Climathon, semaine 20 : l’assaut des industriels

Par le jury du climathon (Benoît Rittaud, MisO, Murps & Yanarthus)

Le jury du climathon vient de s'étoffer d'une manière inédite, avec la semaine dernière rien de moins qu'un quadruplement du nombre de ses membres. Preuve de l'intérêt croissant suscité par la compétition, dont l'encadrement entre ainsi dans une ère plus professionnelle, l'arrivée de ces renforts doit permettre de ne rien rater de toutes ces merveilles de propagande climatique qui vont nous être servies en vue de la conférence Paris Climat de décembre. Si vous aussi vous souhaitez pouvoir dire "j'en étais", hâtez-vous de nous rejoindre.

La meilleure preuve que la manne de la propagande climatique est inépuisable, c'est que plus on en cherche, plus on en trouve. Nul effet de saturation ne semble devoir limiter la masse de la désinformation ambiante sur les "terribles-deux-degrés" au-dessus desquels la planète se changera en poële à frire (© Michel Rocard).
Les lecteurs sont donc appelés à une certaine indulgence envers le jury, qui doit faire face à une masse d'autant plus considérable de prétendants à la victoire, qu'il sera sans doute nécessaire d'organiser en un tout cohérent à l'avenir. Classer la propagande par genre, ce sera un peu comme au festival de Cannes où des récompenses sont accordées par catégories. Propagande classificatoire, propagande par l'image, propagande par l'émotion, propagande par chiffres tronqués, propagande par raisonnements spécieux… c'est tout cela qu'il va falloir organiser, et qui prendra sans doute un peu de temps.

En attendant une nomenclature de la propagande climatique, nous poursuivons pour cette semaine 20 sur le mode des semaines précédentes, avec tout d'abord un très bel accessit décerné à Pascal Canfin. L'intéressé, en tournée mondiale pour son livre indispensable sur le climat, a en effet déclaré — sérieusement à ce qu'il semble — qu'il y a un lien avéré entre l'émergence de Boko Haram et le "dérèglement climatique". L'on se souvient que lier terrorisme et climat avait valu à Klaus Schwab sa belle victoire en semaine 4. Nul doute que d'autres associations du même genre sont possibles, le jury s'en réjouit d'avance.

Il a dû en falloir des essais, des tests, des mesures, avant d'arriver à cette révélation : cultiver des betteraves, c'est lutter contre le réchauffement climatique ! C'est ce que nous apprend cet excellent article du Parisien. Une magnifique photo montrant un sauveur du climat posant les armes à la main illustre ce texte à l'implacable logique. Nous saurons désormais comment exploiter les terres là où le permafrost aura dégelé.

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Si, dans la nomenclature future des réalisations de propagande climatique, il apparaît pertinent de créer une catégorie "Je prêche pour ma paroisse", alors un cas d'école sera celui d'Antoine Frérot, ci-devant PDG de Veolia, qui n'a pas de scrupule à pousser à la roue pour la mise en place de pompes à phynances mécanismes innovants climatiquement vertueux dont, le hasard fait bien les choses, Veolia serait sans doute bénéficiaire net.
Antoine Frérot a ainsi déclaré, selon ce qu'en rapporte L'Usine nouvelle, que "les gaz à effet de serre sont une pollution difficile à traiter… or les pollutions difficiles sont au cœur de nos solutions." Ça tombe à pic, donc. L'industriel climato-compatible considère aussi que ce n'est pas une taxe carbone qu'il faut introduire, mais une redevance : nuance ! Il propose encore quelques mesures protectionnistes à l'échelle de l'Europe contre les méchants pays étrangers qui ne mettraient pas en place le même genre de taxation. Rien à voir avec une tentative de protéger son marché, bien sûr, qu'allez-vous imaginer !

Autre accessit de la même catégorie : celui décerné au PDG de… Total, Patrick Pouyanné, qui lui aussi dans L'Usine nouvelle nous explique que son entreprise qui vend du pétrole fait aussi "partie de la solution" au problème des émissions de gaz à effet de serre. L'accessit est principalement décerné pour cette phrase qui ne déparerait pas dans une sélection de brèves de comptoir : "La planète doit gérer une ressource rare : son climat." On n'y avait pas pensé !

Troisième chef d'entreprise à être individuellement récompensé par un accessit : Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric qui, sur BFM, exhorte à l'action tout en nous donnant ces précisions : "notre groupe a triplé de taille au cours des dix dernières années. Une grande partie de cette croissance est liée à notre capacité à apporter des solutions dans la lutte contre le réchauffement en sécurisant et en réduisant la consommation d'énergie." Comme quoi la vertu climatique, ça paye.

Les industriels sont également à l'honneur de façon collective cette semaine. Le MEDEF, Mouvement des entreprises de France, est récompensé par un accessit à l'occasion de son lancement d'un manifeste sobrement sous-titré « Opportunité – Responsabilité – Compétitivité », qui nous annonce des lendemains qui chantent.

Dans ce texte optimiste, certes "le changement climatique est un défi sans précédent, mais ce combat pour l’avenir" est une "immense opportunité pour notre pays, une opportunité fantastique de créer de la croissance et des emplois sur notre territoire."

Le premier des dix points du manifeste est évidemment l’allégeance au GIEC et le rappel de l’urgence à agir : « il est encore temps mais plus pour très longtemps » (Les guillemets sont dans l'original, sans qu’on sache qui énonce cette sentence dont on se demande si l’aspect comique est délibéré.) La rhétorique de l’imminence du tipping point est toujours bonne à prendre.

Le point 5 est sans doute le plus important et fait écho aux accessits précédents :

Cette capacité de notre tissu industriel à fournir des solutions « bas carbone » doit encore être renforcée pour faire face au défi dans toute son ampleur. C’est pourquoi l’enjeu de la compétitivité est essentiel. L’Europe ne représente plus qu’une part modeste (moins de 10 %) et rapidement décroissante des émissions mondiales. Ses efforts resteraient vains si ceux des grandes régions économiques du monde ne leur étaient pas proportionnés. C’est en permettant à son industrie de lutter à armes égales dans la compétition mondiale que l’Europe servira le mieux la cause de la lutte contre le changement climatique.

Il s’agirait quand même que les sauvages de l’est et du sud la Chine, l’Inde et le Brésil ne soient pas les seuls à être dispensés des Indulgences Climatiques des efforts dans le combat mondial.

Un mot aussi sur le point 9, qui nous engage à "élargir la gamme [des solutions disponibles] en favorisant le progrès et les expérimentations et [à] avoir foi en l’innovation." Avec la Rédemption par l’Innovation, le MEDEF tente ainsi un coup de force pour ringardiser les cultes de la Nature et des Grands Modèles Climatiques, ces religions du Cataclysme Imminent. Comme quoi le climathon a aussi une base théologique.

Le jury du climathon souhaite aussi, comme à son habitude déjà ancienne, distinguer aussi des compétiteurs plus humbles. Ignorer tâcherons, petites mains et autres brillants amateurs serait oublier que le carbocentrisme est avant tout une affaire de communication et de politique ou chaque élément de propagande, même modeste, participe au lavage de cerveau collectif. La science, avec sa rigueur ennuyeuse comme un programme de collège sans réforme ne serait que fardeau embarrassant, voire source de controverses discussions stériles.
C'est dans cette catégorie que s'inscrit Michel Vauzelle, ancien ministre, député, et actuel président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui part la fleur au fusil vers la conférence Paris Climat 2015.
Devant l'indispensable "Assemblée Parlementaire de la Méditerranée", garante de la démocratie en méditerranée (et sans laquelle corollairement la méditerranée toute entière serait à l'évidence une dictature à la gestion catastrophique), il déclare fièrement que "le changement climatique est l'un des défis majeurs de notre temps".
On est admiratif devant l'originalité d'une telle affirmation autant que de la puissance visionnaire de son auteur, qui poursuit devant un auditoire qu'on imagine médusé : "Si de nombreux progrès ont été faits au cours des dernières décennies pour inverser cette dynamique malheureuse, il est nécessaire de renforcer la stratégie globale de lutte contre le changement climatique, qui n’est pas encore tout à fait au point."
Comme quoi l'art de l'euphémisme n'est pas donné à tout le monde.
Michel Vauzelle emploie ensuite le langage rude des hommes d'action, annonçant sans prévenir : "Nous ne pouvons pas nous contenter des discours habituels". Âmes sensibles s'abstenir. L'auditoire retient son souffle, quelque chose va se passer, quelque chose de différent, une action formidable, qui engagera toute la Méditerranée, voire la planète entière dans son sillage.Tout ça, grâce à cette observation imparable :
"nous avons besoin de décisions applicables immédiatement."
L'on sent l'esprit vif et toujours en alerte du baroudeur souvent sollicité dans les situations les plus périlleuses : "Nous ne comptons plus les inondations, les tempêtes et les incendies qui dévastent nos territoires et nos ressources (…) Le changement climatique que nous connaissons est sans précédent pour la planète : hausse du niveau des mers, réchauffement et acidification des océans…" La solution vigoureuse s'impose d'elle même : "En tout état de cause, notre consommation de combustibles fossiles devra être éliminée d’ici 2100."
En terme d'immédiateté, cette solution se pose là. Ultime précision technique du discours : "Tous les acteurs, de la société civile aux Gouvernements en passant par les parlementaires doivent contribuer ensemble à la concrétisation d’un accord mondial juridiquement contraignant contre le changement climatique. Il en dépend de notre avenir et de celui des générations futures."
Voilà donc l'ONU transformée en annexe régionale de l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée !
Le vainqueur de la semaine 20

C'est un article du Point qui l'emporte cette semaine, pour une réalisation dont le jury n'a pas su déterminer si elle est le résultat d'une simple ignorance crasse ou d'un mensonge délibéré. Quoi qu'il en soit, l'excellente plume de Frédéric Lewino et Rand Khalek nous apprend ceci sur l'Antarctique :

"Mais combien de temps pourra-t-on encore profiter de ce merveilleux spectacle, mêlant eau et glace ? L'Antarctique, qu'on croyait immuable, a commencé à fondre, à l'ouest comme à l'est. Par la faute du changement climatique, les vents ont tourné et se sont mis à pousser les courants marins chauds vers les barrières de glace. Celles-ci s'amincissent et se brisent. Leur désintégration se traduira par une accélération du glissement des glaciers terrestres dans l'océan. Ce phénomène est jugé irrémédiable par les glaciologues car plus aucun effort de l'humanité, pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, n'est capable de l'enrayer. Dans un ou deux siècles, l'Antarctique ne sera plus qu'un caillou dans l'Océan et le littoral des autres continents, noyé sous près de cent mètres d'eau."

Dans deux siècles, les glaces de l'Antarctique auront donc disparu. On aimerait savoir le nom des glaciologues consultés par Le Point et qui ont affirmé une telle énormité prédit une telle catastrophe — cela leur vaudrait sans conteste un prix d'honneur au climathon.

Mentir à ce niveau n'est pas donné à tout le monde. Le jury du climathon souhaite très vivement le développement de ce genre de mensonges, la vérité n'étant somme toute qu'un fardeau inutile dont le seul effet est de freiner la quête du Bien Climatique. Merci au Point d'avoir ainsi ouvert la voie.

89 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Nicias | 18/05/2015 @ 9:45 Répondre à ce commentaire

Par la faute du changement climatique, les vents ont tourné et se sont mis à pousser les courants marins chauds vers les barrières de glace.

C’est donc le « changement climatique » qui provoque le changement climatique en Antarctique.

La contribution de N. Hulot en Russie n’étant pas disponible en français sur Euractiv, voici celle de Philippe Douste-Blazy et Bruno Spire :

Quant au changement climatique, il risque de pousser 50 millions de personnes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète dans la faim, et de fragiliser les progrès accomplis dans la lutte contre les grandes pandémies et pour la santé globale.

50 millions, ils sont un peu petit bras, un zéro de plus serait passé comme une lettre à la poste.

http://www.euractiv.fr/section.....nir-314481

2.  pastilleverte | 18/05/2015 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

Quelques remarques :
1/ il faut virer l’assistant parlementaire ou « plume » ou « nègre » de Michel Vauzelle.
2/ Je regrette que, comme proposé récemment par un esprit brillant (moi même), les « expressions qui tuent », comme « Lutter contre le changement climatique », ou « sauver la Planète », (liste évidemment non exhaustive …) ne soient pas déclarés vainqueur absolu.
Mais cela rejoint peut-être le début de ce billet de Ben, il faudrait une catégorie spéciale « formules ».
3/ Vainqueur de cette semaine avec palmes inacadémiques et admission honoris causa à la
Chaire d’Orthologie Nouvelle Normative Et Règlementation Intergouvernementale Experte,
aka C.*.N.N.E.R.I.E

3.  pastilleverte | 18/05/2015 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

Nicias (#1),
+1 (pour le petit bras…)

4.  Hug | 18/05/2015 @ 10:24 Répondre à ce commentaire

En attendant la banquise antarctique continue de battre des records d’extension…

5.  Murps2 | 18/05/2015 @ 10:52 Répondre à ce commentaire

Ca commence à faire une sacré collection de bras cassés…
😯
J’ignore si c’est le quadruplement d’effectif du jury qui en est responsable ou le phénomène d’hystérie collective auquel nous assistons.

Il faudrait que tous ces braves gens lisent Judith Curry…

6.  AntonioSan | 19/05/2015 @ 17:13 Répondre à ce commentaire

A propos de production:
http://www.lefigaro.fr/flash-a.....ancais.php

La production d’électricité photovoltaïque en France a connu un nouveau record au cours du mois d’avril, a annoncé mardi le gestionnaire du réseau à haute tension RTE. La filière photovoltaïque française a produit 812 gigawattheure (GWh) au mois d’avril, soit « un nouveau maximum », « grâce à des conditions météorologiques favorables ainsi qu’à l’augmentation de près de 15% du parc installé en un an », a précisé la filiale d’EDF dans son aperçu mensuel sur l’énergie électrique.

Bon mais la vraie info est la:

Pour autant, la production photovoltaïque n’a représenté qu’un peu moins de 2% du total de l’électricité du pays. Le nucléaire est resté largement en tête des sources de production d’électricité, avec 31.187 GWh, soit un peu plus des trois quarts du total.

Imaginez si le temps avait ete degoutant… 😉

7.  Hug | 19/05/2015 @ 19:09 Répondre à ce commentaire

Il y a apparemment un business & climate summit en ce moment à Paris. La Croix saisit l’occasion pour s’associer à la propagande générale:
Le monde des affaires a compris les enjeux climatiques
Faut-il arrêter d’investir dans les énergies fossiles ?
Le meilleur article est sans doute celui-ci:
les majors du pétrole face au risque climatique
Peut-être des nominables au climathon ?
Jeffrey Sachs qui estime que la volonté d’Exxonmobil d’exploiter les réserves de l’arctique est moralement défaillante ou Al Gore qui estime que l’atmosphère est déjà pleine ( 😆 )

8.  simple-touriste | 20/05/2015 @ 6:40 Répondre à ce commentaire

En attendant la banquise antarctique continue de battre des records d’extension…

Puisqu’on vous explique que c’est à cause du réchauffement qui fait fondre la glace… (on ne rit pas au dernier rang attention je vous ai à l’oeil)

9.  Nick de Cusa | 20/05/2015 @ 13:30 Répondre à ce commentaire

Obama va être dur à détrôner pour la semaine 21 :

http://in.reuters.com/article/.....3H20150520

10.  François | 20/05/2015 @ 15:53 Répondre à ce commentaire

 » Ça commence à faire une sacré collection de bras cassés »… C’est vrai, mais cela ne commence pas, cela existe depuis des décennies (même si cela augmente ces derniers temps). Ce qui m’inquiète, c’est que, justement, on n’entend que ces « bras cassés » qui ont pignon sur rue et monopolisent les médias. Peu importent leurs mensonges, leurs erreurs ou leur mauvaise foi, ils sont les seuls a avoir l’oreille des médias et distillent leurs bêtises. A noter que cela ne fait que s’accélérer depuis le début de l’année, comme tend à le prouver la pléthore de candidats (hélas en vue), chaque jour plus nombreux, à votre concours pour débiles (les candidats, pas le concours). Tout cela pour dire que je crains que, contre les faits, cette année ne marque le renouveau de ces « escrolos » qui risquent de trouver, grâce à Hollande, une nouvelle jeunesse et nous faire repartir vers une période de grande peur de la chimère du réchauffement anthropique comme à la fin du siècle dernier…

11.  Michael | 20/05/2015 @ 18:21 Répondre à ce commentaire

un autre: Paul Polman le grand patron de Unilever

Unilever boss urges world leaders to reduce carbon output
http://www.bbc.com/news/business-32740359

Chief executive Paul Polman said governments must set clear CO2 targets to force low-carbon innovation. Speaking ahead of a business climate summit in Paris this week, he urged fellow chief executives to help create a “political licence” for politicians to promote clean energy.

12.  Bob | 20/05/2015 @ 18:36 Répondre à ce commentaire

Michael (#11),
Si vous financez, à grande échelle, les énergies renouvelables et tout le toutim; ne vous attendez pas à ce que, ni les gros industriels, ni les fournisseurs d'énergie, ni les scientifiques (du climat) ne vous en disent du mal. Au contraire. Ces gens-là font comme les girouettes et Edgar Faure, ils tournent avec le vent (et les crédits).

13.  scaletrans | 20/05/2015 @ 22:59 Répondre à ce commentaire

Bob (#12),

C’est un peu ce qu’exprime François Gervais à la fin de sa conférence: il y a des rivières de pognon à récupérer (45 trillions en quelques dizaines d’années soit presque autant que la dette publique mondiale).

14.  the fritz | 20/05/2015 @ 23:09 Répondre à ce commentaire

Hug (#7),

les majors du pétrole face au risque climatique

Dommage que Moustache ne soit plus là ; je pense qu’il aurait moins manié la langue de bois que Pouyanné

15.  Bob | 20/05/2015 @ 23:24 Répondre à ce commentaire

Reuters : Les entrepreneurs à Hollande : D’accord pour vous aider pour la COP21 mais … aboulez le fric ! QOD.

16.  Marco33 | 21/05/2015 @ 12:57 Répondre à ce commentaire

J’ai un potentiel grand vainqueur hebdomadaire : le magazine « Le Point » que je viens d’acheter (erreur?…..). Page 94 :
Titres et sous-titres : »Pôles, la fonte irréversible » « Les deux calottes glaciaires sont condamnées. »
Et ça commence ici :
« Le coup et parti! Dans un siècle, deux tout au plus, les deux plus grandes calottes glaciaires, celle du continent Antarctique et celle du Groenland », auront fondu en grande partie, provoquant l’exode d’une bonne partie de l’humanité. »
Et la dernière phrase :
« A plus ou moins long terme, les calottes glaciaires disparaîtront. »

Article écrit par Frédéric Lewino.

17.  Marco33 | 21/05/2015 @ 13:09 Répondre à ce commentaire

Marco33 (#16), Etrangement, je ne retrouve pas l’article sur leur site…. Même s’il y a d’autres âneries qui ne peuvent prétendre concourir au Climathon.

18.  MichelLN 35 | 21/05/2015 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#13),

J’ai entendu parler de trillions ce matin sur RanceInter et le journaliste parlait de plusieurs dizaines de milliards, de milliards.

N’est ce pas mille milliards = 1 trillion, comme 1000 millions = un billion = pour nous 1 milliard ?

19.  Nicias | 21/05/2015 @ 17:48 Répondre à ce commentaire

MichelLN 35 (#18),

Un trillon (Europe)=un million de million de million= 10 puissance 18
Un trillon (US)= 1000 billions (US)= 1000 milliards (Europe).

20.  luc | 22/05/2015 @ 9:13 Répondre à ce commentaire

Tiens un compétiteur: Shell

21.  the fritz | 22/05/2015 @ 9:17 Répondre à ce commentaire

un bon client ,
Pour Tarzan : je ne suis pas un journaliste spécialisé en politique, il suffit de lire ce que j’écris pour le savoir, et cela ne m’empêche pas d’avoir des opinions politiques.
Surtout, vous auriez du comprendre que les « hiatus » de la courbe de température des 50 dernières années, marquée par la tendance au réchauffement, n’existent que parce qu’il y a des « acceleratus ». Sinon, la courbe n’aurait pas cette allure globale montrant ce réchauffement, elle serait déclinante au fur et à mesure de l’addition des hiatus. Ces hiatus et acceleratus sont pour l’essentiel dus aux oscillations océaniques, il faut donc les étudier, mais ils n’ont rien à voir avec la « pause » inventée de toute pièce par les climatosceptiques qui voulaient par là signifier que le réchauffement climatique du à l’intensification de l’effet de serre s’était arrêté. La confusion de vocabulaire entretenue par ces menteurs trouble le débat public, et manifestement vous même. Le « on aime bien les choses simples » ne concerne ni les climatologues (dont les modèles reproduisent de mieux en mieux les hiatus et acceleratus donc écrire qu’ils refusent la complexité ou ne comprennent rien à ces oscillations est faux) ni mon travail d’explication au grand public de ce volet de la science, j’ai toujours pris soin d’expliquer ce qu’il y avait de complexe dans le climat et aussi d’incompris.
Cordialement, et en espérant que vous prendrez la peine de lire ce que j’ai publié sur ces incompréhensions et cette complexité (vous avez le choix : archives de Libération et livres) avant de vous lancer dans des affirmations aussi péremptoires que fausses à cet égard.
Sylvestre Huet

22.  scaletrans | 22/05/2015 @ 9:57 Répondre à ce commentaire

the fritz (#21),

Il est au top en permanence, on devrait le récompenser pour l’ensemble de son œuvre.

23.  Nicias | 22/05/2015 @ 10:05 Répondre à ce commentaire

the fritz (#21),

Après nous avoir traité de « menteurs » puis expliqué qu’il « n’accuse pas « les gens » de mentir », Huet a fermé les commentaires.

C’est un peu bizarre de nous accuser d’entretenir la confusion dans le vocabulaire. C’est quand même pas nous qui avons eut l’idée bizarre d’appeler ça le « hiatus« . Il est clair que Huet confond le « hiatus » (divergence modèles-mesures) avec le « slowdown ». Quand à la pause, elle existe bel et bien dans la basse troposphère.

Je ne vais pas l’accuser de mentir, il croit peut-être sincèrement que « les modèles reproduisent de mieux en mieux les hiatus et acceleratus » qui « sont pour l’essentiel dus aux oscillations océaniques » et qu’il « faut donc les étudier ».

24.  Bernnard | 22/05/2015 @ 10:14 Répondre à ce commentaire

Nicias (#23),

Je ne vais pas l’accuser de mentir, il croit peut-être sincèrement que “les modèles reproduisent de mieux en mieux les hiatus et acceleratus”…

Il est irrécupérable, aveugle et prisonnier d’une construction mentale qu’il n’a pas la volonté de changer.
Lui dit la vérité et les autres mentent. c’est un cas psychologique.

25.  luc | 22/05/2015 @ 10:31 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#24),
Il doit se dire

S’il n’en reste qu’un, je serais celui-là

Sa bande de groupies l’a abandonné?

26.  the fritz | 22/05/2015 @ 11:40 Répondre à ce commentaire

Je suis pas politique (dixit SH)

Cette initiative est heureuse surtout dans la perspective de la tenue à Paris, en décembre prochain, de la COP-21

http://sciences.blogs.liberati.....limat.html

Une année 2015 nouveau record de chaleur apporterait de quoi ajouter un coup de pouce médiatique à la préparation de la COP-21

http://sciences.blogs.liberati.....%AAte.html
C’est vrai qu’il ne faudrait pas grand chose pour gagner quelques centièmes de degré et faire plaisir à Saint Sylvestre , on fait confiance à la NASA et a Gavin Schmidt
,

27.  JG2433 | 22/05/2015 @ 12:01 Répondre à ce commentaire

luc (#25),

S’il n’en reste qu’un, je serais celui-là

Jusque-là, je supposais que l’auteur de cette affirmation ne pouvait être que le « Dernier des Mohicans »…
Ainsi donc, celui-ci passerait alors « avant-dernier » ! 😈

Je suis déjà sorti… ➡

28.  pastilleverte | 22/05/2015 @ 21:18 Répondre à ce commentaire

On ne ‘en lasse pas, notre président bien aimé intervenant devant les entreprises:
http://www.elysee.fr/videos/de.....imat-quot/
3’05 un beau lapsus…11’18 le marché du carbone17’50 la fin du monde en cas d’échec ?
20’00 il passe aux aveux, il faudrait que l’accord intervienne AVANT la COP21…
Bon, Ok, je sais, on en va pas le nommer chaque semaine, d’autant plus qu’il ne semblait pas très à l’aise en prononçant ce discours, peut être rédigé par Laurence Tubiana (ça y ressemble pas mal !)

29.  Laurent Berthod | 22/05/2015 @ 23:39 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#28),

Vous l’avez déjà vu à l’aise prononçant un discours ? Éloquence nulle, lapsus, redoublement systématique du sujet, etc… Culture en dessous du niveau zéro. Je me demande comment il n’a pas été recalé au grand oral de l’ENA. Du copinage sans doute.

30.  Gilles des Landes | 23/05/2015 @ 10:08 Répondre à ce commentaire

Proposition de candidature pour le Climathon : L’observatoire des saisons, et notamment Isabelle Chuine. Bon, c’est une peu facile, le parrain de l’ODS est Jean Jouzel.
On apprend que plus de quarante scientifiques travaillent sur le programme « climat-biodiversité » et sont un peu enquiquinés par la « pause » qui semble être reflétée dans les phénologies végétales ou animales… Très fort !
Ce qui est extraordinaire, c’est que les données sont collectées dans le cadre d’une opération de science participative.
Les collecteurs sont bien évidemment des convaincus du « changement climatique », ce qui peut permettre d’arranger certaines données (je me trompe ?).
Ah, le lien : http://www.tela-botanica.org/a.....6904.html#

31.  pastilleverte | 23/05/2015 @ 10:49 Répondre à ce commentaire

Laurent Berthod (#29),
Ou alors c’est Marie Ségolène qui lui soufflait les réponses ?

32.  Laurent Berthod | 23/05/2015 @ 18:18 Répondre à ce commentaire

pastilleverte (#31),

Elle est aussi inculte que lui, la bravitude !

33.  ck66 | 24/05/2015 @ 6:11 Répondre à ce commentaire

Vu hier soir sur scifi dans  » aux frontières de l’univers » : il y est affirmé que la terre a conservé ses océans grâce … au co2 atmosphérique , un peu plus loin , les températures de Vénus sont dues a la concentration très élevée des co2 .
Je ne suis pas spécialiste pour un sou mais j’ai toujours lu que l’atmosphère et la magnétosphère étaient les garants de la survie des océans , et pour Vénus que le moteur principal était une pression considérable et un volcanisme puissant , l’effet de serre n’étant pas prédominant mais une résultante .
Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne .

34.  devinplombier | 24/05/2015 @ 9:56 Répondre à ce commentaire

il aurait fallu mettre un copyright

.

35.  luc | 24/05/2015 @ 10:17 Répondre à ce commentaire

Tiens, les religions à la rescousse dans Le Monde

Qui a encore rigolé?

36.  Bernnard | 24/05/2015 @ 10:26 Répondre à ce commentaire

luc (#35),
Comme cela les choses sont claires:
Climatologie moderne= Religion

37.  CK66 | 24/05/2015 @ 11:02 Répondre à ce commentaire

 » Nicolas Hulot avait appelé dans Le Monde les autorités religieuses à « provoquer un sursaut de conscience face à la crise climatique actuelle ».

Pour contribuer à cette mobilisation, le militant écologiste s’est rendu trois fois au Vatican, a tenté de convaincre le pape d’aller au symbolique Mont-Saint-Michel lors d’un voyage en France initialement envisagé en 2015, et a aussi rencontré le patriarche de Constantinople Bartholomée. « 

La science ne suffit plus ?? Attention à ce que la Terre ne redevienne pas plate et le centre de l’univers !!

38.  Eloi | 24/05/2015 @ 11:25 Répondre à ce commentaire

ck66 (#33),

Mes éléments (un peu parcellaires, et pas vraiment chronologiques, tout de même) :
* Sous l’effet des UV et du vent solaire, la vapeur d’eau se décompose dans la haute atmosphère et conduit peu à peu à la perte d’hydrogène, dont une très faible quantité atteint la vitesse de libération (agitation thermique) et est soufflée au loin par le vent solaire. Les facteurs prédominants sont alors la température, mais surtout la masse de la planète. Ce phénomène aurait conduit à l’évaporation (assez rapide) des océans primordiaux de Mars, petite planète ; la sonde MAVEN est arrivée en orbite de Mars en septembre 2014 pour étudier cette évaporation. La Terre et Vénus ayant une masse proche, elles sont a priori sur un pied d’égalité.
* A la différence de la Terre, sur Vénus, la proximité du Soleil aurait conduit à une atmosphère plus chaude et humide. Plus de chaleur et d’humidité, une atmosphère en outre plus dilatée (et peut-être un vent solaire plus intense), conduirait à plus de perte d’hydrogène dans l’espace interplanétaire selon le phénomène ci-dessus. Le phénomène se serait emballé (le fameux « tipping point ») du fait de la puissance de l’effet de serre induit par la vapeur d’eau. Ce phénomène aurait conduit à la perte de tout les océans de Vénus.
* Il y aurait également une différence géologique : l’activité géologique sur Terre avec quelques grandes plaques, alliée à l’action de l’eau conduit à former les calcaires, et permet l’enfouissement régulier du CO2. Même s’il est ensuite dégazé par le volcanisme, il semble que ce mécanisme conduise à long terme à une perte de CO2 atmosphérique sur Terre (conduisant certains à prophétiser la mort de la biosphère par manque de CO2, cf. Vie et Mort de la Planète Terre. Sur Vénus, il semble que moins d’eau, lubrifiante, ait conduit à une tectonique avec une multitude de plaques, qui se brisent plutôt que conduire à des zones de subduction, et par ailleurs à une moindre formation de calcaire.

Je ne saurais placer ces éléments dans un ordre chronologique et les quantifier l’un par rapport à l’autre.

39.  the fritz | 24/05/2015 @ 14:57 Répondre à ce commentaire

Eloi (#38),
98% pour cent des calcaires dans la croûte terrestre sont d’origine organiques
Et si la température à la surface de Vénus est si chaude, c’est pas la faute du CO2, c’est la pression qui ne laisse pas échapper la chaleur de Vénus; le CO2 n’a pas de raie d’absorption à la température de surface de Vénus et la température dans son atmosphère , à un poil près , est la même que celle sur Terre à même pression

40.  Bernnard | 24/05/2015 @ 16:51 Répondre à ce commentaire

the fritz (#39),
J’ai besoin que vous m’éclairiez je cherche à comprendre.
Quand vous dites :

98% pour cent des calcaires dans la croûte terrestre sont d’origine organiques

À quel moment de la formation de la terre situez-vous l’origine du calcaire ?
Sinon j’ai du mal à comprendre
Le calcaire c’est CaCO3 majoritairement.
Je comprends que la partie carbonate vienne du CO2 qui pourrait avoir une origine organique
Mais le calcium majoritairement et accessoirement le magnésium : quel était leur contre-ion à l’origine de la formation de la terre ?
Personnellement, je ne vois que CaO (ou MgO). Cependant, à l’origine, il devait aussi y avoir du CO2
CaO +CO2 donne CaCO3 et donc se serait du calcaire minéral.

Si je fais une erreur, elle est où ?

Pour compléter
Il faut savoir que si à l’origine, la température de la terre était supérieure à 800°C le calcaire se décompose pratiquement totalement en CO2 et CaO. C’est comme cela que l’on fait de la chaux.
En refroidissant au dessous de 800°C c’est la réaction inverse qui se fait
et avant la vie (à mon avis), c’est du CaCO3 minéral qui préexistait. Que celui-ci soit devenu organique (pour 98%) après que le CO2 lui même soit passé par la vie ça je comprends bien.

41.  CK66 | 24/05/2015 @ 17:39 Répondre à ce commentaire

Merci d’avoir pris le temps de la réponse .

42.  MichelLN 35 | 24/05/2015 @ 18:19 Répondre à ce commentaire

the fritz (#39),

« à un poil près » . Pas tout à fait tout de même. A ~50 °C près si je me souviens bien pour 1 atmosphère et cela correspond juste au rapport du carré des distance respectives au soleil, si je me souviens bien.

Cf sur notre site, ma première traduction de Harry Dale Huffmann, intitulée « Venus no serre » pour les calculs adéquats et, sur son site les plus récents développements jusqu’au 15 mai 2015 je crois.

43.  luc | 24/05/2015 @ 19:29 Répondre à ce commentaire

Allez, pour ceux qui en auraient besoin Le petit dico du Parisien

44.  the fritz | 24/05/2015 @ 20:04 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#40),
Je vois qu’il ne faut pas pinailler , je vais donc faire simple
98 % des calcaires dans la croûte terrestre sont fait de débris de coquilles de bébêtes ou des encroûtements algaires , soit déposés in situ , soit remaniés lors de phénomènes d’érosion suite à des orogénies ; 2 % sont d’origine minérale par précipitation lors de l’évaporation de l’eau de mer dans des séries évaporitiques .
Cela c’est une constatation de l’étude des plaques minces des carbonates
Quand on fait ce genre d’analyse , que vous regardiez les sédiments d’il y a 2 milliards d’années , ou que vous faites le constat sur tous les sédiments que l’on connaissent , c’est pareil
Pour la température, les données les plus vieilles donnent dans les 80° c pour les océans , allez je dirais il y a 4 milliards d’années
Le Ca provient de l’altération des roches magmatiques , le CO2 devait être dans l’atmosphère; je ne prétends pas que tout le CO2 des carbonates étaient dans l’atmosphère dès le début ; on peut penser que l’activité tectonique dans ces débuts étaient plus actives et que l’activité volcanique dégazait bien plus que maintenant; mais je croîs que tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a quatre milliards d’années il y avait une ou plusieurs dizaines de bars de CO2 dans l’atmosphère
Et avant la vie , il n’y avait pas de Ca CO3 sur Terre

45.  Bernnard | 24/05/2015 @ 20:54 Répondre à ce commentaire

the fritz (#44),
Merci de votre réponse. Je prends note que le CO2 était dans l’atmosphère à l’origine et que tout le monde s’accorde pour dire cela et qu’il proviendrait du dégazage (du magma, je pense?).
La source du calcium m’intrigue encore, mais je me documente. Il est vrai que la chimie, parfois, m’amène à me poser des questions tordues.
Jusqu’ici, j’en étais à la formation de la terre par l’agrégation de minéraux provenant d’astéroïde qui la bombardaient (là aussi, je crois que c’est ce que tout le monde admet).
Je me demande quand même comment le CO2 gazeux est arrivé avec ces astéroïdes. Pour moi, j’imaginais qu’il était lié par des liaisons covalentes et/ou ioniques aux alcalinoterreux (dont le calcium) et que la chaleur intense du bombardement par les planétoïdes l’avait dissocié.
Bon, je suis conscient que dans ce domaine, on ne pourra qu’avancer des hypothèses les plus en accord avec les observations et analyses.
Je ne suis pas spécialiste du tout en géologie et minéralogie et je vous fais confiance

46.  the fritz | 24/05/2015 @ 22:05 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#45),

Je me demande quand même comment le CO2 gazeux est arrivé avec ces astéroïdes

Faudra poser la question à Reeves ou Brahic; en ce qui me concerne , je ne me pose des questions que lorsqu’on a des témoins palpables .

47.  Bernnard | 24/05/2015 @ 23:00 Répondre à ce commentaire

the fritz (#46),
Oui.
Ce que vous m’avez dit ne s’oppose pas à ce que je vous écrivais.
Simplement, je pense que le CO2 s’est retrouvé isolé au cours du refroidissement par la formation d’une croûte ( comme un ciment avec la silice, l’alumine… ) où il s’est retrouvé dans l’impossibilité de se recombiner avec les matériaux alcalins du magma et il est donc resté dans l’atmosphère.
Là-dessus, je ne suis pas assez calé pour me faire une idée.
Les témoins palpables, je crois qu’il va falloir les trouver
Merci encore une fois.

48.  williams | 24/05/2015 @ 23:40 Répondre à ce commentaire

the fritz (#21),

un bon client ,
Pour Tarzan : je ne suis pas un journaliste spécialisé en politique, il suffit de lire ce que j’écris pour le savoir, et cela ne m’empêche pas d’avoir des opinions politiques.
Surtout, vous auriez du comprendre que les “hiatus” de la courbe de température des 50 dernières années, marquée par la tendance au réchauffement, n’existent que parce qu’il y a des “acceleratus”. Sinon, la courbe n’aurait pas cette allure globale montrant ce réchauffement, elle serait déclinante au fur et à mesure de l’addition des hiatus. Ces hiatus et acceleratus sont pour l’essentiel dus aux oscillations océaniques, il faut donc les étudier, mais ils n’ont rien à voir avec la “pause” inventée de toute pièce par les climatosceptiques qui voulaient par là signifier que le réchauffement climatique du à l’intensification de l’effet de serre s’était arrêté. La confusion de vocabulaire entretenue par ces menteurs trouble le débat public, et manifestement vous même. Le “on aime bien les choses simples” ne concerne ni les climatologues (dont les modèles reproduisent de mieux en mieux les hiatus et acceleratus donc écrire qu’ils refusent la complexité ou ne comprennent rien à ces oscillations est faux) ni mon travail d’explication au grand public de ce volet de la science, j’ai toujours pris soin d’expliquer ce qu’il y avait de complexe dans le climat et aussi d’incompris.
Cordialement, et en espérant que vous prendrez la peine de lire ce que j’ai publié sur ces incompréhensions et cette complexité (vous avez le choix : archives de Libération et livres) avant de vous lancer dans des affirmations aussi péremptoires que fausses à cet égard.
Sylvestre Huet

Les réchauffistes ne veulent pas qu’on utilise le mot « pause » ou d’autre expression voulant dire la même chose mais acceptent à la rigueur « hiatus » alors que ce mot veut dire la même chose.

Ils jouent avec les mots car un hiatus c’est une coupure… donc une pause temporaire entre 2 réchauffements tel comme ce fut cas entre celui de 1910-1945 et celui de 1976-1998.

Ici : http://dictionnaire.reverso.ne.....ais/hiatus ils disent (=pause) :

hiatus
n
(=pause) coupure f , lacune f
(LINGUISTICS) hiatus m

Ou encore ici http://journaldelenergie.com/c.....-ralentir/ on nous dit bien : « Les climatologues appellent cette pause un hiatus…« .

Donc étonnant que rien que pour cela que ça semble déranger bp de ces personnes.

Williams

49.  ck66 | 25/05/2015 @ 5:33 Répondre à ce commentaire

Du pinaillage de cours de récréation quand on n’a plus d’argument solide a opposer … rien de plus .

50.  Ecophob | 25/05/2015 @ 12:56 Répondre à ce commentaire

luc (#35), il faudrait de toute urgence ouvrir les yeux des représentants de ces religions en leur envoyant un texte expliquant la supercherie. Il est vraiment dommage qu’il n’existe pas de forces de contre réaction en France pour contrer ces Nhulots. Ce serait peut être L’AFCO qui pourrait s’y coller ?