Événements extrêmes

"L'expertise, c'est l'art de se tromper dans les règles" Paul Valéry.

Voici la traduction du "facts sheet" fournie en même temps que le résumé pour décideurs du rapport spécial du GIEC sur la gestion des risques de désastres naturels et d'événements extrêmes pour progresser sur l'adaptation au changement climatique. Une présentation est également fournie. Le rapport lui-même ne sera disponible qu'en février 2012. Ne pas oublier que nombre des annonces faites reposent sur les modèles. Bonne lecture !

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Contexte.

Ce rapport du GIEC, qui, pour la première fois traite de l'intégration de l'expertise en climatologie, gestion du risque de catastrophes naturelles et adaptation, peut alimenter les débats sur la manière de réduire et de gérer les risques d'événements extrêmes et de catastrophes dans un climat qui change. Ce rapport estime le rôle du changement climatique dans l'altération des caractéristiques de ces événements. Il évalue l'expérience acquise d'une large gamme d'options utilisées par les institutions, les organisations et les communautés pour réduire l'exposition et la vulnérabilité ainsi que pour améliorer la résilience aux phénomènes extrêmes du climat, tels que les systèmes d'alerte précoce, l'innovation en couverture des assurances, es améliorations d'infrastructures et l'expansion des réseaux sociaux de sécurité. Il contient des études de cas qui illustrent des événements particuliers et leurs impacts dans différentes régions du monde ainsi que sur une gamme d'activités de gestion du risque.

Le rapport fournit de l'information sur

– la variabilité naturelle du climat et les changements dus à l'homme  qui influence sur la fréquence, l'étendue spatiale et la durée de certains événements climatiques et météorologiques extrêmes,

– la vulnérabilité des sociétés humaines et des écosystèmes exposés qui interagit avec ces événements et permet d'en déterminer les impacts et la probabilité,

– des choix différents de développement peuvent rendre les populations à venir plus ou moins vulnérables aux événements extrêmes,

– l'expérience acquise avec les extrêmes climatiques et l'adaptation à ceux-ci qui fournit des indications sur la manière de mieux gérer les risques actuels et futurs reliés aux événements extrêmes météorologiques et climatiques, et,

– les populations qui peuvent devenir plus résilientes avant la survenue de la catastrophe.

Thèmes clefs.

• Dans certaines parties du monde, des augmentations du nombre d'événements extrêmes météorologiques et climatiques ont été observés. Des augmentations à venir sont anticipées au 21ième siècle.

• Le développement socio-économique, les variations naturelles du climat et les changement induit par l'homme influence les risque lié au climat et à la météorologie.

• L'expérience de la gestion du risque et de l'adaptation au changement climatique fournit une base de connaissances sur les approches efficaces pour se préparer et réagir aux événements extrêmes et aux catastrophes.

Conclusions particulières du rapport.

Deux échelles ont été utilisées pour communiquer sur le degré de certitude des conclusions-clefs :

– une qualitative traduisant la confiance dans la validité d'une conclusion basée sur l'évaluation des preuves scientifiques sous-jacentes et l'accord sur celles-ci

– et l'autre quantitative, sur l'incertitude exprimée en termes de probabilités.

Les expressions telles que "preuve robuste", "confiance moyenne", "probable" ou "très probable" ont une signification particulière qui sont exposées dans la partie finale du résumé pour décideurs.

Changement dans les événements extrêmes.

– Les observations depuis 1950 montrent des changements pour quelques événements extrêmes, en particulier, la température journalière et les vagues de chaleur.

– Il est probable que la fréquence de précipitations massives augmentera au 21ième siècle pour de nombreuses régions.

– Il est pratiquement certain que les augmentations dans la fréquence des maxima de température journalière et la réduction du nombre de minima interviendront au 21ième siècle sur l'ensemble du globe. Il est très probable – 90 % à 100% de probabilité – que les vagues de chaleur s'accroitront en durée, fréquence et/ou intensité sur la plupart des terres émergées.

– Il est probable que la vitesse maximum moyenne des vents de cyclones tropicaux (connus aussi sous les noms de typhons ou d'ouragans) augmentera durant le siècle à venir, mais probablement pas dans tous les bassins océaniques. Mais il est aussi probable (en d'autres mots, il y a une probabilité de 66 à 100%) que globalement, il y ait une diminution ou quasiment pas de changements dans le nombre de cyclones tropicaux.

– Il y a des preuves, permettant une confiance de niveau moyen, que les sécheresses s'intensifieront durant le siècle à venir dans le sud de l'Europe, dans la région méditerranéenne, en Europe centrale, au centre de l'Amérique du Nord, en Amérique centrale et au Mexique, dans le nord-est du Brésil et dans le sud de l'Afrique. La confiance reste limitée en raison des questions de nomenclature relatives à la classification et à la mesure d'une sécheresse, du manque de données d'observations et de l'incapacité des modèles à incorporer tous les facteurs qui conditionnent une sécheresse.

– Il est très probable que l'augmentation moyenne du niveau des mers contribuera à accroître la fréquence de niveaux records parmi les niveaux extrêmes des hautes eaux côtières.

– Les changements anticipés de précipitations et de températures impliquent des changements relatifs aux inondations, bien qu'au total, la probabilité de changements dus au climat en intensité ou en fréquence pour les inondations fluviales reste faible à l'échelle globale, en raison de preuves limitées et de causes complexes des changements régionaux. (NdA : pour dire cela autrement, la probabilité d'une augmentation du nombre ou de l'intensité des inondations au niveau mondial est faible mais cela n'exclut pas des variations régionales).

Tendances en matière de pertes dues aux catastrophes.

– Les pertes économiques relatives aux catastrophes climatiques ou météorologiques varient d'une année sur l'autres et d'un endroit à l'autre mais au total ont augmenté (confiance élevée).

– Les pertes économiques totales dues aux catastrophes naturelles sont plus élevées dans les pays développés (confiance élevée).

– Les pertes économiques exprimées en pourcentage du PIB sont supérieures dans les pays en développement (confiance élevée)

– Les décès dus aux catastrophes naturelles sont plus fréquents dans les pays en développement (confiance élevée). De 1970 à 2008 par exemple, plus des 95% de ces décès ont eu lieu dans les pays en développement.

– Les pertes économiques ont été lourdement influencées par une exposition en augmentation des gens et des avoirs économiques (confiance élevée).

Gérer le risque.

-Un processus itératif comprenant le suivi, l'évaluation, l'apprentissage et l'innovation peut réduire les risques de désastre dans le contexte d'extrêmes climatiques (Preuves robustes, accord élevé).

– Beaucoup de mesures pour gérer les risques actuels et futurs présentent des bénéfices additionnels, tels qu'améliorer la vie des populations, conserver la biodiversité et améliorer le bien être humain (Preuves moyennes, accord élevé).

– Beaucoup de mesures, si elles sont réellement mises en oeuvre, ont un sens dans une gamme de climats futurs (Preuves moyennes, accord élevé). Ces mesures "sans regrets" concernent les systèmes d'alerte, les changements de planification de l'usage des sols, la gestion durable des terres, la gestion des écosystèmes, amélioration de la surveillance de la santé publique, de la fourniture d'eau et des systèmes de drainage, le développement et la mise en oeuvre de codes de la construction, et une meilleure information et prise de conscience.

– Une gestion du risque efficace comprend généralement un portefeuille d'actions, qui vont de l'amélioration des infrastructures à la construction individuelle et la capacité institutionnelle, en vue de réduire les risques et réagir aux catastrophes (Confiance élevée).

– La reconstruction et les réparations post-catastrophe fournit une opportunité de réduire les risques météorologiques futurs et ceux de catstrophes reliées au climat (Preuves robustes, accord élevé). Toutefois les risques, les mesures de protection à court terme pour protéger de risques immédiats peuvent augmenter les risques futurs, telles les digues qui encouragent des développements ultérieurs dans les plaines (Preuves moyennes, accord élevé).

– La gestion des risques fonctionne mieux lorsqu'elle est adaptée aux conditions locales. Combiner les connaissances locales avec des données scientifiques et de l'expertise technique en sus aide les communautés à réduire les risques et à s'adapter au changement climatique (Preuves robustes, accord élevé).

– Les actions variant d'améliorations par étapes de la gouvernance et de la technologie à plus de changements sont essentiels pour réduire les risques d'extrêmes climatiques (Preuves robustes, accord élevé).

Définitions.

Ce rapport caractérise la confiance dans la validité des conclusions en termes relatifs (tels que "faible", "moyen" et "élevé"), basés sur l'évaluation et l'accord des preuves scientifiques sous-jacentes. Il utilise des termes du langage courant pour quantifier la probabilité de divers résultats,mais sans définition, ces termes ont des significations différentes pour les gens. Ainsi nous définissons ces termes comme suit :

Pratiquement certain :  probabilité de 99 à 100%,  (NdA : traduction de virtually certain traduit par "virtuellement certain" dans Le Monde par SF et qui fut aussi mon premier jet, je l'avoue jusqu'à vérifier. Mais d'un autre coté, cela doit signifier que tous les modèles prédisent ce fait dans tous les cas … ce qui en fait des événements potentiellement certains dans les conditions posées par les modèles (voir également la signification de virtuel)).

Très probable :  probabilité de 90 à 100%,

Probable : probabilité de 66 à 100%,

Aussi probable qu'improbable : probabilité de 33 à 66 %,

Improbable : probabilité de 0 à 33%,

Très improbable :  probabilité de 0 à 10%,

Particulièrement improbable : probabilité de 0 à 1%.

@@@@@@

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1.  Marot | 21/11/2011 @ 0:12 Répondre à ce commentaire

Étrange, plus qu’étrange qu’un des historiques majeurs sur le sujet : l’évolution passée du nombre de morts ne figure pas dans ce document alors qu’il est fait une comparaison entre pays développés ou pas

– Les décès dus aux catastrophes naturelles sont plus fréquents dans les pays en développement (confiance élevée). De 1970 à 2008 par exemple, plus des 95% de ces décès ont eu lieu dans les pays en développement.

Indur Goklany redonne cette évolution dans un billet chez WUWT

Est-ce si dérangeant ?

2.  Araucan | 21/11/2011 @ 0:24 Répondre à ce commentaire

Marot (#1),
Oh certainement,
N’oubliez pas que ce n’est que le résumé du résumé pour décideurs … 🙂 et que le texte principal ne sera publié qu’en février 2012 …
On oublie aussi de comparer avec les dégats/décès -hélas- liés aux tremblements de terre.

Enfin, hormis pour les prévisions (le monde des ordinateurs), il n’y a aucune information révolutionnaire en la matière …

3.  Hacène | 21/11/2011 @ 1:08 Répondre à ce commentaire

Araucan (#2),

N’oubliez pas que ce n’est que le résumé du résumé pour décideurs … 🙂 et que le texte principal ne sera publié qu’en février 2012 …

Une nouvelle fois, donc, le résumé pour décideurs, avant le texte complet. Dans un autre registre, cela rappelle cette relative incongruité : on avance une estimation de la température de la Terre, mais sans bien savoir ce qui va se passer à l’échelle régionale, alors même que ce sont ces données qui devraient servir au calcul de la dite moyenne.

4.  Hacène | 21/11/2011 @ 1:09 Répondre à ce commentaire

A propos des événements extrêmes, rappelons que le premier rapport du GIEC (1990) avançait prudemment l’hypothèse que la diminution attendue du gradient thermique entre l’équateur et le pôle Nord (se réchauffant en théorie plus vite) devait logiquement conduire à la diminution de la fréquence des tempêtes aux latitudes moyennes. Cinq ans plus tard, le second rapport du GIEC, sans rien changer de sa prévision d’un rapide réchauffement de l’Arctique, laisse tomber l’idée d’un temps plus calme, pour au contraire commencer sérieusement à verser dans le catastrophisme : tempêtes plus fréquentes, plus violentes. En contradiction avec la théorie, mais avec l’appui du « bon sens » (celui que l’on reproche aux climato-sceptiques d’utiliser) : un monde plus chaud, c’est plus d’énergie à dissiper, donc un temps plus violent. Qui a parlé de populisme climatique ?

5.  jean l | 21/11/2011 @ 7:59 Répondre à ce commentaire

– Il est probable que la fréquence de précipitations massives augmentera au 21ième siècle pour de nombreuses régions.

PFFFF…. sans commentaire. Ou plutôt si, je crois que je vais ouvrir immédiatement un cabinet de climatologue expert, avant que l’aubaine disparaisse, vu qu’à ce niveau de flou, il n’y a vraiment besoin d’aucun diplôme et d’aucun modèle.

6.  Araucan | 21/11/2011 @ 11:08 Répondre à ce commentaire

Hacène (#3),

Mais cela fait un moment que l’on nous explique que les modèles sont capables de donner des moyennes globales mais pas (ou avec beaucoup d’incertitudes qui se retrouvent ici d’ailleurs) les variations régionales (pour la température et ne parlons pas des précipitations).
Comme on nous l’explique, il y a tellement de variables à prendre en compte pour les climats locaux qu’il n’est pas possible à ce jour de les intégrer dans les modèles. ( A noter que l’on ne parle que des climats régionaux sur les continents, sur les océans, on n’en parle pas).
Donc les modèles projettent des moyennes à partir des bases physiques du fonctionnement de l’atmosphère : la répartition des anomalies de température reste difficile à projeter … même en comparant avec des données historiques …
Ou alors il faut développer des modèles régionaux (pas sur que cela se fasse partout … et pas sur que l’on puisse les développer juste avec la base physique …).

7.  monmon | 21/11/2011 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

1# Marot
Je ne comprends pas bien la relation que vous faites entre le commentaire, les pays sous développés sont les plus touchés et la courbe qui montre la diminution des morts pour raison météo

8.  Marot | 21/11/2011 @ 12:41 Répondre à ce commentaire

monmon (#7)
Je ne fais pas de relation.

Je dis que dans un document relatif à l’incidence des événements extrêmes

ne parler que de la situation relative sous-développés—développés

et « oublier » les statistiques connues de la mortalité globale

a le goût, l’odeur ou le parfum du mensonge par omission qui glisse sous le tapis les faits qui dérangent.

9.  monmon | 21/11/2011 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

Si l’agitation atmosphérique augmente la teneur en CO2 augmente probablement car ce gaz n’est pas stable dans l’air calme.
Tout peut donc se passer sans intervention humaine!

10.  Mihai V | 21/11/2011 @ 13:12 Répondre à ce commentaire

monmon (#9),

Message peu clair. Que voulez-vous dire ?

11.  Hacène | 21/11/2011 @ 13:33 Répondre à ce commentaire

Araucan (#6),
Je sais bien. Avec assurance, mais aussi avec le succès que l’on sait.

12.  yvesdemars | 21/11/2011 @ 15:30 Répondre à ce commentaire

Hacène (#4),

exact c’était d’ailleurs aussi l’opinion de Marcel Leroux c’est un peu comme si on écrivait : en diminuant la puissance de ce moteur de voiture (à poids égal) on va augmenter sa vitesse de pointe …

http://notrickszone.com/2011/1.....te-change/
Pierre Gosselin analyse une opinion plutôt critique du Spiegel (dont la ligne éditoriale est malgré tout carbocentriste ) n’attendons rien de nos minables journaux du Monde ni du Figaro et encore moins de Libération là dessus

The climate report is being sold simply as a wake-up call – the work of the scientists is simply being ignored. ‘Unfortunately we still don’t have many answers to the questions of climate forecasts,’ says Lisa Schipper of the Stockholm Environment Institute, a lead author of the new IPCC Report, to SPIEGEL ONLINE. ‘There is no black and white scenario’.”

13.  yvesdemars | 21/11/2011 @ 15:32 Répondre à ce commentaire

avec ça on peut même dire qu’ils réinventent le mouvement perpétuel, sujet sur lequel l’Académie des Sciences refuse toute publication …

14.  monmon | 21/11/2011 @ 18:18 Répondre à ce commentaire

Mihai # (10)
Une partie des 390 PPM de CO2 est maintenu dans l’atmosphère par l’agitation de l’air car ce gaz plus lourd que l’air n’y est que marginalement stable par des phénomènes de diffusion moléculaire.
L’agitation de l’air aide au déstockage du CO2 des océans principale résidence du CO2 et empêche le CO2 d’y retourner . Je ne connais pas
la teneur minimale lié à cette diffusion moléculaire

15.  yvesdemars | 21/11/2011 @ 18:37 Répondre à ce commentaire

joanne nova sur ce sujet :

http://joannenova.com.au/2011/.....xit-doors/

We might have been wrong about CO2 causing the disasters, but disasters are still coming. More people are going to die from climate catastrophes because there are lots more people! See, “we were right all along to be concerned about the climate”. (Just not quite right about the cause).

nous pouvons nous être trompés sur le lien entre le CO2 et les catastrophes , mais ces dernières sont encore à venir. Plus de gens périront parce que les gens sont plus nombreux. Nous avons raison de continuer à être concernés par le climat ( y juste un gros doute sur les causes …)

Continuez à envoyer la monnaie !!!

16.  parousnik | 21/11/2011 @ 20:18 Répondre à ce commentaire

19 Novembre 2011 : Les piliers du GIEC s’interrogent et proposent des réponses divergentes à la question :

« Pourquoi, en dépit de l’accumulation persistante des gaz à effets de serre, la hausse de la température de la planète a-t-elle marqué le pas pendant la dernière décennie ? »
http://www.pensee-unique.fr/paroles.html#hiatus

17.  Abitbol | 21/11/2011 @ 20:33 Répondre à ce commentaire

parousnik (#16),

Combien liront cet excellent et éclairant article de Duran ? Et combien auront vu le sujet hyper alarmiste sur le JT de France 2 ce soir, avec Jouzel en bête savante ?

18.  Murps | 21/11/2011 @ 20:41 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#17), ah ouiche !

Et ce graphe à la noix qui explique que finalement, les vagues de chaleurs c’est tout les 20 ans, mais que ça va passer à tous les 5 ans.
Et q

19.  Murps | 21/11/2011 @ 20:42 Répondre à ce commentaire

Et que d’ailleurs – tiens donc !- ça explique le refroidissement dont ils ne parlent pas… Pour l’instant.

20.  Marot | 21/11/2011 @ 21:50 Répondre à ce commentaire

parousnik (#16)
La traduction intégrale de l’article de Voosen est ici dans la rubrique Autres textes et traductions.

21.  jean l | 22/11/2011 @ 7:12 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#17),

Combien liront cet excellent et éclairant article de Duran ?

Oui. Petite précision toutefois, l’essentiel de l’article de PU (voir lien colone à gauche Blogs et Forums) est une traduction d’un article de Roger Pielke Sr. Rendons à Cesar… etc.

22.  Marot | 22/11/2011 @ 7:36 Répondre à ce commentaire

Chez Tripes et Volailles

L’excité côté Volailles n’a toujours pas soufflé mot du mirifique résumé de son Giec chéri.
Ses souffleurs énervés (il aime beaucoup cet adjectif) sont sans voix.

Il faut dire que malgré l’ambiance Durban-fêtes-en-tous-genres, cette bouillie mi-chèvre mi-choux n’est pas excitante pour des catastrophistes ni pour le CEA leur commanditaire.

En plus du silence noté plus haut il y a quelques perles mais cela ne fait pas un article.

Les perles en série consistent à attacher plus ou moins de « confiance » aux observations. L’appareil statistique est donc défaillant, merci de l’avoir dit. Encore un effort et ils en diront autant pour les températures.

Exemple ponctuel

There is low confidence in any observed long-term (i.e., 40 years or more) increases in tropical cyclone activity (i.e., intensity, frequency, duration)

Il y a une confiance faible dans toutes les augmentations observées à long terme (c-à-d 40 ans et plus) de l’activité des cyclones tropicaux, intensité, fréquence et durée.

Ben voyons !
L’augmentation observée c’est ça :

23.  pastilleverte | 22/11/2011 @ 9:02 Répondre à ce commentaire

@ marot,
oui, mais restons objectifs jusqu’au bout, la courbe d’énergie cumulée des « cyclones », qui a atteint un des plus bas niveaux depuis 35 ans en 2010, commence à remonter doucement, conformément aux cycles, bien visibles d’ailleurs.
Celle que vous présentez semble dater de quelques mois ?
Attendons nous pour l’année 2013 ou 2014 ou 2015 à un « on vous l’avait bien dit » des catastrophistes, car vers ces années là on devrait (pourrait…) remonter vers les « pics » 92-94 et 2004-2005… avant une décroissance, qui, elle sera qualifiée de « variabilité naturelle ».

24.  Marot | 22/11/2011 @ 9:31 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#23)
En restant objectif !

Le low confidence est pour les 40 années passées, quelques mois n’y changent rien.
Il ne s’applique pas aux années à venir observed.

Je ne vois aucune raison d’attendre pour épingler le bidule, alors que le Giec n’a pas attendu.

La « vaiabilité naturelle » est bien vue

25.  MichelLN35 | 22/11/2011 @ 9:56 Répondre à ce commentaire

monmon (#14),

Si vous désirez avoir des renseignements sur la dynamique du CO2 dans l’atmosphère en fonction du vent quotidien ou saisonnier, je vous recommande le site tenu par Francis Massen au Luxembourg :
http://meteo.lcd.lu/papers/co2.....ma2009.pdf
et plus récent
http://meteo.lcd.lu/papers/co2.....on_v10.pdf

ou encore les papiers du site de Spencer et de celui de Jo d’Aleo
icecap avec un papier du canadien A. Mc Rae
http://icecap.us/images/uploads/CO2vsTMacRae.pdf

Il y a aussi le papier que j’ai traduit de Lon Hocker paru sur WUWT par l’équipe de Mauna Loa.

Il faut savoir que le laboratoire d’analyse du CO2 de Mauna Loa est à 3400m d’altitude et que les variations atmosphériques du CO2 y suivent de plusieurs mois, sans jamais les précéder, les variations des températures de l’océan.

La présence du CO2 en haute atmosphère est bien atestée, plus que celle de la vapeur d’eau, à cause de la condensation notamment, mais le CO2 qui se dissout dans les gouttelettes des nuages est compté comme libre puisque la mesure est faite sur de l’air sec, asséché par cryogénisation, ce qui libère le gaz mais semble-t-il pas la vapeur (par sublimation) puisque la mesure se fait ensuite par absorption des infrarouges.

26.  jojobargeot | 22/11/2011 @ 10:06 Répondre à ce commentaire

Précédemment, Solomon avait montré qu’entre 2000 et 2009, la quantité de vapeur d’eau dans la stratosphère avait décru d’environ 10 pour cent. Ce déclin qui résultait soit de la variabilité naturelle – peut-être en relation avec El Niño – ou d’une rétroaction au changement climatique, était capable de contrer 25% du réchauffement qui aurait été causé par l’augmentation des gaz à effet de serre (Certains scientifiques ont trouvé que cette estimation était trop élevée). Dès lors, une autre dynamique semble jouer un rôle au dessus des nuages.

C’est une question que je vous pose. Est-il possible que le mécanisme de formation des nuages selon Swensmark puisse avoir une influence sur le taux de vapeur d’eau de l’atmosphère. Est-il possible que ce taux variable de vapeur d’eau soit inféodé non seulement au gradient de température déterminant le taux possible mais aussi à l’activité du soleil qui force ou empêche la précipitation de la vapeur vers sa phase liquide.
Logiquement une variabilité du taux de vapeur d’eau devrait avoir des conséquences importante sur le comportement des météores et surtout sur leur intensité. Une variation de 10% du taux de vapeur est à considérer comme une variable importante en termes d’échanges thermodynamiques.
Je ne suis plus sûr de rien, mais j’ai l’impression que c’est une piste à suivre et que la variabilité naturelle que cherche S. Salomon, ben elle est là, sous nos yeux.

27.  Bob | 22/11/2011 @ 10:24 Répondre à ce commentaire

jojobargeot (#25),

Solomon a étudié la variation de la vapeur d’eau dans la stratosphère (au dessus de 16km d’altitude)
Le mécanisme Svensmark s’intéresse plutôt aux nuages à basse altitude.
Entre les deux, le lien n’est pas évident. Pour l’instant, on se contente d’observer et on tente de modéliser, bien sûr.

28.  pastilleverte | 22/11/2011 @ 10:26 Répondre à ce commentaire

@ marot :
OK OK je craignais juste la réaction « indignée » de certains « qui vous savez dont il ne faut pas dire le nom » qui rôdent parfois sur ce site, mais chut…
Pour suivre sur une question de béotien (je ne suis pas scientifique, je l’assume), la variation (éventuelle) de la concentration d’Argon dans l’atmosphère, qui n’est pas une GES, mais a néanmoins un pouvoir « isolant thermique » (sauf à dire de très grosses bêtises, ce qui est possible, voir probable entre 66% et 100%), 30 fois plus présent que le CO2, pourrait-elle expliquer une partie des variations thermiques.
Et, si oui, quelle(s) en serai(en)t la(es) cause(s) ?

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