Economie du changement climatique/2

Traduction par Scaletrans et MichelN35.

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2. Les bénéfices économiques de l’atténuation du changement climatique.

2.1. Les origines

Depuis le début des années 80, les Nations Unies ont tenté de déterminer dans quelle mesure le réchauffement global pouvait être du aux activités humaines dans une série de rapports préparés par le GIEC. Le plus récent d’entre eux fut publié en 2007 et on l’appelle généralement l’AR4 [5]. Il est important de noter que la tâche du GIEC n’est pas de déterminer ce qui cause le réchauffement global mais plutôt s’il résulte de l’activité humaine. Il a orchestré dans le monde entier une inquiétude sur le réchauffement global, fortement appuyée par nombre de gouvernements Occidentaux, certains scientifiques et la plupart des organisations environnementales. Il fut décidé que ce réchauffement pouvait être limité en réduisant les émissions humaines de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone (CO2). Une des premières questions fut quels pouvaient être les avantages économiques de telles réductions. Il y a eu de nombreuses tentatives d’évaluation par des économistes, allant du techniquement sophistiqué au plus largement accessible au public (voir au chapitre 5 ci-après pour une liste non exhaustive).
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Dans la plupart des cas, je sais que ceux qui évaluent les bénéfices considèrent que les conclusions du GIEC sur les effets de la diminution des émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre étaient  substantiellement correctes et exactes. Cependant, la raison pour laquelle ils ont considéré cela n’est pas claire car, ainsi qu’il sera montré pour des exemples particuliers dans ce chapitre, des conclusions majeures du GIEC ne sont pas confirmées par les observations les plus pertinentes et la méthode scientifique (voir le chapitre 1.2 ci-dessus pour un examen de la méthode scientifique et son rôle dans la détermination de ce qui est valide scientifiquement), et par conséquent n’a pas de statut scientifique en dépit des nombreuses assertions contraires de la part des supporters du RCA. Idso et Singer [6] ont compilé un vaste listing de nombre de ces problèmes.
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Le timing du GIEC était excellent car la Terre semble être effectivement dans une période mineure de réchauffement cyclique d’après les mesures de surface. Ce réchauffement mineur commença à la fin des années 70 et a sans doute culminé en 1998, faisant suite à une tendance longue d’un réchauffement bien plus progressif s’effectuant depuis la fin du Petit Âge Glaciaire. La généralisation grossière réside en ce que les modèles du GIEC ont effectivement comme hypothèse que ce petit réchauffement périodique se continuerait durant le 21ième siècle bien que des périodes de réchauffement et de refroidissement similaires aient eu lieu depuis au moins la fin du 19ième siècle et probablement depuis bien plus longtemps. Bien qu’on ne sache pas vraiment si l’humanité a un effet dans un sens ou dans l’autre dans l’élévation présumée des températures globales par le GIEC, les promoteurs du CAGW se sont arrangés pour vendre une inquiétude majeure à un nombre surprenant des d’hommes politiques par des moyens divers. Leurs opinions ont été adoptées par la plupart des académies scientifiques à travers le monde. Les plus grands pays européens et l’Union européenne ont décidé de législations significatives qui devraient réduire le réchauffement global, à ce qu’ils disent. La Chambres de Représentants des Etats-Unis a voté une législation [7] en 2009, mais elle fut repoussée par le Sénat et mourut à la fin du 111ième Congrès en 2010.
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Les différents rapports du GIEC soutiennent largement que les auteurs ne peuvent imaginer une source raisonnable de réchauffement climatique autre que l’augmentation du niveau des GES, donc ce doit être la cause. Ils conviennent qu’il peut y avoir quelques exceptions comme les grandes éruptions volcaniques qui peuvent influencer les températures globales, mais ils ne croient pas que le réchauffement puisse être attribué à la plupart des autres causes naturelles comme la variabilité solaire ou la couverture nuageuse qu’ils considèrent d’importance mineure pour la variation climatique.
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Logiquement, les hypothèses du RCA s’exposent comme suit :
  • Hypothèse 1 : la production anthropique de CO2 est la cause première de son accroissement dans l’atmosphère.
  • Hypothèse 2 : L’accroissement du CO2 atmosphérique interagit  avec le GES principal, la vapeur d’eau, pour créer une rétroaction positive importante, capable de créer un réchauffement global catastrophique.

Si ces deux hypothèses sont correctes on doit en conclure que:

  • Hypothèse 3 : les émissions anthropiques de GES, particulièrement le CO2, provoqueront le CAGW

Cela semble être l’hypothèse principale présentée par les promoteurs de la réduction du changement climatique. Malheureusement, il n’y a pas de moyen aisé pour déterminer la validité de cette assertion avec les connaissances actuelles autrement qu’en examinant les hypothèses 1 et 2 séparément. Mais une hypothèse connexe mais encore importante à examiner est la suivante :

  • Hypothèse 3a : les changements de la température globale sont principalement influencés par les niveau en élévation de GES autres que la vapeur d’eau dans l’atmosphère.
L’essentiel de la suite de cet article examinera ces hypothèses à la lumière de sources diverses. L’accent sera mis sur quelques problèmes scientifiques ayant une influence majeure sur l’analyse économique de l’atténuation climatique dans la mesure où cet article se concentre sur elle. Nombre de questions scientifiques ne seront pas discutées dans cet article faute de temps et de place. Il est naturellement possible que certaines de ces questions, si elles étaient analysées au fond, pourraient avoir plus d’effet que celles dont nous discutons. Etant donné l’historique du GIEC qui a systématiquement mis l’accent sur les effets néfastes de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, cette possibilité est peu probable.


2.2 Hypothèse 1: La libération anthropique de CO2 est la cause principale de l’augmentation du CO2 atmosphérique.

Le niveau de CO2 atmosphérique augmente lentement mais sûrement depuis le début des mesures sur le Mauna Loa à Hawaï au milieu des années 50. Certains ont prétendu que cette augmentation résultait de la consommation de combustibles fossiles, d’autres pensent que les causes sont naturelles. Le GIEC prétend que 21 pour cent du CO2 atmosphérique vient de la consommation des combustibles fossiles [8] et que le CO2 demeure dans l’atmosphère pour de longues périodes, grossièrement entre 50 et 250 ans comme nous le verrons dans le paragraphe suivant. Le temps de résidence atmosphérique (ou RT) est rien moins que clair dans les différents rapports du GIEC, mais un article récent [9] dont le principal auteur était le co-Président du Groupe de Travail 1 (à propos des sciences physiques) affirme que le CO2 reste dans l’atmosphère presque indéfiniment. La question de savoir combien de temps les émissions de CO2 résident dans l’atmosphère est devenue encore plus confuse parce que les tenants du réchauffement global ont forgé une variété de termes relatifs au temps de résidence du CO2 n’ayant rien à voir avec le simple temps de résidence, égal au temps moyen durant lequel les molécules demeurent dans l’atmosphère.
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1.  François | 20/09/2011 @ 15:00 Répondre à ce commentaire

« Les différents rapports du GIEC soutiennent largement que les auteurs ne peuvent imaginer une source raisonnable de réchauffement climatique autre que l’augmentation du niveau des GES, donc ce doit être la cause. »

Les hommes de la préhistoire ne pouvaient imaginer d’autre source raisonnable de la foudre qu’un Dieu.

Ce n’est pas pour cela qu’ils avaient raison…

2.  Marot | 20/09/2011 @ 20:37 Répondre à ce commentaire

François (#1)
Et jusqu’en 1994 les gastro-entéro français ne pouvaient pas imaginer d’autre cause que le stress et autres calembredaines pour les ulcères d’estomac.

3.  Bob | 20/09/2011 @ 23:50 Répondre à ce commentaire

FFrançois (#1),
Ce raisonnement du GIEC équivaut à chercher les clefs perdues au pied d’un réverbère parce que c’est là qu’il y a de la lumière….

4.  Marot | 21/09/2011 @ 7:16 Répondre à ce commentaire

Tremblez humains.

At present emissions levels, in less than 20 years the sky would effectively be full…

Aux niveaux actuels d’émissions, dans moins de 20 ans, le ciel sera plein… de CO2 satanique évidemment.

Et il faudra se démener pour le vider au fur et à mesure.

Vaste programme selon Reuters.

Ouh la la il va en falloir des crédits de recherche, suivez mon regard.

via Lubos Motl.

5.  pastilleverte | 21/09/2011 @ 18:25 Répondre à ce commentaire

oui et on a échappé de peu à la « disparition totale de la banquise arctique en été » Certes, on était parti pour battre le « record absolu » (de 30 ans) de 2007 , sauf que, caramba encore raté, ça repart de plus belle (l’extent).
Mais je ne m’inquiète pas pour les crédits de recherche pour étudier scientifiquement (c’est à dire prouver que c’est à cause des GES anthropiques) le phénomène, ils viendront !!!

6.  yvesdemars | 21/09/2011 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#5),

rigolo maintenant ils disent que le pic bas de 2007 était dû à des causes naturelles et que celui de 2011 résulte de notre boulimie carbonique …

ce sont vraiment des charlots

7.  pastilleverte | 28/09/2011 @ 16:33 Répondre à ce commentaire

des charlots de glace ou de feu ?

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