La COP 21 va régler le thermostat de la planète

Par USBEK membre du collectif des climato-réalistes

195 Etats membres vont se réunir à Paris du 30 novembre au 11 décembre pour trouver un accord sur une réduction des émissions de GES censée permettre de limiter la hausse de la température du globe à 2°C en 2100[1],

100 milliards de dollars par an doivent être mobilisés pour alimenter un fonds d'aide à la transition dans les pays du Sud qui s'ajouteraient à l'aide publique au développement (APD).

146 Etats ont rendu leurs contributions : l'écart entre les prescriptions du GIEC pour atteindre l'objectif des 2°C et les propositions des Etats est d'ores et déjà patent.

L'idée qu'une négociation internationale puisse parvenir à "régler" la température de la planète en 2100 apparaît totalement surréaliste au regard de l'ampleur des incertitudes scientifiques.

Selon le GIEC : l'objectif + 2°C implique de diviser par 2 les émissions

Selon le rapport AR5 du GIEC[2], la limitation du réchauffement à moins de 2 °C nécessiterait que les émissions cumulées de toutes les sources anthropiques de CO2 de 1860 à 2100 soient inférieures à 1 000 Giga tonnes de carbone ; et encore ce résultat ne serait obtenu qu'avec une probabilité supérieure à 66%.

Considérant que les émissions anthropiques cumulées de CO2 jusqu'en 2011 sont estimées à 515 GtC, il s'en suit que le total des émissions entre 2011 et 2100 ne devrait pas dépasser 485 GTC, soit une moyenne annuelle de 5,4 GTC sur cette période de 89 ans.

Les émissions anthropiques annuelles de CO2 étant  estimées à 10,5 GtC an, c’est donc à une division par 2 des émissions de CO2 à laquelle il faudrait procéder pour atteindre l’objectif; les réductions sont encore plus drastiques si l'on prend en compte les autres Gaz à effet de serre[3].

Cet objectif correspond au scénario RCP2.6 du GIEC[4], scénario très volontariste d’atténuation des émissions puisqu'il conduirait à une concentration de Gaz à effet de serre de 475 ppm, à peine supérieure au niveau actuel (400 ppm).

Il faut noter que le GIEC ne dit pas que le scénario RCP 2.6 permettrait de limiter le réchauffement à 2°C ; le GIEC dit que selon ce scénario le "dépassement de 2°C est improbable avec un degré de confiance moyen [5]".

Les contributions des Etats : le compte n'y est pas

Selon Laurent Fabius, l'accord doit être universel et contraignant.

Or Les contributions que doivent remettre les parties avant la conférence de Paris (INDC, pour Intended Nationally Determined Contribution) sont des intentions et non des engagements.

Ces contributions se présentent donc sous des formes très variées : la réduction des émissions peut être exprimée en valeur absolue par rapport à une date, ou en valeur relative ; le périmètre des gaz couverts par l'engagement et les secteurs économiques visés peuvent varier; les contributions peuvent ou non prendre en compte les puits de carbone ou les émissions associées aux changements d'affectation des sols ( ce dernier point étant source de divergences entre les contributions, en particulier pour les pays forestiers).

A ce jour, 146 Etats sur 195 ont rendu leurs contributions :

– Union européenne : réduction d'au moins 40% des émissions entre 1990 et 2030.

– Etats Unis : réduction d'au moins 26 à 28% des émissions entre 2005 et 2025.

– Russie : réduction de 25 à 30% des émissions entre 1990 et 2030. Engagement indicatif et conditionné à l'accord final.

– Chine : pic des émissions "vers 2030" ou plus tôt si possible. La Chine propose aussi de porter à 20% la part des énergies décarbonées en 2030 et de réduire de 60 à 65% entre 2005 et 2030 l'intensité carbone de son économie.

– L'Inde (au 4e rang des plus émetteurs) n'a pas quantifié la réduction de ses émissions : les énergies renouvelables fourniront 40% de son électricité à l'horizon 2040 et son "intensité carbone" (émissions par point de PIB) réduite de 35% d'ici à 2030 par rapport à 2005.

– Le Japon[6] prévoit une réduction de 26% de ces émissions d’ici à 2030.

Un accord universel et contraignant dans ce contexte ? on peut en douter

Une agitation diplomatique absurde au regard des incertitudes scientifiques.

L'impasse totale dans laquelle la communauté internationale s'est placée en s'imposant dans l'urgence ce programme de réduction apparaît d'autant plus surréaliste que les incertitudes scientifiques sur l'effet réel des émissions sont très grandes, comme cela est  d'ailleurs implicitement reconnu par le GIEC.

Ces incertitudes sont à 2 niveaux :

– d'une part on ne sait pas déterminer avec précision la concentration de CO2 anthropique à venir dans l'atmosphère compte tenu des incertitudes du cycle du carbone ;

– d'autre part la sensibilité réelle du climat à l'augmentation du CO2 n'est connue qu'avec une importante plage d'erreur.

Les incertitudes du cycle du carbone

Pour mesurer l'ampleur de ces incertitudes, il suffit de mentionner la difficulté que représente la simple estimation de la concentration en dioxyde de carbone de l'atmosphère selon les scénarios d'émission.[7]

Onze modèles utilisés par le GIEC ont produit des résultats variant de 1 à 10[8]

En vue de l’élaboration de son 4ème rapport, le GIEC a fait travailler plusieurs laboratoires sur les divers scénarios d’émission entre 2000 et 2100.

Onze modèles utilisant un protocole commun devaient calculer la croissance de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, après échanges avec les océans et la biosphère.

Les résultats sur la concentration du CO2 dans l’atmosphère en 2100 obtenus par les différents modèles présentaient une dispersion de 1 à 10.

Pour les deux modèles extrêmes le CO2 supplémentaire variait entre 20 et 200 ppm ; pour la majorité des modèles les résultats se situent entre 50 et 100 ppm.

Le 5ème rapport du GIEC a donc fait l'impasse sur le cycle du carbone

Au vu de ces incertitudes, le GIEC a choisi pour son dernier rapport AR5 de définir ses 4 scénarios RCP (Representative Concentration Pathway) en termes de valeurs préétablies de concentration de Gaz à Effet de serre et non en termes de niveau d’émission comme dans ses précédents rapports.

Le GIEC s'est ainsi affranchi des incertitudes du cycle du carbone, comme cela est explicitement indiqué dans son rapport de 2013 :

"Les RCP utilisés dans le RE5 sont définis comme des profils de concentration et donc les incertitudes liées au cycle du carbone affectant les concentrations atmosphériques en CO2 ne sont pas prises en compte dans les simulations CMIP5 forcées par des concentrations". (GIEC AR5 Résumé Pour Décideurs  Groupe de travail n° 1 (Page 18).

Aux incertitudes du cycle du carbone s'ajoutent celles de la sensibilité réelle du climat à l'augmentation de Gaz à Effet de Serre.

La sensibilité climatique est définie comme le changement de la température moyenne du globe en surface sous l’effet d’un doublement de la concentration du CO2 atmosphérique.

Il est admis (et cela n'est pas controversé) qu'un doublement de la concentration de CO2 induirait une élévation de la température de l'ordre de 1°C.

Le reste du réchauffement prévu par les modèles en 2100 (jusqu’à +4,8°) serait dû à un supposé effet amplificateur des nuages et de la vapeur d’eau ; or le comportement de la vapeur d’eau et des nuages (notamment les nuages bas) dans l’atmosphère est loin d’être complètement compris, ce que le GIEC admet dans son rapport de 2013 :

"La plupart des modèles supposent une rétroaction positive des nuages bas, mais ce comportement n'est pas bien compris ; aussi nous ne sommes pas certains que cela est réaliste.[9] "

Dans son ouvrage "Combien pèse un nuage?" Jean-Pierre CHALON[10], Directeur de l'Ecole Nationale de la Météorologie, expert auprès de l'Organisation Météorologiste Mondiale, confirme l'incertitude due au comportement des nuages; il écrit :

"l'impact global des nuages sur le bilan radiatif de la planète est 40 fois supérieur à celui attribué aux variations des teneurs en gaz à effet de serre enregistrées au cours de ces 10 dernières années".

C'est pourquoi le GIEC exprime la sensibilité du climat dans des fourchettes assez larges et en termes probabilistes[11] ; selon son rapport AR5 :

– Il est probable que la sensibilité climatique à l’équilibre se situe entre 1,5 et 4,5 °C (degré de confiance élevé) ;

– extrêmement improbable que la sensibilité climatique à l’équilibre soit inférieure à 1 °C (degré de confiance élevé) ;

– très improbable que la sensibilité climatique à l’équilibre soit supérieure à 6 °C (degré de confiance moyen).

CONCLUSION

La mise en scène apocalyptique du réchauffement climatique est non seulement malhonnête elle est aussi inefficace et contreproductive.

Malhonnête parce que la présentation alarmiste de la question climatique masque au public l'ampleur des incertitudes scientifiques.

Inefficace car sauf à instaurer un ordre mondial autoritaire, on ne mettra jamais d'accord 193 Etats sur une réduction drastique des GES quand 1/4 de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable et à l'électricité.[12]

Contreproductive enfin car même en admettant les effets potentiellement dangereux des Gaz à Effet de Serre, le parti pris d'alarmisme empêche une application raisonnable du principe de précaution, les gouvernements se trouvant placés devant des choix impossibles à faire.

J'ajouterai la parfaite hypocrisie des dirigeants politiques qui font semblant d'ignorer que la croissance économique et la réduction drastique et brutale des Gaz à effet de serre sont des objectifs parfaitement incompatibles.


Références :

[1] par rapport au  niveau préindustriel 1861-1880

[2] GIEC AR5 GR 1 : Résumé Pour Décideurs page 25 : "limiter le réchauffement dû aux seules émissions anthropiques de CO2 à moins de 2 °C relativement à 1861-188022, avec une probabilité > 33 % , > 50 % et > 66 % nécessitera que les émissions cumulées de toutes les sources anthropiques de CO2 soient respectivement comprises entre 0 et environ 1 570 GtC (5 760 GtCO2), 0 et environ 1 210 GtC (4 440 GtCO2) et 0 et environ 1 000 GtC (3 670 GtCO2), depuis cette période…

[3] …Les bornes supérieures de ces estimations sont respectivement réduites à environ 900 GtC (3 300 GtCO2), 820 GtC (3 010 GtCO2) et 790 GtC (2 900 GtCO2), si l’on prend en compte les forçages autres que celui du CO2 comme dans le RCP2,6.  En 2011, le total déjà émis s’élevait à 515 [445 à 585] GtC (1890 [1630 à 2150] GtCO2)"

[4] Selon le GIEC, un réchauffement au-delà de 2 °C est probable pour RCP6,0 et RCP8,5 (degré de confiance élevé), plus probable qu’improbable pour RCP4,5 (degré de confiance élevé), improbable pour RCP2,6 (degré de confiance moyen).

[5] Degré de confiance moyen = "à peu près 5 chances sur 10" – improbable = probabilité < 33% (IPCC : Report on Addressing Uncertainties)

[6] Depuis l’accident nucléaire, le Japon n’est parvenu à relancer qu’un seul de ses réacteurs construit des centrales au charbon pour compenser la perte de production d’électricité d’origine nucléaire.

[7] Cf Katia et Guy Laval : "incertitudes sur le climat" (Belin) page 10 et 11

[8] Climate–Carbon Cycle Feedback Analysis: Results from the C4 MIP Model Intercomparison. Journal of climate July 2006

[9] Low clouds contribute positive feedback in most models, but that behaviour is not well understood, nor effectively constrained by observations, so we are not confident that it is realistic. [7.2.4, 7.2.5, 7.2.6, Figures 7.9–7.11].

[10] "J.P. Chalon "Combien pèse un nuage? – EDP Sciences

[11] IPCC Assessment Report on Addressing Uncertainties :

High confidence : About 8 out of 10 chance – Medium confidence : About 5 out of 10 chance

Likely > 66% probability About as likely as not 33 to 66% probability – Unlikely < 33% probability- Very unlikely < 10% probability- Exceptionally unlikely < 1% probability

[12]         Selon l'AIE plus de 1,3 milliard de personnes n'ont pas accès aux services énergétiques modernes.

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125 Comments     Poster votre commentaire »

101.  Nicias | 23/10/2015 @ 17:02 Répondre à ce commentaire

Sam (#93),

Je pourrais être moins flou mais pas sur mon téléphone et sans documentation.
C’est le produit d’un modèle mais il s’appuie sur des choses biens maîtrisées.

Pour les conventions sur les rétroactions, je ne sais pas ce que vous voulez dire. A vrai dire, ce chiffre de l’effet « nu » du CO2 comporte deja une reaction du gradient Murps (#96), yyde température.

phi (#97),

On a des observations sur le profil vertical de la troposphére.

Les 3K sont le best guess de l’AR4 à l’intérieur de l’enveloppe des résultats des modèles (2 à 4,5K à l’époque pour le « likely »). Ils ne découlent en aucun cas « automatiquement » du premier K (en fait 1 à 1,2K). En gros, dedans, on a 1K de CO2, un K pour l’humidité et un K pour les nuages.

Murps (#96),

Oui, sans blague.
Je défie quiconque de prouver le contraire.
En l’occurrence USBEK peut à raison dire que ce chiffre ne fait pas débat.

102.  phi | 23/10/2015 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101),

On a des observations sur le profil vertical de la troposphére.

Non, pas d’observations qui feraient, même de loin, penser que la structure radiative n’a pas d’impact sur le gradient. Et c’est toute la question.

Ils ne découlent en aucun cas “automatiquement” du premier K

Ils découlent directement de l’hypothèse sur le gradient, donc de la partie centrale de la théorie.

En gros, dedans, on a 1K de CO2, un K pour l’humidité et un K pour les nuages.

Je ne sais pas d’où vous tirez ça. La rétroaction sur la vapeur d’eau vaut à peu près la rétroaction totale parce que les autres s’annulent.

103.  Christial | 23/10/2015 @ 19:57 Répondre à ce commentaire

Bienvenue au club M. Ferry

http://www.lefigaro.fr/vox/soc.....-ferry.php
http://www.lecolocritique.fr/a.....1445441422

Honte à Ferry, le voilà passé dans le camp du mal.
Non pas qu’il réfute le réchauffement anthropique mais il se pose des questions. C’est déjà beaucoup trop !
Treiner a essayé de le ramener dans le droit chemin mais Ferry continue dans l’hérésie et le blasphème.
Qu’il sache qu’il est désormais tout en bas de l’échelle de respectabilité sociale et que les journalistes bien pensants ont ordre de tirer à vue.

104.  Bob | 23/10/2015 @ 20:14 Répondre à ce commentaire

Christial (#103),
Luc Ferry, ce n'est pas d'aujourd'hui. Il est l'un des rares hommes politiques à oser dire ce qu'il pense à ce sujet. Et, en général, avec talent.
Quant au "scientifique" qui l'interpelle, il était sur les barricades en 68 du côté des Trotskystes les plus hards et il n'a pas changé d'un poil depuis.
Il raconte pas mal de contre-vérités. je me demande s'il a pris la peine de regarder, une fois, les graphiques de près.
Quant au style, c'est du Huet. C'est tout dire.

105.  lemiere jacques | 23/10/2015 @ 20:21 Répondre à ce commentaire

Christial (#103), Christial (#103), réponse curieuse en effet, alors que le scepticisme porte sur la valeur des modèles, les raisons invoquées pour le hiatus n’apporte pas vraiment de l’eau au moulin modélisé…si les échanges de chaleurs atmosphère océan sont mal compris comment apporter de crédit à la capacité d’un modèle à avoir reproduit le passé???

alors on a compris les modèles sont bons sous réserve que les échanges atmosphère ocean sont bien compris, et bien sûr ils le sont, sauf des fois mais c’est pas grave.

106.  Bob | 23/10/2015 @ 20:28 Répondre à ce commentaire

Christial (#103),
J’ajoute que la réponse de Ferry, est, au contraire, bien envoyée et oh combien véridique.

107.  the fritz | 23/10/2015 @ 20:56 Répondre à ce commentaire

Sam (#99), Sam (#99),
J’arrête, je suis tout sauf un puits de science (et je dis probablement pas mal de conneries).
—————-
En effet
Sans rancune

108.  Sam | 23/10/2015 @ 21:18 Répondre à ce commentaire

the fritz (#107),

lol, ça vole très haut. Je préférais encore le concentré d’ineptie de votre message précédent, auquel je répondais, faute de mieux, par quelques paraboles :

Sam
avez vous calculé la température moyenne de l’atmosphère ? : si si , on peut calculer des températures moyennes de tout , il suffit de passer par des chaleurs spécifiques et des capacités thermiques

La prochaine fois, quitte à lancer une question sans queue ni tête, renseignez vous donc sur la formulation des seuls termes de votre phrase qui sont supposés faire sens (Sam (#100))…

109.  Nicias | 23/10/2015 @ 21:20 Répondre à ce commentaire

the fritz (#107),

Comme j’ai trop de mal à éditer les commentaires, j’ai mis les deux derniers ou tu qualifies certains intervenants ici de négationnistes à la poubelle.

110.  Sam | 23/10/2015 @ 21:27 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#69),
et (s’il le souhaite) à the fritz (#94),

PS : comme aiment à le répéter les SH et autres débiles militants associés, Courtillot n’est pas climatologue (sans blague…) Ce (géo-)physicien a en tous cas un grand mérite, celui de ne jamais oublier de commencer ses conf. par ce genre de rappel :

« la moyenne des températures (régionales) n’est pas du point de vue thermodynamique une température« 

111.  the fritz | 23/10/2015 @ 21:41 Répondre à ce commentaire

Nicias (#109)

112.  the fritz | 23/10/2015 @ 21:42 Répondre à ce commentaire

the fritz (#111),
Nicias (#109)

113.  the fritz | 23/10/2015 @ 21:43 Répondre à ce commentaire

Je vois qu’on m’impose la sanction de Philippe Verdier ; bravo à skyfall

114.  the fritz | 23/10/2015 @ 21:45 Répondre à ce commentaire

Sam (#110),
C’est cela la réponse à ma question ?

115.  Sam | 23/10/2015 @ 21:51 Répondre à ce commentaire

the fritz (#114),

au premier degré, j’ai cru que votre dernier message était une invitation à s’en tenir là (entre nous).

Sinon, oui, c’était une réponse, entre autres, à votre question (#94). En français courant : vous pouvez bien faire tous les calculs que vous voulez ; son objet n’a pas de sens.

116.  Murps | 23/10/2015 @ 21:56 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101), le chiffre de la « sensibilité climatique » ne fait pas débat ????
Vous parlez bien de la relation entre Tmoy et [CO2](gaz) ?
Elle est bien bonne celle-là. Avez-vous seulement considéré la manière dont il est calculé ???

Qu’il ne fasse pas débat au sein des convaincus de la théorie de l’effet de serre, ça ne fait aucun doute. Quel scoop !
On ne sait même pas si la production de CO2 suit ou précède les variations de température, moyennes de températures qui d’ailleurs n’ont pas de signification comme le rappelle Courtillot. Alors comment voulez vous être certain que c’est bien la variation de CO2 qui induit le changement de température et pas le contraire ? Ou mieux que le CO2 ne change rien du tout ???
Il faut vous rendre à l’évidence, vous n’avez aucun élément observé qui vous permet d’affirmer que cette histoire de sensibilité de 1K est exacte, de la même manière que nulle part je n’ait trouvé de justification à cette valeur de 14 °C pour la Tmoyenne.

Cette volonté acharnée de s’accrocher à une théorie invérifiable et spéculative, sans expérimentations, uniquement parce que les pratiques actuelles semblent faire consensus pourrit le débat.
Dites vous que je me fiche du consensus, et ça ne devrait pas vous choquer plus que cela sur skyfall…

117.  Nicias | 24/10/2015 @ 15:35 Répondre à ce commentaire

Murps (#116),

Non, ce n’est pas la sensibilité climatique.
l’effet de serre additionnel élève l’altitude de la couche effective d’émission du CO2. A partir des propriétés optiques, ils calculent qu’elle s’élèvera en gros de 200 m (l’atmosphère devient plus opaque) Sa température baisse alors de 1K à cause du gradient « adiabatique ». Il faut alors revenir à l’équilibre radiatif et que la température augmente de 1K. C’est le calcul de l’effet nu du CO2 qui est « indépendant » de celui fait de la sensibilité par les complexes modèles globaux du climat.

118.  joletaxi | 24/10/2015 @ 17:17 Répondre à ce commentaire

Nicias (#117),

vous dites donc…200 m
après tout pourquoi pas?

mais cela me semble un peu plus complexe non

http://joannenova.com.au/2015/.....more-44830

la couche de CO2 émet à partir de +/- 7 kms ( en supposant que l’adiabatique soit stable ce qui en cas de réchauffement de la colonne me paraît douteux) jusqu’à 20 kms dans la stratosphère

mais si vous dites 200 m, on fera avec comme dirait l’autre

119.  Nicias | 24/10/2015 @ 18:00 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#118),

La couche d’émission a en fait l’épaisseur de l’atmosphère. Ce qui change avec l’altitude, c’est la probabilité qu’un photon émis par une molécule de CO2 rejoigne l’espace. A partir de ça on doit pouvoir calculer une moyenne pondérée appelée par convention altitude de la couche d’émission qui remonterait de 200m avec un doublement du CO2.

Les détails exacts importent peu mais c’est infiniment moins compliqué que dans un GCM. USBEK invoquait à l’origine un argument d’autorité (ce qui est tout ce qu’il y a de plus raisonnable quand on a des priorités dans son emploi du temps), le consensus.
À ma connaissance, ni Lindzen, ni Spencer, ni Curry, Singer, ni aucun « climato-sceptique » climatologue ne conteste ce chiffre.

120.  Murps | 24/10/2015 @ 19:16 Répondre à ce commentaire

Nicias (#119), faudrait leur demander…

On a déjà du poster le truc et j’ai déjà demandé, mais il y a plusieurs papiers qui calculent ce bouzin de 1° C, un petit lien si vous l’avez de suite sous la main pourriez-vous le fournir, sinon ne vous embêtez pas je trouverai tout seul.

121.  phi | 25/10/2015 @ 22:44 Répondre à ce commentaire

Nicias (#119),

À ma connaissance, ni Lindzen, ni Spencer, ni Curry, Singer, ni aucun “climato-sceptique” climatologue ne conteste ce chiffre.

Le K n’est pas un truc pour les climatologues mais pour les thermodynamiciens.

Je lance à ces derniers un défi, venir signer sur Skyfall les deux citations qui suivent (le 1 K dépend de leur absolue véracité) :

Le profil de température dans la troposphère n’est pas pas déterminé par les échanges radiatifs. Il est fixé par le brassage par les perturbations météorologiques et la convection nuageuse.
B. Legras http://www.lmd.ens.fr/legras/C.....atifNN.pdf (p. 39)

Le point essentiel est [que le gradient thermique] est indépendant des échanges radiatifs.
Jean-Louis Dufresne et Jacques Treiner http://www.lmd.jussieu.fr/~jld.....mi2010.pdf (p. 7)

122.  Murps | 25/10/2015 @ 23:57 Répondre à ce commentaire

phi (#121), c’est pas ce que Nicias a dit en Nicias (#119).

Il parle d’une interprétation à partir d’un photon qui… etc…
C’est bien du radiatif, non ?

123.  Nicias | 26/10/2015 @ 9:39 Répondre à ce commentaire

Murps (#122),

Pour calculer l’effet nu, il faut les propriétés optiques du CO2 et connaître le gradient de température.

124.  joletaxi | 26/10/2015 @ 11:28 Répondre à ce commentaire

joletaxi (#118),

on ne va pas réécrire la saga du bidulator,nous ne sommes plus assez jeunes pour espérer en connaître l’épilogue.

Comme je l’ai déjà dit, mais à quoi bon, tout le raisonnement est appliqué à une colonne standard d’atmosphère, ce qui est certes très instructif, mais qui n’a aucun sens dans la réalité.
Si le CO2 ,bien mixé, c’est un préalable, réchauffe la colonne à sa base, ce n’est plus la même colonne ,sa pression a changé,de fait sa densité,et l’adiabatique ne saurait être la même, ni être comparée au modèle d’origine.

J’habite maintenant en Dordogne, sur une hauteur, qui domine une succession de vallées, boisées, ou de prairies, et par le fait, j’ai une vue très étendue,sur des kms.
Et j’observe un phénomène que je connaissais déjà d’observations en mer, à savoir que coexistent constamment dans les basses couches, la vapeur d’eau qui est invisible, mais que l’on peut raisonnablement supposer présente,et ce que un commentateur qualifie avec beaucoup d’ apropos ,de aérosol d’eau.
L’observation sur le fond sombre boisé au loin permet de visualiser la présence d’un « brouillard « plus ou moins dense parfaitement invisible en d’autres circonstances.
Et ce « brouillard » na certainement pas les mêmes propriétés radiatives que la vapeur d’eau.
Ceci permet d’ailleurs d’émettre une autre hypothèse sur la formation des brouillards, qui n’est, selon moi, pas de vapeur d’eau qui se condenserait, mais cet aérosol, dans des conditions calmes, qui se déposerait au fond des vallées par gravité.
Le tout est dépendant certes des t°, mais surtout de la pression, qui n’apparaît jamais dans aucune des hypothèses, et qui est ,toujours selon moi, la composante qui règle le délicat équilibre entre vapeur d’eau, aérosol aqueux , et gouttes d’eau ou cristaux de glace.
Autre chose, j’avais lu une étude tout à fait remarquable sur le phénomène cévenol, il y a quelques années.
L’hypothèse était que, lorsque le courant ascendant est suffisamment puissant, alimenté par la création de vapeur d’eau,en altitude,une fois que la t° est suffisamment basse, il y a brutale condensation, ce qui fait chuter la pression dans le haut du nuage,et provoque un delta de pression important entre la base et le sommet qui agit à la manière d’une pompe,.
L’eau tombe alors en masse en périphérie du centre, sur des sols chauds, et est aspirée par le centre de la dépression, repasse instantanément du coup, en vapeur d’eau, qui recommence le cycle.
Pour peu que le relief rende le phénomène stationnaire, toute l’eau accumulée va se déverser au même endroit, cela ne cessera que quand tout sera au solet que suffisamment d’énergie aura été perdue au sommet du nuage
une visualisation de ceci
https://stevengoddard.wordpress.com/2015/10/20/sucking-the-heat-of-the-ocean/
C’est la même mécanique pour une forte tempête ou cyclone, qui s’autoalimente cette fois sur l’océan.
Bref, les supputations sur 1 watt dans la colonne, cela me laisse pour le moins dubitatif.
Et je ne suis même pas persuadé que si l’on prend un tube chargé en CO2, chauffé avec des IR à une extrémité,il y aura une différence de t° à l’autre extrémité, pression, température et volume restent indissolublement liés

mais il y a bien d’autres « bizarreries » à énumérer, si cette fois, on se borne à observer

125.  lemiere jacques | 26/10/2015 @ 20:37 Répondre à ce commentaire

Nicias (#119),
surtout que ça n’a aucun interet de le critiquer, c’est juste un justificatif pour faire des calculs meilleurs , soit , en tout traitant de front…

il y a une autre façon de présenter cela, on se dit voyons imaginons une atmosphère avec une concentration double en CO2….qu’est ce qui changerait..conduction convection , le calcul le plus simple qu’on puisse faire est un calcul radiatif… mais vous pouvez essayer avec la conduction si vous voulez..
conclusion si le CO2 double ça va forcement changer des choses.. ben oui car si le CO2 ne changeait rien…( ou pas grand chose) rien ne changerait… et comme le calcul est faux mais donne des valeurs qui indiquent une raison de s’inquiéter …
c’est de ce niveau!!!!

on doit utiliser un modèle réaliste dynamique et extrêmement complexe. pour essayer de faire un calcul plus réaliste..

mais si vos voulez on peut encore parler longtemps de » est ce que plus de CO2 dans l’océan l’acidifie ou le rend moins basique. ».débats ô combien essentiels!

De fait puisqu’il il s’agit d’admission ou d’opinion , un sondage chez les physiciens suffit pour voir si la phrase d’uzbek est correcte..

Et si vous faites un sondage chez les physiciens si ce calcul est « réaliste » la réponse sera non, je crois ,à une grande majorité…
et la conclusion sera sans doute la m^me pour essayer d’en savoir plus ->. modèles…