Un pic de CO2 à l’ère glaciaire dû à un changement des vents

(Sur le rôle des océans en tant qu'émetteurs de CO2….)

Agence France-Presse , Washington. Le 13 mars 2009.

Des scientifiques américains ont découvert une augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère à la fin de l'ère glaciaire, qui pourrait avoir été causée par un changement dans la circulation des vents, également constaté à notre époque, selon une étude parue jeudi.

Selon cette étude d'une équipe de scientifiques de l'université de Columbia publiée dans la revue Science, un changement dans la circulation des vents intervenu il y a 17 000 ans pourrait avoir entraîné des rejets de gaz carbonique depuis l'océan Austral, en Antarctique.

La circulation et la force des vents ont un effet direct sur les courants marins, dont la vitesse régule en partie les émissions de CO2 dans l'atmosphère, explique Robert Anderson, géochimiste de l'observatoire terrestre Lamont-doherty de Columbia.

BANQUISE

Et si cette vitesse augmente, les eaux profondes des océans, riches en dioxyde de carbone, remontent à la surface, libérant le gaz.

«Plus les océans circulent vite, plus les eaux profondes remontent à la surface pour libérer du CO2», poursuit M. Anderson.

Selon le scientifique, des changements similaires dans la circulation des vents au niveau de l'océan Austral sont intervenus au cours des quarante dernières années. Et les rejets de CO2 dans l'atmosphère qui en ont résulté pourraient être suffisamment importants pour saper les efforts de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Les chercheurs ont étudié la croissance du plancton dans les eaux australes et ont constaté une augmentation de ces organismes vers la fin de l'ère glaciaire grâce à la remontée des eaux profondes, riches en nutriments.

Une étude internationale publiée en 2007 avait conclu que la capacité de l'océan Austral à absorber le CO2 était réduite en raison du réchauffement climatique.

Posté par Araucan.

Source : Cyberpresse

1.  Fabge02 ex-Fabge | 17/03/2009 @ 11:32 Répondre à ce commentaire

Ah non! On avait un beau modèle d’atmosphère bien bardée de CO2 et voilà qu’elle joue petit vis-à-vis des océans. Tout fout le camp! C’est vraiment la crise!

2.  Abitbol | 17/03/2009 @ 12:05 Répondre à ce commentaire

Fabge02 ex-Fabge (#1),

Intéressant !

Un article un peu plus complet sur Science Daily :

Wind Shifts May Stir Carbon Dioxide From Antarctic Depths, Amplifying Global Warming

http://www.sciencedaily.com/re.....140842.htm

La seconde partie de l’article démontre(s’il en était encore besoin) que le consensus scientifique sur la question du réchauffement est très loin d’être établi. Il n’y a plus que les politicards du GIEC et quelques écocolos qui y croient.

3.  joletaxi | 17/03/2009 @ 12:30 Répondre à ce commentaire

Et on dira encore que l’on ne dépense pas assez pour la recherche?Combien de milliards de $ dans des études de ce genre?
J’avais lu,mais cela doit sans doute être une erreur que l’élévation des niveaux de CO2 suivait la montée des t°?Ces braves chercheurs ne doivent pas être au courant des travaux de leurs collègues?D’autant que cela reste cohérent,une élévation de t° provoquant des changements dans les courants marins, et partant modifiant le biotope.
On en revient à la question de base:le rôle prépondérant de la circulation des courants marins,dont on ne sait pratiquement rien.
En son temps,j ‘avais proposé,dans des domaines plus terre-àterre,de la recherche au service des ignares dans mon genre, qu’avant d’entamer toute recherche,on vérifie d’abord si la solution n’existe pas déjà quelque part, ou que la solution n’a pas été trouvée, et pour quelle raison?
Ce spectacle permanent de publications se contredisants est pitoyable et va porter un grave discrédit à la sciences en général.

4.  Fabge02 ex-Fabge | 17/03/2009 @ 13:01 Répondre à ce commentaire

@3

Il est normal que tout se contredise : les papiers traitant du RCA/CO2 sont ceux qui ont le plus de chance d’être publiés. Comme il faut bien faire quelque chose d’original, lse auteurs essaient d’avoir un point de vue différent.
Vous noterez quand même que la conclusion est prudente, les auteurs ne remettent pas en cause la théorie dominante, pas fous…

5.  Araucan | 17/03/2009 @ 15:33 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#3),

Cela montre bien que le dossier n’est pas mûr et qu’un exercice pas toujours amusant mais toujours utile tel qu’une revue biblio bien faite serait vraiement utile (NB : le rapport du GIEC est une document de consensus pas une revue biblio).

6.  dubitatix | 18/03/2009 @ 12:10 Répondre à ce commentaire

Alerte ! Trois scientifiques britanniques en danger au Pôle Nord !
Ils sont allés là-bas pour mesurer la couche de glace et se sont dits qu’en raison du RCA, la petite rando au Pôle Nord serait sans doute pépère… Que nenni ! C’est la cata ! Ils ont froid et faim. En raison des vents polaires, l’avion ne parvient pas à les ravitailler… Et pour couronner le tout, la banquise qui se détache (elle fond?) a créé une rivière qu’il leur fraudra peut-être traverser à la nage ! Par -40…
Source = le nouvel observateur, lien : ici

7.  Fabge02 ex-Fabge | 18/03/2009 @ 12:23 Répondre à ce commentaire

J’apprécie particulièrement la phrase de l’article :  » (l’objectif était de) mesurer la glace de mer et d’établir sa vitesse de disparition, que beaucoup attribuent au réchauffement climatique. » Si même le Nouvel’obs prend des pincettes avec le RCA…

8.  Araucan | 18/03/2009 @ 12:40 Répondre à ce commentaire

Fabge02 ex-Fabge (#7),

la même nouvelle sur Yahoo

rois explorateurs britanniques partis fin février en randonnée à ski du nord du Canada pour rejoindre le Pôle Nord, et y mesurer l’épaisseur de la glace de mer, ont appelé à l’aide mardi, indiquant avoir épuisé leurs provisions et être bloqués par le blizzard.

« Nous sommes affamés, la température glaciale est sans répit, nos sacs de couchage sont pleins de glace et, vu que nous ne bougeons pas, nous avons de plus en plus froid », a déclaré Pen Hadow, le chef de l’équipe, dans un communiqué émis par le quartier général londonien de la mission « Catlin Arctic Survey ».

« Nous dépendons du dieu météo. C’est de la survie de base », a ajouté M. Hadow, qui a été déposé par un avion le 28 février sur la banquise dans le Grand nord canadien, en compagnie de ses collègues Martin Hartley et Ann Daniels.

Les trois aventuriers devaient rejoindre le Pôle Nord au terme d’une randonnée à ski de 85 jours, tout en étant ravitaillés par voie aérienne.

Mais l’avion qui devait effectuer le largage a dû faire demi-tour à trois reprises en raison des forts vents polaires et les trois Britanniques ne disposaient plus mercredi que d’une journée de provision.

Depuis qu’ils sont partis, il y a 17 jours, la température a été constamment inférieure à -40 degrés et Martin Hartley, le photographe de l’équipe, souffre d’engelures au pied gauche.

L’équipe de soutien scrute actuellement les images satellites, espérant une amélioration des conditions météo qui permettrait à l’avion de ravitaillement de décoller de Resolute Bay, une petite communauté inuit située sur l’île de Cornwallis, dans le territoire canadien du Nunavut.

« Notre priorité maintenant est que l’avion les rejoigne pour leur permettre de faire le plein de nourriture, de piles et de combustible pour la cuisson », a dit dans le communiqué Chip Cunliffe, le chef des opérations de l’équipe de soutien.

Mais dès que l’équipe d’explorateurs sera ravitaillée, elle devra faire face à un autre défi: traverser, peut-être à la nage, une « rivière arctique » qui a été créée par le détachement d’une partie de la banquise.

Dès qu’ils seront prêts à reprendre leur randonnée, l’équipe de soutien « cherchera un pont de glace qui puisse leur permettre de traverser la fissure sans devoir aller dans l’eau, même si cela nécessite qu’ils dévient considérablement leur route », a dit M. Cunliffe.

Cette mission vise à collecter des données permettant de mesurer la glace de mer et d’établir sa vitesse de disparition, que beaucoup attribuent au réchauffement climatique.

9.  Marot | 18/03/2009 @ 12:42 Répondre à ce commentaire

dubitatix (#6),
Ce sont des dégueulasses, ils attendent

Notre priorité maintenant est que l’avion les rejoigne pour leur permettre de faire le plein de nourriture, de piles et de combustible pour la cuisson

Des piles, quelle horreur, comment vont-ils les recycler ?
Du combustible ? quelle horreur, ce sont des producteurs de CO2, n’ont qu’à bouffer froid.
Mauvais écolos ces baladins du Pôle.

Ah, vous dites qu’il fait -40 et qu’il y a du vent ?
comme c’est étrange en fin d’hiver près du Pôle !
Avec le réchauffement terrible, jamais vu, beaucoup plus fort au Pôle qu’ailleurs, ils croyaient trouver des fraises mûres.

Qui l’eut cru ?

10.  dubitatix | 18/03/2009 @ 12:46 Répondre à ce commentaire

@7 Fabge02
Oui, c’est vrai qu’il y a comme une amorce de rétropédalage ! Espérons que ces trois britanniques pourront être sauvés et qu’ils n’iront pas allonger l’interminable liste des victimes du réchauffement climatique…

11.  dubitatix | 18/03/2009 @ 13:02 Répondre à ce commentaire

@9 Marot
Ha ! Ha ! Je n’avais pas pensé au recyclage des piles et la production de CO2 de la combustion ! Bon, mais ne soyons pas trop vachards…ils risquent quand même un peu leur vie, des engelures etc.
Sinon, pour revenir à l’objet de leur petite excursion, qu’est-ce qui fait fondre (ou pas?) la banquise? La température de l’air? De l’océan? Du sous-sol?!!

12.  Marot | 18/03/2009 @ 13:11 Répondre à ce commentaire

dubitatix (#11),
Eh, oh, dubitatix, des rigolos qui partent comme ça dans ces régions, ce serait pas le pendant de ceux qui se font déposer sur le Mont Blanc en chemistte et mocassins ?

Ca a un nom : inconscient qui mettent en danger la vie de leurs sauveteurs.

Ah, ils voulaient faire un coup médiatique ?

Ils ont ga_gné, les doigts (gelés) dans le nez (gelé).

Ils ont per_du

Bon, je sors

Sinon, pour revenir à l’objet de leur petite excursion, qu’est-ce qui fait fondre (ou pas?) la banquise? La température de l’air? De l’océan? Du sous-sol?!!

Ben, celle de l’eau en premier.

Un changement de circulation des eaux et le résultat ne se fait pas attendre.

13.  dubitatix | 18/03/2009 @ 13:35 Répondre à ce commentaire

@12 Marot
Ce ne sont pas inconscients, ce sont des victimes !
Depuis le temps qu’on leur dit que l’Arctique est une fournaise… Que voulez-vous, ils y croient ! Et s’ils sont allés mesurer l’épaisseur de la glace, c’est parce qu’un vieux sage leur a indiqué le bon filon pour écrire un article retentissant… Encore victimes !
Si ça se trouve on leur a dit : c’est le Pôle Nord ou le chômage !!!

14.  Flo | 18/03/2009 @ 14:37 Répondre à ce commentaire

Après nos Kayakistes du mois de septembre, voilà nos skieurs du mois de mars.
Toujours des Anglais qui ne font décidément rien comme les autres.

15.  miniTAX | 18/03/2009 @ 14:50 Répondre à ce commentaire

Rien de tel qu’une bonne engelure pour devenir sceptique du RCA… 😮
Qu’est ce que c’est qu’un orteil de moins par rapport à quelques neurones de plus ?

16.  Marot | 18/03/2009 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

dubitatix (#13),
Victimes ? ouafff

Non on ne leur a pas dit Pôle nord ou chômage, ils font leur pub.

Pen Hadow vit de ses conférences, d’un livre et d’un cd

# Motivational Speaker
# After Dinner Speaker
# Environmental Speaker

Ann Daniels même activité professionnelle que le précédent

Martin Hartley photographe du même genre que Bertrand de chez nous.

Ce sont trois personnes qui font leur pub aux frais d’une compagnie d’assurances, pour augmenter leurs revenus.

C’est une affaire de pub et de marketing que le Pic-huile traque dans un autre fil.

17.  miniTAX | 18/03/2009 @ 15:26 Répondre à ce commentaire

Si même le Nouvel’obs prend des pincettes avec le RCA…

Fabge02 ex-Fabge (#7), le Nouvel Obs ne prend rien du tout, à part une copie prémâchée de l’AFP, copie servile qu’on retrouve dans tous les médias sous toutes les langues.
Du journalisme poubelle dont nous bénéficions chaque jour quoi…

18.  Curieux | 18/03/2009 @ 16:01 Répondre à ce commentaire

Comprend pas qu’ils n’utilisent pas comme stratégie de sauvetage de faire tourner l’avion en rond, avec le CO2 émis PAR L’HOMME et selon leur théorie, ça devrait se réchauffer, non ?

19.  Curieux | 18/03/2009 @ 16:04 Répondre à ce commentaire

Marot (#16),
et maintenant, hospital Speaker ?

20.  MichelLN35 | 18/03/2009 @ 16:26 Répondre à ce commentaire

Depuis longtemps je voulais poster un commentaire sur votre blog dont la lecture quotidienne est si passionnante. Le brochet de Sirius et les mérites culinaires comparés de la perche et du sandre m’avaient enfin décidé, après des essais infructueux il y a quelques années mais j’ai été encombré par une série d’occupations urgentes et le fil s’est coupé ou bien a dévié vers d’autres thèmes. Aujourd’hui je m’empresse de déposer quelques rapides réflexions personnelles.

Professeur de botanique et pathologie végétale (école d’Ingénieurs agronomes) en retraite depuis une dizaine d’années je me suis lancé dans la question du climat quand j’ai compris que l’escroquerie de la crosse de hockey était basée sur une interprétation fantaisiste des variations d’épaisseurs des cernes des arbres comme thermomètres alors que, pour la physiologie végétale, cela ne peut être que des mesures de pression partielle de CO2 (baromètre) ou parfois de précipitations. Mais là n’est pas le sujet du jour.

A propos du CO2 et des fertilisants qui viendraient du fond des océans du côté de l’Antarctique et pourrait être soufflés vers le nord par des vents capricieux, je recommande la réflexion sur quelques documents faciles à se procurer.
+ la carte de la productivité végétale mondiale que l’on peut trouver à l’article biosphère de l’Encyclopédia Universalis et qui montre que les océans équatoriaux sont des déserts sauf dans les courants froids qui longent les côtes en venant des pôles. On y voit aussi que les zones de productivité marine maximales sont circumpolaires, aussi bien au sud, remontée d’eau froide qu’au nord enfoncement de ces mêmes eaux froides. Le seul nutriment que j’y vois, c’est le gaz carbonique atmosphérique qui se re-dissout dans l’eau froide, douce ou salée, après avoir été extrait par dégazage dans les eaux chaudes intertropicales et le phénomène me semble très rapide. (argument probant voir ci-dessous)

+ http://
http://www.esrl.noaa.gov/gmd/P.....r.png.html
+ http://
wattsupwiththat.com/2008/10/03/winds-are-dominant-cause-of-greenland-and-west-antarctic-ice-sheet-losses/
Ces deux documents sont à mon avis l’un la seule explication de l’autre. Les variations de la concentration atmosphérique en CO2 dans l’hémisphère Nord avec minimum en été ne peuvent s’expliquer que par la solubilisation de surface dans les 10 millions de km2 d’eau froide (zones bleu clair) libérés dans l’océan arctique chaque été et reconquis l’hiver par la banquise. La concentration élevée l’hiver étant probablement due au fait que le gaz est soluble dans l’eau froide des nuages mais pas dans la neige. Dans l’hémisphère sud, la fluctuation ne peut s’amplifier car il n’y a pas de continents dans la zone des eaux froides autour de la banquise.
L’explication couramment alléguée est l’activité estivale de la forêt boréale, ce qui est bien sûr ridicule puisque les zones les plus déprimées en CO2 sont celle qui sont les plus au nord

Il faut remarquer que dans ce cas de figure plus il fait froid et plus il y a de CO2 atmosphérique et inversement. Où est donc passé ce sacré effet de serre du CO2 pendant la moitié de l’année dans l’hémisphère nord ? De plus, concernant le temps de séjour du CO2 dans l’atmosphère, à raison de 20 à 30 ppmv échangé par saison avec l’océan le renouvellement doit être assez rapide de mon point de vue.

Merci de votre attention et de vos critiques.

21.  joletaxi | 18/03/2009 @ 18:44 Répondre à ce commentaire

Avez-vous remarqué la remontée des t° moyennes relevées par satellite pour le mois de février.Cela me paraît »bizarre », quand on sait que l’hémisphère N a connu et connaît encore des records de froid,et ce jusqu’à des latitudes inhabituelles.Curieux aussi, ce « hot spot » sur la Sibérie,alors que la banquise est revenue à ses niveaux habituels?
D’après ce que j’en sais, il n’a pas fait particulièrement chaud en Amérique du S.et le pôle S,n’a pas fait la une des journaux.
Un nouvel ajustement?

22.  ardeche07 (ex michel07) | 18/03/2009 @ 22:18 Répondre à ce commentaire

Extraits:
Depuis qu’ils sont partis, il y a 17 jours, la température a été constamment inférieure à -40 degrés…………….
………….Mais dès que l’équipe d’explorateurs sera ravitaillée, elle devra faire face à un autre défi: traverser, peut-être à la nage, une “rivière arctique” qui a été créée par le détachement d’une partie de la banquise.

Alors là chapeau ! la T° est contament en dessous de -40°C et ils vont trouver une rivière d’eau liquide à traverser à la nage ! les lois de la physique auraient-elles changées depuis que j’ai quitté l’école ?

23.  Araucan | 18/03/2009 @ 23:25 Répondre à ce commentaire

Peut-être auraient-ils du aller faire un tour du côté de l’Antarctique ? 😉
En soi rien de bien nouveau dans cet article, sauf peut-être que l’hypothèse de cycles réapparaît….

Vers une accélération du rythme de fonte de la partie ouest de l’Antarctique

il y a 2 heures 52 min
AFP

Un réchauffement de la température des océans de 5 degrés Celsius pourrait accélérer dramatiquement les cycles de disparition de la calotte glaciaire de la partie occidentale de l’Antarctique, face à l’Amérique du Sud, selon des études à paraître jeudi dans la revue Nature.

Une première étude, fondée sur l’analyse de sédiments, indique que sur les dernières 5 millions d’années, les fluctuations de la glace dans cette partie de l’Antarctique ont suivi un cycle de 40.000 ans.

« Le cycle de 40.000 ans est presque certainement lié aux variations de l’inclinaison de la Terre » par rapport au Soleil, estime le principal auteur de l’étude, Tim Naish, de l’Université de Wellington, en Nouvelle-Zélande.

« En l’absence des hommes, ces cycles continueraient au même rythme à l’avenir, sur des échelles de plusieurs dizaines de milliers d’années », a déclaré à l’AFP David Pollard, de l’Université d’Etat de Pennsylvanie à University Park (Etats-Unis), l’un des auteurs de la seconde étude, une modélisation.

Mais avec l’augmentation des gaz à effet de serre, provoquant une accélération du réchauffement climatique, « il suffirait d’une centaine à quelques centaines d’années pour que les eaux de l’océan austral, autour de l’Antarctique, atteignent une température suffisante pour que la glace disparaisse presque totalement de la partie occidentale du continent dans quelques milliers d’années », avertit M. Pollard dans un communiqué.

« Nous avons découvert que le réchauffement de l’océan et la fonte de la glace des plates-formes flottantes est le principal facteur contrôlant les variations de la glace dans cette région », explique-t-il.

Les glaciers de la calotte polaire avancent vers l’océan et leur extrémité, avant de se briser en icebergs, et forment des plates-formes accrochées au continent et baignant dans l’eau. La disparition de ces extrémités provoquerait une accélération de l’écoulement des glaciers qui finiraient pas fondre complètement.

La fonte de la calotte de l’Antarctique occidental provoquerait une montée de 5 m du niveau des océans, rappelle dans un avis également publié par Nature un chercheur de l’Université Vrije de Bruxelles, Philippe Huybrechts.

24.  dubitatix | 19/03/2009 @ 12:46 Répondre à ce commentaire

Marot (#16)
J’ignorais que ces trois asticots étaient des « célébrités »…
Merci pour l’info !

25.  Daniel | 19/03/2009 @ 20:40 Répondre à ce commentaire

Araucan (#22),

A voir ces photos c’est la glace qui monte
http://www.iceagenow.com/Growi....._Sheet.htm

26.  Myke | 21/03/2009 @ 9:44 Répondre à ce commentaire

ardeche07 (#21)
– « Oui, cela était autrefois ainsi ; mais nous avons changé tout cela, et nous faisons maintenant la médecine la physique d’une méthode toute nouvelle »
– « C’est ce que je ne savais pas, et je vous demande pardon de mon ignorance ».
(tout le monde a reconnu la source, j’espère)

27.  the fritz | 22/03/2009 @ 11:32 Répondre à ce commentaire

Reponse à MichelLN 35
vous avez écrit:
Les variations de la concentration atmosphérique en CO2 dans l’hémisphère Nord avec minimum en été ne peuvent s’expliquer que par la solubilisation de surface dans les 10 millions de km2 d’eau froide (zones bleu clair) libérés dans l’océan arctique chaque été et reconquis l’hiver par la banquise.
Je vous répond que dans l’hémisphère sud la variation de la surface de la banquise est encore plus importante
vous avez écrit:
les zones de productivité marine maximales sont circumpolaires, aussi bien au sud, remontée d’eau froide qu’au nord enfoncement de ces mêmes eaux froides
Il est reconnu que la zone circumpolaire antarctique produit autant d’eau froide que l’Atlantique Nord pour assurer la circulation thermohaline; les remontées d’eaux froides se produisent un peu partout avec des pointes principalement sur la façade ouest intertropicale des continents à cause des circulations atmosphériques.

Je pense donc que s’il y a une différence de concentration de CO2 inetrsaison dans le Nord et pas dans le sud; c’est lié à la répartition des terres sur le globe et donc de la végétation terrestre ou la forêt boréale est une des composantes

28.  Marot | 22/03/2009 @ 12:19 Répondre à ce commentaire

Petite chronique des trois allumés du Pôle Nord.

Ils ont été ravitaillés par avion, bonjour l’empreinte carbone.

Le texte du Telegraph
http://www.telegraph.co.uk/com.....n-ice.html
est fortement ironique :

Au départ, le journaliste note bien que cette expédition est destinée à mesurer l’évolution (sic !) de l’épaisseur de glace d’ici à décembre. Comprenne qui pourra. Il poursuit en écrivant qu’un ours polaire les regardait comme son futur déjeuner, etc.

En trop bref car il faudrait tout citer :
..d’abord cette expédition est une parabole;
..ils ont été gênés par une tempête de neige !
..le froid était vif !
et le journaliste se régale à écrire à propos de l’avion qui les a déposés et ravitaillés :
«On espère qu’une forêt a été plantée pour compenser son « empreinte carbone »»

La rivière à traverser à la nage à -40 +C a disparu.

Le dernier § est moins riant.

Il s’est trouvé un tribunal anglais pour juger discriminatoire le licenciement d’un nommé Nicholson qui passait son temps à vouloir « réduire l’empreinte carbone » de la société.
Le tribunal a jugé qu’il avait été licencié en raison de ses opinions, car sa foi dans le réchauffement climatique était une « conviction philosophique ».

Le journaliste conclut mi-figue mi-raisin :
«Rappelant comment les « éco-psychologues » de l’Université de l’Ouest de l’Angleterre, font pression pour que le « refus climatique » soit classé comme une forme de « maladie mentale », on doute de la même protection juridique serait donnée à ceux qui ne partagent pas les « convictions philosophiques » de M. Nicholson.»

29.  Curieux | 22/03/2009 @ 15:40 Répondre à ce commentaire

Marot (#28),
C’est une mise en boite carabiné vous voulez dire,
– Le titre, « Global Warming Three » qui fait échos « Fantastic Four » (super héros),
– les premiers mots, « What a wonderful parable of our time »,
– Le départ, « With perfect timing, the setting out from Britain of the “Global Warming Three” last month was hampered by “an unusually heavy snowfall”. »
– they were airlifted to the start of their trek by a twin-engine Otter (one hopes a whole forest has been planted to offset its “carbon footprint”),
– They were disconcerted to see one of those polar bears, threatened with extinction by global warming, wandering around, doubtless eyeing them for its dinner,
– etc,

Même le denier § est ironique :
– Le titre : un climat moral malsain (ie, l’alarmisme),
– et que « his faith in global warming was a “philosophical belief” » donc que le global warming n’est pas une science, au mieux une philosophie et que, en se souvenant comment les “eco-psychologists’’ l’University of the West of England font pression pour que les “climate denial” soit classés comme ayant des “mental disorder”, on ne peut pas douter que la même protection legal sera accordé à ceux qui ne partage pas le même “philosophical belief” que Mr Nicholson.

30.  Flo | 24/03/2009 @ 11:43 Répondre à ce commentaire

Un reportage qui fout vraiment la trouille sur TF1 sur Les Maldives hier soir:

http://tf1.lci.fr/infos/sciences/0,,4313723,00-les-maldives-un-paradis-menace-par-les-eaux-.html

C’est comme dans le cochon tout est bon.

J’aime particulièrement :

– les images qui illustrent le projet « pharaonique » (même au niveau des techniques de fabrication les égyptiens étaient sans doute bien plus avancés).

– le coût apprixmatif du m2 habitable aux Maldives: 150000 habitants relogés pour 60 millions d’euros en comptant 10 m2 par habitant ça nous fait du 40 € / m2. Même en décuplant la somme ça reste imbattable!

Mais tout le reste est aussi bon, il n’y a vraiment rien à jeter.

31.  guignolo | 24/03/2009 @ 11:51 Répondre à ce commentaire

Flo (#30),

Une réponse sur les Maldives WUWT Maldives
L’histoire de ce pauvre arbre est édifiante ! Détruire les preuves, c’est très « scientifique » !

32.  joletaxi | 24/03/2009 @ 15:52 Répondre à ce commentaire

Une étude intéressante,une de plus
http://jennifermarohasy.com/bl.....#more-4586
En dehors de ma plus grande circonspection sur les mesures de CO2 de Mona Loa,voici une pièce de plus au « puzzle » du cycle du carbone.
Il devient très difficile de maintenir le dogme,même le pape s’emmêle les pinceaux….

33.  Araucan | 24/03/2009 @ 16:08 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#32),

C’est effectivement stratégique !

34.  Curieux | 25/03/2009 @ 14:31 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#32),
Tiens, j’allais poster la même chose.

En deux mots, c’est un jolie pavé dans la mare du CO2 « anthropique ».

Grâce aux essais nucléaires des année 50 – 60, on a pu tracer la vitesse d’homogénéisation du CO2 dans l’atmosphère. Celles-ci ayant quasiment toutes eues lieux dans l’hémisphère Nord. Via le 14C, on établit qu’il a fallu quelques années pour homogénéiser les atmosphères Nord et Sud.

Un modèle simple partant d’émission de CO2 à 75% au nord de la latitude 30 donne environ 6 mois pour que ces émissions atteignent l’hémisphère Sud. Ce que l’on ne constate pas sur les mesures de CO2…
Il s’agirait donc d’une augmentation de CO2 lié à une source équatoriale.

35.  Araucan | 25/03/2009 @ 14:42 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#32),

Traduction là…
http://skyfal.free.fr/?p=343

36.  MichelLN35 | 25/03/2009 @ 19:26 Répondre à ce commentaire

the fritz (#27),
"Je pense donc que s’il y a une différence de concentration de CO2 inetrsaison dans le Nord et pas dans le sud; c’est lié à la répartition des terres sur le globe et donc de la végétation terrestre ou la forêt boréale est une des composantes "

La répartition des terres me semble aussi la différence principale entre les deux zones polaires, cependant, le déficit estival en CO2 atmosphérique au nord se limite à la zone 60-90°N, là où il n'y a aucune végétation terrestre significative. Plus au sud, dans la zone de la forêt boréale et des forêts tempérées le déficit estival est fort atténué voir nul ou négatif ce qui me fait penser que le facteur prépondérant est la solubilisation dans les 10 millions de km2 libérés des glaces.
L'article traduit ci-dessus par Araucan (félicitation, comme pour celui de physique fondamentale de G etTsch. qui va faire un bruit considérable) du site de Jennifer semble aller dans mon sens quand il dit que le CO2 produit dans l'hémisphère nord retourne à l'océan dans l'année.
Mais ce qui me semble le plus important c'est la concentration hivernale très élevée observée au nord et non au sud. Sa cause me semble aussi d'ordre géographique, ce n'est pas seulement la banquise qui est recouverte par ce manteau neigeux mais aussi une très large partie des continents asiatiques et nord américains, de surface beaucoup plus étendue que la banquise antarctique en hiver. La forte augmentation du CO2 se propage d'ailleurs très loin, jusqu'à environ 45°N. Rien de cela ne se passe dans l'HS.

Enfin j'ai cherché des précisions sur la productivité de la forêt boréale, c'est très faible et probablement insuffisant pour expliquer la chute de près de 30 ppmv sur une calotte sphérique de 3000 km d'étendue.

Vous prie de m'excuser pour mon retard, occupations nombreuses de retraité et vous remercie pour la discussion.

37.  the fritz | 25/03/2009 @ 21:32 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 a écrit

Mais ce qui me semble le plus important c’est la concentration hivernale très élevée observée au nord et non au sud. Sa cause me semble aussi d’ordre géographique, ce n’est pas seulement la banquise qui est recouverte par ce manteau neigeux mais aussi une très large partie des continents asiatiques et nord américains, de surface beaucoup plus étendue que la banquise antarctique en hiver. La forte augmentation du CO2 se propage d’ailleurs très loin, jusqu’à environ 45°N. Rien de cela ne se passe dans l’HS.

Cela me semble faile à comprendre: pendant l’hiver, poursuite de l’activité bactérienne dans les sols, production importante de CO2 par combustion d’énergie fossile et personne pour le fixer( repos végétation terrestre et comme vous dites présence de banquise ); les deux premiers termes font la différence avec l’hémisphère sud

38.  Araucan | 25/03/2009 @ 22:26 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#20),

Je suis très content que vous rappeliez que les océans sont en grande partie des déserts, notamment sous les tropiques : il ne faut pas se laisser leurrer par les zones récifales, qui sont extrêmement dépendantes des apports minéraux provenant soit des terres, soit des manifestations volcaniques des îles.
Dans les océans polaires ou autour des pôles manifestement ce sont les apports des courants profonds et les éléments piégés par les glaces et relachés lors de la fonte qui sont les moteurs de la productivité.

La fameuse expérience d’ensemencement avec du fer faite par des allemands est annoncée comme un échec :

Echec Réussite de l’expérience Lahofex menée dans l’océan Atlantique

* Imprimer

La mission scientifique Lahofex a fait chou blanc. En janvier 2009, une équipe germano-indienne avait embarqué sur le Polarstern, un navire de recherche de l’institut Alfred Wegener, pour mener une expérience de fertilisation de l’océan et de piégeage de CO2 dans l’Atlantique sud. Six tonnes de fer ont été déversées dans une zone de 300 km2 située près des côtes argentines, et l’impact sur le phytoplancton observé pendant 39 jours. Résultat : l’ajout de fer a stimulé la croissance de microalgues, dont la biomasse a doublé pendant les deux premières semaines, absorbant ainsi, par photosynthèse, du CO2. Mais la floraison a été stoppée en raison d’une consommation accrue par de petits crustacés, des copépodes. Si bien qu’une faible partie du carbone absorbé a rejoint le fond de l’océan. Une seconde tentative d’ensemencement est restée sans effet sur le phytoplancton, l’écosystème étant saturé en fer. Cet échec fragilise les partisans de la géo-ingénierie, désireux de forcer les mécanismes naturels de la planète pour contrer l’effet de serre. Au printemps 2008, une conférence internationale avait jugé que la fertilisation des océans à grande échelle n’était ‘pas justifiée’.

Cette expérience montre qu’avec peu de fer (6 tonnes sur 300 km2 soit 2 kg/km2, soit 20g/ha si je ne me trompe pas) on peut améliorer la productivité des zones marines pour autant qu’on l’applique là où on en a besoin.
Cet article montre :
1) que lorsqu’on met de l’engrais, autant le mettre là où il y en a besoin, et l’on a encore certainement beaucoup de chose à apprendre,
2) que l’on qu’on joue sur un écosystème, mieux vaut regarder avant ceux qui s’y promènent déjà et la chaîne alimentaire (les copépodes ont du bien finir par nourrir quelqu’un d’autre ou tomber au fond de l’océan),
3) que ne compter que du carbone est plutôt autiste, parce qu’il y a des interactions dans les cycles des différents éléments et minéraux,
4) que la disponibilité en fer joue un rôle important : j’ai vu un article qui montrait que la concentration en fer dans les carottes de glace variait en lien avec le CO2 ou la température : je finirai bien par le retrouver…
5) mais qu’il ne faut pas oublier les autres minéraux…

A un niveau plus médiatique, le traitement de cette info montre bien que les résultats annoncés étaient déjà écrits.

39.  the fritz | 25/03/2009 @ 23:03 Répondre à ce commentaire

la concentration en fer dans les carottes de glace variait en lien avec le CO2 ou la température

En principe le fer suit les poussières, les poussières le froid et le vent et la sécheresse, et il doit donc aller à l’inverse du CO2 atmosphérique: donc plus il y a de fer dans les carottes et moins il y a de CO2 et même si l’on peut penser qu’il y a une relation de cause à effet via le développement de la flore sous marine, le principal lien est ailleurs
Ceci dit, extraire, traiter, transporter ensemencer les zones polaires avec du fer assimilable envoient sans doute plus de CO2 en l’air que le surplus fixé par la flore, la faune et les sédiments

40.  Curieux | 25/03/2009 @ 23:34 Répondre à ce commentaire

Araucan (#38),
Et montre surtout un score de 2 à 0 en faveur de la Terre versus l’humanité.
Et les mêmes voudraient nous faire croire que quelques Gt de CO2* vont modifier le monde, quelle fatuité !

* CO2 dont on ne sait rien sur son devenir…

41.  Araucan | 26/03/2009 @ 10:51 Répondre à ce commentaire

the fritz (#39),

C’était à peu près cela : c’était en relation aussi avec l’érosion supposée : plus il y a d’érosion plus il y a de fer dans l’atmosphère, qui ensemence les océans, lesquels auraient une productivité améliorée et fixeraient plus de CO2, donc moins de CO2 dans l’atmosphère.

Ensuite engraisser les océans c’est un autre choix et effectivement, il y a un bilan environnemental à faire. Mais ce n’est pas innenvisageable pour d’autres raisons que le seul stockage du CO2 : la productivité des océans ou de certaines zones c’est important, et ce ne serait peut-être pas idiot de considérer ce facteur dans le cas du blanchiment des coraux.
Mais je maintiens que cette expérience n’est pas un échec en soi.

42.  the fritz | 26/03/2009 @ 21:53 Répondre à ce commentaire

Une expérience n’est jamais un echec, à condition de savoir en tirer les conclusions qu’elle veut bien nous enseigner

43.  MichelLN35 | 27/03/2009 @ 14:57 Répondre à ce commentaire

Réponse à The Fritz #27
Je ne crois pas que l’activité microbienne hivernale puisse expliquer le surplus saisonnier de CO2 dans l’hémisphère N. Deux raisons me semblent appuyer ce point de vue, la pyramide énergétique des écosystèmes et la diminution latitudinale de l’excès N de CO2 vers le sud.
La pyramide énergétique est l’observation que chaque niveau trophique consomme pour la constitution de sa biomasse 4 à 10 fois plus d’énergie que le niveau supérieur ou suivant. Il y a 4 à 10x plus d’énergie dans le niveau producteur (chlorophyllien) que dans le niveau herbivore qui lui-même contient 4 à 10 fois plus que le premier niveau de carnivores etc. Le niveau détritivore restitue un peu plus de la moitié de l’énergie du CO2 de l’ensemble de la chaîne alimentaire, le reste sédimente ou se trouve minéralisé de façon biogène (test calcaire, os etc). Voir le site de Nasif Nahle. Biocab.org
Au plan énergétique c’est le niveau producteur, de loin le plus important, qui gouverne la fixation globale du CO2 en utilisant moins de 2/100o de l’énergie solaire reçue au niveau du sol ou de l’océan. C’est aussi ce niveau qui a accumulé l’essentiel des énergies fossiles et, ce qui est peut-être plus important, l’essentiel du calcaire sédimentaire. (par exemple les grandes pyramides égyptienne sont en calcaire nummulithique, provenant d’algues vertes unicellulaires).
La température est un facteur essentiel de l’activité microbienne dans les sols. Si cette activité devait être responsable de l’excès de CO2 atmosphérique, on l’observerait surtout entre 40 et 60°N, or, c’est à ces latitudes que l’excès s’atténue fortement alors qu’au pôle Nord l’excès est maximal.
Dans l’hémisphère sud, en hiver la banquise s’étend vers le nord mais la zone d’océan froid aussi ; du fait de la rotondité de la terre, elle occupe même une surface plus grande et agitée (50e rugissants) qui dissout le CO2 extrait des zones intertropicales, atténuant fortement les différences éventuelles. Cependant, sur la photo de juillet du fil « D’où vient l’augmentation du CO2 ? » tiré de Jennifer et/ou WUWT , la répartition du CO2 montre aussi un maximum hivernal net sur le continent antarctique que je ne connaissais pas jusqu’ici.
Ce ne sont que des impressions de vieux biologiste et je peux bien sûr me tromper mais je pense comme Dyson que l’on écarté bien vite les biologistes et j’ajouterais, les géographes-historiens de la réflexion climatologique, surtout en France où nous avons eu la première synthèse par Leroy Ladurie dans son « Histoire du climat de puis l’an mil », à lire absolument.
Merci de votre attention et voir la suite concernant les poussières dans la réponses suivante à Araucan

44.  MichelLN35 | 27/03/2009 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

Réponse à Araucan #38
L’expérience d’ensemencement ferrique que je croyais abandonnée d’après un blogue dont je ne me souviens pas le nom, a donc eu lieu avec des résultats que l’on pouvait attendre. En effet, elle était appuyée sur une erreur de raisonnement à propos de la croissance microbienne (micro-algues) à l’origine de la chaîne alimentaire océanique.
Ce que l’on appelle nutriments comprend trois catégories de molécules fournissant les éléments nécessaires a l’entretien de la vie : les macro-éléments, les micro-éléments et les oligo-éléments ou facteurs de croissance.
Les macro comprennent essentiellement les engrais Azote, Phosphore, Potassium (NPK des agronomes) et l’on oublie le plus important, celui qui va utiliser (végétaux verts) ou fournir de l’énergie, le carbone. Ce sont des facteurs limitant de la croissance.
Les micro, ont peut-être un autre nom, ils sont beaucoup moins abondants dans la matière organique mais sont aussi indispensables à la structure du vivant, par exemple le silicium ou le calcium ou le magnésium etc… Ils peuvent être plus ou moins toxiques (calcicoles ou calcifuges).
Les facteurs de croissance, quant à eux, ne sont pas structurels mais régulent la vitesse des réactions enzymatiques. Ils ne sont indispensables qu’en très petites doses et sont relargués et réutilisés pour une autre réaction. Le fer est dans cette catégorie, ce n’est pas un facteur limitant de la croissance, il n’affecte que la taille ou la vitesse de croissance.
Dans une culture en milieu confiné avec une certaine quantité de CO2 pour des algues unicellulaires, si on fait varier la quantité de fer la quantité finale de cellule sera toujours la même et proportionnelle à la quantité de bicarbonate mais la vitesse pour atteindre cette production sera contrôlée par la teneur en fer.
Une très intéressante discussion a lieu sur le fil de WUWT sur ces sujets et sur les vitesses et accélérations des séries temporelles (F Englebeen, T Quirk, A M Ray etc) pour ce qui nous concerne ici j’ai retenu sur les éléments nutritifs Dan Murphy le 25 03 (14 :30 :47) concernant les type métaboliques C3 et C4 des micro algues diatomées (siliceuses, C4) et vertes (calcaires et C3) par Julian Flood (26/03 01 :23 :52) Il me semble quel’influence de l’utilisation humaine du sol sur la diffusion des poussières de silice évoquée dans ce commentaire mériterait quelque attention.
Les diatomées, plantes en C4 doivent en effet se multiplier avant les algues vertes car elles supportent des températures plus élevées et surtout sont moins exigeantes en CO2 dissous, puisqu’elles n’ont pas de carbonate à construire mais des silicates, ceux -ci, moins solubles deviennent limitant et laissent le relai aux algues vertes à test calcaire.
Merci de votre attention.

45.  the fritz | 28/03/2009 @ 0:30 Répondre à ce commentaire

Michel, je vais étudier tout cela, mais je vois dejà une coquille

Dans l’hémisphère sud, en hiver la banquise s’étend vers le nord

46.  Araucan | 28/03/2009 @ 9:30 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#44),

Si l’on accroître une production végétale par un apport d’éléments nutritifs, il y a intérêt à connaître les besoins de ces plantes et effectivement leurs courbes de croissance. Et même un élément en très faible quantité peut se révéler limitant.
Ensuite l’autre aspect, c’est effectivement la chaine alimentaire : dans un océan celle ci se déplace : il est donc difficile de faire un bilan sur une zone donnée somme toute très limitée puisqu’une partie de la production va aller ailleurs.
Je pense plutôt que c’est une expérience faite un peu rapidement. Mais tant que l’article n’est pas disponible, on n’a pas tous les détails…
De toute façon vu les quantités de fer et la surface, cela ne méritait pas le buzz médiatique que cela a fait : il y a eu juste des arthopodes marins qui ont fait bombance.
Quant aux aérosols, ils ont un effet à longue distance : les poussières du Sahara fertiliseraient l’Amazonie et les déserts de l’Australie ont un effet sur les mers à l’est de ce continent. maintenant pour quantifier tout cela…

47.  MichelLN35 | 28/03/2009 @ 9:46 Répondre à ce commentaire

the fritz (#45),
Non non ce n’est pas une coquille, autour du pôle sud et donc du continent antarctique, la banquise hivernale, en juillet, s’étend bien vers l’équateur, cad vers le Nord.
Amicalement. michel

48.  the fritz | 29/03/2009 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

Araucan
les déserts de l’Australie ont un effet sur les mers à l’est de ce continent

Encore une coquille?

49.  the fritz | 29/03/2009 @ 13:28 Répondre à ce commentaire

Michel LN35
Concernant l’article ci dessus, d’abord je crois que Araucan n’a pas traduit , mais fait un copier coller, ensuite il commence mal: un pic de CO2 à l’ère glaciaire, ce qui est un peu deérangeant, qu’on corrige vite en disant que c’est à la fin de l’ére glaciaire, ce qui rassure et se comprend puisque le réchauffement dégaze les océans et vient fixer davantage de Carbone dans la végétation terrestre , les sols et l’atmosphère.
Concernant le graphique + http://
http://www.esrl.noaa.gov/gmd/P.....r.png.html
je précise que la rupture se situe vers 40, 45° et non 60°, ce qui change pas mal de chose concernant les températures hivernales, et la pourriture du couvert végétal pendant cette saison.
Ensuite , il me semble clair, et vous avez raison, la libération de l’ocean arctique par la banquise doit e^tre un facteur important du déficit estival dans ces régions; mais je pose la question d’où provient le surplus hivernal; si ce n’est pas la putréfaction de la production végétale estivale, je ne vois que la contribution anthropique par combustion du fossile et transfert vers le nord depuis les zones habitées vers les zones polaires désertiques qui elles nous transfèrent des masses d’air plus « propres »; dans l’hémisphère sud , tout cela est atténué parce que l’océan gère mieux, en l’absence de « pollueurs » que sont les hommes et leur cultures au sens large

50.  Araucan | 29/03/2009 @ 13:54 Répondre à ce commentaire

the fritz (#48),

Non, non, le reportage (bien fait d’ailleurs) que j’ai vu parlait de la zone de la Murray river et au Nord et des nuages de poussière qui s’en suivaient et disaient que les poussières partaient à l’Est vers la NZ…

Mais il est possible qu’un phénomène similaire existe sur l’Ouest du continent….

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