Economie du changement climatique/5-fin-.

Traduction par Scaletrans et MichelN35.

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3.3. La géo – ingénierie comme alternative au besoin de réduction de GES à prendre en compte

Heureusement, comme Lomborg [58] l’a reconnu il y a une alternative à ce qui apparaît comme un effort futile de réduction des émissions de carbone [55]. Cette alternative est la géo – ingénierie. Elle promet une décroissance de la température (ou croissance au besoin) pour une petite fraction du coût des réductions d’émission de carbone avec une plus grande certitude [55, 60]. Une des premières affirmations faite par ceux qui militent pour l’atténuation des changements climatiques a été que la voie pour y parvenir est la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. C’est peut-être en raison de l’allégation, par les supporters du Réchauffement Global Anthropique (RGA), que l’accroissement des niveaux de GES, en particulier le CO2, cause et causera l’augmentation des températures, que cette affirmation a été suffisamment plausible à beaucoup de gens pour que peu d’efforts soient faits par les économistes de l’environnement (ou les physiciens, en ce domaine) pour déterminer si de telles réductions pourraient réduire le réchauffement global ou s’il n’y aurait pas d’autres alternatives moins chères et plus efficaces qui auraient le même effet sur le réchauffement global.
Plus généralement, la plupart des économistes de l’environnement, qui ont examiné les coûts de l’atténuation des GES ont directement ou indirectement assumé que 1) réduire les émissions de GES réduirait le réchauffement global, 2) de telles réductions sont soit la meilleure alternative disponible pour ce but ou au moins la seule qui mérite attention, et 3) les approches par géo- ingénierie, soit ne méritent pas d’attention soit peuvent être écartées pour différentes raisons, particulièrement –  la prudence envers la nature et la possibilité de conséquences non intentionnelles (imprévues ?) [55, 60]. L’exception principale est Lomborg [58] et ses associés [61], qui ont examiné des approches de géo –ingénierie avec beaucoup de détails, et dont les vues seront discutées dans la Section 5.2 plus loin.
La plus importante alternative à bas coût implique la géo- ingénierie qui dans ce cas signifie la modification de l’atmosphère par les humains. Il y en a de nombreuses variétés impliquant différentes approches visant à réduire les températures globales. Une de ces approches, place différents types de particules dans la stratosphère en vue de d’accroître ou de réduire la réflexion de la radiation entrante [60] de telle sorte qu’elles ne soient pas entraînées par la pluie, est quelquefois appelée management de la radiation solaire ou MRS (SRM). Une autre consiste à placer des molécules de sel dans l’air au dessus des océans en utilisant des bateaux [61].
Les recherches antérieures [55, 60] ont conduit à des comparaisons entre MRS et réductions des émissions de GES (voir tableau 2), que l’on appelle décarbonation par régulations exclusives (DRE = ERD). La DRE est définie comme une stratégie pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre comme approche exclusive pour limiter le réchauffement global. La plupart des propositions de limitation du changement climatique impliquent certaines formes de DRE comme des régulations d’émissions, des taxes sur les émissions, des économies d’énergies, des carburants biologiques, et – des propositions de marché des droits à polluer (Cap and trade). La DRE suppose que si nous pouvions seulement réduire les émissions humaines de carbone dans l’environnement, le problème du réchauffement global serait résolu. J’ai nommé de telles tentatives DRE parce que la plupart, mais pas toutes, impliquent de réduire les émissions carboniques sous diverses formes.
Comme on peut le voir dans le tableau pour les coûts marginaux, des estimations grossières placent les coûts équivalents de la réduction des émissions de carbone  MRS [erreur ndt mln] à 4 ou 5 ordres de grandeur (c’est-à-dire 10 000 à 100 000 fois) en dessous de la réduction des émissions de carbone. Comme discuté dans la section 3.2 les coûts réels de la DRE sont probablement encore un ordre de grandeur supérieur à ceux montrés. Ces estimations sont nécessairement grossières étant donné que aucune expérimentation réelle n’a été faite par l’homme. Et diverses autres formes de géo- ingénierie ont probablement des coûts un peu plus élevés ou plus faibles. Les différences, cependant sont si grandes qu’il est raisonnable de supposer qu’au moins la MRS et peut-être quelques autres approches de géo- ingénierie soient beaucoup moins onéreuses.

Et, ce qui est plus important, les effets de la MRS sur la température globale ont été plusieurs fois démontrés naturellement comme résultant des éruptions volcanique majeures sous les tropiques. Ce qui n’est pas le cas pour les réductions d’émissions dont les effets de réduction de température n’ont pas été vraiment réalisés. Un point très important à considérer est aussi qu’avec une préparation adéquate, aucune mise en place réelle de la MRS ne serait nécessaire jusqu’à ce que des risques immédiats, soit de baisse soit de montée de la température globale, mettent les hommes ou l’environnement sérieusement en danger. Des erreurs pourraient être corrigées en changeant le type, la quantité ou la position des particules dans la stratosphère. Les réductions d’émissions, d’autre part, requièrent (constituent ?) un pari pour des décennies à l’avance, sur le quand et le comment de la survenue d’effets indésirables et sur la quantité d’augmentation/baisse de GES qui serait requise pour atténuer ces effets. Si la CSF (facteur de sensibilité au CO2, FSC) ou le temps de résidence dans l’atmosphère s’avère incorrects ou que les peuples ou les gouvernements ne remplissent pas leurs obligations, il faudra plusieurs décennies supplémentaires pour corriger toute erreur en raison du longs temps de latence requis pour changer les comportements et modifier significativement les niveaux de GES atmosphériques.

Tableau 2. Comparaison des approches d’atténuation du climat par la MRS et la DRE

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Sources : a. Tiré de Carlin [55], Tableau 1, qui est issu de Carlin [60], sauf autres citations.

Affirmations du GIEC utilisées pour la DRE. b. Rive et al [56], Tableau 1. Ceci suppose l’objectif de rester au dessous de 2°C d’accroissement de température à partir des niveaux préindustriels de façon à éviter un dangereux changement climatique, comme pour la politique de l’Union Européenne. c. Voir la discussion dans [55], Section II.B.3, pp. 734-735. d. Rive et al [56], p. 385. e. Nova [59], p. 17 montre des coûts de 5 milliards de $ par an, dans les quelques dernières années des sciences et technologies climatiques pour les États-Unis seulement. D’autres nations en particulier d’Europe de l’ouest, ont aussi des coûts substantiels. Ces coûts ont considérablement augmenté sous l’administration Obama, comme on peut le voir dans le total de Nova 2009, et seraient très vraisemblablement beaucoup plus élevés si de sérieuses réductions de CO2 devaient être entreprises. f. Galiana et Green [57], p. 20.
Si 80% de réduction des émissions doivent être réalisées vers 2050, comme le proposait la loi Waxman-Markey à la chambre des représentants des E-U [7], prenant en compte la croissance de la population et les augmentations de l’utilisation d’énergie depuis 1990, les réductions nécessaires par personne seraient presque de 90% (voir [55], p. 721). Étant donnée la progression rapide des nouvelles technologies consommatrices d’énergie comme les ordinateurs, les entreprises de service, les téléphones cellulaires et d’autres gadgets électroniques, ceci apparaît plus vraisemblable que non.
En réalité,  la plupart des constatations jusqu’à présent a été que dans les juridictions politiques où les efforts les plus efficaces ont été faits, le mieux qui ait pu être obtenu est que les émissions de GES ont été maintenues stables car les réductions d’émissions ont été compensées par des accroissements de demandes d’usages par l’augmentation des populations urbaines (voir [55], pp. 721-725). Au final, comme c’est résumé dans le tableau 2, la MRS stratosphérique produirait beaucoup plus sûrement un refroidissement à seulement une petite fraction du coût de la réduction des émissions de GES.  Aussi, bien que la MRS et les autres approches de géo- ingénierie pour maîtriser le réchauffement global aient des problèmes évidents tels que qui prend les décisions et sur quelle base [62], il apparaît qu’ils atteindraient l’objectif de réduire (ou d’accroître suivant le cas) les températures globales à un coût raisonnable et le feraient assez rapidement et en sécurité. Il serait utile pour des économistes d’au moins analyser cette possibilité dans des  discussions des coûts de la maîtrise du RGA.
Un bénéfice de la RSM est qu’elle peut être mise en œuvre complètement pour un bas coût d’assurance jusqu’à ce que et avant qu’il y ait des preuves solides que les températures globales s’élèvent (ou diminuent) rapidement. Cette politique d’assurance devrait éliminer la nécessité de faire attention aux effets du RGA très graves mais peu probables, puisque une action pourrait être mise en place si et quand elle serait nécessaire plutôt que des décennies à l’avance dans le cas de DRE.
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1.  Marot | 1/10/2011 @ 7:13 Répondre à ce commentaire

Grands progrès aux É.-U.

La dénonciation des tromperies de l’EPA (Environnement par Alan Carlin vient d’être amplement justifiée.
Le rapport de l’Inspecteur général de l’EPA en 92 pages est maintenant public. Il est en libre accès ici.

Il montre à l’évidence que le classement du CO2 comme polluant « dangereux » a été une manipulation hors règles d’examen.

Voici un extrait du § d’en-tête traduit par moi :

Revue de la procédure du processus de l’EPA sur la mise en danger par les gaz à effet de serre.
Ce que nous avons trouvé.

L’EPA a des exigences légales de qualité des données pour élaborer les règlements, des usages généralement suivis et des conseils visant à garantir la qualité de l’information qui vient en appui technique.
Le fait que la revue par l’EPA sur la « mise en danger » suive les exigences d’examen de l’Office of Management and Budget (OMB) sur la revue par les pairs dépend du très influent technical support document (TSD) scientifique.

À notre avis, le TSD était une évaluation scientifique très influente parce que l’EPA a pesé sur la science disponible par ses choix d’informations, de données, d’études et de conclusions inclus et exclus du TSD.

Les représentants de l’EPA nous ont dit qu’ils ne considéraient pas le TSD comme une évaluation scientifique très influente.
L’EPA a souligné que le TSD consistait uniquement en de la science déjà été examinée par des pairs et que ces examens ont été jugées suffisants par la politique de l’agence.
L’EPA a fait examiner le TSD par un groupe de 12 scientifiques fédéraux du changement climatique.
Cette revue n’a pas satisfait toutes les exigences de l’OMB pour l’examen d’une évaluation scientifique très influente principalement parce que les résultats de l’examen et la réponse de l’EPA n’ont pas été publiés et parce qu’un des 12 examinateurs était un employé de l’EPA.

Les directives de l’EPA pour évaluer les données apportées par d’autres organismes ne comprennent pas de procédures pour faire des évaluations ou exiger de l’EPA qu’elle justifie son évaluation.

Notre évaluation a examiné les données sur la qualité des procédures de l’EPA utilisées pour l’examen de la « mise en danger ».
Nous n’avons pas évalué si les informations scientifiques et les données soutiennent cette mise en danger.
Fin de citation.

En bref, pour faire passer son « Le CO2 est en polluant qui met en danger », l’EPA s’est assise sur ses procédures et les a fait craquer.

Il apparaît ainsi de plus en plus clairement qu’il s’agit de politique et non de science.

Cette politique est la même que celles des traitres de la commission européenne :
Détruire systématiquement l’industrie de notre monde développé et nous jeter dans la misère.

2.  Laurent Berthod | 1/10/2011 @ 9:31 Répondre à ce commentaire

Marot (#1),

Détruire systématiquement l’industrie de notre monde développé et nous jeter dans la misère.

C’est ce que Rémi Brague appelle La voie romaine, revisitée par la postmodernité des sanglots de l’homme blanc faisant pénitence. On a été battu par les Tonga ! C’est bien, nous n’avons que ce que mérite un ancien colonisateur ! Mais cette pénitence n’est pas suffisante, il nous faut tomber dans la misère pour espérer nous pardonner à nous-mêmes (peut-être !) !

3.  Marot | 1/10/2011 @ 17:36 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#2)

Je suis persuadé que la pénitence est seconde.
Ce qui est premier est l’objectif de nivellement des peuples par le bas.

La pénitence, le sanglot de l’homme blanc ne sont que des moyens.

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