Collectif des Climato-réalistes : lettre d’Informations N°19

À LA UNE :

Un pari de Patrick Moore

Bataille en coulisses autour de l’organisation de la COP22


PROPAGANDE CLIMATIQUE

Submersion

Le niveau des océans monte de plus en plus vite titrent de conserve  Vosges Matin et l’Est Républicain ce mardi 24 février. Le Point du 23 février  annonçait que la montée des océans n’a jamais été aussi rapide depuis 3 000 ans. La presse française relaie  une publication du PNAS (Académie américaine des sciences) selon laquelle le niveau des océans se serait élevé d’environ 14 centimètres entre 1900 et 2000. Bonne nouvelle, si nous calculons bien, 14 cm en 100 ans, cela donne 1,4 mm par an, deux fois moins que les mesures satellitaires (3,1mm/an).

L’article du PNAS indique que l’élévation du 20ème siècle a très probablement été beaucoup  plus rapide que celle des 27 siècles précédents. Andrew Kemp, l’un des co-auteurs nous prévient :

« le niveau des océans va très probablement monter de 51 cm à 1,3 mètre durant ce siècle si le monde continue à dépendre dans une aussi large mesure des énergies fossiles ».

Si nous calculons toujours bien, l’élévation du niveau de la mer passerait de 1,4mm par an à 5mm voire 13 mm par an.

Retour à la vraie science : dans un article de 2007 l’océanographe Carl Wunsch  estimait la hausse du niveau des mers à 1,6 mm an pour la période 1993-2000, et notait par ailleurs que les variations régionales étant plus importantes que les valeurs moyennes il s’en suit que le système est intrinsèquement «bruité».

La NOAA ergote sur les variations mensuelles de température

Pierre Morel fondateur du laboratoire de météorologie dynamique et qui n’est pas climato-sceptique déclarait en 2009 lors d’une conférence donnée au Bureau des Longitudes:

« On voit un réchauffement progressif qui se monte à 0,6°C en un siècle. Mais sur ce 0,6°C en un siècle, il y en a 0,4 qui sont des corrections apportées pour compenser les défauts des appareils de mesure ! »

Edouard Bard pourtant avocat convaincu du réchauffement anthropique indiquait plus récemment  à Libération  que compte tenu de la précision des mesures de températures :

« il est  inutile d’ergoter sur le classement d’une année par rapport à la précédente « .

Quel crédit accorder aux estimations des anomalies mensuelles de la température globale (par rapport à la moyenne du 20ème siècle) de La NOAA  ? par exemple janvier 2016 (+ 1,04°C par rapport à la moyenne de tous les mois de janvier du 20ème siècle, estimée à 12.0°C), décembre 2015 (+ 1,11°C par rapport à la moyenne de tous les mois de décembre du 20ème siècle, estimé à 12.2°C) etc.  La NOAA qui refuse toujours par ailleurs d’accéder à la demande de la Chambre des Représentants de rendre public les courriels échangés lors de l’ajustement des températures de mer à laquelle Thomas Karl and al ont procédé en juin 2015, et qui a conduit à la publication d’un autre article plus récent dans Nature Climate Change qui attaque et contredit le précédent et précise que le hiatus est bien réel. Un éditorial dans Nature situe les éléments du pugilat à inscrire en rouge dans le cadre du slogan « Science is settled ».

Sacré coup de chaud sur la planète

S’appuyant sur les données de la NOAA Sciences et Avenir annonce un « sacré coup de chaud sur la planète ». Conséquence : la réduction de la banquise arctique en janvier  (7,14 % en dessous de la moyenne de 1981-2010). Le journaliste de Sciences et Avenir at-il lu jusqu’au bout l’analyse du NSIDC (National Snow & Ice data center) ? Celle-ci rappelle que la banquise arctique avait atteint des niveaux records en janvier 2015, et que les températures de l’air de l’Océan arctique exceptionnellement élevées  observées en janvier  2016 correspondent à  une phase fortement négative de l’Oscillation arctique (AO) pendant les trois premières semaines du mois (le signe de l’AO  étant redevenu positif dès la dernière semaine de janvier). Le NSIDC indique d’autre part que les interactions entre l’AO et El Niño sont loin d’être comprises.

Le DMI fait disparaître une courbe « gênante »

Dans un article du 22 février Anthony Watts  indique que le  DMI (Denmark’s Meteorologiske Institut) a supprimé la courbe donnant l’extension de la banquise arctique à plus de 30% et ne maintient que la courbe à plus de 15%. On peut se demander pourquoi la courbe à 30% pourtant plus précise (notamment dans les zones côtières) a été supprimée : elle a l’inconvénient de présenter  un résultat supérieur à la moyenne contrairement à la courbe de 15% qui montre un situation moins favorable.

Une nouvelle étude estime  à 2030 ± 20 ans la date d’occurrence  des records de chaleur attribuables  à l’influence humaine

Le CNRS rapporte une étude des chercheurs du Laboratoire Climat, environnement, couplages et incertitudes  qui faisant tourner 53 simulations ont déterminé  que l’occurrence des records de chaleur durant l’été en Europe à la fin du XXIe siècle serait multipliée par dix par rapport à celle attendue en l’absence d’influence humaine.

Mais la date d’émergence de ces records chauds est de 2030, estimée avec une incertitude de ± 20 ans, ce qui peut nous emmener en 2050, peut-être l’âge de le retraite de ces jeunes chercheurs.

Les pronostics de température de 1995 à l’épreuve de la réalité d’aujourd’hui

Comme le dit Sebastian Lûning, rédacteur en chef de Kalte Sonne, ce qu’il y a de beau quand on estime, conseille, prévoit c’est qu’il y a toujours un moment de vérité. Ayant exhumé l’estimation des températures en 2100 établie par le 1er rapport du GIEC (et actualisées en 1992), il les a comparées aux températures réelles. Conclusion de l’article (dont une traduction de l’allemand a été publié sur Skyfall.fr) .

Râler ne sert à rien. Car c’est le principe de l’effet de levier qui compte : celui qui reste le plus longtemps a le dernier mot…

LA SCIENCE EST-ELLE ETABLIE ? RESTONS MODESTE

Le site Notrickzone.com  fournit une liste de  250 articles publiés en 2015 dans des revues à comité de lecture défendant la thèse que les facteurs naturels sont déterminants dans l’évolution du climat.

Des chercheurs découvrent que l’activité volcanique modifie la géologie de l’ Antarctique

Des chercheurs découvrent que l’activité volcanique modifie la géologie de l’ Antarctique. Un article du 16 février du site climatechangedispatch.com révèle qu’une  équipe de 44 scientifiques embarquée pour étudier le changement climatique dans l’Océan Austral a découvert en arrivant dans la zone du Plateau de Kerguelen un  volcan (Big Ben) en éruption et un flux d’eau de mer très chaude provenant de bouches hydrothermales actives du fond marin. Une traduction en français de cet article a été publiée par skyfall.fr.

Tsunamis géants ou méga tsunamis : menaces actuelles

Un article du 17 février notre-Planete.info nous apprend que des géologues viennent de retrouver des traces géologiques de tsunamis aux proportions cataclysmiques. Depuis 40 000 ans il y aurait  eu au moins dix méga tsunamis  provoqués par d’énormes effondrements de matière (rien que dans l’Atlantique Nord). A chaque fois, ces catastrophes ont provoqué des vagues géantes de plusieurs centaines de mètres de haut. La Réunion et Hawaii sont aujourd’hui susceptibles de causer des méga tsunamis.

DE LA COP21 A LA COP22 

Ségolène Royal veut s’assurer qu’un « maximum de pays » signent l’accord sur le climat le 22 avril

« Je vais m’y impliquer personnellement », a affirmé la ministre  de l’Environnement (qui vient d’être nommée présidente de la COP21)  lors du  Grand Rendez-vous Europe 1/Le Monde/iTélé du 21février.

Climat et terrorisme : même combat

Ségolène Royal s’est fixée une autre priorité : permettre à l’Afrique d’accéder aux énergies renouvelables.

« J’y pars dès mardi prochain, parce que ça fait des années qu’on promet à l’Afrique des énergies propres, notamment l’énergie solaire, et qu’il ne se passe pas grand chose…. c’est notre intérêt à nous Français, à nous Européens, de faire en sorte que l’Afrique se développe en accédant aux énergies renouvelables, car (…) lorsqu’il y a l’avancée de la sécheresse, lorsqu’il y a la déforestation, lorsqu’il n’y a pas accès à l’énergie (…) alors il y a toutes les formes d’embrigadements des jeunes dans des mouvements comme Boko Haram ».

Bataille en coulisses autour de l’organisation de la COP 22

Selon la  publication marocaine Les ECOS , la COP22 possède un comité stratégique présidé par le ministère des Affaires étrangères et un Comité d’organisation présidé par le ministère de l’Intérieur.  Le comité d’organisation vient de lancer un appel d’offres pour la production de l’événement  (déjà appelé l’appel d’offres de la discorde) car les conditions posées pour candidater excluent de fait les agences de communication marocaines. Un article du 15 février du site  maliweb.net révèle que le roi Mohammed VI aurait nommé le 11 février à la présidence d’un comité de pilotage M. Salaheddine  Mezouar, Ministre des affaires étrangères. D’autres détails sur les convoitises excitées par ce marché du siècle sur le site marocain d’informations en continu medias24.com.

TRANSITION ENERGETIQUE

Patrick Moore parie  sur la non réduction des émissions de  CO2 en 2025

Selon le site prweb.com, Patrick Moore parie 100 000 dollars que les émissions de CO2 seront en 2025 supérieures à ce qu’elles étaient en 2015. Son offre  proposée  via Twitter à ses 10 000 abonnés, n’a pour l’instant pas été relevée.

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39 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 25/02/2016 @ 12:19 Répondre à ce commentaire

Lettre d’Info n° 19 publiée

2.  Bob | 25/02/2016 @ 12:43 Répondre à ce commentaire

et qui a conduit à l’effacement du « hiatus »comme le rappelait Nature fin 2015.

…et qui a conduit à la publication d’un autre article plus récent dans Nature Climate Change qui attaque et contredit le précédent et précise que le hiatus est bien réel.

Un éditorial dans Nature situe les éléments du pugilat à inscrire en rouge dans le cadre du slogan « The science is settled ».

3.  yvesdemars | 25/02/2016 @ 16:43 Répondre à ce commentaire

un nouveau site édité par la SCM à mettre en référence http://donnees-climat.info/

4.  Bob | 25/02/2016 @ 18:55 Répondre à ce commentaire

yvesdemars (#3),
Oui. Et voici le courrier envoyé par Beauzamy :

Dear Friends and Colleagues,

I wish to inform you that we established a new web site:
http://donnees-climat.info/
which will contain:
a) raw data, facts, observations about climate, CO2, hurricanes, and so on;
b) discussions about these data;
c) news about ongoing debates, such as the US Senate and NOAA.

Please feel free to contribute. Scientific theories or models will not be
put on the site, just facts.

The web site will be both in English and in French.

I remind you about our previous work:

– The battle against global warming: an absurd, costly and pointless crusade.
White Paper drawn up by SCM SA. (English version)
http://www.scmsa.eu/archives/S....._24_EN.pdf

– Second volume: Social consequences of the fight against global warming
http://www.scmsa.eu/archives/S....._12_EN.pdf

(these documents have been downloaded more than 68,000 times)

5.  Christial | 25/02/2016 @ 19:24 Répondre à ce commentaire

Concis et rigoureux, comme d’habitude.

Suggestions de correction :

deux fois moins que les mesures satellitaires (3,1mm/an).

Le journaliste de Sciences et Avenir at-il

6.  Murps | 25/02/2016 @ 19:25 Répondre à ce commentaire

Enfin Beauzamy passe à la vitesse supérieure.
En général j’apprécie son approche et ses analyses pertinentes.

Je file consulter et voir si il y a des nouveautés.

7.  Jopechacabri | 25/02/2016 @ 19:34 Répondre à ce commentaire

J’adore le 2030 +ou- 20 ans !
C’est à dire dans 14 ans plus ou moins 20,
ou quand je fais pipi ça porte à 1 mètre plus ou moins 1,5 m (attention les chaussures)
ou une crotte de 108,12345 mm à plus ou moins 15 cm… (poussez pas trop fort)
Quelle maîtrise des unités et des lois de précision et d’incertitude… ! ? ! ?

8.  Murps | 25/02/2016 @ 21:10 Répondre à ce commentaire

Jopechacabri (#7), de manière tout à fait sérieuse et sans la moindre dérision, je vous annonce (mais sans doute le savez vous déjà…) que ces calculs présentés avec une telle précision sont la marque d’une « science pathologique ».

9.  Abbé | 25/02/2016 @ 21:40 Répondre à ce commentaire

Le journal Ouest France a relayé sous un gros titre, +14 cm, l’information de la montée des eaux en précisant bien : Le niveau des eaux s’est élevé de 14 cm entre 1900 et 2000, …une montée plus rapide que celle observée lors des trois millénaires précédents. Fichtre, millénaire, qui fait référence, sauf erreur à une période de 1000 ans …

10.  Usbek | 25/02/2016 @ 21:48 Répondre à ce commentaire

Christial (#5),
Corrections faites, merci pour votre lecture attentive

11.  Yannix | 27/02/2016 @ 16:03 Répondre à ce commentaire

« qui faisant tourner 53 simulations ont déterminé que l’occurrence des records de chaleur »

C’est juste monstrueux le nombre de modèles différents qu’ils nous font tourner aujourd’hui. Pour l’AR4, en 2007, il y en avait 20. Pour l’AR5, en 2013, il en a 40.

Quelqu’un peut il m’expliquer l’intérêt de multiplier les modèles numériques comme ça ? Ne vaut-il mieux pas « condenser » les moyens de calcul avec un ou deux « bon » modèles ?

Quelque chose m’échappe…

12.  Gilles des Landes | 27/02/2016 @ 16:41 Répondre à ce commentaire

Yannix (#11), Plus on aura de modèles qui tendront vers des scénarios »catastrophistes »assez proches, plus on aura de chance de faire croire qu’ils sont fiables.
C’est peut-être là une explication ?

13.  Yannix | 27/02/2016 @ 18:36 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#12), En fait je pense justement le contraire : Plus ils auront de modèles qui « ventilent » le réchauffement, plus il y a de chance que l’un d’entre eux finisse par tomber juste.

14.  Christial | 27/02/2016 @ 18:40 Répondre à ce commentaire

Yannix (#11),

Votre problème est que vous êtes trop rationnel, tant sur le plan scientifique qu’économique. Grave erreur.
Le RCA c’est une vache à lait, c’est bon pour l’emploi des scientifiques qui adhèrent à la cause. Croissons et multiplions.

Pour l’étude en question, faire tourner 53 simulations, c’est du lourd, ça fait sérieux, on en a pour son argent.

15.  Bob | 27/02/2016 @ 18:47 Répondre à ce commentaire

Yannix (#13),
En fait, il existe UN (seul) modèle qui colle assez bien avec les observations pour la moyenne troposphère.
Il est Russe et on aimerait bien savoir ce qu’ils ont mis dedans…

16.  Yannix | 27/02/2016 @ 18:54 Répondre à ce commentaire

Pour ce qui est du « IPSL-CM5A-LR » (la courbe rouge), c’est tout simplement délirant : On dépasse les +23°C en 2095 et on se retrouve à +6°C cinq ans après en 2100. Qui peut croire une telle mascarade ? 🙂

17.  Yannix | 27/02/2016 @ 19:00 Répondre à ce commentaire

En espérant que lien passe…

18.  Yannix | 27/02/2016 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

Bob (#15), C’est peut être un coup de chance aussi 🙂

19.  Yannix | 27/02/2016 @ 19:16 Répondre à ce commentaire

Miracle !

Regarder bien la courbe en rouge à la fin du graphique : C’est du grand n’importe quoi assisté par ordinateur. 🙂

20.  Bernnard | 27/02/2016 @ 19:24 Répondre à ce commentaire

Yannix (#18),
Il ne doit pas inclure le CO2 ce modèle!☺

21.  Christial | 27/02/2016 @ 20:06 Répondre à ce commentaire

Bob (#15),

Les Russes ne doivent pas subventionner les études sur le climat avec les mêmes critères que le reste du monde.
Des critères purement scientifiques, qui sait ?

22.  amike | 27/02/2016 @ 22:30 Répondre à ce commentaire

Yannix (#18), Les Russes ne sont pas les ab..tis que les médias occidentaux présentent !

Un témoignage depuis l’habituel site WUWT : Climate and Political Realist?

Cette modélisation tient certainement moins de la chance que de leur expérience.
Merci à Bob pour cette fine observation : J’avais remarqué cette courbe basse et si proche de la réalité ; et j’étais toujours étonné que les Réchauffistes ne s’en vantent pas. Son origine explique tout … Ses auteurs n’ont que peu à voir avec les climatologistes américains.

23.  Bob | 27/02/2016 @ 23:03 Répondre à ce commentaire

amike (#22),
Je précise que le modèle russe en question s’appelle INM-CM4. C’est un modèle (2010) de circulations océaniques et atmosphériques couplées.
Les Russes ont eu des scientifiques de très grande valeur. Qui a oublié la remarquable série des bouquins de physique de Landau et Lifschitz ?
Des idées profondes et originales par rapport à la « science de l’ouest ».
De plus et entre autres, l’effet connu, à l’Ouest, sous le nom d’effet Jahn-Teller (rupture spontanée de symétrie de certains édifices moléculaires) devrait, en réalité, s’appeler l’effet Landau car c’est bien lui qui l’a découvert.

24.  Bernnard | 28/02/2016 @ 8:24 Répondre à ce commentaire

Bob (#23),
Juste une chose : je comprends que ce modèle date de 2010. Ce qui pourrait signifier qu’il décrit bien l’évolution des températures avant cette date. Quelle sera sa fidélité dans les années qui viennent ? Ce sera à suivre.

25.  lemiere jacques | 28/02/2016 @ 8:53 Répondre à ce commentaire

Bob (#23), bah on nous bassine avec le fait que plus de 90% de la chaleur s’accumule dans les océans, en conséquence, d’abord l’évolution de températures de surface est facilement changée par une modification des échanges atmosphère océan dans tout modèle et ,enduite, la quantification du réchauffement climatique se trouve dans les océans! pourquoi on nous montre les températures de surface??

alors de deux choses l’unes ou bien les modèles c’est de la physique rien que de la physique et alors la nécessité d’avoir plusieurs modèles est curieuse car plusieurs runs d’un modèle suffisent , ou bien non, les modèles contiennent des paramètres qui permettent d’obtenir, presque, ce que l’on veut et alors vous remarquez qu’on devrait nous montrer la valeur de ces paramètres pour les différents modèles et nous expliquer comment on les choisit ou détermine. et c’est essentiel quand on nous présente des évolutions « probabilistes ».

et ce sont des choses qui sont dites depuis le début de la polémique climatique, on tourne en rond.

26.  jG2433 | 28/02/2016 @ 9:05 Répondre à ce commentaire

Bob (#23),
À propos de Lev Davidovitch Landau, je me permets de faire ce petit rappel historique.
Arrêté en avril 1938, lors des grandes purges staliniennes, L. D. Landau passa un an dans la prison de la Boutyrka de Moscou.
Grace à l’intervention – très risquée… – de l’éminent physicien Pyotr Kapitsa, il fut libéré en avril 1939, malade et très marqué mentalement.

27.  Gilles des Landes | 28/02/2016 @ 10:09 Répondre à ce commentaire

Décidément, rien de va plus en pleine fin d’été antarctique : encore un brise-glace coincé par les glaces !
Si ce n’est pas du dérèglement climatique, c’est quoi alors, hein ?

28.  Usbek | 28/02/2016 @ 15:44 Répondre à ce commentaire

Yannix (#19),
D’où viennent ces courbes ?

29.  Christial | 28/02/2016 @ 18:23 Répondre à ce commentaire

Usbek (#28),

http://www.insu.cnrs.fr/node/5684

30.  Murps | 29/02/2016 @ 0:51 Répondre à ce commentaire

Yannix (#19), modèles hallucinants de bêtise sans le moindre contenu scientifique.
Pas de raisonnement, pas d’interprétation, pas de physique non plus, juste le reflet de la volonté du modélisateur.

Cette courbe sur les records pêche de plus par une absence de logique : si on bat des records ils sont statistiquement de plus en plus difficile à battre donc ne peuvent augmenter « exponentiellement » en nombre…
De plus, lorsqu’on commence à compter, il y a de plus en plus de records le temps que la série se stabilise.
Enfin, le comptage du nombre de record est tellement sujet à caution sachant que certains sont le produit de bidouillages opaques ou abscons au 1/100 eme de degré près qu’on se demande si ils ont une pertinence.

En bref, il y avait déjà « mensonges, mensonges éhontés et statistiques », maintenant, il y a « mensonges statistiques prévisionnels délirants », un nouveau genre.

31.  lemiere jacques | 29/02/2016 @ 8:21 Répondre à ce commentaire

Murps (#30),
pas vraiment il suffit que les modèles « montrent’ un climat avec une plus grande dispersion des températures allant de pair avec une augmentation, ce qui me fait rire quant à moi , c’est tous ces jolies courbes montrent que les modèles peuvent dire tout ce qu’on veut.

on va encore mettre de la sauce curry
http://onlinelibrary.wiley.com.....-303449629

http://www.realclearscience.co.....ction.html

je cite le dernier qui « croit « 

The scientific failure here isn’t that models are inaccurate — it’s that the models are presented as undebatable apocalyptic predictors, harbingers of certain future catastrophe. Omens that compel us to rethink our lives. If we take issue with that, we’re heretics.

Given how fallible climate models are, why shouldn’t we be skeptical of the scary headlines? How good can your science be if you try to prove your point by ruining your detractors rather than through empirical success?

Climate scientists may win their war in a friendly press and with political parties aligned with their agendas. But they make enemies of those people who make logical and empirical evaluations of their results, those who don’t give in to pressure and political and professional expediency.

The crusader mentality of climate researchers leads them away from the factual debate and empirical accounting of sound science. We really deserve more from our publicly funded scientific establishments.

32.  Yannix | 2/03/2016 @ 18:05 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#25),

Que les modèles soient basés sur de la « physique solide » n’empêche pas qu’il y ait des paramètres auxquels il faille donner des valeurs (arbitraires) pour pouvoir calculer quelque chose. Le problème est que pour établir ces valeurs, il faudrait pouvoir expérimenter à coté, ce qui n’est pas possible : La seule source de validation de ces paramètres sont donc des observations qui se trouvent être parcellaires, bruitées, et/ou d’une durée trop faible.

D’où le fait que nos climatologues tournent en rond : Depuis 1979, la sensibilité climatique à un doublement du taux de CO2 atmosphérique reste désespérément fixée à la fourchette 1,5°C à 4,5°C. Dans tout autre secteur de recherche, ca n’aurait finalement rien de dramatique (ça fait combien de temps que l’on cherche à savoir de quoi est faite la matière noire en astrophysique?).

Le problème c’est que la climatologie est devenue politisée depuis la création du GIEC en 1988, et que depuis les politiciens « toquent à la porte » pour obtenir des résultats. Du coup les modélisateurs font tourner leurs babasses et pondent des « projections » au petit bonheur la chance pour contenter leurs donneurs d’ordres. C’est triste. Il suffit de voir la joie qu’irradie Hervé Le Treut dans ses conf pour déconseiller cette discipline à un jeune étudiant intéressé par une carrière scientifique 😉

33.  Christial | 2/03/2016 @ 19:03 Répondre à ce commentaire

Yannix (#32),

D’où le fait que nos climatologues tournent en rond : Depuis 1979, la sensibilité climatique à un doublement du taux de CO2 atmosphérique reste désespérément fixée à la fourchette 1,5°C à 4,5°C.

Le rapport du GIEC de 2007 retenait une sensibilité climatique à long terme entre 2 et 4,5°.
Plus la science climatique avance dans ses certitudes, moins on en sait.
Plus le discours est catastrophique, moins les chiffres le sont.

34.  testut | 2/03/2016 @ 21:18 Répondre à ce commentaire

Yannix (#32),

la joie qu’irradie Hervé Le Treut dans ses conf

🙂 🙂 🙂

35.  Yannix | 2/03/2016 @ 21:49 Répondre à ce commentaire

testut (#34),

En fait, ça n’est pas drôle. Bosser comme un damné pour produire un modèle numérique qui « projette » à coté de la plaque et être obligé de se justifier, la mitraillette des politiciens dans le dos , on peut comprendre son attitude de « Droopy » lors de ses conf. :-/

36.  Yannix | 2/03/2016 @ 22:21 Répondre à ce commentaire

Christial (#33),

Exact. L’AR4 disait 2 à 4,5°C, l’AR5 revient à l’estimation antérieure et « établie » depuis 1979 (Rapport Charney) : 1,5 à 4,5°C.

Ca prouve bien que l’estimation est faite « au doigt mouillé ».

37.  Gilles des Landes | 2/03/2016 @ 22:57 Répondre à ce commentaire

allons-y avec l’absurdité de l’éolien dans les Landes (c’est chez moi!!!!!)
http://presselib.com/blog/le-p.....ent-154118

38.  de Rouvex | 2/03/2016 @ 23:07 Répondre à ce commentaire

Souvenez-vous de la tempête de 99 (ou une autre peu après ?) qui a ravagé les Landes : donc il y a des ressources en vent ? Remplaçons donc les arbres par des éoliennes sur toute la surface des Landes…

39.  Gilles des Landes | 3/03/2016 @ 7:11 Répondre à ce commentaire

de Rouvex (#38), eh, oui, avec Martin, Klaus et compagnie on a trouvé là un bon argument pour faire « quelque chose » de plus rentable de la forêt (quoique je préfère parler de culture d’arbres).