Révision d’été sur le GIEC/2

Voici la suite …

• • • • •

La réponse Vaudou.

En réponse aux atteintes à son expertise, le prééminence  du GIEC a du faire face à des problèmes sérieux de crédibilité. ce qui est sans doute si perturbant n'est pas la présence d'une erreur mais la réaction qui s'ensuivit du président du GIEC, le Dr Pachauri. Elle a été réticente à admettre les erreurs telles que l'exagération de la fonte des glaciers himalayens et de la surface sous le niveau de la mer des Pays-Bas. Le président du GIEC a aussi qualifié le rapport du gouvernement indien, où les prédictions de désastres ont été établies en siècles plutôt qu'en décennies, comme de la "science vaudou" (Ritson 2011). il fallut un mois, et bien des pressions pour que le Groupe concède que ces erreurs mineures ont échappé à la relecture et qu'elles ont été corrigées en conséquence (ibid.).

Dans un rebondissement de l'histoire, Pachauri fut aussi obligé de se défendre lui-même contre des articles du journal britannique Sunday Telegraph qui prétendaient qu'il profitait financièrement de l'influence provenant de son rôle aux Nations unies, ce qu'il a fermement nié. Ayant survécu à tous ces scandales alimentés par la presse, Pachauri s'est décrit lui=même comme "insubmersible" : les sceptiques "ne peuvent attaquer la science sans attaquer le président … Mais ils ne me couleront pas. Je suis l'insubmersible Molly Brown. De fait, je flotterai encore plus haut."(Wylie 2010). cette façon de réponse démontre la suffisance du GIEC (The Guardian 2010). Les commentaires de Pachauri suggèrent qu'il ne pratique ni le doute envers lui-même ni l'autocritique : la qualité du GIEC et ses interprétations triompheront du doute ! Comme Pachauri le dit : " Ces opinions de quelques-uns vont être emportées au loin, face au spectacle que nous avons donné au monde et à la direction que j'ai donnée au GIEC. Je n'ai aucun doute là dessus" (Bagla 2010: 510‐511).

Cette déclaration révèle aussi que Pachauri ne fait aucune différence entre la direction qu'il procure au GIEC et la prééminence du GIEC. Il agit aussi comme l'autorité habilitée à parler au nom du GIEC. Il revendique ainsi de représenter le GIEC. Comme cette déclaration le montre, il utilise aussi l'approche du gardien et continue de blâmer un scepticisme très répandu et le manque de confiance du public envers les "quelques individus motivés" financés par les grands pétroliers en ignorant les différences nettes au sein de la large étiquette  de "sceptiques" (ou de "négateurs") (ibid.). A ses yeux, les doutes ne proviennent pas des erreurs faites par les scientifiques du GIEC mais sont fabriqués par les "quelques individus motivés" en dehors de la science et agissant au nom des intérêts financiers de leurs mécènes des corporations. Dans son optique, les attaques sur la climatologie lancées avant le sommet de Copenhagen sur les changement climatique ont été organisée principalement pour miner les efforts pour maîtriser le réchauffement climatique. La réponse du président du GIEC indique toutefois qu'il n'a aucunement tenu compte des changements intervenus dans l'environnement politique général de ces dernières années. Un nouveau mouvement a émergé dans la blogosphère, initié par Steve McIntyre et appelés  collectivement par Curry comme les "auditeurs du climat" (Curry 2010). Ils se décrivent eux-mêmes comme largement indépendants de l'influence de l'industrie et comme jouant le rôle de chiens de garde plutôt que comme comme une partie de la machine négatrice mentionnée par Pachauri; cela augmente leur crédibilité auprès du grand public. Il n'est cependant pas clair sur ce qui regroupe ces différents blogs (tels que Dot Earth, Roger Pielke Jr.’s blog, Klimazwiebel et Climate Etc.), à part d'être focalisés qur le changement climatique et la volonté de poser des questions inconfortables qui ont longtemps été taboues. Watts up with that? et Climate Audit semblent combler un manque car auparavant il avait peu d'opportunités d'interroger les experts  (ex Real Climate, Nature, Science). Ces voix de la blogosphère, en dépit de leurs approches différentes et de leurs centres d'intérêts et audiences différentes, ont contribué en ouvrant des sites dans lesquels les questions exclues par par le GIEC ont pu être discutées (cf. Pielke 2012).

La tentative de Pachauri d'intimider les critiques, copie effectivement la stratégie des "marchands de doute" (Oreskes and Conway 2010) : il attaque ceux qui critiquent plutôt que de traiter directement le contenu et la fiabilité de leurs messages. En décrivant les critiques du GIEC comme motivées politiquement, Pachauri décrit le GIEC lui-même comme pur, distinct de la politique et comme un fournisseur d'une expertise neutre et purement scientifique. En même temps, il désigne " les pistolets extérieurs, tentant ainsi de discréditer la désinformation" (Curry, cité in Pearce 2009). Il commence à utiliser les mêmes stratégies que ses critiques et développe "une forme d'organisation sociale qui est maintenant trop familière dans certains secteurs des affaires et des gouvernements" (Hulme and Ravetz 2009).

Cette forme d'organisation sociale a été aussi mise en relation avec le "tribalisme". En même temps, le terme de "tribalisme" est aussi utilisé pour montrer l'ignorance ou le manque de réflexivité. Comme l'observe Curry, les gardiens auto-proclamés utilisent les mêmes stratégies non scientifiques que leurs critiques, alors qu'ils les dénonçaient comme étant uniquement politiques (Curry, citée in Pearce 2009). Pachauri défend cette approche des gardiens en signalant qu'ils font leur travail dans un environnement très difficile. La "situation post-normale", tels est l'argument, requiert que des stratégies non conventionnelles soient adoptées pour combattre les "quelques individus motivés". En suivant la même stratégie que ses critique, il est néanmoins clair que Pachauri ajoute de l'huile sur le feu : polariser le débat et politiser le débat change la science. La science est ainsi réduite à un spectacle d'évaluations en compétition pour la suprématie, une sorte de "sport de contact" selon Schneider (Schneider 2009). Cette tendance est amplifiée par la préférence des médias de se concentrer sur des duels de scientifiques et les opinions extrêmes ou aberrante.

The Muzzle Response

La muselière se met en place (The Muzzle Response)

En juillet 2010, et malgré de récents appels à la transparence, Pachauri le président du GIEC a envoyé une lettre aux 831 chercheurs qui contribuent au cinquième rapport du Groupe, leur conseillant de "garder leurs distances avec les médias" (Pachauri 2010). Il insiste que l'intérêt croissant des médias pour le travail du GIEC pourrait les soumettre à des demandes sur leur travail et sur le GIEC. Ce message montre (NdA: une tentative) de "museler" les auteurs du GIEC. Cela révèle aussi une "phobie des médias" dans le GIEC (Brainard 2010). Cette dernière stratégie en date semble maintenant "se mettre en boule", en attendant que "la tempête soit passée"(Revkin 2011). Andrew Revkin, le blogueur New York Times , a envoyé un courriel à Pachauri au sujet de cette lettre. Ce dernier lui lui a répondu qu'il conseille les auteurs du GIEC que les demandes sur ce qui se passe dans un groupe de travail du rapport ou sur ce que le GIEC compte faire doit être renvoyé à "l'autorité compétente" (cité dans Revkin 2011).

Dans une seconde lettre, Pacgauri s'excusa pour l'incompréhension née de sa lettre du 5 juillet 2010. Il y insiste sur le fait que la façon dont le GIEC communique avec le public est un "sujet vital" et que le GIEC est une organisation transparente et ouverte. Il voit dans la stratégie de communication du GIEC " une manière de rendre … la recherche plus accessible au public". Même dans ce second courrier, cela apparaît presque comme si Pachauri tentait de défendre sa position privilégiée en tant qu'autorité compétente" pour parler au nom du GIEC. Au plus haut de la controverse, il essaye de garder le contrôle sur ce que reçoit le public de l'évaluation faite par le GIEC et ainsi de maintenir son autorité exclusive sur la traduction et l'interprétation des conclusions.

La réaction de type "muselière" peut être vue comme un aspect de l'approche des gardiens. La communication reste unidirectionnelle, nourrie d'abord par la science (vue comme antérieure et en dehors de la politique et du public) et sans essayer de prendre en compte les demandes d'information et les besoins des utilisateurs des audiences cibles. Cette réaction reste également prescriptive, répétant un mantra quasi paternaliste plutôt que de promouvoir une authentique communication interactive et une écoute mutuelle entre d'un coté le président du GIEC et ses auteurs et de l'autre, le public. Cette stratégie est assez commune.

Nature, un des journaux scientifiques majeurs sur ce sujet rapporte que des "personnalités senior" ont également tenté de définir avec quels termes les voir et ont demandé aux journalistes de ne pas utiliser le mot "-gate", "arguant qu'il renforce la fausse gravité des plaintes exagérées de magouilles et de corruption dans la recherche. Cette réaction seule permet d'expliquer la lenteur de la réponse de l'establishment scientifique faite un an après les accusations portées envers leurs collègues et leur profession"(Editorial de Nature 2010). Avec la lettre "muselière", Pachauri avait aussi envoyé un document titré  Background and Tips for Responding to Media, Bases et conseils pour répondre aux médias, écrit pour le groupe par Resource Media, un consultant en communication à but non-lucratif. Ce document conseille aux chercheurs d'éviter le jargon scientifique (Brainard 2010). Des termes comme "incertitude" et "risque" sont suffisamment communs pour que les scientifiques  soient encouragés à expliquer leur signification et comment ils sont mesurés (ibid.). En conclusion, on peut expliquer que le public (y compris les auteurs qui contribuent au GIEC) en est réduit à une masse illettrée et passive, juste bonne à recevoir l'expertise fournie par la direction du GIEC.

Le principal problème avec la stratégie de communication du GIEC tient au fait qu'elle est basée sur un modèle d'un manque  de la compréhension des sciences par le public (Bowman et al. 2010; Lloyd 2011). Elle est basée sur l'hypothèse que les doutes du public peuvent simplement être contrés en transférant la connaissance et par de la communication descendante sur le risque (Lloyd 2011; Risbey 2008). Dans cette vision, la confiance provient nécessairement de la qualité scientifique. Pour faire court : plus de science et  meilleure (ainsi que la communication de la la science) entrainera une action politique et l'accord du public. les limites de cette approche sont toutefois devenues évidentes. (NdA : bon, là, je ne résiste pas à insister sur le coté bisounours de la direction du GIEC, qu'ils soient scientifiques, experts ou diplomates). Une information et une communication plus abondante et meilleure ne suffisent pas à répondre au problème rencontré par les experts du climat vis-à-vis de la défiance du public. La confiance ne dépend pas seulement de la force du consensus interne entre scientifiques, comme ll'a montré la réception par le public du dernier rapport du GIEC. Nombre de scientifiques ont été vraiment frustrés car les preuves qu'ils ont fournies n'ont pas déclenché sur le champ une action politique. Dans leur quête pour attirer l'attention du public, ils courrent le risque de peindre le changement climatique en des termes toujours plus catastrophiques et apocalyptiques. La logique du modèle du manque de compréhension est que si les gens sont suffisament concernés sur le changement climatique, ils seront suffisament motivés pour en soutenir les politiques à fort coût et qui impliquent des sacrifices considérables. (NdA : là, on voit bien que les chercheurs ne sont pas des politiques, car ces derniers savent très bien faire la différence entre les bonnes intentions générales et le consentement à payer …). Quoiqu'il en soit, en sonnant l'alarme trop fort, comme certains observateurs ont averti, les scientifiques peuvent amener des segments importants de l'audience à ignorer leur message, en provoquant même un possible effet boomerang et créant une "fatigue sur le sujet du climat" (Kerr 2009; Nisbet 2010). pour un commentateur, le Climategate démontra, même s'il y a un degré remarquable de consensus scientifique (comme l'indiquait le rapport du GIEC en 2007), "mystérieusement […] la politique n'a pas suivi la science [et] le monde n'a pas agi" (Kuper 2011). Curry l'explique ainsi : " Les gens ont entendu l'alarme, mais ils restent non convaincus pour cause d'agendas politiques visibles et d'un manque de confiance dans le message et les messagers" (Curry 2010).

L'accueil du Climategate par les médias montre aussi que l'autorité épistémologique et politique du GIEC a été mise en balance (Beck 2012). Cela a nourri des inquiétudes grandissantes sur la fiabilité des évaluations du GIEC sur les connaissances scientifiques et sur la confiance placée sur ses messages clefs : les politiciens et le public peuvent-ils encore s'appuyer sur le GIEC pour fournir une évaluation de fond de la connaissance scientifique sur le changement climatique et avoir confiance dans ses messages clefs (PBL 2010)? Ainsi le Climategate devint non seulement une question d'intégrité technique sur la science mais aussi une question de confiance du public : "Dire aux gens "Hé, fais moi confiance, je suis un expert, n'est plus suffisant" (Schiermeier 2010). Les réponses lentes et inadéquates du président du GIEC ont probablement servi à exacerber le problème soulevé par le Climategate. Ces exemples illustrent que la confiance et la crédibilité importent quand les controverses sont rendues publiques et une "bataille sur la vérité" est devenue une "guerre de l'opinion publique" (Tollefson 2010). Les exemple donnés ci-dessus attestent du fait que le GIEC a failli vis àvis de son mandat de fonctionner comme un organe consultatif crédible et légitime. Les erreurs telles que la date erronée de la fonte des glaciers himalayens compte certainement. Tout aussi important toutefois, est la capacité du groupe à gérer de telles erreurs, particulièrement en terme de reconnaissance de l'erreur et comment les corrections sont diffusées. Comme l'éditorialiste de Nature l'a observé, même si des enquêtes officielles ont exonéré les scientifiques, des changement d'attitude sont nécessaires si la communauté scientifique veut s'assurer de la confiance du public (Editorial of Nature 2010). C'est comme si le président du GIEC tentait encore d'ignorer le fait que les exigences de qualité et de transparence du GIEC ont augmenté (PBL 2010: 32) et comptent pour sa prééminence. Ce manque de réflexivité peut aussi être révélateur d'une forme de "tribalisme" (The Guardian 2010).

@@@@@@
Suite à venir…. 
Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone
1.  pastilleverte | 3/08/2012 @ 9:48 Répondre à ce commentaire

En résumé (…) quand Vincent Courtillot fait ou laisse passer une erreur dans un de ses travaux, c’est un dangereux « négationniste ». mais quand le GIEC laisse passer des âneries ou se réfère à de la littérature « non peer reviewed », c’est (presque) une simple coquille typographique.
Personnellement j’aurais assez tendance à faire confiance aux experts, ce qui prouve mon insondable naïveté, notamment dans le domaine économico financier.
En ce qui concerne le Climat, je ne sais pas pourquoi, mais je fais plus confiance à des V Courtillot, R Lindzen, Roy Spencer, Steve Mac intyre, qu’à James Hansenn, M Mann ou Jean jouzel, pour ne parler que des plus connus/médiatiques.
Pourquoi ? Sans doute parce que les uns parlent et partent essentiellement d’observations, les autres font trop confiance aux modèles, voire tripotent les résultats pour se conformer aux modèles, et ce faisant, rejoignent, hélas, leurs collègues « économiques », avec les résultats que l’on constate.
Enfin, le GIEC, où il ne faudrait pas mettre dans le même panier des contributeurs « de base » , essentiellement scientifiques, qui font pour la plupart un bon travail « d’état actuel de la science climatique », des relecteurs et surtout des rédacteurs du résumé « pour les décideurs », dont on se demande parfois si leur principale qualité ne serait pas celle de savoir « cueillir les cerises ».

2.  scaletrans | 3/08/2012 @ 10:25 Répondre à ce commentaire

Deux petites fautes d’inattention:

Elle est basée sur l’hypothèse que les doutes du public peuvent simplement être contrés

C’est comme si le président du GIEC tentait encore d’ignorer le fait

3.  Araucan | 3/08/2012 @ 11:38 Répondre à ce commentaire
4.  Sandra | 3/08/2012 @ 12:47 Répondre à ce commentaire

Hahaha, Pachauri et le GIEC au-dessus de tout soupçon…! Ils ont décidé de venir à bout des dissidents en les faisant mourir de rire, ou quoi? J’ai rarement vu une telle démonstration de mauvaise foi. Alors, si j’ai bien compris (je fais partie de la masse illettrée, hein), les sceptiques ont tous des intérêts financiers et les braves croisés du RCA n’en ont aucun. Ah ouais, d’accord. Pachauri est humble et dévoué, les sceptiques sont cupides et malfaisants. Le GIEC est la bible du troisième millénaire, les autres n’écrivent que des torchons. Bon, si Pachauri est l’insubmersible Molly Brown (ah, le bel exemple de modestie!), n’oublions pas que le Titanic a quand même coulé. Peut-être que l’institution giecienne finira elle aussi par prendre l’eau…

Enfin, tout ce que le GIEC a réussi à faire avec brio jusqu’à présent, c’est à créer deux camps qui s’étripent sur internet. Bravo, belle réussite. J’applaudis des deux mains.

5.  Romain | 3/08/2012 @ 13:51 Répondre à ce commentaire

Extrait d’une section d’introduction sur le site du GIEC, « qui sommes-nous ? »:
« Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. »
La question est donc: qui s’occupe des risques liés au changement climatique d’origine NON-humaine ? Personne ? Ah. Pourtant il me semble qu’il y a du travail. Il est peut etre la le scandale non ?
(desole c’est du rabachage, mais quand on analyse le GIEC, c’est bien de commencer par le debut…)

6.  Araucan | 3/08/2012 @ 14:03 Répondre à ce commentaire

Romain (#5),

Très bonne remarque … 🙂
Mais comme on ne sait pas vraiment démêler, tout le monde s’occupe de tout.
(Nb : si je me souviens bien, il doit y avoir quelques § sur les risques naturels dans la déclaration de Rio+20).

7.  Marot | 3/08/2012 @ 14:34 Répondre à ce commentaire

Araucan (#6), Romain (#5)
J. Christy a fait un long § sur les risques naturels dans sa déposition.

8.  the fritz | 3/08/2012 @ 18:26 Répondre à ce commentaire

Sandra (#4),
Sandra , tout compte fait, vaut mieux s’étriper sur Internet , qu’avec la Kalachnikov à la main comme en Syrie , non ?

9.  Bob | 3/08/2012 @ 18:32 Répondre à ce commentaire

the fritz (#8),

Cet étripage sur Internet, c’est nouveau. Autrefois, par exemple du temps de Pasteur et de Darwin, l’étripage était réservé aux journalistes.
C’est quand même plus sympa quand le public « at large » s’intéresse à la science. Non ?
Et ça, c’est assez nouveau. Mais ce sujet est un peu spécial. Je doute qu’on assiste un jour à des joutes oratoires sur des sujets délicats en physique ou en maths, par exemple. Pourtant, il y a aussi, dans ces domaines de belles empoignades (réservées aux experts).

10.  ecospam | 4/08/2012 @ 7:52 Répondre à ce commentaire

Alors comme vous êtes des petits joueurs sur ce site, une « perle » lue à la suite de cet article:

http://www.latimes.com/news/na.....1774.story

« The drought is nothing more than a Liberal plot to make people believe that global warming is caused by human activity. They’ve manipulated the climate for their own political purposes, probably led by Al Gore. Note where they’ve caused the drought: It’s mostly in « red » states where real Americans know that climate change is just another Liberal ploy to enable the federal government to take away their guns and make them carrymedical insurance. The Liberals even got to the Koch brothers’ funded scientist, Richard Muller, and forced him to admit that global warming is substantially caused by human activity.
Of course no one in those drought stricken states will look to the federal government for drought assistance because they know that accepting government welfare is the fast track to socialism. They can take care of themselves, thank you very much. They don’t need any government funded infrastructure because they can do it all by themselves. »

Là bas, ils vont bientôt crever de faim, mais ce sont de vrais hommes… Qui fera mieux ici?

11.  François | 4/08/2012 @ 18:24 Répondre à ce commentaire

Sandra (#4)
Pour vous éclairer à propos de « l’intégrité » de M. Pachauri:
A la suite des révélations alarmistes et farfelues du GIEC à propos de la fonte des glaciers himalayens « prévue » pour 2035, la société TERI ( The Energy and Ressource Institute) a reçu plusieurs millions de $ de crédits de l’ONU et de l’Union Européenne pour différentes « recherches » sur le sujet. Le président de « TERI » est M. Pachauri… Surprenant, non?

12.  Marot | 5/08/2012 @ 0:30 Répondre à ce commentaire

Le nom de code de cet argent dilapidé par les traitres non élus de Bruxelles est
Highnoon

Le site ne parle pas des sommes en jeu (à ma connaissance).

Cette dilapidation est planquée dans un programme nommé :
Competitive European Regions through Research and Innovation

13.  Marot | 5/08/2012 @ 0:34 Répondre à ce commentaire

Rectificatif

On trouve ici le montant des trois premières années : 3 millions .

14.  scaletrans | 5/08/2012 @ 11:05 Répondre à ce commentaire

Marot (#12),

Ce n’est pas énorme quant on sait que le projet ATLANTERRA auquel mon association participe avec neuf autres partenaires, est doté par le FEDER de 65% de 2,5 M€. Il est vrai que nous attendons les fonds pour 2010 qui n’arrivent pas, après pourtant CINQ contrôles (il y en a des parasites en Europe !), ce qui met mon association en danger.

15.  Bousquet de Rouvex | 6/08/2012 @ 14:56 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#13), Et à côté du prix qu’a coûté skyfall : http://dailygeekshow.com/2012/.....2012-08-06

16.  the fritz | 6/08/2012 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

Bousquet de Rouvex (#14),
Zut, je me suis fait avoir 🙂

Sorry, the comment form is closed at this time.