Faille cachée

 Article traduit par MichelLN35 avec un additif traduit par you24 (16/12/2012).

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La faille cachée de la théorie des gaz à effet de serre.

Par Alan Siddons.

(Source)

Protégée par l'atmosphère, la surface de la terre obtient quasiment toute sa chaleur du soleil. Le seul moyen pour la chaleur de s'échapper est de passer par la porte marquée « Radiation ». Et c'est là que ce trouve la fable …
Récemment j’ai trouvé par hasard un guide d’enseignement des sciences de l’atmosphère, Atmospheric Science Educator Guide [PDF] publié par la NASA. Destiné aux collègiens, il aide l’enseignant à expliquer comment les « gaz à effet de serre » chauffent la planète Terre. Ces guides sont intéressants à plus d’un titre, aussi je vous recommande d’y jeter un œil.
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Mais ce qui attira mon regard fut ceci :
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•    Question : est-ce que tous les gaz de l'atmosphère absorbent la chaleur ?
•    Réponse : (laissez les élèves discuter leurs idées. Ne donnez pas la réponse tout de suite.)
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Bien sûr qu'il est bien de penser par soi-même. Quasiment tout ce que nous respirons est de l’azote et de l’oxygène, est-ce que ces gaz absorbent de la chaleur ? Les lacs et les rochers absorbent la chaleur, après tout, et ensuite atteignent une température plus élevée. Donc, est-ce que les molécules d’azote et d’oxygène font de même ?
Bon, je ne vais pas vous laisser languir. Après avoir autorisé les étudiants à discuter, l’instructeur est invité à leur donner le verdict final.
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* Réponse : Non. Seuls certains gaz ont cette propriété exclusive d’être capable d’absorber la chaleur. Ce sont les « gaz à effet de serre » absorbant l’infrarouge, bien sûr, des substances comme le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau, et non l’azote et l’oxygène.

Maintenant, y-a-t-il quelque chose de faux ? Sans aucun doute, car la NASA truque un peu les choses. Considérons maintenant quelques notions de base que la NASA aurait dû rappeler.

La chaleur se manifeste par des vibrations et des collisions de molécules. Le mouvement de ces molécules expulse des électrons alentour et il y a émission de lumière. La chaleur et la lumière sont donc fortement reliées, mais elles ne sont pas identiques. Par exemple, la chaleur ne peut pas être réellement rayonnée ; seule la lumière que la chaleur génère est rayonnée.
De la même manière, la lumière elle-même n’a pas de température car la température est un indice du mouvement moléculaire et un rayon de lumière n’est pas composé de molécules. En bref, la « chaleur » peut être vue comme une excitation moléculaire et la lumière comme une excitation électromagnétique.
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Observons cependant comment la NASA décrit ces relations.

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•    Question : Quelle est la relation entre la lumière et la chaleur ?

•    Réponse : Des objets qui sont chauds émettent parfois de la lumière. Des objets sous une source lumineuse se réchauffent parfois.
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C'est absolument faux. Des masses chauffées émettent toujours de la lumière (infrarouge). Toujours. C’est une conséquence directe du mouvement moléculaire. Et bien qu’il soit vrai que certaines substance puissent être transparentes à la lumière infrarouge, il ne s’ensuit pas qu’elles ne puissent pas être chauffées ou, si elles sont chauffées, elles ne puissent émettre d’infrarouge. Cependant, la formulation trompeuse de la NASA implique justement cela.
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Il y a trois voies pour la chaleur (ou mieux l’énergie thermique) pour se déplacer d’une zone à une autre : par conduction, convection et radiation. Le transfert conductif implique un contact direct, dans lequel les vibrations se communiquent de molécule à molécule. Le transfert convectif implique une masse en mouvement : dilaté par la chaleur, un fluide est poussé vers le haut et au loin par le fluide plus dense qui l’entoure. Le transfert radiatif se produit lorsque des molécules interceptent la lumière que des molécules plus chaudes émettent, ce qui active une vibration moléculaire en résonance, i.e le chauffage.

La chaleur est donc transférée et absorbée de plusieurs façons et aucune substance ne peut échapper au réchauffement, ce qui signifie que tous les gaz absorbent la chaleur – contrairement à ce que dit la NASA aux enfants.
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Aussi, où la NASA se trompe-t-elle ? En confondant constamment lumière et chaleur, comme vous voyez dans l’illustration ci-dessous, où la lumière infrarouge est appelée chaleur. Ailleurs la NASA exprime les transferts de chaleur en terme qui n’appartiennent qu’au seul transfert radiatif :
  • La Terre d’abord absorbe la radiation visible du Soleil, qui est ensuite convertie en chaleur, et cette chaleur rayonne dans l’atmosphère, où les gaz à effet de serre absorbent une partie de la chaleur.
Nulle part, dans son guide pour enseignant, ne sont mentionnés les transferts par conduction et convection. Donc par sélection du contexte et imprécision, la NASA donne l'impression que seules les substances absorbant la lumière peuvent être chauffées. Ainsi, comme l’azote et l’oxygène ne répondent pas à l’infrarouge, la NASA se sent justifiée de dire que « Seuls certains gaz ont cette propriété exclusive d’être capable d’absorber la chaleur. »
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Etonnant !

Mais une telle confusion soulève une question plus profonde : pourquoi la NASA s’est-elle trompée ? Parce qu’elle a une théorie peu convaincante bien que lucrative à fourguer aux contribuables, voilà pourquoi. Comme l’agence de l’espace l’explique dans la leçon principale, l’idée centrale de la théorie de l’effet de serre est que la radiation incidente venant des gaz à effet de serre accroît la température de surface de la terre au-delà de ce qu'a apporté le soleil directement.
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Pour que cette idée soit plausible, il est fondamental de fixer l’attention du public sur le 1% de l’atmosphère qui peut être chauffé par le transfert radiatif plutôt que sur les 99% restants qui sont réchauffés par contact direct avec la surface terrestre et ensuite par convection. La NASA occupe le terrain, voyez-vous. S’ils montraient clairement que chacun des gaz atmosphériques est chauffé principalement par conduction et que les objets chauffés rayonnent de la lumière, alors même un enfant pourrait joindre le pointillé : « Oh ! Ainsi toute l’atmosphère rayonne de la chaleur vers la terre et la réchauffe. Toute l’atmosphère est un gaz à effet de serre. »
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Patatras ! La théorie est par terre. Et par terre aussi le financement que cette « science » alarmiste attire si bien. Car ce que le CO2 et la vapeur d’eau émettent est minuscule comparé à la vibrante multitude d’azote, d’oxygène et même d’argon chauffés, tous rayonnant aussi de l’infrarouge. Gardez bien en mémoire que la radiation thermique de ces 99% de gaz oubliés n’a jamais été proposée ou envisagée pour accroître la température de surface de la terre, bien que selon les mêmes principes théoriques, elle devrait l’être.
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Regardez juste  la formulation de la NASA.
  • Les gaz à effet de serre absorbent la chaleur qui rayonne de la surface de la Terre et en renvoient une partie vers la Terre en dessous, ce qui accroît la température de surface…

… et tenez compte aussi du transfert par conduction …

  • Tous les gaz dans l’atmosphère absorbent la chaleur de la surface de la Terre et rayonnent de l’infrarouge vers la Terre, augmentant la température de surface.
Considérez aussi que, puisque la plupart des molécules de l’air sont transparentes à l’infrarouge, elles ne peuvent pas être chauffées par la radiation que le CO2 et la vapeur d’eau émettent. Ceci signifie que la radiation en direction de la terre à partir des « gaz à effet de serre » peut seule expliquer comment la surface terrestre pourrait devenir plus chaude, pas à partir du reste de l’atmosphère. Ceci sous-estime, bien sûr, de combien la surface réchauffe ces 99% seulement par conduction et convection, puisque le transfert radiatif ne convient pas.
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Répéter: quel que soit le mode de transfert, tous les gaz absorbent de la chaleur, et tous les gaz chauffés rayonnent de la chaleur (rayonnement infrarouge) en proportion de leur température. Donc, les gaz majeurs comme l’azote et l’oxygène, ne rayonnent pas seulement de la chaleur seulement vers la terre en dessous, mais aussi la totalité de leur rayonnement excède largement la contribution des gaz mineurs comme le CO2 et la vapeur d’eau. Ironiquement, une autre publication de la NASA  [PDF] renforce cet aspect.
  • Dans les solides, les molécules et les atomes vibrent continuellement. Dans un gaz, les molécules en perpétuel mouvement se cognent les unes les autres. Quel que soit la quantité de mouvement dans la matière, la vitesse est liée à la température. Plus la température est élevée, plus ses molécules vibrent et se déplacent. Les radiation s électromagnétiques sont produites chaque fois que des charges électriques accélèrent – c’est à dire qu’elles changent leur vitesse ou la direction de leur mouvement. Dans un objet chaud, les molécules vibrent en continu (si c’est un solide) ou s’entrechoquent (si c’est un liquide ou un gaz), rebondissant les unes sur les autres dans toutes les directions et des vitesses différentes. Chacune de ces collisions produit une radiation électromagnétique à des fréquences sur tout le spectre électromagnétique… Toute matière au dessus du zéro absolu génère de l’énergie électromagnétique. L’intensité de l’émission et la distribution des fréquences sur le spectre électromagnétique dépend de la température de la matière émettrice.
En conséquence, tout gaz chauffé émet de l’infrarouge. Il n’y a rien de spécial pour le CO2. Sinon, des substances comme l’azote et l’oxygène seraient des miracles de la physique : chauffez les autant que vous voudrez, mais ils ne rayonneront jamais en retour.
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Cela double l'entourloupe. Parce que les météorologistes reconnaissent que notre atmosphère est principalement chauffée par contact de surface et circulation convective. De plus, entourée par le vide de l’espace, la terre ne peut dissiper cette énergie que par radiation. D’une part donc, si l’azote et l’oxygène chauffés par la surface ne rayonnent pas l’énergie thermique qu’ils acquièrent, ils enlèvent à la terre un moyen de se refroidir – ce qui en fait des « gaz à effet de serre » par définition. D’autre part cependant, si l’azote et l’oxygène chauffés par la surface rayonnent de l’infrarouge, alors ce sont aussi des « gaz à effet de serre », ce qui invalide la prémisse que seule le rayonnement des gaz absorbant l'infrarouge élève la température de la Terre. Donc, d’un côté comme de l’autre, la théorie alambiquée que nous avons suivie est fausse.
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Cette idée nous a été martelée dans la tête depuis des décennies : seulement 1% de l’atmosphère serait responsable faire passer la température de surface de hostile à sans danger. Cette hypothèse nous a faussement focalisés sur les gaz absorbant spécifiquement la lumière infra-rouge, ignorant en même temps les gaz qui absorbent la chaleur. Tout gaz atmosphérique chauffé rayonne de l’énergie infrarouge vers la terre, ce qui signifie que le terrible pouvoir attribué jusqu’à maintenant aux  seules molécules absorbant la lumière infrarouge a été largement exagéré et doit être radicalement ajusté, en fait, réduit de peut-être cent fois. Parce que tous les gaz rayonnent la chaleur qu’ils acquièrent, la théorie du réchauffement par les gaz-trace est un concept intenable, une illusion longtemps entretenue que nous serions bien avisés d’abandonner.
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Commentaire de Steve Morris du blog The end is far (Source). (Ajout le 16/12/2012).

Je vois quelques problèmes. En premier lieu, les radiations sont les seules sources pour réchauffer la surface de la terre, cependant la terre se refroidit à l’intérieur de la troposphère par radiation, convection et évaporation en ordre d’importance croissante. Une fois que la tropopause est atteinte, les radiations sont les seules voies de sortie. C’est le défaut primaire de l’hypothèse du RCA et c’est très vraisemblablement à la racine de l’incompréhension des gaz à effet de serre de la plupart des gens. Un système thermodynamique est la somme de tous les chauffages et refroidissements, pas seulement le refroidissement par radiation qui est le moyen le moins efficace pour refroidir un objet.

En deuxième lieu, quoique l’azote et l’oxygène n’absorbent pas les rayons infrarouges sortants, ils absorbent la chaleur (l’énergie) par conduction à la surface ainsi que par les collisions convectives et ces deux propriétés de la nature sont responsables de la température de 99% de notre atmosphère. L’énergie au sein d’un mètre cube d’air, environ 372.000 joules à 14°C, réside surtout dans l’azote et l’oxygène. Le fait qu’ils n’absorbent pas la faible énergie des infrarouges ne signifie pas qu’ils sont sans température. Il faut noter qu’un mètre cube d’air sec au niveau de la mer contient seulement 0,7 g de CO2 tandis que N2 et 02 dans le même volume ont une masse de 1,298 Kg.

Le plus important, convection et évaporation règnent en-dessous de 10 000 mètres. Le transfert de la plus grande part de l’énergie vers le haut jusqu’à environ 10 000 mètres est effectué par ces deux phénomènes. Par exemple, il faut environ 23 millions de joules pour évaporer une flaque d’un mètre carré et d’un cm d’épaisseur. Il y a approximativement 13  billions (NdA : mille milliards) de tonnes cubiques d’eau dans l’atmosphère à tout moment et cette masse est recyclée environ tous les
10 jours. Cela requiert environ 30 mille trillions (NdA :soit 10^21) joules pour évaporer autant d’eau tous les 10 jours. Le CO2 est réputé « piéger » seulement 2W/m2
(NdA : soit 2 J/s.m2).


Même si vous piégez toutes les radiations sortantes, rien n’empêche la convection et l’évaporation. En fait, si la température en surface s’accroît , de même les radiations, la convection et l’évaporation s’accroissent introduisant un feedback négatif que les avocats du RCA ignorent commodément.

@@@@@@

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339 Comments     Poster votre commentaire »

301.  Nicias | 17/11/2012 @ 16:04 Répondre à ce commentaire

Nicias (#300),

J’ai trouvé, c’est au début.
C’est horrible, même les montagnes sont moyennées en climatologie !

302.  Daniel | 17/11/2012 @ 16:34 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#298),

vous ne comprenez pas ce qui se fait et semblez penser que l’effet de serre peut être remis en cause

Personne ici ne remet en cause l’effet de climatisation des g…

303.  Daniel | 17/11/2012 @ 16:36 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#298),

vous ne comprenez pas ce qui se fait et semblez penser que l’effet de serre peut être remis en cause

Personne ici ne remet en cause l’effet de climatisation…

304.  scaletrans | 17/11/2012 @ 18:56 Répondre à ce commentaire

Daniel (#303),

Si on parlait d’effet d’atmosphère, tout le monde comprendrait…

305.  phi | 17/11/2012 @ 21:14 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#298),
J’ai de la peine à situer votre niveau de connaissance en physique de l’atmosphère. Il y a pourtant certains conseils de lecture que je pourrais vous retourner.

…des Lindzen ou Spencer, héros des négateurs…

Etrange affirmation, négateurs de quoi ? Je serais vraiment très intéressé à le savoir. Ce qualificatif de négateur apposé à des sceptiques des travaux loufoques défendus par le giec commence à sérieusement m’agacer.

Sinon, en effet ni Lindzen ni Spencer ne remettent en question le concept de forçage, et alors ? Je vous ai donné une liste des aberrations de ce concept et vous demeurez incapable de sortir le moindre argument pour le défendre. Donc, Caille folle, soit vous n’avez pas le niveau et vous vous abstenez de faire du bruit, soit vous argumentez. Un petit memo :

1° Calcul du forçage du CO2 stratosphérique,
2° Modélisation de l’effet du CO2 par une puissance impossible selon les équations de transfert basiques.
3° Calcul du forçage sur la base de températures arbitraires.
4° Non prise en compte de la modification du gradient des températures dans le calcul du forçage.

vous ne comprenez pas ce qui se fait et semblez penser que l’effet de serre peut être remis en cause.

Parfaitement ridicule. La critique du concept de forçage ne remet nullement en cause le principe réchauffant des GES. Il y a par contre une implication importante au niveau quantitatif.

Vous semblez croire que les modèles ne prennent en compte que le transfert radiatif, que les processus ne sont pas couplés. Or tous est couplé… Le gradient de température, il évolue localement dans les modèles (la température est une variable pronostique).

Bon, je crois que votre niveau de compréhension est vraiment assez faible. La température n’est pas, et de loin, qu’une variable pronostique. C’est la température et plus précisément le gradient de température qui dicte l’effet du CO2. Selon l’évolution de ce gradient, l’effet au sol peut être nul ou important.

Et une question finale à 5 cents, comment passe-t-on d’un forçage tropopause de 3.7 W/m2 à un réchauffement sol de 1.2 °C. Réfléchissez un peu et cela vous évitera d’écrire des bêtise supplémentaires.

306.  Bousquet de Rouvex | 17/11/2012 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

phi (#305), Waouw ! Voilà qui est dit !

307.  Caille folle | 17/11/2012 @ 23:04 Répondre à ce commentaire

phi (#305),

vous ne niez pas l’effet de serre. C’est formidable, ça change… Je rappelle que le forçage est un diagnostique des modèles. Je vous répond même si vous ne vous appuyez sur aucune littérature.

1- si vous voulez calculer le forçage CO2, il faut considérer la strato et la tropo: il y a du CO2 aussi dans la troposphère.
2- incompréhensible.
3- incompréhensible.
4- faux pour le forçage ajusté troposphère + stratosphère.

Vous pouvez lire ceci. N’hésitez pas à lire les autres posts et les articles cités.

308.  the fritz | 17/11/2012 @ 23:15 Répondre à ce commentaire

Daniel (#303),
Personne ici ne remet en cause l’effet de climatisation…
————————————
Donc le Giec a raison à 50 % quand il dit que les GES réchauffent 😆

309.  Bernnard | 17/11/2012 @ 23:28 Répondre à ce commentaire

the fritz (#308),
Non! ils permettent de ne pas prendre froid! 🙂

310.  Laurent Berthod | 18/11/2012 @ 0:07 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#291),

OK. J’ai compris. Vous parliez d’une cabine spatiale, moi je pensais à l’espace intersidéral, dont l’oxygène est absent.

311.  Laurent Berthod | 18/11/2012 @ 0:09 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#297),

Et merci de ces précisions fort intéressantes !

312.  lemiere jacques | 18/11/2012 @ 12:12 Répondre à ce commentaire

Nobody (#234), Nobody (#234), ouh la honte à moi, j’aurais du vraiment lire le cours de thermodynamique..ou lire wikipedia…navré..quand bien même écrire qu’un gaz isolé montre une gradient de température sans que ça fasse tilt..c’est grave pour moi..la paresse n’excuse pas tout …

313.  phi | 18/11/2012 @ 17:45 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#307),

Je rappelle que le forçage est un diagnostique des modèles.

Euh, non, pas vraiment. Vous confondez probablement sensibilité climatique et forçage. Le concept de forçage se situe clairement à l’amont des modèles numériques. Pour le forçage des GES, il établit le type d’effet des GES sur le système climatique et, ce qui est capital, il établit une relation directe entre GES et puissance chauffante. Ce concept est intimement lié à une représentation purement radiative des flux.

Reprenons les points :

1- si vous voulez calculer le forçage CO2, il faut considérer la strato et la tropo: il y a du CO2 aussi dans la troposphère.

(réf. #271) Si une partie est absurde, j’ai comme idée que le tout s’en ressent. Le problème est que le forçage du CO2 stratosphérique est indéfini et indéfinissable car ce forçage particulier change de signe selon qu’on le calcul à la tropopause ou à la stratopause. La raison de ce paradoxe est que la notion de forçage n’est valide que dans un modèle purement radiatif et que la stratosphère a la mauvaise idée de posséder un profil de température inverse à celui qu’aurait un modèle purement radiatif. Le forçage du CO2 troposphérique n’est pas moins absurde mais cela se voit moins.

2- incompréhensible.

(réf. #271) Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?

3- incompréhensible.

(réf. #279) Là, je suis moins étonné par votre perplexité. C’est pourtant à mon avis un point très joli. La température du CO2 ajouté lors du calcul du forçage n’est en réalité pas contrainte. Le décalque sur le gradient existant est purement arbitraire. Ce n’est pas un mauvais choix mais il est indispensable de laisser ce CO2 s’adapter à son milieu avant de pouvoir faire un quelconque bilan. Or, comme le calcul du forçage est basé sur le bilan instantané, le résultat est forcément arbitraire.

4- faux pour le forçage ajusté troposphère + stratosphère.

(réf. #279) C’est un ajustement lié à la stratosphère qui a un caractère plutôt anecdotique. Pas grand chose à voir avec celui relatif à l’équilibre des flux troposphériques et à la diminution du potentiel d’évacuation radiative.

314.  Nicias | 18/11/2012 @ 19:15 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#248),

C’est le rayonnement émis par la terre dans l’infrarouge.

On voit que la part émise dans les bandes correspondant au CO2 est minuscule et que la majorité du rayonnement est émises à des fréquences plus hautes que le CO2 (enfin tant qu’on oublie que le graphique est tronqué sur sa partie gauche).

Cela n’infirme ni ne confirme votre raisonnement. Toute la difficulté est d’interpréter la partie gauche du graphique (longueur d’onde > 16 μ.m, surtout si l’on se dit que ce rayonnement n’est pas émis par un corps noir (cf les lignes en pointiller).

Si quelqu’un a quelque-chose à dire sur la manière de lire ce graphique, je suis preneur (j’en ai plein mais je suis pudique).

Quoi qu’il en soit si la Terre n’émet que très peu dans les bandes du CO2, j’ai du mal a avaler les scénarios CAGW.

315.  Caille folle | 18/11/2012 @ 20:35 Répondre à ce commentaire

phi (#313),

Non, dans les GCM, le forçage n’est pas une donnée d’entrée… Ce qui va changer, c’est la concentration du GES anthropique. On vous l’a déjà expliqué pourtant… Pour le reste, vous racontez n’importe quoi.

316.  scaletrans | 18/11/2012 @ 22:11 Répondre à ce commentaire

S’il y en a un qui raconte n’importe quoi ici, ce n’est pas Phi, c’est vous. D’ailleurs il y en a marre de ces petits comptes d’apothicaire sur le soi-disant forçage des GES anthropiques. Déjà la simple notion de GES me donne des petits boutons, et de plus, la marge d’erreur du calcul de bilan radiatif est dix fois plus élevée que les forçage anthropiques qui forment l’essentiel de vos rêves.

317.  the fritz | 18/11/2012 @ 22:24 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#315),
Caille folle, la différence entre la concentration et le soit disant forçage , c’est pas une multiplication par un facteur qui s’apparente à la sensibilité climatique ?

318.  Bousquet de Rouvex | 18/11/2012 @ 22:36 Répondre à ce commentaire

Décidons une bonne fois de ne plus les appeler Gaz à Effet de Serre, puisqu’ils n’ont pas d’effet de serre, et appelons-les Gaz à Effet d’Atmosphère, soit GEA et bannissons définitivement le sigle GES !!

319.  Caille folle | 18/11/2012 @ 22:37 Répondre à ce commentaire

the fritz (#317),

mais non, le forçage n’). Un GCM c’est 3-D. Les schéma radiatif est infiniment plus compliqué.

320.  Caille folle | 18/11/2012 @ 22:42 Répondre à ce commentaire

the fritz (#317)
le forçage est une notion 0D (ou 2D si on considère la valeur locale) mais il n’y a pas la dimension verticale. Un GCM c’est 3-D. quand vous changez le CO2 vous changez l’absorption etc. Un schéma radiatif c’est infiniment plus compliqué. voir lien juste au dessus.

321.  Bernnard | 18/11/2012 @ 22:43 Répondre à ce commentaire

Nicias (#314),
Je comprends cela de cette manière:
Une bonne partie du rayonnement quittant la terre est ignoré par le CO2
C’est une énergie qui s’échappe dans le domaine des lR lointains et qu’il serait bon de quantifier.

Si tant est que cela puisse nous apprendre quelque chose.

L’analyse du bilan des flux énergétique ne permet pas de donner une réponse quant à l’influence du CO2 anthropique d’après le dernier billet de Jacques Duran

322.  phi | 18/11/2012 @ 22:45 Répondre à ce commentaire

Caille folle (#315),
Ben, si vous confondez forçage et sensibilité climatique, c’est pas trop surprenant que vous ne compreniez rien à ce que j’écris. Notez bien que cela pourrait très bien être du n’importe quoi; après tout ce ne sont que des commentaires d’un anonyme. Seulement voilà, vous n’avez pas du tout le niveau pour en juger.

323.  Araucan | 18/11/2012 @ 23:29 Répondre à ce commentaire

phi (#322),

Faites un tour dans le lien de CF
ex http://www.ecmwf.int/research/.....l#wp961154

le « forçage » CO2 y est bien …

324.  Nicias | 19/11/2012 @ 1:44 Répondre à ce commentaire

Araucan (#323),

Pourriez vous citer le passage exact ?

Par ailleurs je veux expliciter cette histoire de montagnes moyennées.
Prenons le majestueux Mont Blanc. A son sommet, dans le modèle cité par Caille Folle, il est représenté par une tuile d’un km de côté. Il a une altitude moyenne et est plat. A ses côtés, on a d’autres tuiles qui on une autre altitude et sont discontinues*. Il n’y a pas de pente, la glace ne tombe pas, il n’y a pas de dynamique glaciaire. La glace ne fond que si la température augmente (cf 7.4.4 (b) Melting conditions) et le vent ne joue pas non plus. Comme c’est un monde sans pente, il n’y a pas non plus de rivières !

*Il y a sur terre des surfaces verticales. Je me pose à ce propos, mais pas uniquement, une question Mandelbrotienne qui a des conséquences radiatives, quelle est la surface de la terre ?

325.  Nicias | 19/11/2012 @ 1:50 Répondre à ce commentaire

Nicias (#324),

Je me réfère ici au célèbre article de Benoit Mandelbrot, « quelle est la longueur de la côte bretonne ? ».

326.  Araucan | 19/11/2012 @ 8:55 Répondre à ce commentaire

Nicias (#324),

Ex : Début de page
Routine RADHEAT or RADHEATN (depending whether the diagnostic or prognostic cloud scheme is used) is called at every time step to compute the radiative fluxes and heating using the solar zenith angle computed in CPGLAG and emissivities and transmissivities (PEMTU, PTRSOL) computed at full radiation time steps in RADINT. The other routines are called either once at the beginning of the run (SUECRAD and below) or once per full radiation step at the first row (ECRADFR and below), or at every full radiation time step for all rows. In this section, we briefly describe the function of each routine.
Fin de page
# RADHEAT or RADHEATN, depending whether the diagnostic or the prognostic cloud scheme is used, recomputes at each time step the net radiative fluxes from the layers’ effective emissivity and transmissivity, using the actual temperature and solar zenith angle. It also computes the downward longwave and shortwave radiation at the surface.

Ce modèle prend en compte l’absorption par les différents gaz

327.  phi | 19/11/2012 @ 9:30 Répondre à ce commentaire

Araucan (#323),
Je n’en n’ai pas trouvé la mention mais je n’ai pas beaucoup cherché. La notion de forçage découle d’une physique de l’atmosphère bancale qui applique une logique purement radiative à un profil de température essentiellement dicté par la convection. Que le terme soit ou non utilisé pour les GCM ne change pas grand chose, les modèles numériques ne sont que des applications plus ou moins efficaces de la théorie.

#326 Et c’est bien ce que cela décrit, un calcul de flux purement radiatif « using the actual temperature ».

328.  Laurent Berthod | 19/11/2012 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

Bousquet de Rouvex (#318),

bannissons définitivement le sigle GES

Impossible. Il reste GES, Gilles-Éric Séralini, vous savez bien, celui de Séléralini et al. Capone !

329.  Bousquet de Rouvex | 19/11/2012 @ 12:03 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#328), Double bind !!!

330.  effet_serre | 19/11/2012 @ 15:10 Répondre à ce commentaire

@phi

Non, pour les ges la notion de forcage n’est pas utilisée par les modèles climatiques…ce qui est prescrit c’est directement des concentrations (voir des émissions) des différents gazs…Tout est donc couplé, ce n’est absolument pas du tout radiatif !
Le forcage, déséquilibre radiatif à la tropopause, n’est qu’une variable diagnostique, purement informative….

Penser que convection, gradient de température et ges n’interagissent pas entre eux…franchement faut avoir de sacrés d’oeillères….

La séparation forcage radiatif/sensibilité climatique est purement arbitraire, juste pour de l’analyse, cela ne veut en aucun cas dire que les modèles utilisent ce concept (pour les ges) !!!

Il va falloir l’accepter: Si les modèles se trompent, ce n’est pas pour des problèmes de concepts énormes ou des failles de compréhensions gigantesque sur l’effet de serre, que seuls quelques sceptiques auraient identifiés…en tout cas rien ne l’indique aujourd’hui. Non mais sérieusement, ce texte pathétique d’Alan Siddons ici, obligé de se référer à un question/réponse de deux lignes qu’il nomme « théorie de l’effet de serre », on dirait du Gerlisch critiquant des définitions wikipédia. A quand la réfutation de l’effet de serre basée sur la définition d’un « Que sais-je ? » 🙂

Ça montre le niveau…il y a vraiment un monde d’écart. Et donc parfois une certaine suffisance qui peut agacer je comprend. Mais faut comprendre, personne n’aime les étudiants qui n’écoutent rien mais jouent au malin à contredire le prof. Il faut un minimum s’investir avant de rentrer en discussions…savoir en gros comment marche un modèle par exemple.

331.  Murps | 19/11/2012 @ 15:28 Répondre à ce commentaire

Nicias (#324), excellente remarque !
J’ai tout de suite pensé à ce bouquin de Mandelbrot, illustré par cette fameuse question de la longueur de la côte de la Bretagne.

Quand on pense que la puissance rayonnée se calcule pour chaque élément de surface, il y a de quoi se poignarder avec une saucisse plate !

332.  Mihai | 19/11/2012 @ 15:56 Répondre à ce commentaire

Notez que Mandelbrot disait « How Long Is the Coast of Britain?« , c’est-à-dire les côtes de la Grande-Bretagne, ce qui fait une sacrée différence par rapport à la côte bretonne.

Bretagne nf (région de l’Ouest de la France) Brittany n
Rennes est la préfecture de la Bretagne. Rennes is the principle town of Brittany.

WordReference

333.  pecqror | 19/11/2012 @ 16:05 Répondre à ce commentaire

334.  Mihai | 19/11/2012 @ 16:48 Répondre à ce commentaire

pecqror (#333),

Avec la source de l’image, c’est encore mieux, n’est-il pas ?

335.  phi | 19/11/2012 @ 17:41 Répondre à ce commentaire

effet_serre (#330),
Vous vous bercez d’illusions.

ce qui est prescrit c’est directement des concentrations (voir des émissions) des différents gazs…

Est assez typique. On n’ajoute pas de gaz dans un modèle (au moins à proprement parler)! On modifie des paramètres et des relations d’une manière qui nous paraisse en conformité avec la compréhension théorique que nous avons de cette opération.

Quelle est cette compréhension ? Celle qui nous est offerte par le narratif de l’effet de serre quantitatif et qui passe par le concept de forçage.

A propos, je ne vois toujours aucun argument contre ma critique du forçage CO2 (dire que ce truc n’est finalement pas si important me laisse un peu sur ma faim).

336.  Bob | 19/11/2012 @ 18:08 Répondre à ce commentaire

Bon ! Plutôt que de batailler sans fin avec des zombies anonymes mal entendants, GIEColâtres et nourris à l’internet, peut-être voudriez-vous relire cet intéressant interview de Richard Lindzen (2011) du MIT :

Notamment, Lindzen, au sujet des modèles :

Que reprochez-vous aux modèles climatiques ?
Un modèle peut donner d’excellents résultats lorsque les phénomènes sous-jacents sont bien compris. En revanche, le plus gros des ordinateurs ne peut pas penser à votre place : si vous n’avez pas une bonne compréhension des phénomènes, l’outil informatique sera dans le même cas. C’est précisément ce qui se passe ici. Les modélisateurs s’accrochent au peu de théorie disponible, qui provient essentiellement des lois de la thermodynamique et de la mécanique des fluides, et refusent de voir que trop de choses nous échappent encore. La situation des modèles en climatologie rappelle beaucoup celle des modèles en économie ou en finance, qui ont été incapables de prévoir la crise d’il y a trois ans.
Tout cela me rappelle une anecdote : en 1979, juste après le second choc pétrolier, pas moins de douze équipes du mit avaient fait des prévisions sur l’évolution du prix du baril. Toutes se sont trompées en surestimant les prix, la prévision la moins fausse ayant été la plus critiquée au départ pour son optimisme jugé déraisonnable ! Je ne pense pas que les choses aient beaucoup changées. Les gens n’ont toujours pas intégré le fait que, s’agissant de systèmes trop complexes, les modèles doivent faire des suppositions arbitraires, ils ne sont plus la simple intégration du connu. On ne peut rien déduire de résultats obtenus par des modèles qui ne disposent pas des bonnes informations.

Ce qu’explique LIndzen, on peut l’exprimer en disant que ce que font les modélisateurs du GIEC équivaut à
« chercher ses clefs perdues au pied d’un réverbère… parce c’est là qu’il y a de la lumière »

… en affirmant que tout ce qui est apparent mais non expliqué par leur théorie simpliste (et donc demeure dans l’ombre), n’existe pas. (re cité plus tard par un denizen chez Judy Curry)

Laissons-leur leurs certitudes. C’est la Nature qui leur expliquera ce qu’il en est. Elle a commencé à le faire.

337.  yvesdemars | 19/11/2012 @ 19:15 Répondre à ce commentaire

Bob (#336),

oui ceci rejoint la pensée de Detoeuf

« la logique + le bon sens ça donne les chefs

le bon sens sans la logique ça donne de bons exécutants

la logique sans le bon sens (les modèles les énarques etc) ça donne des catastrophes »

déjà cité ici il me semble mais c’est bon à rappeler ..

dans la même veine Courtillot avait dit
les observations sans les modèles (mécanismes explicatifs) c’esr insuffisant mais c’est la base de la recherche
les modèles sans les observations c’est suspect …

338.  Laurent Berthod | 19/11/2012 @ 22:35 Répondre à ce commentaire

Bousquet de Rouvex (#329),

+1 !

339.  André | 20/11/2012 @ 2:49 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#337),
Soyons précis : en page 147 de son livre « Propos d’O.L. Barenton confiseur », Auguste Detoeuf a écrit très exactement :

Bon sens et logique : un chef.
Bon sens sans logique : un employé.
Logique sans bon sens : une catastrophe. De là, l’échec de beaucoup de Polytechniciens.