Des arguments sceptiques qui ne tiennent pas la route

par Roy W. Spencer, Ph. D.

Il y a quelques très bons arguments pour être sceptique des prévisions de réchauffement climatique. Mais la prolifération des mauvaiss arguments devient presque vertigineuse.

Je comprends que beaucoup des choses que nous pensons savoir de la science finissent par être fausses. Je saisis ça. Mais quelques-unes des explications que je vois sont à la limite du ridicule .

Donc, voici mon Top 10 des arguments sceptiques stupides. Je suis sûr qu'il y en a plus, et peut-être que j'en ai raté une paire d'importants. Bien.

Mon but évident ici n'est pas de faire changer d'idée des gens qui se sont déjà fait leur opinion, mais d'atteindre plus de 1000 commentaires (le plus souvent désagréables ) en réponse à ce message. Alors, aidez-moi ici !

1. Il n'y a pas d'effet de serre. Malgré le fait que le rayonnement infra-rouge descendant du ciel puisse-être mesuré, et s'élève à un niveau (~ 300 W/m2) qui peut être à peine être ignoré ; sa négligence pourrait bousiller les prévisions des modèles météo ; conduirait à des nuits très froides s'il n'existait pas ; il peut être facilement mesuré directement avec un thermomètre infrarouge de poche pointé vers le ciel (car un thermomètre IR mesure le changement de température IR induit à la surface d'une thermopile, CQFD) … S'il vous plaît arrêtez le truc du "pas d'effet de serre". Cela nuit à l'image des sceptiques.

2. L'effet de serre viole la seconde loi de la thermodynamique. La deuxième loi peut être écrite de différentes façons, mais l'une d'elle est que le flux net d'énergie doit être du corps le plus chaud vers celui le plus froid. L'effet de serre ne contredit pas cela. La violation apparente de la 2ème loi semble naitre du fait que tous les corps émettent un rayonnement IR … y compris un corps plus froid vers un corps plus chauds. Mais le flux net de rayonnement thermique reste du corps chaud vers le corps froid. Même si vous ne croyez pas qu'il y ait un flux bidirectionnel, et que le flux a un seul sens … le débit dépend de la température de ces deux corps, et changer la température du corps plus froid va changer la vitesse de refroidissement (et donc la température) du corps plus chaud. Donc, oui, un corps froid peut faire d'un corps chaud un corps encore plus chaud … comme lorsque vous mettez des vêtements.

3. Le CO2 ne peut être responsable du réchauffement parce-que le CO2 émet des IR aussi vite qu'il en absorbe. Non. Quand une molécule de CO2 absorbe un photon infrarouge, le parcours moyen dans l'atmosphère est si court que la molécule transmet de l'énergie aux molécules environnantes avant qu'elle ne puisse (en moyenne) émettre un photon infrarouge dans son état temporairement excité. Il est également important que la vitesse à laquelle une molécule de CO2 absorbe des IR est pratiquement indépendante de la température, mais la vitesse à laquelle il émet des IR augmente fortement avec la température. Il n'est pas nécessaire qu'une couche d'air émette autant d'IR qu'elle en absorbe … en fait, en général, les taux d'émission et d'absorption IR sont très loin d'être égaux.

4. Le CO2 refroidit, ne réchauffe pas l'atmosphère. Cet argument est un peu plus subtil car l'effet de serre refroidit l'atmosphère supérieure, et réchauffe la basse atmosphère, par rapport à une situation sans gaz à effet de serre. Puisque tout absorbeur d'IR est également un émetteur IR, une molécule de CO2 peut à la fois chauffer et refroidir.

5. L'ajout de CO2 dans l'atmosphère n'a aucun effet car l'atmosphère est déjà 100% opaque dans les bandes d'absorption du CO2. Tout d'abord, non, elle ne l'est pas, et c'est en raison de l'élargissement des bandes d'absorption dû à la pression. Deuxièmement, même si l'atmosphère était 100 % opaque, cela n'a pas d'importance.

6. La température dans la basse atmosphère est due au gradient de température adiabatique. Non, le gradient adiabatique décrit comment la température d'une parcelle d'air change par la compression/expansion adiabatique lorsqu'elle baisse/augmente d'altitude. Ainsi, cela peut expliquer comment les températures changent au cours de renversements convectifs, mais pas ce que la température absolue est. Expliquer la température absolue de l'air est une question de budget énergétique. Vous ne pouvez pas écrire une équation basée sur la physique pour obtenir la température moyenne à n'importe quelle altitude sans utiliser de budget énergétique. Si la compression adiabatique explique la température, alors pourquoi la température de l'atmosphère à 100 mb est presque la même que la température à 1 mb, malgré 100x plus de pression atmosphérique ?

7. Le Réchauffement fait augmenter le taux de CO2, pas l'inverse. Le taux d'augmentation du CO2 atmosphérique est actuellement de 2 ppm/an, un taux qui est 100 fois plus rapide qu'à n'importe quel moment dans l'enregistrement des carottes de glace de Vostok sur 300.000 ans. Et nous savons que notre consommation de combustibles fossiles émet du CO2 200 fois aussi rapidement ! Alors, où est l'augmentation 100x plus rapide de la température aujourd'hui causant cette augmentation de CO2 ? Allez les gens , réfléchissez. Mais ne vous inquiétez pas … le CO2 est l'élixir de vie !

8. Les modèles du GIEC sont pour une terre plate. Je n'ai aucune explication où cette petite friandise de désinformation vient. Les modèles climatiques traitent d'une Terre sphérique en rotation, une Terre avec un cycle jour/nuit (diurne) d'éclairage solaire et de la force de Coriolis atmosphérique (due à la fois à la courbure de la Terre et à la rotation). Oui, vous pouvez faire une moyenne globale des flux d'énergie et les afficher dans un dessin pour enfant de la terre plate, comme le schéma de bilan énergétique Kiehl-Trenberth qui est un outil d'apprentissage utile, mais j'espère que la plupart des gens sensés peuvent faire la distinction entre une poignée de nombres moyens globaux dans un schéma conceptuel, et un modèle climatique global en véritable 3D.

9. Il n'y a pas une telle chose que la température moyenne mondiale. Vraiment ? ! Y a-t-il une température moyenne de  l'eau de votre baignoire ? Ou d'une pièce de votre maison ? Maintenant, nous pouvons discuter sur la façon de faire la moyenne (Spatiale ? Pondérée par la masse ? ), mais vous pouvez calculer une moyenne, et vous pouvez la suivre au fil du temps, et voir si elle change. L'exercice n'est futile que si votre échantillonnage n'est pas assez bon pour surveiller de manière réaliste les changements au fil du temps. Simplement parce que nous ne connaissons pas la température moyenne à la surface de la Terre avec une précision meilleure que, disons 1°C, ne signifie pas que nous ne pouvons pas surveiller les changements dans la moyenne au cours du temps. Nous n'avons jamais su exactement combien de personnes sont aux États-Unis, mais nous avons des estimations utiles de la manière dont le nombre a augmenté au cours des dernières 50 à 100 années. Pourquoi la "température" est si importante ? Parce que l'émission infrarouge thermique en fonction de la température est ce qui stabilise le système climatique …. plus les choses sont chaudes, plus l'énergie est perdue dans l'espace.

10. La terre n'est pas un corps noir. Eh bien, personne n'a dit qu'elle l'était. Dans la bande IR, cependant, elle est proche d'un corps noir, avec une émissivité moyenne de l'ordre de 0,95. Mais si un modèle climatique utilise 0,95 ou 1,0 pour l'émissivité de la surface cela ne va pas modifier les conclusions que nous faisons sur la sensibilité du système climatique à l'augmentation du dioxyde de carbone .

Je suis sûr que je pourrais venir avec une liste plus longue que cela, mais ce sont les principales questions qui me sont venues à l'esprit.

Alors, pourquoi suis-je en train de remuer un nid de frelons (encore) ? Parce que quand les sceptiques adoptent de la «science» qui est pire que la science du GIEC, nous faisons du mal à notre crédibilité.

Source.

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139 Comments     Poster votre commentaire »

101.  Eloi | 1/05/2014 @ 11:25 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#55),

ah ce bidulator, comment les gens peuvent vivre sans lui?

Comme vous le savez, je trouve le bidulator passionnant. Comme il ne semble exister aucun consensus sur ce sujet, juste des débats sans fin, ni aucune expérience définitive :
1/ on sent bien la fragilité du « consensus » sur l’effet de serre, encore plus anthropique
2/ on découvre un sujet passionnant qui oblige à réfléchir sur la physique.

102.  Eloi | 1/05/2014 @ 11:54 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#97),

Point 10 de Spencer : Si, si ! La terre est bien considérée comme un corps noir. En appliquant les lois de la radiation du corps noir à la thermodynamique de la terre c’est bien qu’on la considère comme un corps noir ou gris, c’est à dire comme une surface concave n’ayant avec son environnement le vide que des échanges radiatifs et présentant une température uniforme à l’équilibre radiatif.

La terre est loin d’avoir ou de se rapprocher de ces propriétés et en particulier il s’accomplit à sa surface un travail considérable utilisant de l’énergie thermique transmise et dégradée notamment par conduction, énergie qui ne peut donc être rayonnée vers l’espace vide.

Je me pose une question à ce sujet :
* le Soleil peut être considéré comme un corps noir, et son rayonnement est un des meilleurs corps noir de la nature, puisqu’il semble qu’on puisse le considérer comme une succession de sphère concentriques de plasma formant un corps noir par rapport au flux de rayonnement interne issu des réactions thermonucléaires. Ce qui est intéressant avec le Soleil, c’est qu’il est constitué de plasma, absorbant le rayonnement sur une distance très faible, et sur toutes les longueurs d’onde
* Sur Terre, à 15 µm, l’absorption du rayonnement par le CO2 est extrêmement efficace et l’atmosphère est alors presque parfaitement opaque à cette longueur d’onde (le « brouillard » évoqué par Bob ?). L’atmosphère, de l’extérieur, peut donc, à cette longueur d’onde uniquement, être vue comme un corps noir presque parfait (sphère concave par rapport à la source de rayonnement).

Ma question : quel sens donner à la notion d’un corps noir presque parfait mais que dans une fenêtre donnée de longueur d’onde ?

MichelLN35 (#94),

Pour illustrer, si on imagine autour du soleil une sphère aux propriétés de corps noir, parfaitement absorbante, elle aura pour température, pour un rayon égal à la distance de la terre (ou de la lune) au soleil, une température de 394 K, elle ré-émettra toute l’énergie reçue vers le soleil, mais celui-ci ne verra pas sa température augmenter.

Ce résultat n’est pas immédiat : si l’on prend un point de vue « classique », on constatera que cette sphère émettra dans les deux directions, d’une part vers le vide à 3K et d’autre part vers le Soleil. D’après les formules classiques de Stefan-Boltzman, il faut alors retrancher du flux émis par le soleil le flux émis par la sphère. Par conséquent, comme il n’existe que le rayonnement pour évacuer la puissance constante des réactions nucléaires, la température du Soleil va augmenter jusqu’à ce que son flux compense le flux rayonné par la sphère.

Tout cela est classique, je ne dis pas que c’est la réalité, mais c’est ce qu’un calcul radiatif donnerait.

Cela dit, comment expliquer la température du centre du Soleil sans ce phénomène, en tout cas au niveau de sa zone radiative où ne se produisent ni convection ni conduction(i)(ii) ? Existe-t-il une différence fondamentale entre une sphère de plasma opaque sans convection ni conduction et une sphère solide et opaque ?

(i) Par ailleurs, peut-on trouver un lien entre un « effet de serre dans le soleil » et l’équilibre dynamique du Soleil entre gravité et rayonnement ?
(ii) On pourrait objecter que la structure du Soleil est issue de modèles, mais j’ai cru comprendre à la lecture de quelques bouquins de physiques que la physique du Soleil sur l’équilibre gravité/rayonnement étaient dérivés de recherches assez solides liés à l’ignition de bombes thermonucléaires. Il semblerait que ces applications fonctionnent :-S

103.  Nicias | 1/05/2014 @ 12:49 Répondre à ce commentaire

Eloi (#91),

Quelle est la portée de la vision infrarouge en atmosphère terrestre ?

200m selon Legras.

104.  Bob | 1/05/2014 @ 12:54 Répondre à ce commentaire

Eloi (#102),

Ma question : quel sens donner à la notion d’un corps noir presque parfait mais que dans une fenêtre donnée de longueur d’onde ?

C’est une très bonne question. En réalité ces milieux sont tous très dichroïques.
le pire étant l’eau des océans dont les propriétés d’absorption sont très différentes dans l’uV, le visible et surtout l’infrarouge. Ces corps ne sont pas des corps noirs au sens de Planck mais beaucoup les considèrent comme tels dans le domaine pertinent, c’est à dire celui de l’émission thermique du CO2.
Tout cela n’est pas très rigoureux mais ne semble gêner que Gerlich et T. qui ont argumenté à ce sujet. Ils démontrent notamment que dans un tel cas la loi de Stefan est plus proche d’une puissance de 5 que de 4. Toujours en intégrant sur la totalité du spectre et pas seulement sur la bande à 15 microns.

105.  Eloi | 1/05/2014 @ 13:06 Répondre à ce commentaire

Merci Nicias (#103) pour cette courbe

C’est assez intéressant ; c’est juste dommage que le graphique soit coupé à 11 µm et cette coupure est étrange : je ne comprend pas le comportement de la courbe : pourquoi la pente est-elle si raide à ~ 10 km/100 km sur la gauche ? N’a-t-on pas l’impression qu’à 11 µm/100 km la transmittance est de 1 ?

On note quand même que la fenêtre est très étroite :
* la fenêtre d’absorptivité à 15 µm, correspond au pic de la loi de Wien à -80°C,
* le pic de la loi de Wien à 15°C est à 10 µm, et le réchauffement potentiel tend à éloigner le spectre thermique du sol de la fenêtre d’absorptivité du CO2 à 15 µm (reste celui à 4 µm, mais là c’est pour un sol à 400°C 🙂 ).

Cela signifie que si les photons IR sont thermalisés par le transfert CO2->N2 (par exemple) ces photons IR sortent bien vite de cette fenêtre CO2

J’imagine que le pas de calcul à aussi une influence sur le pic à 15 µm : mes calculs de section efficace montraient une extinction presque complète en moins d’un mètre sur le pic lui-même en conditions atmosphérique.

106.  Eloi | 1/05/2014 @ 13:26 Répondre à ce commentaire

Bob (#104),

Il faut que je me remette une passe de G&T 🙂

Il y avait un point tout de même que j’oubliais plus haut : le corps noir n’a qu’une petite ouverture pour laisser s’échapper le rayonnement thermique. Transformer cette petite ouverture, cette « fuite », en une large surface sphérique convexe à « faible perméabilité » semble fonctionner pour le Soleil qui a un beau spectre de corps noir.

Pour un GES qui n’absorbe qu’à certaines fréquences, il y a une fuite supplémentaire : par son principe même, il est sensé réchauffer ce qui se trouve à l’intérieur de la sphère qu’il constitue. Et qui dit réchauffer dit décalage du spectre…

Sauf que le loi de Planck empile les spectres lorsque la température augmente. Je reviendrais avec les idées plus claires 😥

(C’est à s’arracher les cheveux ces bidulators)

107.  papijo | 1/05/2014 @ 13:34 Répondre à ce commentaire

Eloi (#89), (ou plutôt Bob)

Ce que mesure Spencer n’est rien d’autre que le flux de chaleur thermomètre-atmosphère qui dépend des températures de ces dernières et non pas l’irradiance descendante (les b-radiations) comme il le croit.

Pas d’accord. Le « cristal » à l’intérieur s’échauffe bien en fonction du flux de chaleur atmosphère / capteur, mais le circuit électronique de l’appareil est conçu de manière à corriger cet effet, ainsi que les transferts appareil / cristal, et à ne laisser apparaître que l’irradiance entrante (convertie en température, et sous réserve que l’appareil ait été bien calibré)

Rien n’empêche de mesurer de mesurer des températures inférieures à l’ambiance, si le circuit qui effectue les corrections a été conçu pour cela.

Par ailleurs, une mesure de la « température du ciel » en plein jour n’offre pas beaucoup d’intérêt parce qu’en plus des IRs, on va capter le rayonnement visible diffusé par l’atmosphère (à moins d’avoir un pyromètre qui ne capte que la bande IR)

108.  phi | 1/05/2014 @ 13:48 Répondre à ce commentaire

Bob (#84),
Merci pour les graphiques de plage T2LT et T24, c’est bien à peu près ce que je supposais.
Eloi (#96),
Je ne saisis pas bien ce que vous ne comprenez pas.
Il y a deux choses dans mon affirmation. La première, le fait que les GES peuvent dans certaines conditions ralentir le refroidissement radiatif, notamment à la surface. La seconde concerne l’application de ce principe à n’importe quel niveau de l’atmosphère. Le premier est, à mon avis, assez simple à démontrer. Ce n’est pas le cas du second.

109.  Nicias | 1/05/2014 @ 14:01 Répondre à ce commentaire

Eloi (#106),

la fenêtre d’absorptivité à 15 µm, correspond au pic de la loi de Wien à -80°C,

Cela tombe bien car c’est la température à la tropopause à l’équateur, altitude à laquelle la pression est suffisamment faible pour que l »atmosphère devienne transparente.

En fait comme la terre n’est pas une sphère et qu’il y a le détail de la convection, la hauteur de la tropopause varie entre les pôles et l’équateur (8 à 12km environ). Et sa température varie aussi entre -50 et -80°C. Choses à prendre en considération lorsque l’on assimile la Terre à un corps noir (ce que le graphique ci dessus néglige avec ses comparative blackbody curves).



le pic de la loi de Wien à 15°C est à 10 µm, et le réchauffement potentiel tend à éloigner le spectre thermique du sol de la fenêtre d’absorptivité du CO2 à 15 µm (reste celui à 4 µm, mais là c’est pour un sol à 400°C 🙂 ).

Je suis perplexe.

N’a-t-on pas l’impression qu’à 11 µm/100 km la transmittance est de 1 ?

A mon avis, c’est un bug.

110.  papijo | 1/05/2014 @ 14:07 Répondre à ce commentaire

Eloi (#106),

le corps noir n’a qu’une petite ouverture pour laisser s’échapper le rayonnement thermique

Pas forcément, un corps noir … est un corps de couleur parfaitement noire, c’est à dire qui absorbe toute lumière incidente et n’en réémet aucune. Une cavité aux parois très absorbantes « avec un petit trou » est un exemple de réalisation de corps noir, à condition que le trou soit suffisamment « petit », mais rien n’interdit d’avoir un corps noir convexe. Dans le cas du soleil, la lumière (clair de terre ?) éventuellement réfléchie sur sa surface est complètement négligeable, donc, c’est un corps noir !

Sur un post précédent: dans la zone radiative du soleil, il y a des déplacements de matière, donc de la convection. Par contre, les températures sont tellement élevées que les échanges par convection sont négligeables.

111.  Bob | 1/05/2014 @ 14:12 Répondre à ce commentaire

papijo (#107),

Pas d’accord.

Encore ?
Etonnant mais ce que vous racontez c’est exactement ce que j’ai expliqué ici
Bob (#56), et que l’on retrouve aussi sur Wikipedia, (voir pyrgeométre) (correct pour une fois).

Ce que vous appelez un cristal, mesure donc bien le flux de chaleur qui s’échange entre l’atmosphère et le détecteur du thermomètre IR. Ce flux résulte de la différence du flux descendant issu de l’atmosphère et du flux ascendant qui dépend de la température du détecteur et qui est pris en compte.

Le problème c’est que cet instrument se trouve dans un milieu très diffusif (dans ce domaine d’IR) L’optique et les lois de transferts de chaleur des milieux diffusifs ne sont pas celles des milieux non diffusifs et j’affirme que dans de telles conditions, on ne mesure pas le flux descendant mais simplement une température effective de l’atmosphère prise comme un corps noir c’est à dire comme s’il avait une emittance =1 Ce qu’il n’a pas.
Et ça se démontre.
Dans un tel milieu on ne peut pas représenter les flux par des flèches unidirectionnelles…Il ne s’agit pas d’un champ vectoriel.

112.  Eloi | 1/05/2014 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

phi (#108),

Il y a deux choses dans mon affirmation. La première, le fait que les GES peuvent dans certaines conditions ralentir le refroidissement radiatif, notamment à la surface.

Je ne suis pas vraiment convaincu par cette affirmation. Pour diminuer un refroidissement radiatif, il faut que la particule d’air contenant le GES se réchauffe pour réémettre à son tour un rayonnement qui serait alors, en principe, à retrancher du rayonnement radiatif du sol.

Il peut y avoir plusieurs objections à cela :
* cela suppose que le rayonnement IR se « thermalise » autrement dit que l’énergie de vibration du CO2 ayant absorbé l’IR se convertisse en énergie cinétique de la particule d’air, et donc en température et donc en surcroit de rayonnement thermique. Et croyez-le ou non, mais trouver des éléments détaillés sur ce phénomène est compliqué. Je n’ai pour ma part rien trouvé comme expressions mathématiques permettant, par exemple, de calculer l’échauffement d’un volume de CO2 sous un laser IR 15 µm.
* une particule d’air avec GES chauffée par les IR va se dilater. La « chauffe IR » a donc tendance à accélérer la convection, et donc le refroidissement convectif du sol.
* Et que se passe-t-il au niveau microscopique ? Quelle est la relation entre un élément de sol ayant émis un photon IR 15 µm et le recevant absorbé/réémis par une molécule de CO2 ? Comment et pourquoi s’additionnent/se retranchent les champs électromagnétiques ? Il n’y a à ma connaissance aucune démonstration physique de ce « ralentissement du refroidissement » par les GES, juste une loi, de Stefan-Boltzmann, appliquée par une écrasante majorité sur des surfaces solides en vis-à-vis modélisées comme des corps noir (ou gris).

Ce qui m’étonne c’est qu’il s’avère très difficile de se faire une opinion sur ces phénomènes. En général, il semblerait que l’ensemble ne soit pas bien compris, mais je suis toute ouïe.

113.  Eloi | 1/05/2014 @ 18:16 Répondre à ce commentaire

Nicias (#109),

le pic de la loi de Wien à 15°C est à 10 µm, et le réchauffement potentiel tend à éloigner le spectre thermique du sol de la fenêtre d’absorptivité du CO2 à 15 µm (reste celui à 4 µm, mais là c’est pour un sol à 400°C 🙂 ).

Je suis perplexe.

Et vous avez bien raison, j’ai dit une bêtise : la Loi de Planck « empile » les spectres : un corps noir à -20°C émet moins de rayonnement thermique entre [15 µm-epsilon ; 15µm+epsilon] qu’un corps noir à + 20°C.

Mais du coup, je ne comprends toujours pas ce qui limite l’effet de serre : si bloquer une fenêtre de transmission conduit à un réchauffement, qu’est-ce qui limite cet échauffement vers le haut, puisqu’il y aura toujours plus de b-radiation provenant de l’atmosphère à chaque incrément de température du sol ?

114.  Eloi | 1/05/2014 @ 18:25 Répondre à ce commentaire

papijo (#110),

Pas forcément, un corps noir … est un corps de couleur parfaitement noire, c’est à dire qui absorbe toute lumière incidente et n’en réémet aucune. Une cavité aux parois très absorbantes “avec un petit trou” est un exemple de réalisation de corps noir, à condition que le trou soit suffisamment “petit”, mais rien n’interdit d’avoir un corps noir convexe.

Je fais peut-être erreur, mais il m’avait semblé que c’était l’inverse : la théorie du corps noir (loi de Planck, de Wien, de Stefan-Boltzmann) s’est construite sur la « cavité absorbant avec un petit trou » et que l’expérience conduit à juger de la « ressemblance » d’un objet quelconque avec cet objet théorique, via entre autres, l’émissivité. Non ?

Dans le cas du soleil, la lumière (clair de terre ?) éventuellement réfléchie sur sa surface est complètement négligeable, donc, c’est un corps noir !

J’ai probablement raté quelque chose mais je ne comprends pas en quoi cela démontre que le Soleil est un corps noir… C’est un corps très très noir parce que son spectre ressemble très fortement à celui, théorique, d’une « cavité absorbante avec un petit trou ». Et on peut (éventuellement) l’expliquer parce que chaque couche sphérique concave de Soleil est extrêmement opaque au rayonnement. Enfin, c’est bien ce que je comprends de tout cela.

Sur un post précédent: dans la zone radiative du soleil, il y a des déplacements de matière, donc de la convection. Par contre, les températures sont tellement élevées que les échanges par convection sont négligeables.

Le centre du Soleil est un milieu terriblement opaque, le plasma absorbe tous les photons (vous le savez probablement, mais le temps de transit d’un photon dépasse la dizaine de milliers d’années). Malgré ce fait, il s’avère toutefois que la densité de matière bloque la convection (comme dans un solide ?). Encore une fois, c’est ce que j’en comprends.

115.  papijo | 1/05/2014 @ 18:34 Répondre à ce commentaire

Bob (#111),
J’insiste. Le « pyromètre » est maintenant un objet « intelligent ». Il corrige (via son circuit électronique) le signal « flux de chaleur reçu » (et non irradiance) pour sortir la « vraie température » que l’on pourra contrôler en ré-étalonnant l’appareil. Le fait qu’on mesure la température « du ciel » ou celle d’un objet quelconque (corps noir étalon par exemple) ne change rien aux corrections à effectuer, si toutefois on a la bonne émissivité. Pour vous convaincre de l’existence de ce circuit de « correction », voyez par exemple la documentation de ce fabricant (Lien Optris – engraissé par moi):

… In order to compensate influences from the surroundings a second detector catches the temperature of the
measuring device and of his optical channel, respectively. Consequently, the temperature of the measuring object is
mainly generated in three steps:
1. Transformation of the received infrared radiation into an electrical signal
2. Compensation of background radiation from thermometer and object
3. Linearization and output of temperature information.

116.  papijo | 1/05/2014 @ 18:46 Répondre à ce commentaire

Bob (#111),

On ne mesure pas le flux descendant mais simplement une température effective de l’atmosphère prise comme un corps noir

Bien sûr, ce sera « la température de corps noir de l’atmosphère »: un mélange de températures prises à différentes altitudes par des gaz n’émettant que dans certaines raies (et dont l’appareil ignore les concentrations et les lois d’émission)

117.  papijo | 1/05/2014 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

Eloi (#114),
Pour la théorie du corps noir, on est effectivement passé par le modèle de la cavité, mais cela ne signifie pas que tous les corps noirs sont des « trous ».

Concernant le « soleil corps noir », c’est mon vision des choses, mais n’étant pas théoricien, ne vous contentez pas de mes explications. Néanmoins, il me semble que comme dans une cavité, le rayonnement émis ne dépend que de la température de la surface du soleil, sous réserve de considérer qu’il y a une température unique de cette surface.

Concernant les phénomènes qui se déroulent à l’intérieur du soleil, personne n’y est allé voir, mais je ne vois pas pourquoi, vu les températures en jeu et puisqu’il y a dégagement important de chaleur, il n’y en aurait pas (il y en a bien sur notre terre bien plus froide et dégageant moins d’énergie sauf peut-être pour le noyau). Mais là encore, si quelqu’un a de meilleures infos …

118.  papijo | 1/05/2014 @ 19:07 Répondre à ce commentaire

@Bob – Ne pas tenir compte de ma première réponse, j’avais lu vos commentaires trop vite et rien compris à votre point de vue – Le message a du partir « à l’insu de mon plein gré » sans que je m’en aperçoive

@Eloi – Dans mon dernier commentaire, je parle de convection au centre du soleil !

119.  Bob | 1/05/2014 @ 19:08 Répondre à ce commentaire

papijo (#115),
Bien sûr. Ce que l’on mesure, c’est bien un flux de chaleur qui doit donc obéir au 2d principe.
Mais pour mesurer la « radiation descendante » il ne s’agit pas de pyromètre mais de pyrgeomètres.

Si vous voulez tout savoir sur la mise en place, l’étalonnage, les corrections diverses apportées à ces instruments par les différents auteurs( on en est à 4 paramètres ajustables) au cours des différentes campagnes, tout est là :

T. Stoffel, I. Reda, J. Hickey, E. Dutton, and J. Michalsky in Sixteenth ARM Science Team Proceedings, Albuquerque, NM. March 27-31, 2006.

120.  papijo | 1/05/2014 @ 19:17 Répondre à ce commentaire

Attention, après les « 10 argument sceptiques qui ne tiennent pas la route », R Spencer vient de sortir le « Top 10 des bons arguments climato-sceptiques » (Lien R. Spencer)

121.  Bob | 1/05/2014 @ 19:31 Répondre à ce commentaire

papijo (#120),
On peut supposer que les dix « bons » arguments sont évidemment les siens

122.  joletaxi | 1/05/2014 @ 19:39 Répondre à ce commentaire

Eloi (#112),

suivant la « doxa »,les molécules de CO2 thermalisent l’air environnant .
En quoi le fait que la colonne d’air (qui va se dilater, et au passage augmenter la surface de la troposphère) soit plus chaude peut ralentir le refroidissement?
Spencer (dans les commentaires) explique que sans GES, la terre ne pourrait se réchauffer, la totalité de l’énergie se perdrait en IR, vers l’espace.
Il dit à un autre endroit, que la troposphère ne pourrait évacuer d’énergie vers l’espace sans GES,sensés être les seuls à émettre dans l’IR?

Mais dans ce cas, comment une molécule de CO2 qui cède son énergie à une molécule d’air, pourrait-elle également émettre une « backradiation »?
Et comment l’air, pourrait émettre des IR vers le sol?
quelque chose m’échappe(depuis les débuts du bidulator d’ailleurs)

Vous avez raison, c’est passionnant ,le problème c’est que ne général, nous ne sommes sans doute plus assez jeune pour un jour connaître la solution.

123.  Nicias | 1/05/2014 @ 20:18 Répondre à ce commentaire

Bob (#121),

Ouaip, c’est pas vraiment mon top ten à moi.

Si il y a des amateurs je peux traduire ce nouveau mauvais post de Spencer pour générer de bons commentaires.

124.  Nicias | 1/05/2014 @ 20:34 Répondre à ce commentaire

Eloi (#113),

Et vous avez bien raison, j’ai dit une bêtise

Vous me surestimez grandement si vous pensiez que j’avais repéré une bêtise dans votre texte.

C’est l’ampleur du décalage des raies d’absorption avec la température qui me laisse perplexe. Si vous regardez le spectre d’émission de la Terre (cf la première image Nicias 109) la température d’émission entre 10 et 14 µm est beaucoup trop élevée. Tout ce rayonnement devrait être absorbé par le CO2 (au sol à 15°C puis plus haut à des température plus basses) jusqu’à ce qu’on arrive au sommet de la troposphère ou le CO2 est à -80°C et absorbe autour de 15 µm.

Je comprend rien !

Mais du coup, je ne comprends toujours pas ce qui limite l’effet de serre

La convection non d’une pipe !
Par ailleurs, l’atmosphère n’a pas forcement besoin de thermaliser les IR. Le sol chauffe aussi pas conduction et l’eau s’évapore.

125.  papijo | 1/05/2014 @ 21:51 Répondre à ce commentaire

Bob (#119),

Si vous voulez tout savoir sur la mise en place, l’étalonnage, les corrections diverses apportées à ces instruments …

Surtout pas, je suis à la retraite ! Mais merci quand même !

126.  Bob | 1/05/2014 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

Nicias (#123),
Ce n’est pas le mien non plus
C’est encore plus bâclé que le précédent. J’ai l’impression désagréable que Spencer prend les autres pour des idiots.
WUWT a aussi repris le premier billet de Spencer. Faut voir les admirateurs de Watts opiner sans restrictions. Amusant.
Mais sans doute qu’une traduc serait utile ici ne serait-ce que pour l’équilibre et la discussion…

127.  Nicias | 1/05/2014 @ 23:16 Répondre à ce commentaire

Bob (#126),

Is CO2 Bad ?

Quelle horreur !

Je prépare un truc d’ici ce w-e, avec j’espère en prime un exemple de bon argument climatosceptique (c’est mon opinion !) tiré de Lindzen devant l’APS. Christy aussi fait une très bonne intervention mais elle fait 70 (petites) pages. J’avais commencé à travailler dessus et j’ai tout perdu à cause d’un pépin informatique plus que frustrant.

128.  MONMON | 1/05/2014 @ 23:45 Répondre à ce commentaire

Bob (#86), Bernnard (#90)
Je peux comprendre le point de vue politique ou religieux qui traite de la « Vérité » propre aux affaires humaines.

Mais pourquoi ne peut-on pas d’ores et déjà scientifiquement réfuter une hypothèse non confirmée par la réalité des faits observés, concernant températures et teneur en CO2 de l’atmosphère depuis 56 ans?
Merci de votre réponse et de la teneur de ce débat.

129.  Bernnard | 2/05/2014 @ 9:33 Répondre à ce commentaire

MONMON (#128),

Mais pourquoi ne peut-on pas d’ores et déjà scientifiquement réfuter une hypothèse non confirmée par la réalité des faits observés, concernant températures et teneur en CO2 de l’atmosphère depuis 56 ans ?

Oui et comme scientifique c’est ce qu’il faudrait faire !
Mais la politique ne s’embarrasse pas d’une telle considération et en 2015, ce seront des politiques qui seront à la manœuvre malheureusement !
Réponse :
-Scientifiquement, on pourrait, (j’utilise le conditionnel, car le scientifique et souvent dépendant financièrement du politique)
-Politiquement comme je l’avais écris : les dés sont jetés. La politique a l’inertie d’un paquebot!

130.  scaletrans | 2/05/2014 @ 10:59 Répondre à ce commentaire

Nicias (#127),

Si vous êtes sous Windows, je ne saurai trop vous conseiller la sauvegarde automatique quotidienne à partir d’un script très simple:

@echo off
robocopy C:\Users\Scaletrans\Windata D:\SAUVEGARDE\Windata /E
rem pause

Remplacez les noms de mes répertoires par les vôtres, ainsi que le chemin d’accès au disque de sauvegarde. L’horaire est à préciser dans les tâches.

131.  scaletrans | 2/05/2014 @ 10:59 Répondre à ce commentaire

Nicias (#127),

Si vous êtes sous Windows, je ne saurai trop vous conseiller la sauvegarde automatique quotidienne à partir d’un script très simple:

@echo off
robocopy C:\Users\Scaletrans\Windata D:\SAUVEGARDE\Windata /E
rem pause

Remplacez les noms de mes répertoires par les vôtres, ainsi que le chemin d’accès au disque de sauvegarde. L’horaire est à préciser dans les tâches.

132.  scaletrans | 2/05/2014 @ 11:01 Répondre à ce commentaire

Désolé pour le doublon, c’est toujours ma #^@! de souris…

133.  Cdt Michel e.r. | 3/05/2014 @ 9:27 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#130),

Seriez-vous le seul à avoir consulté mon dernier post dans l’Aide technique ? On le dirait, vu l’absence de commentaires ou de questions…

Pour moi la syntaxe de Robocopy la plus simple et le minimum à conseiller est

Robocopy source destination /MIR

L’option /MIR (pour MIRror) effectue une copie conforme de la source, c’est-à-dire qu’elle efface aussi de la destination les dossiers et fichiers qui n’existent plus dans la source. C’est important lors des sauvegardes incrémentielles.

Je conseillerais aussi de créer un journal des opérations. Cela permet de vérifier que tout s’est bien passé.

D’où la syntaxe que j’utilise le plus souvent dans mon fichier RCopyData.cmd :
ROBOCOPY source destination /MIR /NP /R:1 /W:3 /LOG:backup.log /NDL /NFL /TEE

Les quatre premières options concernent la copie des fichiers :
/MIR : Copie la source dans la destination et efface de la destination les dossiers et fichiers qui n’existent plus dans la source
/NP (No Progress) N’affiche pas de pourcentage de progression
/R:1 (Retry) Il n’y aura qu’un nouvel essai si un fichier est inaccessible (accès refusé) 1 million par défaut !
/W:3 (Wait) Délai de 3 secondes entre deux essais successifs. 30 secondes par défaut !

Les quatre dernières concernent la création du fichier journal :
/LOG:backup.log Crée un nouveau fichier journal backup.log dans le dossier où se trouve le fichier de commandes.
/NDL (No Directory List) Ne liste pas les répertoires dans le log
/NFL (No File List) Ne liste pas les fichiers dans le log
/TEE Affiche aussi le log dans la fenêtre de l’Invite de commandes

134.  toura | 20/08/2014 @ 11:59 Répondre à ce commentaire

Il est temps de préserver la planète par la bonne utilisation de nos ressources naturelles et même de sauver un ours polaire en prenant votre douche !! http://www.activeau.fr/amphiro.....2x14167853

135.  Nicias | 25/08/2014 @ 15:07 Répondre à ce commentaire

toura (#134),

A priori c'est un spam, mais je l'ai débloqué, il est tellement caricatural 🙂

136.  de Rouvex | 25/08/2014 @ 16:09 Répondre à ce commentaire

Nicias (#135), Hier en prenant ma douche, j’ai vu surgir un ours polaire par la bonde : je l’ai sauvé et il est maintenant entre de bonnes mains, soigné à Bicêtre. Et moi à Charenton. Pourquoi ? C’est pas bien de sauver des ours ???

137.  Murps | 25/08/2014 @ 19:42 Répondre à ce commentaire

de Rouvex (#136), Rouvex, vous devriez arrêter de fumer le tabac qui fait rire…

138.  the fritz | 25/08/2014 @ 21:22 Répondre à ce commentaire

de Rouvex (#136),
Est-ce qu’il vous a permis de faire trois vœux ?

139.  de Rouvex | 25/08/2014 @ 23:02 Répondre à ce commentaire

the fritz (#138), non, je l’ai sauvé trop vite je crois, je ne lui ai pas laissé le temps de me parler ; j’ai bien eu l’impression qu’il voulait me dire quelque chose mais j’étais tellement pressé de le sauver…