Le réchauffement au cours du 20e siècle est-il sans précédent ?

Merci à jmr pour la traduction de cet excellent article de Frank Lansner publié sur "HideTheDecline"


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Dans un récent article, j'ai estimé le réchauffement brut total dû au CO2 à environ 9,25 fois l'effet de réchauffement d'un seul doublement du CO2 :


 


La chaleur provenant d'un doublement du CO2 (la "sensibilité au CO2") a été estimée par le GIEC et J. Hansen à 3K ou même 6K, en incluant les rétroactions. Les 9,25  "doublements" du CO2 ne peuvent pas tous avoir un effet aussi important incluant les rétroactions, donc les conditions actuelles de la Terre doivent être extraordinairement sensibles à la chaleur (du moins selon le GIEC).

Proposition : cette proposition est-elle étayée par des preuves?

 

J'ai examiné les données de température de haute qualité des glaces de Vostok provenant des périodes interglaciaires du dernier demi-million d'années. Ces périodes chaudes sont la meilleure source terrestre que nous ayons pour étudier la dynamique du climat actuel sur la Terre. Nous sommes à la recherche d'autres hausses de température importantes de 3K à 6 K devant résulter uniquement de petites augmentations de température. Ci-après j'ai identifié toutes les augmentations de température à partir des données Vostok répondant aux critères suivants :

"La température au début de la période de croissance doit être d'au maximum 1 K en dessous de la température actuelle, indiquée par l'anomalie de -1K dans les données de Vostok. Ensuite, les périodes analysées doivent être d'au plus 300 ans (nous voulons mettre l'accent sur l'effet de réchauffement sur des intervalles de temps d'un siècle) et enfin, l'augmentation initiale de température du glaciaire à l'interglaciaire n'est pas incluse" :



Fig 3

96% de toutes les augmentations de température sont comprises entre environ 0 et 1,4 K, dans un seul cas (env. 1%), nous trouvons une augmentation de la température interglaciaire de presque 3K.

 Conclusion : Dans des conditions comparables aux présentes, les augmentations de température de 3 K sont vraiment très rares, tandis que les hausses de température plus faibles, de l'ordre de 1 K sont normales et très fréquentes.

Les périodes interglaciaires ne montrent aucun pic de température d'une amplitude supérieure à 3K. Si, en théorie, un réchauffement mineur de 0,5 à 1K devait conduire à un réchauffement 4-5-6 K en incluant les rétroactions, pourquoi n'y a t-il aucun pic de cette sorte dans les périodes interglaciaires précédentes ? Il y a énormément de pics de réchauffement de 1K (résultant de toutes sortes de mécanismes naturels) pour provoquer les rétroactions positives de grande amplitude que le GIEC et Hansen attendent.

Fig 4

 La moyenne des hausses de températures durant l’interglaciaire (à partir de ces critères de données) s’établit à un réchauffement de 0,65 K et dure 113 ans. En moyenne, ils commencent à -0,17 K et se terminent à +0,48 K. (Ces moyennes ne sont que partiellement dépendantes de ma définition des périodes interglaciaires – à moins que ma définition des périodes interglaciaires ne soit totalement fausse.)

 L'augmentation moyenne de la température à partir de ces données, de 0,65 K sur 113 ans, n'amène pas vraiment à considérer comme anormale l'augmentation de température actuelle de l'ordre de 0,6-0,7 K de 1900 à 2010 n'est-ce pas ?
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51.  M | 22/01/2011 @ 21:52 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#48),

Ce m contient une glace déposée sur 20 autour de 1801.

20 quoi ? Il manque un mot.

52.  lemiere jacques | 22/01/2011 @ 22:58 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#48),
ce ,’est pas mon propos en réalité, je veux juste savoir si on peut avoir une confirmation par une autre source..une espèce d’étalonnage…
En fait peut importe le processus de capture des bulles… on se doute bien intuitivement que ce n’est pas simple que durant longtemps les bulles diffusent ou je ne sais quoi…et là encore intuitivement on se dit que les bulles doievnt correspondre à une moye,,e sur une période longue ( ce qui masque d’eventuels cycles plus rapides etc..)….
En bref si la méthode marche c’est assez chanceux….
MAIS au bout du compte comment peut ont valider les observations? Sinon bien sur que par leur vraisemblance propre …du fait qu’on voit les cycles glaciaires dans ces données…
Je ne connais pas la question, mais sans confirmation toutes les observations me semblent sujettes à caution….
Et en somme comme pour mann superposant des donnéees de proxy et des temperatures…comment oser le faire pour la concentration en co2….
MAis je ne fais que demander..où touver les infos?

53.  Araucan | 22/01/2011 @ 23:36 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#52),

A ma connaissance, il n’y en a pas … Et pas sur, que les forages soient cohérents entre eux (à vérifier) …

54.  the fritz | 22/01/2011 @ 23:51 Répondre à ce commentaire

M (#51),
je traduis
Ce mètre contient une glace déposée sur 20 ans autour de 1801.

55.  the fritz | 23/01/2011 @ 0:31 Répondre à ce commentaire

Tout ce que vous voulez savoir sur les relations intimes entre le CO2 et les climats des périodes géologiques et que vous n’avez jamais osé demander
http://www.agu.org/meetings/fm.....A23A.shtml

Pour ceux qui arriveront jusqu’au bout, je me dis que si on fait appel à des données géologiques pour le moins imprécises, c’est qu’il faut vraiment manquer d’arguments physiques, car les seuls documents un petit peu précis concernant ces arguments géologiques sont les carottes glaciaires qui montrent que le CO2 est plutôt à la traîne des variations de température ; et puis j’ai bien aimé le graph avec les sensibilités climatiques et les teneurs en CO2 du Crétacé; cela montre clairement qu’on ne maîtrise ni l’un ni l’autre

56.  M | 23/01/2011 @ 0:55 Répondre à ce commentaire

the fritz (#54),
Merci !

J’hésitais entre « ans » et « mètres ».

Je me posais effectivement la question de savoir combien de cm de neige fraîche donnent 1 cm de glace, même à la pression atmosphérique ? En fait, cela dépend d’un tas de choses.

La densité de la neige fraîchement tombée est très variable. Cette variation dépend du type de cristaux favorisés par la température dans la couche où la neige se forme, et du vent qui est un facteur limitatif à leur croissance. De plus, la température de l’atmosphère variant avec l’altitude, on a généralement une variété de types de flocons. Finalement, la friction près du sol par le déplacement dû au vent va briser certains cristaux et ainsi modifier le rapport entre la masse des flocons et l’air contenu dans la congère.

Les statistiques donnent une moyenne de 110 kg par mètre cube, avec un écart type de 40 kg qui confirme le caractère dispersé de ce critère. Le rapport entre la hauteur d’eau dans un nivomètre provenant la masse de neige et la hauteur mesurée au sol de cette neige est ainsi souvent donné comme 1 mm pour 1 cm (rapport 1:10). Cependant, des études canadiennes et américaines montrent que ce rapport varie entre 1:3 (température très élevée) et 1:30 (temps très froid)

Neige – Wikipédia

57.  M | 23/01/2011 @ 6:58 Répondre à ce commentaire

M (#49),

Le marchand de sable n’ayant pas voulu passer, j’ai continué à travailler sur cette traduction de l’interview de Jaworovsky.

Après TAG (Trahison Assistée par Google), mon document de travail est déjà visible sur mon site canin le site de Rocky dans le dossier public share aux formats ODT et DOC, où la traduction très imparfaite en français suit le texte en anglais. C’est encore très brut de décoffrage à cette heure très matinale, mais je continue sur ma lancée et je compte bien publier la version finale ce dimanche encore.

Mon PC a été démarré il y a seulement 17 heures 😉

58.  Myke | 23/01/2011 @ 8:50 Répondre à ce commentaire

Patrick Bousquet de Rouvex (#42),
çà, c’est l’image d’Epinal. Chez nous et dans notre entourage, il en allait différemment. Maintenant, je vous donne raison sur un point : peut-être que les maisons de champagne ne souhaitent pas trop s’étendre sur les volumes de leurs « expéditions » pendant cette période sinistre. Mais il y a d’autres explications possibles.

59.  lemiere jacques | 23/01/2011 @ 13:58 Répondre à ce commentaire

the fritz (#55), merci

60.  lemiere jacques | 23/01/2011 @ 14:59 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#59), interessant ..mais là encore je ne vois pas comment comparer des données de concentration co2 geologique aux données actuelles…une espèce de résolution en temps resolution en temps…

61.  M | 24/01/2011 @ 5:08 Répondre à ce commentaire

Mission accomplie !

La traduction de l’interview de Jaworovski est en ligne sur le site de Roro. Tout se trouve dans le dossier public share
– un document bilingue de travail « jaworowski_interview-en+fr » aux formats ODT et DOC pour ceux qui voudraient vérifier /améliorer/critiquer ma traduction finale ci-dessous (biffer les mentions inutiles).
– le document complet « jaworowski_interview-fr » aux formats ODT, DOC et PDF.

Là dessus, je termine ma bouteille d’excellent Médoc, je mange un bout et je vais quand même essayer de me coucher avant le lever du soleil. 😆

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