Un épisode El Niño s’installe et persistera très probablement jusqu’à la fin de l’année.

(Grands acteurs des climats de la Terre, les courants marins connaissent des oscillations de plus en plus documentées et suivies. Voici la dernière manifestation d'El Niño, courant chaud du Pacifique Sud qui alterne périodiquement avec un courant plus froid, La Niña. A suivre donc …)

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Genève, le 19 août 2009 (Organisation météorologique mondiale) – Le développement d'un épisode El Niño s'est amorcé dans le Pacifique tropical.  Ses manifestations vont très probablement persister au moins jusqu'à la fin de l'année 2009 voire jusqu'au premier trimestre de 2010, d'après le bulletin Info-Niño/Niña diffusé aujourd'hui par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Un épisode El Niño est caractérisé par des températures océaniques anormalement élevées dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, tandis qu'un épisode La Niña représente la situation inverse, caractérisée par des températures océaniques anormalement basses dans l'est du Pacifique équatorial.  Ces deux manifestations du même phénomène perturbent la configuration habituelle des précipitations ainsi que la circulation atmosphérique aux latitudes tropicales et peuvent avoir des répercussions à grande échelle sur le climat dans de nombreuses régions du monde.

Index ENSO (Source NOAA) Index ENSO (El Niño/Southern Oscillation) NOAA ( National Oceanic & Atmospheric Administration)

En juin et juillet, une augmentation des températures à la surface et sous la surface de la mer a été observée dans l'est du Pacifique équatorial.  Déjà, à la fin du mois de juin, les températures de surface de la mer étaient en général supérieures de 0,5 à 1degré Celsius à la normale, anomalie qui a persisté tout le mois de juillet.

D'après les évaluations scientifiques, cette situation traduirait les prémices d'un phénomène El Niño.  Bien que les changements atmosphériques induits par la hausse des températures océaniques aient été parfois lents à s'enclencher, le réchauffement en question est maintenant suffisamment installé pour que les scientifiques puissent l'imputer à un épisode El Niño survenant à l'échelle du bassin.

D'après les prévisions des modèles et les interprétations des experts, cette situation persistera très probablement au moins jusqu'à la fin de l'année 2009 voire jusqu'au premier trimestre de 2010. Pour après, l'on ne dispose pas encore de prévisions fiables.

Les régimes climatiques inhabituels et les phénomènes extrêmes qui accompagnent généralement un épisode El Niño peuvent aussi se développer indépendamment de cette anomalie, et ceux qui utilisent l'information climatologique sont encouragés par conséquent à se procurer des interprétations détaillées par région et par secteur d'activité.  Il n'en reste pas moins que la présence d'un épisode El Niño devrait favoriser l'établissement de prévisions climatiques régionales présentant un intérêt accru pour un grand nombre d'utilisateurs.

L'OMM établit des bulletins d'information Info-Niño/Niña en collaboration avec l'Institut international de recherche sur le climat et la société, en ayant soin de consulter les divers centres de prévision du climat répartis dans le monde et de favoriser l'émergence d'un consensus. L'évolution de la situation dans le Pacifique tropical continuera de faire l'objet d'une surveillance attentive de la part des Membres de l'Organisation et, ces prochains mois, les spécialistes de la prévision climatique fourniront des interprétations plus détaillées des conditions climatiques régionales par le biais des Services météorologiques et hydrologiques nationaux.

(Source)

Pour suivre les températures du Pacifique, Sondes TAO /TRITON (Tropical Atmosphere Ocean Project).

Sur le lien entre climat et océans, voir William Gray (exposé, texte)

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1.  miniTAX | 31/08/2009 @ 16:10 Répondre à ce commentaire

D’après les prévisions des modèles et les interprétations des experts, cette situation persistera très probablement au moins jusqu’à la fin de l’année 2009 voire jusqu’au premier trimestre de 2010. Pour après, l’on ne dispose pas encore de prévisions fiables.

Faire ce genre d’affirmation suppose qu’on sait prévoir l’ENSO plus de 6 mois à l’avance, ce qui est un mensonge éhonté. Même à 3 mois, les modèles sont complètement à côté de la plaque et divergent jusqu’à dire tout et son contraire !
Cette prétention de savoir qui s’étale sans vergogne et sans qu’aucun média ne pense même à critique, c’est vraiment à gerber.

2.  Abder | 31/08/2009 @ 17:06 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#1),
Mais la science avance!

La troisième Conférence mondiale sur le climat s’est ouverte lundi à Genève pour une semaine de travaux destinés à mettre en place un système de surveillance météorologique permettant de mieux prévenir les risques liés au dérèglement climatique, qu’il s’agisse d’ouragans, de tsunamis ou encore d’inondations.

lien
Une nouvelle scientifique : enfin on va pouvoir prévoir les risques de tsunamis …parcequ’ils sont provoqués par le « dérèglement climatique »!

3.  Araucan | 31/08/2009 @ 17:41 Répondre à ce commentaire

Abder (#2),

Effectivement c’est grave, très grave….

4.  chria | 31/08/2009 @ 18:45 Répondre à ce commentaire

Abder (#2),
Ah ces journalistes !

5.  Araucan | 31/08/2009 @ 20:21 Répondre à ce commentaire

Abder (#2),

Je me demande bien comment ils vont faire alors que par ailleurs les données climatologiques sont payantes (cf l’affaire avec Climate Audit) …. ou inexistantes sur de très larges portions de territoires…

6.  Araucan | 31/08/2009 @ 21:02 Répondre à ce commentaire

En regardant de près les communiqués de presse de l’OMM pour la Conférence cité par Abder, on y apprend que la prévision climatiques va faire des miracles…

http://www.wmo.int/wcc3/WCC-3pressreleases_fr.php

«Les phénomènes météorologiques extrêmes et l’évolution des conditions climatiques nous concernent tous et se traduisent souvent par de lourdes pertes, voire par des catastrophes humanitaires», a souligné M. Hans-Rudolf Merz, Président de la Confédération suisse, qui a ouvert la Conférence le 31 août. «La troisième Conférence mondiale sur le climat a pour objectif d’éviter ces catastrophes et de fournir aux pouvoirs publics les informations et les moyens nécessaires – prévisions de précipitations, cartes de risques, systèmes d’alerte rapide, prévisions à longue échéance concernant l’environnement, etc. Les prévisions climatiques destinées aux décideurs doivent être adaptées aux spécificités des secteurs correspondants telles que la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la santé et le tourisme.»

Le segment expert de la CMC-3, qui se tiendra du 31 août au 2 septembre, réunira des climatologues et des spécialistes provenant de divers secteurs touchés par le climat et apportera de ce fait une contribution capitale au Cadre mondial. Lors de la cérémonie d’ouverture, le Président de l’OMM, M.Alexandre Bedritsky, qui préside aussi le segment expert, s’est adressé aux participants en ces termes: «Les exposés présentés par des climatologues, des prestataires de services, des experts dans les domaines de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie, de la prévention des catastrophes, du tourisme, des transports et de l’environnement permettront de dégager des priorités, s’agissant de la conception de services climatologiques ciblés, et de brosser un tableau précis de la situation, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle régionale, concernant les observations, la recherche et les évaluations.»

Et attendons nous à en entendre parler, les présentateurs météo sont aussi de la partie…
http://www.wmo.int/wcc3/docume.....sts_fr.pdf

Trouvé là :http://www.wmo.int/wcc3/sessio.....bility.pdf

graphiques page 9 et 10
Fig. 1.3.1: NINO3.4 forecast skill for a multi-model ensemble (Jin et al. 2008).

Progress in the skill of ENSO forecast systems can be assessed by comparing the skill of successive operational systems over a common set of hindcasts. Figure 1.3.2 shows this for the three ECMWF operational forecast systems which have been implemented during the last decade or so. Progress is steady, and predictability estimates (not shown) suggest there is still much improvement to be made in the years ahead.

Pour résumer, on ne se trompe pas trop sur deux mois… ensuite cela dépend des modèles….

Pour explorer toutes les communications, aller là et cliquer sur les liens….

http://www.wmo.int/wcc3/programme_fr.html#

7.  Abder | 1/09/2009 @ 1:40 Répondre à ce commentaire

Araucan (#5),
J’ai eu l’occasion de travailler longtemps sur des contrées où j’ai vu avec mes propres yeux des crues importantes sans qu’une goutte de pluie soit enregistrée dans aucune des stations météorologiques de la région. Parfois, la fiabilité des équipements et des données laissent à désirer, et pour avoir des données, il faut un budget … faire une demande, recevoir un devis, payer et attendre des jours ou des semaines.. On croit malheureusement que seuls les services météo ont donc le droit et la compétence de faire des prévisions, alors que la prévision de certains risques liés au climat ne relève en aucun cas de la compétence de la seule météorologie, ou même pas la climatologie, à savoir par exemple, les mouvements de masse sur les versants (glissements de terrain, éboulements, solifluxions, avalanches, coulées boueuses, laves torrentielles), qui relèvent de la compétence d’autres disciplines.

8.  Flo | 1/09/2009 @ 9:04 Répondre à ce commentaire

@Abder (#2) et Auracan

Encore ce n’est rien à côté de ce que les Japonais se préparent à faire.
Entendu ce matin (dans le journal de l’économie, autre science où les prévisions sont assez souvent fausses…):

« Cinq sociétés japonaises s’apprêtent à lancer un projet de station électrique solaire spatiale. L’insatllation captera las rayons du soleil et…renverra l’électricité vers la Terre ».

Ouarf

9.  scaletrans | 1/09/2009 @ 9:51 Répondre à ce commentaire

Flo (#8),

Sans doute des lecteurs de Yoko Tsuno 🙂

10.  Araucan | 1/09/2009 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

Abder (#7),

Je peux me tromper mais j’ai l’impression qu’il y a comme une offensive de l’OMM pour reprendre la main sur les aspects de climat par rapport au GIEC et que cette conférence en est la concrétisation.

Il faudra en voir les conclusions et les conséquences sur le travail de l’OMM.
On voit bien le glissement de la météo au climat et le glissement de la prévision météo à la prévision climatique, comme celui des risques météos aux « risques » climatiques.
Et sur les trous dans les données météo et à plus forte raison climatiques, vous prêchez un convaincu.

Et parfois, le problème n’est pas tant d’installer une station que de s’assurer qu’elle est bien entretenue , que les données sont correctement collectées…et qu’elle s’insère dans un réseau cohérent…

NB : les moussons provoquent des inondations tous les ans. Mais peut-on prévoir les précipitations d’une mousson (où et quand ?)

11.  Myke | 1/09/2009 @ 11:41 Répondre à ce commentaire

Araucan (#10),
Cette reprise en main, si c’est le cas, ne serait pas nécessairement rassurante, car elle peut conduire à des surenchères.
Voir par exemple cette publication alarmiste de la fédération des sociétés d’assurances. Il est vrai que les assureurs ont tout intérêt à noircir le tableau, mais l’ « expert » de Météo France se prête complaisamment au jeu.

http://www.ffsa.fr/WebFFSA/por.....rer136.pdf

12.  Myke | 1/09/2009 @ 11:44 Répondre à ce commentaire

Araucan (#10),
Cette reprise en main, si c’est le cas, ne serait pas nécessairement rassurante, car elle peut conduire à des surenchères.
Voir par exemple cette publication alarmiste de la fédération des sociétés d’assurances. Il est vrai que les assureurs ont tout intérêt à noircir le tableau, mais l’ « expert » de Météo France se prête complaisamment au jeu.

13.  the fritz | 1/09/2009 @ 12:42 Répondre à ce commentaire

de toute façon on n’en a rien à cirer avec ces prévisions meteo – climato qui n’ont rien de logiques; et qu’est ce que el Nino à a voir avec le RC, puisque c’est rien de plus qu’une répartition horizontale d’une quantité de chaleur qui pendant el nina est répartie verticalement; cela ne sert qu’à faire des effets d’annonce, comme telle ou telle tempête, canicule , inondations etc………..;

14.  Araucan | 1/09/2009 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

Myke (#11),

Donc voilà que l’on nous annonce le doublement des primes d’assurance….au total voire page 3 dont 50% lié au RCA ….

Pour le tableau page 2, on ne sait pas si cela tient compte du RCA fantasmé ou non…

de toute façon, comme il y avait Janko pas de problème ! 😆

15.  Abder | 1/09/2009 @ 14:39 Répondre à ce commentaire

Flo (#8),
Cela me rappelle ce qu’ils ont essayé de faire il y a quelques années : (2003)

The Red Sea coast in Saudi Arabia where the greening is being planned is surrounded by land in which air with high moisture content circulates. Calculations made using a earth simulator of the Japan Marine Science & Technology Center showed that a certain level of greening in this region would lead to the « forest attracting clouds » and rainfall.

J’ai essayé de connaitre la suite mais en vain ! Changer le climat d’un désert zonal, quelle ambition… également japonaise! Ce que la Mer Rouge elle même n’a pu faire, sera (serait) fait par des plantations !? Belle imagination.

16.  Araucan | 1/09/2009 @ 15:23 Répondre à ce commentaire

Abder (#15),

Pär contre c’est peut-être une zone intéressante pour les filets à brouillard ou à rosée …

Ensuite tout dépend de ce que l’on fait de l’eau. Mais avant d’avoir des forêts plutôt que des formations arborées …. il faudra un certain temps y compris pour ces dernières. Quant aux pluies associées, si cela est possible, il faudra avoir végétalisé plus que quelques hectares ….

17.  Abder | 1/09/2009 @ 16:06 Répondre à ce commentaire

Araucan (#16), L’étude qui était menée, à consulter en pdf
Ce qui est intéressant est de savoir ce qui en est sur la réalité de terrain, si le projet est réalisé. Je n’ai pas trouvé de trace, même en contactant les responsables, je n’ai pas eu de réponse.

18.  Araucan | 1/09/2009 @ 22:33 Répondre à ce commentaire

Abder (#17),

Il est indiqué être à 800 m d’altitude et faire 100 km sur 10 cela devrait se voir sur Google Earth
La seule chose que j’aie trouvé est à 20°10’26.16″N et 44°48’50.20″E sur Google Earth mais ce sont des zones irriguées….

J’ai trouvé cela aussi

http://www.mhi.co.jp/en/news/sec1/e_0941.html

Mais effectivement, cela a l’air d’être tombé à l’eau ….

19.  Abder | 2/09/2009 @ 0:13 Répondre à ce commentaire

Araucan (#18),

Pour le lien, c’est le même que le mien posté en (#15).
Justement, j’ai fait la même démarche pour ne rien trouver. Ce qui me gêne dans ce projet (japonais) c’est le principe même, car l’absence de végétation (soutenue) dans ce désert est un résultat de l’aridification et non pas l’inverse. L’assèchement et l’augmentation de salinité de certaines mers intérieures est un résultat du même processus (aridification climatique) par évaporation excessive et insuffisance d’apport d’eau. Cette évaporation intense qui vide ces mers ne peut provoquer une attractivité pour les nuages (qui sont où?). Il s’agit d’une aridification naturelle post holocène; et vouloir l’inverser en boisant est un mythe. La Mer Rouge est dans la même situation, en plein désert, c’est plutôt la localisation zonale (Cellule de Hadley) dont on ne peut rien qui commande, sauf si un changement climatique planétaire se produit.
Par ailleurs, dans ce désert, une altitude de 800 m ne donne pas un véritable gradient significatif pour s’attendre à une diversité sensible des paysages.
Je devine également que le projet est tombé à l’eau, sauf si quelqu’un peut nous contrarier et nous en apporter des nouvelles.

20.  Araucan | 2/09/2009 @ 9:55 Répondre à ce commentaire

Abder (#19),

Je m’en suis aperçu après, désolé… Le projet était immense et c’est peut-être cela qui l’a fait chuter … D’ailleurs si l’on voulait faire quelque chose, je m’appuierais d’abord sur les vallées….
Et si l’on considère la zone irriguée on devrait voir si elle a un effet sur la végétation environnante déjà….
N’y avait-il pas d’autres projets dans la région de revégétalisation (mais cette fois-ci avec irrigation) ?
De plus, il y a le projet de ceinture verte du Sahara poussé par le Sénégal mais le contexte climatique n’est pas le même, d’autant que la situation actuelle n’est pas celle d’il y a 25 ans… et qu’il y a une dynamique à utiliser (et aussi des techniques largement diffusables).

Plus accessoirement cela m’a fait penser à Dune, avec les pièges à vent pour l’eau 😉

21.  Abder | 2/09/2009 @ 18:00 Répondre à ce commentaire

Araucan (#20),
Effectivement, ce n’est pas le même contexte. La ceinture verte Saharo-Sahélienne bénéficie d’une bonne pluviométrie (autour de 400 mm) et en plus il s’agit souvent de reboisement. Mais s’amuser à boiser ou à végétaliser un vrai désert, aucun succès n’est à prévoir sans irrigation. C’est un problème de bilan hydrique caractérisé par un stress dès qu’il y a un déficit. Cette végétation censée apporter de l’eau pour l’air environnant a constamment besoin d’irrigation en absence de précipitations suffisantes.
L’Algérie avait déjà conçu et mis en œuvre un projet similaire (le fameux Barrage Vert) il y a 40 ans… voué à l’échec. Ce genre de projets a parmi ses missions la lutte contre « l’avancée du désert » alors que le plus souvent, il ne peut protéger que la surface où il est réalisé. Même pour l’ensablement, il est démontré que dans certaines régions les sables se déplacent vers le Sahara et non pas l’inverse…

22.  Araucan | 2/09/2009 @ 22:35 Répondre à ce commentaire

Abder (#21),

En regardant en détail la région de l’Azir où était sens é se trouver le projet, je me suis aperçu qu’il y avait pas mal de villages avec enclos et certainement de l’élevage) : si l’on veut améliorer la végétation, réduire le pâturage est un préalable (la civilisation de Pétra aurait disparu suite à la salinisation des sols -pb d’irrigation-, la surexploitation des formations végétales autour -lentisques- et certainement une modification du régime des pluies, tous problèmes toujours présents aujourd’hui dans les climats arides, pays développés ou non).

De plus pour de tels projets, il faut une végétation qui convienne, c’est à dire qui puisse récupérer l’eau de rosée… Mais là j’ai des trous : il me semble que la végétation qui se maintient dans les zones arides, est soit capable de longues dormances de graines, soit capable de développer un système racinaire très important. (plus éventuellement la photosynthèse de type CAM si je me souvent bien et des adaptations physiologiques ou morphologiques du type feuilles épineuses, nombre de stomates réduits, etc…)
Exemple (lu dans Biofutur sur la génomique du peuplier) : ils ont comparé les peupliers d’Iran et d’Asie centrale avec les peupliers plus tempérés : il s’est avéré que les premiers étaient surtout capables de développer plus rapidement leur système racinaire et plus profondément (lit des oueds) mais que par contre, il n’y avait pas de différence substantielle sur la régulation de l’évapo-transpiration (gain génétique marginal à attendre par croisement pour pouvoir planter des peupliers dans des sols plus secs, mais ce n’est qu’un exemple).

Le déplacement des sables vers le Sahara est-il juste dû au régime des vents ?

23.  Abder | 3/09/2009 @ 1:35 Répondre à ce commentaire

Araucan (#22),
Pour ce qui est du déplacement des sables, bien sûr c’est le vent qui en est responsable. Toutefois, ces sables sont issus de la déflation au niveau des espaces dégradés et également du remaniement des sables des nappes alluviales des oueds et parfois aussi d’anciens sables plus ou moins consolidés. C’est donc la direction des vents efficaces (et non pas dominants) qui intervient, contrairement à l’image simpliste répandue selon laquelle les sables proviendraient du Sahara, d’où l’expression abusive « l’avancement des déserts ».
J’ai vu la végétation autour de ‘Asir et ailleurs sur Google Maps, il semble que l’aridité est très prononcée; les vallée ont un fond plat et sont largement comblées de dépôts fluviatiles, avec des sables remaniés par le vent les couvrant dans les ravins : aucune végétation sans irrigation, à l’exception d’arbres ou arbustes en bouquets ou isolés mais exclusivement localisés au fond des oueds ou sur leur berges. J’ai pu identifier des palmiers et probablement des pistachiers. Cette répartition est strictement liée à l’importance du sous-écoulement et des nappes phréatiques circulant dans les alluvions. Je crois que c’est beaucoup plus le système racinaire (ramifications profondes, palmiers, pistachiers, retama, laurier…) qui intervient plus que la physiologie.
En somme, en dehors des fonds d’oued la végétation ne peut donc se maintenir sans irrigation dans de tels milieux arides, voire hyperarides.

24.  Hacène | 3/09/2009 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

Video WWF, consternante !

25.  Hacène | 3/09/2009 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

Video déjà suspendue ! On comprend. J’ai pu trouver des infos sur Fox NY !

26.  Hacène | 3/09/2009 @ 15:10 Répondre à ce commentaire

Vidéo communication WWF, une autre source, pour les curieux, s’il y en a…

27.  Hacène | 3/09/2009 @ 15:47 Répondre à ce commentaire

Bon bah retirée aussi… voir lien en Hacène (#25), donc.

28.  Araucan | 3/09/2009 @ 17:44 Répondre à ce commentaire

Hacène (#27),

Eh bien je ne pourrai pas le voir ce soir je crains…

29.  Manu95 | 4/09/2009 @ 8:49 Répondre à ce commentaire

Araucan (#28),

Le fichier est accessible à l’adresse suivante:
http://dl.free.fr/c5MM28d3e

Il y restera trente jours, s’il n’y a pas de nouveau téléchargement, moins si Free le vire pour une question de CopyRight.

30.  Manu95 | 4/09/2009 @ 9:12 Répondre à ce commentaire

J’ai omis de préciser le nom du fichier : ddb_brazil_for_wwf.flv (2.04 Mo)
Si vous lancez l’enregistrement avec « Enregistrer la cible du lien sous … » et que vous voyez getfile.pl dans le fenêtre de téléchargement, annulez et recommencez.

Le format FLV se lit le mieux avec VideoLAN VLC Media Player , mais cela vous le savez sans doute déjà.

31.  Marot | 4/09/2009 @ 19:53 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#29), Merci je l’ai téléchargé.

Le wéwéfé a encore frappé !

32.  Araucan | 5/09/2009 @ 0:15 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#29),
Hacène (#27),

Merci, cela vaut son pesant de cachuettes !

33.  Araucan | 6/10/2009 @ 10:39 Répondre à ce commentaire

Sur les prédictions, fin de l’épisode El Niño ?

Comme quoi mieux vaut rester prudent…

34.  Daniel | 6/10/2009 @ 12:17 Répondre à ce commentaire

http://www.meteo-world.com/news/index-2761.php
Chutes de neige précoces sur les montagnes du Nord-Ouest des Etats-Unis

Neige à Alta (Utah)
Crédits: nevasport.com
Depuis le début du mois, les premières chutes de neige tombent sur les
montagnes du nord-ouest des États-Unis, des précipitations neigeuses
largement en avancent par rapport aux années précédentes entre le Colorado
et l’Oregon, le nord de la Californie, le Wyoming, l’Idaho.

Certes certains endroits ont simplement été recouverts par une fine couche
de neige qui a juste blanchi le paysage, mais d’autres secteurs ont été
recouverts par une couche de plus de 50 centimètres de neige comme dans l’Idaho,
l’Est de l’Oregon ou bien encore le nord-est de la Californie.

En Oregon, plus de 8500 foyers ont été privés d’électricité dans la ville de
Bend suite aux chutes de neige qui se sont abattues dimanche. De nombreux
arbres n’ont pas résisté aux premières chutes de neige de la saison et ont
rompu sous l’effet du poids, des lignes électriques ont également été
endommagées.
La circulation a été très perturbée dans la ville et ses alentours.
En l’espace de 6h00 on relevait une vingtaine de centimètres de neige dans
certains quartiers du nord-ouest de la ville.

35.  Hacène | 6/10/2009 @ 13:21 Répondre à ce commentaire

Daniel (#34),

Ca commence pas mal aussi en Sibérie orientale :

36.  Hacène | 6/10/2009 @ 13:25 Répondre à ce commentaire

Déjà bien froid dans l’Arctique canadien et en Sibérie orientale :

Quelqu’un connaîtrait-il le temps de décalage de cette image ? Il me semble que c’est un petit paquet d’heures, mais combien ?

37.  Laurent | 6/10/2009 @ 13:40 Répondre à ce commentaire

Hacène (#36),

Qu’est-ce que tu appelle « temps de décalage »?

38.  Hacène | 6/10/2009 @ 14:23 Répondre à ce commentaire

Laurent (#37),
L’expression n’est pas très claire en effet. Désolé. Tout simplement, il est clair et normal que les températures indiquées ne sont pas données en temps réel. En fait, j’aurais même deux questions : combien de temps s’écoule-t-il entre deux actualisations ? Et surtout, les températures indiquées sur la carte sont celles de quel moment ? Il y a bien la date, mais pas d’heure GMT ou autre… Comment savoir à quelle heure correspond la carte qu’on a sous les yeux ?

39.  Laurent | 6/10/2009 @ 15:31 Répondre à ce commentaire

Hacène (#38),

Si, il y a l’heure GMT (voir en haut, 06Z signifie 0600 Zoulou, ou 6h00 GMT)

Attention, l’image que tu montre n’est pas un résultat d’observation, c’est une sortie de modèle, une prévision météorologique donc.
L’intervalle de temps entre deux actualisations est standard pour les modèles synoptiques, c’est 3 heures.

40.  Hacène | 6/10/2009 @ 16:26 Répondre à ce commentaire

Laurent (#39),
Merci beaucoup pour ces précisions.

41.  ardeche07 | 6/10/2009 @ 20:41 Répondre à ce commentaire

Vague de froid sévère prévue au centre du Canada dans les prochaines heures:
http://www.wetterzentrale.de/p.....da_ens.png

42.  ardeche07 | 6/10/2009 @ 20:42 Répondre à ce commentaire

En rouge les T° normales pour la saison et en bas les scénarios prévus par le modèle Américain (T° à 850hpa)

43.  scaletrans | 9/10/2009 @ 16:38 Répondre à ce commentaire

Ne croirait-on pas que l’on voit en ce moment une illustration de la théorie de Marcel Leroux avec des AMP puissants sur l’Amérique Nord Est et la Sibérie Orientale, et, en contrepartie, une remontée d’air chaud sur l’Atlantique et l’Europe Occidentale ?

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