De Stalingrad à Copenhague

(redirigé depuis Le Mythe climatique ; commentaires à faire ici, sur Skyfal)

Le président Pompidou, à qui l’on demandait un jour quel était son dossier le plus urgent à traiter, répondit : « c’est de lire La Gloire de l’Empire », cette fascinante uchronie de Jean d’Ormesson (Gallimard, 1971). Dans cette veine, alors que le Climategate et la conférence de Copenhague font rage, je pense qu’il est aujourd’hui urgent de regarder cette passionnante vidéo : « Le Mythe de la bonne guerre » de Jacques Pauwels. (Il n’est pas absolument nécessaire de l’avoir vue pour lire le présent billet, mais ne manquez pas de le faire dès que vous pourrez.) Le passage suivant (entre 42’ et 46’) a particulièrement retenu mon attention :

Le tournant de la guerre, c’était quand ? (…) Beaucoup de gens croient que [c’est lors du débarquement en Normandie, en juin 1944]. (…) Pas du tout ! Le tournant est auparavant. Stalingrad ? Même pas ! (…) C’est le 5 décembre 1941. (…) C’est [le jour de] la première contre-attaque soviétique devant Moscou. Ce jour-là, ont sait que ses généraux ont dit à Hitler : (…) « Vous allez perdre la guerre. » (…) Ce jour-là, Hitler a compris (…) qu’il allait perdre la guerre. Mais personne ne le savait. C’est pour ça que beaucoup de gens croient que c’est à Stalingrad, le tournant de la guerre. Non, parce qu’à Stalingrad, tout le monde savait que l’Allemagne allait perdre la guerre. Mais Hitler le savait déjà un an auparavant.

N’étant pas un spécialiste, je ne puis garantir que ces propos d’histoire militaire sont pertinents. Néanmoins, ils suggèrent une analogie avec le carbocentrisme que j’espère intéressante. (Et, comme les futurs lecteurs de mon ouvrage le découvriront, l’analogie est un mode de réflexion qui me semble utile, à la capitale condition près de garder à l’esprit qu’une analogie ne constitue pas un élément de preuve mais seulement une incitation à la réflexion.)

Parmi les sceptiques, beaucoup (dont moi) ont la certitude que le carbocentrisme va finir par s’effondrer, et que cet effondrement n’est somme toute qu’une question de temps. De mon point de vue, ces sceptiques sont dans la situation des responsables des États-majors des armées engagées dans la guerre fin 1941 selon ce que décrit Pauwels : tous connaissent l’issue à venir de la guerre, alors que le grand public, lui, l’ignore encore. Ce que le public continue à voir, ce sont les victoires de l’armée allemande ; l’inévitable retournement à venir ne peut être perçu que par ceux qui s’intéressent de près aux événements.
C’est à la bataille de Stalingrad (fin 1942), nous explique Pauwels, que tout le monde comprend, et non plus seulement les observateurs les plus attentifs. Dans cette perspective, Stalingrad n’est donc pas le « tipping point » de la guerre, mais seulement le moment où l’évidence, jusque là souterraine, apparaît au grand jour.
C’est en ce sens que le Climategate pourrait bien être comparable à Stalingrad. Il permet, enfin, au scepticisme climatique d’obtenir une large couverture médiatique (bien qu’à contrecœur de la part de certains médias), et laisse croire à une percée soudaine et inespérée. Mais la victoire du scepticisme s’est probablement dessinée beaucoup plus tôt : sans les assauts sceptiques de Steve McIntyre, Ross McKitrick, Patrick Michael, John Christy ou Richard Lindzen (entre autres), bien des mails du Climategate n’auraient pas existé. Et sans l’explication « anticipée » de McIntyre présentée dès 2005, qui aurait mis en doute les explications de Phil Jones sur le fameux « trick to hide the decline » ?

Copenhague n’a pas pu éviter le Climategate, dont il a été question dès le premier jour de la conférence. Ainsi, et sans présager des intentions initiales de celui (ou ceux), taupe ou pirate, qui a divulgué le fameux dossier, le Climategate est désormais une composante indissociable de Copenhague. La faiblesse apparente des avancées carbocentristes à cette conférence actuellement (16 décembre), et notamment la ligne prudente des Américains et les justifications préventives de la Chine si les négociations venaient à échouer… tout ça me laisse penser que la conférence va être un échec, par-delà les probables effets d’annonces auxquels il faut s’attendre au soir de la clôture, le 18 décembre.
C’est ainsi que ce jour-là, peut-être, tout le monde pourra savoir que le carbocentrisme a perdu. Même si les moins avertis des carbocentristes, eux, ne le sauront peut-être pas encore.

Benoît Rittaud.

1.  rouv | 16/12/2009 @ 22:15 Répondre à ce commentaire

Le tournant de la guerre est le plus souvent fixé à l’année 1942.
Le 7 décembre 1941, les Etats-Unis entrent dans la guerre (Pearl Harbor) mais ces derniers ne réussissent à avancer qu’au cours de l’année 1942 (Mer de Corail, Midway..).
Sur le front de l’Est, les troupes russes commencent leur contre-offensive qu’en 1942 (du moins la plus importante).
A l’Ouest, le débarquement en Afrique du Nord se déroule aussi en Novembre 1942.
Que des généraux aient pu dire à Hitler qu’il allait perdre la guerre en décembre 1941 est possible. Etre stoppé devant les grandes villes russes en plein hiver était un désastre intégral (-40°C) et les généraux d’Hitler le savaient assurément. Ils n’ont pas manqué de le lui dire et nous savons qu’Hitler n’a pas écouté.
Quant à savoir si Hitler savait déjà qu’il allait perdre en déc 1941…j’en doute fortement. Hitler a toujours refusé de voir la vérité en face, notamment pendant la campagne de Russie, incappable du moindre instant de lucidité, parce qu’il était tout simplement ….fou et pas qu’un peu. Les erreurs stratégiques d’Hitler qui montrent ce manque de lucidité sont nombreuses. On peut d’ailleurs mettre sur le compte de cette folie ses plus « belles » réussites militaires, dues surtout à l’effet de surprise (attaque de pays neutres) et à la supériorité tactique et matérielle de l’armée allemande.
Voila pour le petit résumé. Le tournant de la guerre n’est nulle part et partout à la fois mais l’année charnière, à mon avis, c’est 1942.

2.  evrard | 16/12/2009 @ 22:27 Répondre à ce commentaire

@l’auteur:
tu dis « Parmi les sceptiques, beaucoup (dont moi) ont la certitude que le carbocentrisme va finir par s’effondrer, et que cet effondrement n’est somme toute qu’une question de temps ».

Ce serait bien, mais ça me parait impossible vu la puissance de la désinformation et du mensonge de nos dirigeants et même du président de la République affirme qu’il faut diminuer de 50% le taux de CO2 d’ici 2050 et de 2% la température (!). (interview de Sarkosy de qqs minutes)

J’ai l’impression que ce sommet est un moyen bien pratique pour l’Etat de pouvoir relancer les programmes nucléaires sans risquer d’émeutes puisque ce sera pour la bonne cause de la diminution du CO2.

3.  rouv | 16/12/2009 @ 22:38 Répondre à ce commentaire

Allons rire ensemble sur http://www.lemonde.fr/a-la-une.....id=1275475

4.  Franck Boizard | 16/12/2009 @ 22:42 Répondre à ce commentaire

La gloire de l’empire est de Jean d’Ormesson. Il est possible que vous confondiez avec le Feldmarechal Bonaparte, de Dutourd. Il y imagine que Louis XV achète la Corse trop tard pour que Napoléon naisse français et que Bonaparte devient un paisible maréchal autrichien.

Hitler avait des conceptions folles, mais il était intelligent dans sa folie.

Il a failli gagner la guerre fin mai 1940, très exactement entre le 23 et le 28 mai, quand Churchill a retenu in extremis des velléités de négociations de son ministre des affaires étrangères, Halifax.

Il avait des intuitions brillantes (même si, par la suite, se fier à ses intuitions lui a joué des tours).

J’aime beaucoup votre analogie, mais je pense qu’on peut la lire dans un sens légèrement différent.

Quand Hitler laisse pressentir ses craintes après l’échec devant Moscou, ce n’est pas le fruit d’une intuition, mais au contraire la conséquence logique d’une réflexion de longue date.

Hitler voulait absolument éviter l’erreur de Napoléon de Guillaume II : l’Allemagne en guerre sur deux fronts.

Il s’est engagé contre la Russie en espérant que, en l’absence de l’Amérique, la Grande-Bretagne s’affaiblirait et que le front ouest s’éteindrait. Analyse point idiote puisque Churchill craignait qu’elle ne s’avérât juste. Churchill a écrit que sa plus grosse angoisse fut la bataille de l’Atlantique et la possibilité que la Grande-Bretagne fût forcée à demander la paix à cause de la famine.

Pour conclure sur votre analogie, Hitler sut interpréter les premiers signes de retournement parce qu’il restait cohérent avec son analyse de longue date.

De même, il n’est pas difficile pour les scientifiques qui ont su rester fidèles à leur éthique d’interpréter les premiers signes de délabrements du réchauffisme, que ne peuvent ni ne veulent voir ceux qui sont sous l’emprise de la croyance.

5.  Franck Boizard | 16/12/2009 @ 22:50 Répondre à ce commentaire

@ rouv

Votre exposé d’Hitler (un fou chanceux au début, qui se fie uniquement à ses intuitions et n’écoute pas ses généraux) correspond à une caricature qui nous fait plaisir (parce qu’elle fait moins peur qu’un dictateur fou et intelligent, les deux à la fois) mais qui n’a qu’un très lointain rapport avec la réalité.

Hitler, «incapable de lucidité». Elle est franchement excellente, si je puis dire, pour évoquer un dictateur qui en sept ans a redressé son pays, conquis l’Europe , et qui n’a été vaincu, en quatre ans, que par la coalition des USA et de l’URSS.

Vous ne faites vraiment pas justice à ceux qui ont combattu Hitler et sa stratégie, à commencer par Churchill et De Gaulle, en le présentant de cette manière, excusez ma franchise, simplette.

Je vous conseille de lire les livres de John Lukacs et de Français Delpla.

6.  Ben | 16/12/2009 @ 23:06 Répondre à ce commentaire

rouv (#1), merci beaucoup pour cet éclairage.

evrard (#2), vaste débat, bien sûr. Gardons tout de même à l’esprit que le temps du politique n’est pas le même que celui du scientifique. Alors que, comme le disait je ne sais plus quel physicien de renom, « un physicien ne change jamais d’avis ; si la physique, elle, change, c’est que tout physicien finit par prendre sa retraite » (citation de mémoire), un même dirigeant politique peut facilement défendre une opinion puis l’opinion contraire, avec l’argument-massue : « autres temps, autres mœurs »…

Franck Boizard (#4),

La gloire de l’empire est de Jean d’Ormesson. Il est possible que vous confondiez avec le Feldmarechal Bonaparte, de Dutourd. Il y imagine que Louis XV achète la Corse trop tard pour que Napoléon naisse français et que Bonaparte devient un paisible maréchal autrichien.

L’anecdote sur Pompidou est rapportée par d’Ormesson lui-même, dans Le Rapport Gabriel, si je me souviens bien. (J’avoue que, lorsque j’avais commencé la lecture de La Gloire de l’Empire, j’avais été très surpris que l' »Empire » en question n’aie rien à voir avec celui de Napoléon.)

7.  floyd | 16/12/2009 @ 23:44 Répondre à ce commentaire

sans les assauts sceptiques de Steve McIntyre, Ross McKitrick, Patrick Michael, John Christy ou Richard Lindzen (entre autres), bien des mails du Climategate n’auraient pas existé

Surtout sans internet, ces sceptiques n’auraient jamais eu, en tout cas au début, la moindre possibilité d’exposer leurs thèses et sans internet les médias n’auraient jamais parlé du ClimateGate.
Nous voyons sous nos yeux prendre forme une révolution ou les gens ne sont plus dépendants des médias et des hommes politiques pour s’informer. Vive internet! smile

8.  Frédéric, admin skyfall | 16/12/2009 @ 23:48 Répondre à ce commentaire

Bon point Ben. On en a une illustration avec Fred Pearce, un journaliste « environnementaliste », dans son billet « Climategate, l’anatomie d’un désastre en matière de relation publique« , la prise conscience du tournant ou « tipping point » est déjà chez beaucoup de tenants du RCA (dont Pearce lui-même bien sûr), même s’ils essayent de faire bonne figure. Monbiot, du Guardian, un des premiers promoteurs du RCA est encore plus pessimiste-lucide ! On est à l’heure de l’internet après tout.

Pearce cite en mot de conclusion un professionnel des relations publiques qui travaille pour les plus grands lobbies écologistes :

Les emails représentent un moment crucial dans le débat climatique de ces 5 dernières années et c’est un moment qui est clairement contre nous. Je pense que la fuite du CRU n’est pas autre chose qu’une catastrophe

9.  xavdr | 17/12/2009 @ 2:27 Répondre à ce commentaire

L’analyse de Benoît Rittaud est remarquable. Je ne sais pas si la bataille de Copenhague sera comme la bataille de Stalingrand, mais je pense comme lui que les carbocentristes sont voués à perdre la guerre, nous le savons, les plus lucides d’entre eux le savent, les médias mainstream et le grand public commencent à en prendre conscience, désormais les batailles ne seront plus comme avant, Cophenague sera peut-être comme Stalingrad.

10.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 3:19 Répondre à ce commentaire

Quel est le journaliste français qui s’est fendu d’un papier sur le ClimateGate ?
Quel est le député ou sénateur français qui a posé une question écrite au gouvernement sur le Climategate ?
Aucun me semble t-il
Le Président à changé à propos d’écologie, dit-il dans sa dernière prestation.
Maintenant que la taxe carbone a été voté et qu’il s’agite pour convaincre son ami Barak Obama et toute la planète, il ne va pas laisser seul JL Borloo et rester regarder la neige tomber.
Au contraire, il va en rajouter à Copenhague pour que les caméras soient braquées sur lui et il est capable d’un caca nerveux pour affirmer la position écologiste de la France et son soutien à l’Afrique qui grille.
Sarkozy pense que le réchauffement est un bon filon pour lui et sa nouvelle stratégie pour 2012.
S’il s’avère que la terre refroidisse, ce qu’on saura dans quelques années, à condition que le travail scientifique soit normalisé et contrôlé, il n’aura pas à se justifier puisque les médias trouveront d’autres sujets qui occuperont l’opinion comme, aujourd’hui, l’hospitalisation de notre Johnny national.
L’Etat n’ira pas, non plus, financer des climato-sceptiques.
On nous dira même que grâce aux mesures du Grenelle, le climat de la France s’est amélioré et que c’est toujours la première destination touristique puisque notre air est pur
Les contre-feux sont déjà allumés puisqu’avec le Grenelle, la France est devenue leader dans la politique des économies d’énergie et que des politiques comme Juppé vous diront que, quoiqu’il arrive, c’est bon pour le pays.
Seuls les US pousseront l’enquête jusqu’au bout.
Les Chinois et l’Inde continueront à faire tourner leurs usines au charbon.
L’Afrique détournera les fonds.
Des ONG iront planter des éoliennes et des plaques photovoltaïques devant les caméras et continueront à s’engraisser avec des subventions publiques et pétrolières.
Mais
OU EST DONC PASS2 NICOLAS HULOT DONT LE SILENCE EST ASSOURDISSANT ?

11.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 4:29 Répondre à ce commentaire

Copenhague n’est qu’une histoire de gros sous et pas de réchauffement climatique :

« Les nations africaines ont réduit leurs demandes d’indemnisation par les pays riches de l’impact du changement climatique et a proposé un compromis qui pourrait déboucher sur un accord historique au sommet de Copenhague.

Meles Zenawi, le Premier Ministre de l’Éthiopie et porte-parole pour le groupe de l’Union africaine de 52 pays, a déclaré qu’ils seraient disposés à accepter un fonds pour le climat global de 100 milliards de dollars (61 milliards de livres) par an d’ici 2020. Les pays africains avaient été exigeant jusqu’à 400 milliards de dollars en échange de leur signature sur un nouveau traité sur le changement climatique.

Le compromis a été négocié par Lord Stern de Brentford, l’économiste de premier plan sur le changement climatique, qui a conseillé les délégations éthiopienne et de la Colombie à Copenhague. Le différend sur l’argent a éclipsé la conférence et la proposition de l’Éthiopie est le premier qui s’inscrit dans la fourchette de chances d’être acceptée par les pays développés.

Gordon Brown avait proposé 100 milliards de dollars par an et l’Union européenne avait soumis une figure similaire. Président Obama est de nature à confirmer dans son discours de demain que les Etats-Unis de payer sa part. …………..
…………. Lord Stern a déclaré: « C’est une avancée majeure. Les pays riches doivent donner leur ferme soutien au plan de Meles, qui a été mis en avant par un dirigeant africain avec les intérêts des pays en développement en son cœur.  »

Lord Stern de Brentford est l’économiste de premier plan sur le changement climatique, qui a conseillé les délégations éthiopienne et de la Colombie à Copenhague.(Combien la prestation ?) Il faut rappeler que l’Ethiopie négocie l’exploitation de ses terres agricoles comme beaucoup de pays d’Afrique : http://bit.ly/7xZBxP

Nicholas Stern, (fait Lord Stern) né le 22 avril 1946) est un économiste britannique. Ancien vice-président senior de la Banque mondiale de 2000 à 2003, il est surtout connu pour le rapport Stern sur l’économie du changement climatique publié le 30 octobre 2006. Actuellement membre de la Commission Stiglitz chargée d’une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse.

Ne vous faites donc pas de souci, le CO2 est un nouveau filon
L’ONU va créer l’OME, organisation mondiale de l’environnement avec un bon job pour Borloo qui s’ennuie déjà à son Ministère
La City et Wall Street vont gérer les fonds.
Les grandes banques d’affaires feront de gros profits.
Les bourses carbone vont ronfler et les produits dérivés vont se multiplier.
Les cabinets d’avocats spécialistes carbone, vont se goinfrer à coup de contentieux ou de montages juridiques pour moins payer d’impôts.
Les « Mital » vont se délocaliser et toucheront des subventions sans parler de leurs placements financiers carbone, et………les ouvriers licenciés des usines européennes pourront respirer un air encore plus pur (que l’on mettra en conserve pour l’envoyer aux pays africains)
Les dictateurs africains iront se refroidir à Gstaadt …….

On vous démontrera que le bonheur est dans le pré et comme en France, il y a des Charolaises, des Limousines, des Montbéliardes, etc… carbone ou pas, avec nos 360 fromages et 36 000 communes, nous sommes les plus heureux du monde.

A Mexico, on peaufinera les textes et les taxes.
Et en 2020, on se moquera des résultats de l’éventuelle baisse du CO2 sur le climat. Personne ne sera capable de valider ou de vérifier les données climatiques puisque les dirigeants actuels et les carbo-scientifiques seront morts ou trop vieux pour rendre des comptes.

Le business est cynique

12.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 4:32 Répondre à ce commentaire

J’ai oublié de citer ma source du texte traduit : http://bit.ly/8srrHl

13.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 5:04 Répondre à ce commentaire

Le ClimateGate en chanson de Noël

http://bit.ly/8iXAn3

14.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 5:45 Répondre à ce commentaire

Autre clip : http://bit.ly/4YRmx7

15.  Franck Boizard | 17/12/2009 @ 6:51 Répondre à ce commentaire

Il est quand même intéressant de lire que «la révélation des mails est une catastrophe». Moi qui croyais que la catastrophe était de maquiller les données, ma voilà bien marri.

Plus les réchauffistes changent, moins ils changent.

Vous trouverez une part de l’explication sur mon blog : j’y ai copié, de peur qu’il disparaisse, un bon article du Wall Street Journal sur la psychologie des réchauffistes.

http://fboizard.blogspot.com/2.....treet.html

16.  Jacques | 17/12/2009 @ 6:59 Répondre à ce commentaire

Ce qui m’étonne, c’est que personne ici ne fasse de corrélation entre cette histoire de gros sous à Copenhague et la chute du système monétaire mondial qui arrive, et son cortège de malheur …

Par exemple:
http://www.jovanovic.com/blog.htm
http://www.leap2020.eu/

Jacques

17.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 7:24 Répondre à ce commentaire

Jacques (#17),
C’est l’Europe qui a le plus à craindre dans cette affaire. Avec la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie et la France ???????qui ont des dettes colossales.

18.  andqui | 17/12/2009 @ 7:38 Répondre à ce commentaire

Jacques (#17),
Dénoncer une apocalypse annoncée par l’annonce d’une autre apocalypse me semble un procédé douteux.
Ici, c’est pas la foire aux fantasmes.

19.  Blanc Cassis | 17/12/2009 @ 8:05 Répondre à ce commentaire

Nicola Hulot vient de parler sur RTL chez Aphatie qui ne lui a rien demandé sur le Climategate mais lui à servi la soupe pleurs, tristesse, désabusement, humanisme réunis. C’est l’Homme qui est en danger

20.  Jacques | 17/12/2009 @ 8:23 Répondre à ce commentaire

Andqui (#19),

Qui parle ici de fantasmes, si ce n’est vous ? La crise monétaire mondiale est factuelle, renseignez vous. A moins que vous ne vouliez rien voir sur ce point, ce qui est strictement votre droit, bien sûr.
Je pense moi, que nous abordons en vérité une crise de croissance (spirituelle, pas matérielle) pour l’humanité, liée à une purge nécessaire contre de très lourdes dérives de l’espèce, voilà.

De toute façon, d’ici 24 mois, plus personne ne pensera au soit-disant réchauffement climatique… et pensera aussi à se préserver du froid mordant…

Bien à tous

Jacques

21.  scaletrans | 17/12/2009 @ 10:18 Répondre à ce commentaire

Jacques (#20),

Ça me rappelle que, l’an dernier, une lettre confidentielle économique très bien renseignée annonçait une fantastique remontée du dollar pour la fin 2008…
Tout ça parce qu’il y avait eu en Août une opération conjointe sino américaine sur les changes.

22.  Nowarm | 17/12/2009 @ 10:26 Répondre à ce commentaire

Jacques (#16),
Le lien entre la fable du RCA et la crise économique existe certainement.

Le système capitaliste que nous connaissons touche à sa fin et le développement de la Chine, de l’Inde et plus tard du Brésil puis de l’Afrique risque de faire couler l’économie des pays riches (Europe et USA en particulier) bien profond dans la vase !

Cette invention du CO² nocif permettrait d’une part d’empêcher ces pays d’évoluer économiquement et d’autre part de permettre à nos spéculateur de s’exciter sur le marché du Carbone…

Et vu la qualité des rapports scientifiques commandés par l’ONU, il sera facile de « trafiquer » les volumes de CO² émis pour faire cracher tel ou tel pays et de limiter son impact économique…

C’est le début de la 3ème guerre mondiale. Une guerre non armée, mais économique. Mais comme pour toute guerre, ce sont les pauvres qui vont en payer le prix.

23.  floyd | 17/12/2009 @ 10:38 Répondre à ce commentaire

Jacques (#20),

Je pense moi, que nous abordons en vérité une crise de croissance (spirituelle, pas matérielle) pour l’humanité, liée à une purge nécessaire contre de très lourdes dérives de l’espèce, voilà.

Les gens qui crèvent de faim s’en fichent totalement du spirituel. Il n’y a pas besoin d’avoir fait un doctorat en psychologie pour le savoir. Donc pour régler la crise il faut d’abord que les pays pauvres puissent se développer.

Quand on entend parfois dans le milieu new age, des gens nous raconter histoires à dormir debout concernant 2012, avec l’évolution planétaire et le réveil des consciences, je me demande dans quel monde imaginaire ils vivent. Ils semblent qu’ils soient restés bloqués au niveau mental d’un enfant de cinq ans qui est dans la pensée magique.

24.  Flo | 17/12/2009 @ 11:22 Répondre à ce commentaire

Ce foutoir de Copehague me fait un peu penser à la fable sur l’orgueil de la tour de Babel.

25.  Jacques | 17/12/2009 @ 11:59 Répondre à ce commentaire

Bien sur que les gens qui crèvent de faim se moquent éperdument du spirituel, mais il y a aussi ceux dont le confort matériel leur permet le loisir de se pencher sur la question du spirituel et qui ne le font pas pour autant…

Les êtres humains, d’ailleurs, dans leur grande majorité ne méritent même plus ce qualificatif d’ « humain », et leurs comportements les rendent très souvent inférieurs aux animaux les plus évolués…

Ceci dit, effectivement, certains mouvements new-age ne sont pas des références, c’est pourquoi il est bien facile d’éviter de faire le tri et de tout rejeter en bloc, en jetant le bon grain avec l’ivraie.
C’est si pratique, après tout…

Et après tout, si il existe quelques brebis galeuses parmi les scientifiques, autant tous les condamner, et s’il existe quelques enfoirés parmi les opposants à la thèse du réchauffement anthropique, on peut donc tous les pendre, indistinctement…

S’il vous plait, éviter de condamner sans chercher à comprendre, éviter de juger dans les à-priori les plus sots, car en vérité, c’est de votre propre évolution qu’il s’agit, dans ce cas, et de rien d’autre…

Soyez en paix et heureux, na !

Jacques

26.  floyd | 17/12/2009 @ 12:16 Répondre à ce commentaire

Jacques (#25),

Amen!

27.  floyd | 17/12/2009 @ 12:22 Répondre à ce commentaire

Jacques (#25),

Alors ne dite pas une crisse de croissance spirituelle pour l’humanité, comme si l’humanité était uniforme avec des gens qui ont tous la même aspiration. Une grande majorité des gens s’en fichent totalement de la spiritualité. Ce n’est pas un jugement, mais un fait. Ceux qui disent le contraire prennent leur désir pour des réalités.

28.  Bamboo | 17/12/2009 @ 12:34 Répondre à ce commentaire

Je suis en train de lire « Les lumières radicales » de Jonathan Israel. Ce dernier y retrace le dur cheminement des lumières aux 16ème et 17ème siècles.

A l’époque, les « tenants de la terre plate, » – qui croyaient également que Josué avait arrêté réellement la course du soleil – étaient comme aujourd’hui les institutions établies.

Les églises bien sûr qui ne pouvaient laisser faire quelque lumière sur la « sainte bible » sans risquer de voir largement s’effondrer leur crédibilité et leur pouvoir.

Les monarques qui, de droit divin, ne pouvaient laisser s’insinuer le moindre doute sur la seule justification de leur pouvoir.

Mais aussi, les universités, tenus par clercs qui ne remettaient pas en cause les dogmes de leurs saintes églises respectives.

Ils essayaient d’empêcher leurs adversaires de répandre ou de débattre de leurs idées. Ils pratiquaient – sans toujours beaucoup de succès : toute l’intelligentsia européenne avait connaissance des idées impies… – l’analogue de l’omerta des médias actuels en matière de dissidence climatique.

Ils saisissaient les ouvrages, parfois même chez l’éditeur qui dénonçait lui-même le caractère iconoclaste de ce qu’on lui demandait d’éditer.

Ils persécutaient les philosophes et les chercheurs, parfois une seule et même personne qui menaient des réflexions différentes (Spinoza a fait des recherches sur la lumière, l’arc-en-ciel et avait développé le microscope, …) : il fut excommunié par le consistoire juif (les chrétiens de toutes obédiences n’étaient évidemment pas en reste).

Ils les faisaient chasser de l’université, les forçaient à fuir, à se cacher, les poursuivaient dans leurs retraites, …

Les « tenants de la terre plate » écrivaient également des réfutations – encore plus plates – des idées des empêcheurs de croire en rond qui dérangeaient l’orthodoxie dominante.

Je ne peux en lisant l’ouvrage de J. Israel m’empêcher d’établir de nombreux parallèles avec ce qui se déroule sous nos yeux.

Les « tenants de la terre plate, » et ce n’est pas le moindre des paradoxes qu’aujourd’hui ce soient ceux-là même qui occupent la forteresse idéologique climatique qui accusent ceux qui souhaitent tout simplement penser par eux-mêmes, ont non seulement survécu mais ont retardé très longtemps l’émergence de « vérités qui dérangent. »

Le chemin sera long, les climato-dominants, appuyés tout comme autrefois par des masses de fidèles ignares, sont solidement implantés.

Il faudrait au moins que les trompettes puissent se faire entendre pour qu’elles puissent ébranler sérieusement leurs murailles de Jéricho.

Le combat sera long…

29.  Dirjur | 17/12/2009 @ 12:39 Répondre à ce commentaire

bonjour
le monsieur qui a écrit dans « le Monde », là
http://www.lemonde.fr/opinions....._3232.html
il dit que si Copenhague échoue, c’est la faute des méchants « négateurs » (sic)
Franchement, on se demande…….

30.  Abitbol | 17/12/2009 @ 12:47 Répondre à ce commentaire

Bamboo (#28),

Merci pour cette référence Bamboo, je vais me procurer ce bouquin.

31.  Argus | 17/12/2009 @ 13:11 Répondre à ce commentaire

@Dirjur #29
Je ne devrais pas le dire. J’ai honte !

Mais l’auteurde cet article du monde s’appelle Vincent Moron … et Moron en anglais veut dire « crétin »…
Amusant, même si c’est au dessous de la ceinture.

En tout cas, son article est un tissu d’âneries…

32.  floyd | 17/12/2009 @ 13:23 Répondre à ce commentaire

Jacques (#25),

Ah part cela, j’ai trouvé plutôt drôle quand vous écrivez:

S’il vous plait, éviter de condamner sans chercher à comprendre, éviter de juger dans les à-priori les plus sots

et quelques lignes avant:

Les êtres humains, d’ailleurs, dans leur grande majorité ne méritent même plus ce qualificatif d’ “humain”, et leurs comportements les rendent très souvent inférieurs aux animaux les plus évolués…

Heureusement qu’il ne faut pas juger! laugh

33.  Cassat | 17/12/2009 @ 15:29 Répondre à ce commentaire

commentaire article:

Drôle d’époque où la vie s’appelle carbocentrisme!
Ne pas oublier que la vie reste le seul moyen de stocker sur le long terme l’énergie nucléaire du soleil

34.  Jacques | 17/12/2009 @ 16:06 Répondre à ce commentaire

Floyd, ce que j’ai écrit n’est pas un jugement, mais juste un constat clinique: peu d’espèces sur terre pratiquent à la fois la drogue, la manipulation, la prévarication, la perversion, le vol, le viol, le meurtre, la destruction des biens, la torture (mentale ou physique ), l’oppression, la guerre, le génocide, etc etc….

Jacques

35.  joletaxi | 17/12/2009 @ 16:29 Répondre à ce commentaire

Quelqu’un pourrait peut-être passer cette vidéo à Calvi,pour son émission C dans l’air,juste pour savoir comment organiser un vrai débat

http://climaterealists.com/index.php?id=4678

36.  Myke | 17/12/2009 @ 16:47 Répondre à ce commentaire

Bamboo (#28),
Victor Hugo raconte ceci (dans « Paris », chap VIII) : « la Sorbonne avait, de par la scolastique, juridiction morale ; la Sorbonne déclarait le quinquina « écorce scélérate », sur quoi le parlement faisait au quinquina « défense de guérir ».
Toute analogie avec des évènements actuels serait pure coïncidence.

37.  Myke | 17/12/2009 @ 16:52 Répondre à ce commentaire

Bamboo (#28),
… et j’oubliais de vous remercier pour la référence ; j’espère que l’auteur ne s’en tiendra pas à ces deux siècles ; les Lumières n’ont pas encore triomphé, loin s’en faut.

38.  Bamboo | 17/12/2009 @ 16:58 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#30),

Je suis certain que vous prendrez autant de plaisir que moi à le lire…

39.  Bamboo | 17/12/2009 @ 17:01 Répondre à ce commentaire

Myke (#36),

Aujourd’hui, côté orthodoxie climatique c’est plutôt « défense de penser. » Hélas le cerveau est une merveilleuse machine qui ne peut s’empêcher de le faire…

40.  Marot | 17/12/2009 @ 17:04 Répondre à ce commentaire

Myke (#36),
Si vous ressortez toutes les sottises inventées par Hugo, il faudra beaucoup de posts.

41.  Myke | 17/12/2009 @ 17:10 Répondre à ce commentaire

Marot (#40),
Il est vrai que ce fait (comme d’autres qu’il rapporte) mériterait vérification, mais c’est tellement vraisemblable… et en plus c’est rigolo.

42.  Piloteman | 17/12/2009 @ 17:14 Répondre à ce commentaire

Jacques (#25),

Les êtres humains, d’ailleurs, dans leur grande majorité ne méritent même plus ce qualificatif d’ “humain”, et leurs comportements les rendent très souvent inférieurs aux animaux les plus évolués…

Sauf que le dernier des êtres humains vaut mieux que le plus évolué des animaux.

43.  Marot | 17/12/2009 @ 17:25 Répondre à ce commentaire

Myke (#41), Rigolo bien d’accord avec vous.

Cherchez si vous en avez le temps, vous verrez que le quinquina ou la quinine nous est venue des Espagnols qui l’ont connue vers 1635.
Cette « poudre des Jésuites » a été introduite en France par Louis XIV et à grands frais pour endiguer la malaria endémique à Versailles.
Voyez ce texte.

Pas l’ombre d’un poil de Parlement là-dedans.

44.  scaletrans | 17/12/2009 @ 17:29 Répondre à ce commentaire

Myke (#41),

Et puis c’est tellement facile, de bonnes grosses caricatures sur les « siècles d’obscurantisme » face aux « lumières ». Et on ne prend même pas la peine d’aller vérifier en apprenant l’histoire…

Piloteman (#42),

La question est de savoir si l’homme est un espèce de bonobo volontiers onaniste ou autre chose… avec un cerveau dont seulement 10% des capacités sont utilisées; à quoi peuvent servir les 90% restants ?

45.  Marot | 17/12/2009 @ 17:47 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#44),
Voilà où mène l’oubli de l’origine première et de la cause finale.

46.  Rui G. Moura | 17/12/2009 @ 21:25 Répondre à ce commentaire

Mes amis français,
Je crois qu’il n’est pas juste oublier Marcel Leorux. La France aura un legitime orgueil pour Marcel Leroux qui a rompu la climatologie classique et a combattu le GIEC sans peine. Malhereusemment le chef-d’oeuvre de Marcel a eté écrit en Anglais (Global Warming: Myth or Reality?). C’est la déclaration de la guerre contre le GIEC qui jamais a répliqué.

47.  Araucan | 17/12/2009 @ 22:14 Répondre à ce commentaire

Rui G. Moura (#46),

Vous frappez à la bonne porte : ici il n’est pas oublié loin de là !

Votre site http://mitos-climaticos.blogspot.com/

Molion a-t-il beaucoup d’écho au Portugal ou au Brésil ?

48.  Ben | 17/12/2009 @ 22:31 Répondre à ce commentaire

Rui G. Moura (#46), nous avons le même nom de blog. Ravi de découvrir le vôtre.

49.  Woody | 17/12/2009 @ 22:39 Répondre à ce commentaire

Rui G. Moura (#46),

Global Warming-Myth or Reality-The Erring Ways of Climatology
Ed. Springer-Praxis 2005 (PDF – 20 Mo)

50.  Rui G. Moura | 17/12/2009 @ 22:57 Répondre à ce commentaire

Auracan (#47)
Molion est bien connu au Portugal dans le champs des climatologues. Il a suivie des cours au Portugal.
Ben (#48).
C’est une chose interessante. Mon blogue est né en 2005. Et le vôtre? Je me considère un disciple de Marcel Leroux qui ma donné le grand plaisir d’être mon amis. Marcel est bien connu au Brasil parce que mon blogue est répandu à la Terra de Vera Cruz. J’ai beaucoup de lecteurs brasiliens. Marcel savait de cela. Molion connut l’ouvre de Marcel à travers mon blog. Je suis amis de Molion aussi.

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