Nouvelles de la semaine/3

Elu article du mois … du coté du Nouvel Obs. Juste l'intro : " Avec un réchauffement de 0,6°C depuis cinquante ans, et jusqu’à 2° dans
l’Arctique, les effets du changement climatique sont déjà là : remontée du niveau de la mer et érosion des côtes, réchauffement des cours d’eau, problèmes de ressources en eau dans les régions du sud mais aussi en Ile-de-France, apparition de maladies à vecteur comme la dengue, multiplication des insectes ravageurs…"  Tous aux abris ! 😀

Les bonnes intentions coûtent cher dit le Figaro. Je ne dois pas trop me tromper en disant qu'ils ont oublié le coût de certaines mesures …Du coté du Monde, il y a collection en cette fin d'année.

Tout d'abord, une page pour voter sur les fiascos environnementaux de l'année (je ne vois pas trop l'intérêt de voter mais bon …). Déjà énorme erreur sur la fonte de l'Antarctique au lieu de l'Arctique … Mais aussi sur la question du gaz de schiste aux USA (vu le nombre de puits en activité là bas) … Sur Fukushima, aucun mot sur les morts dus au tsunami (dont certains de froid) et le retard des secours dans un pays développé … Ah oui Durban n'a pas accouché d'accord grandiose, mais a reconduit subrepticement le protocole de Kyoto pour 5 ou 7 ans … l'effet en est flagrant sur les émissions de CO2 : il y a plus échec sur les évolutions géopolitiques et économiques telles que vues par les Européens que fiasco envorinnemental en soi.

lemonde.jpg

Dans la série sur la "sensibilité" du climat au CO2 est loin d'être fini : dans le Monde, cela diminuerait. Mais chez les Suédois elle pourrait être plus grande : le chapitre de l'AR5 sur ce sujet va être passionant …

En défense de ce pauvre Mann, SF écrit un article un peu court … La "hockey stick" n'a pas disparu de l'AR4 sans raison …Les commentateurs apportent des précisions.

Ce blog du Monde est une véritable mine à lui tout seul. Pour rire …

Même quand on ne le voit pas, le réchauffement serait là. Avec en conclusion, "l'année 2012, avec une activité solaire qui reprend de l'intensité et une Niña qui semble disparaître, pourrait battre tous les records." On verra bien l'année prochaine … (NB : mais comme ce genre de calculs n'aboutit qu"à des spéculations (poids de différents facteurs,oubli des autres), pas la peine d'y passer trop de temps).

2011 fut une année chaude (et sèche) sur les aéroports français* (mais pas vraiment en été …).

* Là où sont les stations météo de Météo France. 🙂

Energie

Trop d'énergie consommée pendant les fêtes de fin d'année … C'est vrai quoi : on pourrait mettre Noël au 21 juin, cela ferait faire des économies. (Nb : les réacteurs nucléaires servent avant et après les fêtes …)

Un peu de sciences

Etude de la variabilité des records de pluviométrie en Inde.

On le savait déjà mais mieux vaut le redire : les vastes forêts favorisent la pluviométrie.

Et ne pas oublier de faire un petit tour par là de temps en temps …

Et pour ceux qui lisent Pour la science, je conseille la leture du bloc-notes de Didier Nordon (édition papier), en particulier les trois dernières parties …

@@@@@@

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
101.  scaletrans | 30/12/2011 @ 17:43 Répondre à ce commentaire

Marot (#92),

Il semble que dans les anciens temps le meilleur encens venait de l’ile de Socotra.

102.  Nobody | 30/12/2011 @ 17:58 Répondre à ce commentaire

mcd (#98),

c’est d’ailleurs un de ceux qui m’ont amené à penser qu’il n’y avait pas de corrélation .

Attention… la corrélation nulle entre deux séries est assez rare (ce n’est pas le cas pour la corrélation entre le contenu en CO2 de l’atmosphère et la température du sol).
La corrélation n’est nulle entre deux séries que si elles sont strictement indépendantes… ou si elles sont distribuées sur des axes indépendants dans le repère de mesure.
Cela n’a rien à voir avec le signe de corrélation. Une corrélation négative (anticorrélation) est une corrélation…
C’est d’ailleurs aussi vrai si on cherche un lien entre deux séries. Ce qui compte, ce n’est pas le signe de la corrélation, mais son module. Deux séries fortement corrélées ou anticorrélées font suspecter un lien entre ces séries. Deux séries faiblement corrélées ou anticorrélées font douter de ce lien.

Dans le cas des séries du graphique précédent (Bob #96), la corrélation est de l’ordre de 0,2 soit très faible… et font donc douter du lien physique (ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas, mais qui s’il existe est non direct et non linéaire).

la rupture température/taux de CO2 depuis 2002 est elle digne d’être appelée “décorrélation” au sens mathématique

Non… la décorrélation est un notion complètement différente.

103.  mcd | 30/12/2011 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

Nobody (#102),

merci pour votre réponse , oui , je vois qu’il faut utiliser les termes appropriés 😉

j’ai saisi le fond de votre explication , mes termes étant trop flous , je peux néanmoins prendre cette courbe en exemple de « manque de corrélation » significative . du moins dans une discussion commune .

je comprends bien que l’on ne peut faire d’affirmation « tranchée » , d’ailleurs c’est bien tout le sujet du débat isn’t it ? 🙂

104.  Nobody | 30/12/2011 @ 18:45 Répondre à ce commentaire

mcd (#103),

je peux néanmoins prendre cette courbe en exemple de “manque de corrélation” significative

Oui (ou de corrélation faible, ce qui revient au même).

105.  Araucan | 30/12/2011 @ 23:58 Répondre à ce commentaire

Dans la série « je raconte n’importe quoi », notre journal préféré

Le réveillon, nouvelle victime du réchauffement climatique ? Les produits traditionnellement présents sur la table des réveillons se raréfient et leurs prix augmentent en conséquence. Ainsi de la truffe. Le diamant noir de notre patrimoine gastronomique est en danger. « La truffe, très sensible à l’eau, est un peu un marqueur des changements climatiques », explique le président de la Fédération française de la truffe, Jean-Charles Savignac.

Loin des « mythiques 1 000 tonnes » d’il y a un siècle, et même des 200 à 300 tonnes des années 1960, « la production en 2009 et en 2010 n’a atteint qu’environ 25 tonnes dans les sept régions productrices françaises », constate-t-il.

L’augmentation de la température n’est pas seule en cause. Le déclin de la production s’explique aussi par l’exode rural et la concurrence d’autres champignons. Mais la canicule de 2003 a fait disparaître trois quarts des truffières naturelles. Aujourd’hui, la précieuse Tuber melanosporum s’échange entre 400 à 600 euros le kilo, prix de gros, et à quelque 1 000 euros au détail.

Ouf on a eu chaud car manifestement le déclin est bien antérieur à 2003 …

Rayon poissons, fruits de mer et coquillages, le changement climatique contribue à fragiliser certaines espèces. « La dégradation des habitats et des lieux de ponte explique la diminution de la pêche des saumons depuis trente à quarante ans », avance Denez L’Hostis, de l’association France Nature Environnement (FNE). La hausse des températures modifie le calendrier et les lieux de ponte ou encore la nourriture des alevins.

C’est FNE qui l’a établi ?

La prolifération d’algues toxiques atteint les coquilles Saint-Jacques mais épargnerait la noix et le corail. Le tableau est sombre, même si, explique l’ingénieur breton, les stocks de homards ou de langoustines sont en bon état. La migration des espèces pour s’adapter à la nouvelle donne thermique dessine une nouvelle géographie des ressources.
« Dans le golfe de Gascogne, la température de l’océan a augmenté de plus de 1,5 degré au cours des vingt-cinq dernières années, entraînant une migration des espèces vers le nord tout en modifiant l’abondance des populations », constate Marion Le Foll, de l’institut Ifremer.

Heureusement langouste et langoustine n’ont pas l’air de vouloir migrer (on les trouve au Sud et au Nord des côtes françaises ). Et on regarde d’abord ce qui s’est pêché depuis 30 ans ensuite on en reparlera. (C’est parce que la pêche de l’anchois a été arrêtée pendant 5 ans de suite, qu’il y en à nouveau, il n’est pas parti au nord).

Bilan carbone du réveillon

Cela manquait pour vous culpabiliser (mais cela ne va pas marcher …)

Les réveillons de Noël ou de la Saint-Sylvestre deviennent eux-mêmes facteurs du réchauffement de la planète.

Pierre Ozer, chargé de recherche au département des sciences et gestion de l’environnement de l’Université de Liège (Belgique), a calculé le bilan carbone d’un réveillon pour huit personnes avec des produits traditionnels, provenant des quatre coins du monde, tels que proposés par les publicités des supermarchés : 209 000 km parcourus pour 41,3 kg de CO2. Est-ce bien raisonnable ? s’interroge-t-il.

Pouvez-vous me dire ce qu’est un « produit traditionnel, venu des quatre coins du monde » ? Les miens, ils viennent au mieux des quatre coins de France et pour Nouvel an, ils viendront des quatre coins du département.

106.  Mihai V | 31/12/2011 @ 2:08 Répondre à ce commentaire

Araucan (#105),

Bilan carbone du réveillon

Pierre Ozer, chargé de recherche au département des sciences et gestion de l’environnement de l’Université de Liège (Belgique) …

Encore un chercheur de crédits de recherches inutiles 🙂 Y en a qui n’ont vraiment rien de plus intéressant à faire avec l’argent des mouton-tribuables.
Les anglophones ont inventé le nom de « grantologists » pour ces chercheurs.

107.  Eloi | 31/12/2011 @ 10:18 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#100),

La crise écologique a même commencé il y a 2,4 milliards d’année, avec la catastrophe de l’oxygène, provoquée par ces infâmes cyanobactéries qui déversaient dans l’atmosphère leur déchet oxygène.

Loin de moi l’idée de le leur reprocher : respirer ce déchet / comburant a permis, entre autre, ma vie.

Heureusement que les cyanobactéries n’ont pas organisé de Durban pour limiter leurs émissions (ou alors peut-être leur sommet mondial cyanobactérien a-t-il lui aussi échoué)…

108.  Patrick Bousquet de Rouvex | 31/12/2011 @ 10:22 Répondre à ce commentaire

Araucan (#105), Mille excuses, je n’avais pas vu votre post avant de mettre le mien sur la page « médias qui trompent »… Bon réveillon !

Sorry, the comment form is closed at this time.