre euro qu’il dépense, qui sera mis dans huit jours au chômage, à qui Sarko a promis du pouvoir d’achat…. sait désormais que la parlotte et le vent
sont une richesse qui va grossir son porte monnaie. Plus besoin de faire ses courses à Leclerc: voyez le DVD du nouvel évangile selon Radanne et vous êtes nourri logé et blanchi pour toute l’année!

Il est vrai qu’il faut reconnaitre à Radanne une certaine constance dans le parasitisme et la prédation

– d’abord ce goût persistant et immodéré pour le vent; que celui ci soit associés aux palabres de la communication ou des éoliennes!

– cette totale insensibilité au prix des choses et de la vie: quand il était président de l’ADEME ( nommé la bas par Jospin and co) l’unité de base du contrat était de 300 000 francs, tout cela pour payer des études ayant, entre autre pour objet de promouvoir la consommation par des chèvres des choux ou salades invendus par les producteurs!!!
Le contribuable payait , y compris et surtout en acquittant la TVA les frasques de ce Royaume d’Edam , aussi inutile qu’ubuesque.
Mais quand ce nouvel Adam Smith voit dans la communication l’origine de la richesse des nations il n’y a pas lieu de s’étonner outre mesure
MK

167.  Araucan | 15/01/2009 @ 15:45 Répondre à ce commentaire

Madame Morizet , polytechnicienne de son état, appartient en revanche à ceux qui sont normalement capables de s’élever pour ne pas ressasser des sottises. La sortie de crise ne passe pas par des économies d’énergie mais par des avancées technologiques permettant d’obtenir une énergie bon marché et inépuisable ( ce qui n’est pas le cas des éoliennes). Les investissements du Grenelle sont donc très vraisemblablement à contre temps de ce point de vue et si l’économie revue et corrigée par la diarrhée verte produit des emplois comme le dit Peak oil ce seront des emplois de conducteurs de pousse-pousse.

Elle va pouvoir donner toute sa mesure dans sont nouveau poste !

http://www.elysee.fr/documents.....ss_id=2222

NB : pourquoi pas des économies d’énergie : ce n’est pas d’en faire qui est le problème, c’est à quoi on utilise le surplus dégagé.
Mais il est vrai que bientôt, on vous présentera la diminution du PNB comme une grande victoire environnementale …

La notion d’emplois verts, ce n’est jamais qu’un rhabillage d’activités qui existent déjà et qui étaient classés auparavant dans d’autres secteurs : expliquer aux jeunes qu’un boulot dans le tri des déchets c’est un emploi vert, cela décourage les vocation.
Pour la petite histoire, j’ai déjà vu une annonce intitulée « Ingénieurs déchets »….

On peut aussi remarquer que la montée environnementaliste s’est accompagnée d’une déconsidération des ingénieurs et des techniciens de production, d’où la crise actuelle de recrutement dans les classes prépa et les écoles dingénieurs. Construire et produire, ce n’est plus noble. Jouer les parasites financiers, ça c’est la classe !

168.  Araucan | 15/01/2009 @ 15:46 Répondre à ce commentaire

kelenborn (#166),
Radanne était à Poznan : sur quels financements, s’il est désormais dans le privé ?

169.  chria | 15/01/2009 @ 15:51 Répondre à ce commentaire

A lire !
http://www.journaldelenvironne.....38;ctx=291

Merci les ENR twisted 😈

170.  super.mouton | 15/01/2009 @ 15:57 Répondre à ce commentaire

La production française d’électricité a augmenté de 0,8% l’an passé pour s’établir à 549,1 TWh. La part de production d’électricité issue des énergies renouvelables (ENR) a connu la plusune forte hausse par rapport à 2007: 37,4 % pour l’éolien (5,6 TWh), 7,4% pour l’hydraulique (68 TWh) et 6,6% pour les autres ENR, principalement la biomasse (4 TWh). La part du nucléaire (418,3 TWh) et des combustibles fossiles (53,2 TWh) a respectivement baissé de 0,1% et 3,3%.

Ils ont fait une petite erreur….

171.  super.mouton | 15/01/2009 @ 15:59 Répondre à ce commentaire

oh.. la petite virgule héhé laugh
en fait en générél, et ça c’est trés rigolo, la consommation augmente à peu pres dans tout les pays, et les ER en fait sont plutot stable: il y a de plus en plus d’éolienne par exemple, mais en % c’est stable… vive les 3 x 20 de 2020….on en est loin

172.  chria | 15/01/2009 @ 16:42 Répondre à ce commentaire

De toute façon c’est très mal écrit. La preuve cette phrase d’intro :

Une semaine après trois pics records de consommation d’électricité, le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité (RTE) a présenté le bilan électrique français 2008. L’hydraulique, l’éolien et les autres ENR ont assuré une plus grande part de la production.

Sur le coup j’ai cru qu’on avait abandonné le nucléaire en France !

173.  super.mouton | 15/01/2009 @ 16:56 Répondre à ce commentaire

oui c’est vrai, j’ai tilté aussi, mais après encore plus sur l’erreur de la virgule… hihi

174.  chria | 15/01/2009 @ 17:38 Répondre à ce commentaire

oui c’est très fort

175.  Araucan | 15/01/2009 @ 18:02 Répondre à ce commentaire

Tout cela pour arriver à 96,7 % d’électricité nucléaire : pendant la campagne présidentielle, on parlait de 80 %, enfin si je me souviens bien ….

176.  chria | 15/01/2009 @ 19:29 Répondre à ce commentaire

et encore il me semble (à vérifier) qu’au final c’est 80% pour les particuliers, mais 50% au total

177.  piloteman | 15/01/2009 @ 19:51 Répondre à ce commentaire

super.mouton (#173),

Cet article est tellement mal rédigé qu’on pourrait croire que la part de l’Eolien est de 37,4 % alors qu’il s’agit en réalité de l’AUGMENTATION de l’éolien depuis 2007.
En reprenant les données de l’articlej’ai calculé la part de chaque énergie, et c’est pas pareil smile

Eolien 5,6 TWh —–> 1,0 %
Hydraulique 68 TWh —–> 12,4 %
Biomasse 4 TWh —–> 0,7 %
nucléaire 418,3 TWh —–> 76,2 %
Comubust fossiles 53,2 TWh —–> 9,7 %
—————–
Total 549,1TWh —–> 100 %

178.  Araucan | 15/01/2009 @ 20:08 Répondre à ce commentaire

Comment faire de la lutte contre le RCA : en cultivant les patates, euh pardon les céréales, qui vont bien :

http://www.reuters.com/article.....P920090115

Et avec une citation qui vaut du Jouzel mais dans l’autre sens !

The reduction would be equivalent to an annual global cooling of over 0.1 degree Celsius, about 20 percent of the 0.6 rise since the Industrial Revolution.

Le refroidissement obtenu serait de 0,1° par an.
Donc hors RC, la culture des céréales refroidit la planète ! Voilà l’explication du petit age glaciaire élucidée !

D’ailleurs on ne nous dit pas tout : si l’augmentation était de 0,6 degré par an depuis deux cents ans, il devait faire quelque chose comme 0,6*100, 60 °C plus froid au PAG : quand on dit que le réchauffement n’est pas forcément négatif…. Nos ancêtres étaient vraiment résistants au froid : je comprends mieux les histoires terribles que l’on raconte aux petits enfants avec des hivers glaciaux…

Au total, le dilemme est terrible : s’il n’y a pas de RC, et si l’on continue à manger du pain, on provoquer un nouveau petit age glaciaire. Et comme ces culture sont dans les pays tempérés, ce sera encore de la faute des pays développés…
CQFD !

y’en a qui ne cultivent pas que des Triticées…

Après enquête et lecture là
http://www.sciencedirect.com/s.....a4592d9bee

We quantify this by modifying the canopy albedo of vegetation in prescribed cropland areas in a global-climate model, and thereby estimate the near-term potential for bio-geoengineering to be a summertime cooling of more than 1°C throughout much of central North America and midlatitude Eurasia, equivalent to seasonally offsetting approximately one-fifth of regional warming due to doubling of atmospheric CO2

Cela semble plus raisonnable (enfin au regard des prévisions maxi du GIEC, c’est relatif) mais enfin on ne considère pas que l’augmentation peut-être bien plus faible…

Bon c’est attesté, c’est le journaliste qui ne sait pas lire.

179.  Araucan | 15/01/2009 @ 20:11 Répondre à ce commentaire

piloteman (#177),

😳 je me suis trompé dans mon calcul….

180.  piloteman | 15/01/2009 @ 20:46 Répondre à ce commentaire

Araucan (#179),
😉

181.  chria | 16/01/2009 @ 1:28 Répondre à ce commentaire

Le PAG y’a cent ans, disons plutôt 150, ce qui fait encore plus froid…

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