Météo France prend une fessée

par Benoît Rittaud.

C’est un beau jour pour l’accès à l’information.

Les lecteurs se souviennent que j’ai saisi la CADA, la Commission d’accès aux documents administratifs, pour contraindre Météo France à me divulguer certaines de ses données. Ma requête portait sur trois choses refusées par l’organisme :

1) L’indice de température en France métropolitaine de 1900 à 2014 ;

2) La liste des stations utilisées pour élaborer cet indice, et les températures annuelles de celles-ci ;

3) La méthodologie employée pour établir l’indice à partir des données du point 2.

Et donc, j’ai reçu hier soir l’avis rendu par la CADA (Météo France l’a reçu en même temps). Le mot de fessée me semble bien adapté à la situation : la CADA rend un avis favorable à ma demande sur les points 1 et 2, et sur le point 3 elle se déclare « incompétente ». L’Avis complet est ici.

Sur ce point 3, la position de la CADA illustre qu’il ne faut pas se faire trop d’illusion sur ce que peut l’appareil judiciaire (ici entendu au sens large, la CADA n’étant pas un tribunal) pour des questions de nature scientifique. (Ce point a d’ailleurs récemment été souligné par Steve McIntyre au sujet du procès Mann/Steyn, par exemple ici.) Ici, la CADA ne me semble pas avoir compris le statut d’une formule mathématique. Le probable manque d’habitude de la commission de trancher sur ce qui relève d’une méthodologie scientifique explique sans doute aussi pourquoi elle a avalé sans broncher le gros bobard de Météo France qui a consisté à affirmer qu’elle m’avait déjà divulgué sa méthode de calcul. Expliquer préventivement à la CADA qu’il me manquait en fait la (ou les) formule(s) d’homogénéisation pour les années avant 1947 n’a donc pas suffi : l’argument spécieux « on lui a déjà donné la formule » (mais pour après 1947) l’a emporté. Et comme la CADA s’est limitée, une fois saisie de ma demande, à entendre la réponse de la partie adverse sans lancer une partie de ping-pong entre les parties… Je ne jette pas la pierre à la commission, il s’agit là de choses techniques à laquelle elle n’est sans doute pas formée — qui, parmi les rédacteurs de la loi de 1978 sur le libre accès aux données, aurait imaginé un jour que la CADA serait sollicitée pour une formule d’homogénéisation de données de températures du début du XXè siècle ?

En tout cas, ce qu’il est possible de lire entre les lignes de l’avis, c’est que Météo France a usé de toute la mesquinerie dont elle a été capable pour limiter les dégâts. Ainsi, l’organisme a obtenu que me soit explicitement signifié l’interdiction de toute réutilisation. En clair : je n’aurai pas le droit d’être trop explicite sur ce blog au sujet des données. Notez que si elles vous intéressent, vous pouvez les demander de votre côté : après cet avis de la CADA, nul doute que Météo France mettra un point d’honneur à respecter la loi en vous les communiquant…

La pathétique défense de Météo France créé une situation tout à fait burlesque. Voyez par exemple ce passage de l’avis de la CADA :

dans le cas où Météo France aurait connaissance de la réutilisation par Monsieur RITTAUD, sans délivrance préalable d’une licence de réutilisation, des informations qui lui auront été communiquées, il appartiendrait à cet établissement public de saisir la commission d’une demande de sanction

Il y a de quoi rigoler en pensant à ce que cela signifie en pratique : quelqu’un de chez Météo France va désormais être tout spécialement chargé de lire ce blog pour s’assurer que je n’y écris rien de classé secret défense — genre la valeur d’un indice de température dont il existe par ailleurs déjà deux versions vérolées en ligne attribuées à MF (voir ici et ) sans que cela fasse bouger un sourcil à ladite MF.

Alors Météo France, vous êtes là ? Oui ? Tant mieux, parce que j’ai à vous dire ceci : votre attitude est risible et d’arrière-garde. Vous avez perdu, même si votre trou de souris juridique vous permettra peut-être de faire semblant de ne pas le voir. En plus d’être contraire à l’esprit scientifique et en retard d’une guerre sur le besoin d’information des citoyens, votre stratégie de containment vous vaudra à l’évidence d’autres fessées du même genre. Oui, vous allez me contraindre à inventer un nouveau genre littéraire, dans lequel il faudra dire les choses en les pesant bien pour ne pas violer la loi par une « réutilisation » des données. Vous avez choisi le ridicule ? Soyez tranquilles : je ferai ce qu’il faut pour mettre bien en évidence le caractère grotesque de votre position, en ayant à cœur de respecter scrupuleusement la lettre de la loi.

Maintenant, j’attends vos données.

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78 Comments     Poster votre commentaire »

51.  volauvent | 21/01/2015 @ 9:43 Répondre à ce commentaire

chercheur (#29),

Il faut remonter à la convention d’Aarhus, la CADA est peut être en infraction avec la Directive d’application. Mais il faudrait porter l’affaire en cour de justice européenne. Il y a n effet un problème à faire ayer au citoyen français ce qu’il a déjà financé par ses impôts. En pays anglo-saxon, il n’y aurait pas photo.

Convention d’Aarhus:
Accès du public à l’information sur l’environnement

La convention prévoit des droits et obligations précis en matière d’accès à l’information, notamment concernant les délais de transmission et les motifs dont disposent les autorités publiques pour refuser l’accès à certains types d’information.

Le refus est admis dans trois cas:

si l’autorité publique n’est pas en possession de l’information demandée;
si la question est manifestement abusive ou formulée de manière trop générale;
si la demande porte sur des documents en cours d’élaboration.
Le rejet d’une demande est également prévu pour des raisons de secret des délibérations des autorités publiques, de défense nationale, de sécurité publique, pour permettre la bonne marche de la justice ou afin d’être en conformité avec le secret commercial et industriel, les droits de la propriété intellectuelle, le caractère confidentiel des données ou les intérêts d’un tiers qui a fourni volontairement les informations, autant de motifs de refus qui doivent être interprétés de façon restrictive en tenant compte de l’intérêt public pouvant résulter d’une divulgation de l’information.

La décision de rejet doit s’accompagner des motifs et indiquer les voies de recours à la disposition du demandeur.

Les autorités publiques doivent tenir à jour les informations qu’ils possèdent et pour cela mettre en place des listes, registres et fichiers accessibles au public. L’utilisation de bases de données électroniques, comprenant les rapports sur l’état de l’environnement, la législation, les plans ou politiques nationales, les conventions internationales, doit être favorisée.

52.  joletaxi | 21/01/2015 @ 10:03 Répondre à ce commentaire

chercheur (#49),

Ah bon?

L’Australie, la Nouvelle Zélande ne sont pas des pays développés?
Et oseriez_vous affirmer que les courbes de t° aux USA sont bien représentatives de la réalité?
Pourtant Obama, soutient à fond son administration, il ne se pose pas de questions.
D’ailleurs, il vaut mieux ne pas se poser de questions, ni sur le climat, ni sur Charlie, on finirait à l’hosto dans une chambre capitonnée.
Ce matin le sinistre de service est venu faire son boulot de camelot,sur RTL.
Et bien entend, Charlie est passé par là, « tous ensemble »

Me demande combien de temps ce site sera encore toléré, on n’a

53.  joletaxi | 21/01/2015 @ 10:04 Répondre à ce commentaire

n’agresse pas impunément Gaia, bande de conspirationnistes

54.  pastilleverte | 21/01/2015 @ 10:29 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#53),
ça c’est bien vrai ça !
(copyright la mère Denis)

55.  chercheur | 21/01/2015 @ 12:19 Répondre à ce commentaire

volauvent (#51),

Le problème est qu’MF ne refuse pas de donner l’info, il la fait payer. Quoiqu’il en soit, en plus, MF ne propose que les données manipulées et non les données brutes. Sans ces dernières, l’analyse ne peut être que faussée. Sauf si naturellement on peut reconstituer les données brutes. Mais comme il est indiqué, si j’ai bien compris, que MF n’a pas à donner ses formules de manipulation, parce que la CADA est incompétente pour en juger, il reste toujours un problème.

56.  chercheur | 21/01/2015 @ 12:36 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#52),

Jusqu’à preuve du contraire, l’Australie et la NZ ne sont pas en Amérique du sud, objet de mon commentaire. Si vous aviez bien lu mon projet de pétition, vous auriez constaté que je donnais comme exemple de pays développés où on constate les plateaux, l’Australie:

http://www.bom.gov.au/climate/current/annual/aus/

L’évolution des températures aux USA telle qu’elle est présentée par les organismes officiels montre les deux plateaux. C’est une réalité. Quant à savoir si c’est « la » réalité, personnellement je pense que les températures ont baissés légèrement au lieu d’être en plateau si l’on excepte les années 80. Ils ont partout artificiellement fait baissé les températures anciennes.

57.  jean | 21/01/2015 @ 12:56 Répondre à ce commentaire

ça avance … un peu.

Reçu, Wed, 21 Jan 2015 10:57:08 :

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre site Internet et à Météo-France.
Nous avons transmis votre demande à notre service de documentation qui vous répondra.

58.  volauvent | 21/01/2015 @ 13:11 Répondre à ce commentaire

chercheur (#55),

Non, il ne doit pas la faire payer si il n’y a pas réutilisation. En effet, on ne peut parler « d’accès au public » si cela coûte 200 000 €!
Je comprends pour le point 3, ce n’est pas un problème de compétence au sens juridique, c’est un problème d’interprétation : la demande de la formule étant assimilée à une « demande de renseignement ».
Ceci dit, la convention d’Aarhus est très claire: c’est non seulement l’accès à l’information, mais la participation aux décisions qui doit être assurée. L’interprétation de la loi française me paraît restrictive sur ce point.
Peut être dans un premier temps, il faudrait demander les relevés bruts pour pouvoir comparer (si cela existe encore…)

59.  Nick de Cusa | 21/01/2015 @ 13:15 Répondre à ce commentaire

Bravo Benoit. Vu les précédents combats « FOIA » au UK et aux US, vous allez les attendre longtemps.

60.  yvesdemars | 21/01/2015 @ 14:04 Répondre à ce commentaire

volauvent (#58),

en examinant les données brutes et en les comparant avec les données « homogénéisées » on pourra légitimement poser des questions dérangeantes et menacer de saisir des organismes tels que l’Académie des Sciences en cas de non réponse …

61.  scaletrans | 21/01/2015 @ 14:12 Répondre à ce commentaire

chercheur (#49),

Il faut que l’argumentation soit bétonnée. Si c’est le cas, ça peut faire autant, sinon plus, de bruit que le climategate. Pourquoi ne pas prendre contact avec l’auteur et envisager avec lui une enquête mondiale ?

62.  chercheur | 21/01/2015 @ 14:49 Répondre à ce commentaire

volauvent (#58),

Autant je comprends cette histoire de non réutilisation pour des données personnelles comme les données fiscales d’un individu consultables par tous, autant pour des températures cela me choque.

Il me semble qu’il serait possible de faire ceci:

– analyse personnelle des données fournies par MF.
– S’il n’y a pas d’anomalies dans les infos fournis par MF à partir de ces données, il n’y a rien à dire.
– s’il y a des anomalies, il faut écrire à MF pour qu’il porte un correctif aux infos qu’il diffuse.
– S’il le fait, il n’y a rien à dire.
-S’il ne le fait pas, demander en justice qu’il le fasse.
– A partir de ce moment, on peut annoncer publiquement le dépôt d’une plainte contre MF et publier les résultats de cette action.

J’ai le sentiment que dans toutes ces histoires, il n’y a que l’action judiciaire qui pourra faire évoluer un peu la situation.

63.  phi | 21/01/2015 @ 15:05 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#61),
Cela a déjà été fait il y a cinq ans par un groupe de sceptiques puis finalement BEST a été mis sur pied. Résultat, un beau fiasco. Maintenant, tous sont convaincus qu’il n’y a rien de significatif à ajouter sur le sujet.

Je ne vais pas vous conseiller de lire ce que j’ai écrit à ce propos, apparemment c’est incompréhensible. Je sais que ce n’est pas de l’anglais sur les sites anglophones mais je n’ai pas encore compris dans quelle langue je rédigeais ici.

64.  Abitbol | 21/01/2015 @ 15:08 Répondre à ce commentaire

the fritz (#42),

Balladur et Barnier sont des socialistes de droite, si vous ne savez pas cela, vous n’avez rien compris à la politique française.

65.  chercheur | 21/01/2015 @ 15:19 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#61),

J’imagine que certains s’y attellent en ce moment. On voit arriver tous les jours des comparaisons de ce style.
J’ai cru comprendre qu’il y avait des groupes organisés chez les anglo-saxons et qu’ils faisaient du bon boulot.
Mon rêve, c’est qu’aux US, les républicains qui ont maintenant la majorité, décident la création d’une commission d’enquête à la Nasa avec des perquisitions et des interrogatoires afin de savoir tout ce qu’ils ont magouillé.
C’est Jim Inhofe qui est à la baguette. Il est vent debout contre les réchauffistes.
Il a dit aussi ça:

“My point is, God’s still up there. The arrogance of people to think that we, human beings, would be able to change what He is doing in the climate is to me outrageous,”

Ce n’est pas terrible comme argument, mais s’il arrive à mettre à jour les manipulations de la Nasa, personnellement, je ne lui en tiendrai pas rigueur.

66.  jean | 21/01/2015 @ 15:39 Répondre à ce commentaire

ça avance … plus vite mais pas exactement dans le bon sens.

Vous trouverez en pièce jointe le graphe de l’indice des températures en France de 1900 à 2013, extrait du rapport Climat de Météo-France, édition 2013.

D’autre part, vous trouverez les données et les stations que vous désirez sur le site https://donneespubliques.meteofrance.fr. Ce site vous permet d’accéder à la banque de données climatologiques de Météo-France et vous permet d’obtenir tous types de données climatologiques (pluviométrie, températures etc..). Pour prendre connaissance des conditions de tarification et d’utilisation, sélectionnez « Textes officiels et conditions d’accès ». Vous trouverez aussi des informations sur les stations météorologiques en sélectionnant « Informations sur les stations ».

Cordialement,

Ma réponse :

Bonjour,

Je vous remercie de ces informations et de votre rapidité à me les communiquer.

Néanmoins, votre réponse ne répond pas précisément à ma demande, en effet, je vous ai demandé 3 choses :

1. les valeurs de l’indice de température moyenne en France de 1900 à 2013
vous ne me fournissez pas ces indices mais un PDF qui sauf erreur ne contient pas la valeur des indices

2. la liste des stations météorologiques et leurs températures annuelles utilisées pour évaluer la valeur de chaque indice de 1900 à 2013
vous me renvoyez à la base de données mais sans me communiquer le document qui me donne la liste des stations utilisées pour calculer les valeurs de l’indice dont je vous ai demandé les valeur en 1.

3. les documents expliquant la méthodologie employée pour l’homogénéisation des données, notamment celles d’avant 1947
vous omettez totalement cette troisième demande qui pourtant complète de manière logique les deux premières.

En résumé je vous demande de me communiquer le/les documents reprenant les valeurs de l’indice, le/les documents contenant la liste des stations qui ont servies à calculer cet indice et le/les documents qui décrivent en détail les retraitements effectués sur les données brutes.

Je vous précise à toutes fins utiles que je fais cette demande à titre personnel et dans le cadre de la liberté d’accès aux documents administratifs (loi du 17 juillet 1978 – http://www.cada.fr).

Dans l’attente de la réception des documents demandés.

Cordialement.

à suivre …

67.  scaletrans | 21/01/2015 @ 17:03 Répondre à ce commentaire

chercheur (#65),

Inhofe, un gars qui a beaucoup fait pour l’aviation légère et la construction amateur, ce qui me le rend d’autant plus sympathique.
Mais pour ce qui est de son action chez les REPS en matière de climat, j’ai lu quelque part dans un site américain « qu’on ne pouvait attendre grand chose de ce côté ».

68.  Nicias | 21/01/2015 @ 18:25 Répondre à ce commentaire

jean (#66),

Meteo France veut des sous d’autant qu’ils sont en pleine restructuration. Pour moi cela se résume à ça.

69.  Cdt Michel e.r. | 21/01/2015 @ 18:37 Répondre à ce commentaire

chercheur (#65),

Mon rêve, c’est qu’aux US, les républicains qui ont maintenant la majorité, décident la création d’une commission d’enquête à la Nasa avec des perquisitions et des interrogatoires afin de savoir tout ce qu’ils ont magouillé.

Ils pourraient aussi s’intéresser au brave Michael Mann.

Indépendamment des enquêtes, j’ai aussi lu que pas mal d’Américains, surtout parmi les républicains, sont opposés au financement du GIEC, de l’EPA et autres organismes pro-RCA.
Certains veulent une réduction des budgets alloués à l’ONU et donc indirectement au GIEC.
Les plus exrémistes vont jusqu’à proposer d’expulser l’ONU du territoire des États-Unis. Il faut savoir en effet que les bâtiments de l’ONU leur ont été offerts par un milliardaire et que l’ONU et ses employés profitent de nombreuses privilèges.

70.  the fritz | 21/01/2015 @ 18:38 Répondre à ce commentaire

Abitbol (#64),

vous n’avez rien compris à la politique française.

Est-ce qu’il y a quelque chose à comprendre ? 🙂

71.  ardeche07 | 21/01/2015 @ 22:53 Répondre à ce commentaire

Vous pensez vraiment que l’on va vous donner les relevés de T° brutes avant homogénéisation de toutes les stations depuis le début du siècle ?
Ils ne peuvent pas sinon ils sont cuits, soit ils vous donnent des données corrigées et présentées comme tel, soit ils les trafiquent en douce et vous les donnent pour brute, je ne vois pas d’autre possibilités.

72.  miniTAX | 21/01/2015 @ 23:51 Répondre à ce commentaire

si ce truc s’arrête et l’alarmisme retombe, plus de fric, plus de recrutement, plus de promotions et ces gens-là retombent dans un oubli qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

Bob (#45), ça me rappelle une dispute discussion antédiluvienne que j’avais avec les réchauffistes de Futura-pseudoSciences, à une époque où ces fanatiques prenaient encore la peine de faire croire qu’ils respectaient la liberté d’expression. J’avais lancé un peu au culot à Yves, universitaire et l’expert climastrologue de service, que « le budget de recherche en climatologie en France a explosé grâce à l’hystérie climatique » (je savais que c’est vrai aux USA vu les nombreux articles sur ce sujet mais en République Populaire de France, pour trouver les chiffres, c’est un sacré boulot, que je n’avais pas fait). Et pour bien mettre les points sur les i, je terminais par « ça, tu vas le nier peut-être ? ».
Ca avait cloué le bec à notre expert, net ! Vous en tirerez la conclusion qui s’impose.

73.  Bob | 22/01/2015 @ 0:19 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#72),
N’ayez aucune doute là dessus. Vraiment aucun.
Autrefois, avant la création de l’IPSL, il s’agissait de quelques petits labos plus ou moins misérables dont certains étaient au bord de la désassociation avec le CNRS.
Puis vint le trou de l’ozone qu’ils ont lancé comme une savonnette ce qui les a considérablement enrichi. Enfin, les habitudes étant prises, vint le RCA. Et là, ça été l’opulence. Ils ont pris le pouvoir au CNRS et ailleurs.
Allègre savait tout ça. D’où la pétition lancée contre lui. Il représentait un grave danger pour la « communauté ».
Quant à Yves (Fouquart, c’est le nom qui veut ça) il était a Lille et faisait des algorithmes…

74.  jean | 22/01/2015 @ 8:58 Répondre à ce commentaire

Nicias (#68),

Meteo France veut des sous d’autant qu’ils sont en pleine restructuration. Pour moi cela se résume à ça.

Je vous trouve bien indulgent. C’est probablement ce qui guide les premières réponses de MF. En revanche, quand on en arrive à la procédure CADA et surement avant, lors des échanges que Benoit Rittaud semble avoir eus avec MF, c’est surement une autre histoire.

En effet, compte tenu de ce que nous constatons de la part des tenants de la science officielle, dont MF fait partie, je rejoins l’avis de Benoit Rittaud sur le fait qu’il s’agit d’une stratégie de containment ainsi que son jugement sur cette attitude inacceptable et totalement contraire à la démarche scientifique.

75.  Sylvestre | 22/01/2015 @ 9:26 Répondre à ce commentaire

Et pendant que le climathon bat son plein :

http://www.sciencepresse.qc.ca.....re-science

76.  pastilleverte | 22/01/2015 @ 9:47 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#75),
Oui, Naomi Oreske est obsédée par les »pro tabac » comme elle dit, voir son « amour » immodéré pour Fred Singer (n’est-ce pas, Bob ?).

77.  Bob | 22/01/2015 @ 11:43 Répondre à ce commentaire

Sylvestre (#75),
l’ASP ou « la science par et pour les nuls »…

78.  lemiere jacques | 25/01/2015 @ 10:08 Répondre à ce commentaire

en ce qui me concerne et plus modestement j’ai écrit de façon informelle pour avoir des éclaircissement sur les probabilités horaires de précipitation ou de gel données sur leur site public pour un lieu donné… multiples de 10% .
Je n’en ai pas eu évidemment ou plutot

Bonjour,
Les prévisionnistes utilisent de plus en plus une méthode qui permet de tenir compte de ces incertitudes : la prévision d’ensemble (ou probabiliste). Elle consiste à réaliser des simulations à partir de plusieurs descriptions de l’état initial de l’atmosphère différentes.
Cette quantification de l’incertitude permet notamment aux prévisionnistes d’assortir leurs prévisions au-delà de 4 jours d’un indice de confiance. Ce chiffre de 1 à 5 est fourni sur le site internet de prévisions ainsi que dans les bulletins météorologiques métropolitains accessibles par téléphone. Plus le prévisionniste estime que la prévision est fiable, plus l’indice de confiance qu’il choisira sera élevé (1 : confiance très faible, 5 : confiance très élevée).
Des informations probabilistes sont également proposées pour les phénomènes de précipitations et de gel, sous forme de pourcentages de probabilité :
75% de probabilité de pluie dans la tranche horaire 17h-20h signifie qu’entre 17h et 20h, vous aurez 75% de chance d’avoir de la pluie.
Nous vous recommandons la lecture de notre dossier sur les techniques de prévision sur notre site meteofrance.fr :
http://www.meteofrance.fr/prev…..-prevision
Cordialement

L’équipe Webmaster de Météo-France

donc j’ai appris que si il annonçaient 75 % de chance précipitations ça veut dire qu’il existe 75 % de chance qu’il y ait des précipitations..

que un choix restreint de situations initiales choisies arbitrairement permettait de déterminer une incertitude etc…

Mais une probabilité ce n’est pas un “indice de confiance” ça peut en théorie être vérifié avec le temps…et surtout au cas où on se fie à ses prévisions, et qu’on est statistiquement déçu on peut se plaindre légitimement.