Quelque chose de …

Le langage politique autour du RCA a abusé du terme "vertueux" où chacun, du consommateur à la multinationale ,était encouragé à faire preuve de tels comportements, quite à les y aider un peu. Mais les circuits financiers restent obscurs.

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Fonds d’aide pour le climat et paradis fiscaux.

Le recours à un intermédiaire afin de lever des fonds du secteur privé pour le climat est mis en péril par les pays riches, qui n’assurent pas la transparence et le contrôle de leurs opérations, selon un nouveau rapport du Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad). Le rapport d'Eurodad « Cashing in on climate change ? » avance que d'importantes sommes destinées à la lutte contre le réchauffement climatique passent actuellement par des paradis fiscaux, où il est impossible de retracer leur destination finale.

Ce document a été publié au début du mois, peu après l'ouverture d'une enquête des autorités nigériennes quant au groupe britannique CDC évalué à 3,4 milliards d'euros. Ce groupe aurait autorisé l'utilisation, via ses filiales, de 36,5 millions d'euros pour le blanchiment d'argent au Nigeria.

« Lorsque l'argent public passe par des paradis fiscaux, on en perd la trace et il est souvent impossible de savoir dans quoi cet argent est investi et qui dirige les entreprises en cause », explique l'auteur du rapport, Javier Pereira.

Les intermédiaires financiers comme les fonds de capital-investissement et les coopératives de crédit sont de plus en plus utilisés comme « levier » pour les investissements pour le climat, grâce à une marge de crédit issue du secteur public dans les pays développés afin de couvrir le risque d'investissement.

« Le problème vient du fait qu'ils ne se plient pas aux mêmes obligations que les organisations européennes, par exemple, en termes de comptabilité et de transparence », a expliqué M. Pereira à EurActiv.

Selon l'analyse d'Eurodad quant au portefeuille d'investissement de CDC, 48 % des entreprises dans lesquelles le groupe a investi détiennent des comptes dans des paradis fiscaux. Quant à Norfund, l'institution norvégienne de financement du développement, 29 des 35 fonds analysés sont enregistrés dans des paradis fiscaux.

Paradis fiscaux

La Banque européenne d'investissement (BEI) et la Société financière internationale de la Banque mondiale (SFI) passent aussi régulièrement par des paradis fiscaux pour financer des projets, selon ce rapport.

Selon une étude réalisée l’année dernière, sept des 12 fonds de capital-investissement soutenus par la BEI sont enregistrés à l'Ile Maurice. Deux autres fonds sont enregistrés au Luxembourg, qui apparaît sur la « liste grise » des pays dont les arrangements bancaires sont discutables. Cette liste a été établie par le G20 en 2009.

Richard Willis, un porte-parole de la BEI, a toutefois déclaré à EurActiv : « Nous suivons des procédures solides pour contrôler le profil de toute personne impliquée dans nos intermédiaires financiers et pour garantir que les fonds utilisés contribuent à combler des écarts d'investissement ou à financer des projets spécifiques ».

La BEI assure le suivi de ses fonds en contrôlant les justificatifs, les opérations sur le terrain et en menant des inspections post-projet par le biais d'équipes d'évaluation dirigées par un inspecteur général indépendant, a expliqué M. Willis.

« Je n'en sais pas plus sur la manière dont les autres organisations choisissent leurs partenaires commerciaux », a-t-il ajouté.

La centrale au charbon de Kamalanga

En avril dernier, la SFI a dû lancer une enquête interne suite à des plaintes contre l'impact social et environnemental négatif du financement de la centrale au charbon de Kamalanga.

« Les intermédiaires financiers ont tendance à exercer un effet de levier pour atteindre les objectifs [gouvernementaux] pour le climat avec très peu de ressources », a indiqué M. Pereira.

L'UE souhaite mobiliser des sommes provenant d'intermédiaires financiers pour le Fonds vert pour le climat de 100 milliards de dollars par an (75,5 milliards d'euros) promis lors du Sommet de Copenhague. M.Pereira a toutefois prévenu qu'aussi tentant qu‘il puisse paraître, il n'est pas certain que ce Fonds permette d'aider les pays pauvres.

« Le secteur privé se concentre surtout sur le profit. Il existe toutefois des centaines de projets d'adaptation qui aideraient ces pays à gérer les conséquences de sécheresses ou d'inondations, mais qui n'attirent pas l'attention du secteur privé, car ils ne sont pas rentables », a-t-il commenté.

Même si Eurodad reconnaît l'utilisation de ces intermédiaires financiers comme l'un des instruments de financement pour le climat, le Réseau appelle également à :

  • la création d'un registre public des intermédiaires financiers les plus réputés
  • l'établissement d'orientations claires faisant correspondre les investissements pour le climat et les priorités des pays en
    développement
  • l'amélioration des procédures de contrôle et de transparence afin de mieux suivre et coordonner l'utilisation de fonds pour le climat

Source

@@@@@@

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1.  jojobargeot | 14/05/2012 @ 11:35 Répondre à ce commentaire

A part permettre à des dirigeants de républiques bananières de se graisser la patte, franchement le fond vert je ne vois pas à quoi il pourrait servir autrement que renforcer le pouvoir de dictateurs en place. Ou quand l’écologie sert le nouvel ordre mondial fasciste.. les khmers verts, de rage ou de honte? Rien de tout cela…ignorants et naïfs simplement.

2.  the fritz | 14/05/2012 @ 11:51 Répondre à ce commentaire

Je suis 100% d’accord avec toutes les répercussions économiques et politiques néfastes qu’entrainent l’idée , ou le mythe du RCA ; je suis par contre persuadé que discuter ce côté de la chose , ne peut que renforcer la CAUSE ; parce que les gens diront : « si ils sont contre mes idées politiques , c’est qu’ils doivent avoir tord pour ce problème scientifique »
Discuter tout cela dans vos cellules militantes UMP, FN, PS ou autres mais pas ici; cela serait la fin du débat scientifique

3.  yvesdemars | 16/05/2012 @ 17:47 Répondre à ce commentaire

notons que le siège de la BEI est lui même au Luxembourg ….

4.  Araucan | 20/05/2012 @ 23:12 Répondre à ce commentaire

the fritz (#2),

La question ici n’est pas tant sur les conséquences économiques ou l’opportunité de mesures contre le RCA. Elle porte plus sur la manière de les mettre en œuvre et du décalage entre le discours et la pratique. Autant vérifier que l’argent ne se balade pas trop …

5.  Jean-Louis BLARD | 23/05/2012 @ 10:12 Répondre à ce commentaire

A TOUS. Sans doute est-il connu, mais je viens de le découvrir, le livre de Jared Diamond, scientifique archéologue qui a étudié avec un sérieux remarquable les sociétés disparues. Titre de ce livre: »EFFONDREMENT » Gallimard 2006 folio. Comment les pasquans, les incas, les mayas, les vikings etc, ont décidé de leur survie ou de leur disparition.
Ce qui est frappant, en cette période où un seul mot est désigné comme notre seul maux, le CO2, c’est la combinatoire des paramètres permettant de vivre ou de retourner au néant.
L’évolution du climat du Groenland au cours des âges est frappante et démontre bien « l’imbécillité » des thèses giecquistes, modélisées.
A LIRE SANS FAUTE
Duramen

6.  miniTAX | 23/05/2012 @ 23:52 Répondre à ce commentaire

Jean-Louis BLARD (#5), oui bof, Jared Diamond, un escrologiste de carrière (ancien trustee du WWF) et menteur pathologique, bof bof. J’ai son bouquin en version anglaise (pas acheté, offert), un gros pavé verbeux et indigeste, que j’avais lu en entier à l’époque où je gobais encore la plupart des bouses répandues par les fascistes verts. La seule impression que j’en retiens maintenant, c’est que j’ai été outrageusement trompé par un escroc sans vergogne. Fool me once…

Juste à titre d’exemple, avec les Pascuans, il suffit de voir l’avis des époux Orliac , de vrais spécialistes de l’Ile de Pâques pour avoir la preuve que Diamond n’est qu’un escroc : http://www.europe-solidaire.or.....le7405#nh4
Dans le Pacifique, il y a des milliers d’îles habitées, parfois minuscules et l’homme y a prospéré sans le moindre trace d’effondrement, et devinez quoi, l’exemple de l’île de Pâques suffit à notre escrologiste pour démontrer ses élucubrations sur l’effondrement ! Fidèle à la technique d’agit-prop des catastrophistes professionnels, il ne choisit, après l’avoir copieusement déformé, que l’exemple qui arrange son discours et il bazarde les faits massifs qui le contredisent.
Tout le reste du bouquin, c’est du même tonneau, bref un tel torchon, c’est direct poubelle, SANS FAUTE. Ou plutôt, à refourguer à un fanatique vert, recyclage oblige.

7.  Jean-Louis BLARD | 24/05/2012 @ 22:20 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#6),
Sans doute que ce monsieur est un affreux escrologiste verdâtre et fasciste, mais j’ai trouvé son développement sur le Groenland très démonstratif de l’état d’esprit avec lequel toute la question climatique devrait être abordée. Les différentes phases plus chaudes ou plus froides disséquées précisément deviennent les preuves que les sceptiques du RCA, recherchent. Que la science climatique n’est pas dite, justement! Voilà pourquoi je me suis peut-être engagé un peu vite, dans mon dithyrambe, car je n’ai pas fini le livre, à penser que cet ouvrage méritait d’être lu. Je pense que vous y allez un peu fort en lui indiquant le chemin du recyclage immédiat! Mais il faut tout faire pour que le shmiliblick avance…
Cordialement
Duramen

8.  Bob | 24/05/2012 @ 22:37 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#6),

à l’époque où je gobais encore la plupart des bouses répandues par les fascistes verts

ça alors !
J’ai peine à y croire.

9.  Bob | 24/05/2012 @ 22:43 Répondre à ce commentaire

L’île de Paques, Diamond, Hunt et … les rats :
La théorie officielle (crise écologique) battue en brêche…

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article663

10.  Araucan | 24/05/2012 @ 23:17 Répondre à ce commentaire

Bob (#9),

Dans un de ses derniers livres, Sylvie Brunel en parle et conteste aussi l’hypothèse de Diamond.
http://lewebpedagogique.com/ge.....ie-brunel/

Jean-Louis BLARD (#7),

Un des aspects horripilant de J Diamond est qu’il répète tout le temps la même chose : ce peut être intéressant, mais effectivement il vaut mieux faire attention.

Son livre est à l’envers d’une démarche scientifique ou de découverte : il met en place une théorie et ensuite avec X exemples, il les illustre. Mais ce n’est pas une preuve que sa théorie fonctionne même partiellement, car il faut que tout soit mis sur la table, y compris pour ses exemples.

11.  Araucan | 24/05/2012 @ 23:49 Répondre à ce commentaire

POur ceux qui n’ont pas le livre en main

Effondrement est divisé en quatre parties.

1. La première partie décrit l’environnement de l’état américain du Montana, en se concentrant sur les vies de quelques habitants dans le but de mettre des visages sur les interactions entre une société et son environnement, et de montrer à ses premiers lecteurs que les problèmes qu’il développe plus loin se posent déjà dans une région qu’ils considèrent comme la mieux préservée de leur pays.
2. La deuxième partie décrit des sociétés du passé qui se sont effondrées. Pour examiner l’effondrement d’une société Diamond utilise un « schéma cadre », qui consiste en cinq « ensembles de facteurs » pouvant affecter ce qui arrive à une société : dégradation environnementale, changement climatique, voisins hostiles, perte de partenaires commerciaux, et les réponses de la société elle même à ses problèmes environnementaux. Les sociétés que décrit Diamond sont :
* L’île de Pâques (société qui s’est effondrée en raison de la seule dégradation environnementale) ;
* Les Polynésiens des îles Pitcairn (dégradation environnementale et perte des partenaires commerciaux) ;
* Les Anasazis du sud-ouest des États-Unis (dégradation environnementale et changement climatique) ;
* Les Mayas d’Amérique centrale (dégradation environnementale, changement climatique et voisins hostiles) ;
* Les Vikings du Groenland, dont la société s’est effondrée par la conjugaison des cinq facteurs, y compris le dernier (refus d’adaptation au moment de l’effondrement social) ;
* Diamond termine cette partie en évoquant trois réussites du passé :
o La minuscule île mélanésienne de Tikopia,
o Le succès de l’agriculture de la Papouasie,
o La gestion des forêts du Japon de l’époque d’Edo.
3. La troisième partie examine des sociétés modernes, particulièrement :
* Le génocide au Rwanda, causé en partie par la surpopulation ;
* L’échec de Haïti comparé au succès relatif de son voisin, la république dominicaine ;
* Les problèmes que rencontre un pays du Tiers Monde, la Chine ;
* Les problèmes que rencontre un pays du Premier Monde, l’Australie ;
4. La quatrième partie conclut l’étude en examinant des sujets tels que le capitalisme et la mondialisation, et « tire des leçons concrètes pour aujourd’hui ». L’exemple du modèle du polder par lequel la société néerlandaise a répondu à ses défis est brièvement décrit.

http://en.wikipedia.org/wiki/C.....or_Succeed

http://fr.wikipedia.org/wiki/E.....28livre%29

12.  Marot | 25/05/2012 @ 0:21 Répondre à ce commentaire

Araucan (#11)
Manque l’effondrement actuel de la Californie par verdisme dément législatif et réglementaire.

13.  miniTAX | 25/05/2012 @ 10:28 Répondre à ce commentaire

Marot (#12), preuve à l’appui, c’est la protection de l’environnement et non sa (prétendue) dégradation qui entraîne l’effondrement, quelle ironie !
Comme quoi, rien n’est pire que l’ignorance en action.

14.  Marot | 25/05/2012 @ 12:37 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#13)
Les États en cours ou en voie d’effondrement par le verdisme :

Californie, ex 7e puissance économique mondiale, effondrement bien avancé.
Grande-Bretagne et Danemark, en cours.
Allemagne, commençant.

15.  Marot | 25/05/2012 @ 19:19 Répondre à ce commentaire

Marot (#14)
Dernières nouvelles d’Allemagne

La présidente socialiste de Rhénanie-Westphalie Hannelore Kraft demande encore plus de centrales électriques au charbon pour soutenir l’industrie.
Faut-il que la situation soit grave !

Comment dit-on virage à 180° en allemand ?

Die Welt 25 mai

via The GWPF

16.  piloteman | 25/05/2012 @ 20:23 Répondre à ce commentaire

supprimer le nucléaire pour revenir au charbon. A quand la locomotive à vapeur ?

17.  Laurent Berthod | 26/05/2012 @ 10:46 Répondre à ce commentaire

Bob (#8),

J’ai peine à y croire.

Ce sont les convertis qui font les meilleurs prosélytes. ça marche aussi en sens inverse.

Quand on s’est fait baiser par une idéologie, lorsque l’on sent rend compte, on devient son adversaire acharné et l’on essaye d’en sortir tous ceux qui se sont fait avoir. C’est pourquoi, personnellement, je n’ai pas de mal à y croire.

18.  Bousquet de Rouvex | 27/05/2012 @ 11:09 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#17), +1
C’est exactement, presque mot pour mot, ce que je m’étais dit et n’avais eu le temps d’écrire. Ou Minitax comme le Saint Paul du climat !!

19.  lemiere jacques | 27/05/2012 @ 17:54 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#17),
sans parler d’idéologie, il y a une époque où les scientifiques ne donnaient pas dans le politique, un scientifique pouvait se tromper .;mais en toute bonne foi, le jour où vous doutez de leur bonne foi..le jour où vous avez des éléments pour douter du peer review tout s’effondre….

20.  lemiere jacques | 27/05/2012 @ 18:11 Répondre à ce commentaire

j’ajouterais que nous ne sommes plus dans la science, mais dans la théorie, théorie, illustrée scénarisée..
la jolie catastrophe de l’isle de Pâques ou l’évolution humaine ont donné lieu a de jolies fictions prétendument scientifiques diffusées sur arte mais truffées de messages idéologiques.. or les faits scientifiques sont bien ténus.
Je dois dire que je trouve que Yves Coppens par exemple en se vautrant dans cette soupe fait beaucoup de mal à la science véritable.
Quand les scientifiques cherchent la reconnaissance du public , il y a un risque pour la science.

21.  the fritz | 29/05/2012 @ 10:21 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#17),
Ce sont les convertis———
ne seraient-ce pas plutôt les cons verdis?

22.  Roger | 1/06/2012 @ 5:44 Répondre à ce commentaire

Les scientifique aboient, les scientifiques passent, mais la science avance, car les faits sont têtus. Un scientifique est un homme, il a une vue limitée sur les choses et sa raison ne s’applique qu’aux objets de connaissance qu’il maîtrise. Les scientifiques restent de leur temps, avec leur idéologie, leurs croyances, leurs intérêts personnels, comme nous tous. On ne retiendra que ce qu’ils ont permis de faire avancer au niveau scientifique et on oubliera le reste. Idem pour Euclide, Copernic, Newton et Einstein.

23.  Murps | 16/06/2012 @ 8:43 Répondre à ce commentaire

Roger (#22), les idéologues aboient, la science passe…
C’est mieux, non ???
😉

24.  M.Shadok | 1/07/2012 @ 1:25 Répondre à ce commentaire

Le principe universel de :

« À qui profite le crime ? »

me paraît pourtant simple !

Et une fois répondu à la question, on cesse rapidement (parfois hélas) de donner quoi que ce soit à qui que ce soit (et encore moins des sous)…

M.S.

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