Les communes dans la finance carbone ?

Cet article date d'avril 2011. 

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Alors que les villes et collectivités territoriales cherchent à financer leurs plans de réduction d'émissions de CO2 et de sobriété énergétique, peu de projets urbains s'inscrivent dans le cadre des mécanismes du protocole de Kyoto, remarquent l'OCDE et CDC climat, qui viennent de publier une étude sur le sujet. Quels sont alors les outils financiers innovants pour les plans énergie climat territoriaux en France ?

Aujourd’hui, les villes abritent la majorité de la population mondiale et sont responsables d’environ 70% des émissions de carbone mondiales liées à l’énergie. Pourtant, si elles ont été inscrites dans les textes lors de la dernière conférence des Nations unies sur le climat à Cancun, les villes et plus largement les collectivités territoriales ne profitent que très peu des mécanismes issus du protocole de Kyoto pour financer leurs projets d’atténuation du changement climatique en zone urbaine. Une dichotomie étrange alors que le mécanisme pour un développement propre (MDP) – plutôt destiné aux pays en développement- et la mise en œuvre conjointe (MOC) – pour les pays d’Europe centrale et orientale essentiellement-, sont devenus une source importante de financement des projets et programmes d’atténuation au niveau mondial (5,2 milliards d’euros en 2008 pour environ 463 millions de tonnes de réductions d’émissions). Ainsi, sur 2080 projets MDP et MOC dans le monde (en date du 1er mars 2010), seuls 96 concernaient des projets urbains, soit moins de 5%. La grande majorité étant réalisée dans le domaine de la gestion des déchets, de l’efficacité énergétique et des réseaux de distribution d’énergie, selon l’OCDE et CDC Climat qui viennent de publier une étude sur « villes et marchés du carbone* » portant sur 10 cas (Sao Paulo, Bogota, Timisoara, Lille, etc).

Le projet MOC avorté de Lille
En France, un seul projet MOC a failli voir le jour, grâce à Lille Métropole Communauté Urbaine (LCMU). En 2007, la LCMU a cherché à monter un projet MOC dans le cadre des « projets domestiques CO2 ». L’idée était de remplacer un quart du carburant utilisé sur le réseau de bus de Lille en recyclant le biogaz local produit à partir des déchets ménagers. Le gain attendu étant estimé entre 33 et 50 kilotonnes d’équivalent CO2 sur 5 ans (2008-2012). L’innovation provenait notamment de son fonctionnement financier : la collectivité ne recevait pas des crédits carbone mais des espèces, pourun montant garanti par contrat avec la Caisse des dépôts. D’autres sources financières étaient cependant nécessaires, sachant que les ventes de crédits carbone ne devaient représenter que 13% du coût total du projet, qui s’élevait à 3 millions d’euros. Pourtant cette initiative, qui paraissait « comme une solution avantageuse étant donné la rentabilité du projet », selon les auteurs de l’étude « Villes et marchés du carbone », n’a finalement pas été mise en œuvre en tant que MOC. Au regard des nouvelles dispositions de la loi Grenelle II, la LCMU a finalement décidé d’envoyer le biogaz produit par les déchets ménagers directement dans le réseau de gaz naturel, puis de l’utiliser comme carburant pour les bus en profitant du prix de rachat nouvellement créé.
Selon ces experts, le « potentiel n’est donc pas exploité ». A tort. Car « la guerre contre le changement climatique se gagnera dans les villes, estime Pierre Ducret, président de CDC Climat. Cela suppose donc de faire muter les modèles d’investissement  et de financement des villes, qui doivent y intégrer la contrainte carbone ». Alors pourquoi ont-elles si peu recours à ces mécanismes ? D’abord parce qu’elles ont des difficultés à mettre en œuvre des projets urbains d’atténuation, avance CDC Climat. Souvent, les autorités locales ont en effet peu d’autonomie en matière de règlementation des émissions de gaz à effet de serre, souffrent de restrictions budgétaires, d’un accès difficile au capital de départ ou encore de ressources humaines ou de connaissances pratiques du marché carbone insuffisantes. De plus, les réductions d’émissions de certains types de projets (transports et amélioration del’efficacité énergétique des bâtiments par exemple) sont difficiles à mesurer avec précision, soulignent les auteurs de l’étude.

Quels marchés carbone pour les collectivités françaises ?

Certes, « contrairement à ce que l’on pense souvent, les marchés du carbone de Kyoto n’ont pas pour but de financer tout le projet, mais seulement le surcoût lié à l’utilisation d’une technique plus sobre en carbone. Dans les projets étudiés, cela va de 5 à 70% du coût du projet », précise Alexia Leseur, l’un des auteurs de l’étude et chef du pôle recherche collectivités territoriales à CDC Climat. L’attrait de ces mécanismes réside davantage dans le fait qu’il s’agit souvent d’un « élément déclencheur du projet, que cela lui donne une certaine image de marque et qu’il s’agit d’un effet de levier important pour trouver d’autres financements publics ou privés », reprend-elle.

De quoi séduire les collectivités territoriales françaises, et notamment celles de plus de 50 000 habitants qui, au 31 décembre 2012, seront dans l’obligation de présenter un Plan Climat Energie Territorial (PCET). Ainsi, pour le Grand Lyon, qui a identifié la réhabilitation des copropriétés comme une cible prioritaire pour réduire ses émissions de 28%, la question du financement est cruciale : à raison de 16 000 réhabilitations par an, avec une moyenne de 30 000 euros par logement, la collectivité doit réunir aux alentours de 400 000 millions d’euros. « Nous avons décidé d’y consacrer 40 millions d’euros sur 3 ans pour amorcer la dynamique, mais si nous ne trouvons pas de nouveaux instruments financiers privés, nous sommes perdus », déplore Bruno Charles, le vice président du Grand Lyon en charge de l’agenda 21, du plan climat et de l’énergie. L’enjeu est de taille : selon une récente étude, 19% des foyers du Grand Lyon sont potentiellement en situation de précarité énergétique. « Dans certaines communes, ce taux monte à 26% .Autant dire que la situation sociale est potentiellement explosive », prévient Bruno Charles.
En Aquitaine, le conseil régional étudie, lui, un autre mécanisme de marché carbone avec CDC Climat pour palier les difficultés des agriculteurs et sylviculteurs liées aux tempêtes de 1999 et de 2009, qui avaient mis à terre un quart de la forêt landaise. « Nous étudions notamment la faisabilité d’opérations de compensation grâce à un fonds régional carbone », annonce Olivier Degros, délégué régional développement durable. Concrètement, le fonds- abondé par des investisseurs, des entreprises, etc. – pourrait permettre d’inciter les sylviculteurs à densifier leur production ou à utiliser des espèces d’arbres à croissance plus rapide, pour accélérer le reboisement et la formation de puits de carbone. Un projet qui pourrait être mis en place dès 2012.
@@@@@@
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1.  yvesdemars | 9/10/2011 @ 18:13 Répondre à ce commentaire

le projet aquitain me semble étrange : l’espèce pin maritime est bien adaptée aux sols médiocres de la forêt landaise et permet des débouchés assez variés du panneau de particule aux bois d’œuvre en passant par le papier carton.

Les autres espèces présentes (chêne, châtaigner, voire chêne vert) ne poussent que dans les endroits moins humides et sont moins productives. Elles représentent au plus 20% du massif.

Y-a-t-il un spécialiste de la forêt sur ce forum ???

2.  Bob | 9/10/2011 @ 19:29 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#1),

Y-a-t-il un spécialiste de la forêt sur ce forum ???

Au vu de quelques uns de ses commentaires, je parierais sur Araucan.

3.  Araucan | 9/10/2011 @ 22:50 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#1),

Depuis le temps que l’on cherche une espèce à croissance plus rapide que le pin maritime dans les Landes, si l’on en avait une, cela se saurait …

Et densifier la production …c’est intéressant, cela aussi, car la forêt landaise est certainement (hors forêts domaniales de plaine) celle qui est la plus intensément gérée (et c’est une forêt qui rapporte). Et c’est déjà une forêt qui utilise des engrais (au contraire de toutes les autres en France).
Ce que cherche le conseil général, c’est de faire financer le reboisement et certains travaux sylvicoles au plus vite … Certains propriétaires ont dû beaucoup perdre mais dans d’autres cas, ce ne serait que verser une rente …
Ne pas oublier non plus que la CDC est également un gros propriétaire forestier (plus de 30 000 ha en France).

4.  Marot | 10/10/2011 @ 7:29 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3)
Bel écran de fumée ce fonds régional carbone :
des investisseurs ? des rigolos certainement
des entreprises ? pas folles

tout est dans le etc.
Le etc. c’est le contribuable, youpie !.

5.  Murps | 10/10/2011 @ 9:13 Répondre à ce commentaire

Quelle catastrophe économique et sociale en perspective que ces investissements bidons.
Ca fera le bonheur des affairistes, au dépens des plus pauvres.
Le contribuable arbitrera.

les collectivités territoriales françaises, et notamment celles de plus de 50 000 habitants qui, au 31 décembre 2012, seront dans l’obligation de présenter un Plan Climat Energie Territorial (PCET)

Ce genre de trucs me donnent le frisson.
Quel foutage de gueule généralisé, j’ai jamais voté pour de telles insanités !!!! Arrêtez-les !

6.  JG2433 | 10/10/2011 @ 9:16 Répondre à ce commentaire

Marot (#4),

ce fonds régional carbone :

c’est le contribuable

… ou le retour de la taxe carbone par d’autres voix. 🙁

7.  L'autreVersantDesMonédières | 10/10/2011 @ 10:11 Répondre à ce commentaire

à raison de 16 000 réhabilitations par an, avec une moyenne de 30 000 euros par logement, la collectivité doit réunir aux alentours de 400 000 millions d’euros.

16 0000 x 30 000 = 400 000 000 000 !!!
C’est la nouvelle arithmétique :roll:

Voilà des experts dignes de confiance.

8.  Marot | 10/10/2011 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

L’autreVersantDesMonédières (#7)
Et le nommé Bruno Charles, vice président du Grand Lyon, un sinistre pantin vert ajoute

«si nous ne trouvons pas de nouveaux instruments financiers privés, nous sommes perdus »

Tant mieux, tant mieux quand on applaudit aux nouvelles taxes, il faut assumer.

9.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 13:14 Répondre à ce commentaire

L’autreVersantDesMonédières (#7), j’aurais dit 4.8 M, non ?

10.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 13:16 Répondre à ce commentaire

😈

11.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 13:17 Répondre à ce commentaire

Confiez-moi la caisse, vous serez tranquilles !

12.  Gilles des Landes | 10/10/2011 @ 13:20 Répondre à ce commentaire

Je ne m’afficherai pas comme un « spécialiste » de la forêt landaise, car je ne partage absolument pas les objectifs vers lesquels on souhaiterait orienter aujourd’hui cette forêt.
D’abord, relativisons les propos de Yvesdemars : le pin maritime est en effet adapté aux sol landais, mais ce sont actuellement les techniques employées pour sa culture et son exploitation qui posent problème. La stabilité des peuplements, les attaques parasitaires ne doivent pas être entièrement mises sur le dos des aléas climatiques (admirez ma réserve, je n’ai pas parlé de réchauffement…), mais sur certaines pratiques liées à la culture intensive. Je travaille sur des modèles différents, plus extensifs, et les résultats son là : la (sur-) production cède la place à la récolte, et les peuplements sont plus résistants.
D’autres essences sont présentes : le Chêne pédonculé est omni-présent, parfois remplacé par le chêne tauzin (ou en mélange) ; le Chêne-liège est localement dominant (Marensin, Néracais…) et l’on exploite son liège ; le chêne vert est présent en Gironde. Le bouleau est présent à peu près partout… Ces essences feuillues ont été contenues par la production de pin maritime, mais leur dynamique peut être suffisante pour qu’elles assurent de la production (trituration, charpente, bois d’industrie, bois de feu…).
Alors, oui, lorsque j’entends parler de puits de Carbone, je m’insurge ! Car, vouloir stocker temporairement une certaine quantité de Carbone (epsilon…), ça rime à quoi ? Tous les adeptes de la pratique sont persuadés du bien fondé de la chose. Tout de même : le carbone stocké aujourd’hui dans les arbres sera de toute manière rejeté dans tout au plus 100 ou 150 ans ; de plus, pourquoi stocker du Carbone ?
Je parle souvent, en employant un terme ad-hoc, de la fumisterie du Carbone (ou du marché du Carbone). Personne ne connait son intérêt (sinon sauver la planète, et encaisser des subsides) mais tous sont persuadés qu’il n’y a pas d’autre voie (relativisons, les adeptes de ce forum font partie des exceptions !).
Pour conclure (provisoirement, car le débat est loin d’être clos), on voit bien aujourd’hui les effets pervers des dérives apportées par le GIEC (et ses sbires…) : plus de questionnement sur le bien-fondé de la « décarbonisation », et l’on voit même le dogme affiché dans les marchés publics, les contrats de plans, les objectifs des collectivités, le manuels scolaires, et plus généralement dans l’enseignement (et les médias). A tel point qu’aujourd’hui, on peut obtenir des financements (publics càd soutirés aux contribuables…) pour reboiser – pardon : pour créer des puits de Carbone – et installer devant la parcelle un panneau rappelant qu’ici « grâce aux aides publiques, on contribue à sauver la planète ».
Et nous, les climato-réalistes, nous ne pouvons même pas faire remarquer l’incohérence de la chose, brimés par cette Inquisition des Temps Modernes.
J’entends de plus en plus dans mon milieu professionnel dire « on marche sur la tête » – c’est un constat dont la pertinence ne cesse de s’accroitre…

13.  Nicias | 10/10/2011 @ 13:34 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#12),

Il ne faut pas paniquer, on va passer au 100% bio et pour cela, en raison des rendements, il faudra raser l’intégralité de la forêt française pour produire autant.

Rendement bio du blé: 1/3 a 50% du conventionnel.
Surface cultivée: 52% du territoire.
Surfaces boisées: environ 25% il me semble.

14.  Mihai V | 10/10/2011 @ 14:05 Répondre à ce commentaire

L’autreVersantDesMonédières (#7),

16 0000 x 30 000 = 400 000 000 000 !!!

C’est 16 000 et non 16 0000 qu’il aurait fallu transcrire.

Ce qui est flagrant c’est que 16 x 3 = 40 au lieu de 48, indépendamment des trois zéros excédentaires dans le résultat.

Pour celui qui a fait du calcul mental (mais est-ce qu’on l’enseigne encore à l’époque des calculettes ?), 16 000 x 30 000 = 480 suivi de 6 zéros soit 480 millions ou ~ 0.5 milliard.

Une anecdote récente.
Un samedi en fin de journée, j’arrive à la caisse de mon Carrefour avec une tarte au riz de 5.59€ sur laquelle on avait ajouté une étiquette « 30% de réduction à la caisse ». Grosse panique de la jolie caissière qui ne savait pas calculer le prix à introduire. Elle a dû interpeller une collègue de l’Info qui avait une calculette. Celle-ci lui a répondu « c’est 3.87€ ».
De tête, je lui aurais bien dit que si elle décomptait 1.50 ou 1.60€ je n’aurais pas protesté. Mais amusé, j’ai laissé faire.
En effet, 56 x 3 = 150 + 9 = 159. Donc 5.6 x 0.3 = 1.59

La collègue, avec sa calculette, s’est quand même trompée en ma faveur parce que 5.59 x 0.7 = 3.91€

15.  L'autreVersantDesMonédières | 10/10/2011 @ 14:28 Répondre à ce commentaire

Mihai V (#14),
Désolé pour le zéro de trop dans ma précipitation j’ai m…é .
Outre le 8 manquant, c’est l’erreur de facteur 1000 qui m’avais sauté aux yeux.
Mais peut-être n’est pas une erreur, la différence étant seulement de 399 520 000 000, il doit s’agir de la rémunération des auteurs de l’étude, et autres intermédiaires.

16.  Marot | 10/10/2011 @ 14:30 Répondre à ce commentaire

Nicias (#13)
L’incohérence est une tare de base des escrologistes.

Faire fermer des centrales nucléaires en Allemagne au prix de plusieurs milliers de morts par les fumées des centrales au charbon,
youpie,

Exiger toujours plus de taxes et d’impôts et se lamenter de la pauvreté énergétique,
youpie, youpie,

Chasser les habitants d’Ouganda et du Honduras, en faire assassiner 23 pour qu’ils ne souffrent pas du RCA,
youpie, youpie. youpie.

Interdire le DDT pour conserver (peut-être) l’épaisseur de quelques coquilles d’œufs au prix de millions de morts,
youpie, youpie. youpie. youpie.

L’escrologue en chef Joly donne en exemple le Danemark dont le bilan de CO2 (je m’en tamponne) est calamiteux.

17.  pecqror | 10/10/2011 @ 15:12 Répondre à ce commentaire

Mihai V (#14),

De tête, je lui aurais bien dit que si elle décomptait 1.50 ou 1.60€ je n’aurais pas protesté. Mais amusé, j’ai laissé faire.
En effet, 56 x 3 = 150 + 9 = 159. Donc 5.6 x 0.3 = 1.59

56 x 3 = 150 + 18 = 168. Donc 5.6 x 0.3 = 1.68

18.  Nicias | 10/10/2011 @ 15:18 Répondre à ce commentaire

Marot (#16),

Le truc marrant que j’ai remarqué sur le blé bio, c’est qu’en cas de maladie ou autre, comme la gamme d’outil pour lutter est moins grande, vous avez plus de chance de voir diminuer votre production. Et concrètement, c’est très significatif, autant que le vent pour l’énergie éolienne.
Le bio est donc un mode de production intermittent !

19.  François | 10/10/2011 @ 15:21 Répondre à ce commentaire

Ah! Maudit carbone! Horrible CO2! Que ne ferait on pour réduire « l’impact carbone » du pays.
Il y a un peu plus d’un an, je lisais dans « valeurs actuelles » les résultats d’une étude qui quantifiait la quantité de CO2 produite par différents pays pour fabriquer 10 millions de $ de PIB.
– France: 180 T
– Pays nordiques ( Suède, Norvège, etc…): 490 T
– Allemagne: 540 T
-… Je ne me souviens plus des 10 suivants
– Chine: 2 500 T
Vous avez bien lu, nous sommes haut la main champions du monde des pays développés pour notre faible » impact carbone » pour parler « tendance »…
Alors, qu’est ce qu’on vient se pignoler avec des problèmes inexistants sur des soucis chimériques???

20.  Clem | 10/10/2011 @ 15:47 Répondre à ce commentaire

Murps (#5),

Le contribuable arbitrera

Le contribuable n’arbitrera rien du tout, vu qu’il n’est jamais mis au courant.

21.  yvesdemars | 10/10/2011 @ 16:45 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#12),

merci

j’observe cependant que sauf peut être le bouleau, les chènes ou châtaigners poussent poins vite que le pin maritime … comme puits de carbone on fait mieux (je suis d’accord avec vous tout ça est une incroyable fumisterie)

Espèces poussant plus vite : l’eucalyptus (qui je crois préfère les sols secs et craint les gelées et surtout ne donne pas des bois de construction -seule exception je l’ai vu remplacer le bois de pin pour les soutènements miniers) ou le peuplier (mêmes défauts sauf pour les gelées et en plus en France c’est une espèce transgénique horreur et damnation !!!!)

Je suis aussi OK sur le fait qu’un peu de diversité ne fait pas de mal à condition que ça ne dégrade pas trop les conditions d’exploitation …

22.  yvesdemars | 10/10/2011 @ 16:47 Répondre à ce commentaire

François (#19),

oui mais notre PIB est de moins en moins industriel les services sont moins carbonés …

23.  Araucan | 10/10/2011 @ 16:54 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#21),

Le peuplier N’EST pas transgénique (ni en Europe ni aux USA …) et puis sur les sols des Landes, vous repasserez ….
Et les eucalyptus (il n’y en pas qu’un), qui effectivement pour certaines espèces craint les gelées (-10 tout de même) mais a aussi besoin de sols relativement riches … et ne produit que du bois de pâte … et surtout, brûle infiniment mieux que le pin …

24.  François | 10/10/2011 @ 17:04 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#22)
Vrai, mais ce n’est pas la raison. La Grande Bretagne qui a un PIB pas plus industriel que le nôtre est pourtant dans les chiffres de l’Allemagne.
Ce sont nos centrales nucléaires qui nous valent cette performance, n’en déplaise à toute la gente écologiste…

25.  Mihai V | 10/10/2011 @ 18:59 Répondre à ce commentaire

pecqror (#17),

En effet, « je m’a trompé de 9 cents ». Mais il est vrai qu’en dessous de 1€ je ne regarde guère…

J’ai une bonne retraite – amplement méritée, j’insiste – alors que je suis propriétaire sans plus aucune personne à charge.

26.  yvesdemars | 10/10/2011 @ 19:19 Répondre à ce commentaire

Araucan (#23),

Le séquençage du génome du peuplier de l’Ouest a été annoncé en 2004 et publié en 20061. Le peuplier étant un arbre à croissance rapide (d’où une évaluation vite disponible lors de tests) et progressivement entièrement séquencé, il devient le premier arbre transgénique en 1986 et est depuis l’essence qui a fait l’objet du plus grand nombre d’essais et de tests (47 % en 2005) d’arbres génétiquement modifiés (une souche en France, par l’INRA et d’autres au Canada)2.

d’après Wikipédia, ils ne le sont pas tous mais bientôt peut être.

et surtout, brûle infiniment mieux que le pin …

oui pour les risques d’incendie c’est pas terrible …

bref je retiens de ces échanges que sauf les 20% de chênes divers et des châtaigniers lepin maritime est l’espèce la plus adaptée à la forêt landaise.
Brémontier avait vu juste

27.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 19:35 Répondre à ce commentaire

Mihai V (#25), Pourvu qu’àa dure, comme disait maman Létitia…

28.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 19:35 Répondre à ce commentaire

Mihai V (#25), Pourvu qu’ça dure, comme disait maman Létitia…

29.  Araucan | 10/10/2011 @ 20:06 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#26),

Ce n'est pas parce qu'une espèce a eu son génome entièrement séquencé, qu'elle est désormais transgénique.

Wikipédia est remarquablement mal rédigé à ce sujet.

Le peuplier étant un arbre à croissance rapide (d'où une évaluation vite disponible lors de tests) et progressivement entièrement séquencé, il devient le premier arbre transgénique en 1986 et est depuis l'essence qui a fait l'objet du plus grand nombre d'essais et de tests (47 % en 2005) d'arbres génétiquement modifiés (une souche en France, par l'INRA et d'autres au Canada)[2].

Il y a effectivement des essais. Et ce n'est pas parce qu'il y a des essais, que ces clones de peuplier transgéniques sont commercialisés. En tout cas, il n'y en a aucun de commercialisé en Europe et donc de planté pour la production en Europe.

30.  l'autre pierre | 10/10/2011 @ 23:02 Répondre à ce commentaire

La finance carbone pour les collectivités.
Z’ont pas assez de soucis avec leurs prêts toxiques de chez DEXIA pour s’offrir ce gadget aussi ruineux qu’inutile.

http://www.liberation.fr/polit.....leur-dette

31.  Patrick Bousquet de Rouvex | 10/10/2011 @ 23:43 Répondre à ce commentaire

l’autre pierre (#30), Plus ils sont endettés, plus on leur propose des incitations à l’être d’avantage.

32.  Laurent Berthod | 10/10/2011 @ 23:49 Répondre à ce commentaire

l’autre pierre (#30),

Oui, bon, c’est pas pass’que nos élus locaux, qui ont été élus par les Français, ne l’oublions pas, sont de vrais c.. et ont été assez irresponsables pour croire des marchands d’aspirateurs financiers, qu’il faudrait les empêcher de devenir vertueux ! 😥

33.  Marot | 11/10/2011 @ 0:49 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#32)

irresponsables

Qu’est-ce que c’est çà ?
Et les commissions versées, c’était irresponsable ?

En fait de commission, le pdg de Dexia reçoit une prime de 600 000 €

The latest example: Dexia bank CEO Pierre Mariani, it was announced, would be receiving a bonus down from €800,000 to €600,000. Closer inspection revealed that Mariani (pictured) was now receiving a « function premium » to account for that missing €200,000. His whole package came to €1.95 million – exactly the same as last year.

Le dernier exemple: le PDG de la banque Dexia Pierre Mariani, il a été annoncé qu’il recevrait un bonus de 600.000 € au lieu de 800.000 €. Une inspection plus minutieuse révèle que Mariani recevra une «prime de fonction» pour compenser ce manque de 200.000 €.
Son revenu total sera de € 1,95 million – exactement le même que l’année dernière.

Que les faillites sont belles, contribuables, à vos poches.

34.  Gilles des Landes | 11/10/2011 @ 6:53 Répondre à ce commentaire

Retour dans les Landes : le reboisement c’est Crouzet/Chambrelent et non pas Brémontier, qui a lancé l’opération de fixation des dunes littorales. Et puis surtout les propriétaires privés ! Quant à l’Eucalyptus, si on veut détruire un sol déjà pas très riche, c’est l’idéal (cf Espagne, Portugal…). Enfin, il faut se méfier des notions de « productivité » : des peuplements naturels en croissance « libre » peuvent avoir un rendement supérieur (en m3/ha) à celui de certains peuplements de production.
Tout cela ne remet pas en cause la fumisterie du Carbone !

35.  jean l | 11/10/2011 @ 7:26 Répondre à ce commentaire

Enfin, il faut se méfier des notions de “productivité” : des peuplements naturels en croissance “libre” peuvent avoir un rendement supérieur (en m3/ha) à celui de certains peuplements de production.

Oui. J’ajouterais que la productivité finale d’une parcelle varie très peu, pour une même station forestière, hors amendements chimiques, selon le mode de traitement choisi ou l’absence de traitement ; ce qui varie, c’est le type de produits récoltés. C’est d’ailleurs l’objet essentiel de la sylviculture. Et j’imagine sans trop de peine -je ne suis pas spécialiste des forêts landaises – qu’il ne serait pas facile de persuader un propriétaire de remplacer une récolte de pins maritimes bien conformés par des bouleaux (on n’est pas en Scandinavie) ou des chênes tauzins ! Quant au chêne pédonculé, sur des sols pareils, je demande à voir la tête qu’ils font.

36.  Araucan | 11/10/2011 @ 8:54 Répondre à ce commentaire

jean l (#35),

Loi de Eichhorn 🙂 ! (pour une même espèce, tout de même …)

NB : pour l'eucaplyptus, il faut remarquer que les espèces utilisées en France, Espagne et Portugal, sont des espèces subtropicales à croissance initiale rapide (normal, les sélectionneurs voulaient du bois pour la pâte à papier). Il aurait été intéressant de tester des espèces plus méridioniales (Sud ouest de l'Australie, Victoria ou Tasmanie) … mais il n'est pas certain que la productivité eut été aussi performante (modulo les problèmes de gel) sur 20 ou 30 ans. Sur 60 ans, je pense qu'il y aurait des choses très intéressantes. De plus, dans les espèces du Sud Ouest de l'Australie, certaines donnent du bois d'oeuvre …

Enfin, dans les Landes (1 million d'ha de pin maritime), l'enjeu n'est pas tant d'augmenter la production que de diversifier les espèces présentes, les quelques espèces autochtones étant peu nombreuses et généralement peu productives (en m3/ha). Et c'est difficile, car les sols sont très pauvres (podzols …). Les pédonculés ne se trouvent bien qu'en bordure de rivières ou dans les zones anciennement cultivées ou amendées (autour des villages). Pas de comparaison avec l'Adour !

Et puis la grande période des essais d'introduction est terminée (programmes lourds et longs).

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