Le rôle essentiel des volcans dans le refroidissement de la Terre au début du 19ème siècle

(Le programme SOSVOL de l'Institut polaire français-Paul Emile Victor) vise à étudier les mécanismes d'oxydation en utilisant les isotopes stables de l'Oxygène et du Soufre du sulfate d'origine volcanique. Voici un de ses résultats.)

 • • • • •

En appliquant une nouvelle technique analytique très originale sur les retombées de sulfate d'origine volcanique dans les précipitations de neige en Antarctique et au Groenland, une équipe franco-américaine vient de démontrer que la décennie la plus froide observée au cours des derniers 500 ans (1810-1819) résultait de la succession de deux éruptions volcaniques majeures, à quelques années d'intervalle.

Indépendamment du forçage à long terme des gaz à effet de serre d'origine humaine, et aux échelles de temps de quelques années, la température moyenne de la Terre peut fluctuer largement. Ces fluctuations résultent de mécanismes divers : variations de l'activité solaire, circulation océanique et événements de type El Nino ou La Nina dans l'océan Pacifique, éruptions volcaniques…

Station de recherche Summit au sommet de la calotte polaire du Groenland. Une des carottes de glace analysées pour cette étude a été extraite sur ce site. Crédit photo : Joël Savarino, CNRS/LGGE

Au début du 19ème siècle, durant la décennie 1810-1819, la Terre a ainsi connu des températures relativement froides, au point que cette décennie figure comme la plus froide des 500 dernières années, selon les mesures instrumentales des derniers 150 ans et les reconstructions paléoclimatiques. Une partie de ce refroidissement a été attribué à l'énorme éruption du volcan Tambora en Indonésie, en 1815. De telles éruptions cataclysmiques refroidissent la planète en déversant d'importantes quantités de poussières et de dioxyde de soufre dans la stratosphère (au-dessus de 15 km d'altitude). A ces altitudes en effet, le dioxyde de soufre se transforme en gouttelettes d'acide sulfurique, goutellettes qui agissent alors comme un véritable parasol réduisant l'énergie solaire reçue au sol. Mais cette observation, susceptible de justifier le coup de froid entre 1815 et 1819, n'explique pas pourquoi le refroidissement terrestre avait débuté en 1810.

Une équipe franco-américaine de chercheurs* vient de publier dans la revue Geophysical Research Letters les résultats d'analyses très originales conduites sur des carottes de glace forées au Groenland et en Antarctique. Après avoir prélevé les quelques millionnièmes de gramme de sulfate présents dans les strates des carottes de glace datant de cette époque, ils ont appliqué une véritable microchirurgie moléculaire consistant à documenter les proportions de trois isotopes du soufre (soufre 33, 34 et 36) constituant le sulfate. Au sein des couches de glace datant de 1809-1810, ces chercheurs ont observé une anomalie particulière des rapports entre ces isotopes du soufre. Or cette forme d’anomalie isotopique sur le soufre du sulfate ne peut résulter que de réactions chimiques se produisant au sein de la stratosphère après une éruption volcanique. Ils démontrent ainsi qu'une éruption volcanique cataclysmique, à ce jour inconnue, s'est produite au début de l'année 1809, probablement au niveau des Tropiques pour affecter ensuite le climat de manière globale. Leurs résultats confortent ainsi le rôle important joué par l'activité volcanique explosive dans la modulation du climat terrestre aux échelles de temps de quelques années. Une fois étendues à des périodes de temps plus longues, ces mesures très innovantes vont permettre une nouvelle évaluation du forçage climatique dû aux volcans, notamment au cours du dernier millénaire. Cette information s'avère particulièrement importante comme donnée d'entrée des modèles climatiques, habituellement testés sur cette époque reculée.

Ces travaux ont bénéficié du soutien logistique et financier de la National Science Foundation américaine et de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), ainsi que d’un soutien de l’INSU au travers de son programme LEFE.

* USA : Université de Dakota du Sud, Université de Californie à San Diego ; France : Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LGGE, unité mixte de recherche CNRS – Université Joseph Fourier de Grenoble), Centre Européen de Recherche et Enseignement en Géosciences de l'Environnement (CEREGE, unité mixte CNRS – Collège de France – Université Paul Cézanne – Université de Provence – IRD).

Référence :

Cold decade (AD 1810-1819) caused by Tambora (1815) and another (1809) stratospheric volcanic eruption. Jihong Cole-Dai, David Ferris, Alyson Lanciki, Joël Savarino, Mélanie Baroni et Mark H. Thiemens. Geophysical Research Letters, sous presse.

Autres liens : Indicateurs du volcanisme 

Isotopes du soufre et activité volcanique.

Découverte d'un supervolcan étaint dans le Piémont : .

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
1.  Araucan | 31/10/2009 @ 12:32 Répondre à ce commentaire

Tiens, on a grillé WUWT …. 🙂

http://wattsupwiththat.com/200.....more-12304

2.  joletaxi | 31/10/2009 @ 14:42 Répondre à ce commentaire

est-ce la fin de la paléoclimatologie?

http://noconsensus.wordpress.c.....#more-5877

3.  joletaxi | 31/10/2009 @ 14:47 Répondre à ce commentaire

les écolos ont choisi leur camps!J’ose croire qu’ils n’auront pas le culot de venir enm… les gentils chasseurs de palombes.

http://www.climatechangefraud......-free-fall

4.  Redbaron 17 | 31/10/2009 @ 15:03 Répondre à ce commentaire

Petite comparaison… valable or not ??????
Je lis :

« Au début du 19ème siècle, durant la décennie 1810-1819, la Terre a ainsi connu des températures relativement froides, au point que cette décennie figure comme la plus froide des 500 dernières années, selon les mesures instrumentales des derniers 150 ans et les reconstructions paléoclimatiques. »

Je jette un coup d’œil à la courbe de CO2 de Beck ( analyse chimique) et je vois que dans les années où il aurait fait si froid (1810-1819)… le CO2 était à son maximum… 390/450 PPM…

5.  Florent76 | 31/10/2009 @ 15:35 Répondre à ce commentaire

Merci pour cet article intéressant… Le coupable qui a exploser en 1809 reste encore à découvrir !

La décennie 1810-1819 fut en effet bien froide en France également, avec des anomalies allant jusqu’à -3°C en été et plus encore en hiver par rapport aux normales de l’époque. Ce sont des conditions particulièrement rudes que nous n’avons d’ailleurs plus jamais vécu depuis 25 ans !

Dès 1810, les hivers sont froids sur au moins un mois (type janvier 1985). L’année 1811 est plus chaude que la normale. Mais dès 1812, les autres saisons se détériorent et connaissent des coups de froid importants. Bien avant 1815 et le Tambora donc. Après l’éruption du Tambora d’avril 1815, le climat se détéoriore à nouveau dès la fin de l’hiver 1816 et la saison végétative 1816 froide et humide a causé une famine générale dans les zones trop éloignées des routes commerciales. C’est l’année 1818 qui verra le retour de conditions climatiques favorables.

6.  scaletrans | 31/10/2009 @ 16:42 Répondre à ce commentaire

Avec ce volcan inconnu (pas de traces, vraiment?) nos petits malins croient s’affranchir du minimum de Dalton. Ça va cinq minutes.

7.  Daniel | 31/10/2009 @ 16:57 Répondre à ce commentaire

http://www.meteo-alsace-wimmenau.org/ (Rubrique évolution du climat)

En 1810 le mois de janvier est très sec mais dans une froidure omniprésente ; nous sommes à ce moment-là dans l’optimum de l’avancée des glaciers alpins qui a débuté en 1795. Janvier et février sont de 4 à 5°C sous les normes alors que mars se montre bien doux mais aussi bien pluvieux. De mai, qui connaît des précipitations soutenues, à août, le temps reste très frais et humide, ce qui provoque de mauvaises moissons, récoltes et vendanges. L’automne passé avec un mois d’octobre assez sec, la douceur se maintient avec un mois de décembre doux semblable à celui de 1809. Les pluies sont généreuses les deux derniers mois de l’année.

En 1811 janvier est froid et assez sec avec des moyennes inférieures de 4°C puis le mois de février devient doux et pluvieux ; le printemps qui suit est sec avec un mois de mars sans la moindre pluie à Strasbourg et, dès le mois de mai toujours assez sec, le temps se montre très chaud annonçant un été brûlant : si juin est très bien arrosé, juillet est beaucoup trop sec puis le mois d’août bénéficie de nouvelles pluies abondantes ; chaleur et sècheresse reprennent en septembre ; les vendanges précoces sont bonnes. Même si le mois d’octobre est plus généreusement arrosé que d’habitude, la fin de l’année ne connaît plus de déficit pluviométrique.

Le climat de 1812 à 1830 en Alsace-Moselle

La fin de l’Empire et la Restauration

de 1812 à 1817 : des années à printemps et été frais !

Dès 1812 un phénomène météorologique peu courant se produit d’une manière durable puisqu’il s’étend sur environ deux années sur toute l’Europe de l’Ouest : il s’agit de l’établissement d’un champ de basses pressions qui va concerner notre région pendant près de 700 jours. C’est pourquoi le temps se met durablement à la pluie, au vent et à la fraîcheur. 1812 connaît un hiver froid et long malgré une accalmie en février ; le mois de janvier se montre sec et la mauvaise saison se poursuit jusqu’en avril avec de gros dégâts dus au gel au niveau des semailles. Malgré un été plutôt correct, assez sec en juin et en août, les récoltes sont dans l’ensemble mauvaises et c’est le point culminant de la hausse des prix du pain après des moissons maigres. Les mois d’octobre et de novembre sont très humides ; novembre est même très frais et dès le 10 novembre une vague de froid s’abat sur la région pour durer jusqu’à la fin décembre. Le dernier mois de l’année connaît ainsi un déficit de 7°C tout en restant assez sec sans grandes quantités de neige.

Dès le 10 janvier 1813 le froid reprend de la vigueur : janvier reste très sec ; le mois de février profite d’un temps doux mais en mars, au contraire, des conditions hivernales prennent le relais car il reste froid et humide jusqu’au 28. La 2e quinzaine d’avril est de nouveau marquée par le retour d’un temps froid et sec. De juin à septembre le temps reste frais et pluvieux compromettant gravement l’agriculture car les pluies sont très abondantes surtout en mai et en juillet de 2 à 3 fois au-dessus des normes. Octobre et novembre sont du même acabit puis le mois de décembre se montre déjà froid.

L’année 1814 commence par des mois de janvier et de février très froids ; de fortes précipitations en majeure partie sous forme de neige tombent courant janvier. On surnommera la saison « l’hiver des cosaques » en souvenir des cavaliers russes qui ont participé à l’invasion de notre région durant cette terrible vague de froid. Le mois de mars reste hivernal d’environ 4°C sous les moyennes ; de février à mai le temps est exceptionnellement sec avec un important déficit pluviométrique. Juin, par contre, est frais et pluvieux comme l’année précédente puis le temps sec se remet en place pour durer encore 4 longs mois de juillet à octobre. Les productions agricoles sont insuffisantes à cause du manque d’eau. Heureusement, les mois de novembre et de décembre sont très pluvieux avec une douceur anormalement marquée en fin d’année.

L’année 1815 est plutôt fraîche mais aussi sèche. Après un mois de janvier glacial de 4°C sous la norme, février et mars sont au contraire bien doux. Le printemps devient sec de fin mars à mai, avec un grand déficit pluviométrique comme en 1814, puis le mois de juin devient très humide avec le double des pluies habituelles comme ce fut le cas les années précédentes. Le mois de juillet est également très pluvieux. Les récoltes sont mauvaises en Alsace car l’été reste frais et pluvieux de juin à août. Les mois de novembre et de décembre sont assez froids.

1816 est une année catastrophique car les conditions météorologiques sont bouleversées comme sur le reste de la planète par les suites de l’explosion du volcan Tambora. Janvier est très arrosé, le mois de mars est assez froid avec de nombreux passages pluvio-neigeux et le printemps est tardif avec un mois de mai très pluvieux. L’été est le plus frais du siècle avec beaucoup de précipitations en juillet : il pleut 90 jours sur 115, presque un record pour une saison d’été. On observe même des gelées matinales en Lorraine du 21 au 26 août. Le déficit des températures de mai à août est de 3 à 4°C en moyenne. Le 2 septembre tombent les premières neiges et du grésil sur la Lorraine. Toutes les récoltes sont compromises. Les blés ne peuvent être moissonnés qu’à la mi-août, le prix du blé et des autres céréales repart à la hausse. Les vendanges n’ont lieu qu’à la fin octobre et localement même en novembre. La disette refait son apparition dans toute la région et la grande crise économique qui secoue le pays jusqu’en 1817 n’arrange vraiment pas la situation.

L’hiver 1817 reste doux dans l’ensemble de 2 à 3°C au-dessus des normes ; mars est le mois le plus humide. Le printemps qui suit est frais et pluvieux sauf en avril curieusement sec ; après un mois de juin plus agréable, l’été continue sur la même lancée dans la fraîcheur et l’humidité, comme l’année précédente, avec des pluies plus marquées encore en juillet où il tombe le double des quantités habituelles, de même qu’en septembre. Ceci provoque de nouvelles récoltes insuffisantes même si septembre est un peu plus chaud. Le prix des denrées quadruple en Alsace et la famine fait rage. Ceci accélère également la vague d’émigration vers les Etats-Unis principalement au départ de la région la plus touchée, le Sundgau au sud du Haut-Rhin. Octobre se montre très frais ; novembre et décembre sont assez secs.

De 1818 à 1830 : alternance d’années chaudes et sèches et d’années fraîches et pluvieuses

L’hiver 1818 commence par un mois de janvier assez doux mais pas très pluvieux ; il n’y a d’ailleurs pas de grands froids cet hiver-là. Le mois de mars est bien arrosé. Vers le 15 mai commence une longue période de sècheresse et de chaleur : l’été devient caniculaire, juin et juillet sont très, très chauds mais il fait aussi très sec, trop sec, de juin à août ! Septembre, par contre, est très pluvieux mais ne compense pas le déficit pluviométrique ; le mois de novembre est bien doux et décembre devient vite froid et très sec.

L’hiver 1819 ressemble au précédent mais avec un mois de février beaucoup plus humide, sans grands froids. Il fait un temps sec d’avril à mai alors que le mois de juin est de nouveau bien arrosé. Ce temps très humide prédomine d’octobre à décembre avec beaucoup de précipitations d’abord sous forme de pluie puis sous forme de neiges abondantes ; en effet, après un mois de novembre déjà bien froid, à la fin du mois de décembre, le temps se refroidit encore davantage: c’est un avant-goût de l’hiver glacial qui se prépare.

De janvier à début février 1820, l’hiver est glacial ; en février, lors du redoux, ont lieu des inondations puis le mois de mars redevient très froid. L’été reste frais sauf au mois d’août qui connaît une période de temps vraiment estival ; de juin à août il tombe beaucoup de pluies. L’automne, frais dès septembre, devient carrément froid en novembre avec un déficit de 4°C.

En 1821 l’hiver se révèle sous la douceur en janvier qui est aussi un mois très humide, alors que février est froid et sec. Après un printemps pluvieux en mars et en avril, les mois de juin et de juillet restent très frais comme l’année précédente. Il pleut beaucoup de juillet à septembre puis un temps sec prend le relais en octobre et en novembre, sans excès au niveau des températures.

En 1822, hormis au mois de janvier, l’hiver est assez sec surtout en février qui est également marqué par un temps doux. Même douceur mais plus humide en mars puis retour au temps sec en avril ! Globalement le printemps est plutôt sec. La mi-juin et tout l’été sont très chauds et les moissons sont précoces. Malgré la chaleur, les précipitations sont plutôt abondantes de juillet à septembre comme l’année précédente. La douceur prédomine en octobre et en novembre et le mois de décembre devient sec et froid, de 3°C sous les normes.

En 1823 l’hiver est très froid en janvier avec un déficit moyen de 5°C alors que février se fait remarquer par une certaine douceur mais aussi par un bon arrosage. Les précipitations sont abondantes, sous forme de neige en janvier, de pluie de février à mars. Le mois de mai est chaud alors que juin et juillet sont des mois frais et très pluvieux. Fort heureusement le mois d’août est chaud et agréable. Après un début d’automne sans histoire, le mois de novembre est très frais mais sec alors que la douceur prédomine en décembre avec des pluies fréquentes.

En 1824 janvier et février sont secs. Mars, avril et juin sont des mois marqués par la fraîcheur. Le temps devient extrêmement pluvieux de mai à novembre pratiquement sans discontinuer, soit 7 mois de pluies avec des cumuls situés à un niveau élevé, entre 2 et 3 fois la norme. Pas étonnant que de nombreuses inondations ponctuent le calendrier de cette année-là : la petite ville de Pfaffenhoffen, par exemple, est ravagée par les eaux de la Moder. Une quête est faite sur tout le territoire français pour venir en aide aux sinistrés alsaciens. Seul le mois d’août connaît quelques pointes de chaleur, le reste de l’été reste frais. La douceur marque la fin de l’année car les deux derniers mois sont de 2 à 3°C au-dessus des normes.

En 1825 l’hiver est sans histoires sauf au mois de mars où le froid sévit avec beaucoup de précipitations sous forme de neige ou de pluie. L’été devient caniculaire surtout au mois de juillet qui est également très sec. L’activité solaire en régression depuis des années reprend un niveau normal. En août les pluies sont abondantes, trois fois au-dessus de la moyenne, avec toujours de la chaleur. Au mois de novembre, très pluvieux, une tempête de vent fait s’écrouler le vieux donjon du château de Schoeneck. Décembre est très doux de 3°C au-dessus des normes comme l’année précédente.

En 1826 le mois de janvier est très froid, avec un déficit de 7°C, mais c’est aussi un mois presque sans neige ou pluie. Mars est également très sec. L’été est de nouveau caniculaire en juillet et début août après un mois de juin déjà très chaud mais ce n’est pas la sècheresse comme l’année précédente, au contraire: juillet connaît d’abondantes pluies, août est un peu moins humide. L’automne suit le mouvement car septembre et octobre sont également bien arrosés.

En 1827 l’hiver est très froid et sec dès janvier, mais surtout au mois de février qui est de 7 à 8°C sous les moyennes. Mars est assez bien arrosé. En été, les pluies sont importantes en juillet qui se montre également très chaud. Si septembre est un mois sec, ce n’est pas le cas de l’automne : en octobre, mois très pluvieux, il y a des inondations comme celle qui endommage la saline de Soulte-sous-Forêt, exploitation qui ne se remettra pas de cet incident car elle fermera définitivement ses portes en 1836. Les trois derniers mois de l’année, qui restent dans les normes au niveau des températures, sont maussades et pluvieux.

En 1828 janvier est assez doux mais pas trop humide. Au printemps les mois de mai et de juin sont assez secs et les chaleurs estivales commencent dès juin qui se montre très chaud ; juillet lui emboîte le pas avec des températures élevées mais les pluies d’été sont abondantes et elles resteront sur le devant de la scène jusqu’à fin septembre. Novembre est déjà bien frais mais sec ; même si ce temps sec se maintient courant décembre, les températures moyennes du dernier mois de l’année restent au niveau de celles du mois précédent, sans grands froids.

En 1829 l’hiver est assez neigeux en janvier avec des températures de 5°C sous les normes ; février est moins froid avec un déficit de 2°C mais le froid résiste en mars qui reste frais et pluvieux. Au printemps, le mois de mai est sec alors que juin se montre frais. L’été est pluvieux en juillet et en septembre avec une accalmie en août. Le mois de novembre prend un caractère hivernal et, à la mi-décembre, une vague de froid concerne la région avec le gel de tous les cours d’eau ; les températures sont de 8°C inférieures aux normes mais le temps reste très sec, presque sans neige.

En 1830 c’est l’hiver le plus froid du XIXe siècle ; le froid est intense jusqu’au 26 janvier puis de nouveau du 5 au 10 février ; les rivières restent donc prises dans les glaces : il fait jusqu’à -28°C à Mulhouse. Janvier a un déficit de 9°C, février de seulement 4°C. Après les précipitations sporadiques de l’hiver, mars se montre bien doux mais en restant tout aussi sec. A partir d’avril et jusqu’en juillet les pluies sont abondantes, parfois plus de deux fois au-dessus des moyennes pluviométriques. L’été est chaud en juillet et en août. Septembre est assez humide puis octobre devient très, très sec alors que la fin de l’année se conforme aux normes de saison !

8.  williams | 1/11/2009 @ 12:57 Répondre à ce commentaire

Comme on peut voir de 1812 a 1815 il y a eu 5 eruptions assez importantes dont 1 tres fortes, qui ont eu lieu comme on peu voir dans l’historique de cette partie : http://la.climatologie.free.fr.....volcan.htm . Ce qui fut bp en peu de temps et donc a eu bp d’effet sur le climat.

Mais en de plus des aerosols volcaniques qui renvoient une bonne partie de l’energie solaire vers l’espace, voila que :

– le Soleil avait une activite tres basse comme cela tombe lors du minimum de Dalton et donc bp moins d’energie venait sur Terre ;

– un autre phenomene naturel est intervenue a cette periode avec le meme effet, car l’AMO etait en phase descendente de 1782 a 1812 donc au minimum en 1812.

Donc le cumul des effets sur le climat de ces 3 evements font que la temperature a bien baissé a cette periode, environs 0.2°C sur 25-30 ans.

Williams

9.  joletaxi | 1/11/2009 @ 14:29 Répondre à ce commentaire

@ Daniel
merci pour ce post qui met en lumière un phénomène qu’exploite sans retenue les réchauffistes:notre mémoire des événements climatiques ,pour la moyenne des individus, remonte tout au plus à une dizaine d’années.
Quelqu’un se propose-t-il pour « modéliser » les événements décrits?

10.  williams | 1/11/2009 @ 18:03 Répondre à ce commentaire

« Quelqu’un se propose-t-il pour “modéliser” les événements décrits?  »

Si j’ai bien compris se que tu veus alors le tableau de cette page de mon site http://la.climatologie.free.fr.....ment.htm#2 et les graphiques de la page de mon site dont tu as le lien au dessous du tableau sont des modeles de ces evenements qui montrent les liens avec l’evolution de la temperature.

Williams

11.  Araucan | 1/11/2009 @ 23:11 Répondre à ce commentaire

Voici ce que dit Leroy Ladurie ici :

http://www.canalacademie.com/P.....re-du.html

1794, année chaude elle aussi, je ne parle que d’un point de vue « météo » bien sûr, 1794 quant au blé eut droit au coup d’échaudage très fort, et d’autre part, il s’agit (1794) d’une année relativement instable avec un taux de variabilité très intense ; chaleur de sauna printemps-début été 94, le tout entrelardé comme en 1788 de grosses pluies, ouragans, orages, grêles, etc. C’est le modèle sauna-douche une fois de plus. Mésaventure météo de Robespierre (9.10 thermidor) mais surtout récolte 94 mauvaise et du coup l’on a une grosse disette au printemps 95, c’est toujours au printemps que les gens crèvent de faim. Viennent donc les fameuses émeutes de Germinal et de Prairial 95, ces mois de printemps disetteux, qui mettent fin à la période violente de la Révolution française (à la période de gauche, peut-on dire), puisque ces soulèvements populaires substantiels sont réprimés très fortement par les thermidoriens et autres milices « droitières », au temps des Merveilleux et des Inc’oyables. C’est la fin des sans-culottes (sonensen).

Sous l’Empire, la police est bien organisée, grâce à Fouché (qui s’était fait la main sur les malheureux Lyonnais, comme vous le savez, avec ses mitraillades, jadis, dès 1793). Donc au temps de Napoléon il y a quelques problèmes, un hiver très rude en 1802, à la 1481, à la 1565, et doté d’une crise de subsistance ; puis 1811, un été très chaud, le fameux vin de la comète (une comète qui n’y était pour rien), un vin délicieux mais une crise alimentaire ou anti-alimentaire due à l’échaudage et à une mauvaise récolte de blé ; donc des émeutes, mais faites confiance à Fouché ou à ses successeurs, la police, je le répète, est efficace. Le plus remarquable c’est quand même la reprise ou le revenez-y du petit âge glaciaire entre 1812-15 et 1859, avec surtout une grosse fraîcheur entre 1812 et 1820 suivie d’une nouvelle poussée maximale des glaciers alpins, avec l’extension vers le sud des trajectoires des cyclones, fréquence accrue des tempêtes, même la calotte glaciaire de l’Arctique est en expansion et l’on note, en particulier, assombrissante à force de poussières l’explosion d’avril 1815 du volcan de Tambora en Indonésie. Début avril, on signalait déjà des borborygmes à Tambora, quelques soubresauts et puis le 10 avril 1815, à 19 heures, paroxysme, trois colonnes de flammes montent à 50 km d’altitude en même temps que le sommet de la montagne Tambora se liquéfie littéralement ; vers 22-23 heures, les flammes retombent, la caldera est formée, elle a six kilomètres de diamètre. 86 000 morts, dans cette région j’ignore comment on les comptait. Fracas ultra bruyant et tsunami jusqu’à Bornéo. Le mont Tambora haut jusqu’alors de 4 300 mètres, un petit mont Blanc, ne comptait plus que 2 850 mètres après l’explosion. Gros nuage de poussière autour de la planète, ciel brouillé, l’éclipse de lune de juin 1816, à Londres, est impossible à observer ; année sans été en 1816, température en baisse d’un demi degré en moyenne sur l’Europe et l’Amérique ; est-ce ainsi qu’est apparu le choléra en Inde, il faudrait en discuter mais en tout cas pour l’Europe c’est l’année la plus froide de la décennie 1810-1819. Donc, parmi les divers continents, récolte des cannes à sucre en Alabama et en Louisiane diminuée ; au Canada pourtant peu peuplé, interdiction d’exporter les grains ; Irlande pays souffre-douleur, vous y devinez la famine de pommes de terre, de pain et le reste ; en France on aurait perdu 2° C en l’été 1816 ; des disettes ou demi-disettes un peu partout, et notamment à Lyon avec des émeutes ouvrières assez violentes contre la cherté, émeutes que les historiens lyonnais connaissent mieux que moi.

Les poussières volcaniques amenées par les vents d’ouest ont assombri la France et l’Angleterre qui en ont souffert, mais en Russie, les poussières sont à peine parvenues, retombées qu’elles étaient sur l’Europe de l’Ouest ou du Centre, la récolte russe a été bonne et les Français ont pu ainsi bénéficier du blé de Russie, lequel revient de la sorte importé dans l’Hexagone via Marseille. En Espagne, les olives, les agrumes sont durement éprouvées en 1816. Je vous signale incidemment le fameux grand hiver de 1956 dont beaucoup de gens se souviennent, mais aussi avec le désastre ibérique de la récolte d’agrumes et d’olives et c’est le moment, la raison aussi pour laquelle Franco de ce fait modifie sa politique économique en direction (réussie) du libéralisme.

1816, l’année sans été ; c’est là que Mary Shelley (elle devait avoir 19 ans à l’époque) enfermée avec Byron et Shelley, excusez du peu, dans un chalet au bord du lac Leman (chalet sur lequel il pleuvait constamment pendant ce fatal été), Mary, donc, accouche du monstre le plus extraordinaire qui soit jamais sorti de l’imagination d’une jeune femme, Frankenstein.

Tant et si bien que la reprise économique post-napoléonienne ne commence vraiment, post effet Tambora, qu’à partir de 1817 et surtout 1818. Glissons ici, faute de temps, sur les années 1818-1844, Restauration et Monarchie de juillet pour l’essentiel. Et notons en 1845 et 1846 la complexité toujours, la double prise en tenaille de l’économie ouest-européenne 1845-1846. 1845 : hiver froid- été pourri comme en 1481 ou 1740, d’où famine de la pomme de terre en Irlande ; et pour le coup plus d’un million de morts irlandais, avec la connexe maladie des pommes de terre ; puis vient en sens inverse le printemps-été très sec et très chaud de 1846, c’est l’un des douze étés parmi les plus chauds des 500 dernières années avec de la sorte une attaque sur deux fronts, 1845 puis 1846 ; réfrigérateur, puis douche (45), puis sauna (46), engendrant l’échaudage ; donc on est confronté à une espèce de disette 45-46-47 dont il ne faut pas exagérer la gravité, néanmoins grosse crise économique en 1847 en France et surtout en Allemagne et puis en prime la Révolution européenne de février 1848 qui a bien d’autres causes politiques, culturelles, etc., mais qui a été excitée par cette grave dépression 1846-47.

12.  the fritz | 2/11/2009 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

Araucan (#11),
Après les cernes des arbres, après le rapport Bore/calcium des forams , après les isotopes du soufre, il y a les moustiques du lac de Baffin http://www.spacedaily.com/2006.....ii19g.html
Toutes des méthodes infaillibles, de plus en plus localisées mais qui permettent de refaire la paéoclimato et surtout d’étendre leurs conclusions à l’ensemble du globe ; entre parenthèse, concernant les isotopes du soufre, quelqu’un peut-il nous tuyauter pour avoir les papiers de Mélanie Baroni ?
Il est vrai que souvent les revues de presse ignorent les points d’interrogations des papiers, s’ils en existent ; mais que inversement les suggestions qui y figurent facilitent le gros titre dans la presse

Je viens de lire des articles dans les dossiers de la recherche «  La Mer  » de août 2009 intitulé «  70°C dans l’eau  » et il y a un passage qui m’intrigue :
«  on peut en conclure que la température moyenne était bien d’environ 70°C il y a 3,5 milliards d’années. Elle a baissé graduellement pour se stabiliser à environ 20°C il y a 541 ma, lors de l’explosion cambrienne  »
L’article suivant s’intitule «  banquise sous les tropiques  » et je pense que l’hypothèse de la snowball earth n’est inconnue à personne ; je ne suis pas un adepte de cette théorie, mais néanmoins , je pense que les tillites décrites sont réelles. Dans ce cas , est ce que la baisse graduelle des températures, de même que celle de 20°C pour une température moyenne de l’océan pendant la glaciation éocambrienne sont compatibles avec ces différentes observations géologiques?
Eh bien , aucuns des auteurs de ces deux articles fait mention à l’autre et pourtant il y a une belle contradiction ; mais comme dirait minitax : la science climatologique , c’est cela ;

13.  Abitbol | 2/11/2009 @ 17:20 Répondre à ce commentaire

the fritz (#12),

La disparition des moustiques du Lac de Baffin, une méthode infaillible qui permet de reconstruire le paléoclimat ??

14.  the fritz | 2/11/2009 @ 17:52 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#13),
WUWT en parle aussi
http://wattsupwiththat.com/200.....ars-later/

15.  Abitbol | 2/11/2009 @ 18:07 Répondre à ce commentaire

the fritz (#14),

Oui, j’ai lu. Mais je ne comprends pas le sens de votre intervention n°12…

16.  the fritz | 2/11/2009 @ 19:30 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#15),

On exagère souvent la portée de quelques avancées scientifiques mineures

17.  Argus | 2/11/2009 @ 19:40 Répondre à ce commentaire

Pfft … Les journalistes…

18.  Araucan | 2/11/2009 @ 22:03 Répondre à ce commentaire

the fritz (#12),

La conclusion est somptueuse pour nous faire peur

The Earth is now some 600,000 miles (966,000 kilometers) further from the sun during the Northern Hemisphere summer solstice than it was at the time of Jesus Christ, causing an overall cooling of the Arctic until recently, explained the researchers.

Il faisait chaud à l’époque ?

19.  the fritz | 2/11/2009 @ 22:45 Répondre à ce commentaire

Araucan (#18),

Je pense que l’Atlantique Nord est en surfusion !!!!!!!!!!!!!

20.  miniTAX | 2/11/2009 @ 23:07 Répondre à ce commentaire

The Earth is now some 600,000 miles (966,000 kilometers) further from the sun during the Northern Hemisphere summer solstice than it was at the time of Jesus Christ, causing an overall cooling of the Arctic until recently, explained the researchers.

C’est quoi encore cette c.nnerie ?!?

21.  Araucan | 2/11/2009 @ 23:39 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#20),

Un effet de çà ?

http://media4.obspm.fr/public/.....index.html

Mais s’il n’y a que le solstice qui joue…. 🙂

22.  miniTAX | 3/11/2009 @ 8:51 Répondre à ce commentaire

Araucan (#21), prétendre savoir l’orbite de la Terre il y a 2000 ans, à qq centaines de milliers km près, et en plus, prétendre savoir l’influence que ça a sur la température avec assez de précision pour comparer entre maintenant et à ‘âge du Christ, en plus, pour une région comme l’Arctique, ce n’est plus de la science, c’est de l’astrologie (mais bon, avec la climatologie post-moderne, il faut s’attendre à tout).
A titre d’ordre de grandeur, la différence entre l’aphélie et la périhélie, c’est 5 Millions de km. Et ça se produit tous les ans!

23.  super.mouton | 3/11/2009 @ 9:26 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#22),
et la distance moyenne terre soleil est de 150 millions de km !

24.  joletaxi | 3/11/2009 @ 10:32 Répondre à ce commentaire

Vu à la tele

Mr. Borloo,en grande forme,peut-être à jeun,inaugure un barrage au Laos,construit bien évidemment avec nos sous.
Pas de Y. Arthus,sans doute encore échaudé par le coup de pied au cul reçu en Argentine!
Déclaration du Ministre(en gros):voici la preuve que l’on peut mener à bien des projets d’énergie renouvelable,tout en respectant l’environnement.Et de montrer une famille ravie d’être relogée dans un coquet logement tout neuf en lieu et place,sans doute de sa hutte misérable au fond de la vallée,regardant la tv,grâce ce bon courant hydro,(je ne sais pas si la tv est comprise dans le projet?)
Extraordinaires écolos, qui vont de par le monde rameuter les populations pour s’opposer à tout projet de barrage(il n’y qu’à voir l’argumentaire contre le dernier projet d’hydroquebec),et qui n’hésitent pas à « manger leur chapeau ».
Ainsi donc, grâce à Mr. Borloo, les verts découvrent que l’on sait faire un barrage en respectant l’environnement,les populations locales,et que c’est rentable à tous points de vue.
Je propose au ministre de reprendre le dossier de grand barrage sur la Loire

25.  miniTAX | 3/11/2009 @ 11:33 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#24), même si c’est tout à son honneur d’inaugurer une réalisation extrêmement utile, c’est assez piquant en effet de voir notre Boralcoloo national vanter les mérites écologiques du barrage, quand on sait l’hystérie que ça avait soulevé chez les Khmers Verts (qui sont d’ailleurs verts systématiquement à l’idée de la moindre flaque d’eau artificielle ).

Plus sérieusement, le barrage de Nam Theun est une bénédiction pour ce pays d’une pauvreté abjecte (je suis allé au Loas plusieurs fois et l’image qu’on a sur le terrain est bien différente de celle du paradis de la biodiversité présentée par nos merdias). Concernant son financement, il est faux de dire que c’est « par nos sous ». Il est financé par un prêt de la Banque Mondiale (qui n’aurait jamais eu lieu avec le FMI gouverné par les écofascistes européens ou la Banque Mondiale actuelle sous Obama) et se rembourse par l’exportation de l’électricité vers la Thaïlande. En plus de la production fiable et bon marché d’électricité, il donne du travail à nos entreprises (EDF & Alstom) et surtout, il permet d’affranchir la région des caprices des sécheresses et inondations pour pouvoir avoir enfin une agriculture moderne et productive, seul moyen à long terme d’éviter la déforestation catastrophique dans la région où on pratique encore largement l’agriculture sur brûlis (même si c’est interdit).

Des barrages comme ça, il aurait fallu en financer des dizaines rien qu’au Laos et depuis longtemps déjà. Quand je vois l’opposition stupide et stériles des écolos à ce genre de projets et les palabres vains des agences internationales autour de fausses urgences futiles comme la protection du climat, avec ce que ça implique en gaspillage innommable en temps et en moyens humain et financier, ça me donne envie de vomir.

26.  Araucan | 3/11/2009 @ 11:59 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#22),

C’était ce que je voulais vous écrire … 😉

Mais c’est tout de même assez amusant de voir l’invocation au soleil …

27.  joletaxi | 3/11/2009 @ 12:19 Répondre à ce commentaire

@25 Minitax
Si nos taxes carbone ne finissent pas dans des projets de ce genre,alors où donc passe tout ce pognon?
Si ce que vous dites est vrai(doute de pure forme)alors c’est a en être encore plus dégoûté,car j’aurais volontiers payé ma dîme carbone pour une réalisation de ce genre.

28.  Araucan | 3/11/2009 @ 13:01 Répondre à ce commentaire

Araucan (#26),

Excuses , vous voir écrire ….

29.  Araucan | 3/11/2009 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#27),
La taxe carbone en France, c’est pour la rembourser à ceux qui la paient … enfin on espère !
Ailleurs c’est certainement selon les choix politiques et cela doit tomber dans le budget de l’Etat concerné, comme toute bonne vieille taxe ….
(NB : les fonds de la BM et du FMI sont abondési par les pays développés donc vous avez contribué soit par vos impôts directs soit par vos impôts indirects et peut être par les deux !)

30.  the fritz | 3/11/2009 @ 13:06 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#22),
the fritz (#516), pas d’idéologie ni de religion dans une discussion climatologique ? Et pourquoi pas une omelette sans oeuf, tant que tu y es… Ta naïveté est touchante mais il faut redescendre un peu sur Terre, mon fritz !
Vu la facilité avec laquelle tu jettes au panier la théorie de Milankovitch, je comprends maintenant la remarque ci-dessus que tu m’as faite dans un autre thème

Mais hé, c’est comme cela qu’on donne du grain à moudre aux créationistes

31.  miniTAX | 3/11/2009 @ 14:49 Répondre à ce commentaire

the fritz (#30), je n’ai pas « jeté au panier » la théorie de Milankovitch, c’est toi et ceux qui prétendent que ça permet de retrouver et d’expliquer la température d’il y a 2.000 ans pour l’Arctique (!) qui interprètent de travers la théorie, nuance.

32.  Charles II | 4/11/2009 @ 7:38 Répondre à ce commentaire

C’est fait, Al Gore est devenu fou :

«Notre Choix», le nouveau testament d’Al Gore pour résoudre la crise du climat

«Si l’on arrêtait d’en produire autant de CO2, près de 50% de la quantité présente dans l’atmosphère retomberait et serait absorbée par les arbres, les plantes et les océans.»

Al Gore abandonne le ton professoral pour un plaidoyer passionné, en appelant à la responsabilité de chacun pour changer ses habitudes, sa manière de consommer, de penser, même. Il analyse les mécanismes humain du raisonnement, et explique, citant des neuro-biologistes, pourquoi nous préférons l’immobilisme à l’action quand il s’agit d’une menace difficile à cerner, que nos ancêtres n’ont pas eu à affronter. Il pioche même dans la bible, le coran, l’hindouisme et le taoïsme pour en appeler à notre devoir sacré de protéger notre planète. Amen.

Ici

33.  Marot | 4/11/2009 @ 8:29 Répondre à ce commentaire

Gore, un prêcheur de plus dans une Amérique qui en compte déjà beaucoup.

Un prêcheur avide de pognon comme les sectes en font fleurir.

Un prêcheur bien gras et dodu qui prêche l’ascétisme.

34.  Araucan | 4/11/2009 @ 10:30 Répondre à ce commentaire

Charles II (#32),

le nouveau testament d’Al Gore

Pourquoi, il est mort ?

35.  joletaxi | 4/11/2009 @ 10:55 Répondre à ce commentaire

Un vent de réalisme bien américain se mettrait-il à souffler de l’autre côté de la marre?

http://rogerpielkejr.blogspot......g-bet.html

36.  Florent76 | 4/11/2009 @ 22:50 Répondre à ce commentaire

Charles II (#32), Marot (#33)
Bonne résolution commence par soi même…
Gore a peut-être décidé de faire un régime ?!

37.  Florent76 | 4/11/2009 @ 23:32 Répondre à ce commentaire

Bon courage Gore, parce que dans notre beau pays, je ne suis pas sûr qu’on donne l’exemple en haut lieu…

http://img.over-blog.com/700&#.....opping.jpg

38.  Florent76 | 4/11/2009 @ 23:35 Répondre à ce commentaire

http://img7.imageshack.us/i/blingo.jpg/

39.  joletaxi | 5/11/2009 @ 10:58 Répondre à ce commentaire

J’avais,mais il y a déjà 2/3 ans, pris connaissance d’un très bon article traitant des problèmes et des incertitudes de mesure de CO2 par la méthode « Calendar »,si je me rappelle bien la thèse était que par cette méthode, on ne mesure pas nécessairement que le CO2.
Je ne parviens pas à remettre la main sur cet article et c’est très énervant, car je suis dans une discussion passionnante,et comme toujours « passionnelle » sur le sujet.
Quelqu’un peut peut-être m’aider?

40.  Marot | 5/11/2009 @ 12:12 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#39), Je n’ai jamais vu de « méthode Callendar » de mesure.

La seule référence que je connais est de Guy-Stewart Callendar (GS Callendar) un ingénieur en machines à vapeur qui a soigneusement trié en 1938 les mesures connues de CO2 dans l’atmosphère, ne retenant pour les XIXe et XXe siècle que celles qui donnaient un profil plat et bas de concentrations, les valeurs cerclées ci-dessous.

Le fac simile de la publication originale de Callendar est visible ici :
http://www.rmets.org/pdf/qjcallender38.pdf

41.  joletaxi | 5/11/2009 @ 12:30 Répondre à ce commentaire

@Marot
merci de votre attention!
Le papier dont je parle remettait en cause la méthode même de mesure.
Je ne me rappelle plus la teneur de cet essai,ni le moyen de le retrouver.
En gros, l’analyse spectrale du gaz analysé à partir d’un gaz calibré en teneur CO2,ne permettrait pas de discerner le CO2 d autres gaz potentiellement à effet de serre?
A l’époque cette analyse m’avait paru assez convaincante

42.  joletaxi | 5/11/2009 @ 22:05 Répondre à ce commentaire

je me permet d’attirer votre attention sur ce très intéressant article:

http://noconsensus.wordpress.c.....#more-5984

A garder au frais, lorsque l’on vous parle d’une augmentation inouïe des t°

43.  Araucan | 5/11/2009 @ 23:40 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#42),

Oui, il serait intéressant d’avoir toutes ces series ….

44.  scaletrans | 6/11/2009 @ 9:11 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#42), Araucan (#43),

Ce qui fait qu’à l’heure actuelle, en termes de température, on ne peut se fier qu’aux données satellites.

45.  joletaxi | 6/11/2009 @ 10:28 Répondre à ce commentaire

@ scaletrans

faute de mieux ,et au vu des derniers « avatars » du Hadley center,on s’en tiendra à cette méthode, mais qui n’est pas sans problèmes non plus:
http://noconsensus.wordpress.c.....e-metrics/

6 milliards $ par an, et on est pas foutu de nous donner une t° incontestable!
Ils le savent ça à Copenhague?

46.  scaletrans | 6/11/2009 @ 16:02 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#45),

Bien sûr, les corrections à apporter sont complexes, mais on ose espérer qu’elles sont stables et qu’on peut en retirer des tendances, ce qui n’est pas le cas des stations au sol dans l’état actuel des réseaux (répartition, pollution éventuelle…).

Sorry, the comment form is closed at this time.