Climat, science, expertise et décision

L'AFIS s'est décidée a prendre position sur le RCA et a publié un communiqué que je soumets à votre critique :

Ce texte a été adopté par le Conseil d’Administration de l’AFIS (décembre 2013). Nous reviendrons sur ce sujet dans nos prochains numéros. Et, bien entendu, les contributions de nos lecteurs sont les bienvenues.

La science s’intéresse à la vérité. Les théories scientifiques sont sommées de fournir la preuve de leur conformité avec le réel. Ce ne sont donc ni la démocratie, ni la majorité, qui permettent de trancher définitivement, mais bien la méthode scientifique fondée notamment sur la reproduction d’expériences et l’observation a posteriori de faits prédits – ou non – par la théorie.

Cependant, de nos jours, la résolution de nombreuses questions à l’interface science-techniques-société et la prise de décisions sur des sujets très variés incluent, de façon fondamentale, des considérations techniques ou scientifiques pour lesquelles il est impensable d’attendre que la connaissance soit définitivement établie. Le temps de la science, qui peut être long, n’est pas celui de la décision.

Le changement climatique est, à l’évidence, l’une d’entre elles. Plus généralement, toutes les décisions relatives à notre environnement et à notre santé doivent s’appuyer sur un certain état de la connaissance, souvent imparfait, sans qu’il soit toujours possible d’attendre de disposer d’une certitude raisonnable.

Le rôle de l’expertise

Et là réside précisément le rôle de l’expertise scientifique. Pour être pertinente, celle-ci doit être exercée par des experts compétents. Elle doit relever d’un service public qui lui assure la meilleure indépendance idéologique et la plus grande transparence en termes de conflits d’intérêts. Et elle doit être clairement séparée de la prise de décision, laissant ainsi à cette dernière tout son rôle. En effet, la conduite des affaires publiques relève du champ politique et doit prendre en compte de nombreuses autres dimensions : économiques, sociales, politiques, etc. Contrairement à la science et à l’expertise scientifique, la politique est affaire de choix, de valeurs, et d’intérêts. Il est évidemment souhaitable, de notre point de vue, que la décision politique repose sur la science et l’expertise, plutôt que de les contredire ou les ignorer, mais elle ne saurait se confondre avec elles.

L’expertise scientifique ne dit pas ce qu’il faut faire, elle indique simplement ce qui est, ce qui n’est pas, ce qui pourrait être dans le futur, et tout cela avec les incertitudes propres à l’état de sa connaissance au moment où elle s’exerce. C’est justement le rôle des agences sanitaires ou environnementales que de dire l’état du consensus à un instant donné, pour éclairer les choix politiques à effectuer.

Dès lors, à la différence du processus de validation des théories scientifiques proprement dites, l’expertise scientifique mobilise les notions de consensus, de majorité, de connaissances généralement acceptées par la communauté. Comment pourrait-il en être autrement ?

Ce consensus, cet état de la connaissance, n’empêche pas que la science progresse, s’affine, remette parfois partiellement en cause ce qui semblait acquis. Mais ce processus se mène par la communauté scientifique avec la méthode qui est la sienne : publications scientifiques, reproductions des expériences, confirmations, réfutations, analyses des données, validations par les pairs… C’est la méthode qui s’avère la plus fiable, malgré tous les biais que l’on peut constater quant à la manière dont elle est mise en œuvre dans des sociétés humaines – qui ne sont pas faites que de raison, mais aussi d’imaginaires, de passions et d’intérêts.

La décision politique

La décision politique se doit de relever de la démocratie.

L’état de la connaissance éclaire le sujet, mais n’indique pas ce qu’il convient de faire. Mélanger les ordres, soit en suggérant que le choix d’une décision particulière parmi les choix possibles découle d’un impératif scientifique, soit, à l’inverse, en insérant des considérations politiques, économiques ou sociales dans l’élaboration d’une expertise scientifique, ne peut conduire qu’à un discrédit général. Discrédit de l’expertise scientifique qui se trouve instrumentalisée, et discrédit de la représentation politique qui refuse d’assumer ses responsabilités.

Et le climat dans tout ça ?

L’état de la connaissance

La question du changement climatique illustre parfaitement la nécessité de l’approche préconisée plus haut, mais aussi, les dangers à ne pas la suivre.

Le groupe I du GIEC vient de rendre son cinquième rapport : sa mission porte sur l’évaluation des aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat. Ce rapport1 confirme l’observation d’un réchauffement climatique : « chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850 » (page 2-38). Il constate l’augmentation de la concentration en gaz à effet de serre : « en 2011, les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone sont supérieures de 40% à celles d’avant 1750, celles d’oxyde nitreux de 20% et celles de méthane de 150% » (page 2-13). Il met en évidence le rôle des activités humaines : « les principaux contributeurs de l’augmentation de la concentration en CO2 sont l’utilisation de combustibles fossiles et les changements d’utilisation des sols » (page 2-10), « il est extrêmement probable [une probabilité de 95% à 100%] que les activités humaines sont responsables de plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 » (page TS-25).

Ce constat peut être contesté sur le terrain de la science, mais il représente l’état de la connaissance telle que la communauté internationale d’experts du climat l’exprime.

Quelques scientifiques contestent tout ou partie de ces conclusions. C’est leur droit : la science n’est pas dogmatique. Ces confrontations se mènent et doivent continuer à se mener au sein des institutions scientifiques selon les canons de la méthode scientifique.

Le Groupe II du GIEC s’occupe lui des questions concernant « la vulnérabilité des systèmes socioéconomiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s’y adapter ». Il devrait faire connaître la mise à jour de ses conclusions au printemps 2014.

Quelles décisions ?

En ce qui concerne la décision politique, c’est bien sur cet état provisoire de la connaissance qu’il faut s’appuyer. Quelle autre expertise aurait plus de valeur ? Celles d’experts indépendants, autoproclamés ? Lesquels ? Des scientifiques à titre personnel ? Ajoutons qu’aucune académie nationale des sciences, aucune société savante en climatologie scientifique ne conteste les conclusions des rapports du groupe I du GIEC.

Mais le nœud de la controverse se situe là : ce qu’il convient de faire ne peut être déterminé par l’état de la connaissance. Ainsi, par exemple, ceux qui affirment la nécessité d’en finir avec le progrès ou l’urgence d’adopter une économie de la décroissance, et qui prétendent que leurs choix ne sont que la simple traduction politique de l’expertise scientifique, commettent une imposture. La connaissance climatologique ne dicte pas une économie de la décroissance (ou de la croissance), n’implique pas ipso facto du nucléaire (ou l’absence de nucléaire), des éoliennes (ou pas d’éolienne), etc. Décider comment et dans quelles proportions il faut combiner la lutte contre les émissions de CO2 aux moyens de s’adapter aux évolutions climatiques, ou bien juger préférable d’attendre avant de choisir, relève d’une décision éminemment politique, éclairée par l’état des connaissances, mais sans en découler automatiquement, car la science ne dicte rien.

Le GIEC, un mélange des genres

De ce point de vue, le GIEC présente un mélange des genres qui ne peut que nuire à son crédit. En mélangeant au sein de la même institution des comités chargés de dire l’état de la connaissance sur le climat (Groupe I par exemple) et un groupe (Groupe III) qui « évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques », il apparaît comme étant porteur à la fois du diagnostic scientifique et des solutions à mettre en œuvre. Comme le rappelle à juste titre le climatologue et expert du GIEC Hervé le Treut2  : « Je crois que face à ce problème il est très important que la communauté scientifique joue son rôle de référent et de référence. Elle est en devoir de dire les choses, d’alerter, mais certainement pas de préconiser des décisions. Cela relève de débats démocratiques, et je pense qu’il faut faire attention à maintenir une séparation entre le diagnostic et la prise de décision citoyenne, militante ou politique, qui doit prendre en compte d’autres facteurs. ». Le fait que le GIEC ait en 2007 accepté un « prix Nobel de la paix » aux côtés d’un homme politique auteur d’un film caricatural et unilatéralement catastrophiste à propos du changement climatique n’a fait qu’illustrer la confusion propre à l’institution.

Les controverses sanitaires et environnementales

La comparaison avec d’autres controverses très médiatisées est instructive à plus d’un titre.

Dans le cas des OGM, une structure d’expertise hybride a été mise en place en France, à l’image des différents Groupes du GIEC. Ainsi, le HCB (Haut Comité aux Biotechnologies) abrite, au côté d’un « Comité scientifique », un « Comité économique, éthique et social » (CEES) comprenant des militants associatifs et des représentants de syndicats et d’organisations professionnelles. Le résultat en est une paralysie totale de l’expertise, favorisant une déresponsabilisation des pouvoirs publics. Ces derniers ont ainsi pu faire porter au HCB des décisions de moratoire qui n’ont aucune base scientifique, ignorant l’avis même des scientifiques noyés dans cette institution hybride3.

La tendance semble également se dessiner à l’ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, où l’on peut voir siéger au sein du conseil d’administration des représentants ès-qualités de diverses associations telles que France Nature Environnement, Robin des Toits.

Pour en revenir au GIEC, combien de fois a-t-on lu ou entendu des propos justifiant tel ou tel positionnement politique, tel ou tel choix économique ou telle ou telle vision de la société, au nom des « conclusions du GIEC » ? Ceci contribue à la « crise de confiance » qui se développe autour de l’institution. Comme le note le climatologue, Hervé Le Treut4 : « les constats du GIEC sont utiles à la prise de décisions politiques mais ne sont pas des prescriptions politiques, même si cela arrange quelques-uns d’entretenir la confusion. Au moment de Copenhague, la limite a d’ailleurs été franchie plusieurs fois… »

Il faut évidemment être cohérent dans la manière daborder les choses et ne pas changer de démarche en fonction du sujet. Si lon choisit de fonder les prises de décisions sur l’état de la connaissance scientifique tel qu’établie à un instant donné par la communauté des experts concernés par le sujet, alors il faut s’appuyer sur les conclusions du groupe I du GIEC. Mais il faut aussi, au moment de prendre une décision, constater avec toutes les agences dexpertise scientifique du monde, qu’il n’y a pas de problème sanitaire connu ou suspecté à propos des OGM commercialisés ni à propos des ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile.

Il est intéressant de noter que bien souvent, dans le débat politique, certains traitent les « dissidents » dans un domaine de « négationnistes au service dintérêts occultes »… tout en présentant les dissidents des autres domaines comme de courageux « lanceurs d’alertes engagés dans une juste bataille contre dautres intérêts occultes » ! Leur critère est en général idéologique, avec souvent comme point commun une condamnation des actions de l’Homme présentées comme nuisibles car s’opposant à la Nature.

D’une façon générale, cette « confusion des ordres », dans les diverses controverses, trouve régulièrement des partisans au sein des pouvoirs publics, qui préfèrent voir les décisions noyées dans une expertise instrumentalisée, plutôt que d’assurer la plus grande indépendance de l’expertise scientifique, en assumant ensuite la responsabilité des choix politiques proposés à leurs concitoyens.

Quel débat ?


Oui, il est possible de discuter de tout. De la réalité du réchauffement climatique, du caractère déterminant des émissions de CO2, du rôle des activités humaines, du progrès et de la décroissance, du choix du nucléaire, ou des énergies solaires et éoliennes dans le contexte du réchauffement climatique, du rôle que pourrait jouer le gaz de schiste en substitution au charbon, de l’utilisation ou non d’OGM agricoles pour mieux s’adapter aux nouvelles conditions. Il est même souhaitable et nécessaire que ces discussions aient lieu. Mais ne mélangeons ni les lieux, ni les expertises :

- L’état de la connaissance est affaire d’expertise scientifique. C’est une hypocrisie de prétendre que les citoyens pourraient ou devraient y être associés, voire y participer et y contribuer (mais, bien entendu, ils doivent être correctement informés pour pouvoir se forger, s’ils le souhaitent, leur propre avis). Le rôle des pouvoirs publics est de protéger cette expertise des pressions intéressées, et le rôle de l’institution scientifique est de distinguer expertise et débat scientifique à plus long terme, pour permettre à la fois la définition d’un certain consensus au moment où le politique en a besoin et la libre recherche pour repousser les limites de la connaissance.

- L’élaboration et la prise de décisions est affaire de responsabilité politique. La responsabilité des pouvoirs publics est de s’approprier ces questions et d’assumer la part de « choix » dans la prise de décision, sans l’habiller, par le truchement de comités hybrides adossés à l’expertise scientifique, du prestige de la science pour faire endosser à cette dernière un choix qui n’est pas de son ressort.

1 Rapport d’évaluation du GIEC. http://www.ipcc.ch/report/ar5/wg1/#…
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44 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Bob | 29/03/2014 @ 20:12 Répondre à ce commentaire

Ces gens de l’AFIS considèrent que le débat doit rester exclusivement entre les mains des « spécialistes »( autodésignés?).
l’AFIS est visiblement un grand défenseur de l’establishment…Ce qui n’est malheureusement pas très étonnant de leur part. Ils n’aiment pas que l’on marche sur le pré carré des églises en place.

Mais Judith Curry n’est pas du tout de cet avis. Dans un billet récent elle a écrit :

1) In their drive to develop a consensus around dangerous anthropogenic climate change, establishment climate science has failed to take advantage of knowledge from the broader community of scientists. More seriously, the process of peer review for funding and journal publication torques research in a particular direction. Hence there is unfunded and un-proposed research that could provide serious challenges to the orthodoxy of dangerous anthropogenic climate change. This is not a healthy situation.

2) We are also seeing the re-emergence of the so-called gentleman scientist (and of course gentlewoman scientists):

A gentleman scientist is a financially independent scientist who pursues scientific study without direct affiliation to a public institution such as a university or government-run research and development body. The expression arose in post-Renaissance Europe but became less common in the 20th century as government and private funding increased.

In the climate community, some examples are Nic Lewis, Steve McIntyre, Rud Istvan, Tony Brown, Bob Tisdale, Marcia Wyatt, and my Russian collaborator Vitaly Khvorostyanov. A few of these individuals are wealthy; others could definitely use some financial support.

Ce qui est strictement à l’opposé de l’AFIS. En bref, selon Curry les « externes » à l’establishment sont les bien-venus et sont susceptibles d’apporter de sérieuses remises en question à la science « orthodoxe » de l’establishment climatique…

Et j’ai bien peur que les gens de l’AFIS connaissent beaucoup moins bien la question que Judy Curry.

N’oublions pas que Louis Pasteur était méprisé par ses collègues biologistes (ou médecins) de l’establishement de l’époque. Il l’appelaient « le petit chimiste de Paris » alors que le chimiste Pasteur cherchait à les convaincre de l’inexistence de la génération spontanée…
On peut parier qu’à l’époque l’AFIS aurait défendu la position de l’establishment.

Par contre, l’AFIS s’oppose avec raison à des prises de positions « politiques » (et à la responsabilisation qui va avec), par des scientifiques. Et là, je suis d’accord.
Chacun son boulot.

2.  Cdt Michel e.r. | 29/03/2014 @ 21:46 Répondre à ce commentaire

Suggestion pour défendre Laure Tograff.

Au lieu de :
L’AFIS sest décidée a prendre position sur le RCA et a publié un communiqué que je soumet à votre critique :
Lire :
L’AFIS s’est décidée à prendre position sur le RCA et a publié un communiqué que je soumets à votre critique :

Il y a aussi pas mal de sauts à la ligne malvenus dans le texte de l’AFIS.

Cordialement,

Le correcteur fou

3.  Bernnard | 29/03/2014 @ 22:14 Répondre à ce commentaire

Le temps de la science, qui peut être long, n’est pas celui de la décision.

Et la décision est un acte politique exercé dans le cadre de notre démocratie. Ce qui change est que notre démocratie s’est dotée d’un principe qui a une fonction inhibitrice.
Pire, les décisions prises (par précaution) ne sont pas une réponse appropriée. On remplace un produit par un autre supposé moins nocif, bref on nous impose le choléra par peur d’avoir la peste.
Il nous faut attendre des certitudes scientifiques et rien ne peut changer si on n’a pas de réponses scientifiques solides et c’est une différence énorme par rapport au temps de Pasteur ! On arrête même la recherche (voir les gaz de schiste)
Bob (#1),
Avec notre principe, Pasteur n’aurait peut être pas traité et guéri de la rage le petit Joseph Meister et peut être serait-il toujours « le petit chimiste de Paris” en dépit de ses autres travaux et découvertes.

4.  chercheur | 30/03/2014 @ 0:20 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3),

J’ai le sentiment que depuis plus de 20 ans, nous n’avons plus de chercheurs de la lignée du « petit chimiste ».
La recherche médicale ne découvre plus grand chose. Ce n’est pas faute de moyens. L’Inserm en France a un budget de près d’un milliard d’euros avec 13 500 chercheurs dans 289 laboratoires. C’est énorme. Mesure-t-on leur efficacité?
Par contre, ils sont très forts pour trouver des corrélations dans tous les domaines et pour annoncer que tel ou tel produit ou activité peut représenter un risque. C’est à croire qu’ils ne font plus que cela répondant parfaitement au principe de précaution. Le résultat est dramatique.

5.  JG2433 | 30/03/2014 @ 8:39 Répondre à ce commentaire

L’expertise scientifique ne dit pas ce qu’il faut faire […]

Néanmoins, certains parmi « les experts » ne s’en privent pas.
Par leur aura dans la société, par déférence à leur égard et naïveté du grand public, ils sont « crus sur parole ».

Mélanger les ordres […]

C’est ce qui est pratiqué sans vergogne par les prosélytes de l’écologisme politique pseudo-scientifique (pléonasme).
Ce que le public n’aura pas tendance à déceler, étant déjà lui-même comme « naturellement » conditionné par son penchant moral.

6.  Nicias | 30/03/2014 @ 13:22 Répondre à ce commentaire

La position de l'AFIS à le mérite d'être cohérente. Effectivement si le gouvernement se repose pour l'expertise scientifique sur des agences, il doit aussi le faire pour la climatologie.
La ou ça déraille, c'est quand l'AFIS cite, non l'AR5, mais le résumé pour les décideurs avec ses certitudes à 95%. L'AFIS aurait du remarquer qu'il y avait un problème aves cette citation sulfureuse pour un scientifique.

Car si l'AFIS pense que le GIEC est une structure hybride en raison du groupe 3, il l'est aussi, et leur copain Le Treut aurait du leur dire, pour le groupe 1 puisque le résumé pour les décideurs est coécrit par les politiques.

7.  JG2433 | 30/03/2014 @ 16:11 Répondre à ce commentaire

Nicias (#6),
Je rapproche vos propos sur le GIEC – et y vois une certaine similitude de vue – avec ce qu’a développé le Pr Pierre Darriulat dans son témoignage écrit concernant l’enquête lancée récemment par le Comité sur l’Énergie et le Changement climatique de la Chambre des communes en Angleterre.

Is the IPCC process an effective mechanism for assessing scientific knowledge? Or has it focussed on providing a justification for political commitment? The mission given to the IPCC of addressing policy makers rather than scientists has contributed to the deterioration of the quality of the climate debate up to a point that may well now be no return. One may claim today that it was predictable, but I do not think that one could have predicted that it could reach such a depressingly aggressive and irrational level.

Traduction personnelle avec l’aide de Bing Traducteur :

Est-ce que le processus du GIEC est un mécanisme efficace d’évaluation des connaissances scientifiques ? Ou bien, avait-il comme objectif celui de fournir une justification à un engagement politique ? La mission confiée au GIEC de s’adresser aux responsables politiques et non aux scientifiques a contribué à la détérioration de la qualité du débat climatique jusqu’à un certain point qui pourrait bien être maintenant sans retour. On peut prétendre aujourd’hui que c’était prévisible, mais je ne pense pas qu’on aurait pu prédire qu’il pouvait atteindre un tel niveau aussi tristement agressif et irrationnel.

http://data.parliament.uk/writ.....cePdf/4360

8.  de Rouvex | 31/03/2014 @ 12:46 Répondre à ce commentaire

La population et les biens exposés vont significativement augmenter » à cause de la croissance démographique et l’urbanisation. La proportion de la population affectée par des crues majeures va, par ailleurs, augmenter.

On appelle ça une tautologie, Mme Irma ! Une population qui augmente à cause de la croissance démographique, il fallait oser ! Ils n’ont pas hésité. Et à en tirer toutes les conclusion possibles pour mettre en cause « l’intensification du réchauffement climatique. »

Les experts ont constaté une hausse moyenne de 4°C par rapport à la période pré-industrielle. Parmi les risques encourus : l' »extinction substantielle d’espèces » et les « risques importants pour la sécurité alimentaire ».

Une augmentation d’environ 2°C par rapport à la période pré-industrielle pourrait entraîner une perte d’entre 0,2 et 2% des revenus annuels mondiaux. Le rapport rappelle que certains risques deviennent « considérables » dès lors qu’un réchauffement de 1 à 2°C est enregistré.

Ils ont constaté une hausse de 4°C !!? Une hausse de 2°C pourrait entraîner… On se fout de notre gueule et on pense qu’on ne va pas s’en apercevoir. Hélas beaucoup de gens lisent cela en diagonale et absorbent comme des éponges…

9.  de Rouvex | 31/03/2014 @ 12:47 Répondre à ce commentaire

J’en oubliais le lien : http://actualites.nouvelobs.co.....D-20140331

10.  jmr | 4/04/2014 @ 15:23 Répondre à ce commentaire

Ce rapport1 confirme l’observation d’un réchauffement climatique : « chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude (1) à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850 » (page 2-38). Il constate l’augmentation de la concentration en gaz à effet de serre : « en 2011, les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone sont supérieures (2) de 40% à celles d’avant 1750, celles d’oxyde nitreux de 20% et celles de méthane de 150% » (page 2-13). Il met en évidence le rôle des activités humaines : « les principaux contributeurs de l’augmentation de la concentration en CO2 (3) sont l’utilisation de combustibles fossiles et les changements d’utilisation des sols » (page 2-10), « il est extrêmement probable [une probabilité de 95% à 100%] que les activités humaines sont responsables de plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne (4) à la surface du globe entre 1951 et 2010 » (page TS-25).
Ce constat peut être contesté sur le terrain de la science, mais il représente l’état de la connaissance telle que la communauté internationale d’experts du climat l’exprime.

Je n’y comprends rien ! Entre l’étape (1) température croissante, l’étape (2) GES, l’étape (3) contributeurs, et… et… et… l’étape (4) responsabilité il me manque toujours depuis l’origine de cette histoire la corrélation entre (1) et (2, 3, 4) si quelqu’un peut m’expliquer. Que – (A) – ça chauffe d’un côté et que – (B) – d’un autre côté les activités humaines produisent une modification du contenu de l’atmosphère ne veut pas dire que (B) provoque (A). Et donc cela ne représente PAS l’état de la connaissance.
L’état de la connaissance c’est que deux paramètres changent, point barre. L’état de la connaissance ce n’est pas que le changement du contenu de l’atmosphère ait quoi que ce soit à voir avec la température.
Mais l’AFIS interpellée a beaucoup de mal avec cela, sur ces questions précises ils bottent en touche.
J’ai été extrêmement surpris pour ma part des réponses de l’Association Française pour l’Information Scientifique dont je m’étais abonné au bulletin et fini par l’annuler.
AMHA leur nom est prétentieux .

11.  Murps | 5/04/2014 @ 22:52 Répondre à ce commentaire

jmr (#10),

L’état de la connaissance c’est que deux paramètres changent, point barre. L’état de la connaissance ce n’est pas que le changement du contenu de l’atmosphère ait quoi que ce soit à voir avec la température.

Absolument… Et encore, s’agissant de la température et du taux de CO2, il n’est même pas évident que ces paramètres changent tant que cela.

12.  Le chti | 6/04/2014 @ 21:36 Répondre à ce commentaire

.jmr (#10),

Et donc cela ne représente PAS l’état de la connaissance

Vous n’avez, comme Murps, pas dû lire grand-chose sur le sujet.

13.  Laurent Berthod | 7/04/2014 @ 0:59 Répondre à ce commentaire

Le chti (#12),

Tiens, le sous-marin du Chti a fait surface ? Il a eu le temps de lire le rapport en question ?

14.  Cdt Michel e.r. | 7/04/2014 @ 2:30 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#13),

Arrêtez donc de vous en prendre au chti. Il n’est pas mauvais, dans le fond…
Pourquoi j’ai tout à coup envie de réécouter cette chanson de Fernandel ?

15.  Jojobargeot | 7/04/2014 @ 7:54 Répondre à ce commentaire

Le chti (#12), Bien, pour la x ème fois, pouvez-vous nous fournir LA PREUVE scientifiquement valable que les rejets de CO2 de l’activité humaine sont à l’origine du réchauffement climatique?
Apportez cette preuve et vous serez notre héros, en cas contraire, retournez à la lecture.
PS Pour gagner du temps sachez qu’elle ne figure, n’a jamais figuré et ne figurera jamais dans les rapports du GIEC. Trouvez-là ailleurs, si vous la trouvez.

16.  JG2433 | 7/04/2014 @ 8:51 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#15),
Comme le dit également Serge Galam :

http://www.wikiberal.org/wiki/Serge_Galam

« S’il existait une seule preuve de la culpabilité humaine dans le réchauffement climatique, toutes les conférences internationales du GIEC deviendraient inutiles. »

:roll:

17.  chercheur | 7/04/2014 @ 12:40 Répondre à ce commentaire

Chez Mediapart, on trouve des bloggeurs officiels qui permettent de voir à quel point l’écologie provoque des dégâts dans les cerveaux.

http://blogs.mediapart.fr/blog.....-de-tomber

Ce sont surtout les commentaires qui sont fantastiques dont une réponse du bloggeur lui-même:

« J’ai personnellement décidé à l’âge de 17 ans en 1972 de ne jamais passé mon permis de conduire pour ne pas polluer et ne pas devenir con. »

Il faut être capable de la sortir celle-là.
Peut-on avoir une conversation raisonnable avec ce type de personnage?

18.  Bob | 7/04/2014 @ 12:52 Répondre à ce commentaire

chercheur (#17),

de voir à quel point l’écologie provoque des dégâts dans les cerveaux.

A moins que ce ne soit le processus inverse. Toujours le fameux dilemne des stats en médecine.

Il a dû aussi jurer de ne jamais adhérer à l’orthographe, dans la foulée…
Et apparemment son but (ne pas devenir c…) n’a pas été atteint. Il l’était bien avant.

19.  The Fritz | 7/04/2014 @ 13:05 Répondre à ce commentaire

JG2433 (#16),
Je dirais que s’il existait une seule preuve que Dieu a créé l’univers lors du Big Bang et qu’il a programmé l’apocalypse lors du Big Crunsh , on pourrait se passer de tous les programmes cosmologiques , les satellites , le CERN , fermer les observatoires et mettre les astrophysiciens au chômage , ce qui économiserait sans doute plus de sous
Et je ne parle pas de religion !!

20.  Nicias | 7/04/2014 @ 13:17 Répondre à ce commentaire

chercheur (#17),

Le plus déplorable des commentaires par l’auteur même du blog:

Mon prochain documentaire pour ARTE porte sur ce sujet, les particules écrans… [pour refroidir la terre]

Nouvelle bouse écolo en perspective sur Arte.

21.  Nicias | 7/04/2014 @ 13:24 Répondre à ce commentaire

Nicias (#20),

addendum


Je ne suis pas un scientifique, mais les quelques articles et émissions qui me paraissent sérieux (notamment sur France Culture et Arte)

Aïe aïe aïe.

22.  yvesdemars | 7/04/2014 @ 13:41 Répondre à ce commentaire

Nicias (#20),

comme disait Einstein deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, mais en ce qui concerne l’Univers je n’en suis pas totalement sûr ….

suite dérivée : l’idéologie écolo fait plus fort et donne une idée de la notion de transfinitude

23.  chercheur | 7/04/2014 @ 13:57 Répondre à ce commentaire

Bob (#18),

Il n’était certainement pas plus con qu’un autre à la naissance et j’imagine que l’idée de ne pas passer son permis pour ne pas polluer n’était pas le fruit d’une génération spontanée.

Donc…le processus inverse ne me semble pas pertinent.

24.  chercheur | 7/04/2014 @ 14:10 Répondre à ce commentaire

Nicias (#20),

Arte est pour les écolos ce que KTOtv est pour les cathos, une source permanente d’inspiration et l’assurance qu’ils sont dans le droit chemin.
Les deux sont financés par l’état. Arte directement et KTOtv à hauteur de 66% grâce aux déductions fiscales sur les dons et legs.

C’est parfaitement indiqué ici:

http://aiderkto.com/don.php

25.  Jojobargeot | 7/04/2014 @ 16:19 Répondre à ce commentaire

chercheur (#24), Pour France télévision et ses satellites comme encyclopédie, c’est pas beaucoup mieux. Mais qu’avons-nous à attendre de la nouvelle ORTF à la botte du pouvoir?

26.  chercheur | 7/04/2014 @ 17:23 Répondre à ce commentaire

Jojobargeot (#25),

J’ai le sentiment que quelque soit le pouvoir, Arte diffuserait le même type d’émission écolo.

27.  The Fritz | 7/04/2014 @ 21:01 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#22),
comme disait Einstein deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, mais en ce qui concerne l’Univers je n’en suis pas totalement sûr ….
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Einstein est certes un génie , mais le jour où il a retiré sa constante cosmologique pour faire plaisir à Hubble il a fait la plus grande bêtise de sa vie ; il a scellé la conception du modèle standard de la cosmologie pour un siècle et peut-être pour plus si la science s’enfonce dans des siècles de conformisme

28.  Laurent Berthod | 7/04/2014 @ 23:55 Répondre à ce commentaire

The Fritz (#27),

Vous avez raison sur le siècle de conformisme. Néanmoins sa constante cosmologique c’était quand même un peu le truc ad-hoc, non ?

29.  Laurent Berthod | 7/04/2014 @ 23:58 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#14),

Le corporatisme des militaires ?

Juste une petite pique amusante, sans conséquence dans mon esprit.

Bien amicalement à vous, mon Cdt !

30.  de Rouvex | 8/04/2014 @ 12:08 Répondre à ce commentaire

chercheur (#17), à part un certain Biberian, très modéré et somme toute, assez sceptique, les autres commentateurs sont pitoyables, comme d’habitude sur ce genre d’article. L’auteur lui-même, qui signe pol, est vraiement une caraicature !

31.  Sylvestre | 10/04/2014 @ 23:51 Répondre à ce commentaire

Le credo de l’Afis
Contribution d’un lecteur qui – apparemment – n’a pas été la bienvenue

« Une idéologie est un système de pensée cohérent avec lui-même mais non avec la réalité. » (Anonyme)

Dans un souci de « cohérence » – parce qu’elle a toujours milité en faveur de l’expertise publique – l’Afis vient de s’aligner sur celle du GIEC.(1) Notons bien que cette adhésion de l’Afis à l’expertise du GIEC se limite au Groupe I. Une question s’impose ici : comment peut-on soutenir un membre d’une organisation dont on critique, avec force, le principe de création et le mode de fonctionnement sachant (ou peut-être pas ?) que cette organisation est hybride, depuis son origine et par définition, et que ses organes sont interdépendants ?
Petit rappel : le GIEC a été créé en 1988 par l’ONU, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), cette instance, unique en son genre, a pour mission « d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique […] nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. »(2)
Le travail du GIEC n’est pas orienté vers la recherche mais vers l’expertise et la synthèse des connaissances scientifiques. « Ces synthèses incluent les publications qui font l’unanimité et celles qui sont contestées par des scientifiques. Ces rapports sont le fruit d’un long débat qui aboutit à un consensus : l’approbation de la version finale du rapport par tous les scientifiques et tous les gouvernements faisant partie du GIEC (…)»(3)
Le consensus est donc bien formé au sein du GIEC et est constitué de scientifiques délégués par les gouvernements et par les organisations participantes ainsi que de politiques.(4) Peut-on dire, d’un tel consensus, qu’il représente l’avis consensuel de la communauté scientifique ?
En plus du gigantesque travail de collationnement et de synthèse d’une partie des connaissances scientifiques, le GIEC-Groupe I fait des prévisions et pas n’importe lesquelles : des prévisions à long terme dans un système complexe. Il ne faut pas être un spécialiste du climat pour se rendre compte de l’ambiguïté de la situation pas plus qu’il ne faut être un expert du GIEC pour savoir que lorsqu’il y a non-linéarité et évolution dynamique chaotique, plus la prévision est longue, plus le taux d’erreur est important.
L’Afis écrit : « La science s’intéresse à la vérité. Les théories scientifiques sont sommées de fournir la preuve de leur conformité avec le réel. »
Hélas ! À propos du « hiatus » – la stagnation non prévue des températures depuis dix-sept ans – le GIEC n’a pu que formuler des hypothèses a posteriori pour expliquer la discordance entre ses prévisions et les observations. Cette différence observée entre les tendances obtenues comme résultats de simulation et celles observées, pourrait être causée par une certaine combinaison des éléments suivants : (a) la variabilité interne du climat (b) une contribution incorrecte ou manquante au forçage radiatif, (c) une erreur de réponse dans le modèle.(5)
Même si les modèles sont de plus en plus sophistiqués, il n’en reste pas moins que certains phénomènes climatiques ne sont pas (ou pas encore) connus, pas (ou pas complètement) compris (6), se produisent de façon irrégulière et/ou imprévisible, que la variabilité intrinsèque du climat ne permet pas de déterminer, à ce jour et de façon suffisamment fiable, les parts exogène et endogène des changements climatiques. Une question ici vient immédiatement à l’esprit du lecteur curieux : comment peut-on affirmer, à un tel niveau de certitude (extrêmement probable = 95 à 100 % (7) ), que ce sont les activités humaines qui sont à l’origine de plus de la moitié de l’augmentation observée de la température globale moyenne à la surface (entre 1951 et 2010) (8-9), alors qu’il n’est pas possible de déterminer la part naturelle de cette augmentation ?
Quelle autre expertise aurait plus de valeur que celle du GIEC ? interroge quand même l’Afis qui, a priori, ne reconnaît une légitimité qu’à l’expertise publique. Il y a, certes, des imposteurs, des experts « autoproclamés », mais il est grand temps que l’Afis admette qu’il existe aussi des experts non publics (donc privés) dont la compétence, l’indépendance et la probité leur valent d’être formellement reconnus aptes à effectuer des travaux d’expertise.(10) Cette reconnaissance est celle de leurs pairs, du milieu académique dans lequel ils évoluent, du monde de la recherche… mais pas obligatoirement du monde politique, en effet.
Qu’en est-il de la transparence du GIEC, cette contrainte majeure de l’expertise publique ? Après le quatrième rapport, de nombreuses critiques ont été formulées à l’encontre du GIEC. Et elles visaient, e.a., son manque de transparence, justement… Au regard de ces critiques, l’ONU a demandé au Conseil inter-académique – composé de quinze Académies des sciences de différents pays – d’étudier les pratiques du GIEC. Sans émettre d’avis scientifique de fond, cette commission indépendante a fait un certain nombre de recommandations(11) pour renforcer la structure et rehausser la crédibilité du GIEC. À la lecture du « Review of the IPCC processes and procedures », on pourrait penser que cela a porté ses fruits (12) mais ce n’est apparemment pas le cas. Si le cinquième rapport n’a pas abordé, de manière satisfaisante, la récente pause du réchauffement global, il n’a pas été plus performant face aux critiques inter-académiques du quatrième rapport et d’autres publications (13).
L’expertise publique présente des garanties et un bon degré de fiabilité pour ce qui est directement observable et mesurable ici et maintenant. Mais s’agissant d’un sujet qui engage, avec autant d’incertitude et d’imprévisibilité, le lointain futur de toute la planète, le fait de se ranger prématurément aux avis d’Agences et d’Académies, placées dans des conditions difficiles où science et politique sont intimement mêlées, revient à leur reconnaître une autorité inconditionnelle et procède d’une soumission crédule fort peu rationnelle et bien éloignée de l’esprit scientifique et curieux.
L’Afis n’aurait-elle pas pu profiter de son indépendance annoncée pour temporiser et « donner un peu de temps au temps » au lieu de prononcer cet acte de foi ?

Réf.
(1) http://www.pseudo-sciences.org.....rticle2238
(2) http://www.ipcc.ch/home_langua.....HrkWhgRJEI
(3) http://www.ipcc.ch/rapport_gie.....rKdzvZGVEI et http://fr.wikipedia.org/wiki/G....._du_climat
(4) http://www.ipcc.ch/organizatio.....rKe7PZGVEI
(5) Ces sources potentielles d’écart, non mutuellement exclusives, ainsi que la cause du hiatus au sujet de la tendance de la température globale moyenne à la surface (GMST, Global Mean Surface Temperature) sont évaluées dans TS-27 et sq.
(6) Comme, par exemple, le cycle de l’eau, la formation des nuages, le rôle modérateur de l’océan, la circulation thermohaline, les événements climatiques majeurs, El Niño, La Niña…
(7) TS-4 (Technical Summary, page 4)
(8) TS-25 (Technical Summary, page 25)
(9) En parallèle, une déclaration de Monsieur Hervé Le Treut, que l’on peut lire sur le site consulté par l’Afis – http://www.aurore-sciences.org/fr/academy-show/24 : « Ce que dit précisément le GIEC, c’est qu’il y a 90% de chance pour qu’une part du réchauffement climatique soit imputable aux activités humaines. Autrement dit il n’y a que 10% de chance pour que l’on ne retrouve aucune trace des activités humaines dans les changements climatiques que nous sommes en train de vivre »…
(10) Gérard Pascal, « Voyage au pays de l’expertise », SPS 288
(11) http://reviewipcc.interacademy.....lease.html
(12) http://www.ipcc.ch/meetings/se....._group.pdf
(13) http://www.parliament.uk/busin.....#8212;tor/

32.  chercheur | 11/04/2014 @ 1:00 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#31),

Cette intervention pleine de bon sens devrait faire réfléchir les membres de l’Afis. Toute personne soucieuse de respecter un minimum de cohérence scientifique devrait y adhérer sans réserves.

33.  Hug | 11/04/2014 @ 7:18 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#31),

Extrait du site aurore-sciences que vous avez mis en lien:

Et pour les derniers récalcitrants qui nient le rôle de l’humanité dans le réchauffement climatique « il deviendra de plus en plus évident au fur et à mesure que le temps passe. Ceux qui sont aujourd’hui sceptiques seront forcés de revoir leurs positions » conclue MIchel Petit.

Ce Petit guignol ferait mieux de consulter un peu l’opinion des americains et canadiens après l’hiver qu’ils viennent de subir au lieu de ressasser invariablement les memes conneries.
Un vrai Tartuffe, ce gars la.

34.  Cdt Michel e.r. | 11/04/2014 @ 9:04 Répondre à ce commentaire

Hug (#33),

Le comique, qui a écrit l’article, ferait tout aussi bien de revoir ses conjugaisons.
Conclure  : la 3e pers. sing. de l’indicatif présent c’est « il conclut » et non « il conclue » qui est la 3e pers.sing. du subjonctif présent.

35.  The Fritz | 11/04/2014 @ 9:36 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#31),
Contribution d’un lecteur qui – apparemment – n’a pas été la bienvenue
Est-ce la vôtre ? Et est-ce qu’on peut faire un vœux au génie sorti de la lampe : c’est que vous vous appeliez aussi HUET

36.  MichelLN35 | 11/04/2014 @ 9:50 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#31),

Cher Sylvestre, tout à fait d’accord avec votre intervention, mais je ne sais où la retrouver sur le site AFIS. J’ai bien relu toute la discussion sur le CA de l’AFIS, elle n’y est pas, ni ailleurs, me semble-t-il.

Etes-vous membre de l’AFIS ? Le forum est en effet réservé aux membres et, en principe, vous devez l’être, même pour le lire. Si vous avez eu accès, vous avez pu remarquer comment les sceptiques du RCA, y sont traités, en toute impunité.

Merci d’une réponse.

37.  Nicias | 11/04/2014 @ 10:04 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#31),

Merci.

Le lien 13 ne fonctionne pas.
Je pense qu’il fait référence au passage notamment de Donna Laframboise devant le parlement britannique :

http://www.parliament.uk/busin...../ipcc-ar5/

38.  Nicias | 11/04/2014 @ 10:21 Répondre à ce commentaire

Hug (#33),

J’adore :
« Attention » précise Hervé Le Treut, « les constats du GIEC sont utiles à la prise de décisions politiques mais ne sont pas des prescriptions politiques, même si cela arrange quelques-uns d’entretenir la confusion. Au moment de Copenhague, la limite a d’ailleurs été franchie plusieurs fois… » […] « Reste à trouver un optimum entre toutes ces problématiques » selon Hervé Le Treut. « La taxe carbone est certainement indispensable d’une manière ou d’une autre, si on veut faire se développer des énergies de substitution. Le prix de l’énergie a toujours été trop bas, [etc …]»

Et merci à Petit pour son histoire de scientifiques « bénévoles » payés par leur organismes de recherche, c’est très rigolo.

39.  Sylvestre | 11/04/2014 @ 11:46 Répondre à ce commentaire

The Fritz (#35), MichelLN35 (#36), Nicias (#37),

1) Oui, il s’agit de ma contribution. Mais elle n’a pas été mise en ligne par l’Afis qui dispose pourtant d’un espace « Libre Opinion » sur le site. Je n’ai rien à voir avec M. Huet.

2) Je ne suis plus membre de l’Afis et n’ai donc pas accès au forum. Ce que vous me dites de la façon dont y sont traités les sceptiques – mal, je suppose puisque vous précisez « en toute impunité » – ne m’étonne pas.

3) Je viens d’essayer le lien 13, et il fonctionne. Je vous le remets ci-dessous (c’est le site du Parlement UK) :
http://www.parliament.uk/busin.....#8212;tor/
Il vous faudra peut-être recopier le lien au lieu de le copier-coller. En effet, il fonctionne lorsque je le copie depuis mon texte avant validation et il ne fonctionne plus dans le texte définitif où il apparaît partiellement barré.

@ tous : merci de vos commentaires !

40.  Sylvestre | 11/04/2014 @ 11:52 Répondre à ce commentaire

Nicias (#37), Je vois que le lien ne fonctionne toujours pas.

Via le moteur de recherche :
New inquiry: IPCC 5th Assessment Review – News from Parliament

41.  AntonioSan | 12/04/2014 @ 16:54 Répondre à ce commentaire

Nicias (#38), Petit dont Leroux pensait tant de bien…
Et Le Treut qui se defile… Quels genies!

42.  Bernnard | 12/04/2014 @ 23:03 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#40),
J’ai transformé le lien 13 (d’après vos données) en utilisant TinyURL :
http://tinyurl.com/phun9aa
Est-ce le bon ?

43.  Sylvestre | 13/04/2014 @ 11:04 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#42),

Oui, c’est correct. Grand merci !

Et, comme vous le savez certainement, l’enquête en question a donné lieu a de nombreuses interventions qui ont été signalées et commentées par Judith Curry sur son site Climate Etc.

44.  artur | 11/06/2014 @ 15:44 Répondre à ce commentaire

Il est encore temps de préserver la planète par la bonne utilisation de nos ressources naturelles et même de sauver un ours polaire en prenant votre douche !! http://www.activeau.fr/amphiro.....2x14167853