Vert de peur

Bjørn Lomborg est directeur du Copenhagen Consensus Center et Professeur Adjoint au Copenhagen Business School. Ses livres les plus récents sont "Comment Dépenser 50 Milliards pour Rendre le Monde Meilleur" et "l'Ecologiste Sceptique".

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A force de nous abreuver continuellement de reportages catastrophe sur le réchauffement planétaire, les médias nous effraient inutilement. Pire, ils terrifient nos enfants.

Al Gore s’est distingué par la représentation qu’il a donnée d’un niveau des mers s’élevant de 20 pieds (six mètres), et submergeant presque entièrement la Floride, New York, la Hollande, le Bangladesh et Shanghai. Selon des estimations onusiennes, l’élévation sera 20 fois moins importante et ne causera rien de tel.

Certains d’entre nous excusent ces outrances. C’est pour la bonne cause, disent-ils, et si elles amènent à une plus forte mobilisation contre le réchauffement climatique, où est le mal? C’est le genre d’arguments qu’on a vu fleurir, quand l’administration de George W. Bush s’est appesantie sur la menace de terrorisme, l’attribuant au régime irakien de Saddam Hussein.

On se polarise par exemple sur l’impact
du réchauffement sur la malaria au lieu
de s’occuperdu demi-million d’individus
qui souffrent de malaria
aujourd’hui

Mais ces arguments sont extrêmement douteux, et ces outrances très nocives. En faisant du réchauffement le sujet de toutes nos inquiétudes, on néglige tout le bien que l’on pourrait faire ailleurs. On se polarise par exemple sur l’impact que le réchauffement risque d’avoir sur le paludisme – une assez faible augmentation de la susceptibilité à cette maladie d’ici 100 ans – au lieu de s’occuper du demi-million d’individus qui en souffrent aujourd’hui, et de combler les mesures de prévention et de traitement, ce qui coûterait beaucoup moins cher et aurait bien plus d’efficacité que la lutte contre les gaz à effet de serre.

De plus, l’exagération ne conduit qu’à décourager les gens de participer à la lutte contre le réchauffement. Si la planète est condamnée, se disent-ils, pourquoi agir? Les Américains en âge de voter sont 54% à penser que les médias noircissent le tableau. Les gens aujourd’hui sont en majorité convaincus – à tort – que le réchauffement n’est même pas le fait de l’homme. Au Royaume-Uni, ils sont 40% à croire que l’on surestime le réchauffement, et 60% à douter que les activités humaines aient grand chose à y voir.

Mais à mon sens, c’est chez les enfants que l’exagération fait les pires ravages. Je discutais récemment de changement climatique avec un groupe d’adolescents danois. L’un d’eux me disait redouter une “explosion” de la planète – et les autres avaient le même type d’angoisses.

Dernièrement, aux Etats-Unis, l’une des chaînes de télévision du groupe ABC montrait des psychologues commençant à voir se multiplier des névroses chez ceux de leurs patients que le changement climatique affecte. Un article du Washington Post relatait le cas de la petite Alyssa, neuf ans, en pleurs à l’idée que les animaux soient promis à une extinction en masse, à cause du réchauffement. Je la cite: “Je n’aime pas le réchauffement, parce qu’il tue les animaux, et j’aime bien les animaux”. Elle ajoute, et ce sont les mots d’une enfant qui a encore toutes ses dents de lait: “J’ai peur [du réchauffement] parce que je ne veux pas mourir”.

“Je n’aime pas le réchauffement,
parce qu’il tue les animaux,
et j’aime bien les animaux”

Ce même journal signale que des parents cherchent à offrir des substituts “efficaces” à des enfants de huit ans dont l’obsession est de voir mourir les ours polaires. Il feraient mieux de leur apprendre, contrairement à ce que l’on affirme ici ou là, qu’au cours du dernier demi-siècle, la population d'ours polaires de la planète a doublé et peut-être même quadruplé jusqu’à compter 22 000 individus. Sans doute la surface estivale de la banquise arctique recule-t-elle – jusqu’à s’effacer – mais les ours ne disparaîtront pas. Après tout, la première phase de la période interglaciaire actuelle n’a pas empêché les ours de survivre, pourtant l’hémisphère nord était presque entièrement exempt de glaciers, et l’Arctique est probablement restée 1 000 ans sans voir de glace.

Un autre enfant de neuf ans a montré au Washington Post une frise historique du réchauffement planétaire qu’il avait dessinée. “Ça c’est la Terre aujourd’hui”, a dit Alex, en indiquant une forme sombre vers le bas. “Et après, la disparition commence”. Relevant la tête pour vérifier que sa mère était bien en train de suivre, tout en tapotant le bout de la frise: “Dans 20 ans, plus d’oxygène”. Et dans un accès d’emphase, il s’est effondré au sol, mort .

Et il ne s’agit pas de deux cas isolés. Une nouvelle enquête, réalisée auprès de 500 pré-adolescents américains, fait apparaître qu’un tiers de la tranche des 6 à 11 ans craint, à cause du réchauffement et d’autres dangers écologiques, que la Terre n’ait disparu quand ils auront atteint l’âge adulte. Résultat effarant: un tiers de nos enfants est persuadé de ne pas avoir d’avenir, à cause des histoires effrayantes qui circulent sur le réchauffement planétaire.

Le schéma est le même au Royaume-Uni, où une enquête montre que la moitié de la tranche des 7 à 11 ans est angoissée des effets du réchauffement, et souffre souvent d’insomnies. Ces ravages sont choquants.

La vérité, c’est que cet état de panique ne s’est pas installé par hasard. Si les enfants sont persuadés que le réchauffement aura détruit la planète avant qu’ils n’aient pu grandir, c’est que ce que leur racontent les adultes les porte à y croire. Les prévisions en matière de réchauffement sont toutes plus effrayantes les unes que les autres. Les plus catastrophiques – le plus souvent celles qui n’ont pas l’aval de la communauté scientifique – occupent la plus grande part du temps d’antenne, et il n’est pas très étonnant que les enfants se rongent d’inquiétude.

Rien ne trahit mieux cette manipulation de la peur que le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange , que sa campagne de lancement a présenté comme “le film le plus terrifiant qu’on puisse voir”.

Jetez un coup d’œil à sa bande-annonce sur YouTube. Notez l’image de ces forces à glacer le sang, plus grandes que nature, en train de réduire notre avenir à néant. Le commentaire nous assure que ce film “a créé un choc partout où il a été présenté”, et que “rien n’effraie plus” que ce que s’apprête à nous révéler Al Gore. Notez, entre deux plans, l’insert d’une explosion atomique.

Le débat actuel sur le réchauffement planétaire fait bien des ravages. Je crois qu’il est grand temps que nous exigions des médias qu’ils arrêtent de nous paniquer. Le dialogue auquel nous avons droit, se doit d’être plus raisonnable, plus constructif et moins effrayant.

Source
Copyright: Project Syndicate, 2009.
www.project-syndicate.org

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1.  Jean | 21/06/2009 @ 14:01 Répondre à ce commentaire

Entièrement d’accord avec cette analyse, la folie du réchauffement climatique devient ridicule et s’apparente plus à un dogme qu’à une véritable analyse rationnelle de la situation écologique. Faire croire au public que le CO2 est un poison alors qu’il est indispensable à la vie est une absurdité scientifique. Ce non sens est l’arbre qui cache la forêt des véritables problèmes écologique étudiés par de nombreux scientifiques.
Je pense à claude Allègre et bien d’autre, ils sont très nombreux , à se consacrer sans fanfaronner à travailler sur les véritables problèmes écologiques.

2.  Abder | 21/06/2009 @ 14:20 Répondre à ce commentaire

Les gens aujourd’hui sont en majorité convaincus – à tort – que le réchauffement n’est même pas le fait de l’homme.

Pourquoi à tort? Une contradiction chez Lomborg ou un scepticisme « modéré »?

3.  scaletrans | 21/06/2009 @ 15:47 Répondre à ce commentaire

Abder (#2),

Pourquoi à tort? Une contradiction chez Lomborg ou un scepticisme “modéré”?

Peut être cherche-t-il tout simplement à continuer à être toléré dans les grands me(r)dias…

4.  Fabge02 | 21/06/2009 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

@2

Scepticisme modéré plutôt, mais c’est la stratégie Lomborg!
Lorsqu’on discute avec de nombreux scientifiques sceptiques, ce qui domine n’est pas que l’impact de nos activités est nul, il ne saurait l’être, mais que cette influence ne peut pas se mettre en évidence, elle est trop faible.

5.  the fritz | 21/06/2009 @ 18:52 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#3),
C’est pas la première fois qu’il ménage la chèvre et le choux
Mais il faudrait peut-être voir la version originale du texte

6.  Abder | 21/06/2009 @ 19:31 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#4),
Peut être le contraire peut se mettre en évidence: quand en remarqua vers 1860 que la masse glaciaire régressait autour du Pôle Nord, l’augmentation des « GES » n’était que de quelques ppm. Si cette régression était réellement en rapport (déjà) avec la révolution industrielle (à peine débutante), combien de degrés de plus aurait-on escompté avec la centaine de ppm de plus aujourd’hui? (Qu’en pensent vraiment les modèles?). D »ailleurs le présumé « réchauffement global » n’était observé que 40 ans plus tard (vers 1900). La machine climatique serait trop puissante pour être influencée par les activités humaines; il est admis chez de nombreux scientifiques sceptiques que la régression des glaciers septentrionaux ne serait rien d’autre qu’une réponse naturelle à la fin d’un petit âge glaciaire naturel… Les efforts qu’on s’efforce de fournir pour « stopper » le RCA auront-ils un équivalent pour stopper une glaciation dans le futur? Aura-t-on recours à des chaufferies géantes, ou vivrons nous sous serre pour éviter les flux des futurs réfugiés climatiques de la glaciation post würmienne?

7.  Myke | 21/06/2009 @ 19:51 Répondre à ce commentaire

the fritz (#5),
La traduction semble fidèle dans son esprit (l’original est en anglais)
Si l’on s’en tient aux quelques incidentes qui dans une certaine mesure contrebalancent la sévérité du propos, Lomborg écrit :
« even though NU estimates that sea level will rise 20 times less… » (traduit par « selon des estimations onusiennes, l’élévation sera 20 fois moins importante… »)
« to tackle global warming » (traduit par « de participer à la lutte contre le réchauffement climatique »)
« -incorrectly- » (traduit par « -à tort-« )
« -and eventually disappearing » (traduit par « -jusqu’à disparaître- » , eventually est un faux ami).

On a souvent parlé ici de la technique Lomborg, qui laisse parfois insatisfait et qui peut être interprétée de différentes façons ; quel est au juste le fond de sa pensée ?

8.  Fabge02 | 21/06/2009 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

@6

Le calcul du forçage par le CO2 ne donne pas un résultat nul (voir Legendre) mais un résultat plus faible que celui qui est donné généralement (celui issu des mesures en labo), il est donc probable qu’une élévation du contenu en CO2 de l’atmosphère modifie à la marge le bilan radiatif, mais c’est si faible que la moindre variation de nébulosité ou d’albedo, la moindre oscillation océanique réduit à peu de choses voire à néant son effet. En ce sens on peut dire que la théorie du RCA n’est pas fausse, elle est simplement complètement d’un ordre de grandeur nettement inférieur aux autrse phénomènes.

9.  the fritz | 21/06/2009 @ 23:38 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#8),
Myke (#7),

Peut-être ( j’espère en tout cas) que Lomborg pense à d’autres forçages ou influences humaines incontestables tel que:
– changement des sols ( entre deforestation, betonnage et irrigation, je ne sais pas vraiment dans quel sens va cette action)
– aérosols qui sont certainement pour quelquechose dans les problèmes de la banquise arctique et peut-être aussi dans le manque de neige en haute altitude et donc dans le retrait des glaciers de montagne; et qui certainement  » charge  » la basse troposphère et donc augmente sa capacité calorifique.
– ICU qui sans conteste tirent les moyennes vers le haut

10.  floyd | 22/06/2009 @ 0:47 Répondre à ce commentaire

the fritz (#9),

Lomborg sait très bien toutes les incertitudes concernant les modèles climatiques. Je recommande de lire le chapitre 24 de l’écologiste sceptique, et notamment le sous-chapitre ‘Dans quelle mesure le CO2 affecte-t-il la température ?’:

Il est assez curieux de constater à quel point le débat sur le réchauffement de la planète a porté sur le fait de savoir si l’influence de l’action humaine pouvait ou non lui être imputée. La phrase la plus souvent citée depuis le rapport 1996 du GIEC a été celle-ci : « L’équilibre des preuves montre qu’il y a une influence humaine sur le climat planétaire549. » Le nouveau rapport 2001 est plus catégorique : « La majeure partie du réchauffement observé sur les cinquante dernières années est imputable à l’activité humaine550. » (Voir aussi ci-dessous le débat à propos de cette citation.)
Toutefois, même avec de fortes incidences climatiques compensatoires (rétroaction négative), il serait peu probable qu’il n’y ait pas du tout de réchauffement dû à une augmentation du CO2. Ainsi, la question n’est pas de savoir si oui ou non le CO2 produit par l’homme agit sur la température mondiale, mais dans quelle mesure il influe sur le climat : l’effet sera-t-il négligeable, considérable, ou ravageur ? Épineuse question.
La réponse à la question sur l’augmentation thermique due au CO2 oblige à une projection sur la température mondiale dans les siècles à venir, ce qui n’est pas une mince affaire étant donné l’incroyable complexité du système climatique de la Terre. Il dépend essentiellement de l’échange énergétique de la Terre avec le Soleil et l’espace. Les calculs comprennent cinq éléments fondamentaux : l’atmosphère, les océans, la surface terrestre, les calottes glaciaires et la biosphère551. L’interaction entre les cinq éléments de base est extrêmement compliquée, et les mécanismes primaires sont encore inconnus ou peu analysés dans les textes scientifiques. La complexité du climat a contraint les spécialistes à effectuer des simulations sur des ordinateurs extrêmement sophistiqués avec ce que l’on appelle des modèles de circulation générale entre l’atmosphère et les océans (MCGAO ou parfois simplement MCG).
À l’intérieur de ces modèles, l’atmosphère continentale est généralement divisée au moyen d’une grille formant des rectangles de 250 km de côté sur 1 km de hauteur, et l’océan est découpé par un quadrillage un peu plus fin552. Le modèle de l’atmosphère calcule ensuite l’évolution de la quantité de mouvement, de la chaleur et de l’humidité à l’intérieur de chaque rectangle, tandis que des équations similaires sont résolues pour la grille océanique. Pour ces équations, l’échelle de temps est la demi-heure dans un modèle qu’on fait tourner sur plusieurs centaines d’années.
Mais une modélisation fidèle de tous les facteurs importants du système climatique exige la représentation de tous les éléments, depuis l’ensemble de la planète jusqu’aux moindres particules de poussière, ce que les ordinateurs ne sont pas encore capables de réaliser553. Quelques-uns des processus climatiques les plus importants, tels que les nuages ou la convection océanique, sont beaucoup plus petits que la grille de l’ordinateur et, par conséquent, ils ne peuvent pas être modélisés explicitement. Il faut donc les évaluer approximativement d’après des incidences moyennes déduites de variables à plus grande échelle, technique connue sous le nom de paramétrisation554.
Il faut souligner que toutes les projections du GIEC reposent sur ce type de simulation de modèles climatiques par ordinateur555. En principe, il n’y a rien de suspect quant à l’utilisation de simulations sur ordinateur pour décrire des systèmes complexes. Cette technique est largement utilisée, entre autres, pour les sciences naturelles et l’économie. Il est important d’avoir conscience, par exemple, que le résultat des simulations dépend entièrement des paramètres et des algorithmes qu’on entre dans l’ordinateur. Car les ordinateurs sont des machines à calculer et non des boules de cristal.
Les trois problèmes les plus difficiles pour les simulations climatiques sont la modélisation des effets de refroidissement des particules, la mise au point des rétroactions de la vapeur d’eau et la gestion des nuages556. De surcroît, il est absolument nécessaire d’obtenir des modèles cohérents pour ces trois éléments si l’on veut être en mesure de faire des projections réalistes du climat futur.

Dans les chapitres qui suivent, il parle justement des effets des particules, de la vapeur d’eau et des nuages. Il démontre que le GIEC ne prend pas correctement en compte ses paramètres et qu’il faut donc revoir à la baisse les projections des températures.
Ensuite, Lomborg fait comme si les projections du GIEC étaient correctes et analyse l’impact économique des réductions de CO2.
Pour conclure, je trouve la position de Lomborg beaucoup politiquement correct sur le réchauffement climatique. J’ai l’impression qu’il le fait pour pouvoir passer dans les médias, en répétant que le réchauffement climatique n’est pas une arnaque, mais en insistant sur le fait que les conséquences ne seront pas catastrophiques. Mais si on n’est au courant, comme il le montre, de tous les incertitudes concernant les modèles climatiques du GIEC, on ne peut que conclure que le GIEC et ses modèles ne sont qu’une vaste supercherie.

11.  Abder | 22/06/2009 @ 2:00 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#8),
Je ne conteste pas l’effet en lui même; mais son aspect quantitatif : selon l’interprétation des tenants du RCA, l’effet de la révolution industrielle était déjà sensible au 19° sicècle avec seulement quelques ppm de GES (CO2 essentiellement) de plus, ce qui revient à estimer (ou à calculer, si les modèles prévisionnels avaient existé à l’époque) une élévation catastrophique des températures pour ce qui est de l’actuel avec la centaine de ppm de CO2 de plus qu’il y a un siècle et demi…

12.  the fritz | 22/06/2009 @ 8:59 Répondre à ce commentaire

Abder (#11),
Il y a un éminent professeur qui s’appelle Ruddiman qui soutient que si l’on n’est pas rentré dans une nouvelle ère glaciaire il y a 8 000 ans, c’est à cause de l’éclosion des civilisations humaines

13.  scaletrans | 22/06/2009 @ 9:48 Répondre à ce commentaire

floyd (#10),

J’ai l’impression qu’il le fait pour pouvoir passer dans les médias

C’est ce que je disais plus haut…

the fritz (#12),

Ce Ruddiman me semble assez Ruddi-mentaire… En son éminence ne peut être que la marque de son slip.

14.  joletaxi | 22/06/2009 @ 12:26 Répondre à ce commentaire

Un article qui somme toute synthétise de façon très éclairante toute la problématique .
Comme je ne cesse de le répéter, autant essayer de faire revenir un protestant à la « bonne religion »
désolé, comme d’hab, je n’ai aucun courage pour traduire

http://joannenova.com.au/2009/.....l-warming/

15.  ardeche07 | 22/06/2009 @ 14:46 Répondre à ce commentaire

Je suis tomb sur une pub TV de l’ADEME.
Je l’ai retrouve sur leur site (cliquez sur vido en bas droite)
http://ecocitoyens.ademe.fr/
J’ai t choqu par le catastrophisme mis en scne avec le rejet du CO2 de l’habitation qui s’attire les foudres du climat et qui finie submerger par les eaux ! La peur, la peur, la peur …. y’ que a qui pourra faire passer la pilule des taxes CO2. Imaginez l’impact de telles scnes sur des enfants crdules, qui plus est, de la part d’un organisme d’tat.

16.  ardeche07 | 22/06/2009 @ 16:35 Répondre à ce commentaire

Notre président a parlé, il est à fond pour la taxe carbone (tu m’etonnes) il veut alleger les charges patronales et compenser le manque à gagner avec cette nouvelle taxe, plus juste …

17.  Fabge02 | 22/06/2009 @ 17:26 Répondre à ce commentaire

@12

Il me semble qu’il a été question de cette théorie sur Climat-sceptique. Si je me souviens bien de l’argumentaire (je viens de jeter un coup d’oeil sur la page), ce chercheur pense très sérieusement, et je le rejoins sur ce point, que les usages anciens et antiques, voire préhistoriques, sont tout à fait capables de rejeter autant de CO2 que notre monde industriel et que la stabilité du climat depuis plusieurs milliers d’années pourrait être due à ces usages.
Imaginez un moment les grands défrichements carolingiens ou médiévaux, même avec une population beaucoup moins nombreuse qu’aujourd’hui : on brûle, on brûle et ces feux de bois dégagent des quantités de CO2 pharamineuses, bien plus proportionnellement que nos belles centrales à charbon, de plus en plus optimisées, on se chauffe au bois, et ça en dégage du CO2 un feu de cheminée!.
Tout ça donne un misérable +0.6°C de gain en température, qui ne demande à retomber que comme un soufflé, exit l’effet d’emballement thermique!
Bref! L’hypothèse un rien provocatrice me plaît assez.
J’avais pronostiqué, dans un post sur un autre sujet que, dans vingt ans, minimum solaire oblige, on taxera les véhicules qui n’émettent pas assez de CO2 en espérant se les geler un peu moins!

18.  REDBARON 17 | 22/06/2009 @ 17:33 Répondre à ce commentaire

A propos de carbone :

http://www.lepost.fr/article/2.....-vert.html

Pas mal.

19.  Marot | 22/06/2009 @ 18:30 Répondre à ce commentaire

En fait de catastrophisme pour terroriser les enfants rien ne vaut les ignobles météo France, EDF, INSU, CNRS, etc.

rappelez-vous l’affiche distribuée dans les écoles en 2007 :

20.  ardeche07 | 22/06/2009 @ 19:06 Répondre à ce commentaire

Marot (#19),
Et pendant ce temps là on doit dépenser des millions pour désensabler le mont St-Michel. Quand on voit l’affiche ci-dessus ça fait bien rire (jaune)

21.  scaletrans | 22/06/2009 @ 20:18 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#14),

Article très intéressant qui montre à quel point la politique, pour ne pas dire l’idéologie, a pris le pas sur la science auprès des décideurs; ceux-ci sont, soit eux-mêmes des complices, soit tenus…
Je me serais bien attelé à la traduction, mais il y a beaucoup de liens… qu’il faudrait aussi traduire.

22.  Chria | 22/06/2009 @ 20:46 Répondre à ce commentaire

N’oublions pas que la smf était virulente face à Leroux…

23.  Araucan | 22/06/2009 @ 21:51 Répondre à ce commentaire

En plus sur l’affiche, je suis quasiment sur que les altitudes ne sont pas respectées.
scaletrans (#21),

C’est ce que disent ceux qui disent que la science est établie, parce qu’ils veulent que cela avance dans la politique … Et ceux qui ne veulent pas cela, disent que la science n’est pas établie (non sans bonnes raisons bien sur…)

24.  the fritz | 22/06/2009 @ 22:20 Répondre à ce commentaire

21 June 2009 Lu sur Real climate
A warning from Copenhagen
Filed under: Reporting on climate Climate Science— stefan @ 10:03 AM – () ()
In March the biggest climate conference of the year took place in Copenhagen: 2500 participants from 80 countries, 1400 scientific presentations.
. Some aspects of climate change are progressing faster than was expected a few years ago – such as rising sea levels, the increase of heat stored in the ocean and the shrinking Arctic sea ice. « The updated estimates of the future global mean sea level rise are about double the IPCC projections from 2007″, says the new report.

25.  the fritz | 22/06/2009 @ 22:26 Répondre à ce commentaire

the fritz (#24),
Désolé , mais il y a une partie du post qui a disparu; je m’étonnais parce que je pensais que les résultats ARGO confirmaient une perte de chaleur jusqu’aux dernières données et ceci depuis 4/5 ans; alors comment expliquer que le niveau de la mer continue de monter, d’autant plus qu’on ne parle plus de rechauffement de la surface et que tout cela est donné pour être des observations et pas des modélisations

26.  Araucan | 22/06/2009 @ 22:38 Répondre à ce commentaire

Voilà la suite !

Some aspects of climate change are progressing faster than was expected a few years ago – such as rising sea levels, the increase of heat stored in the ocean and the shrinking Arctic sea ice. « The updated estimates of the future global mean sea level rise are about double the IPCC projections from 2007″, says the new report. And it points out that any warming caused will be virtually irreversible for at least a thousand years – because of the long residence time of CO2 in the atmosphere.

Manifestement, il faut répondre aux doutes : la solution ? L’inertie du système (les océans…). Mais où se cache la chaleur dans les océans ? 😆

Some media representatives got confused over whether this 2ºC-guardrail can still be met. The report’s answer is a clear yes – if rapid and decisive action is taken:

The conclusion from both the IPCC and later analyses is simple – immediate and dramatic emission reductions of all greenhouse gases are needed if the 2ºC guardrail is to be respected.

Cause of the confusion was apparently that the report finds that it is inevitable by now that greenhouse gas concentrations in the atmosphere will overshoot the future stabilization level that would keep us below 2ºC warming. But this overshooting of greenhouse gas concentrations need not lead temperatures to overshoot the 2ºC mark, provided it is only temporary. It is like a pot of water on the stove – assume we set it to a small flame which will make the temperature in the pot gradually rise up to 70ºC and then no further. Currently, the water is at 40ºC. When I turn up the flame for a minute and then back down, this does not mean the water temperature will exceed 70ºC, due to the inertia in the system. So it is with climate – the inertia here is in the heat capacity of the oceans.

27.  rainero | 4/11/2009 @ 16:23 Répondre à ce commentaire

qu’est ce qu’on va faire si on continue a polluer il n’y auras plus de terre. arreter tous ca et maintenant on va aider les ours bland qui sont entrain de disparaitre a cause du rechauffement climatique

28.  floyd | 4/11/2009 @ 17:13 Répondre à ce commentaire

rainero (#27),

Avant de sauver la terre, il faudrait penser à sauver l’orthographe :roll:

29.  chria | 4/11/2009 @ 18:49 Répondre à ce commentaire

rainero (#27),
Voir là : Florent76 (#41),

30.  chria | 4/11/2009 @ 18:50 Répondre à ce commentaire

rainero (#27),
Dans ce sujet : Changement climatique : l’urgence, moteur d’une crise prématurée ?

32.  Araucan | 8/11/2009 @ 16:05 Répondre à ce commentaire

Voici le dernier rapport de l’ONERc : horizons 2030, 2050 et 2100 !

http://www.developpement-durab.....098a8d.pdf

33.  ardeche07 | 8/11/2009 @ 18:16 Répondre à ce commentaire

Araucan (#32),
Imaginez le cout de ce rapport, rapport financé avec nos sous qui plus est, ça me dégoutte ….

34.  Araucan | 8/11/2009 @ 19:13 Répondre à ce commentaire

ardeche07 (#33),

Voici le budget de l’ONERC trouvé là (hors coûts de personnel, des bureaux et du fonctionnement).
http://www.performance-publiqu.....PGM174.htm

5°-4) Observatoire et adaptation au changement climatique (AE=CP=332 000€)
Dispositifs
AE (en €) Engagements
CP (en€) Crédits de paiement

Travaux du groupe interministériel Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France
63 000
63 000

Marché pour la mise en œuvre du réseau (MEDIAS-France)
70 000
70 000

Assistance pour la préparation des rapports de l’ONERC à publier à partir de 2010
25 000
25 000

Contribution au club ViTeCC
4 000
4 000

Action d’information de l’ONERC auprès des communes
60 000
60 000

Prestations et subventions diverses
30 000
30 000

Études supplémentaires
80 000
80 000

TOTAL
332 000
332 000

a) Travaux du groupe interministériel « Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France » (AE = CP = 63 000 €)

Le groupe interministériel Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France a été constitué en mars 2007, concrétisant l’engagement défini dans le cadre du Plan Climat. La mission du groupe est d’évaluer, dans une approche sectorielle, les impacts liés au changement climatique en France et les coûts associés, dans la perspective de faire apparaître les besoins d’adaptation anticipée par secteurs et de créer les outils d’aide à la décision afférents. Depuis juillet 2008, il est présidé par la Direction générale de l’énergie et du climat. La démarche mise en œuvre par le GIICC se décompose en deux phases.

Les travaux de la première phase se sont achevés en juin 2008. Ils étaient centrés sur le recensement et l’exploitation des travaux existant ou en cours en matière d’impacts du changement climatique, de sensibilité des secteurs, de mesures d’adaptation et de coûts ; la définition des orientations méthodologiques ; les interfaces entre les différents groupes thématiques et la délimitation des champs de travaux prospectifs.

Ces travaux se sont concrétisés par la rédaction d’un document d’étape, détaillant les choix méthodologiques retenus et les travaux thématiques conduits (selon sept thématiques d’étude, la santé, les risques naturels, et l’assurance, l’agriculture, la forêt, et les ressources en eau, l’urbanisme, le cadre bâti et les infrastructures de transports, le tourisme, les territoires et la demande et l’offre énergétique).

Une deuxième phase est en cours visant à conduire des études complémentaires, sur les coûts des impacts et les mesures d’adaptation envisagées dans le courant de l’année 2008. Les prestations à engager s’inscrivent dans cette deuxième phase. Elles visent, soit à créer des outils homogènes entre les différentes thématiques d’études, soit à appuyer des travaux thématiques, pilotés par d’autres directions.

b) Marché pour la mise en œuvre du réseau (MEDIAS-France) (AE = CP = 70 000 €)

Il s’agit de la tâche prioritaire de l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC). L’ONERC s’est appuyé pour cette activité sur le GIP MEDIAS-France dans le cadre d’un marché qui devra être remis en compétition dès la fin de 2008. Le but de ce projet est de constituer et de faire fonctionner le réseau de correspondants de l’ONERC, de manière à mettre en place un flux systématique d’information vers l’Observatoire et, en retour, vers les correspondants. Ceci inclut la définition et le suivi d’indicateurs et de projections du climat futur, et leur conservation dans une base de données informatique, constamment mise à jour et enrichie de nouvelles données. Ces informations sont mises à la disposition du public sur le site Internet de l’Observatoire http://onerc.gouv.fr L’animation du réseau de correspondants comprend également l’organisation de séminaires scientifiques.

c) Assistance pour la préparation des rapports de l’ONERC à publier à partir de 2010 (AE = CP = 25 000 €)

La loi oblige l’ONERC à préparer un rapport annuel et à le remettre au Premier ministre et au Parlement. Un appui à la préparation de ce rapport est nécessaire.

d) Contribution au club ViTeCC (AE = CP = 4 000 €)

L’ONERC participe au financement du club ViTeCC pour « Villes, territoires, Changement climatique » suite à une convention avec la Caisse des dépôts et consignations. Ce club destiné aux collectivités territoriales qui sont actuellement dépourvues d’information sur leur rôle dans ce domaine, permet :

1°) une mutualisation d’une information sur l’économie du changement climatique, en lien avec des chercheurs académiques, en la rendant compréhensible et utilisable par les décideurs territoriaux ;

2°) un développement d’outils d’aide à la décision en matière de financement des réductions d’émission et de gestion d’infrastructures urbaines adaptées aux risques climatiques de demain ;

3°) un accès à un réseau qui permet aux membres d’échanger entre eux, d’être informés de ce qui se passe dans le domaine de l’économie du carbone dans le monde et d’échanger sur des expériences pilotes innovantes réalisées à l’étranger ;

4°) l’organisation d’un « rendez-vous annuel des élus », pour faire remonter les messages auprès des élus et contribuer à faire de la gestion du risque climatique un volet de la politique locale.

e) Action d’information de l’ONERC auprès des communes (AE = CP = 60 000 €)

Cette activité demandée par le Conseil d’orientation de l’ONERC consistera à élaborer pour une lettre trimestrielle destinée aux élus locaux, afin de les informer sur la réalité du réchauffement climatique, d’introduire un discours positif de sensibilisation sur l’adaptation, de les informer sur les outils de réflexion et de décision existants et de faire connaître les travaux de l’ONERC. Cette activité doit être conduite avec l’assistance d’un prestataire de services.

f) Prestations et subventions diverses (AE = CP = 30 000 €)

L’ONERC est également souvent sollicité pour soutenir certains colloques et manifestations (par exemple, le Forum de la météorologie de la Société météorologique de France qui traite le plus souvent de changement climatique, des colloques d’agences régionales de l’environnement sur le climat, des rencontres de l’OCDE, de la Convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques -CCNUCC-, de l’Organisation Météorologique Mondiale…).

g) Etudes supplémentaires et marché de prestations de service (AE = CP = 80 000 €)

Ces études porteront notamment sur les travaux thématiques, pilotés par d’autres directions, recouvrant les thématiques de la santé, du tourisme, de l’eau et des territoires du groupe interministériel sur les impacts sur le changement climatique.

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Le cout de 63 000 € n’est pas le coût réel à mon sens parce que nombre de participants aux groupes de travail sont déjà de la fonction publique et que cette ligne sert à payer le cabinet de consultants et l’impression du rapport (voici la liste page 193 du rapport)
http://www.sogreah.fr/breves-fr-2009-10.html#a54
Mais cette étude a du commencer au moins en 2008…
A la louche, je dirais au minimum 600 000 € si l’on compte les salaires….

35.  Fabge02 | 8/11/2009 @ 22:25 Répondre à ce commentaire

@34

600.000 euros, c’est moins de 10 personnes et leurs frais de fonctionnement. C’est tout petit. Je connais des gens de l’Onerc, ils travaillent vraiment avec peu, les rapports du Giec et les modèles de Météo-France.
C’est là que ce genre d’organisme pose problème : ils n’ont pas de quoi faire quelque chose de sérieux, même si les gens qui travaillent dedans sont estimables.

36.  Araucan | 8/11/2009 @ 22:49 Répondre à ce commentaire

Fabge02 (#35),

Je n’ai pas trouvé combien de personnes travaillent à l’ONERC mais j’ai estimé à 4 ETP sur un an et demi à peu de gens pas trop gradés pour cette étude ! Mais c’est fait à la louche sans compter les experts qui ont participé.
Ce sont effectivement des structures qui visent à collationner les travaux des autres ou à les faire travailler un peu plus (et gratuitement si possible) sur les problématiques de la structure… : ce n’est jamais facile (il suffit de voir d’ailleurs les indicateurs fournis sans les données !). Il y aurait d’ailleurs de quoi faire des demandes d’accès aux données !
Sinon effectivement le budget de travail, hors salaires et fonctionnement n’est pas très élevé.

37.  chria | 9/11/2009 @ 11:13 Répondre à ce commentaire

A l’onerc ils en chient car on leur demande d’établir une stratégie nationale d’adaptation alors que le constat de base est que chaque territoire est spécifique et doit s’emparer du problème localement. Et parfois l’adaptation pourrait être une opportunité de création de richesse et cela n’est jamais indiqué, car on recherche les coûts. Les coûts aussi des impacts or si on trouve des moyens de s’en prévenir, ces impacts seront atténués et le coût sera donc minoré. Bref, on essaye de tourner dans les tous les sens la problématique pour réussir à faire ressortir une vision catastrophique du CC. A l’Onerc, ils écrivent la conclusion en premier puis ils essayent de trouver les arguments pour la justifier. Comme avec le Giec, d’ailleurs.

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