Une critique des Modèles de Circulation Générale

Publié le 7 mai 2014 chez Anthony Watts

Extrait de commentaires de blog, en réponse à une intervention.

 Par le Dr Robert G. Brown, de l'Université de Duke

Traduit par Volauvent

Frank K: vous êtes dans le vrai avec votre évaluation des Modèles de Circulation Générale (MCG). Malheureusement, ceux qui croient en leur capacité à prédire le climat futur ne veulent vraiment pas parler des équations différentielles, méthodes numériques ou conditions initiales et aux limites que comprennent ces codes. C'est là que sont les vrais problèmes …

RGB : Eh bien, attention à votre façon de le dire. Ceux qui croient en leur capacité à prédire le climat futur et qui ne sont pas dans le métier ne veulent pas parler de tout cela, et ceux qui ne sont pas experts en modélisation prédictive et statistiques en général préfèrent dans de nombreux cas ne pas avoir une discussion détaillée sur la difficulté de bien valider un modèle prédictif – un processus qui, fondamentalement, ne se termine jamais tant que de nouvelles données entrent en jeu.

Cependant, la plupart des MCG sont bien, et assez publiquement, documentés. C'est juste que, à moins d’avoir un doctorat (par exemple) en physique, une connaissance des mathématiques générales, des statistiques, de l'informatique et du calcul numérique qui suffirait à vous faire gagner au moins un diplôme de maîtrise dans chacun de ces sujets si elle est acquise dans le cadre d'un programme d'études, ainsi que des spécialisations importantes dans les domaines généraux de la dynamique des fluides et la science du climat, vous n’en savez pas assez pour commenter intelligemment ​​le code du modèle lui-même. Vous ne pouvez le commenter que comme une boîte noire, ou faire un commentaire sur un minuscule aspect  de code, ou de physique, ou d'initialisation, ou de méthodes, ou de résolution, ou de moteurs dynamiques, ou sur la moyenne, ou sur la résolution spatio-temporelle, ou …

Tenez : j'ai fait un doctorat en physique théorique. J'ai terminé quelque chose comme six classes de niveau d'études supérieures de mathématiques (pour la plupart en premier cycle, mais deux fois comme étudiant diplômé en physique). J'ai enseigné en études supérieures l'électrodynamique (et écrit un livre sur) et c’était essentiellement un cours à peine dissimulé sur les équations aux dérivées partielles elliptiques et hyperboliques. J'ai écrit un livre sur le calcul informatique à grande échelle en « clusters » que les gens utilisent encore lors de l’établissement de clusters, et j’ai plusieurs giga-octets de code sous Subversion [Ndt : un logiciel collaboratif utilisé en développement informatique]. Je ne compte pas le nombre de langages que soit je connais bien ou ai écrit dans au moins un programme (même datant du temps où on écrivait les codes sur ​​une bande de papier). J'ai cofondé deux sociétés sur la modélisation prédictive de pointe sur la base de codes que j'ai écrit et sur un processus pour faire de l'inférence bayésienne indirecte sur des sujets comme  la vie privée ou d'autres données aux limites qui a été longtemps un brevet en attente de licence, avant que d'essayer de défendre ce brevet ne me devienne trop coûteux et envahissant ; la deuxième société existe encore et si elle fait encore des progrès substantiels, peut être un jour me fera-t-elle riche. J'ai conduit des simulations Monte Carlo avancées à partir d’échantillonnages importants, c’est ce qui a constitué mes recherches initiales pendant environ 15 ans avant que je passe à autre chose. J'ai appris un bon bout de science du climat. Je ne manque fondamentalement de connaissance approfondie et d'expérience qu’en dynamique des fluides calculée par ordinateur par rapport à la liste ci-dessus (et je comprends les concepts assez bien, mais ce n'est pas la même chose que l'expérience directe ) et j'ai encore du mal à naviguer dans, par exemple, la documentation 3.1 CAM, et encore plus de mal à travailler dans le code open source, en partie parce que le code est terriblement mal organisé et mal documenté en interne au point que d'essayer juste de l'installer nécessite de s’y consacrer avec ardeur et une ou deux semaines d'effort.

Oh, et ai-je mentionné que je suis aussi un programmeur et administrateur de systèmes de réseaux expérimenté ? Donc, je comprends effectivement assez bien les outils sous-jacents nécessaires à la construction de MCG…

Si j’ai du mal à pouvoir – par exemple – tout simplement reconstruire une base de code publié en open source et l'exécuter sur un système personnel pour regarder le tout fonctionner et arriver à une conclusion, et encore moins commencer à réorganiser le code, remplacer les composants sous-jacents tels que leur absurde maillage en latitude et longitude sur la surface d'une sphère par des pavages symétriques modifiables pour rendre le code adaptatif, isoler les différents sous domaines de la physique qui contribuent de sorte qu'ils peuvent être facilement modifiés ou remplacés sans affecter d'autres parties du calcul, et ainsi de suite, vous pouvez parier qu'il n'y a qu’une poignée de personnes dans le monde qui vont être en mesure de le faire et disposés à le faire sans un salaire et un soutien substantiel. Comment peut-on obtenir le salaire, le soutien, l'accès aux ressources de supercalculateurs à l’échelle des besoins du processus ? En demandant des subventions (et avoir assez de temps pour faire le travail, dans un environnement capable de fournir le soutien nécessaire en échange d'argent, avec le soutien implicite du département ou vous travaillez) et obtenir ces subventions pour faire votre projet.

Et qui contrôle qui, de la petite poignée de gens assez largement compétente dans la liste ci-dessus pour avoir une bonne chance d'être en mesure de gérer l'ensemble du projet sur ​​la base de leurs propres connaissances et compétences, et qui a le temps et le soutien indirect etc…, pour obtenir le  financement ? Qui examine les subventions ?

Pourquoi entrer en contradiction avec ceux-là mêmes qui ont tous un certain nombre d'intérêts particuliers dans l'existence d'une situation décrite comme une urgence (catastrophique). En effet, sans une situation d'urgence, le gouvernement américain pourrait financer deux ou même trois efforts distincts pour écrire un modèle climatique qui fonctionne, mais il ne financerait jamais quarante ou cinquante de ces efforts. Il n’est dans les meilleurs intérêts de personne dans ce groupe d'admettre des étrangers – tous ces groupes ont des étudiants diplômés qu’ils doivent placer, des perspectives d’emploi à concrétiser pour ceux qui ne seront pas maintenus dans la recherche, et cela requiert de ne pas contrarier leurs amis et collègues. Comme il est noté dans le cinquième rapport d'évaluation [RE5] – des plus ou moins 36 modèles pris en compte par le CMIP5 du GIEC, ce n’est pas comme si il y avait 36 modèles indépendants – les modèles, les données, les méthodes, le code sont toutes les variantes d'une poignée de lignes de code " mémétiques " (Ndt : algorithmes évolutifs). Ils sont différenciés dans leurs détails par des étudiants diplômés sur la base de leur propre version du code qu'ils ont utilisé à l'école et  présentés comme un nouveau programme financé dans une nouvelle école ou institution.

A mon avis, résoudre le problème des MCG c’est tenter de résoudre un problème qui est un défi considérable en informatique. Il n'est pas du tout surprenant que les solutions à ce jour ne fonctionnent pas très bien. Ce serait plutôt surprenant si elles le faisaient. Nous n'avons même pas les données nécessaires pour initialiser intelligemment les modèles que nous avons construits, et ces modèles ont quasi certainement une résolution spatio-temporelle totalement inadéquate, sur un maillage incroyablement stupide, non adaptable, pour une sphère. Ainsi, les programmes ne peuvent carrément pas être configurés pour fonctionner à une résolution plus fine sans qu’il faille réécrire fondamentalement le tout, et une telle réécriture ne ferait qu’aggraver le problème au niveau des pôles – la quadrature sur une surface sphérique en utilisant une grille latitude/longitude est connue depuis longtemps pour être extrêmement difficile et pour donner lieu à des artefacts et des erreurs d’estimations à peu près incontrôlables.

Mais jusqu'à ce que les gens qui font des «statistiques» sur les résultats des MCG reviennent à la raison et cessent de considérer chaque MCG comme si il était une partie d’un échantillon indépendant et identiquement distribué, tiré d'une distribution de codes de MCG parfaitement écrits, avec des erreurs inconnues mais sans biais, et ce qui est précisément ce que le RE5 du GIEC  considère,  le public sera « protégé » en toute sécurité de toute connaissance « dangereuse » de l'impossibilité actuelle des MCG à faire de la prévision ou de la simulation rétrospective qui soient  particulièrement précises en dehors de l’intervalle de référence.

Et pourtant c’est explicitement reconnu dans l'article 9.2 du rapport du GIEC par précisément deux paragraphes cachés soigneusement dans la masse. Ils signifient en gros que les estimations et les "intervalles de confiance" figurant au début du chapitre 9 sont essentiellement des foutaises d’opinions de personnes humaines, pas quelque chose qui peut être soutenu par une quelconque analyse statistique relevant d’une axiomatique correcte.

Source.

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193 Comments     Poster votre commentaire »

151.  jdrien | 5/07/2014 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#150), merci, je vais pouvoir occuper cet après-midi pluvieuse…

152.  Bob | 5/07/2014 @ 16:37 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#150),
Claes Johnson ( qui vient de se voir attribuer un prix prestigieux) a démissionné des dragons slayers, il y a déjà longtemps.

153.  MichelLN35 | 5/07/2014 @ 17:57 Répondre à ce commentaire

Bob (#152),

Oui, mais je pense à sa contribution si importante au renversement des mythes en physique. Par ailleurs sur son site il y a toujours promotion pour les bouquins qui traitent de la chose dans leurs titres, même signés par O’Sullivan avec lequel il ne doit pas sympathiser, du moins j’en doute fort.

Sur le site PSI, il y a aussi, outre les imprécations d’O’Sullivan qui à mon avis déservent le groupe, les expérimentations modernes de Nasif Nahle sur le travail de Wood, qui me sembleraient nécessiter une réflexion des thermodynamiciens.

Avez-vous suivi la presentation de la nouvelle théorie de David Evans chez Joanne Nova et la bagarre « sanglante » avec Svalgaard et Eschenbach de WUWT ? L’ensemble de la discussion sur le fil est passionnant, surtout quand cela parle de science.

154.  MichelLN35 | 5/07/2014 @ 17:59 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#154),

Il y a eu deux messages à l’insu de mon plein gré, sans que j’en sois averti, comm hier sur l’autre fil.

155.  MichelLN35 | 5/07/2014 @ 19:33 Répondre à ce commentaire

jdrien (#151),

J’arrive sans doute bien tard mais je viens de trouver sur le blog de Rog tattersall l’adresse suivante qui ouvre une discussion qui me semble intéressante :

http://scottishsceptic.wordpre.....-skeptics/

Bonne nuit ou WE
Cordialement

156.  Bob | 5/07/2014 @ 19:37 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#153),
Je suis d’accord sur les contributions de Claes Johnson qui sous ses dehors iconoclaste et critique de tout, me semble intéressant. Notamment, son idée d’appliquer le calcul numérique informatique à la physique est très originale et mérite attention.
Par contre, AMHA, Sullivan n’est pas sérieux. Il a largement contribué à discréditer ses collègues des Dragons. D’autres ne sont pas très sérieux non plus, d’après ce que j’ai pu apercevoir.

Oui, j’ai suivi les observations de Evans chez Jo. A noter que ces observations (retard de 11 ans) recoupent un article de 2012 de Humlum et al que personne ne semble connaître.

Willis est un amateur. Aucune formation en science (des bases en psychologie) mais expert en tableaux excel. Je ne suis pas un fan de ce genre de pratiques parce qu’on faire dire beaucoup d’âneries à des tableaux de données prélevés ici ou là, même s’il est toujours très (trop) sûr de lui.
Quant à Svalgaard, il est un outlier dans ces histoires et notamment en matière de mesures de la TSI comme le montre, entre autres, un des derniers billets de Jo sur lequel elle a reporté plusieurs graphiques de l’évolution de la TSI, à côté du sien. Les autres concordent à peu près mais le sien est franchement différent…

Pour l’instant, je n’ai pas d’opinion tranchée sur cette affaire.

157.  Bob | 5/07/2014 @ 19:41 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#154),
La répétition, c’est souvent arrivé à Scaletrans qui semble avoir résolu son problème. Normalemnt WordPress refuse les messages en doublon.
Peut-être s’agit-il d’un bégaiement de souris ?
A tout hasard, peut-être pourriez-vous ralentir le temps de réaction de la souris ? on trouve ça sur le panneau de configuration (sous windows).
J’ai supprimé votre premier message, inutile puisqu’il n’était que le début du second.

158.  scaletrans | 5/07/2014 @ 20:54 Répondre à ce commentaire

MichelLN35 (#155), Bob (#157),

Un coup de tournevis pour démonter le capot, un coup de KF sur les contacts, et ça marche.

159.  Laurent Berthod | 6/07/2014 @ 0:19 Répondre à ce commentaire

jdrien (#151),

merci, je vais pouvoir occuper cet après-midi pluvieuse…

Ici, dans le midi il a fait plutôt soleil. Je ne supporte plus le climat parisien. Pourtant j’y ai vécu les quarante trois premières années de ma vie. Je crois que je ne vais conserver mon appartement de la région parisienne que pour quand, l’âge venant, j’aurais à fréquenter les services hospitaliers de pointe ! (Sur ce plan, il est vrai, le nord Vaucluse est un peu pauvret.) A moins que le RCA n’y apporte la douceur méridional…

160.  Bob | 6/07/2014 @ 11:46 Répondre à ce commentaire

Je ne sais plus qui parlait du lancement du satellite US destiné à mesurer les taux de CO2…
Mais WUWT vient de publier un billet (d'Eischenbach) qui donne avec quelques détails les résultats des mesures d'IBUKI, le satellite Japonais lancé en 2009.
L'auteur s'amuse avec les "réparations" demandées par les PVD qui, en fait se révèlent être les principaux "pollueurs" comme ils disent.
Quant à la France, c'est peanuts, sans doute grâce à la MIA de Segolienne.
Intéressant …
Car ne nous faisons pas d'illusions : Le satellite US servira, tôt ou tard, à déterminer, le cas échéant, le montant des "réparations" dues à la planète.
Du moins, si ça arrange l'ONU.
A envoyer à Fabius, Nhulot et autres zélotes anti-co2.
Pour ma part, je commence à comprendre pourquoi les résultats des d'observations d'IBUKI étaient aussi restées plus ou moins confidentielles…

161.  the fritz | 6/07/2014 @ 11:51 Répondre à ce commentaire

Bob (#160),
Etonnant le classement de la Bolivie

162.  Bernnard | 6/07/2014 @ 12:49 Répondre à ce commentaire

Bob (#160),
Le lien ne semble pas fonctionner, je le remets .
Oui, je crains que ce genre de satellite ne servent en fin de compte qu’à trouver les états les plus émetteurs en CO2 et la justification « scientifique » n’est qu’une façade!
Et les sources naturelles de CO2 où sont-elles?

164.  the fritz | 6/07/2014 @ 13:57 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#162),

Et les sources naturelles de CO2 où sont-elles?

Peut-être que si Bob répond à ma question , on y verra plus clair
Pour l’instant , je remarque que les océans sont des puits , les terres de l’hémisphère sud aussi ; les gros émetteurs sont les gros consommateurs de fossiles; restent quelques énigmes parmi les pays équatoriaux comme la Bolivie ou le Congo, qui me font douter sur la façon dont le satellite fait le bilan
Mais globalement , je me demande comment certains sceptiques ici peuvent encore nier la responsabilité de l’homme dans le bilan atmosphérique du CO2

165.  scaletrans | 6/07/2014 @ 14:29 Répondre à ce commentaire

the fritz (#164),

je me demande comment certains sceptiques ici peuvent encore nier la responsabilité de l’homme dans le bilan atmosphérique du CO2

Tout simplement parce que les sceptiques en question ont eu l’idée de comparer les surfaces océaniques des hémisphères N & S.

166.  Bob | 6/07/2014 @ 14:44 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#162),
Des compléments/variations sur le même sujet chez Jo Nova.
par exemple :

the fritz (#164),

Peut-être que si Bob répond à ma question , on y verra plus clair

En lisant le détail des billets (et les commentaires) cités, vous auriez déjà quelques éléments de réponse à votre question.

Mais globalement , je me demande comment certains sceptiques ici peuvent encore nier la responsabilité de l’homme dans le bilan atmosphérique du CO2

Un peu rapide comme conclusion. En gros, cela équivaut à confondre météo et climato.
Il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit ici que des tendances 2009-2010, c’est à dire sur une seule année. Cela ne dit strictement rien sur les grandes tendances à plus long terme autrement dit sur l’évolution de l’intégrale des contributions naturelles et anthropiques sur de plus longues échelles de temps…qui est le sujet de débat et l’objet des propos de Salby (par exemple).

167.  the fritz | 6/07/2014 @ 14:59 Répondre à ce commentaire

Bob (#166),

En lisant le détail des billets (et les commentaires) cités, vous auriez déjà quelques éléments de réponse à votre question.

Bob, vous n’allez quand même pas imiter Robert ou cf en envoyant paître les gens ; si vous avez lu , mettez votre avis
Sinon , je suis d’accord sur votre avis restrictif vis à vis de ce billet ; le bilan sur une année ne peut être généralisé , surtout en ce qui concerne les bilans naturels ( El Nino, sécheresse ici ou là , etc …°
Mais je ne sais toujours pas comment est fait le bilan : différence des taux de CO2 entre le premier janvier et le 31 décembre au dessus d’un pays ?

168.  the fritz | 6/07/2014 @ 15:06 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#165),
Si je vous suis , les océans sont globalement des puits , les continents des sources ; quels sont donc les réservoirs sur les continents qui se déplètent et principalement aux USA et en Chine ?

169.  Bob | 6/07/2014 @ 16:32 Répondre à ce commentaire

the fritz (#167),

Bob, vous n’allez quand même pas imiter Robert ou cf en envoyant paître les gens ;

Je n’envoie paître personne. Je donne des liens pour infos et chacun en fait ce qu’il veut
Mais ce qui est certain c’est que pour pouvoir en discuter et donner un avis, il faut déjà avoir lu les billets en question.

170.  the fritz | 6/07/2014 @ 16:53 Répondre à ce commentaire

Bob (#169),

Mais ce qui est certain c’est que pour pouvoir en discuter et donner un avis, il faut déjà avoir lu les billets en question.

Je vois que vous continuez à la façon du chti;mais peut-être que la remarque ci-dessus vous concerne vous ; j’ai lu le billet de suite après mon premier avis sur le classement de la Bolivie et le lien corrigé par Bernard
Je n’ai pas trouvé la réponse à ma question posé au post 163, par contre j’ai trouvé ceci
« Next, by and large where there are lots of humans there is a lot of CO2 emitted. Yes, there are also some areas where CO2 is being emitted without much human habitation … but generally, humans = CO2. »
qui a motivé ma réponse à Bernard au post 164
Ceci dit , vous avez le droit de croire que l’homme n’est pour rien dans l’augmentation du CO2 atmosphérique; mais dans ce cas il faut répondre à la question que j’ai posée à Scaletrans au post 168

171.  Bernnard | 6/07/2014 @ 16:58 Répondre à ce commentaire

the fritz (#167),
Avec la teneur en CO2, il y a toujours moyen de faire des différences, des additions et des moyennes (qui ne représentent rien) aussi. On va avoir le même cas de figure et des discussions sans fin, qu’avec les températures si on se contente de décrire statistiquement l’état du CO2 planétaire sans étudier dans le détail les mécanismes qui génèrent ou « séquestrent » le CO2 même si on en connait quelque uns. Par exemple (c’est juste un exemple de chimie des carbonates), la réaction en phase aqueuse de l’ion calcium et d’un bicarbonate de calcium génère du CO2 et du calcaire.

172.  the fritz | 6/07/2014 @ 17:10 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#171),
A ce que je sache , à part les sources pétrifiantes , cette réaction se passe dans les plateformes océaniques ; or on vient de voir que les océans c’est un puits et pas une source

173.  Bob | 6/07/2014 @ 17:14 Répondre à ce commentaire

the fritz (#170),

vous avez le droit de croire que l’homme n’est pour rien dans l’augmentation du CO2 atmosphérique;

Personne ne dit que l’homme n’est pour rien dans l’augmentation (à quelle échelle de temps d’ailleurs ? ) du CO2 atmosphérique. Evidemment qu’on en rejette.
Ce que disent certains c’est que cette contribution (3 à 4% dit-on) est plus petite que les fluctuations naturelles des échanges naturels à moyen ou long terme (le 97% autres pour cent).
Les mots importants ici sont « à moyen et long terme ».
Pour ma part, je n’ai pas d’avis tranché sur cette question.
Ce qui ne m’empêche pas de donner des liens.

174.  Bernnard | 6/07/2014 @ 17:36 Répondre à ce commentaire

the fritz (#172),
Oui bien sûr ! C’est un exemple comme je l’ai dit. Les volcans libèrent du co2 c’est connu. Quelle quantité mesurée et prouvée ? On parle de puits et de sources en se basant sur les phénomènes biochimiques et chimiques connus, mais c’est une question de débit et finalement, de quantité. Si on ne détaille pas les flux sur toute la surface de la terre (continents et mer) et si on ne les mesure pas, on ne sait rien (on suppose!).
C’est ce que je disais sur le fil info, j’espère que les satellites pourront répondre à cette question, en mesurant les flux nets. Est-ce facile? C’est autre chose !

175.  the fritz | 6/07/2014 @ 18:00 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#174),
Les volcans c’est 0.07 Gt de carbone par an; le fossile c’est 7Gt ; après on peut pinailler , mais cela vaut-il la peine d’envoyer un satellite pour cela ?

176.  the fritz | 6/07/2014 @ 18:08 Répondre à ce commentaire

Bob (#173),

Ce que disent certains c’est que cette contribution (3 à 4% dit-on) est plus petite que les fluctuations naturelles des échanges naturels à moyen ou long terme (le 97% autres pour cent).

Vous avez mis les mots justes à ne pas confondre ; c’est comme pour les bonnes femmes qui grossissent : la tablette de chocolat en trop, pourtant c’est pas grand chose par rapport au reste de ce qu’elles avalent

177.  cf | 6/07/2014 @ 18:32 Répondre à ce commentaire

Bob (#173),

Vous avez tort: il y a des gens qui disent que l’augmentation actuelle du CO2 n’est pas du a l’homme, comme les défenseurs de la courbe de Beck. Il y en a aussi qui nient l’effet de serre. D’autres qui nient l’intensification de l’effet de serre, d’autres qui nient que le système accumule actuellement de l’énergie, que le système est actuellement déséquilibré, que le changement climatique est toujours en cours. D’autres qui nient qu’ils nient…

178.  scaletrans | 6/07/2014 @ 18:57 Répondre à ce commentaire

cf (#177),

que le changement climatique est toujours en cours

Oui, comme depuis le début de l’existence de la Terre 😆

179.  MichelLN35 | 6/07/2014 @ 19:42 Répondre à ce commentaire

the fritz (#164),
scaletrans (#165),

Fritz, vous dites : Mais globalement , je me demande comment certains sceptiques ici peuvent encore nier la responsabilité de l’homme dans le bilan atmosphérique du CO2.

Je serais tenter de dire, sans doute en accord avec scaletrans, que « globalement, je me demande comment certains sceptiques peuvent encore douter de l’innocence de l’homme dans le bilan atmosphérique du CO2″.

Cet article de WE chez WUWT qui efface dans un premier temps toute la « respiration » du CO2 par les océans et la vie pour « montrer » ironiquement que les pays pauvres émettent plus que les riches, ce qui expliquerait les flux net déduits des teneurs mesurées par les satellites ;

puis plus tard, dans la discussion, vient nous montrer ce que l’on aurait dû savoir depuis carbontracker de la NASA, que c’est l’océan mondial et le bios qui règlent naturellement les flux parce qu’ils ont les échanges les plus massifs, et de loin, plus de 200 Gt annuels dans les deux sens.

Il faut toujours multiplier les flux par les surfaces, sinon il est impossible de faire des bilans. La discussion sur WUWT est tout à fait éclairante. Il faut méditer notamment :

Charles Higley 6:39
RA Cook 6:42
La réponse de Willis, avec sa carte 7:27
et surtout Richard Courtney le 6 à 12:26
Et enfin les échanges nombreux entre Ferdi Engelbeen et Greg Goodman

Enfin, ne pas oublier que ces flux nets sont pour une année El Nino où il y a eu un flux net positif postérieur à la T, parfaitement expliqué par l’augmentation de température de l’océan tropical et que l’on peut suivre jusqu’à Point Barrow en Alaska, avec le retard mentionné d’ailleurs par Ferdinand E.

Toutes les variations saisonnières de CO2 suivent celles aussi saisonnières de la température, quel que soit l’hémisphère.

Bonsoir, cordialement.
Michel

180.  Bernnard | 6/07/2014 @ 20:06 Répondre à ce commentaire

the fritz (#175),
Oui, on peut pinailler et c’est le problème avec les concentrations (comme pour la température).
Si la quantité de CO2 « fossile » est facile à évaluer en connaissant la consommation, il ne peut être facile de connaitre la quantité rejetée par les volcans.
Je ne fais pas de procès d’intention et je voudrai simplement comprendre.
Des analyses ponctuelles de la teneur en CO2 ne préjugent pas de la quantité et si on intègre sur tous les volcans, on a quoi ?
Je ne dis pas ça pour vous contredire mais, avez-vous une idée des mesures qui aboutissent au chiffre que vous mentionnez ?
J’ai du mal à croire à la justesse d’une telle évaluation sans mesures réelles!
Je ne dis pas que vous ayez tort mais Je me souviens, dans les années 70, j’ai parcouru l’Islande durant un mois avec les Krafft.
Katia Krafft était chimiste de formation, (comme moi), et je me souviens (nous en discutions), des difficultés d’avoir des valeurs représentatives de la composition des rejets gazeux volcaniques dans le temps et l’espace.
Je n’ai pas suivi les progrès effectués dans ce domaine, mais je me pose des questions tout de même et on peut pinailler effectivement sur quantités.

181.  the fritz | 6/07/2014 @ 21:25 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#180),
Expérience sans doute inoubliable d’avoir côtoyé les Kraft , Maurice ayant fréquenté le même institut que moi
Ceci dit , si les chiffres concernant les rejets des volcans varient d’une estimation à l’autre , ce n’est pas d’un facteur 100, facteur qui les mettrait donc en concurrence avec les rejets humains
Une autre objection , c’est la régularité de la contribution (pour reprendre les termes de Bob) de la source ; mais sans doute que le satellite va nous montrer l’emplacement de ces volcans cachés qui nous envoient discrètement leurs fumerolles délétères
Une dernière objection, c’est les isotopes ; les volcans ne changeraient rien à la composition du delta C13 du CO2 atmosphérique ; or celui-ci diminue , pas assez d’ailleurs pour certains qui confondent échanges , contributions et séquestration

182.  the fritz | 6/07/2014 @ 21:37 Répondre à ce commentaire

cf (#177),
C’est pas la peine de jeter de l’huile sur le feu , si vous avez une idée intelligente sur le bilan du CO2 proposez-la; sinon, tant que vous n’aurez pas démontré que l’effet de serre est une source d’énergie, le système , pour l’instant déstocke de l’énergie par combustion des énergies fossiles

183.  Bernnard | 6/07/2014 @ 23:33 Répondre à ce commentaire

the fritz (#181),
Effectivement, je n’oublierai jamais ces moments avec Maurice et Katia,
J’ai des centaines de diapositives que j’ai transférées sur CD de ces instants sur les sentiers Islandais en leur compagnie.
J’étais passionné de photographie à l’époque et je m’étais fabriqué un appareil spécial « vapeurs corrosives ».
Maurice était un passionné des volcans, et aussi un pédagogue hors-normes qui nous faisait rêver !
Il ne se privait pas de faire sous sa tente des maquettes en papier pour nous expliquer dans le détail la dérive des continents.
C’était aussi un sportif qu’il fallait suivre !

184.  pastilleverte | 8/07/2014 @ 12:07 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#178),
+1 ,
même moi petit vermisseau de la connaissance scientifique, j’ai compris que le « changement climatique » continue..; c’est dire !

185.  miniTAX | 8/07/2014 @ 12:56 Répondre à ce commentaire

Katia Krafft était chimiste de formation, (comme moi), et je me souviens (nous en discutions), des difficultés d’avoir des valeurs représentatives de la composition des rejets gazeux volcaniques dans le temps et l’espace.
Je n’ai pas suivi les progrès effectués dans ce domaine, mais je me pose des questions tout de même et on peut pinailler effectivement sur quantités.

Bernnard (#180), vous soulevez volontairement ou pas un problème de simple logique, que pourtant même les sceptiques abordent peu dans la réfutation du réchauffisme : peu importe qu’on ait fait ou pas des progrès dans l’instrumentation & mesure des variables climatiques ! (et on a la preuve qu’il n’y a PAS de progrès, souvent même une régression spectaculaire, il n’y a qu’à voir la division par 3 du nombre de stations de température du réseau GHCN qui est pourtant l’épine dorsale des bases de données du HadCru et de la NOAA).
Car pour un suivi climatologique, avoir des bonnes mesures actuelles mais d’anciennes mesures pourries (et c’est systématiquement le cas), ne sert strictement à rien. La caractéristique inscrite dans l’ADN de la « science » Nintendo-climatologique et incurable c’est :
« le passé est incertain, l’avenir est plein de certitude ».

186.  Murps | 9/07/2014 @ 1:51 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#185),

“le passé est incertain, l’avenir est plein de certitude”.

Excellent résumé.
On comprend rien, on a pas de théorie, on a pas de mesures propres, on est incapable d’expliquer et reproduire le passé mais… on connait parfaitement le présent, et l’avenir.
Comme Madame Arnica. Mais Madame Arnica est drôle et n’a jamais coûté un rond au contribuable. Autre temps, autre mœurs…

187.  de Rouvex | 9/07/2014 @ 10:45 Répondre à ce commentaire

Murps (#186), Et cet appareil là pourrait servir au Fritz pour mesurer la quantité d’effet de serre :
https://www.youtube.com/watch?v=0QL806h9Xb4

188.  the fritz | 9/07/2014 @ 14:00 Répondre à ce commentaire

de Rouvex (#187),
Le climatologue Roy Spencer regarde la télé avec un ami qui s’extasie devant les programmes du câble :
Sais-tu qu’il existe maintenant des chaînes qui ne parlent que de météo 24 h sur 24?
Quand j’étais petit, on appelait ça une fenêtre !

189.  pastilleverte | 10/07/2014 @ 9:45 Répondre à ce commentaire

Murps (#186),
Je ne connaissais que la version « sar rabindranat Duval », à le sortie d’un restaurant très très arrosé…

190.  AntonioSan | 10/07/2014 @ 16:17 Répondre à ce commentaire

http://nautisme.lefigaro.fr/ac.....;14506.php

Toujours aussi ridicule:

Après une semaine instable et pluvieuse, des températures inférieures d’une dizaine de degrés aux normales de saison ce mercredi et un fort déficit d’ensoleillement, le week-end ne s’annonce pas beaucoup plus réjouissant. Cependant l’amélioration se prépare. En effet, l’anticyclone des Açores, qui ne parvient pas à s’imposer pour l’instant et laisse passer un ballet de dépressions maritimes, devrait gonfler la semaine prochaine pour nous offrir une belle barrière de protection.

Allez, soufflons dedans et il gonflera le petit… 😉

191.  de Rouvex | 10/07/2014 @ 17:23 Répondre à ce commentaire

AntonioSan (#190), Ils sont gonflés !

192.  scaletrans | 10/07/2014 @ 22:20 Répondre à ce commentaire

de Rouvex (#191),

Oui, mais il sont pleins de vent 😈

193.  AntonioSan | 11/07/2014 @ 16:14 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#192), Ils sont surtout gonflants… 🙂