Allez la Pologne !

Ambiance pour le Conseil européen de l'environnement du 9 mars.(Source)

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Une crise risque d'éclater lors de la réunion des ministres européens de l'environnement vendredi. En effet, la Pologne rejette toute mention de la proposition de feuille de route sur la réduction des émissions de carbone pour 2050 qui prévoit une baisse de 95 % des émissions d'ici pour cette date.

Les efforts des diplomates de l'UE pour obtenir un compromis ont été entravés par la réticence des Polonais face à toute tentative de fixer des objectifs de réduction des émissions de carbone entre 2020 et 2050.

La Commission européenne a présenté une feuille de route en mars 2011 proposant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 % dès 2020, ainsi que des objectifs pour les décennies suivantes : 40 % en 2030, 60 % en 2040 et 80-95 % en 2050.

La Pologne a fait part de son soutien à l'objectif pour 2050 lors d'un sommet européen en 2009, mais elle rejette les étapes intermédiaires proposées dans la feuille de route de la Commission.

« C'est en particulier sur ce point que la Pologne avait marqué son opposition », a déclaré un haut diplomate européen à propos de l'étape proposée pour 2020. (déjà traduit)« Il est clair que certains éléments présents dans les conclusions risquent de ne pas plaire aux Polonais », a déclaré à EurActiv un autre diplomate. « Ils sont particulièrement contre le fait que cette feuille de route ne puisse pas être modifiée ni servir de point de départ pour les discussions. »

La Pologne dépend actuellement du charbon pour plus de 90 % de son électricité. En juin 2011, elle a bloqué des propositions visant à renforcer les objectifs de réduction des émissions de CO2.

Reuters a cité une source du gouvernement polonais affirmant que Varsovie opposerait également son veto à deux textes de projets de conclusion vendredi, l'un lié à la feuille de route pour une économie faible en carbone et l'autre sur les conclusions de la Conférence de Durban sur le changement climatique.« Nous ne pouvons pas approuver des mesures qui imposeraient directement ou indirectement des objectifs de réduction d'émissions plus exigeants dans un avenir proche », a-t-il expliqué.

Les réserves émises par Varsovie

Une autre source à Bruxelles a déclaré à EurActiv que les réserves de Varsovie face à cette feuille de route portaient également sur la durée de la période visée jusqu'en 2050, les outils de modélisation utilisés, les incertitudes sur la technique de captage et stockage du dioxyde de carbone et le risque que les entreprises délocalisent leurs services hors de l'Europe si les objectifs de réductions de carbone sont trop élevés.

« Nous devons absolument nous engager en faveur d’objectifs que nous sommes en mesure d’atteindre », a ajouté cette source. « Il ne s'agit pas d'être pour ou contre l'Europe. Il s'agit de respecter ses engagements. »

Pour éviter le veto polonais, la présidence danoise du Conseil de l'UE a déjà retiré du projet de conclusions son jalon de 25 % de réduction des émissions pour 2020. Mais cela n'a apparemment pas suffi pour apaiser Varsovie.

Alors que certains pays d'Europe centrale et orientale sont sur la même longueur d'onde que la Pologne sur ce sujet, les grands États membres de l'UE comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France n'ont pas abandonné les idées présentées dans la feuille de route. Ces pays soulignent la nécessité de fixer des objectifs pour 2030 qui permettraient de soutenir dès à présent un marché européen du carbone mal en point. Les prix du carbone avoisinent en ce moment les 8 euros par tonne, une valeur largement inférieure aux 25 à 40 euros jugés nécessaires pour avoir une réelle influence sur les décisions des entreprises.« Nous souhaitons être aussi ambitieux que possible pour 2020 et nous demandons des réductions d'émission à hauteur de 30 % », a déclaré un diplomate européen à EurActiv. « La feuille de route existe bel et bien et nous voulons y voir figurer des chiffres qui rassurent les entreprises quant à leurs investissements dans des technologies à faibles émissions en carbone. »

Un autre diplomate a expliqué l'essence du conflit qui règne au sein du Conseil des ministres de l'UE. « Le débat au Conseil, ça va être entre l'Allemagne qui dit « je veux un jalon en 2020 », les Britanniques qui émettent le même type de signaux, et d'autre part la Pologne avec d'autres – la Roumanie, la République Tchèque – qui nous disent non seulement qu'il est hors de question d'avoir un jalon pour 2020, mais que même le texte actuel leur pose des problèmes. »

Kyoto II entre en jeu

Le débat sur la feuille de route de la Commission pour une économie faible en carbone d'ici 2050 définira la position de l'Europe lors du sommet sur le climat qui se déroulera à Doha cette année.

Mais alors que l'Europe prépare la seconde période d'engagement du protocole de Kyoto, dont la première phase touchera à sa fin cette année, la Pologne avance que l'UE ne devrait pas signer un chèque en blanc quant à ses engagements pour le climat. De plus, alors que la plupart des pays européens soutiennent les propositions de prolongation de Kyoto pour huit ans jusqu'en 2020 conformément aux engagements de l'UE pour le climat, la Pologne préfèrerait quant à elle une prolongation de cinq ans seulement jusqu'à 2017.

Surplus de crédits carbone

L'un des enjeux du texte de conclusions pour la conférence de Durban, qui sera discuté vendredi, concerne les surplus de crédits carbone, les unités de quantité attribuée (UQA), détenus par des pays comme la Pologne, la République tchèque et la Hongrie.

Les anciens pays communistes se sont retrouvés inondés de crédits carbone après la chute de leurs industries très polluantes dans les années 1990. La crise économique actuelle n'a fait qu'aggraver la situation, dans la mesure où des usines ont fermé ou ralenti leur production, réduisant ainsi la demande en crédits carbone.

Les surplus de crédits oscillent aujourd'hui entre 11 et 12 milliards de tonnes, une quantité significative, même avec la chute des prix du carbone, a affirmé un diplomate. Les négociateurs européens envisagent à présent de diviser ces surplus en deux catégories : certains pourraient être conservés dans la seconde période d'engagement de Kyoto et d'autres pourraient être réinvestis dans des technologies à faible teneur en carbone.

« Cela suppose une contrepartie financière », a déclaré à EurActiv un diplomate européen, précisant que le financement était au cœur des débats actuels.« Nous travaillons sur ces points, mais cette réunion du Conseil ne devrait pas marquer un tournant décisif », a-t-il poursuivi. « Ce n'est pas la première fois qu'on en discute, on a un peu tout essayé. »

@@@@@@

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51.  Alpiniste | 12/03/2012 @ 10:47 Répondre à ce commentaire

Alpiniste (#47),
« je m’intéresserai » sans t, bien sûr.

52.  Jojobargeot | 12/03/2012 @ 10:52 Répondre à ce commentaire

Alpiniste (#30), Être vice-président du GIEC est déjà en soit une preuve de la pourrtiture de l’esprit de ce sinistre personnage, mais sont appartenance au « Club de Rome » est encore plus représentative du côté « nuisible » de cet « illustre professeur ». Laisser la parole à un eugéniste doublé d’un facho, savoir qu’il « enseigne » est encore le plus grâve. Ce type est à « flinguer » professionnelement et politiquement. Mon seul regrêt c’est de savoir que, comme le reste de ces escrocs, il s’en tirera avec une pirouette et blanc comme neige.

53.  Marot | 12/03/2012 @ 13:06 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#49)
C’est un individu qui ne produit plus rien.

Comme je l’avais écrit il y a pas mal de temps il met son nom sur des études faites par des « larbins » un point c’est tout.
Il vous suffit de regarder ses prétendues publications dans google scholaravec « jp van ypersele »

A model study of the time evolution of climate at the secular time scale
Internal variability in a regional climate model over West Africa
Le changement climatique et ses impacts sur les forêts wallonnes.
Is mitigation of aviation emissions and induced cloudiness needed to stabilise climate changeCondensation trails in the regional climate model CCLM
Climat change and water management. Some key insights from the IPCC
etc.

L’archétype du mandarin improductif et suffisant. Un inutile ET nuisible

54.  Esprit pragmatique | 12/03/2012 @ 17:52 Répondre à ce commentaire

Je vous rejoins quant à l’opinion formulée sur le pseudo-scientifique J-P van Yp. S’en masquant à peine, ce gars opère en conseiller d’Ecolo, au sein d’une université jadis de grand renom! Université dans laquelle cohabitent aujourd’hui en nombre des groupuscules de mouvances gauchisantes (d’inévitables obtus) ET une forte densité des Verts (version belgo-belge). Dernière mouvance au sein de laquelle s’affrontent deux courants principaux : l’écologie politique (mâtinée d’ouverture à l’islam de toutes les vertus) et des environnementalistes adeptes aux thèses apocalyptiques. En somme, la double douceur de vivre notre futur…

Université « verte » (localisée en site rural); une preuve récente fut d’avoir tenu en son Alma mater les assises-élections de la nouvelle co-présidence verdâtre. Elu à près de 85% des suffrages ? Un certain Olivier Deleuze, agronome de la première école militante (’80s), ayant géré sa carrière en sauts de puce, jusqu’à un secrétariat d’Etat, puis recasé en attente à l’ONU ( consultant … au Kenya), avant de se réapparaître en député Ecolo et enfin Guide suprême de la mouvance : dont axes forts = l’antinucléaire et autres dogmes de l’absolu aveuglement…

55.  Araucan | 12/03/2012 @ 22:20 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#22),

Je suppse que votre référence vient de là
http://www.actu-environnement......15175.php4

Cela veut dire que la commission continue à travailler et fera d'autres propositions, mais que les chiffres ou objectifs ne sont pas adoptés …

http://www.consilium.europa.eu.....128883.pdf

Il n'y a donc pas eu adoption des conclusions du Conseil à ce sujet. C'est reparti pour un tour … (jusqu'en juin).

Déclaration de C H
http://europa.eu/rapid/pressRe.....anguage=en

Surtout si le Royaume Uni s'y met …
http://www.euractiv.com/fr/cli.....s-pour-203

57.  pastilleverte | 16/03/2012 @ 12:07 Répondre à ce commentaire

Un petit complèment au sujet de la « fiscalité verte » (aka « taxe carbone » ake « taxe sur le gaz carbonique », compte-rendu rapide d’une conf de l’IDDRI à Paris, avec comme intervenants Thomas Senders (économiste suédois) et Paul Champsaur.
On nous explique qu’en Suède, la taxe carbone existe et atteint 117€ par tonne !
Tout cela, bien entendu, sans aucun impact négatif ni sur la croissance ni sur le pouvoir d’achat y compris parmi les plus pauvres.
Début de la présentation avec le graphe « ascenceur » du film d’Al Gore
(pourquoi la taxe carbone est » nécessaire« …)
ça commence bien !
En fait, les « bioénergies » et « biocarburants » sont exonérés ; or en Suède cela implique utilisation de bois et déchets forestiers, le pays en étant largement pourvu.
Le chauffage est de type « urbain/vapeur » à 50%, le bois étant, entre autres, utilisé pour le chauffage.
Les rejets de CO2 combustion bois (certes « renouvelable », mais sur des cycles décennaux) ne sont pas comptés dans les émissions du pays, d’où baisse des émissions, au moins par habitant depuis la mise en place de la taxe C (1990).
Pour les carburants, gag ! il y a une taxe « énergie » PLUS une taxe « carbone » PLUS une TVA, mais au total le prix consommateur de l’essence est à peu près au niveau français;
Donc raisonnement simple : en France ne m’appelez plus « TIPP », mais taxe carbone, et le résultat sera le même (puisque le but est d’augmenter le prix des fossiles pour en faire diminuer la consommation et partant les émissions de CO2.
Paul Champsaur a jeté un certain froid (si on peut dire) dans l’assistance en faisant cette remarque de bon sens, que le RC sera sans doute bénéfique pour les pays « froids », comme le Canada, la Russie ou… les pays scandinaves.
Pour info la taxe carbone suédoise va dans les caisses de l’état, sans être affectée à des programmes d’efficacité énergétiques, bref un impôt de plus punto.

58.  scaletrans | 16/03/2012 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#57),

Ben mon colon! Je vois que notre beau pays n’a pas l’apanage des Knights of the carbon tax (traduire: grands brûlés du cerveau…).

59.  Marot | 17/03/2012 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#58),

Knights of the carbon tax (traduire: grands brûlés du cerveau…)

Très joliment dit.

60.  Araucan | 19/03/2012 @ 21:50 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#57),

« en France ne m’appelez plus “TIPP”, mais taxe carbone, et le résultat sera le même »

Ben, oui mais selon la logique écolo, la TIPP n’est pas destinée à induire un « comportement vertueux » de l’automobiliste (c’est juste un impôt qui frappe sur un produit dont vous avez énormément besoin, une bête taxe qui ne vous fera pas changer de comportement*). Donc ce ne peut être une taxe verte. Parce qu’en plus, comme le consommateur a tendance à oublier les taxes qu’il paye, une taxe verte se rappelle à vous régulièrement parce qu’on va l’augmenter : c’est ce qui était prévu pour la taxe carbone et c’est ce qui se passe dans le système ETS avec le plafonnement décroissant du nombre de crédits alloués annuellement…
Et de plus, comme ce n’est pas une taxe verte, ce n’est pas le ministère chargé de l’environnement qui la contrôle …
* d’autant plus que dans la logique écolo, le monde de l’innovation verte va entre-temps vous permettre de vous déplacer pour bien moins cher, par exemple avec le diester ou des panneaux photovoltaïques …. :D. On a été jusqu’à dire que le volume prélevé de cette taxe devrait même diminuer …. Si, si !

61.  volauvent | 20/03/2012 @ 9:18 Répondre à ce commentaire

L’idée de transférer des charges sociales et des impôts vers une fiscalité environnementale est à la mode. Mais elle pose de nombreux problèmes:

– en général, la fiscalité s’applique dans ce cas in fine à la consommation des produits (comme la TVA); elle pénalise les plus pauvres et donc donne lieu au mieux à des mécanismes de redistribution très complexes à mettre en oeuvre si on veut atténuer cet impact (cf taxe carbone…)
– elle n’a de sens que si elle est incitative, c’est à dire s’il y a des choix possibles pour le payeur afin de limiter les impacts environnementaux sur lesquels la taxe est construite. Ce n’est pas toujours le cas.
– quand elle est vraiment incitative, elle a vocation à diminuer puisque les payeurs diminuent leurs impacts; si elle est un élément important du budget de l’Etat, l’Etat n’a d’autres choix pour maintenir ses revenus constants que d’élever sans cesse les contraintes environnementales. Celles ci sont alors fixées pour des raisons budgétaires, et non pas en fonction des réels besoins de limiter la pollution. Cela conduit à des investissements inutiles.
– cette théorie fiscale est en accord avec « l’internalisation des coûts externes » qui vise à faire payer dans le prix des produits le coût supposé des atteintes à l’environnement causées par le dit produit pendant toute sa durée de vie. Le problème est qu’il faudrait aussi internaliser les bénéfices induits par l’utilisation du produit pour rétablir la balance.

62.  Jean-Michel Bélouve | 20/03/2012 @ 9:19 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#57),
Ajoutons qu’en Suède, la taxe carbone impose les particuliers, et non les entreprises. De plus, elle a été instituée dans un contexte de profonde réforme fiscale opérée en 1993 (ou 1994 ?), suite à une grave crise financière suédoise. Elle fait donc partie d’un tout cohérent.

63.  miniTAX | 20/03/2012 @ 9:56 Répondre à ce commentaire

d’autant plus que dans la logique écolo, le monde de l’innovation verte va entre-temps vous permettre de vous déplacer pour bien moins cher

Araucan (#60), les escrologistes ne veulent pas de l’énergie pour bien moins cher, ils veulent de l’énergie bien plus chère !
C’est pour ça que qu’ils ont besoin de la propagande du peak-oil et de la planification étatique, moyen le plus fiable jamais inventé pour créer la rareté. La croyance de base de leur idéologie rétrograde, c’est l’explosion du prix des fossiles sensée rendre les renouvelables (enfin) compétitives. Pour que leur écobusiness-plan foireux ait une chance de fonctionner, les révolutions énergétiques comme le gaz de schiste (qui rend désormais le gaz US 3x moins cher qu’en Europe) ou le sable bitumineux doivent être combattues vigoureusement, avec l’aide de l’interventionnisme de l’Etat. C’est le recyclage du même business-plan foireux des années 1970-80 par les mêmes escrologistes, on sait donc comment ça va se finir :

Barry Commoner en 1976: « Les installations mixtes solaires/conventionnelles pourraient devenir l’alternative la plus économique dans la plus grande part des USA dans dans quelques années »

Worldwatch Institute en 1984: « Les subventions sont essentielles pour la viabilité économique des fermes d’éoliennes mais ne seront plus nécessaires dans quelques années »

American Wind Energy Association en 1986: « L’industrie de l’éolien a démontré un niveau de fiabilité et de performance qui la rend très compétitive. Au point que la Commission à l’Energie de l’état de Californie a prédit que l’énergie éolienne sera la source d’énergie au coût le plus bas dans les années 1990, surpassant même les grands barrages hydroélectriques. »

Solar Energy Industries Association en 1987: « Le consensus tel que je le vois est qu’après 2000, entre 10 à 20% de notre énergie pourrait venir des technologies solaires, très facilement »

64.  Bob | 20/03/2012 @ 17:34 Répondre à ce commentaire

pschitt….

65.  Yagloo | 21/03/2012 @ 8:18 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#63),

C’est pour ça que qu’ils ont besoin de la propagande du peak-oil

Je comprends votre commentaire, mais le peak-oil, qu’on nous ressasse sans cesse, a une part de vérité, non ? Je m’explique, loin de penser que la production de pétrole va s’arrêter brutalement un jour, on peut penser que le coût d’extraction va devenir de plus en plus élevé. Je dis ça, mais il me semble (et je peux me tromper) que l’essentiel des hausses récentes de pétrole sont plutôt à mettre sur le dos de la spéculation et de la situation au Moyen Orient.

66.  JG2433 | 21/03/2012 @ 8:40 Répondre à ce commentaire

Yagloo (#65),

il me semble (et je peux me tromper) que l’essentiel des hausses récentes de pétrole sont plutôt à mettre sur le dos de la spéculation et de la situation au Moyen Orient.

Les taxes n’ont-elles pas une incidence à la hausse, entre autre, sur le prix à la pompe des carburants ?

67.  Alpiniste | 21/03/2012 @ 9:46 Répondre à ce commentaire

JG2433 (#66),
Un carburant fortement taxé comme chez nous est au contraire plutôt moins sensible aux variations du cours du baril.
En effet la tipp qui représente la majeure partie de la taxe appliquée sur le carburant (et la majeure partie du prix à la pompe) est fixe et fonction du volume de carburant et non de son prix.
Par contre, la tva qui s’applique sur le prix ht et la tipp (et oui même une taxe peut être…taxée en France…) amplifie effectivement les variations, mais son incidence est moins importante que celle de la tipp.

68.  pecqror | 21/03/2012 @ 10:33 Répondre à ce commentaire

JG2433 (#66),
D’ailleurs ce qui est révélateur, Malgré les 10 milliards de profit de Total dans le monde, Total est déficitaire.

Vous parlez très justement de 10,3 milliards de bénéfices en 2010 mais ces bénéfices n’ont pas été réalisés en France. Nous y enregistrons même des pertes depuis 2008 (16 millions d’euros de déficit comptable en 2010 pour être exact).

69.  JG2433 | 21/03/2012 @ 10:36 Répondre à ce commentaire

Alpiniste (#67),
Merci pour vos explications.

et oui même une taxe peut être…taxée en France…

Effectivement ! 😥
Il y a 30 ou 35 ans environ, sur mes factures EDF en l’occurrence, j’avais remarqué l’application de la TVA à une taxe locale.

70.  miniTAX | 21/03/2012 @ 10:53 Répondre à ce commentaire

on peut penser que le coût d’extraction va devenir de plus en plus élevé.

Yagloo (#65), le coût d’extraction n’a pas plus de raison d’augmenter que le coût d’une voiture ou d’un ordinateur (en baisse), la hausse de la productivité et de l’amélioration technique sont là pour l’expliquer et c’est du concret et réel, contrairement au fantasme du peak-oil (ou plus précisément le peak-oil-catastrophe).

Si on prend le VRAI coût, non pas en $, en euros ou autre monnaie de singe fabriquée par la politique de la planche à billets (il n’y a qu’à regarder la hausse vertigineuse de la masse monétaire mondiale de ces dernières décennies) mais en vraie richesse, once d’or ou d’argent, smic horaire, prix immobilier… le prix du baril à 100$ est bien plus bas que dans les années 70.
Et puis il n’y a qu’à regarder la courbe des réserves prouvées pour savoir que si les prix augmentent (pas toujours, en 2008, le prix du baril a été divisé par 3 en 6 mois), ça n’a rien à voir avec un quelconque « pic »: http://i90.photobucket.com/alb.....odres2.png

71.  François | 24/03/2012 @ 13:40 Répondre à ce commentaire

Alpiniste:  » même une taxe peut être taxée ». Elle peut même être imposée. Regardez votre feuille de paye ( si vous êtes salarié), vous constaterez que le revenu imposable est supérieur au revenu net. La différence? La CSG qui, après vous avoir été prélevée à la source est tout de même comptabilisée dans vos revenus imposables…
En France, on est très forts, on est capable d’imposer finalement à plus de 100%! C’est presque aussi fort que la semence de billets de banque!..

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