Tchad : la population toujours exposée à la faim !

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 Les tchadiens confrontés à l’inflation et à la pénurie de charbon de bois crient leur raz le bol !

Réchauffement climatique

Le gouvernement tchadien a interdit l’usage du charbon de bois, afin de lutter contre l’abattage des arbres et la désertification. Mais ce combustible est la seule source d’énergie domestique pour 99% de la population. Le gouvernement a interdit l’acheminement du charbon de bois à N’Djamena, et confisqué tout le charbon de la ville, créant une pénurie en ville. Lorsqu’on parvient à s’en procurer, le sac qui se vendait auparavant à 6 000 francs CFA (12 dollars) coûte désormais quatre fois cette somme sur le marché noir.

L’interdiction imposée par le gouvernement sur l’utilisation du charbon de bois à N’Djamena, capitale du Tchad, a créé des conditions qualifiées d’explosives. « A l’heure où je vous parle, des femmes et des enfants se trouvent à la périphérie de N’Djamena, et fouillent partout pour trouver des branches mortes, de la bouse de vache ou, éventuellement, des petits morceaux de charbon. Les gens ne peuvent plus cuisiner », a expliqué M. Merlin Totinon Nguébétan, représentant de la branche tchadienne du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT). « Les femmes qui accouchent ne trouvent même pas un seul morceau de charbon pour pouvoir chauffer de l’eau pour se laver », s’est indignée Céline Narmadji, de l’Association des femmes pour le Développement du Tchad.

Selon les syndicats et autres organismes de la société civile, le gouvernement n’a pas préparé la population. Encore moins mis d’autres sources d’énergie domestique à la disposition des citoyens. Pour les représentants du gouvernement, l’interdiction imposée sur l’utilisation du charbon de bois permet d’empêcher l’abattage des arbres pour la fabrication de combustible. « Les Tchadiens doivent chercher d’autres formules pour faire la cuisine et oublier le charbon de bois et le bois de chauffe. Faire la cuisine est une nécessité fondamentale pour chaque foyer. D’un autre côté, avec le changement climatique, chaque citoyen doit protéger son environnement », a récemment déclaré Ali Souleymane Dabye, Ministre de l’Environnement, à la presse. Selon les autorités, l’interdiction porte uniquement sur le charbon de bois fabriqué à partir de bois vert, et non de bois mort. Pourtant, l’acheminement du bois et du charbon de bois à N’Djamena a été totalement interdit pour les habitants.

Le 14 janvier, les soldats de l’armée et la police ont dispersé la foule qui s’était réunie dans la capitale pour protester contre les mesures prises par le gouvernement, et plus généralement, contre le coût élevé de la vie. « Ils ont frappé des manifestants, principalement des femmes », a indiqué Mme Narmadji, de l’association de femmes, qui faisait partie des manifestants. « Tant que le gouvernement ne changera pas les choses, nous ne renoncerons pas. Mieux vaut mourir rapidement et en masse, plutôt que continuer à succomber d’une mort lente, comme nous le faisons actuellement », a-t-elle déclaré.

Source

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1.  Araucan | 29/01/2009 @ 11:25 Répondre à ce commentaire

Oui, c’est vrai tout de même, il fait tellement chaud au Tchad, qu’il est préférable de manger froid…..
Comme une guerre ne suffisait pas, comme si un régime toujours menacé par les coups d’état ne suffisait pas, comme si le fait d’être un des pays les plus pauvres du monde ne suffisait pas, il faut en plus interdire aux gens de manger chaud (une nécessité , pour raisons sanitaires et d’assimilation des aliments entre autres).

C’est un exemple de politique débile sans mesure de compensation, alors que la question du bois de feu (10 % de l’énergie utilisée dans le monde) est une vraie question dans les pays du Sahel depuis longtemps.

Ah oui, le Tchad est un producteur de pétrole. Où vont les bénéfices ?

2.  Araucan | 29/01/2009 @ 11:34 Répondre à ce commentaire

Le Tchad lutte peut-être contre les nuages bruns ?

La pollution atmosphérique encombrant les cieux asiatiques expliquée

Hier, 17h43
Maxisciences Maxisciences

Stockholm, Suède – Les nuages bruns régulièrement observables dans les cieux asiatiques seraient en fait dus à la combustion de végétaux et de biomasse.

La revue Science publie les résultats d’une étude menée par Örjan Gustafsson (université de Stockholm, Suède) et ses collègues. Ils se sont basés sur les concentrations en carbone 14 pour déterminer l’origine des pollutions. Une forte concentration de cet isotope du carbone est en effet présente dans les feux de biomasse, alors qu’on en trouve peu dans les particules issues des énergies fossiles.Les mesures réalisées en Inde (en altitude), et aux Maldives (au coeur de l’océan Indien) montrent que le brouillard brun est composé aux deux tiers par des suies biologiques, c’est-à-dire issues de la combustion de végétaux et de feux de forêt. Le reste provient de la combustion de pétrole.L’ensemble de ces particules est nocif pour la santé, ces dernières augmentant les risques de maladies cardio-vasculaires.D’après Örjan Gustafsson et ses collègues, la solution la plus appropriée pour diminuer ces pollutions serait d’améliorer la qualité de vie en Asie, afin que la quantité de bois et d’excréments d’animaux utilisés pour le chauffage et la cuisine diminue.

3.  miniTAX | 29/01/2009 @ 12:34 Répondre à ce commentaire

D’un autre côté, avec le changement climatique, chaque citoyen doit protéger son environnement », a récemment déclaré Ali Souleymane Dabye, Ministre de l’Environnement, à la presse.

On parie combien que derrière ce léger du bulbe, il y a une ONG réchauffiste qui lui a bien bourré le mou ?

4.  Charles II | 29/01/2009 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#3),

bourré le mou

Je dirais plutôt … les poches.

5.  joletaxi | 29/01/2009 @ 15:14 Répondre à ce commentaire

la logique verte dans toute sa splendeur

6.  Araucan | 29/01/2009 @ 16:23 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#5),

peut-être , mais surtout des décisions prises n’importe comment, non préparées ou prises avec une logique qui nous échappe… et qui n’est pas avouée.

Quelque soit la motivation profonde c’est une décision qui revient à dire : on coupe le chauffage dans les 10 plus grandes villes d’un pays parce qu’on ne veut plus de leur impact sur l’environnement…
Alors que je rappelle, le Tchad produit le pétrole et en a les dividendes.. qui doivent bien s’évaporer quelque part.

7.  joletaxi | 29/01/2009 @ 19:21 Répondre à ce commentaire

Un papier intéressant qui reflète une opinion que je défend depuis longtemps
http://climatesci.org/2009/01/.....-tennekes/
Excusez-moi de ne pas traduire, mais je suis depuis toujours fainéant

8.  Laurent | 29/01/2009 @ 19:48 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#7),

Oui… c’était aussi la principale conclusion d’une synthèse de l’IRD des études climatiques faite si je me souviens bien en 1989 (au temps ou l’IRD s’appelait l’ORSTOM et trempait le bout du pied dans les études climatiques).

… depuis 20 ans, pas grand chose n’a changé de ce coté… 😉

9.  scaletrans | 29/01/2009 @ 21:32 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#7),

J’avais un peu de temps:

Roger Pielke Sr. m’a aimablement invité à ajouter mon point de vue à sa discussion avec Gavin Schmidt à RealClimate. Si le sujet n’avait pas été aussi sérieux, j’aurais été diverti par l’ignorance de Gavin sur les différences entre les modélisations météorologiques et les modélisations climatiques. Comme c’est le cas, je suis consterné. Retournez à l’école, Gavin !
Un modèle météo traite de l’atmosphère. Les processus lents dans les océans, la biosphère et les activités humaines peuvent être ignorés ou paramétrés grossièrement. Cette méthode a très bien réussi. La fraternité dominante dans la communauté de la modélisation météo s’est emparée de cet avantage, et s’est mise à la tête de la communauté de modélisation climatique. S’appuyant sur un système d’observation beaucoup plus avancé que ceux de l’océanographie ou d’autres parties du système climatique, elle a exploité à fond son avantage. Pour ces gens, c’est une heureuse coïncidence que le système synoptique dominant dans l’atmosphère ait une échelle de plusieurs centaines de kilomètres, ce qui fait que les insuffisances de paramétrage et de réseau d’observations, y compris la couverture satellite, n’empêchent pas d’habiles prévisions plusieurs jours à l’avance.
Cependant, un modèle climatique traite du système climatique complet, ce qui inclut les océans de la planète. Les océans constituent un composant lent et décisif du système climatique. Décisif, parce que c’est là qu’est stockée la majorité de la chaleur accessible du système. Les météorologues ont tendance à oublier que quelques mètres d’eau contiennent autant de chaleur que l’atmosphère entière. Egalement, les océans sont la principale source de vapeur d’eau qui fait que la dynamique atmosphérique de notre planète est à la fois intéressante et excessivement complexe. A cause de cela et d’autres raisons, une représentation explicite des océans devrait constituer le noyau de tout modèle climatique qui se respecte.
Cependant, les systèmes d’observation des océans sont primitifs en comparaison de leurs homologues atmosphériques. Les satellites qui peuvent garder une trace de ce qui se passe sous la surface de l’océan ont une résolution spatiale et temporelle limitée. De plus, l’échelle des mouvements synoptiques de l’océan est beaucoup plus petite que celle des cyclones dans l’atmosphère, ce qui nécessite une résolution spatiale des modèles numériques et du réseau d’observation hors des capacités des systèmes actuels d’observation et des supercalculateurs. Nous ne pouvons pas observer, par exemple, la structure verticale et horizontale de la température, de la salinité et du mouvement de tourbillons du Gulf Stream en temps réel et de façon suffisamment détaillée, et nous ne pouvons les modéliser au niveau de détail nécessaire en raison des limites des calculateurs. Comment, pour l’amour du Ciel, pourrions nous alors calculer avec vraisemblance leur contribution au changements multi décadaires du transport de chaleur méridional ? Est-ce que les paramétrages grossiers sont utilisés en pratique pour prédire avec vraisemblance les processus physiques de l’océan plusieurs dizaines d’années en avance ? J’affirme que non.

Since heat storage and heat transport in the oceans are crucial to the dynamics of the climate system, yet cannot be properly observed or modeled, one has to admit that claims about the predictive performance of climate models are built on quicksand. Climate modelers claiming predictive skill decades into the future operate in a fantasy world, where they have to fiddle with the numerous knobs of the parameterizations to produce results that have some semblance of veracity. Firm footing? Forget it!
Le stockage et le transport de chaleur dans les océans étant déterminants pour la dynamique du système climatique et ne peuvant pas être convenablement observés ou modélisés actuellement, on doit admettre que les revendications à propos des performances prédictives des modèles climatiques sont bâties sur du sable mouvant. Les modélisateurs climatiques prétendant prédire des décades dans le futur fonctionnent dans un monde fantastique, dans lequel ils manipulent les nombreux boutons de paramétrage pour produire des résultats ayant quelque semblant de vérité. Un principe ferme ? Oubliez !
Gavin Schmidt is not the only meteorologist with an inadequate grasp of the role of the oceans in the climate system. In my weblog of June 24, 2008, I addressed the limited perception that at least one other climate modeler appears to have. A few lines from that essay deserve repeating here. In response to a paper by Tim Palmer of ECMWF, I wrote: “Palmer et al. seem to forget that, though weather forecasting is focused on the rapid succession of atmospheric events, climate forecasting has to focus on the slow evolution of the circulation in the world ocean and slow changes in land use and natural vegetation. In the evolution of the Slow Manifold (to borrow a term coined by Ed Lorenz) the atmosphere acts primarily as stochastic high-frequency noise. If I were still young, I would attempt to build a conceptual climate model based on a deterministic representation of the world ocean and a stochastic representation of synoptic activity in the atmosphere.”
Gavin Schmidt n’est pas le seul météorologue avec une fausse notion du rôle des océans dans le système climatique. Dans mon blog du 24 Juin 2008, je m’attaquais à la perception limitée qu’au moins un autre modélisateur climatique semblait avoir. Quelques lignes de cet article méritent d’être répétées ici. En réponse à un article de Tim Palmer de ECMWF, j’écrivais : « Palmer et al. semble oublier que, si les prévisions météo sont concentrées sur une succession rapide d’évènements atmosphériques, les prévisions climatiques doivent se concentrer sur la lente évolution de la circulation maritime de la planète et les lents changements de l’utilisation des terres et de la végétation naturelle. Dans l’évolution du ‘Slow Manifold’ (pour emprunter un terme créé par Edward Lorenz) l’atmosphère agit essentiellement comme un bruit stochastique de haute fréquence. Si j’étais encore jeune, je tenterai de construire un modèle climatique conceptuel basé sur une représentation déterministe de l’océan planétaire et une représentation stochastique de l’activité synoptique dans l’atmosphère ».
De mon point de vue, il est plutôt alarmant que l’actuelle génération de modèles climatiques ne puisse pas simuler un phénomène aussi fondamental que l’Oscillation Pacifique Décadale. Je ne ferai confiance à aucun modèle climatique jusqu’à ce qu’il puisse correctement représenter la PDO et les autres particularités lentes de la circulation océanique planétaire. Et même à ce moment, je resterai sceptique quant à l’aptitude d’un tel modèle à prévoir plusieurs dizaines d’années à l’avance.

10.  joletaxi | 30/01/2009 @ 1:05 Répondre à ce commentaire

Scaletrans

merci
Je n’ai malheureusement retenu qu’une chose à la petite école:premier principe de mécanique rationnelle:contre la force d’inertie, l’on ne peut rien

11.  joletaxi | 30/01/2009 @ 1:20 Répondre à ce commentaire

Même si je n’ai aucun moyen scientifique et, ou intellectuel d’argumenter sur le bien fondé de ce papier,sinon, la part de bon sens que je me reconnais, je dois avouer que je reste séduis,de façon « mystique par celle-ci
http://www.thunderbolts.info/home.htm

12.  rageous | 30/01/2009 @ 1:38 Répondre à ce commentaire

On aurait pu penser naïvement que cette interdiction du gvt tchadien soit un bien de santé publique envers sa population si ce banissement était suivi d’une compensation avec du gaz, mais comme il s’avère être totalement inexistant, on peut en déduire que la fièvre réchaufiste et toutes les mesures absurdes mises en branle ne sont que du malthusianisme féroce.
Lomborg je trouve le dénonce sans le nommer, mettant en paralèlle les effets dérisoires du combat et leurs conséquences déplorables pour les populations.

13.  Araucan | 30/01/2009 @ 9:39 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#9),

Merci pour la traduction.

14.  Araucan | 30/01/2009 @ 11:53 Répondre à ce commentaire

Sur les modèles climatiques voir ici :

http://wattsupwiththat.com/200.....g-climate/

Pour résumer rapidement
# Pas de bases scientifiques car basés sur les opinions des scientifiques .(1. No scientific forecasts of the changes in the Earth’s climate. ) Un audit des procédures du GIEC montre que 72 principes scientifiques pour al prévision n’ont pas été respectés. Aucune justification n’a été donnée.
# Pas de revue par les pairs, notamment des spécialistes de la prévision (2. Improper peer review process. )
# La complexité et les incertitudes du climat invalident les opinions des experts. (3. Complexity and uncertainty of climate render expert opinions invalid for forecasting. )
# Les prévisions sont nécessaires pour évaluer les effects du changement climatique (avantages et inconvénients (4. Forecasts are needed for the effects of climate change.) ex : dans le cas des ours polaires, sur deux études, plus de 40 principes scientifiques ont été violés.
# Les prévisions doivent inclure les coûts et bénéfices des actions alternatives qui pourraient être prises pour combattre le changement climatique , y compris l’option de ne rien faire. Aucune étude de ce type n’a été produite (5. Forecasts are needed of the costs and benefits of alternative actions that might be taken to combat climate change. )
# Pour justifier de l’utilisation d’un modèle climatique, on doit l’avoir testé par rapport à un modèle naïf pertinent. (6. To justify using a climate forecasting model, one would need to test it against a relevant naïve model. ) Et avoir vérifié qu’il est plus performant que ce modèle naïf , sinon on augmente l’erreur.
# Le système climatique est stable (7. The climate system is stable. )
La stabilité est appréciée au regard des tests utilisés avec des modèles naïfs et des écarts à la température réelle observée. La température moyenne annuelle apparaît stable au regard de ces modèles naïfs et il n’est pas nécessaire d’avoir des modèles plus élaborés.
# Etre conservateur et éviter le principe de précaution (8. Be conservative and avoid the precautionary principle. ) Les modèles naïfs sont appropriés. Les études coûts bénéfices sont justifiées si l’on considère que les températures peuvent monter ou descendre, pour autant qu’il y ait des bases rationnelles.

Le modèle du CSIRO utilisé en australie pour l’allocation d’eau aux agriculteurs et pour justifier un marché carbone violerait 72 principes scientifiques.

15.  chria | 30/01/2009 @ 13:46 Répondre à ce commentaire

c’est là que j’aurais du poster le lien sur la canicule en Australie…

16.  Araucan | 30/01/2009 @ 15:11 Répondre à ce commentaire

En Australie cela leur arrive régulièrement, d’avoir ou trop chaud, ou trop soif, ou trop d’eau, ou trop de feux, ou trop de poussière…

17.  Araucan | 30/01/2009 @ 19:43 Répondre à ce commentaire

Trouvé là :http://onmarchesurlatete.over-.....53990.html

Réchauffement: la synthèse du GIEC
« Quand homme blanc couper bois, hiver froid. »

Dans le cas du Tchad,

Réchauffement : le choix écologique
« Quand homme noir avoir faim, manger froid ou payer très,très, très cher »

18.  Peak.Oil.2008 | 31/01/2009 @ 13:34 Répondre à ce commentaire

@Araucan. Je ne doute pas qu’il y ait de nombreux codes environnementaux. Il y en a qui se penchent sur l’état de santé de nos contemporains et d’autres qui se penchent sur la santé de leurs descendants, et je supose que la majorité de ces codes s’intéressent à la santé des nos contemporains! Avec les milliers de molécules chimiques synthétisées par l’homme ces dernières décennies, il n’est pas facile de faire la part de choses (entre les intérêts économiques et les intérêts de santé publique), d’où une myriade de textes. Il y aurait moins de textes si nous avions été plus restrictifs ou si nous n’avions pas découvert le pétrole !

La cause environementale et la cause gestion des ressources ont toujours été considérées comme des causes de secondes zônes. Plein de petits combats pour plein de petites lois qui ne pouvaient que tenter de s’adappter à une réalité complexe elle-même conséquente de la petrocroissance. Mise à part le recyclage, rien n’a vraiment changé alors que le potentiel est énorme. Les énergies renouvelables ont été développées à un niveau trop anecdotique, très loin de pouvoir permettre quelque substitution que ce soit. Mais mieux vaut tard que jamais.

D’un point de vue social, la gestion des ressources n’a jamais été une cause défendue (voire défendable) mais l’accaparement bien. Les politiciens ont toujours vendu du ‘toujous plus’ à leurs électeurs, ils sont coresponsables de l’échec patent des démocraties pour avoir infantiliser l’électeur. Tentons déjà d’être moins accaparent pour éviter de se retrouver dans des situations inextricables du type manque de ressource compromettant la viabilité d’un marché.

@maurice. Concernant l’écologisme, il y a un malentendu, il faut relativiser, il n’y a pas un écologiste type, comme il n’y a pas un socialiste type, comme il n’y a pas un sceptique du RCA type, ils sont tous très différents au sein d’un même groupe (comme les économistes) et certain se situent parfois à la frontière de l’un ou l’autre groupe, voire un peu dans l’un et un peu dans l’autre. Sans parler des girouettes et de tous les gus qui adorent avoir le dernier mot.

Quel citoyen peut dire je vote pour 100% des idées (des actes passés) de ce parti? Aucun ! Je vote écolo en Belgique mais je suis pour le nucléaire dans le contexte de RCA. Quand j’achète bio, c’est juste parce que je suis heureux de pouvoir soutenir un réseau qui valorise l’autosuffisance, et donc qui a de l’avenir. Je ne m’inquiète pas du tout des quelques résidus chimiques qui se trouvent dans la nourriture standard. Je n’ai pas de voiture parce que j’aime me sentir libre. Je considérère la voiture solo comme étant inadaptée et j’espère que la voiture aura un avenir plus cohérent.

@Abitbol. D’un point de vue éthique il est complétement irresponsable d’acheter des ressources à des pays qui traitent leur peuple avec mépris. L’histoire du pétrole est éloquente à ce sujet et l’hypocrisie de l’Occident est glauque. La détresse des tchadiens devrait nous faire prendre conscience que nous sommes corresponsables de leur situation, tout simplement parce que nos entreprises donnent de l’argent (en échange de pétrole) à une minorité qui contrôle notre approvisionnement.

@miniTAX. Les économistes sont des aprentisorciers. Ils mettent en place des mécanismes dont ils ne comprennent pas les effets, ils ne sont jamais d’accord entre eux sauf quand l’économie triomphe. Ce ne sont rien de plus que des opportunistes. D’un autre côté, les politiciens opportunistes qui ont vendu du ‘toujours plus’ à leurs électeurs, doivent faire des offrandes à la sphère commerciale pour que celle-ci satisfasse le désir de ‘toujours plus’. Un jour les économistes tombent des nues car les ressources ne suivent plus et ils demandent alors aux politiciens de faire des offrandes bien plus importantes. Les politiciens sont coincés et font les offrandes requises. La suite est connue.

19.  Peak.Oil.2008 | 31/01/2009 @ 13:38 Répondre à ce commentaire

Mon post précédent (18. Peak.Oil.2008 | 31/01/2009 @ 13:34) est à éffacer. Je me suis trompé de page. Il était destiné à ‘L’UE doit présenter des options pour un accord international sur le climat’

20.  Frédéric, admin skyfall | 31/01/2009 @ 23:25 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#9), merci pour la traduction. Article très intéressant, je vais le poster.

21.  piloteman | 4/02/2009 @ 14:14 Répondre à ce commentaire

Pourquoi n’utilise-t-on pas le bois abattu par la tempête dans les landes pour fournir le tchad en charbon de bois .. ?

22.  Abitbol | 4/02/2009 @ 14:32 Répondre à ce commentaire

piloteman (#21),
C’est pourtant simple, il suffit que vous vous mettiez en rapport avec la fédération des forestiers des Landes, vous leur acheter le bois (assez bon marché en ce moment), vous organisez son acheminement au Tchad (transport peu cher à cause du prix du pétrole) et là bas, il ne reste plus qu’à le faire distribuer. Je pense que les Tchadiens se chargeront de le réduire en charbon de bois.

23.  Araucan | 4/02/2009 @ 15:25 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#22),

Cela coutera moins cher si on le transforme en charbon de bois dans les Landes (diminution de 80 % du volume). Sauf que le pin maritime ce n’est pas terrible pour faire du charbon de bois.
Coût d’exploitation : 10 €/m3 plus transport au port plus voyage jusqu’en Afrique plus transport jusqu’à N’jamena = au moins 25 €/m3 sans compter le coût de carbonisation ni d’achat du bois ! 🙂

24.  piloteman | 4/02/2009 @ 16:54 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#22),
je vous ai écouté et j ai rédigé mon courrier qui vient de partir à l’instant.
Nous verrons bien. même si je pense que c’est déja tout vu.
Pourquoi ne pas essayer après tout, vous avez raison.

25.  piloteman | 4/02/2009 @ 16:55 Répondre à ce commentaire

Araucan (#23),
votre solution semble la plus interessante et la plus logique, mais la différence de prix de main d oeuvre change peut être la donne.

26.  Araucan | 4/02/2009 @ 17:52 Répondre à ce commentaire

Oui il faut une évaluation des coûts. Il faudrait aussi voir avec une ONG … ils ont parfois des « facilités ».

27.  piloteman | 5/02/2009 @ 1:23 Répondre à ce commentaire

Voici la réponse très rapide que je viens d’obtenir de la COOP AGRICOLE FORESTIERE SUD ATLANTIQUE (CAFSA).

Bien d’accord avec vous mais je reste sceptique: Nous avions essayé de monter une opération similaire en Haïti qui connait les mêmes problèmes que le Tchad et de nombreux autres pays en voie de développement lors de la tempête de 1999. Cela ne passait pas d’un point de vue économique. Nous regarderons néanmoins cette voie.
Merci pout votre message.
Cordialement

28.  piloteman | 5/02/2009 @ 1:54 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#22),
Araucan (#26),
Fort de vos conseils, je viens d’adresser un courrier à l’Ambassade du Tchad à Paris rappelant mon précédant courrier à la coopérative forestière sud atlantique ainsi que la réponse qui m a été adressée.
J’ai proposé de consacrer la totalité des mes 15 jours de vacances prochains, ainsi que mon futur temps libre, pour m’occuper de ce dossier, le chiffrer, courir dans tous les coins (à mes propres frais pour qu on me soupçonne pas d’y chercher un interêt) afin d’essayer de faire avancer les choses.
Je conçois qu’économiquement ce ne soit pas rentable. mais la vie des tachdiens, le travail des ouvriers français a peut être quand même une certaine valeur (!?)
Je vous tiendrai au courant si quelque chose bouge

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