Les mesures de gaz à effet de serre sous l’influence de volcans en éruption.

(Traduit grâce aux contributions de miniTax et de Manu95. La prochaine disponibilité des données du satellite japonais IBUKI devrait permettre d'avoir des données de comparaison).

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Par Andrew Walden
04 décembre 2009

Les problèmes de recueil de données sur le CO2 atmosphérique sont à la hauteur des autres absurdités de la fraude du réchauffement climatique. Le scandale du Climategate révèle des tromperies massives et systématiques dans la fabrication de séries de températures globales nécessaires pour faire passer le réchauffement climatique. Mais qu'en est-il des séries de CO2 atmosphérique ?
La NOAA des États-Unis admet ouvertement produire un enregistrement de CO2, qui "ne contient pas de données réelles."  La façon dont les stations de température de la NOAA sont installées pour gonfler artificiellement les températures a été dévoilée durant ces deux dernières années. Les sites de mesure du CO2 ont des défauts similaires. Deux des cinq stations « de base » de la NOAA sont sous le vent de volcans en éruption. Toutes les cinq sont soumises à des sources de CO2 locales ou régionales.
Dr Andrew Manning, un des complices du Climategate, a travaillé avec le Dr David Keeling, fondateur de l'observatoire de Mauna Loa, où le CO2 atmosphérique est mesuré. Manning, dont le nom apparaît dans 37 des e-mails du Climategate, a raconté à la BBC : (italiques ajoutés)
  • L'objectif au départ des mesures était de voir s'il était possible de suivre ce qui était à cette époque seulement un soupçon: que les niveaux de CO2 dans l'atmosphère pouvaient être en augmentation en raison de la combustion d'énergies fossiles.
  • Pour ce faire, un site était nécessaire très loin de la contamination et la pollution des émissions locales des villes, donc la station du Mauna Loa, situé en altitude sur un volcan au milieu de l'océan Pacifique a été choisi.
  • Sans cette courbe et le travail infatigable du professeur Keeling, il n'y a aucun doute que notre compréhension et notre acceptation du réchauffement global anthropique seraient 10-20 ans moins avancées que celles qu'elles sont aujourd'hui.
La station du Mauna Loa a produit des relevés qui correspondent à l'objectif prédéterminé de Manning en montrant la croissance constante des concentrations atmosphériques de CO2 depuis 1959. Cet enregistrement, mis en lumière par le film discrédité d'Al Gore Une vérité qui dérange, est connu comme la courbe de Keeling. Cette courbe figure sur une plaque de bronze fixée à l'entrée au bâtiment Keeling de l'Observatoire, à 10 000 pieds d'altitude sur le flanc nord rocheux du Mauna Loa.  Selon le site web de l'Observatoire : « L'air non pollué, l'emplacement isolé, et les influences minimales de la végétation et de l'activité humaine à l'Observatoire du Mauna Loa (MLO) sont idéaux pour suivre les constituants de l'atmosphère qui peuvent causer le changement climatique. »
Pour une raison que l'on ignore, ils omettent de mentionner que le volcan tout proche est en éruption.
Dans le monde de la modélisation du réchauffement climatique global, les explosions volcaniques massives sont suivies de courtes périodes de refroidissement régional ou même mondial causé par l'injection de gaz volcaniques et de particules dans la haute atmosphère. Par exemple, l'éruption du Mt Pinatubo en 1991 a envoyé vingt millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la haute atmosphère, qui ont réflechi jusqu'à 12% du rayonnement solaire qui réchauffe.
Juste à 50 km de l'Observatoire, le cratère du Pu `u O` o du Kilauea envoie 3,3 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère chaque année. C'est suffisant pour changer les concentrations locales de CO2 mais sans le volume de SO2 qui aurait des effets sur la température globale. Le Pu `u O` o est en éruption continue depuis 1983. Depuis 2008, il a été rejoint par une seconde éruption encore plus proche de l'Observatoire à partir du cratère du Halêma `uma` u au sommet du Kilauea.
Nature Conservancyestime que le CO2 produit par l'activité humaine est d'environ 5,5 tonnes pour chacun des six milliards d'habitants du globle. (Si vous dépassez cette montant, Nature Conservancy "compense" votre excès de carbone, pour une contribution de 20$ par tonne déductible des impôts). Le cratère du Pu `u O` o envoie dans « l'air non pollué » de « l'emplacement isolé » l'équivalent de la production annuelle de CO2 d'une ville moyenne de 660.000 personnes. Les cartes de trajectoires des masses d'air montrent que la majorité des masses atteignant l'Observatoire passent d'abord au-dessus des cratères  Pu `u O` o et Halêma `uma` u.
Une fiche d'information USGS de 2000 décrit l'effet de la « pollution de l'air » par les émissions du Pu `u O` o. « Sur l'île de Hawaii, les alizés poussent les émissions de gaz du volcan vers le sud-ouest, où la configuration des vents les envoie  au-dessus côtes de l'île de Kona. Là elles se retrouvent piégées par les brises marines de jour (vers la terre) et de nuit (vers la mer). En revanche, quand soufflent les légers « vents de Kona », une grande partie des gaz est concentrée sur la côte orientale de l'île, mais une part peut quand même atteindre Oahu, plus de 200 miles au nord-ouest. »
Les volcanologues ont mesuré des concentrations de CO2 aussi élevées que 48,9% (NdT : de l'air) au point chaud au sommet du Kilauea. Après que le Halêma `uma` u soit entré en éruption, le département américain de l'Agriculture a déclaré la grande île d'Hawaii zone de catastrophe naturelle. Quarante-cinq des quarante-huit producteurs de Protea sous le vent des éruptions ont du arrêter à cause de ces émanations volcaniques.

En dépit de l'affirmation d'"air non pollué", il y a une nette différence entre les années avec et sans éruption dans l'accroissement du taux de CO2  mesuré au Mauna Loa.

  • Pendant l'éruption de 1969-74 du Mauna Ulu, également sur la fissure Est du Kilauea, l'Observatoire du Mauna Loa a établi deux records d'augmentation de CO2.
  • La fissure Est du Kilauea est ensuite entrée en éruption en 1977, expulsant 32 millions de mètres cubes de magma – et un nouveau record de l'accroissement du CO2 en 1977 au Mauna Loa Observatory a établi.
  • Durant sept des 25 ans d'éruption continue depuis 1983, la croissance annuelle du CO2 mesurée à Mauna Loa a dépassé celle de toutes les années antérieures.
  • L'augmentation annuelle de la concentration moyenne du CO2 pour les 17 ans sans éruption est de 1,00 ppm.
  • Elle est  est de 1,62 ppm pour les 33 années d'éruption.
Il n'a pas toujours été facile de financer l'Observatoire du Mauna Loa. Le coomplice du Climategate, Manning explique : « Dave Keeling a connu de nombreuses nuits d'insomnie, y compris dans les années 1990, obligé de devoir encore et encore justifier la reconduction du financement de son programme. » Un chapitre du livre de Spencer Weart, The Discovery of Global Warming (2008), souligne les efforts de Keeling. Son titre: " De l'argent pour Keeling: suivre les taux de CO2 ."

Observatoire des Samoas américaines

Figure ci-contre : Observatoire des Samoas américaines. (Source : NOAA)

Puis les fonds ont commencé à affluer et l'Observatoire du Mauna Loa n'est plus seul désormais. Avec quatre autres observatoires "de référence", il se trouve à la tête d'un "réseau mondial" de plus de cent stations de mesure du CO2 atmosphérique. Leurs données sont utilisées pour produire un état du CO2 atmosphérique dans le monde entier appelée GlobalView-CO2.

Si l'activité volcanique localisée affecte les mesures de CO2 au Mauna Loa, pourquoi le « réseau  mondial » aurait-il les mêmes travers ?

Peut-être parce que toutes les stations de mesure du CO2 amosphérique – y compris les autres stations de référence de la NOAA au Pôle Sud, dans les Samoa américaines, à Trinidad Head (Californie) et au Point Barrow, (Alaska) – sont sujettes aussi à des influences locales pour le CO2, et dans certains cas à des influences régionales.

  • L'Observatoire des Samoa américaines est à environ 150 miles sous le vent de l'émergence du Nafanua, volcan large d'un mile. Ce volcan sous-marin est décrit par le Docteur en sciences marines Adele Pile de l'Université de Sydney comme produisant un environnement sous-marin avec un pH acide de 3 (similaire au vinaigre), avec du dioxyde de carbone pétillant « comme du champagne », et avec des rejets d'eau extrêmement chaude, si toxique que "toute vie nageant dans ce gouffre meurt immédiatement, sauf d'étonnants vers charognards". Les océanologues de Woods Hole rapportent qu'ils ont « découvert que l'eau chaude et boueuse du cratère s'est répandue par dessus les bords du cratère ou à travers ses brèches et tourbillonne vers l'extérieur. Cette eau formait un halo autour de centaines de pieds d'épaisseur et s'étendait sur plus de 4 miles ». En outre, la végétation tropicale luxuriante des Samoa est grosse consommatrice de CO2 pendant la journée faisant ainsi fortement chuter les niveaux de CO2 de jour et les augmentant fortement la nuit.
  • L'Observatoire de Trinidad Head est situé sur une péninsule au Nord de la Californie au bord du Pacifique à une vingtaine de miles au nord d'Eureka (Californie). Comme aux Samoa, Trinidad Head est soumis à des variations importantes de CO2 dues à la végétation de forêts tempérées et de zones humides  aux environs. Les vents dominants arrivent du Pacifique, lesquels sont sous influence de la Chine qui s'alimente au charbon.
  • L'Observatoire du Pôle Sud est juste à quelques mètres d'une centrale électrique qui brûle du kérosène 365 jours par an pour fournir électricité et chaleur à la Station Amundsen. (Les chercheurs affirment que les vents dominants viennent de la direction opposée.) Il est également à environ 800 miles du mont Antarctique. Le volcan Erebus a eu des éruptions en permanence depuis 1972. Parce que la capacité de l'atmosphère à absorber la vapeur d'eau se réduit environ de moitié par refroidissement de 10°C, les températures extrêmement basses au Pôle Sud impliquent que seules des traces de vapeur d'eau se trouvent dans l'atmosphère. Normallement, le CO2 se mélange à la vapeur d'eau dans l'atmosphère pour former du H2CO3 (acide carbonique), donnant aux précipitations un pH légèrement acide et lessivant le CO2 de l'air. Les conditions exceptionnellement sèches et froides du Pôle Sud préviennent l'apparition de ce phénomène, modifiant ainsi ce processus atmosphérique naturel d'élimination du carbone et grossissant l'effet des sources de CO2. Le personnel de la Station Admunsen et les émissions du Mt Erebus, volcan de 12000 pieds, sont également impliqués dans l'escroquerie du trou d'ozone des années 1990.
  • L'Observatoire de Point Barrow, en Alaska est à environ 170 miles sous le vent de la Baie Prudhoe , siège de l'industrie pétrolière de North Slope. Il est donc soumis à une augmentation localisée de la pollution artificielle de l'air, et des émissions de CO2. Coïncidence, bien sûr, l'Observatoire Barrow a été créé en 1973 – juste avant le commencement de la construction de l'oléoduc trans-alaska. Point Barrow est également chaque année sujet pendant plusieurs mois à la «brume arctique», que le géophysicien Ned Rozell de l'Université de l'Alaska indique venir de l'ex-Union soviétique et des nouvelles fonderies chinoises de fer, de nickel et de cuivre et des centrales à charbon inefficaces. "
Le CO2 produit par la dépendance forte et croissante de la Chine envers le charbon sert à justifier des réglementations du CO2 aux États-Unis et en Europe. Le biais Pacifique de ces cinq localisations "de référence" est difficile à masquer.  Si l'on cherche où se trouve la hausse de CO2, il suffit de se mettre sous le vent de la Chine.
La préférence de la NOAA pour des sites de collecte de données de CO2 maritimes et chauds sur les océans entre 30 degrés nord et 30 degrés sud (dont beaucoup sont atteints uniquement par bateau)  signifie que les collectes du « Réseau des flacons » sont principalement menées dans des zones très humides. Lorsque les flacons arrivent à Mauna Loa, la vapeur d'eau est éliminée par chauffage. Ce processus élimine le H2O de l'acide carbonique, laissant le CO2 à mesurer dans l'échantillon d'air sec. Outre le Pôle Sud, de rares flacons proviennent de zones désertiques à faible taux d'humidité et avec moins d'acide carbonique en suspension pour mesurer le taux de CO2. Ces variables sont autant de portes ouvertes à des erreurs de manipulation.
La consommation locale de CO2 lors de la photosynthèse peut produire une profonde baisse pendant le jour et augmenter les concentrations en CO2 pendant la nuit (NdT : respiration). Les calculs pour tenir compte de ces fluctuations et d'autres, locales ou régionales créent de la place pour « cacher la baisse », « des facteurs de correction », et autres techniques de style CRU caractéristiques de la science "post-normale" conduite par la politique.
À l'approche des négociations de Copenhague, voici la manchette criarde de l'AP du 23 Novembre : " Le dioxyde de carbone  à l' Observatoire de Mauna Loa à des niveaux proches du pire scénario ". Au beau milieu des révélations du Climategate, l'AP reproduit l'arnaque de l'homme de paille Geoff Jenkins qui, en 1996, a publié des « projections » de concentrations de CO2 de 390 ppm –  la « plus élevée de ce dernier million d'années »- " en période creuse".
En 2008, les mesures de 387 ppm du Mauna Loa étaient censées être «les plus élevées en 650.000 ans», selon le Guardian. Ne pourraient-ils pas se mettre d'accord ?
Bien entendu, ni l'AP ni le Guardian n'ont remarqué que les dernières augmentations de CO2 se produisent au milieu d'un cycle de refroidissement climatique. De même, les séries « paléo » de CO2 du dernier million d'années ne sont pas remises en question, même quand les séries « paléo » de température sont complètement discréditées comme étant l'œuvre frauduleuse des activistes politiquement motivés du CRU d'East Anglia.
Au lieu de cela, les lecteurs d'AP sont supposés faire confiance aux « chercheurs de Mauna Loa [qui] étendent leurs mesures grâce à leur « réseau de flacons » envoyés à des dizaines d'endroits dans le monde chaque semaine ou réalisées sur les navires de commerce de sorte que les gens puissent les remplir avec de l'air et de les renvoyer pour la mesure du CO2 et d'autres gaz. »
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) annonce carrément la méthodologie à la base de son graphique (Voir ci-dessous) des teneurs mondiales en CO2 créé à partir des données du « Réseau des flacons ».
GlobalViewCO2 Figure ci-contre : évolution de la teneur en CO2 de l'atmosphère d'après la NOAA.
  • Le GlobalView-CO2 est déduit de techniques d'extension de données et d'intégration de données décrites par Masarie and Tans [1995].
  • L'objectif de ce travail accompli par la coopération de nombreuses organisations et institutions est de faire des mesures atmosphériques de gaz à l'état de traces, afin de permettre une meilleure compréhension des processus qui déterminent leur abondance. Ces mesures et d'autres ont été largement utilisées pour contraindre les modèles atmosphériques qui dérivent des scénarios plausibles de sources/puits. De sérieux obstacles à cette approche sont la rareté des sites d'échantillonnage et le manque de continuité temporelle entre les observations à  différents emplacements. Par conséquent, il est possible pour les modèles de mal interpréter ces lacunes spatiales et temporelles dans les scénarios des sources/puits qui sont excessivement influencés par la répartition de l'échantillonnage. Le GlobalView-CO2 est une tentative de répondre à ces questions.…

Au cas où des lecteurs n'auraient pas compris, la NOAA explique également (caractères gras dans l'original) :

  • Le GlobalView-CO2 provient de mesures, mais ne contient pas de données réelles. Pour faciliter l'utilisation avec des études de modélisation du cycle du carbone, les mesures ont été transformées (lissées, interpolées et extrapolées) donnant des enregistrements étendus qui sont uniformément incrémentés dans le temps.

Transformées, lissées, interpolées et extrapolées ? Les données d'extension ? Intégration de données ? Aucunes données réelles ? Effectuer des mesures atmosphériques qui faciliteront une conclusion prédéterminée ?
Tout cela semble très familier.

Andrew Walden est rédacteur en chef du Hawaï Free Press.

Source

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51.  Volauvent | 13/01/2010 @ 17:58 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#48),

Le problème est que on peut trouver des corrélations de tout avec tout si on veut bien. Lire à ce sujet un post déjà ancien de Matts Briggs : il trace deux courbes à partir de séries aléatoires, et il essaye divers modes de filtrage; on arrive toujours à en trouver qui font que les courbes lissées ont un bon coefficient de corrélation. Or dans les cas dont on discute, on arrive à des quasi droites tellement on lisse à mort. On trouve donc fatalement une bonne corrélation.
Ceci dit, je suis quand même très intrigué par l’histoire du « missing sink » qui se débrouille toujours pour garder le même coef.

Concernant la durée du jour, le champ magnétique etc… Je ne suis pas convaincu. Les hypothèses de Svensmark me paraissent tout à fait plausibles.

52.  Myke | 13/01/2010 @ 18:08 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#49),
Bien sûr, c’est un amusement classique chez les statisticiens.
Toutefois, la concentration en CO2 exprime aussi un stock, donc un cumul, et les données sont filtrées pour les mêmes raisons.
Ce qui est tout de même bizarre, c’est que les courbes, qui parfois divergent, recollent assez vite, et que les allures générales sont vraiment analogues : sur cinquante ans, çà interpelle.
J’ai aussi regardé les variations annuelles des deux paramètres, on n’en tire pas grand chose.
Je ferai une autre remarque : les émissions de CO2 prises en compte ne concernent que les combustibles fossiles, non la déforestation par exemple.
Cela étant, je ne conclus pas, j’ai simplement tracé deux courbes, à partir de données « officielles ». A chacun d’en tirer les informations qu’il veut.

53.  miniTAX | 13/01/2010 @ 18:11 Répondre à ce commentaire

Donc, si je comprends bien, en 1959, l’après guerre très très industrielle ne diffusait pas de CO2 puisqu’on est à ZÉRO sur le graph…

Redbaron 17 (#50), bien vu.
Dans l’histoire réécrite à la sauce réchauffiste, les 30 glorieuses ne durent que 10 ans.
En science climatique, non seulement on torture les données mais en plus on les efface. Ze debate iz over.

54.  miniTAX | 13/01/2010 @ 18:17 Répondre à ce commentaire

Cela étant, je ne conclus pas, j’ai simplement tracé deux courbes, à partir de données “officielles”. A chacun d’en tirer les informations qu’il veut.

Myke (#52), tu as fait plus que ça, tu as filtré à mort deux bouts de quasi-droite, dilaté les échelles, décalé les ordonnées et tronqué un gros paquet (20 des 30 glorieuses, bon d’accord, t’as pas les mesures instrumentales de CO2 correspondantes mais qd même !). Si si, souviens toi.
A ce compte, je peux te faire coller une carpe à un lapin.

55.  Myke | 13/01/2010 @ 18:18 Répondre à ce commentaire

Redbaron 17 (#50),
Non, c’est un simple choix d’ordonnée à l’origine, que j’ai fait puisque les données « fiables » de mesure du CO2 ne commencent qu’en 1959. Toujours selon les mêmes source (CDIAC) les émissions cumulées en 1959, depuis l’époque « pré-industrielle » (1751, pas une de moins s’il vous plait) étaient de 78 415 Mt (sic).

56.  Volauvent | 13/01/2010 @ 18:44 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#54),

J’ai fait les mêmes remarques que vous mais ceci dit, comment expliquer que la nature aurait le bon goût de toujours s’organiser pour nous faire disparaître la même proportion de nos émissions?

57.  Ben | 13/01/2010 @ 19:50 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#56), l’explication la plus simple (et donc pas forcément la bonne) me semble être que le cycle du carbone est plus rapide qu’on ne le pense.

58.  gilles des Landes | 13/01/2010 @ 19:53 Répondre à ce commentaire

Araucan (#39),
ça devrait effectivement les calmer, mais les bestioles sont bien au chaud dans leur « cocon » soyeux. On verra en Mars…
Myke (#41),
il y a deux aspects dans cette remarque : celui de la gestion sylvicole qui fait que l’on gère par « coupes rases » des parcelles entières. Donc, après coupe, les arbres de la « nouvelle lisière » en prennent plein les aiguilles!
En second, les « lisères » existantes non sylvicoles (routes, pare-feu, zones urbaines, zones humides…) jouent également sur les chablis en cas de coup de vent ; mais c’est surtout là que les papillons se déplacent habituellement pour faire leurs pontes. Et bien évidemment, il y a aujourd’hui des lisières un peu partout, un paradis pour la circulation des papillons…

Enfin, sur le CO2, je ne comprends pas les graphiques de Mona Loa ; où sont les accidents liés aux éruptions? ils ne peuvent quand même pas avoir une progression linéaire! elle serait plutôt chaotique. Et j’ai vu quelque part que durant la guerre (39/45) il y aurait eu 440 ppm de CO2….

59.  Araucan | 13/01/2010 @ 23:14 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#56),

On peut aussi considérer que (tous ?) les puits de carbone ne sont pas saturés : donc si le CO2 augmente, ils continuent à absorber en proportion mais pas tout pour cause de cinétique des phénomènes concernés, de réversibilité partielle, etc …
Y’a bien un petit malin qui arrivera à écrire les équations qui vont bien … 😉

60.  Ben | 13/01/2010 @ 23:32 Répondre à ce commentaire

Araucan (#59), exact, en supposant tout de même que lesdits puits soient loin d’être saturés. (S’ils s’approchent de la saturation, ils doivent absorber plus lentement, et donc la fraction anthropique de CO2 doit augmenter.) Pourquoi pas, d’ailleurs, vu le peu qu’on sait du cycle du carbone. J’attends avec impatience les résultats de la mission japonaise sur la question, je ne serais pas surpris qu’on ait des surprises (sic !).

61.  miniTAX | 13/01/2010 @ 23:52 Répondre à ce commentaire

J’ai fait les mêmes remarques que vous mais ceci dit, comment expliquer que la nature aurait le bon goût de toujours s’organiser pour nous faire disparaître la même proportion de nos émissions?

Volauvent (#56), non mais attendez là, vous supposez déjà que la hausse observée est due entièrement au CO2 anthropique (qui je le rappelle, ne compte annuellement que pour 3% des flux naturels de CO2, soit des cacahuètes par rapport à l’incertitude sur ces flux), ce qui est une hypothèse loin d’être acquise. On n’a aucun moyen de savoir si c’est ça ou si la hausse n’était pas juste un déplacement d’équilibre des flux naturels, dû par ex. à un réchauffement progressif des couches profondes de l’océan, un volcanisme errestre ET marine plus actif au cours des 50 dernières années (thèse de Ian Plimer), un changement à long terme des débits des convoyeurs océaniques…
Il n’y a aucun moyen de le savoir, surtout pas par dosage isotopique, même si le premier réchauffiste venu vous clamera qu’on peut.
Bref, on sait beaucoup moins de chose que ce que la FARCE prétend.

62.  Araucan | 14/01/2010 @ 0:01 Répondre à ce commentaire

Ben (#60),

Pour les puits, j’ai hésité à évoquer la courbe en S (mais pas de base de référence): il y a au moins un puits de très longue durée dans le système, les dépôts des carbonates de calcium ou de magnésium, mais personne ne parle d’eux (bon c’est difficile de voir ce qui s’y passe…)
Moi aussi, j’attends les premières cartes calibrées du satellite japonais avec impatience.

63.  pecqror | 14/01/2010 @ 9:11 Répondre à ce commentaire

« ne contient pas de données réelles »… Est ce que vous voulez dire des données brutes ?

Si tel est le cas, bien sûr que ce ne sont pas des données brutes ! les des données brutes sont TOUJOURS traitées pour être exploitable.
Après tout traitement doit être expliqué et peut être discuté.

64.  Volauvent | 14/01/2010 @ 10:40 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#61),

Je suis bien d’accord, mais cela n’enlève rien à ce que j’ai dit: on balourde une quantité de CO2 connue à partir des énergies fossiles (c’est même la seule chose qu’on connaît à peu près et qui est facile à calculer); et la concentration augmente toujours à peu près de moitié par rapport à ce qu’on envoie. Cela me paraît cousu de fils blancs. Justement parce qu’il y a certainement d’autres variations de la balance CO2 dans les échanges terre/atmosphère, océans/atmosphère etc… qui font que je ne vois pas comment ce coef pourrait être à peu près constant Comme on connaît assez bien l’un (les émissions calculées) j’en déduit que c’est sur l’autre qu’il faut s’interroger (la mesure de concentration)si on met en doute cette constance du coef.

65.  Laurent | 14/01/2010 @ 12:15 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#64),
Je suis 100% d’accord la réponse de miniTAX, et je pense que tu ne l’a pas très bien comprise: le coef en question est du vent, on ne connait pas quelle est la part anthropique dans la concentration en CO2 de l’atmosphère.
On peut même imaginer que la quasi-totalité des émissions anthropiques de CO2 est quasi-immédiatement absorbée par la végétation locale et que les variations de la concentration globale sont le résultat des autres échanges (biosphère hors actions anthropique et océan).
Dans l’état actuel des connaissances, c’est une hypothèse qui en vaut une autre… même si les mesures satellites montrent clairement une concentration un peu plus importante dans les basses couches dans les zones fortement peuplées…. en l’absence de quantification, tout est possible.
Le point de vue le plus raisonnable, en considérant le volume des flux d’échanges, est qu’il y a une participation non totalement négligeable des émissions anthropique, mais qu’on ne sait pas quantifier.

66.  miniTAX | 14/01/2010 @ 12:29 Répondre à ce commentaire

Laurent (#65), pour abonder dans ce sens, voici ce qu’on voit quand on soulève un peu le capot :

On constate que les années d’el Nino (flèches jaunes) ont une influence massive sur le soit-disant équilibre émissions – taux d’accumulation (c’est décrit plus en détails dans un billet sur Futura-sciences).

De manière plus générale, cette manière de lisser les données comme des porcs (@Volauvent, je ne te vise pas 😉 ) soit en faisant une intégrale, soit par des filtres de périodicités qui sortent du chapeau, soit en virant les données qui dérangent (si vous regardez bien la description de la série de Mauna Loa, vous lirez qu’ils excluent les données les jours où les vents poussent les émissions volcaniques vers l’observatoire, si si véridique !!!), pour au final trouver des « corrélations » à 2 balles et si possible, qui présentent bien graphiquement et médiatiquement, c’est typique de la « science » post-normale et c’est du grand n’importe quoi.

Rappelons-nous, si on lisse assez un sinus et un cosinus, on finit par trouver une « bonne » corrélation entre les deux (il suffit de ne pas préciser « bonne » par rapport à quoi). Et on a viré tous les phénomènes à haute fréquence qui dérangent. C’est le même raisonnement qui a été appliqué avec la « température globale », la température par proxie… C’est pas de la science, c’est de la comm.

67.  Volauvent | 14/01/2010 @ 13:10 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#66),

Ce n’est pas moi qui trouve des corrélations, ne me faites encore une fois pas dire ce que je n’ai pas écrit; et je ne lisse rien du tout.

Je pense au contraire que les soit disant concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont bidon.Quelquesoit ce que vous imaginez comme mécanismes d’échange de l’éco-sphère, les 27 milliards de t qu’on balance par an sont réelles; dire qu’elles peuvent être plus ou moins directement absorbées par l’écosphère ne les fait pas disparaître; elles entrent bien en plus dans la balance des échanges. Ce qui m’intrigue, c’est que pendant toute cette période de réchauffement depuis au moins 1850, même avec de l’inertie, les océans devraient « dégazer »; on s’attendrait donc à avoir une concentration qui augmente plus que ce qu’on attendrait des émissions dues aux combustibles fossiles; or on a moins et même beaucoup moins.
L’autre aspect qui m’intrigue est la constance des concentrations trouvées dans les carottages de glace avant l’ére industrielle; si on admet que il y a eu des variations de température importantes dans le passé (et je pense que tout le monde devra l’admettre quand la synthèse du climate gate sera faite complètement) il devrait y avoir eu aussi des variations de CO2, à cause du dégazage des océans. Il n’y a aucun mécanisme qui puisse expliquer une stabilité miraculeuse des échanges de CO2 telle qu’on la voit sur les courbes (sauf s’ils ont lissé également ça « comme des porcs »: a t on des mesures « brutes » là dessus?

68.  Manu95 | 14/01/2010 @ 13:25 Répondre à ce commentaire

D’un point de vue qualitatif, on connaît assez bien les phénomènes mis en jeu pour l’absorption du CO2 par les océans :
– la loi de Henry pour les pressions partielles du gaz CO2 atm/CO2 dissous dans l’hydrosphère
– les équilibres chimiques : CO2 dissous H2CO3 [HCO3]- [CO3]– fonction de la température, de la pression, de la salinité et du pH
– les phénomènes biochimiques et biologiques : consommation du CO2 par le phytoplancton, fixation du CO2 par les coraux et les poissons, etc.

Mais c’est l’aspect quantitatif qui me chiffonne et me fait dire que les mesures et surtout les estimations sont faites à la grosse louche…

69.  Laurent | 14/01/2010 @ 14:09 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#67),

même avec de l’inertie, les océans devraient “dégazer”; on s’attendrait donc à avoir une concentration qui augmente plus que ce qu’on attendrait des émissions dues aux combustibles fossiles; or on a moins et même beaucoup moins.

Ce n’est pas intrigant du tout si tu fait l’hypothèse qu’un grande partie des émissions anthropique sont très rapidement réabsorbées par la végétation locale… et donc que cette grande partie ne se diffuse pas globalement dans l’atmosphère, et donc qu’elle n’est pas mesurée par les mesures globales homogénéisées (Mona Loa, etc….).
Auquel cas, l’augmentation actuelle de concentration globale reflète bien l’augmentation de température des couches supérieures des océans (et le bilan d’échange).

dire qu’elles peuvent être plus ou moins directement absorbées par l’écosphère ne les fait pas disparaître

Tu confond disparaitre (absolu) et ne pas contribuer au bilan global mesuré (Mona Loa et autre).
Quand les mesures sateliitaires auront un historiques (les capteurs satellites permettant de mesurer en continu et sur toute la surface du globe la concentration en CO2 dans les basses couches sont très récents), en en saura sans doute un peu plus.

Il n’y a aucun mécanisme qui puisse expliquer une stabilité miraculeuse des échanges de CO2 telle qu’on la voit sur les courbes

Et il n’y a aucune stabilité miraculeuse dans les mesures paléoclimatiques. Même si on peut critiquer les valeurs absolues et la mesure du temps associée, on voit très bien les variations, et on voit très bien que ces variations suivent les variations de températures.
Il n’y a donc rien à expliquer et aucun mécanisme à trouver… 😉

70.  Volauvent | 15/01/2010 @ 0:03 Répondre à ce commentaire

Laurent (#69),

Vous êtes un certain nombre ici à connaître bien mieux le sujet que moi mais là je trouve que vos hypothèses deviennent très alambiquées. IL y aurait le CO2 anthropique que se ferait absorber direct par l’écosphère et ne compterait plus dans le bilan, et le vrai CO2 qui lui serait comptabilisé?
Quand on voit une cheminée de centrale électrique cracher sa vapeur d’eau et son CO2 dans l’atmosphère, on à peine à croire que pfff… c’est bouffé tout de suite par les forêts avoisinantes. (surtout que beaucoup de centrales ne sont pas précisément dans des endroits bucoliques.)

Si on admet que les mesures type mauna loa sont uniquement représentatives d’un CO2 au dessus des océans, alors on doit voir, contrairement au dogme, d’énormes disparités de concentration entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud.

Il y a un dernier point sur lequel je n’ai aucune idée, mais vous vous devez le savoir. Quel est la solubilité du CO2 dans l’eau dans les conditions atmosphériques? Est ce que cela peu avoir un effet significatif sur les bilans?

71.  Manu95 | 15/01/2010 @ 1:25 Répondre à ce commentaire

Quel est la solubilité du CO2 dans l’eau dans les conditions atmosphériques? Est ce que cela peu avoir un effet significatif sur les bilans?

Solubilité du CO2 dans l’eau à 20 °C : 88 mL/100 mL
Wikipédia : Dioxyde de carbone

Solubilité dans l’eau, en volume de gaz dissous par volume d’eau, si la pression partielle du gaz dissous est de 1 atm :
°C | CO2    | Air (en L/Leau)
  0 | 1.713 | 0.028
  5 | 1.424 | 0.025
10 | 1.194 | 0.02268
15 | 1.019 | 0.02048
20 | 0.878 | 0.0187
25 | 0.760 | 0.0172
30 | 0.665 | 0.01607
35 | 0.592 | 0.01504
Aide Mémoire Dunod Chimie I, p.181 (68e Édition, Dunod, Paris, 1966)

Ces valeurs sont celles de la solubilité des gaz dans l’eau pure. Les solubilités dans l’eau de mer sont légèrement inférieures.

72.  Curieux | 15/01/2010 @ 10:23 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#70),

Je me permet d’intervenir, Laurent dit voilà les données (cf ses posts) et il ajoute que ses données ne disent RIEN sur les puits et sources de CO2 et qu’AUCUNE hypothèse sérieuse ne peut en être déduite sans en avoir une connaissance détaillée de leurs fonctionnements. C’est toi qui te fabrique des « hypothèses [qui] deviennent très alambiquées« .

73.  miniTAX | 15/01/2010 @ 10:46 Répondre à ce commentaire

Quand on voit une cheminée de centrale électrique cracher sa vapeur d’eau et son CO2 dans l’atmosphère, on à peine à croire que pfff… c’est bouffé tout de suite par les forêts avoisinantes. (surtout que beaucoup de centrales ne sont pas précisément dans des endroits bucoliques.)

Volauvent (#70),
A ajouter l’acide carbonique, mélange H2O+CO2 .
Par ce biais, le lessivage croissant du CO2 atmosphérique par une intensification du cycle hydrologique (plus de pluies quoi) sur le 20e siècle est à prendre en compte aussi.
Par contre, niveau quantification (si c’est faisable) et publis, je n’ai aucune idée. La FARCE non plus manifestement.

74.  Volauvent | 15/01/2010 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#73),

Oui, c’est bien cela que j’avais en tête; plus chaud, plus de nuages plus de lessivage, donc peut être un effet stabilisant de la concentration de CO2 (en parallèle à l’effet sur la température). Mais je n’ai aucune idée si ça peut être significatif ou peanuts.

75.  miniTAX | 15/01/2010 @ 12:17 Répondre à ce commentaire

Volauvent (#74), A ajouter aussi le lessivage des silicates de l’Himalaya, un autre puits à CO2 efficace (ça m’étonnerait que vous ayez ça en tête 😉 ). Ajoutez y tout le silicate terrestre et on a une autre séquestration impossible à quantifier.

Pfffiou, quand on compare la complexité du bouzin à la présentation simplifiée qu’en fait la FARCE, le niveau de dissonance donne le tournis.

76.  MichelLN35 | 15/01/2010 @ 17:07 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#71),
Est-ce que je comprend bien ? S’il s’agit de la pression partielle du gaz au dessus du liquide (mer), pour le CO2 elle ne représente que ~0.04% de 1 atmosphère (- de 400ppmv dans l’air).

La dissolution du CO2 serait donc entre o.592*0.04 = 0.0236 l/l d’eau à 35°C et 1.713*0.04 = 0.069 l/l d’eau à 0°C, soit, entre 1.6 et 2.5 fois la solubilité de l’air dans l’eau.

Mais peut-être que je me trompe?

Il y aurait alors le jour un dégazage dans les zones chaudes contre le gradient de solubilité et la nuit avec la baisse des températures, une stabilisation puis une migration vers les eaux plus froides en profondeurs.

Les observations de Massen et Beck à Diekirch au Luxembourg et à Mauna Loa devraient peut-être être aussi interprétées en fonctions des variations quotidiennes de température et d’humidité atmosphérique?

77.  Manu95 | 15/01/2010 @ 18:13 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#76),

Les chiffres que j’ai donnés sont valables pour des expériences de labo, où on injecte un gaz sous pression dans de l’eau distillée, les température et pression étant connues et uniformes dans le volume d’eau considéré.
C’est un peu plus compliqué que cela pour de l’eau de mer avec une teneur en sel de 35 g/L et des caractéristiques non-uniformes et mal connues.
Il n’y a pas que le CO2 comme gaz dissous. Viennent s’ajouter les équilibres chimiques C02 – HCO3- et CO3– donnant des sels dont certains peuvent précipiter, donc c’est fonction du pH, de la température et des concentrations de différents cations (Na+, Ca++, Mg++, … ).

Pour l’eau de mer, il faut tout d’abord tenir compte de la Loi de Henry qui pour une pression partielle d’un gaz au dessus de l’eau donne la pression partielle du gaz dissous (donc ici, sous la forme CO2 uniquement). Cela explique en partie comment on a une rapport constant entre la pression CO2 atm et la pression CO2 dissous en surface toutes autres choses étant égales (c.-à-d. la température et la pression ). La pression partielle de CO2 dans l’atmosphère étant de 0.04% de la pression atmosphérique, on n’atteindra jamais les solubilités indiquées, qui sont des valeurs maximum pour 1 atm.
Par contre la pression augmentant avec la profondeur on aura un doublement des pressions partielles de tous les gaz dès 10.3 m de profondeur (problème des accidents de plongée, dus à l’azote qui se dissout dans le sang, n’est pas consommé et dégaze lors d’une remontée trop rapide).
Pour compliquer le tout il y a encore la photosynthèse et la respiration du phytoplancton, la fixation du CO2 et des carbonates par les autres organismes vivants, leur rejets sous d’excréments riches en calcite, etc.

N’ayant pas touché une éprouvette depuis plus de quarante ans, je ne m’aventurerais pas plus loin dans ces explications.

Mais ce qui me paraît évident, c’est que les climatologues réchauffistes simplifient fortement le rôle de l’océan (et de l’hydrosphère), tout simplement parce qu’on ne sait pas quantifier exactement ce qui s’y passe. Ils se basent sur des hypothèses et des estimations à la grosse louche.

Ce n’est pas la modestie qui les étouffe… mais c’est cela la « science climatique » comme le dit miniTax.

78.  the fritz | 15/01/2010 @ 18:15 Répondre à ce commentaire

Laurent (#69),
Je sais que c’est à la mode de tout remettre en cause en ce moment; mais, dire que
Auquel cas, l’augmentation actuelle de concentration globale ( de CO2) reflète bien l’augmentation de température des couches supérieures des océans (et le bilan d’échange).
me semble un peu exagéré ; 0,7°C d’augmentation de la température de surface (Combien pour les SST?)pour 100 ppm de plus , alors que pour les glaciations , ce sont 5°C ( peut-être plus), pour 80 ppm;

79.  Laurent | 15/01/2010 @ 18:31 Répondre à ce commentaire

the fritz (#78),

Fritz… comparer des valeurs absolues issues de carottes glaciaires aux pôles et des mesures atmosphériques loin de pôles, c’est comparer des poires et des bananes.
La paleoclimatologie glaciaire descriptive, j’achète… la même quantitative, beaucoup moins…
Je le répète. Maintenant qu’on a de vrais moyens de mesure globaux, attendons de collecter des séries suffisamment longues, et on pourra en dire plus.

Quand aux hypothèses que je présente, ce ne sont que des hypothèses (et méritent d’être envisagées, même pour les jeter après)… et je maintiens qu’en l’état actuel des connaissances, elles valent autant que les autres.

80.  Manu95 | 15/01/2010 @ 18:45 Répondre à ce commentaire

Cela ne vous semble pas bizarre que l’on nous assomme de t° au dixième de degré, de niveau des mers en mm, de teneur en CO2 au ppm près, comme si tout était idéal et uniforme à la surface du globe et dans la troposphère et parfaitement connu.

Cela me laisse tout à fait perplexe et sceptique. À la fin du compte j’aurais tendance à dire que ce n’est qu’un vaste foutage de gueule, qu’on nous prend vraiment pour des idiots sourds, aveugles et incapables de penser par nous-mêmes.

81.  joletaxi | 15/01/2010 @ 19:20 Répondre à ce commentaire

@80 Manu95
vous oubliez le rôle, que je persiste à croire crucial, de la stratosphère et des hautes couches dont on ne sait pratiquement rien

82.  Redbaron 17 | 15/01/2010 @ 19:28 Répondre à ce commentaire

Lu sur le blog « Biosphère »

L’analyse des isotopes du carbone excédentaire dans l’atmosphère montre qu’il s’agit de carbone principalement issu des ressources fossiles. Enfin, à la fin des années 1990, une très légère diminution de l’oxygène présent dans l’atmosphère a été mise en évidence, validant une bonne fois pour toutes que l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère était bel et bien due à un processus de combustion consommateur d’oxygène.

Que peut-on répondre à ce genre d’âneries ???
Le coup, péremptoire, des isotopes… Y a-t-il vraiment moyen de reconnaitre le « bon » CO2 du « mauvais » ???
Minitax dit non… quel arguments…???

Merci d’une réponse…!!!

83.  Manu95 | 15/01/2010 @ 20:13 Répondre à ce commentaire

Redbaron 17 (#82),

Il y aurait effectivement moins de C14 dans le CO2 produit par les combustibles fossiles, d’où le rapport C14/C12 dans l’atmosphère devrait décroître légèrement si la proportion de CO2 anthropique augmente.
Mais là où je m’étonne c’est encore une fois sur la précision des mesures. L’incertitude doit être plutôt grande et probablement de l’ordre des quantités calculées.

Quant à la diminution de l’oxygène, c’est un gaz qui comme le CO2 se dissout dans l’eau et dégaze quand la température augmente et inversément. Les variations liées à la température doivent donc aussi être importantes. Aller ensuite déterminer avec une certaine précision une légère variation due à la combustion du C par l’homme me paraît bien utopique.
En gros, l’air c’est 80% d’azote, 20% d’oxygène et 0.04% de CO2 (dont 5% d’origine anthropique soit 0.002%). Il y a donc un rapport de 10000 à 1 entre l’oxygène et le CO2 anthropique.

Il est facile de tromper celui qui n’a pas les connaissances scientifiques suffisantes.

85.  Manu95 | 15/01/2010 @ 21:30 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#81),

Effectivement, mais la plupart des gaz se trouvent quand même dans la troposphère (90% de la masse en-dessous des 16 km, 50% en-dessous de 5.6 km).

Et l’atmosphère pèse bien peu par rapport à la Terre :

La masse de l’atmosphère est de 5 E15 tonnes soit 1/1 200 000 la masse de la Terre. D’après le National Center for Atmospheric Research, la « masse totale de l’atmosphère est de 5,1480 E18 kg avec une variation annuelle due à la vapeur d’eau de 1,2 à 1,5 E15 kg en fonction de l’utilisation des données sur la pression de surface et la vapeur d’eau. La masse moyenne de la vapeur d’eau est estimée à 1,27 E16 kg et la masse de l’air sec est de 5,1352 ±0,0003 E18 kg. »

dixit l’infâme Wicked Pédia (à laquelle je me sens de moins en moins enclin à contribuer) polluée par les écolo-fachistes.

86.  Abitbol | 15/01/2010 @ 22:07 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#83),

Je me répète sans doute, mais qui peut assurer que le CO2 contenu dans les bulles de glace des carottages arctique ou antarctique n’est pas dégradé au bout de quelques dizaines, quelques centaines ou quelques milliers d’années ???
Et comment distingue-t-on dans l’atmosphère actuelle le CO2 produit par les combustibles fossiles et celui qui ne l’est pas ???

87.  the fritz | 15/01/2010 @ 22:17 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#86),
Page 6 du lien , tu as le delta C13 des divers réservoirs ; il n’y a qu’une contribution des plantes , des sols ou des combustibles qui puisse expliquer la diminution du delta C13 enregistré pendant l’augmentation du taux pendant les dernières années; alors tu choisis

88.  Manu95 | 15/01/2010 @ 22:36 Répondre à ce commentaire

the fritz (#84),

Document intéressant, mais pas facile à lire, qui ne m’a guère convaincu quand je vois les références continues à Keeling, à l’IPCC et pour terminer en beauté l’inénarrable Jouzel.

Et pourtant j’ai eu dans une autre vie une licence ès sciences chimiques avec spécialisation en chimie minérale et un cours de Physique nucléaire comme option choisie en première licence. Je suis aussi bien au courant des problèmes de Défense NBC, mais cela est une autre histoire…

À vrai dire j’ai tellement lu de c.nneries sur le RCA ces derniers temps que je sature. Tout à l’air tellement déjà vu que je lis de plus en plus distraitement, même quand par chance c’est en français.

À 65 ans cette année, je n’espère guère voir le climat au-delà de 2020 si j’ai la (mal)chance de vivre jusque là. Il est plus probable que dans dix ans je serai parti en fumée en ayant laissé une dernière empreinte carbone 🙂 alors le climat dans 20 ou 30 ans…

89.  miniTAX | 15/01/2010 @ 23:05 Répondre à ce commentaire

Manu95 (#88), malgré sa langue de bois (du style « le dosage isotopique permet de » suivi de « sa précision ne permet pas de »), c’est pourtant un document de référence. On y a l’état de l’art des mécanismes utilisés et des ordres de grandeurs obtenus. Et surtout, si on s’en tient aux données et non aux commentaires dilatoires de l’auteur, on a la preuve que le dosage isotopique permet de conclure… rien du tout. Et si on n’est toujours pas convaincu, il suffit de consulter les graphiques du GIEC (en évitant là encore le blabla relativisant typique de la FARCE à chaque fois qu’elle a affaire aux données qui dérangent).

90.  Pierre-Ernest | 15/01/2010 @ 23:40 Répondre à ce commentaire

Pour ceux que ça intéresse, rien de mieux qu’une relation expérimentale entre les SST (température de surface de la mer) et la pCO2 (pression partielle de CO2 en ppm).
En voici un bon exemple :
référence
La pente est d’environ 8 ppm par degré, ce qui signifie que pour une variation de 5°C on doit observer une variation de CO2 d’environ 40 ppm

Mais attention : la courbe représente la variation quasi instantanée du CO2 dans la zone située en contact avec l’eau par rapport à la température de surface de l’eau.
En réalité, l’échange intéresse une couche de plusieurs dizaines de mètres d’eau, et non pas uniquement la surface, à cause des mouvements de cette eau (vagues, courants). Or, aussitôt que l’on descend, la solubilité du CO2 croît énormément.
Amusez-vous si vous le voulez, avec la manipulation d’algorithmes de calcul pour voir l’influence de la profondeur en mètres (pression en bars multipliée par 10) sur la solubilité du CO2. Vous allez être étonnés (Attention : la solubilité est calculée pour une pression partielle donnée, par exemple 1 bar = pression partielle au niveau de la mer si l’atmosphère ne contenait que du CO2).
Cette relation est donc seulement à peu près valable pour l’eau qui s’enfonce dans les couches profondes en partant de la surface.
L’eau qui vient des profondeurs (upwelling) contient beaucoup plus de CO2. C’est ce qu’on observe dans la zone du Pacifique Sud au large des côtes où on a mesuré jusqu’à 1000 ppm de pCO2. Comme le cycle du transfert complet de l’eau dans la mer dure environ 1000 ans (à 200 ans près) on pourrait en conclure que la teneur atmosphérique en CO2 était de 1000 ppm il y a 1000 ans au moment où cette eau s’est enfoncée vers les profondeurs abyssales. Je suis sûr que c’est ce que les adeptes du RCA n’hésiteraient pas à affirmer si ça allait dans le sens de leur théorie. (Heureusement, ça va juste dans l’autre sens).
Plus modestement, on dira que la teneur en CO2 de l’eau de mer dépend aussi d’autres facteurs dont les facteurs biologiques et les échanges avec les sédiments, et que c’est décidément très compliqué et hors de portée des moyens actuels…

91.  Manu95 | 15/01/2010 @ 23:42 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#89),

A la page 6 du document PDF (qui fait de nombreuses références au Vol.1 indisponible sur le site de l’IAEA) je lis :

« Cette manière de présenter un mélange à deux composants est appelé un “Keeling plot” (d’après C.D. Keeling, 1958). Elle est couramment utilisée dans les recherches sur l’atmosphère : la qualité de l’ajustement linéaire indique si l’approximation à deux composants est valide, et dans ce cas, l’intersection de l’ajustement donne directement la valeur 13d du composé ajouté.  »

A noter la référence à Keeling, 1958 ! Un document vieux de 50 ans et ailleurs au rapport IPCC de 2001.
J’adore le « Keeling p(l)ot ». Si l’ajustement n’est pas bon il suffit de touiller un peu plus dans le pot et alors, oh miracle ! ça marche… on obtient ce que l’on veut…

Cook the data ! Mais cela on connaît…

92.  Manu95 | 16/01/2010 @ 1:08 Répondre à ce commentaire

Pierre-Ernest (#90),

J’ai lu la première moitié du document et survolé le reste.
Cette étude en jette mais montre aussi combien ces mesures sont difficiles, les calculs complexes et les approximations et hypothèses faites.
La couverture des océans étant fort imparfaite, c’est encore une fois du beau blabla qui corrobore ce que l’on savait déjà plus ou moins.

Voilà à quoi sert l’argent des con-tribuables ? A financer des recherches qui assurent de belles carrières aux chercheurs, mais encore ?

93.  Araucan | 16/01/2010 @ 1:43 Répondre à ce commentaire

Pierre-Ernest (#90),

La pCO2 de l’air ou de la couche de surface de l’océan ?

94.  MichelLN35 | 16/01/2010 @ 9:57 Répondre à ce commentaire

Pierre-Ernest (#90),
C’est exactement le genre de graphique « expérimental » que je signalais sur ce fil au N° 48 en donnant l’adresse de Jennifer Marohasy.

En outre il y avait dans ce travail un autre graph sur la relation entre LOD (Length of the day) et SST qui me semble avoir de l’avenir. Mme Cazenave signalée par Courtillot travaille dans ce domaine.

Fondamentalement, l’énergie qui nous vient du soleil n’est pas seulement radiative (lumière) mais aussi gravitationnelle avec perturbations par les planètes lourdes et modulation des magnétismes solaire et terrestre. Les courants marins pourraient en dépendre. La vitesse de rotation à l’équateur est de l’ordre de 1600 km/heure. Une variation même de quelques millisecondes doit avoir un effet sur les circulations marines de profondeur et de surface.

Araucan (#93),
Même question

95.  Pierre-Ernest | 16/01/2010 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

Araucan (#93)
Ça n’est pas explicite dans le texte, mais il semble que ce soit la pCO2 dans la couche supérieure de l’océan.
A l’équilibre, ces 2 valeurs doivent être les mêmes. En réalité, elle se suivent avec retard, selon le sens global du CO2 (dissolution ou émission).

96.  miniTAX | 16/01/2010 @ 11:47 Répondre à ce commentaire

La vitesse de rotation à l’équateur est de l’ordre de 1600 km/heure. Une variation même de quelques millisecondes doit avoir un effet sur les circulations marines de profondeur et de surface.

MichelLN35 (#94),
La rotation de Terre décélère depuis des centaines de millions d’années, de qq centaines de ms/an !
Ce qui est intéressant à remarquer, cf Morner, c’est que si le niveau des mers augmente, elle devrait décélérer plus, comme quand un patineur écarte les bras (droite pointillé rouge). Or elle décélère moins (droite verte). Encore une vérité qui dérange pour la FARCE.
Ceci dit, l’influence de la rotation sur les circulations marines, bof bof… Regardez plutôt du côté des cycles lunaires, notamment les noeuds orbitaux lunaires de période 18,6 ans.

97.  MichelLN35 | 18/01/2010 @ 15:22 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#96),
Je faisais allusion à ceci : Long Term Variations in the Length of
Day and Climatic Change
de Kurt Lamberg et Anny Cazenave dans Geophys. J. R. aslr. SOC(.1 976) 46,555-573 où l’on voit des oscillations de l’ordre de 80 ans dont l’amplitude de 5-7 millisecondes par jour sont assez bien suivies par diverses variations de paramètres climatiques entre 1810 et 1970.

Je ne sais ce que ça vaut mais c’est falsifiable, ça a le mérite d’intégrer plusieurs principes de la géophysique et du système solaire.

Qu’en pensez-vous ? moi je parierais bien là-dessus pour le futur. Mais conviendrait aussi de voir les relations qui ont été proposées il y a quelques mois avec les cycles lunaires par Anthony Watts de WUWT et que je n’ai pas bien suivies.

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