Le puits de carbone de l’Amazonie menacé par les sécheresses

(Les choses sont toujours plus complexes qu'on ne le croit de prime abord. Les forêts tropicales stockent du carbone, certes mais pas tous les ans et leur capacité de déstockage est importante, notamment lorsque l'on redécouvre que les sécheresses peuvent tuer des arbres… A titre de comparaison, la déforestation relarguait dans l'atmosphère près de 5,8Gt de CO2  par an dans les années 90.)

L’Amazonie est étonnamment sensible à la sécheresse, selon une nouvelle étude menée au cœur de cette forêt tropicale humide, la plus grande du monde. Cette étude, publiée le 6 mars 2009 dans la revue SCIENCE, met en évidence pour la première fois les preuves que l’accentuation récente des sécheresses provoque des baisses massives de la réserve de carbone dans les forêts tropicales, notamment du fait de la mortalité des arbres. Ces résultats sont le fruit de travaux coordonnés par Oliver Phillips de l’université de Leeds (UK) et menés avec ses collègues de 14 pays au sein du réseau de recherche RAINFOR auquel participent pour la France, le Cirad, l’INRA et le CNRS.

Boréo-Mont Kinabalu

Les impacts de la sécheresse intervenue en 2005 dans la région amazonienne ont permis aux scientifiques d’entrevoir ce qui pourrait arriver dans l’avenir si la saison sèche amazonienne devenait de plus en plus chaude et intense. Afin de calculer les changements en termes de stockage de carbone, les 68 scientifiques impliqués dans l’étude * ont examiné plus de 100 sites forestiers sur une zone de plus de 600 millions d’hectares de l’Amazonie, depuis le Brésil jusqu’à l’Equateur, en passant par la Guyane Française. Ils ont utilisé des données de croissance de plus de 100 000 arbres, enregistrées depuis 30 ans, et étudié les mortalités et les nouvelles pousses.Leurs résultats montrent que la sécheresse de 2005 a provoqué une inversion brutale des absorptions de carbone réalisées pendant des décennies. La mort des arbres s’est accélérée là où la sécheresse a le plus frappé. « Pendant des années, la région amazonienne à aidé à ralentir le réchauffement climatique. Si ce puits de carbone est amoindri, voire fonctionne à l’envers, le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmentera encore plus.» souligne Oliver Phillips.

Selon l’analyse des scientifiques, cette sécheresse en Amazonie a diminué de 5 milliards de tonnes la séquestration de CO2 par la forêt (1). L’effet sur l’atmosphère est donc équivalent à celui qui résulte annuellement des déforestations au profit d’activités agricoles dans le monde entier. En outre, bien qu’à l’œil nu, on voie peu d’impact sur la forêt, les mesures des chercheurs prouvent que le taux de mortalité des arbres a été augmenté par la sécheresse. Pour l’instant, ce carbone est « au sol », sous forme d’arbres morts mais pas encore décomposés. Cela prendra quelques dizaines d’années avant que ces arbres soient décomposés et que le CO2 se retrouve dans l’atmosphère.

La région amazonienne est tellement vaste que même de faibles effets écologiques peuvent avoir un large impact sur le cycle du carbone mondial. Si les sécheresses se répétaient en Amazonie, cela conduirait à une accélération du réchauffement climatique.

* L’étude a été soutenue par le Natural Environment Research Council et par la Gordon and Betty Moore Foundation.

Voir aussi sur les forêts en tant que sources de carbone.

(1) Note : soit 5 Gt : on estime à  3 Gt la quantité de CO2 injectée par l'homme dans l'atmosphère du fait des énergies fossiles. pour plus de détails, aller .Araucan.

Source : CIRAD

Posté par Araucan

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1.  Murps | 10/03/2009 @ 7:36 Répondre à ce commentaire

« Puits de carbone »…

Un terme qui me laisse perplexe.

Le puits de carbone est le grand Mamamouchi de la « science » climatique. Une espèce de « théorie de la phlogistique », mais totalement politisée, voire sectaire.

Oliver Phillips est un contributeur IPCC.
Tout est dit.

2.  Hacène | 10/03/2009 @ 10:12 Répondre à ce commentaire

Même d’un point de vue réchauffiste, c’est n’importe quoi ! L’Amazonie est un puits de carbone au sens de stock de carbone. Une forêt en équilibre, sur un pas de temps suffisamment long, c’est autant de stockage de carbone que de déstockage. Alors bien sûr, une bonne sécheresse entraînant un peu plus de mortalité qu’à l’accoutumée, il y a alors du carbone de relâché. Mais par la suite, il est de nouveau séquestré. Donc équilibre. Si les sécheresses devaient se multiplier, il y aurait nécessairement évolution vers un autre type de forêt, avec une biomasse par hectare moindre en effet. Donc moins de carbone au fond du puits.
Les seuls puits de carbones véritables (côté végétal), au sens de stockant de plus en plus de carbone, sont les végétations en développement, comme les jeunes forêts, etc.
Ils se contentent d’enfoncer une porte ouverte en gueulant bien fort… Rien de neuf sous le Soleil faiblard.

3.  Piloteman | 10/03/2009 @ 10:25 Répondre à ce commentaire

Bon là, c’est un modèle du genre

j’en ai repris les termes exact pour fournir le petit guide suivant à l’usage de tout aspirant chercheur.
veuillez compléter
Selon une nouvelle étude ……(l’objet de l’étude)…… Cette étude, publiée le (date) dans la revue SCIENCE, met en évidence pour la première fois les preuves que …(le nom de la catastrophe)…….. provoque des baisses massives de la réserve de carbone – (ou l’augmentation massive de la quantité de CO2 contenue dans l’atmosphère- c’est au choix) . Ces résultats sont le fruit de travaux coordonnés par ……. de l’université de …(organisme sérieux) .. et menés avec ses collègues de … pays (penser à mettre un nombre important ) au sein du réseau de recherche …(organisme sérieux)… auquel participent pour la France, (organismes sérieux)
Les impacts de …(l’objet de l’étude)…….. ont permis aux scientifiques d’entrevoir ce qui pourrait arriver dans l’avenir si …….. . Afin de calculer les changements en termes de stockage –( ou de production – c’est au choix )- de carbone, les … scientifiques (penser à mettre un nombre important ) impliqués dans l’étude . ont examiné plus de … sites (penser à mettre un nombre important ) sur une zone de plus de … hectares (penser à mettre un nombre important ) . Ils ont utilisé des données de plus …….(penser à mettre un nombre important ), enregistrées depuis …. ans, (penser à mettre un nombre important ) et étudié les……………………………… Leurs résultats montrent que …………………….. a provoqué une inversion brutale des absorptions de carbone (ou une production accélérée – c’est au choix) réalisées pendant des décennies. ……………………….. s’est accélérée . « Pendant des années, ……………………… à aidé à ralentir le réchauffement climatique. Si ce ……. est amoindri, voire fonctionne à l’envers, (ou s’accélère, c’est au choix) le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmentera encore plus.» souligne ……(nom du Monsieur important)
Selon l’analyse des scientifiques, cette …(l’objet de l’étude)…. a diminué de … milliards de tonnes (penser à mettre un nombre important ) la séquestration de CO2 – au augmenté … milliards de tonnes la production de CO2 (penser à mettre un nombre important). L’effet sur l’atmosphère est donc équivalent à …………………… dans le monde entier. En outre, bien qu’à l’œil nu, on voie peu d’impact sur ….., les mesures des chercheurs prouvent que ……………………………………….. Pour l’instant, …………………………………. Cela prendra quelques dizaines d’années avant que le CO2 se retrouve dans l’atmosphère.
…………………… est tellement vaste que même de faibles effets écologiques peuvent avoir un large impact sur le cycle du carbone mondial. Si …………………se répétaient en …………, cela conduirait à une accélération du réchauffement climatique.

4.  miniTAX | 10/03/2009 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

Une forêt en équilibre, sur un pas de temps suffisamment long, c’est autant de stockage de carbone que de déstockage.

Hacène (#2),
C’est faux pour les forêts en zone tempérées qui même « à l’équilibre » croissent en biomasse donc stocke le carbone : c’est comme ça qu’on a du charbon et du pétrole fossile. On notera l’ironie de la belle légende écolo qui voudrait que l’Amazonie soit « le poumon » de la planète, eh bah non, c’est les bonnes vieilles forêts de nos contrées pas exotiques pour un sou.
Ceci dit, même l’idée reçue que les forêts tropicales à l’équilibre ne stocke pas le carbone est maintenant battue en brèche, il suffit de consulter la littérature récente. Preuve que nos climatologues post-modernes bâtissent leur CAO (catastrophisme assisté par ordinateur) sur du vent.

Murps (#1), le terme de « puits » est d’autant plus olé-olé que d’ordinaire, « puits » évoque quelque chose qui fournit et non qui absorbe : puits de science, puits d’abondance… On est en pleine confusion et si les climatologues étaient de vrais Einstein, on aurait même pu croire que c’est fait exprès.

5.  Piloteman | 10/03/2009 @ 10:55 Répondre à ce commentaire

suite de Piloteman (#3),
pour les mauvais élèves voici le premier corrigé

Selon une nouvelle étude portant sur l’alimentation animale, les chats consomment de plus en plus de boites de conserve et de moins en moins de souris. Cette étude, publiée le 1er avril 2009 dans la revue SCIENCE, met en évidence pour la première fois les preuves que la diminution drastique de la chasse aux souris par les matous de salon provoque l’augmentation massive de la population de souris qui pètent du gaz à effet de serre qui s’echappe ensuite dans l’atmosphère- . Ces résultats sont le fruit de travaux coordonnés par M.Hatslow, Chapman, et Robinwood de l’université de Pasadena et menés avec ses collègues de 72 pays au sein du réseau de recherche Tom&Jerry auquel participent pour la France, le CNRCH
Les impacts de la diminution drastique de la chasse aux souris par les matous de salon ont permis aux scientifiques d’entrevoir ce qui pourrait arriver dans l’avenir si les souris se multipliaient . Afin de calculer les changements en de production de gaz, les 547 scientifiques impliqués dans l’étude . ont examiné plus de 3405 sites sur une zone de plus de 450 000 hectares. Ils ont utilisé des données de plus de 23456 capteurs, enregistrées depuis 4000 ans, et étudié les résultats. Leurs résultats montrent que la diminution drastique de la chasse aux souris par les matous de salon a provoqué une production accélérée de gaz a effet de serre. Pendant des années, le goût infect des boîtes de conserve pour chat à aidé à ralentir le réchauffement climatique. Si la consommation de boite de conserve s’accélèrait, le niveau de pets de souris dans l’atmosphère augmentera encore plus.» souligne Le professeur MacKinley
Selon l’analyse des scientifiques, cette diminution drastique de la chasse aux souris par les matous de salon a augmenté de 34 milliards de tonnes la production de Gaz à effet de serre L’effet sur l’atmosphère est donc équivalent à la production de 568 907 machines à vapeur fonctionnant au charbon dans le monde entier. En outre, bien qu’à l’œil nu, on voie peu d’impact les mesures des chercheurs prouvent que les effets à long terme seront désastreux pour l’environnement. Pour l’instant, personne n’y prend garde car Cela prendra quelques dizaines d’années avant que le gaz se retrouve dans l’atmosphère.
ce phénomène est tellement vaste que même de faibles effets écologiques peuvent avoir un large impact sur l’atmosphère. Si ce nourissage des chats avec des boîtes de conserves se répétaient cela conduirait à une accélération du réchauffement climatique.

6.  Araucan | 10/03/2009 @ 11:10 Répondre à ce commentaire

Piloteman (#3),

Très bonne déconstruction du modèle donné à tous les apprentis en communication des instituts scientifiques ou journalistes en environnement pour faire des annonces à faire peur à tout le monde.

miniTAX (#4), Hacène (#2),

La notion de forêt ou de n’importe quel écosystème à l’équilibre ne tient pas : on ne peut arguer d’un environnement changeant (quel qu’en soit le sens) et dire que cela n’a pas d’influence sur un écosystème. Il n’y a pas d’équilibre, il n’y a que de l’adaptation.
Les forêts réagissent aux facteurs environnementaux et cela peut se traduire sur une période donnée (ou une région donnée) sur une extension, une régression, un peu plus de CO2 immobilisé ou du CO2 renvoyé dans l’atmosphère.
Si l’on reprend le langage kotyoiste, les forêts sont à la fois des sources et des puits : journellement (alternance phtosynthèse/respiration) mais aussi au fil des saisons.
Donc au mieux, si l’on veut parler de CO2, il faudrait suivre la quantité de CO2 piégée dans une zone donnée dans le temps (bilan des flux).

Autre aspect : on nous parle de « plus de 100 sites forestiers sur une zone de plus de 600 millions d’hectares de l’Amazonie » : quelle est la valeur de cet échantillonnage ? est-ce véritablement représentatif de l’ensemble du massif ?

Dernière remarque :

Pour l’instant, ce carbone est « au sol », sous forme d’arbres morts mais pas encore décomposés. Cela prendra quelques dizaines d’années avant que ces arbres soient décomposés et que le CO2 se retrouve dans l’atmosphère.

Cela veut dire que toutes ces gigatonnes (ou partie de celles-ci) de carbone, ne sont pas encore reparties dans l’atmosphère : donc c’est moins « grave » qu’annoncé et en plus cela dépend de la météo des années à venir sur l’Amazonie, où la croissance/repousse des zones affectées peut être somme toute assez rapide si les conditions sont adéquates et compenser (pour un temps au moins) ce dégazage en partie virtuel pour le moment.

7.  Araucan | 10/03/2009 @ 11:13 Répondre à ce commentaire

Piloteman (#5),

😆 😆 😆

8.  Piloteman | 10/03/2009 @ 11:30 Répondre à ce commentaire

Araucan (#7),
😉

9.  Hacène | 10/03/2009 @ 12:39 Répondre à ce commentaire

Araucan (#6),
D’accord pour dire qu’il n’y a que de l’adaptation. La notion de climax n’est qu’une notion, jamais vraiment réalisée dans les faits. Il n’est qu’à prendre en considération les sols, dont l’évolution est très lente et toujours en retard sur le climat, pour comprendre que l’équilibre, climacique, est une vue de l’esprit, ce vers quoi tend la végétation sans jamais l’atteindre. Mais la rapidité d’évolution en milieu équatorial et la relative stabilité climatique de cette zone ne rendent-elles pas valide cette conception d’équilibre de la forêt amazonienne ? C’est une vraie question !

10.  Astre Noir | 10/03/2009 @ 13:00 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#4),

le terme de “puits” est d’autant plus olé-olé que d’ordinaire, “puits” évoque quelque chose qui fournit et non qui absorbe : puits de science, puits d’abondance… On est en pleine confusion et si les climatologues étaient de vrais Einstein, on aurait même pu croire que c’est fait exprès.

Oui, mais dans les romans policiers campagnards, c’est toujours dans les puits qu’on balance les cadavres encombrants

😆

11.  Murps | 10/03/2009 @ 13:37 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#4),

« C’est faux pour les forêts en zone tempérées qui même “à l’équilibre” croissent en biomasse donc stocke le carbone : c’est comme ça qu’on a du charbon et du pétrole fossile. »

Attention :
Les forêts en zone tempérées ne produisent pas de charbon ou de pétrole et n’en produiront jamais.
Pour cela, il faut de l’eau.
Quand un arbre meurt, il tombe par terre et est décomposé entièrement.
Pour qu’il puisse donner un hydrocarbure, il faut qu’il tombe dans l’eau et soit ensuite recouvert par des dépôts vaseux réducteurs, sans oxygène et plutôt basiques (de mémoire…).

En fait ce que je trouve pittoresque c’est cet aspect religieux donné au carbone. Pourquoi le puits de carbone (donc le piège à CO2) ne serait pas le « puits d’hydrogène » ou « puits d’azote » ou encore « puits d’oxygène » ?

Sinon, excellent le texte sur les « matous de salon », un véritable exercice de style !
😉

12.  Araucan | 10/03/2009 @ 14:05 Répondre à ce commentaire

Hacène (#9),

Même pour les forêts tropicales, la notion de climax ne marche pas. L’Amazonie n’a pas toujours été le massif continu que l’on connait (il y a 6000 ans, c’était une zone de savanes, de forêts galeries et d’ilots forestiers).
Idem pour l’Afrique centrale : outre que certaines zones s’y reboisent toutes seules (indépendamment de l’effet d’exodes rural ou de guerres), l’archéologie y met régulièrement en évidence des zones aujourd’hui boisées qui étaient des savanes il y a 1000 à 500 ans. De plus, la composition en arbres de certaines formations montre leur (relative) jeunesse (espèces de lumières bien supérieures en nombre d’espèces d’ombre).
Un exemple éclairant est l’okoumé au Gabon : il s’est étendu sur des savanes anthropiques ou non et il ne se régénère qu’en pleine lumière et non sous lui-même ou sous forêt.

Murps (#11),

Parlons plutôt de puits de science ! ;).

miniTAX (#4),

C’est faux pour les forêts en zone tempérées qui même “à l’équilibre” croissent en biomasse donc stocke le carbone : c’est comme ça qu’on a du charbon et du pétrole fossile.

Raisons du stockage de CO2 par les forêts tempérées :
-augmentation des surfaces en forêts (recrus naturels ou plantations) par retrait de l’agriculture,
-augmentation des volumes sur pied (évolution des sylvicultures et faible prélèvement relatif),
-effet du CO2 et de l’adoucissement des températures (augmentation de la productivité).

Mais il n’y a pas plus d’équilibre en forêts tempérées ou boréales qu’en forêts tropicales : cet histoire d’équilibre n’est jamais que la résurgence du mythe du Paradis perdu ! 😉 . Quand il fait sec, il y a aussi dégagement de CO2 …

13.  miniTAX | 11/03/2009 @ 9:12 Répondre à ce commentaire

Les forêts en zone tempérées ne produisent pas de charbon ou de pétrole et n’en produiront jamais.
Pour cela, il faut de l’eau.

Murps (#11)
L’eau à l’échelle géologique, c’est pas ce qui manque sur Terre : ya pas d’eau en Arabie Saoudite, pourtant il y a bien du pétrole 😈
Le carbone accumulé par la forêt, ça commence par la tourbe ou la couche d’humus, puis la lignite et ça finit (parfois) en charbon ou en pétrole.

14.  Araucan | 11/03/2009 @ 9:42 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#13),

Juste une question : quels sont les zones sur terre (ou plutôt en bord de mer) où s’accumule la matière organique pour les futures roches carbonées ?
Il me semblait que la formation de ces roches (charbon, pétrole etc) s’était faite dans des conditions climatiques (exemple charbon : très forte productivité biologique, alternance de phases d’accumulation de végétaux en zone lagunaire et de phases d’érosion intense apportant les couches stériles des dépôts…) qui ne sont pas vraiment présentes pour le moment sur terre…

15.  scaletrans | 11/03/2009 @ 10:40 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#13),

L’eau à l’échelle géologique, c’est pas ce qui manque sur Terre : ya pas d’eau en Arabie Saoudite, pourtant il y a bien du pétrole

Parce qu’il y en a eu à un moment: ne serait-ce pas pendant le déluge?

16.  miniTAX | 11/03/2009 @ 15:30 Répondre à ce commentaire

Juste une question : quels sont les zones sur terre (ou plutôt en bord de mer) où s’accumule la matière organique pour les futures roches carbonées ?

Araucan (#14),
Chaque année, la moitié des émissions humaines (25 Gt de CO2) est absorbée par la biosphère. On peut supposer qu’une partie est stockée par la végétation même en tenant compte des incendies naturelles et la déforestation et une autre par les océans. En fait on n’en sait rien et on peut supposer ce qu’on veut.
En tout cas, c’est bien stocké quelque part, il suffit d’imaginer !
Par exemple, les fouilles archéologiques concernent souvent des sites enfouis à 5, 10 mètres voire plus sous terre et ce juste sur des échelles de temps millénaires. C’est donc pas bien difficile de concevoir qu’on ait le même enfouissement de vastes zones à forte productivité végétales. Autre exemple, le niveau des océans était 130 m plus bas il y a 15.000 ans et il était monté aux niveaux actuels en moins de 5.000 ans (s’il ne monte plus, c’est parce que tous les glaciers continentaux qui ne peuvent supporter les températures actuelles ont fondu). Ca a inondé de centaines de millions de km2 et favorisé des conditions propices à la création de réservoirs de futurs hydrocarbures.
Bref, on peut imaginer beaucoup de choses qui constituent des puits permanents de carbone, surtout quand on a des incertitudes aussi énormes sur les flux. Il n’y aurait pas cet hystérie du RCA, ça relèverait de la discussion sur le sexe des anges.

17.  Daniel | 14/03/2009 @ 0:21 Répondre à ce commentaire

Monsanto a trouvé une solution :mrgreen:

http://monsanto.mediaroom.com/.....8;item=695

Monsanto annonce avoir complété sa demande réglementaire
concernant un maïs GM résistant à la sécheresse produit en collaboration avec BASF auprès de l’U.S. Department of Agriculture (USDA) et l’agence équivalente au Canada. Ce maïs pourrait être commercialisé vers 2012.

18.  Araucan | 14/03/2009 @ 0:43 Répondre à ce commentaire

Daniel (#17),

Cela faisait un moment qu’ils cherchaient : ils ont donc trouvé comment combiner résistance à la sécheresse et productivité (parce qu’à un moment ils avaient le premier mais pas l’autre) : il faudra voir en tests agronomiques si c’est un gain en cas de sécheresse modérée ou si cela permet vraiment de déplacer l’aire de culture du mais de manière significative.

miniTAX (#16),

Actuellement je pencherais plutôt pour des dépots de calcaire. Je en suis pas persuadé que l’on connaisse actuellement des dépôts de matière organique comparables à ceux du carbonifère….

19.  Fabge02 ex-Fabge | 14/03/2009 @ 10:05 Répondre à ce commentaire

De toutes manières, cette histoire de stock de carbone, c’est à la marge : le premier stock de carbone en dehors des océans, ce sont les sols, et là… on est très loin d’une connaissance approchée du phénomène.

20.  Fabge02 ex-Fabge | 14/03/2009 @ 21:02 Répondre à ce commentaire

Pour des infos sur l’histoire de la forêt amazonienne :

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers.....zonie.html

Bel exemple d’une étude financée dans le cadre d’un programme de recherches sur le changement climatique et où les auteurs gardent leur liberté de penser.

21.  Fabge02 ex-Fabge | 14/03/2009 @ 21:07 Répondre à ce commentaire

Un complément du même programme sur l’histoire des forêts africaines :

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers.....esafc.html

22.  Araucan | 14/03/2009 @ 21:34 Répondre à ce commentaire

Fabge02 ex-Fabge (#21),

Vos deux liens sont géniaux !

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