Minimum solaire.

• • • • •

Effets climatiques d'un minimum solaire : un Grand minimum solaire et sa réponse climatique mis en évidence dans les varves du lac Maerfelder en Allemagne.

Il y a près de trois mille ans, un refroidissement abrupt en Europe associé à une augmentation de l'humidité et du vent, coïncida avec une réduction persistante de l'activité solaire. Les scientifiques du German Research Centre for Geosciences GFZ en collaboration avec des collègues suédois et néerlandais ont fourni les preuves d'un lien direct entre climat et soleil à une échelle centennale, en analysant les sédiments du lac Meerfelder, d'origine volcanique appelé maar, http://fr.wikipedia.org/wiki/Maar situé dans le massif de l'Eiffel en Allemagne. L'analyse de ces sédiments  ou varves (1) montre que le le changement climatique s'est produit au début de l'âge de fer et que le dénommé Grand minimum solaire a affecté les conditions climatiques en Europe de l'Ouest, à savoir les modalités de la circulation atmosphérique. Un de ces Grand minimum solaire, le minimum Homeric a provoqué un net changement de climat en moins d'une décennie.
La saisonnalité exceptionnelle des varves de ce lac permet une datation précise des changements de climat, y compris sur une courte période. L'activité solaire est estimée par la mesure des taux de l'isotope 10 du berylium, marqueur deu rayonnement ultraviolet. Durant 200 ans, les vents de printemps ont fortement augmenté dans un contexte de climat frais et humide en Europe. En combinaison avec des modèles, un mécanisme est proposé pour relier la variation et le soleil faible. Selon Achim Brauer : "Les changements et le renforcement des systèmes de vents troposphériques sont probablement reliés à des processus stratosphériques en lien avec les ultra-violets. Cette chaîne complexe est un mécanisme de d'effet en retour positif qui peut expliquer que de petites variation de l'activité solaire ont induit un changement du climat régional". Toutefois des recherches complémentaires des variations d'autres longueurs d'ondes du spectre solaire seraient utiles.
(1)Une varve est un lit sédimentaire double (clair pour l’été, et sombre l'hiver), déposé au cours d'une année dans une étendue d'eau immobile et contenant des sédiments dont on peut faire une analyse granulométrique. Le nombre de varves et la corrélation relevée entre plusieurs régions sont utilisés pour déterminer les âges des dépôts glaciaires du pléistocène. En connaissant le taux de sédimentation et le nombre de strates déposées après un événement géologique, les géologues peuvent déterminer l'âge de cet événement avec une précision de quelques années seulement.(source)

• 

Nb : Je vous ai épargné la partie sur le fait que le méchanisme ainsi décelé ne peut être transposé dans le futur du fait des interactions avec les forcages anthropiques, je pense que de toute façon, vous vous en doutiez … Araucan.

Résumé. En allemand.

Source.

@@@@@@

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
1.  MichelLN35 | 25/05/2012 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

Je n’ai pas le temps de vérifier mais je croyais que le Be10 était un marqueur de Rayonnement cosmique galactique, indirectement lié à un minimum magnétique solaire qui pourrait affecter aussi les UV. Il me semble que c’est à la base de la cosmoclimatologie de Svensmark.

Je peux me tromper mais sûrement quelqu’un va m’éclairer.
Merci

2.  pastilleverte | 25/05/2012 @ 10:50 Répondre à ce commentaire

Moi qui revendique mon statut de « layman » en sciences en général et en carbo climatologie en particulier, je reste, encore, étonné, qu’il faille devoir « prouver » un lien direct entre activité solaire et climat…
Je ne hasarderais pas à affirmer un % de causalité soleil/climat(lire températures «  » »moyennes » » », lol) ou tout autre cause (méchants humains, gentils océans, rayons comiques etc…), mais qu’il y ait un lien « climatologique » entre une planète et son étoile thermonucléaire, me semble d’une grande évidence.
Serais-je un incorrigible naïf ?

3.  Bob | 25/05/2012 @ 11:16 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#2),

Serais-je un incorrigible naïf ?

Plutôt un incorrigible importun (pour certains).

4.  Marot | 25/05/2012 @ 12:27 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#2)
Répétez après moi le dogme tout neuf de la secte climastrologique.

Jusqu’en 1970 le Soleil influençait le climat de la Terre.

Mais depuis n’y a plus que le CO2, mes frères

Le Soleil c’est fini, n-i ni.

5.  Bernnard | 25/05/2012 @ 13:44 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#2),
S’il fait chaud c’est le CO2 qui chauffe et s’il fait froid c’est le CO2 qui empêche le soleil de chauffer la terre!
NON MAIS les simulations sont fiables! 🙂
MichelLN35 (#1),
Le beryllium 10 cosmogénique est produit lorsque le rayonnement cosmique, frappant la surface de la terre, rencontre certains atomes cibles (oxygène, azote, silicium). Les quantités initiales produites sont faibles, soit quelques atomes par an et gramme de matière, et diminuent au cours du temps (le beryllium 10 est en effet un élément radioactif).

6.  Sandra | 25/05/2012 @ 14:15 Répondre à ce commentaire

Non mais enfin, comment pouvez-vous imaginer que le soleil puisse avoir une quelconque influence sur le climat terrestre! Voyons, tous les professeurs ès crocs s’accordent pour déclarer que le soleil ne sert à rien, qu’il est totalement inutile de dépenser le moindre centime pour l’étudier et que, franchement, s’il disparaissait, il arrangerait à peu près tous les cupides et écolos hystériques qui nous pourrissent la vie à coups de taxes et autres pénitences indispensables pour purifier nos âmes de pécheurs. Un soleil? Mais pourquoi faire? Jamais entendu parler d’une étoile qui pourrait chauffer, moi.

7.  Alpiniste | 25/05/2012 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

8.  MichelLN35 | 25/05/2012 @ 16:11 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#5),

C’est tout à fait ce que j’avais compris. Donc la phrase qui dit :

L’activité solaire est estimée par la mesure des taux de l’isotope 10 du berylium, marqueur du rayonnement ultraviolet.

est légèrement perverse car le profane peut entendre que plus il y a de Be, plus il y d’UV.

Et donc, au choix, plus le soleil est faible, plus il y a d’UV, ce qui est faux ou, au contraire, plus il y a d’UV plus le soleil est fort et donc moins il y a de rayonnement cosmique à atteindre la terre et donc moins de 10Be, ce qui est vrai. Mais il ne faut pas le dire car c’est la base de la théorie de Svensmark sur la formation des nuages qu’il convient de bien occulter.

A strictement parler, le texte ne ment pas ; mais il peut induire une erreur de compréhension chez le profane. C’est d’autant plus grave que pour d’autres proxies isotopiques comme le 18O, suivant que vous le mesuriez dans l’eau lourde de la glace ou dans le calcaire d’une grotte il est soit en phase soit en antiphase avec le 10Be ou d’autres marqueurs de Ray Cos comme le 14C, si je ne me suis pas trompé dans l’interprétation des courbes de températures qui en sont déduites.

9.  Bob | 25/05/2012 @ 16:39 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#8),
En ce moment, la mode, chez les réchauffistes, est aux UV.
Depuis les papiers de Lockwood, notamment.
C’est peu mais c’est quand même bien qu’ils regardent plus haut.

« …Tous ces phénomènes ( résultant de l’activité solaire) ont une répercussion sur l’état d’ionisation de la haute atmosphère et retentissent sur notre climatologie. Les détails de cette action puissante nous échappent encore, mais les physiciens, n’en doutons pas, sauront un jour ou l’autre en démêler les lois, malgré quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu’il faut regarder plus haut. » Théophile Moreux, 1928.

Il leur faudra encore du temps avant qu’ils comprennent. Mais l’essentiel est qu’ils parviennent à transgresser quelques uns de leurs tabous…

10.  Marot | 25/05/2012 @ 16:47 Répondre à ce commentaire

Sandra (#6)
Excellent et à retenir

les professeurs ès crocs.

11.  lemiere jacques | 25/05/2012 @ 17:45 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#2),

ben oui et non, le problème est que ce n’est pas simple, le plus simple est encore la lumière qui atteint le sol…facile, pour le reste, ça l’est beaucoup moins…uv, champ magnétique…ce n’est pas simple du tout. Ceci dit les corrélations sont là, au moins au point de vue local…Et quand on arrive à voir des corrélations entre le prix du blé et le nombres des taches solaires…alors que le prix du blé est lui m^me indirectement lié au climat local…ça devrait au moins intriguer!

L’avantage du CO2 c’est que sont effet est global, donc, facile à relier à un changement global, mais pour d’autres facteurs on peut imaginer que ça fasse chauffer ici et refroidir là…
A mon opinion , si il y a une outrance c’est celle de dire  » on comprend le climat« ! AH bon? vous pouvez prévoir le prochain el nino?? non;;; mais détail que cela…
ceci dit il y en a qui comprennent la dynamique solaire parait il.

12.  lemiere jacques | 25/05/2012 @ 17:46 Répondre à ce commentaire

désolé pour les fautes…

13.  Bousquet de Rouvex | 26/05/2012 @ 11:41 Répondre à ce commentaire

Minimum solaire ? Pas pour les prévisionnistes des PV qui veulent des investissements ! : http://www.latribune.fr/green-.....D-20120525

14.  JulienTDF | 26/05/2012 @ 12:36 Répondre à ce commentaire

J’ai écris un commentaire sur Terre Du Future concernant ce minimum, Landscheidt avait prédit dès 1981 les évènements climatiques qui risquent de nous concerner dans les années à venir.

Voir ici: http://www.laterredufutur.com/.....onne-.html

15.  Marot | 26/05/2012 @ 14:38 Répondre à ce commentaire

JulienTDF (#14)
Très bon, merci

16.  Titoune | 26/05/2012 @ 17:33 Répondre à ce commentaire

Landscheidt

:roll:

17.  MichelLN35 | 27/05/2012 @ 11:11 Répondre à ce commentaire

Bob (#9),
JulienTDF (#14),

Comme toujours, excellente réflexion de l’abbé astronome. La question des UV est compliquée par leur inter-relation avec l’ozone et de ce gaz avec le rayonnement cosmique.

Le trou dans la couche et sa fausse solution par interdiction de certains gaz anthropiques, a fait beaucoup de mal à la compréhension des phénomènes atmosphériques polaires hivernaux.

Je comprends le système comme ceci mais je me trompe peut-être quelque part : les variations de l’irradiance (TSI) sont beaucoup plus fortes que la moyenne (%) du côté des UV. En période de soleil faible, il y a des UV faibles mais surtout un magnétisme solaire faible, donc les rayons cosmiques plus pénétrants qui détruisent la couche d’ozone, et son éventuel effet protecteur contre les UV, même s’ils sont un peu affaiblis.

Par contre l’effet sur la nébulosité en basse troposphère devrait atténuer, là où il y a suffisamment d’humidité, la dangerosité des UV, sauf en cas de précipitation solides bien sûr. Voir les coups de soleil et le hâle des montagnards.

Il faut en effet voir plus haut, dans la chaîne des causes et des conséquences, pour tenter de comprendre quelque chose.
Dans le même ordre d’idées, l’article de Scafetta (+les art. à venir) sur l’intérieur du soleil est bien difficile pour un déficient mathématique comme moi mais quelle stimulation ! Il me fait penser à Shaviv.

Sorry, the comment form is closed at this time.