Ville ou campagne ?

Une autre façon de considérer les villes, sous un certain angle … même si la conclusion est convenue.

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Durabilité des mégapoles

NEW YORK – Pour la plupart des gens, les grandes villes densément peuplées sont des cauchemars écologiques, avec leurs zones de béton, leurs déchets, leurs gaz d’échappement diesel et leurs embouteillages, mais par rapport à d’autres espaces habités, ce sont des modèles d’éco-responsabilité. Aux termes des normes environnementales les plus importantes, New York est la communauté la plus verte qui soit aux Etats-Unis, la seule des villes américaines qui ne soit pas loin de satisfaire aux normes fixées partout ailleurs.

Un New-Yorkais émet en moyenne 7,1 tonnes de gaz à effet de serre par an. Il dépasse les 5,6 tonnes émises par un Suédois, mais n’atteint pas 30% de la moyenne américaine, qui est de 24,5 tonnes. A Manhattan, la circonscription la plus peuplée des cinq circonscriptions de la ville, les résidents en rejettent moins encore.

C’est dans son extrême densité que New York puise sa relative propension à l’écologie. Avec environ 25 869 habitants au kilomètre carré, Manhattan est plus de 800 fois plus peuplée que l’ensemble des Etats-Unis et près de 30 fois plus que Los Angeles. Cette densité a non seulement pour effet de réduire les distances des trajets quotidiens et les occasions de consommation irresponsable, mais de forcer la majorité des gens à vivre dans l’un des types d’habitation les plus intrinsèquement économes en énergie: l’immeuble.

Individuellement, les New-Yorkais sont ceux qui utilisent le moins d’eau, brûlent le moins d’énergies fossiles et jettent le moins de déchets solides. L’usage domestique qu’ils font de l’électricité est également plus bas: 4 696 kilowatt heures par an, tandis que Dallas (Texas) en consomme 16 116 kilowatt heures. Surtout, la forte concentration de leur population et leur réseau public de transports très développé permet à la majorité d’entre eux de vivre sans voiture, un renoncement inimaginable dans tout le reste du pays ou presque. 82% des employés de Manhattan vont au travail à pied, à vélo ou en transports en commun. Ce pourcentage est 10 fois celui de la moyenne nationale, huit fois celui des salariés du comté de Los Angeles, et 16 fois celui des habitants de l’agglomération d’Atlanta.

A une conférence sur l’environnement en 2008, j’étais placé à côté d’un d'investisseur qui s’est d’abord montré sceptique quand je lui ai expliqué que les New-Yorkais affectent bien moins la qualité environnementale que le reste des Américains. “Mais c’est uniquement parce qu’ils sont tous entassés,” m’a-t-il dit.

Exactement. Mais il a alors entrepris de dénigrer les économies d’énergie des New-Yorkais, en les qualifiant d’“inconscientes,” comme si l’intention comptait davantage que les résultats. Il vaut mieux, en fait, faire des économies machinalement, plutôt que d’avoir recours à la contrainte, ou à de quelconques engagements formels.

Un expert en énergie, à qui je demandais pourquoi la consommation d’énergie était tellement plus basse en Europe qu’aux Etats-Unis, m’a répondu, “Il n’y a ni mystère, ni miracle technologique derrière ce phénomène. Les Européens sont plus enclins à vivre dans des grosses villes et moins enclins à avoir des voitures.” Dans les villes européennes comme à Manhattan, les économies les plus importantes vont de soi. Et pour les mêmes raisons.

La Chine et d’autres pays non-occidentaux s’urbanisent rapidement. Autrement dit, leurs populations migrent massivement des campagnes vers
les villes. Cette tendance, qui s’amorce au niveau mondial depuis des décennies, est souvent vilipendée par les écologistes américains, qui
préféreraient voir un mouvement inverse, vers “la terre.”

Mais l’urbanisation est une bonne chose normalement, pour ceux qui rallient les villes, comme pour la civilisation d’une manière générale. Les familles de citadins prennent moins de place, dégradent moins les écosystèmes menacés, brûlent moins de combustibles, nouent des liens sociaux plus étroits avec davantage de personnes, et surtout, font moins d’enfants, puisqu’il est économiquement moins nécessaire d’être une famille nombreuse dans des zones densément peuplées qu’il ne l’est dans des zones agricoles à faible rendement.

La population mondiale sera vraisemblablement de 9 milliards d’ici 2042. Cela multiplie par sept la population actuelle des Etats-Unis, ou le total des populations de l’Inde et de la Chine d’aujourd’hui. S’il nous faut pourvoir aux besoins d’un monde de cette taille-là, la croissance devra presque exclusivement venir des villes.

Malheureusement, les tendances mondiales sont nombreuses à s’inverser. Des régions du monde qui se passaient très bien des voitures jusqu’ici, tombent aujourd’hui sous leur dépendance. En Chine, la troupe des titulaires du permis de conduire augmente à une allure exponentielle, et l’Inde développe depuis dix ans un projet autoroutier sans précédent, de 6 000 kilomètres de long, baptisé le Golden Quadrilateral, et conçu pour relier les quatre principales villes du pays, avec un réseau très complet de dessertes.

Toutes ces nouvelles autoroutes, auxquelles vient s’ajouter la toute nouvelle “voiture du peuple”, la Tata Nano à 2 500 dollars, ne font qu’annoncer une catastrophe écologique, économique et culturelle. Si le passé des Etats-Unis, lourd de débauche d’énergie et d’émissions, démontre quoi que ce soit, c’est le fait qu’une société dépendante de la voiture est beaucoup plus facile à construire qu’à déconstruire. Il est relativement simple de convertir des marcheurs, des cyclistes et des usagers des transports en commun à la voiture. Il suffit d’un peu d’argent, de rêves d’autonomie et de statut social, et d’aveuglement, délibéré ou inconscient, à l’égard de l’avenir.

Convertir un automobiliste aux transports en commun, au vélo et à la marche s’avère beaucoup plus difficile, car la voiture n’est qu’un épiphénomène. Le danger, c’est l’efficacité inhérente au mode de vie que les voitures rendent à la fois possible et nécessaire, et à la prolifération d’équipements superflus favorisée par les hauts niveaux de mobilité mécanisée individuelle des sociétés prospères.

Tôt ou tard, quoi que l’on fasse, le monde sera à court de pétrole à bon marché. Les pays en pleine expansion auront intérêt à investir leur nouvelle richesse dans des modes de vie qui pourront survivre à cette limite inéluctable, plutôt que de miser sur un avenir sans avenir. Il est plus facile de ne pas se jeter du haut d’une falaise que de se raviser une fois qu’on a sauté.

David Owen est l’auteur de Green Metropolis: Why Living Smaller, Living Closer, and Driving Less are the Keys to Sustainability, qui vient de paraître.

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1.  Electron | 20/10/2010 @ 15:06 Répondre à ce commentaire

Cet article rejoint deux idées fortes que j’ai déjà émis sur ce site:
– Le vrai écolo vit dans un appartement , de préférence exigu , au centre d’une grande ville
– mieux encore, l’écologiste héroique se doit d’envisager sérieusement le suicide mais, bien sur, cela n’est pour l’instant que l’apanage d’une élite très restreinte

En tous cas, je vis dans une grande maison en rase cambrousse, est -il nécessaire de préciser que je ne suis pas écologiste ? 😆

2.  andqui | 20/10/2010 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

Mesurer la contribution écologique à la quantité de GES émise doit, ici, nous faire rire. Cette mesure est du plus grand comique.

3.  Murps | 20/10/2010 @ 18:06 Répondre à ce commentaire

Le ton professoral et la forme pseudo-scientifique de cet article ne doivent pas nous leurrer : on nous demande de haïr des symboles : la voiture, les dépenses d’énergie, d’eau… la société moderne en quelque sorte, et son « modèle consumériste ».

Certaines phrases sont « collectors » :

réduire les distances des trajets quotidiens et les occasions de consommation irresponsable,

La « consommation irresponsable ».
J’adore !

Les familles de citadins prennent moins de place, […/…], et surtout, font moins d’enfants,

Voila un véritable projet de société : faire chuter la natalité des pays industrialisés !

Tôt ou tard, quoi que l’on fasse, le monde sera à court de pétrole à bon marché.

Il suffit de l’écrire pour que ce soit vrai, épissétout !
🙂

Bon je vous laisse tous : je vais prendre ma voiture irresponsablement pour aller chercher un de mes gosses irresponsablements conçus à l’école de musique municipale…
😉

4.  Patrick Bousquet de Rouvex | 20/10/2010 @ 18:08 Répondre à ce commentaire

Je vis à la campagne dans plus de 200 m² (enfin, vivrai, car les travaux sont loin d’être terminés…) et je pense vivre néanmoins de façon écologique. Pourtant, quelqu’un qui vit en ville émet moins de CO2. c’est probablement vrai. Je rejoins mes camarades ci-dessus pour dire qu’il n’y a aucun rapport entre l’écologie et le fait de ne pas émettre de GES !

5.  M | 20/10/2010 @ 18:43 Répondre à ce commentaire

A suivre cette logique, tout le monde devrait vivre dans des mégapoles y compris les agriculteurs et les ouvriers des usines.

Il faudrait donc mettre aussi les usines dans les villes et pourquoi pas les champs et le bétail, tant qu’on y est.
Il y a bien la solution des « kolkhoz » où les esclaves ouvriers seraient logés dans les usines et les fermes au-dessus des étables et des ateliers, le tout étant entouré de barbelés et de miradors.

6.  jean l | 20/10/2010 @ 18:53 Répondre à ce commentaire

La première partie de l’article – mégalopoles + écolo que petits villages comme dans le « bon vieux temps » – relève plus du constat que de l’idéologie, et il est certainement utile de redresser une idée reçue. Mais ça ne m’empêchera pas de continuer à habiter la cambrousse. La seconde partie – société de l’automobile comme le mal absolu – est en revanche de l’idéologie en barre (de plomb).

7.  brennec | 20/10/2010 @ 19:47 Répondre à ce commentaire

L’auteur ne dit pas comment sont obtenus les chiffres de consommation pour les new yorkais. Son article semble être en fait un plaidoyer pour les politiques de restriction de l’étalement urbain, celles destinées a provoquer un report modal pour le transport..etc lesquelles commencent a être remises en question aux états unis.
Comme on peut le constater a Paris, les obstacles mis aux transports n’ont pas diminué la pollution pour diverses raisons, dont l’une concerne les livraisons qui avant se faisaient par camion, lesquels ont été remplacés par de nombreuses camionnettes… la diminution du nombre de voitures (due a ceux qui renoncent a circuler dans paris) est compensée largement par l’augmentation des temps de parcours. A terme la conséquence en sera aussi le départ des entreprises, la diminution de la fréquentation par les banlieusards des théâtres, cinémas, restaurants et autres lieux culturels. L’idée selon laquelle un appartement consomme moins d’énergie qu’une maison individuelle est démentie par les études qu’en ont fait les australiens, non pas a partir d’un ‘audit énergétique’ mais tout simplement a partir des factures des fournisseurs d’énergie. Quoi qu’il en soit je mets ci-dessous un lien pour ceux qui voudraient entendre un son de cloche différent.

http://www.objectifliberte.fr/.....emain.html

8.  yvesdemars | 20/10/2010 @ 20:08 Répondre à ce commentaire

oui mais vu le prix du m2 à Manhattan ce n’est pas à la portée du premier venu.
Ce bilan est biaisé car il ne prend pas en compte les banlieusards qui viennent tous les jours pour travailler, car les emplois sont localisés en ville et beaucoup utilisent au moins partiellement leur voiture
au passage Jim Hansen habite à 120 km de NYC et vient tous les jours … en voiture … bel exemple !!

9.  Araucan | 20/10/2010 @ 22:20 Répondre à ce commentaire

brennec (#7),

L’article que vous citez est très intéressant (à tel point que l’on se demande pourquoi prendre les transports en commun … 🙂 ).
L’intérêt de l’article ci-dessus est très critiquable pour tous les points cités dans votre référence et certains qu’il faut clarifier …
– la question du temps de transport (par rapport à une durée jugée supportable)
– mais aussi les conditions dans ces transports
– la fréquence disponible
– le parking à l’arrivée
– ce qui doit être transporté (cas des courses en centre ville).
Les livraisons méritent à elles-seules des développements particuliers.

Mais aussi le fait que tout le monde ne peut vivre en centre ville (ne serait-ce que parce que tous les services ne seront pas partout …) ! Et la vie en centre ville du fait du coût des logements est le fait de populations qui peuvent soit se le payer, soit vivent dans peu d’espace mais profitent du reste (choix personnel) ou vivent dans peu d’espace en attendant de pouvoir aller ailleurs (centre ville subi).

Enfin la question des GES est à regarder de plus près (ce n’est pas le seul aspect à prendre en compte). Dans un monde idéal, le chauffage serait optimisé (et la climatisation aussi), ville et campagnes (ou plutôt zones pavillonnaires) devraient être équivalentes. Pour l’accès au travail (sauf exceptions) ou l’accès aux services, les campagnes ou zones pavillonnaires y perdent, auto ou transports en commun ou livraisons… pour l’égalité d’accès.

Un temps d’accès au travail court est devenu un luxe … ou un hasard heureux.

Il y a aussi les choix de vie !

10.  MON810 | 20/10/2010 @ 23:20 Répondre à ce commentaire

Mon cher Araucan,

Mais si, tout le monde peut vivre en centre ville. Lorsqu’à la fin du film TOUT le monde est agglutiné en centre ville, ça s’appelle un trou noir ! 😉

11.  XLM | 21/10/2010 @ 1:35 Répondre à ce commentaire

@Electron1
« est -il nécessaire de préciser que je ne suis pas écologiste ? »

Vous dites cela avec une telle fierté…mais en êtes vous sur ?
Prenons la définition wikipédia:
« Un écologiste est un partisan de l’écologisme, c’est-à-dire un courant de pensée respectueux des équilibres naturels, qui promeut la préservation de l’environnement, des sociétés et des ressources naturelles contre les ravages de la société industrielle.  »

Si vous pensez que le CC n’altère pas l’environnement, les ressources naturelles et les sociétés, alors il n’y a pas de contradiction entre habiter une grande maison campagnarde et être écologiste.
Si vous pensez que le nucléaire n’altère pas l’environnement non plus, alors laisser les lumières allumées n’est pas anti-écologiste.

Cherchez vous à avoir un comportement ne portant pas atteinte à votre environnement selon vous ? Quiconque répond à cette question honnêtement par la positive est écologiste. Si vous ne jetez pas vos piles usagées dans la rivière du coin c’est déjà un signe.

Après que vous vous fichiez un peu des déversements de mercure en Guyane quand vous achetez une bague c’est autre chose. On achète bien certains produits fabriqué par des gamins de 6 ans sans être (à priori) pour le travail des enfants, on consomme bien de la viande provenant de centre où le traitement animalier est plus que douteux sans être (à priori) pour la torture des animaux…
On ne sait pas trop, et puis c’est loin, c’est même pas sur d’ailleurs, et puis ya d’autres problèmes, et puis c’est la vie, et puis ça a toujours existé, et puis c’est pas nous qu’allons changer quelque chose, et puis si les chinois font rien de toute façon, et puis si c’est pas nous ça sera quelqu’un d’autres.

Je le sais, je le fais.
J’achète asiatique , j’adore le foi gras,
je roule en scenic, prend l’avion tout les mois.

Je ne cache pourtant pas de petits esclaves dans ma cave, je ne torture pas les chats, je ne crache pas ma fumée sur mon voisin, je ne noie pas de Bangladais (si évidemment le CC avait cette conséquence hein…)

On est tous écologistes, mais pas forcément idéologues.
Notre mode de vie n’est pas négociable, mais si une amélioration est possible à coté, alors pourquoi pas…

Tout ca pour dire que je respecte les véritables écolos et que je méprise profondément les faux écolos hypocrites et moralisateur.

12.  andqui | 21/10/2010 @ 5:00 Répondre à ce commentaire

MON810 (#10),
Un trou noir, dites-vous? C’est troublant!

13.  François | 21/10/2010 @ 7:44 Répondre à ce commentaire

Il faut densifier au maximum, voila donc la solution. La ville du futur type Blade Runner ou 5è Element, très réjouissant comme avenir…
Le fameux boulot, métro, dodo comme idéal de vie.

Résultat paradoxal où comment l’écolo parfait est un citadin vivant entre des murs de béton ou derrière des vitres, se déplaçant sous terre, respirant de l’air conditionné et n’ayant plus aucun contact direct avec la nature.

L’écolo parfait aurait tout de même un droit à polluer sous forme de quota de CO2 émit qu’il dépenserait pour partir en vacances à Jerba-ville en club avec piscine chauffée à l’énergie solaire.

14.  miniTAX | 21/10/2010 @ 8:51 Répondre à ce commentaire

Mesurer la contribution écologique à la quantité de GES émise doit, ici, nous faire rire.

andqui (#2), c’est pas sûr que les écolos comprennent l’ironie de la chose. Alors il faut réexpliquer : un Américain émet 30x plus de CO2, qu’un Ethiopien, CO2 qui est le premier aliment pour les plantes càd la base de la chaîne écologique. Donc sa « contribution écologique » est 20x plus que celle d’un Ethiopien. Taxons ces salauds d’Ethiopiens qui n’en foutent pas une rame pour l’environnement.

15.  M | 21/10/2010 @ 9:18 Répondre à ce commentaire

Ce n’est pas plutôt ?
CO2 qui est le premier aliment pour les plantes càd la base de la chaîne écologique alimentaire.

16.  Myke | 21/10/2010 @ 10:01 Répondre à ce commentaire

Ce genre de vieille lune revient périodiquement. Tapez donc « Newman et Kenworthy » sur google. Vous trouverez en n+p+q exemplaires le fameux graphique dont on nous rebat les yeux depuis plus de vingt ans. Tiens par exemple http://www.x-environnement.org.....mitstart=6
page 7 (le graphe date de 1989 et non 1999 comme indiqué par erreur). Conclusion : il vaut mieux habiter Hong Kong que Sydney ou Houston. Perso, mon choix est vite fait.

17.  Laterjuju | 21/10/2010 @ 10:27 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#13),
Essaye pas d expliquer les trucs auxquels tu comprends que dale miniTAX… Tu te ridiculises tout seul… Resumer l ecologie a la productivite primaire n a juste aucun sens…

18.  PapyJako | 21/10/2010 @ 10:40 Répondre à ce commentaire

Laterjuju (#16),

Essaye pas d expliquer les trucs auxquels tu comprends que dale miniTAX… Tu te ridiculises tout seul…

Laterjuju, lui, comprend … 😆
et ne se ridiculise pas … 😀 😀

19.  Rofic | 21/10/2010 @ 13:57 Répondre à ce commentaire

Analyse parfaitement sotte, qui oublie de considérer l’écosystème entier: le New Yorkais ne cultive quasiment rien, ne produit que peu de produits industriels, et pourtant il en consomme abondamment. Il croit pafois ainsi s’exonérer à bon compte des émissions de CO2 produites PAR les autres mais POUR lui.

New York est en revanche une métropole où le poids du secteur tertiaire est écrasant. De façon cocasse, c’est même la capitale mondiale de la spéculation des valeurs à haute teneur en émissions de CO2. C’est aussi la Mecque des bobos. De ceux qui ne jurent que par les « écogestes » dont la portée est insignifiante et qui polluent plus souvent qu’à leur tour.

20.  piloteman | 21/10/2010 @ 14:04 Répondre à ce commentaire

J’attends toujours qu’on attribue le prix Nobel de l’écologie aux chiffonniers du Caire qui sont les citoyens les plus éco responsables de la planète. un activiste de Greenpeace ou du WWF n’arrive pas au quart de la moitié de la cheville de l’un d’entre eux.
Il serait temps que l’on fasse des charters éco touristes pour aller visiter ce haut lieu du développement durable planétaire et qu’on aille s’incliner comme il se doit devant nos nouveaux Gourous.

21.  Myke | 21/10/2010 @ 15:28 Répondre à ce commentaire

Rofic (#18),
Remarque très judicieuse, qui peut aussi s’appliquer à tout ensemble plus vaste, et donc à la planète. Les Chinois font remarquer non sans raison que le CO2 qu’ils émettent est pour une part destiné à pourvoir aux besoins de nous autres vertueux occidentaux. Nous émettons par procuration, comme le New-Yorkais en question.
Bon, chacun fait ce qu’il veut. Ce qui est irritant, ce sont ces gens qui nous font la morale et s’érigent en exemple. On pourrait leur adresser la réprimande classique faite aux gamins « et si tout le monde en faisait autant ! »

22.  Fabge02 | 21/10/2010 @ 16:07 Répondre à ce commentaire

L’article n’est point sot : au point de vue chauffage, la maison individuelle est extrêmement plus dispendieuse par personne qu’un appartement, parce que d’autres appartements l’isolent de l’air libre. On pourrait multiplier les exemples quasiment à l’infini, les villes sont vraiment plus durables que les campagnes où chaque couple est obligé d’avoir deux voitures, j’en sais quelque chose.
Et pourtant… avoir les oiseaux qui piaillent dans le jardin quand vous rentrez, fouler le gazon et faire un tour de jardin pour voir où en est l’automne…
C’est une question de choix, c’est tout.

23.  julien | 21/10/2010 @ 19:09 Répondre à ce commentaire

C’est un bon article mais qui ne nous apprend rien et qui ne réinvente pas la roue non plus: évidement plus on entasse les gens plus c’est « écologique » en termes d’économies d’énergies:

– moins de mètres cubes à chauffer (delta de température par rapport a l’extérieur)
– moins de distances a parcourir pour effectuer les actes quotidiens de la vie (travailler, faire ses courses, ect..)
– économies d’échelles pour le traitement de l’eau (des tuyaux plus longs entrainent plus de pertes et font chutter la qualité sanitaire de l’eau…)

Ceci dit, les villes francaises pourraient êtres mieux:

– pas de planning global effectué depuis… l’époque de napoléon. Ce qui est relativement mauvais pour la circulation (bruit.. polution a proximité directe des habitations..) car les villes ne sont pas prévues pour la circulation automobile. Elles ne sont pas prévues non plus pour les transports en commun remarque, ceux ci tentent de se greffer sur l’espace urbain comme ils le peuvent (en particulier trains régionnaux/tramway et bus-les métros n’ont pas ce problème)..
– pas de chauffage urbain -eau chaude- centralisé (ceux ci permettent aux autoritées locales de controler le mode de chauffage directement, et non par des mécanismes incitatifs détournés, du style exonérations d’impots vis à vis des particuliers). En plus des économies d’échelle peuvent être réalisées simplement lorsque le chauffage urbain est centralisé.
– pas de logements abordables (ce qui rejette de plus en plus de monde loin des villes, en particulier les classes moyennes, malgrés eux -flagrant à paris-).

En fait, si ce n’était que moi (humm!), il faudrait tout remettre à plat et reconstruire.

– habitations en tours en forme d’héxagone (plus de volume et moins de surface d’échange avec l’extérieur, donc économies en termes de constructions, quantité de matériaux utilisés ect… en plus du fait que les structures héxagonales sont mécaniquement plus résistantes que les structures carrées).
– monorails automatiques et électriques pour les transports de personnes.. mais peut être pas en léviation-magnétiques tout de même. Il faut rester pragmatique… Allez hop je te mettrai un monorail par rue.. facile à dire.. 🙂 Ou un métro par rue.

D’ailleurs, pourquoi on a besoin de rues en asphalte? Parceque la pression par cm2 d’un véhicule est trop forte pour que le terrain puisse porter un camion/automobile lui même? Ceci serait facilement changeable en utilisant plus de surface de contact entre le véhicule et le sol: chenilles?

Les canaux ne sont pas mauvais non plus pour le transport de marchandises (péniches..?).

Bref, je peux toujours rêver.. (ce n’est heureusement pas encore interdit!).

24.  lemiere jacques | 21/10/2010 @ 19:55 Répondre à ce commentaire

Non je suis de l’avis de rofic…on ne peut raisonner que dans un systeme entier il ne peut pas y avoir QUE des villes…et le simple argent dont dispose une a un poids ecologique…
ceci dit ça part d’un constat assez simple si on a des gens à loger…et qui’il est loisible de choisir comment …ben il est possible que des immeubles collectifs et un habitat dense soit moins energievore…
mais il est évident que pour qu’il y ait tant d’urbains.. la productivité agricole doit d’abord avoir explosé….mécanisation etc…

dans un autre genre ça me fait penser au commerce equitable …que ce passerait il si TOUT le monde faisait du commerce equitable??? ou si ce n’etait plus un secteur en expansion????

25.  lemiere jacques | 21/10/2010 @ 19:57 Répondre à ce commentaire

A chaque fois c’est pareil….pas de bilan global…

26.  Daniel | 21/10/2010 @ 20:42 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#24),
Dans les magasins « commerce équitable » les vendeurs et gérants sont des bénévoles non remunérés alors que tout travail mérite salaire …

27.  Patrick Bousquet de Rouvex | 21/10/2010 @ 22:43 Répondre à ce commentaire

Daniel (#26), Ils sont dans une démarche de charité, comme s’ils quêtaient pour les aveugles à la sortie de la messe ou s’ils allaient visiter les malades ou les prisonniers le dimanche : C’est les petits frères des pauvres producteurs…

28.  Antonio San | 22/10/2010 @ 4:56 Répondre à ce commentaire

Et Marielle Court du Figaro n’hesite pas a le dire:

Commandé par l’Europe à un groupe de travail piloté par l’économiste indien Pavan Sukhdev, le document, fruit de trois ans de travail, entend démontrer l’intérêt qu’il y a à évaluer ce que peut coûter la non-préservation de la biodiversité. Un travail inspiré par celui rendu en 2006 par Nicholas Stern sur le climat. «Cette nouvelle approche peut réinitialiser la boussole de l’économie et ouvrir une nouvelle ère dans laquelle la valeur des services de la nature est rendue visible et devient une composante explicite du processus de décision dans le monde politique comme dans le monde des affaires», a expliqué Pavan Sukhdev.

http://www.lefigaro.fr/environ.....ersite.php

L’ONU se positionne vers la biodiversite car le climat est en train de leur clauqer dans les pattes, a moins bien sur que ce soit le deuxieme volet de l’entreprise de redistribution…

29.  Antonio San | 22/10/2010 @ 5:00 Répondre à ce commentaire

Parlant de redistribution le Financial Post a decouvert le pot-aux-roses concernant le lobby ecolo US et son influence sur les sables bitumineux du Canada:

http://opinion.financialpost.c.....oil-sands/

Soros, Rockfeller, Kerry… cela rappelle les meileurs chapitres de la servitude climatique de Belouve!

30.  Scaletrans | 22/10/2010 @ 9:51 Répondre à ce commentaire

Antonio San (#29),

Très intéressant article qui est à mettre en relation avec les motivations des financiers de mouvements comme la Pisse Verte (Green Pisse !) et le WWF. Tout ça pue le TRES GROS pognon provenant de très grosses fortunes appartenant à des gens qui voudraient voir la population mondiale en-dessous de 500 millions (premier commandement inscrit sur la stèle malthusienne de Géorgie financée par la fondation Rockefeller).

31.  lemiere jacques | 22/10/2010 @ 11:14 Répondre à ce commentaire

Scaletrans (#30),
certes, mais la difference entre l’enfer et le paradis est bien mince, après tout le souhait que la population humaine se stabilise n’a rien de choquant en soi….lorsque cela devient un but c’est autre chose….
Mais s pour le moment, ce n’est que psalmodie . » il faudrait que on gaspille moins »… »il faudrait que la population mondiale diminue »…  » il faudrait que les gens aillent au boulot en vélo »..que les gens prennent moins l’avion » … « que les gens mangent moins de viande »…. et sinon c’est la fin du monde….et quand vous leur dites , soit pourquoi pas et que vous leur demandez comment faire….ils invoquent une autorité obscure qui imposerait cela aux gens…et quand vous leur demandez comment il se fait que leur vie est l’opposé de leurs souhaits ils invoquent l’absence d’autorité..
On a vraiment l’impression que les gens veulent pouvoir pretendre a avoir eu une vie vertueuse dans procès post mortem.. alors qu’ils n’auront fait que de verser des larmes hypocrites sur leur propres vices…

32.  Araucan | 22/10/2010 @ 22:00 Répondre à ce commentaire

Faut tout mettre …

33.  brennec | 23/10/2010 @ 9:33 Répondre à ce commentaire

julien (#23),
Une fois de plus il y a confusion entre coefficient d’isolation et consommation d’énergie. Quelques points: il est rare que le chauffage dans un immeuble soit parfaitement equilibré, s’il est collectif, pour avoir 19]° au rez de chaussée sur la façade nord, on a 22 ou 23 en haut sur la façade sud. Dans un immeuble, on ne réduit pas le chauffage dans la journée quand il n’y a personne… etc. L’étude australienne ne porte pas sur les coefficients d’isolation mais sur les facture énergétiques, et la conclusion est que la maison individuelle consomme moins. La vérité est que dans une maison individuelle l’occupant se sent entièrement responsable de sa consommation et cela suffit a faire la différence.

34.  julien | 23/10/2010 @ 10:34 Répondre à ce commentaire

brennec (#33), C’est sur que le coéfficient d’isolation n’a rien a voir avec la consomation d’énergie, vraiment la je suis content de la lecon. Merci.

35.  lemiere jacques | 23/10/2010 @ 11:44 Répondre à ce commentaire

oui et surtout on peut ajouter que bien évidemment..ça dépend du climat aussi pardi… mais il faut voir les choses autrement à moins point de vue..il faut intégrer les coûts de construction..la tecnologie choisie ou disponible….les deplacements… l’evacuation des dechets…la disponibilité du travail…. et bien sur pour un niveau de vie comparable….accès aux services loisirs etc….Le choix de la population d’habiter en ville vient que le travail s’y concentre…
on pourrait aussi faire la remarque que le developpement des zones pavillonnaires est un mangeur de terre agricole terrible…comment interger tout cela…sans tenter de faire un bilan global…?

Mais surtout …il ne peut y avoir des population urbaines independantes.. nous sommes toujours une civilisation agricole..on doit juste ajouter mecanisée…ce qui libere des gens du travail de la terre.et qui est la cause de l’augmentation de la population urbaine…
maintenant la moitié de la population mondiale vit dans les ville je crois….ce qui est lié directement à l’augmentation globale des rendements agricoles…

En clair quand on fait un bilan , il faut le faire sur un systeme qui présente une cohérence globale….dans une société nous sommes tous liés par l’argent qui est une forme de reconnaissance de dette et a ( normalement) une correspondance avec la richesse produite dans la société tout entiere….

Croyez vous qu’un rentier proxivore…ayant une maison super isolée soit plus….ecoloresponsable qu’un ouvrier????
D’ou vient son argent????l’argent a un poids écologique en somme… la richesse d’un pays est fortement corrélée à sa consommation d’énergie fossile….
En ce qui me concerne , et problematique rechauffiste mises à p art, ce genre de considerations est à l’origine de mon rejet de la taxe carbone que j’ai toujours trouvé non neutre socialement ( preuve en est que ces partisans se sont toujours sentis obligésd’en exclure pays pauvres et pauvres d’un pays)…

36.  Vincent | 23/10/2010 @ 16:40 Répondre à ce commentaire

A part quelques commentaires très limites (un peu trop nombreux à mon gout), votre site est intéressant.
Vincent

37.  Patrick Bousquet de Rouvex | 23/10/2010 @ 16:53 Répondre à ce commentaire

Vincent (#36), elle est placée où, la limite, selon vous ?

38.  Patrick Bousquet de Rouvex | 23/10/2010 @ 16:57 Répondre à ce commentaire

Vincent (#36), En tout cas, ce site est moins intéressant en ce moment, vous tombez mal, tout le monde a commencé d’hiberne ; allez voir les pages anciennes, du printemps et de l’été, il y a matière à réflexion !

39.  Patrick Bousquet de Rouvex | 23/10/2010 @ 16:59 Répondre à ce commentaire

hiberner

40.  Antonio San | 24/10/2010 @ 1:53 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#39),

« et dans Hiberner il y a berner. »
Jean Louis Borloooooooooooo

41.  Vincent | 24/10/2010 @ 12:20 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#37), Les comportements ici de certains sont analogues aux personnages cité dans cette vidéo

La limite, pour moi, est placée naturellement par le respect et l’honnête à autrui.
Votre question démontre que vous en avez pas, du moins qu’il pourrait y en avoir une mais que vous en ignorez son existence, ou tout simplement que vous en avez cure.

42.  Clem | 24/10/2010 @ 13:22 Répondre à ce commentaire

Vincent (#41),

Les comportements ici de certains sont analogues aux personnages cité dans cette vidéo

Oooh mais dites moi, il est amusant votre lien vers ce petit tribunal anti-courtillot-allègre. Huet, Legras, Broué, Plenel.. que du beau monde !

43.  Clem | 24/10/2010 @ 13:35 Répondre à ce commentaire

Un tribunal révolutionnaire pour juger le traître. Je suis plié.

44.  JG2433 | 24/10/2010 @ 14:53 Répondre à ce commentaire

Vincent (#41),

Les comportements ici de certains

Qui ?
Des noms, des noms !
Pour qu’ils soient bannis, explosés (no-pressure) une fois pour toutes ?

Pathétique.

45.  Electron | 25/10/2010 @ 15:47 Répondre à ce commentaire

Vincent (#41),
Dans cette vidéo, j’ai bien aimé le mathématicien qui explique très sérieusement l’importance des ondes gravitationnelles dans le fonctionnement de principe du GPS tout en critiquant Claude Allègre censé s’occuper de problème hors de sa compétence et auxquel il ne comprend rien. Vraiment très relaxant pour les zygomatiques 😆

46.  Patrick Bousquet de Rouvex | 25/10/2010 @ 18:46 Répondre à ce commentaire

Vincent (#41), Non, cela indique que j’ai les miennes et que les vôtres sont peut être différentes, simplement ; donc je voulais seulement des précisions sur les vôtres, point. Et évitez les jugements hâtifs, svp.

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