Le Jour de la Terre, hier et aujourd’hui /1.

Voici la traduction de Marot d'un article paru en 2000 . Lien vers l'original ici.

NB : l’auteur emploie fréquemment le néologisme doomster de doom : ruine, catastrophe, mort et -ster tiré de gangster, bankster, les gens qui…Il a été rendu en français par catastrophiste.

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L'avenir de la planète n'a jamais été meilleur. Voici pourquoi.

Il ya trente ans, 20 millions d'Américains ont participé à la première Journée de la Terre le 22 avril 1970. La Cinquième Avenue à New York a été fermée aux automobiles pendant que 100.000 personnes étaient réunies pour des concerts, des conférences et du théâtre de rue. Plus de 2.000 collèges et universités à travers l'Amérique avaient suspendu leurs protestations contre la guerre (NdT : du Viet-Nam) pour se rassembler contre la pollution et la croissance démographique. Même le Congrès a suspendu ses réunions, reconnaissant que l'environnement était maintenant sur un même pied d'égalité politique que la maternité. Depuis ce premier Jour de la Terre, les célébrations ont encore grandi, quoiqu’un peu moins ostensibles. Les organisateurs du Jour de la Terre 2000, qui se tiendra le 22 avril, attendent 500 millions de personnes dans le monde entier pour participer des cérémonies, des ateliers et des démonstrations. Le thème de cette année est «l’énergie propre» et le maître de cérémonie pour la grande fête sur le Mall de Washington n'est autre que Leonardo Di Caprio.
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Le premier Jour de la Terre a été imaginé par Gaylord Nelson, sénateur démocrate du Wisconsin. C'était le bon moment. Nelson avait proposé un  groupe de discussion national sur l'environnement en septembre 1969 et seulement huit mois plus tard, tout était en place pour la plus importante manifestation nationale de l'histoire américaine. Des événements marquants comme la rivière Cuyahoga en flammes en 1969, l'éruption d'un puits de pétrole au large de Santa Barbara, et la «mort» du lac Érié en raison de la pollution avaient nourri la motivation des Américains. Le triste état de l'environnement en Amérique m’a secoué quand, lycéen de 16 ans dans les montagnes de Virginie, j'ai visité la maison de George Washington au Mont Vernon lors d'un voyage de ma fanfare. Se balançant près du Potomac, il y avait un avertissement aux visiteurs de ne pas toucher l'eau.
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Le Jour de la Terre de 1970 a provoqué un torrent de prédictions apocalyptiques. «Nous avons au plus cinq ans environ pour faire quelque chose» avait déclaré l’écologiste Kenneth Watt à un auditoire du Swarthmore College le 19 avril 1970. Ce biologiste de Harvard George Wald avait estimé que «la civilisation prendra fin dans les 15 ou 30 ans si aucune action immédiate n'était menée contre les problèmes auxquels l'humanité devait faire face.» «Nous sommes dans une crise environnementale qui menace la survie de cette nation et du monde comme des endroits appropriés à une occupation humaine», écrivit Barry Commoner, biologiste à l'université de Washington dans le numéro Journée de la Terre de la revue savante l'Environnement. Le lendemain du Jour de la Terre, même l'éditorial du très guindé New York Times mettait ainsi en garde  : «L'homme doit arrêter de polluer et préserver ses ressources, non seulement pour améliorer son existence, mais pour sauver l'espèce de détériorations intolérables et d'une possible extinction». Très Apocalypse Now.
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Trois décennies plus tard, bien sûr, le monde n'a pas atteint sa fin et en plus, l'avenir écologique de la planète n'a jamais été aussi prometteur. Avec un demi-milliard de personnes autour du globe pour le Jour de la Terre 2000, c’est le bon moment pour revenir sur les prévisions faites lors du premier Jour de la Terre, voir comment elles ont tenu le coup et ce que nous pouvons apprendre d'elles. La réponse est courte : les  prophètes de malheur n’ont pas eu seulement faux, ils furent spectaculairement à coté.
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Plus important, beaucoup d’alarmistes environnementaux contemporains se trompent de la même manière quand ils continuent de marteller que l'avenir de la Terre sera une éco-tragédie dont l'acte final a déjà commencé. Ces catastrophistes (NdT : sur la traduction de doomster, voir en fin de billet), non seulement ne parviennent pas à apprécier les gains environnementaux énormes réalisés au cours des 30 dernières années, mais ignorent le simple fait que l'augmentation de la richesse, de la population et l'innovation technologique ne dégradent ni ne détruisent l'environnement. Au contraire, ces progrès préservent et enrichissent l'environnement. S'il est impossible de prédire totalement l'avenir, il est néanmoins possible d'apprendre du passé. La meilleure leçon à tirer en revisitant le discours qui a entouré le tout premier Jour de la Terre est qu’être passionnément concerné, même sincère, n’est pas un substitut à une analyse rationnelle.

Soleil Vert.

La famine mondiale imminente due à l'explosion de la  «bombe démographique» avait été la grande question de la Journée de la Terre 1970. Alors ,- et encore maintenant, le prophète du malheur démographique le plus éminent était Paul Ehrlich, biologiste à l'université de Stanford. Surnommé «le lobbyiste écologique en colère» par le magazine Life, le sombre Ehrlich a été cité partout. «La population va inévitablement et complètement dépasser tous les petits gains que nous faisons en approvisionnements alimentaires» a-t-il déclaré avec assurance à l'époque dans une interview au journaliste radical Peter Collier dans Mademoiselle d’avril 1970. «Le taux de mortalité va augmenter jusqu'à au moins 100-200 millions de personnes par an, à cause de la famine des dix années à venir.»
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«La plupart des gens qui mourront dans le plus grand cataclysme de l'histoire de l'homme sont déjà nés.» a écrit Ehrlich dans un essai intitulé «Éco-catastrophe !» publié dans le numéro spécial Jour de la Terre de la revue radicale Ramparts. «Pour … [1975], certains experts estiment que les pénuries alimentaires auront dépassé le niveau actuel de la faim dans un monde allant de famines en famines dans des proportions incroyables. D'autres experts, plus optimistes, pensent que l’ultime collision nourriture-population n'aura pas lieu avant la décennie des années 1980». Ehrlich a esquissé son scénario le plus alarmiste pour le numéro " Jour de la Terre" de The Progressive, certifiant aux lecteurs qu’entre 1980 et 1989, quelque 4 milliards de personnes, dont 65 millions d'Américains, périront dans la «Grande extinction».

Bien qu’Ehrlich ait été certainement le plus véhément des catastrophistes, il était loin seul à prédire des famines. «Il est déjà trop tard pour éviter une famine massive", a déclaré Denis Hayes, l'organisateur en chef du Jour de la Terre, dans le numéro du printemps 1970 de The Living Wilderness. Dans le même numéro, Peter Gunter, professeur à l’université d’État du North Texas, a écrit, «Les démographes sont quasi-unanimes sur le calendrier sinistre suivant : en 1975, des famines généralisées commenceront en Inde, elles s'étendront en 1990 à toute l'Inde, le Pakistan, la Chine, le Proche-Orient et l’Afrique. En l'an 2000 ou plus tôt, l’Amérique centrale et du Sud seront en conditions de famine…. En l'an 2000, dans 30 ans, le monde entier, à l'exception de l'ouest de l’Europe, de l’Amérique du Nord et l’Australie, sera affamé» (NdT: les italiques sont dans le texte original). Ehrlich et d'autres méprisaient ouvertement la «révolution verte» en cours dans des pays comme l'Inde et le Pakistan, celle qui avait déjà presque doublé les rendements des cultures dans les pays en développement entre 1965 et 1970. Ehrlich dédaignait ces développements qui pour lui, ne signifiaient rien, allant même jusqu'à prédire que «la révolution verte … va virer au brun». Ces craintes ont pris forme dans des films populaires dans l’air du temps comme Soleil vert (1973), qui prévoyait un avenir de masses affamées entassées dans des villes surpeuplées.

 

Ceux de  Soleil vert  n'annonçaient pas simplement une famine de masse. Ils faisaient valoir qu’essayer même de nourrir tant de gens serait en soi une recette du désastre. Comme Lester Brown, ancien agronome du Départment américain de l’agriculture et agronome qui deviendra plus tard bien plus connu comme fondateur du Worldwatch Institute, écrivait dans le Scientific American : «On doute de plus en plus que les écosystèmes agricoles seront en mesure d'accueillir à la fois l'augmentation prévue de la population humaine à sept milliards d'ici à la fin du siècle et le désir universel du monde affamé pour une meilleure alimentation. La question centrale n'est plus "Pouvons-nous produire assez de nourriture?" mais "Quelles sont les conséquences environnementales à essayer de le faire ?" ».
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Même si on évitait la famine, quelle aurait été la population mondiale en l'an 2000 ? Peter Gunter prédisait 7,2 milliards. Ehrlich prévoyait que «d'ici la fin du siècle, nous serions ainsi plus de 7 milliards de personnes si rien n'est fait». Brown convenait que «la population mondiale à la fin du siècle serait deux fois plus importante que les 3,5 milliards d'aujourd'hui». Dans Look du 21 avril 1970, René Dubos, biologiste à l’université Rockefeller et écrivain lauréat du prix Pulitzer fait une suggestion choquante «Pour certaines populations surpeuplées, la bombe peut un jour sembler non une menace, mais un soulagement».
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Le temps n'a pas été tendre avec ces prophéties. Il est tout à fait vrai que beaucoup trop de gens restent pauvres et affamés dans le monde – 800 millions de personnes souffrent encore de malnutrition et près de 1,2 milliards vivent avec moins d'un dollar par jour -, mais nous n'avons pas vu de famine mondiale dans les trois décennies passées. Lorsqu'il y eut des famines, comme en Somalie et en Ethiopie, elles ont toujours été le résultat de la guerre et de l’instabilité politique. Oui, loin de brunir, la révolution verte n'a jamais été aussi verdoyante. La production alimentaire a dépassé la croissance de la population haut la main et aujourd'hui, la nourriture est moins chère et plus abondante que jamais. Depuis 1970, la quantité de nourriture par personne dans le monde a augmenté de 26 pour cent et l'International Food Policy Research Institute a indiqué en octobre 1999, que «les prix du marché mondial pour le blé, le maïs et le riz, ajustés de l'inflation, sont au plus bas du siècle dernier». Selon le rapport Développement mondial 2000 de la Banque mondiale, la production alimentaire a augmenté de 60 pour cent entre 1980 et 1997. Dans ces 30 dernières années, la surface des terres affectées aux cultures a très peu augmenté, ce qui signifie que des millions d'hectares de nature ont été épargnés , hectares qui auraient été mis en production agricole selon Ehrlich et d'autres.

Quelle est la population mondiale? Au lieu des 7 milliards d’habitants de la terre en 2000, il y en a 6 – près de 30 pour cent de moins que prévu. C'est parce que la fécondité totale (le nombre d'enfants qu'une femme a au cours de sa vie) a chuté presque partout sur la planète depuis 1970. En fait, elle a baissé d'environ 6 enfants par femme dans les années 1960 à environ 2,8 aujourd'hui – et cette baisse ne montre aucun signe de ralentissement. Le taux de fécondité total de 79 pays, y compris les États-Unis, est au dessous du niveau de remplacement de 2,1 enfants par femme. Si les tendances actuelles se poursuivent, cela ressemblera à la projection basse d'une faible variation de croissance de la population faite par l'ONU, ce qui signifie que la population mondiale sera au maximum à environ 8 milliards en 2040, pour ensuite commencer à diminuer. Il est vrai que la pandémie du sida a réduit l'espérance de vie moyenne de plus de 30 pays depuis 1990, la plupart d'entre eux en Afrique sub-saharienne. Malgré le sida, toutefois, l'Organisation mondiale s'attend à ce que l'espérance de vie dans les pays en développement passe de 65 à 73 ans en 2020. (Il est intéressant de noter que un traitement efficace contre le SIDA – un vaccin, par exemple – sortira très probablement des laboratoires et des entreprises pharmaceutiques, deux méchants dans le jeu de la morale écologiste standard des pays riches).

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1.  monmon | 23/01/2011 @ 1:26 Répondre à ce commentaire

Bilan conforme à mes souvenirs de l’époque.
Pourquoi tout cela semble-t-il aujourd’hui oublié?
60 PPM de plus de la source de la vie sont-ils un danger avéré si nouveau?
Ou bien y a-t-il un processus sociologique qui privilégie cet oubli p?

2.  monmon | 23/01/2011 @ 1:30 Répondre à ce commentaire

Ou bien y a-t-il un processus sociologique qui organise cet oubli ?

3.  M | 23/01/2011 @ 2:11 Répondre à ce commentaire

Excellent article !

On voit que Google translate a été utilisé pour cette traduction.
Comment ? Parce que l’on y retrouve « il ya« , mauvaise traduction caractéristique de Google 🙂

4.  Marot | 23/01/2011 @ 6:46 Répondre à ce commentaire

M (#3)
Gagné !

5.  M | 23/01/2011 @ 7:26 Répondre à ce commentaire

Marot (#4),

Je n’ai aucun mérite. Il y longtemps que j’ai remarqué cette erreur que les vérificateurs d’orthographe d’OOo ou Firefox me signalent systématiquement.

Je ne sais pas ce que tu utilises comme traitement de texte, mais les vérificateurs d’orthographe sont rudement efficaces. Alors qu’ils utilisent les mêmes dictionnaires fr*.dic, OOo a en plus une correction automatique en cours de frappe et la possibilité d’actionner simultanément plusieurs dictionnaires personnels (Standard, People, Ancien français, Latin, etc) en fonction du texte traité.

J’ai le choix entre trois dictionnaires français : classique, réforme 1990 et moderne (classique + mots courants du dictionnaire réforme) et deux dictionnaires Anglais GB et Anglais US.

Avec un peu (beaucoup) d’habitude, ces dictionnaires sont modifiables par l’utilisateur, ce qui n’est pas le cas de ceux de M$ Office.

6.  Murps | 23/01/2011 @ 10:10 Répondre à ce commentaire

Je pense que le rapport Bruntland est une conséquence de toutes ces divagations malthusiennes.
Et c’est ce même rapport qui a servi de base à la création du Giec.

On doit pouvoir retrouver les gens cités dans l’article comme participants aux rapports de l’ONU.

7.  Araucan | 23/01/2011 @ 20:20 Répondre à ce commentaire

monmon (#2),

C’est probable … mais psychologique aussi : pourquoi retenir des dires qui ne se sont pas révélés exacts ? Ce n’est pas très utile …

8.  pastilleverte | 23/01/2011 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

Ah c’était le bontemps ma pauv’dame !
Pour la démographie, il faut se caler entre « optimisme » et « pessimisme », à savoir, pas encore 7 Mds en début 2011 iso prévus 10 ans plu tôt, mais pour 2040 on est quand même partis pour plus de 7 Mds.
(à moins que le « polluant » CO2 ne vienne décimer les populations…)
PS qui n’a pas grand chose à voir : je viens de revoir « Avatar », et d’après mes calculs, les terriens ne peuvent pas respirer longtemps son atmosphère, car la concentration de CO2 doit dépasser les 1% (c’est vaguement évoqué dans une des scènes coupée au montage).
En revanche noter que la biodiversité y est remarquable.
Certes, il semble faire plutôt chaud sur Pandora …

9.  jane | 29/01/2011 @ 15:25 Répondre à ce commentaire

L’article semble oublier que les conséquences de cette baisse démographique sont encore pires : on devra faire face bientôt à un vieillissement de la population mondiale, car il ne faut pas oublier l’augmentation de l’espérance de vie ! ça leur a échappé ?

10.  Araucan | 29/01/2011 @ 16:49 Répondre à ce commentaire

jane (#9),

C'est une préoccupation qui, il me semble a émergé hors Europe, plutôt récemment (ex: Chine).L'article traduit date de l'an 2000.

11.  Laurent Berthod | 29/01/2011 @ 18:17 Répondre à ce commentaire

Araucan (#10),

Le viellisssement de la population mondiale est une préoccupation de tous les démographes sérieux, de quelque pays qu’ils soient, même si c’est comme les climats, c’est les climats locaux qui comptent, pas le climat moyen, c’est la démographie locale qui compte pour l’équilibre des caisses de retraite locales !

Malgré ça, il y a encore des zécolos imbéciles et malthusiens (excusez-moi pour le pléonasme !) qui militent pour une « démographie responsable ». Il sont intervenus sur mon blog à une certaine époque et j’ai du être traité d’irresponsable et même peut-être bien de criminel contre la terre ou quelque chose comme ça !

12.  Araucan | 29/01/2011 @ 18:30 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#11),

Ne comprendriez-vous rien à la mondialisation ? 😉

Plus sérieusement, effectivement au vu de l'évolution de la démographie telle qu'elle s'est faite ces dernières décennies dans nombre de pays, notamment du fait de l'éducation accrue des femmes, j'ai franchement du mal à comprendre ce genre de discours plutôt paranoïaque et qui se retrouve depuis Malthus sous des prétextes divers et souvent peu avouables (de l'égoïsme au racisme, en passant par de la misogynie) et tenant peu compte des situations par pays.

Mais les caisses locales de retraite ne sont locales que lorsqu'elles ne passent pas par des fonds de pension qui font leur marché un peu partout …

13.  Laurent Berthod | 29/01/2011 @ 21:56 Répondre à ce commentaire

Araucan (#12),

Mais les caisses locales de retraite ne sont locales que lorsqu’elles ne passent pas par des fonds de pension qui font leur marché un peu partout …

Elles font certes leur marché un peu partout mais, à la base, quand même, avec les cotisations de leurs cotisants, qui ne peuvent se recruter que parmi des actifs ! Leur marché, s’il est bien fait, ne peut rien de plus qu’optimiser le produit obtenu à partir desdites cotisations. Si la proportion entre leurs cotisants et leurs pensionnés diminue, elles ont inéluctablement un petit poblème, même si elles placent les cotisations chez Madoff ! 😉

14.  M | 29/01/2011 @ 23:18 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#13),

Le vrai problème ce ne sont pas les retraites, puisqu’il y a des pays où elles n’existent pas, les anciens passant à charge de leur enfants (juste retour des choses) quand ils sont trop vieux pour encore travailler.

Avec le vieillissement des populations c’est toute l’économie des pays développés qui risquent de sombrer : plus assez d’actifs valides pour faire tourner les industries, cultiver les champs, etc. PIB en chute libre et faillite du système…

C’est alors que l’on se rendra compte que le Singe nu, ce prétendu roi de la création, n’est qu’un animal tropical bien mal équipé pour survivre dans la Nature, contrairement à des animaux dits inférieurs que l’on retrouve sous pratiquement toutes les latitudes. Je pense aux loups et aux chiens, entre autres.

15.  Laurent Berthod | 30/01/2011 @ 0:01 Répondre à ce commentaire

M (#14),

Le vrai problème ce ne sont pas les retraites, puisqu’il y a des pays où elles n’existent pas, les anciens passant à charge de leur enfants (juste retour des choses) quand ils sont trop vieux pour encore travailler.

Oui, enfin, dans les pays sans caisses de retraites, quand les anciens n’ont plus assez d’enfants, ça pose le même problème.

Ceci dit, je suis d’accord avec vous, la production, le PIB, tout ça, est bien un problème quand la population vieillit et c’est même ce qui empêche d’envisager une redistribution vers les classes d’âge les plus vieilles. En raisonnant à la limite, s’il n’y a plus de PIB, il n’y a plus rien à redistribuer.

Les loups je m’en fous un peu, mais ceci est un point de vue totalement subjectif, je le reconnais volontiers. Sur un plan parfaitement objectif, si demain il n’y a plus d’humains sur terre faute de PIB et de renouvellement des générations, il n’y aura plus personne pour les admirer et leur attribuer de la valeur.

Les chiens, qui sont d’excellents amis de l’homme et ses auxiliaires très efficaces pour le PIB, quand il n’y aura plus d’humains sur terre, je me demande combien de générations ils survivront en tant que Canis domesticus (ou Canis canis ou Canis lupus familiaris, comme vous préférez, moi, dans ces querelles de dénomination, je n’ai aucun parti pris).

16.  Papyjako | 30/01/2011 @ 6:54 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#11),

Malgré ça, il y a encore des zécolos imbéciles et malthusiens (excusez-moi pour le pléonasme !)

Laurent, vous m’avez habitué à plus de précision … Il s’agit là d’un double pléonasme. 😉 😉

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