Conférence-débat à l’Académie des sciences

par Benoît Rittaud.

Mardi 16 décembre prochain à 14h30 se tiendra une conférence-débat à l'Académie des sciences sur le thème :

Observation du système climatique en permanente évolution

Mécanismes physiques et chimiques en jeu

Comme quoi l'Académie des sciences n'est pas l'Académie française pour ce qui est de la qualité de sa langue. La conférence est publique sur inscription : tout le monde peut y aller mais il faut s'inscrire avant. Voir ici pour les infos complètes. Comme vous vous en rendrez compte à la lecture du programme, la physionomie de cette conférence-débat reflète fidèlement les 95% de certitude giéquienne sur l'origine anthropique des évolutions du climat. En effet, Vincent Courtillot a obtenu de parler 10 minutes. Sur les trois heures que dure l'événement, cela nous fait 5,56% de temps de parole climatosceptique : l'honneur du GIEC est sauf.

Les journalistes neutres et objectifs qui font l'honneur de la presse française ne manqueront sûrement pas de relater l'événement avec toute la probe impartialité qui est la leur. Toutefois, au cas bien improbable où cela ne serait pas le cas, il serait intéressant de disposer d'un compte-rendu venant d'une autre source. Je vais essayer d'y aller moi-même, mais je ne suis pas certain de pouvoir me libérer. Si certains peuvent s'y rendre et nous préparer un compte-rendu, ce serait utile à tous.

 

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21 Comments     Poster votre commentaire »

1.  lemiere jacques | 9/12/2014 @ 8:43 Répondre à ce commentaire

C’est amusant, imaginons une démocratie sur un principe similaire, votre temps de parole est proportionnel au résultat des dernières élections…

2.  Bob | 9/12/2014 @ 10:33 Répondre à ce commentaire

Je ne vois pas ça comme ça.

Les orateurs ne sont pas les pires. De loin pas.
On n’y voit pas les « incontournables » de service.
Et c’est Courtillot qui fait la conclusion. C’est important dans ce genre de débat.

Hum…Je me demande qui est à l’origine de cette conférence débat…

3.  Nicias | 9/12/2014 @ 10:37 Répondre à ce commentaire

15h40 Impact de l’activité solaire sur le climat
Thierry DUDOK DE WIT, Professeur à l’Université d’Orléans, Laboratoire de Physique et Chimie de l’Environnement et de l’Espace (LPC2E)

Ses publications sur Arxiv :

http://arxiv.org/a/dudokdewit_t_1.atom

4.  Ben | 9/12/2014 @ 10:50 Répondre à ce commentaire

Bob (#2), vous avez raison, j’ai une peu trop chargé la barque. L’Académie des sciences a en effet toujours été mesurée. (La presse, en revanche…)

On n’y voit pas les “incontournables” de service.

Bonne remarque, là aussi.

5.  yvesdemars | 9/12/2014 @ 12:07 Répondre à ce commentaire

déjà ça commence pas mal

Que ce soit aux échelles de temps géologiques, millénaires, séculaires ou décennales, le climat de la
Terre a toujours changé.

les alarmistes doivent s’étrangler de fureur ..

6.  Ecophob | 9/12/2014 @ 12:33 Répondre à ce commentaire

Que vient faire l’acidification des océan (Gattuso) dans un débat sur l’observation du système climatique ?
Réponse : il faut à tout prix trouver une justification pour condamner le CO2 au cas où les solaristes arriveraient à expliquer que le soleil y est pour quelque chose.

7.  Bernnard | 9/12/2014 @ 12:44 Répondre à ce commentaire

Ecophob (#6),
Je me suis fait la même remarque !

8.  JG2433 | 9/12/2014 @ 13:45 Répondre à ce commentaire

Ecophob (#6),

acidification des océan

N’est-ce pas un « abus de langage » ? :roll:

9.  Bernnard | 9/12/2014 @ 14:24 Répondre à ce commentaire

JG2433 (#8),
C’est une diminution de l’alcalinité ( imperceptible). C’est beaucoup moins anxiogène qu’une acidification ! Le choix des mots n’est pas neutre.

10.  AntonioSan | 9/12/2014 @ 16:56 Répondre à ce commentaire

Bob (#2), C’est vrai ca aurait pu etre pire…

11.  Yanartus | 9/12/2014 @ 20:21 Répondre à ce commentaire

Nicias (#3),
Méfiance quand même à propos de Thierry Dudok de Wit, que j’ai vu publiquement qualifier les sceptiques de négationnistes et soutenir une proposition consistant à appeler les ouragans par des noms de sceptiques plutôt que par les traditionnels prénoms…
Mais dans un cadre scientifique officiel, on peut espérer qu’il ne tiendra pas ce genre de discours.

12.  Murps | 9/12/2014 @ 21:32 Répondre à ce commentaire

j’ai vu publiquement qualifier les sceptiques de négationnistes et soutenir une proposition consistant à appeler les ouragans par des noms de sceptiques plutôt que par les traditionnels prénoms…

On peut aussi donner des noms de « réchauffistes » aux vagues de froid, histoire de faire une moyenne…

13.  CHRIS | 9/12/2014 @ 23:23 Répondre à ce commentaire

Il aurait été intéressant que soit abordé la question de la qualité des mesures de températures par satellite (couverture, précision, nombre de mesures journalières, établissement des moyennes) par rapport aux relevés thermométriques toujours sujets à discussion (couverture inégale, précision, min, max et milieu d’implantation des stations -ilots, sous abri, altitude) et de magouilles.
Rien sur les phénomènes dits extrêmes ! Statistiques pourtant disponibles !
Rien également sur les modèles et leurs divergences aussi bien entre eux que par rapport aux observations ! Drôle de conférence quand même ! Surtout ne pas heurter le GIEC. Conférence GIECompatible donc !
A moins que Courtillot puisse évoquer quelques uns de ces éléments.

La conférence sera sûrement filmée.

14.  Murps | 10/12/2014 @ 22:24 Répondre à ce commentaire

CHRIS (#13), mouais…
Les appareils de mesures modernes sont précis.
Mais à quoi bon mesurer à 5/100 de °C près ?
Quelle est la pertinence d’une telle précision ?

Si on me parlait d’une bombe calorimétrique ça serait déjà vachement bien d’avoir une telle précision.
Mais alors en climatologie…
Bon, on a l’habitude de ce genre de blagues puisqu’ils s’affranchissent des règles expérimentales.

15.  Tsih | 11/12/2014 @ 12:39 Répondre à ce commentaire

CHRIS (#13)

D’après son résumé, Christophe Cassou va parler des « modèles » et évoquer leurs « problèmes »….

C’est déjà ça et il faut sans doute pas trop en demander. On ne peut pas d’attendre à ce qu’il les mette à la poubelle tout de suite.

16.  the fritz | 11/12/2014 @ 13:23 Répondre à ce commentaire

Avez vous remarqué qu’il a des résumés des diverses contributions ?
Cassou: cela sent la modélisation et le catastrophisme ; mais bon , rien que le fait de parler de variabilité naturelle est déjà un progrès
Cazenave : je suis très intéressé par sa maîtrise des réajustements isostatiques postglaciaires et le fait qu’elle ne parle pas des activités des rides océaniques
Dudok de Wit: aura-t-il le courage de prononcer le mot de Svensmark ?
Sandrine Bony:

L’augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre perturbe l’équilibre énergétique de la Terre.

Je sens qu’elle me ferait bouillir à confondre la Terre et sa surface

analyser ces processus à l’aide d’une hiérarchie de modèles de complexités différentes et, lorsque c’est possible, de les évaluer à l’aide d’observations.

Encore une qui met la charrue avant les bœufs; en général on commence par observer , puis analyser, et on finit par modéliser
Gattuso: il est impayable , il juge le progrès de la connaissance d’un sujet au nombre de publications qui en parlent; par ailleurs

En deçà d’un certain niveau de pH, l’eau de mer devient corrosive vis-à-vis du calcaire, ce qui survient à présent chaque année dans une partie de l’océan Arctique et provoque la dissolution du CaCO3.

On appelle cela la CCD (carbonate compensation depth ) et cela se passe vers 3/4000 m de profondeur ; les huitres ne risquent rien

Enfin , le plus intéressant sera la discussion , s’il y en aura une

17.  JG2433 | 11/12/2014 @ 13:54 Répondre à ce commentaire

Tsih (#15),

les huitres ne risquent rien

Je serais bien le dernier à m’en plaindre, en temps ordinaire, et d’autant moins à l’approche des fêtes de fin d’année ! 😉

18.  JG2433 | 11/12/2014 @ 13:57 Répondre à ce commentaire

JG2433 (#17),
😳
C’est plus précisément à Fritz the fritz (#16), que je voulais m’adresser…

19.  chercheur | 11/12/2014 @ 14:21 Répondre à ce commentaire

the fritz (#16),

en général on commence par observer , puis analyser, et on finit par modéliser

C’était dans les temps anciens. Aujourd’hui, il s’agit de prouver la pertinence de théories, d’idées, de concepts et on pond un modèle ad hoc. Que les observations ne valident pas le modèle, cela n’a pas d’importance. Le modèle reste une base scientifique de la pertinence de la théorie qui continue ainsi à faire son chemin, malgré son invalidation par les faits.
Cette pratique s’est généralisée dans plusieurs domaines comme la climatologie, l’économie, l’épidémiologie, l’écologie. Et ceux qui s’en émeuvent sont trop peu nombreux pour arriver à y mettre un terme.

20.  the fritz | 11/12/2014 @ 14:40 Répondre à ce commentaire

chercheur (#19),
Mais voyez ou cela mène
http://www.skyfall.fr/?p=1373#comment-122686

21.  chercheur | 11/12/2014 @ 14:58 Répondre à ce commentaire

the fritz (#20),

Oui, c’est affligeant et terriblement énervant.