Bulletin du Collectif des Climato-réalistes n° 20

À LA UNE :

L’accord de Paris soumis au conseil des ministres le 9 mars

Le GIEC a un petit frère : l’IPBES

ACTIVITES DU COLLECTIF

Une publication de François Gervais 

François Gervais a publié dans Earth-Science Reviews, une revue internationale à comité de lecture un article intitulé : Anthropogenic CO2 warming challenged by 60-year cycle

Benoît Rittaud sur la Radio Télévision Suisse

L’émission «Prise de Terre» de la Radio Télévision Suisse a diffusé le 28 février la première partie d’une émission intitulée «Climatosceptiques : entre doutes déraisonnables et manipulation». à laquelle ont été indirectement invitées deux voix climato sceptiques, celles de Michel de Rougemont et de Benoît Rittaud.

Task Force recherche volontaires

Comme déjà annoncé sur Skyfall, le Collectif souhaite constituer une « task force » qui réponde de façon rapide et argumentée aux lieux communs et aux exagérations climatiques un peu trop généreusement dispensés par nos grands médias. Si vous pensez pouvoir répondre positivement à cette attente, adressez nous un courrier à collectifdesclimatorealistes@gmail.com

PSEUDO-SCIENCE 

De nouvelles preuves que les activités humaines sont responsables du réchauffement climatique

Une étude publiée dans « Scientific report » (Nature Publishing Group)  appliquant de nouvelles méthodes statistiques aux mesures effectuées depuis 150 ans confirme ainsi que les émissions de CO2 et de méthane (CH4) sont responsables du réchauffement climatique.

Ca y est, c’est prouvé : quel scoop !

La fréquence des El Niño extrêmes pourrait doubler après 2050

Interrogé par actu-environnement.com  Eric Guilyardi, Directeur de recherche à LOCEAN-IPSL/CNRS explique pourquoi  les phénomènes El Niño extrêmes pourraient voir leur fréquence doubler à partir de 2050 si rien n’est entrepris pour limiter le changement climatique.

Eric Guilyardi est un climatologue « engagé » (en faveur de la cause climatique)  : il est signataire de la pétition « laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques » qui annonce des lendemains sans carbone qui chantent; jugez donc :

Par le passé, des femmes et des hommes déterminés ont mis fin aux crimes de l’esclavage, du totalitarisme, du colonialisme ou de l’apartheid. …le changement climatique est un enjeu comparable et nous préparons une insurrection similaire.

Un nouveau modèle climatique capable de prévoir la capacité d’absorption  de CO2 des océans

Des chercheurs de l’Université du Wisconsin ont mis au point un modèle capable de prévoir la capacité des océans à absorber le carbone. Leur étude a été publiée dans Nature le 25 février 2016. Selon ces chercheurs les modèles actuels n’arrivaient pas à isoler  le signal anthropique  de la variabilité naturelle faute de puissance de calcul suffisante. Ils ont donc employé des ressources informatiques massives pour effectuer des simulations à l’aide d’un nouveau modèle unique  : ainsi pas de risque distorsions entre modèles. Ce qu’ils ont démontré est à la mesure de la puissance de calcul déployée :

« Nous voyons qu’il y a un puits de carbone, mais nous n’avons pas assez de données pour dire si le puits s’accroît ou diminue».

Les contribuables américains peuvent se réjouir des résultats de cette étude financée par la NASA, le NSF et la NOAA.

Où va l’argent du contribuable d’Aquitaine ?

La Nouvelle République du 27 février  nous apprend l’existence  d’un comité scientifique (présidé par Hervé Le Treut) mis en place par l’ancien conseil régional d’Aquitaine en 2011 chargé d’étudier les effets présents et à venir du réchauffement climatique à l’échelle de la grande région.

Françoise Coutant, vice-présidente de la Région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes préfère parler de dérèglement plutôt que de réchauffement climatique :

«Non seulement parce qu’il n’y a pas l’aspect positif du réchauffement dans l’esprit des gens qui peuvent se réjouir de gagner deux degrés. Mais surtout parce que ce dérèglement aura des conséquences différentes au niveau de la planète avec des zones plus chaudes et des zones plus froides».

COP21

L’accord de Paris sera soumis au Conseil des ministres le 09 mars

France Soir du 28 février rapporte cette annonce de  Ségolène Royal qui en a profité pour revenir sur l’engagement de la COP21 à aider financièrement les pays pauvres à décarboner leurs économies :

Les pays riches doivent aussi mobiliser les financements promis aux pays en développement pour leur donner accès à la fois à des infrastructures moins polluantes et pour les aider à s’adapter au changement climatique.

Au milieu du désert, « le mirage de Masdar »

Le chantier de « Masdar City » qui ne sera terminé qu’en 2030 (au lieu de 2016) est un exemple des gabegies futures du fonds vert. Dix ans après son lancement, l’Ecocité fonctionnant avec des énergies renouvelables, un réseau de transport à basse émission de carbone et une stratégie « zéro déchet », reste selon Le Monde du 29 février un mirage.

COP21 POUR LES PETITS ET POUR LES GRANDS

Pour les petits  le 21ème Parlement des enfants

Dans le cadre du Parlement des Enfants, des classes sélectionnées  devront rédiger une proposition de loi portant sur les enjeux du changement climatique. L’examen de ce thème devrait permettre une approche pédagogique des enseignants autour du développement durable.

Pour les grands : un « Master Class 21 » lancé par CentraleSupélec Executive Education

Centrale et Supelec ouvrent un master « Réussir la mutation durable de l’entreprise »  pour favoriser l’application de la COP 21 dans les entreprises.  Ce cycle d’enseignement sera conclu par un séminaire national  sur «le nouveau management responsable», animé avec le soutien de la communauté des managers responsables (MR21).

De quoi nous rassurer sur l’esprit « éco-responsable » de nos futurs managers.

Les entreprises « gagnantes » sont les entreprises « cow-boy »

Patrick d’Humières (conseiller senior chez Ernst & Young) qui assure la direction pédagogique du  Master class 21, a indiqué au  Monde du 24 février que Les entreprises « gagnantes » seront les entreprises « cow-boy »  (sic) et a prévenu :

«Comme dans toute dynamique « schumpeterienne », ces ruptures entraînent de la casse. Mais est-ce une raison pour les éviter ?»

De la casse et des taxes !

L’IPBES SUR LE MODELE DU GIEC

Un deuxième truc dans le machin

On se souvient que Le Général de Gaulle parlait de ce machin qu’on appelle l’Onu. Nous avons désormais un deuxième « truc dans le machin ». Créée en 2012 sous l’égide des Nations unies, l’ IPBES (Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services éco systémiques) est une réplique du GIEC  : même cahier des charges (produire des rapports faisant la synthèse des connaissances sur le déclin des espèces animales et végétales et leurs écosystèmes), même fonctionnement (un résumé à l’intention des décideurs d’une vingtaine de pages adopté ligne à ligne par les délégations des 124 Etats membres), même parti pris d’alarmisme : en ligne de mire : la sixième extinction animale de masse comme l’annonce  une étude publiée dans le journal Science Advances.

Le premier  rapport de l’IPBES  consacre l’importance cruciale des pollinisateurs « vertébrés »

Selon le dernier rapport de l’IPBES  16% des pollinisateurs vertébrés comme les oiseaux et les chauves-souris sont menacés d’extinctions.  La presse a peu communiqué sur ce rapport. La tête au carré l’a évoqué dans sa dernière émission hebdomadaire ainsi que sur sa page Facebook.

l’IPBES soupçonnée de conflits d’intérêts

Il est  aussi surprenant que seuls les pollinisateurs vertébrés  soient traités dans ce rapport. Le Monde révèle que deux chapitres d’une 1ère version de  ce  rapport ont été rédigés  sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes » suspectés de décimer les populations d’abeilles de bourdons et de papillons.

LA PREDICTION DE BILL GATES

Dans sa lettre annuelle 2016, Bill Gates se risque au pronostic suivant :

Si le monde pouvait découvrir une source d’énergie propre et pas chère, cela ferait plus que stopper le réchauffement climatique : cela transformerait la vie de millions de familles parmi les plus pauvres.
Je suis si confiant dans la capacité du monde à faire que ce miracle se produise, que je suis prêt a faire la prédiction suivante:
Dans les 15 prochaines années, surtout si les jeunes générations s’impliquent, je prévois que le monde découvrira une énergie propre marquant une rupture technologique qui sauvera la planète et rendra notre monde plus fort.

« THE REVENANT » ET LA NEIGE

Leonardo DiCaprio a reçu l’oscar du meilleur acteur pour son film « The Revenant » . Lors de la cérémonie de remise des prix  à Los Angeles, il a rappelé  que le changement climatique est une réalité et que cela a même affecté la production de son film, l’obligeant à aller chercher la neige à la pointe sud de la planète.

 

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130 Comments     Poster votre commentaire »

101.  Nicias | 13/03/2016 @ 8:01 Répondre à ce commentaire

Murps (#100),

C’est une citation !

Imagines une réalité alternative avec un miniTax fier de son pays, écrivant : « toutes les voitures aux USA sont des « tractions avant » sous licence Citroen »

papijo (#98),

Le principe de base important dans le nucléaire (et particulièrement le démantèlement) est surtout de déplacer le tas de m… trié. Je rappelle que je vie à côté d’un gros tas de m… non-trié de la plus haute montagne d’Ile de France, d’un volume bien plus important que l’ensemble de nos déchets radioactifs.
Plus le tas de m… trié coute cher, plus l’écolo est content.

102.  Nicias | 13/03/2016 @ 8:32 Répondre à ce commentaire

Nicias (#101),

C’est très rigolo. Je me disais que la décharge à côté de chez moi est probablement « blindée » de mercure dont la durée de vie est plus longue que le plutonium.
Je regarde la page wikipedia (polluée par les délires écolos comme d’hab) et j’apprends que la réalité est bien plus horrible que je ne le pensais. Je cite :
Le mercure radioactif a été évalué dans les effluents gazeux de l’usine de La Hague (de 1966 à 1979) à 2 MBq.an-1 à 4 GBq.an-1). On l’a aussi dosé dans l’atmosphère de réacteurs de recherche au CEA18.

Selon l’IRSN, « les rejets de radioisotopes de mercure ne conduisent pas à leur détection dans l’environnement »

Je trouve un peu lamentable qu’on soit pas capable de faire des instruments assez précis pour détecter le mercure radioactif dans l’environnement. Pour le moment, un jour on saura faire et les Lepage ou Rivasi seront très contentes.

On apprend aussi sur la page que s’il nous reste un jour de l’argent, il faudra démanteler les volcans et trier le mercure pour le stocker quelque-part.

103.  Yannix | 13/03/2016 @ 8:35 Répondre à ce commentaire

Ce qu’oublie Minitax,

C’est le coté politique du tas d’U238 accumulé :
Si on est incapable de « valoriser » l’U238, ça devient de facto « un déchet nucléaire », et là, la Ségogo pète un câble 😉

D’où l’intérêt des filières surgénératrices censées « brûler » le « surplus » que d’ailleurs il ne faudrait pas mettre « en verre » comme actuellement à la Hague si on espère pouvoir s’en débarrasser… Mais bon.

104.  papijo | 13/03/2016 @ 10:33 Répondre à ce commentaire

Nicias (#102),

trier le mercure pour le stocker quelque-part

Il y a quelques années (je ne suis pas sûr que ce soit toujours vrai), le principal émetteur de mercure dans l’atmosphère, c’étaient les fours crématoires en raison du mercure contenu dans les amalgames des dentistes, et aussi … de l’absence de tout traitement de fumées sur ces fours: un cadavre, même d’écolo, ça pollue ! Bon dimanche à tous !

105.  Nicias | 13/03/2016 @ 11:09 Répondre à ce commentaire

Yannix (#103),

Si on est incapable de « valoriser » l’U238, ça devient de facto « un déchet nucléaire »

La solution, c’est de le broyer, de le mélanger à du sable, puis de le disperser discrètement sur le plateau du Kerala en Inde. On peut broyer le verre avec, ça me parait pas gênant, c’est peut être même un plus en terme de recyclage. C’est une idée basée sur le principe de l’économie circulaire.
J’insiste sur l’importance de la discrétion qui est une opération indispensable pour transformer un déchet nucléaire en ressource naturelle abondante tel que le thorium.
Le choix du plateau du Kerala avec son haut niveau de radioactivité naturelle est aussi vital. Si quelqu’un veut s’y balader avec son compteur Geiger pour se faire peur, ou produire une étude sur l’incidence des cancer, grand bien lui fasse, on va se marrer même.

Areva devra vendre cette solution en soulignant le nombre considérable d’emplois verts créés puisqu’il faut disperser l’uranium puis le récupérer. Pour être honnête, si le sable est déjà exploité pour d’autres raisons par les Indiens comme la monazite l’est, l’uranium leur restera sur les bras comme le thorium sans en fait créer beaucoup d’emploi ; a contrario ils pourront arguer de leur côté qu’il est gratuit. D’un autre point de vue, le vent et le soleil aussi sont gratuits tout en créant beaucoup d’emplois, faut voir. Tout ça n’est pas très clair.
Je souligne aussi que plus on disperse pour diluer la radioactivité, plus on crée des emplois lors de l’extraction. On gagne sur les deux tableaux.
Après on essaye de vendre Astrid aux Indiens.

J’ai souligné les mots clefs importants pour la promotion du concept. Je me demande si on ne devrait pas parler de renouvelable dans la plaquette commerciale. Après tout la production d’électricité à base de déchets ménagers est considérée comme telle et bien sur pour cette raison grassement subventionnée. C’est accessoirement important pour le taux de charge des réacteurs puisque qu’en plus du tarif garanti prohibitif offert au renouvelable vous êtes aussi prioritaire pour la vente sur le réseau face au non-renouvelable.
Si vous voyez des incohérences dans le projet, ne vous inquiétez pas. Cela devrait passer tout seul dans le grand n’importe quoi contemporain.

PS : Je vole tout, absolument tout, à Keynes ici. Il avait écrit cette fable à propos de l’or il y a près de 100 ans. Son idée, déjà, n’était pas du tout de créer des emplois verts mais bien de transformer une création monétaire « artificielle » décriée en création monétaire « naturelle » (l’extraction de l’or). C’est malheureusement pas très bien compris aujourd’hui pour rester poli.
PS2 : Il est interdit d’exporter un déchet nucléaire, le combustible par contre, on a le droit.

106.  Yannix | 13/03/2016 @ 13:32 Répondre à ce commentaire

Nicias (#105),

La solution, chez les autres, elle est connue : On stocke les barres de combustible tel que et on attend de voir si l’on a une solution plus tard.

Je ne suis pas loin de croire qu’ils ont raison. 🙂

107.  papijo | 13/03/2016 @ 18:13 Répondre à ce commentaire

Nicias (#105),

la production d’électricité à base de déchets ménagers est considérée comme telle et bien sur pour cette raison grassement subventionnée

ERREUR GRAVE (résultat de la propagande mensongère des écolos ?)

1 – Le taux de rachat de l’électricité produite par l’incinération des déchets ménagers se situe aux alentours des prix du marché, et même légèrement au-dessous ! (voir les tarifs ici – site EDF)
2 – L’élimination des déchets ménagers étant payée par nos impôts, subventionner l’électricité produite reviendrait à redonner de l’argent à des collectivités. Il n’y a pas de lobby constitué des « collectivités avec incinérateur » pour réclamer des subventions ! D’autant plus que pour les grosses entreprises du secteur des déchets: Lyonnaise des Eaux, Véolia, Séché … , le traitement dans un incinérateur coûte cher, alors que balancer les déchets dans une décharge, ça se monnaye au même prix que l’incinération, mais avec une marge énorme.

NB1: par contre, les collectivités « vertueuses » qui investissent dans un procédé comme la méthanisation qui consomme 1,5 kWh conventionnel pour produire 1 kWh « bio » et ensuite balancer les résidus dans les champs ont droit à des subventions (les mêmes ordures dans un incinérateur auraient produit 5 ou 6 kWh net) !

NB2: La situation aurait pu être pire. Par exemple, dans le cas des déchets industriels, il n’est même pas prévu qu’EDF puisse racheter leur électricité ! Résultat: contrairement à l’Allemagne et à l’Europe du nord, les déchets industriels partent en décharge. Les industriels du secteur des décharges peuvent dire merci à l’ADEME et au ministère de l’Environnement !

108.  miniTAX | 13/03/2016 @ 23:01 Répondre à ce commentaire

Je parle de produits de fission, et vous me répondez qu’il y a 1000 fois moins de combustible. Ce n’est pas le combustible qui pose un problème de refroidissement ou de dégagement de radioactivité dans un REP, ce sont les produits de fission ! et les produits de fission, ce n’est pas que le xénon. papijo (#96),
C’est justement ça que vous ne comprenez pas ou que vous ne voulez pas comprendre. Dans un réacteur à sel fondu, moins de poison => chaîne de désintégration se poursuivant jusqu’à terme au lieu de s’arrêter => moins de produits de fission. De même, moins de combustible => moins de produits de fission. C’est comme si on avait une cheminée qui brûle bien au lieu de produire plein de fumée et de suie. Quand ça brûle mal, non seulement ça laisse plein de déchets mais en plus, on est obligé de mettre plus de combustible pour produire la même chaleur, d’où encore plus de déchets.
Vous insinuez qu’à quantité de GWh égale, un réacteur à sel fondu laisserait autant de produits de fission qu’un REP, c’est archi faux !

109.  miniTAX | 13/03/2016 @ 23:02 Répondre à ce commentaire

Je parle de produits de fission, et vous me répondez qu’il y a 1000 fois moins de combustible. Ce n’est pas le combustible qui pose un problème de refroidissement ou de dégagement de radioactivité dans un REP, ce sont les produits de fission ! et les produits de fission, ce n’est pas que le xénon.

papijo (#96),
C’est justement ça que vous ne comprenez pas ou que vous ne voulez pas comprendre. Dans un réacteur à sel fondu, moins de poison => chaîne de désintégration se poursuivant jusqu’à terme au lieu de s’arrêter => moins de produits de fission. De même, moins de combustible => moins de produits de fission. C’est comme si on avait une cheminée qui brûle bien au lieu de produire plein de fumée et de suie. Quand ça brûle mal, non seulement ça laisse plein de déchets mais en plus, on est obligé de mettre plus de combustible pour produire la même chaleur, d’où encore plus de déchets.
Vous insinuez qu’à quantité de GWh égale, un réacteur à sel fondu laisserait autant de produits de fission qu’un REP, c’est archi faux !

110.  miniTAX | 13/03/2016 @ 23:19 Répondre à ce commentaire

Ce qu’oublie Minitax,
C’est le coté politique du tas d’U238 accumulé :
Si on est incapable de « valoriser » l’U238, ça devient de facto « un déchet nucléaire », et là, la Ségogo pète un câble

Yannix (#103), de toute façon, quoi qu’il se passe, les escrolo pèteront toujours un câble, on l’a vu avec les OGMs ou la stérilisation par irradiation des aliments, qui n’ont jamais causé une seule victime mais qui les rendent quand même hystériques, donc c’est un argument totalement secondaire entre gens rationnels.
On peut certes « valoriser » l’U238, mais ça produit bien plus de déchets que la filière thorium parce la chaîne de désintégration de l’uranium est bien plus compliquée alors que le thorium lui ne laisse aucun produit de fission à durée de vie longue. C’est ça l’argument principal en faveur du thorium.

111.  Nicias | 14/03/2016 @ 7:16 Répondre à ce commentaire

papijo (#107),

Oui oui, c’est ça, c’est des gens qui préfèrent vendre leur électricité à EdF à un tarif réglementé inférieur à celui du marché.
Si quoi que ce soit dans ce que tu as écrit était vrai, il n’y aurait pas besoin de tarifs réglementés. Les sociétés en question vendraient leur électricité de leur propre chef parce-que cela leur couterai moins cher que l’alternative.

J’admets que le tarif en effet n’est pas très au dessus du prix du marché moyen. Mais celui ci est volatile et le problème est donc ailleurs : tu as oublié ma réflexion sur le taux de charge des réacteurs.
J’avais regardé le mix de production électrique lors d’une vague de froid en février, il y avait une ligne « biomasse » de 500MW. Le problème était le suivant, toute la journée cette ligne faisait 500MW. Si on avait organisé les choses un tant soit peu rationnellement, la biomasse devrait faire du suivit de charge pour la simple et bonne raison qu’elle le peut, pour par exemple prendre le relais du pv lors de la pointe de 19h la nuit.

Le système est organisé par des débiles qui ne donnent pas d’incitations à produire quand les prix sont hauts, c’est à dire quand on a besoin d’électricité.

Samedi midi, il y avait une émission d’économie sur France Culture consacré à EdF et au marché de l’électricité. Ils tenaient tous le même discours, parlant de température moyenne, comme de prix moyens, ou de production moyenne. C’était effrayant de bêtise. Le système est dimensionné pour faire face à la pointe et on avait trois « spécialistes » du sujet, dont Chevalier un économiste spécialisé dans l’énergie, qui ont pas pensé à le faire remarquer en une heure. Il y en a bien un qui à précisé énigmatiquement qu’il y avait toujours eut des blackout et qu’il y en aurait toujours. Donc en creux, peut être qu’il a compris. Cela ne m’a pas rassuré pour autant.

J’ai lu hier cet article de Forbes :
http://www.forbes.com/sites/ma.....3050536411
Je le trouve pas mal du tout. Il faudrait le traduire ou trouver un texte similaire en français.

*

112.  papijo | 14/03/2016 @ 9:58 Répondre à ce commentaire

Nicias (#111),
Pourquoi vendre à un prix inférieur à celui du marché ?
1 – Parce que c’est avant tout l’assurance de vendre toute l’électricité produite pendant 15 ou 20 ans et de rembourser son installation.
2 – Parce que l’on ne sait pas ce que l’avenir réserve et que les tarifs s’ils ne sont pas rémunérateurs ont au moins l’avantage d’être connus au moment de la construction sur toute la période de remboursement des emprunts, ce qui permet d’être à l’abri pendant les périodes de baisse comme c’est le cas actuellement.

Il y a un certain temps (années 80), les conditions de reprise du courant étaient bien pires. Les contrats comportaient une clause de pénalités qui prévoyait que si vous ne produisiez pas la quantité de courant garantie, une pénalité vous était appliquée qui en théorie pouvait vous obliger à payer à EDF sans rien toucher (je ne connais pas de cas où ce cas théoriquement possible s’est produit). Aussi, la plupart des usines construites à l’époque ne comportaient pas de production électrique, ou bien étaient limitées à la consommation de l’usine sans recherche de rendement (c’est le cas par exemple de l’usine de Plaisir-Grignon … choisie au « hasard »). Mais malgré tout, par sens « civique », certains élus de l’époque choisissaient quand même des usines « performantes » (après tout, ce n’était pas leur argent, mais celui de leurs contribuables !)

Pour ce qui concerne les usines à biomasse, la raison de la « production constante » est liée à la nature de ces usines qui en fait sont des usines de « cogénération ». Par exemple, la plus grosse d’entre elles à Facture , fournit de la vapeur « basse pression » à la papeterie, mais au préalable, cette vapeur a été produite par détente de vapeur haute pression dans une turbine pour produire de l’électricité. Stopper la production d’électricité reviendrait à arrêter la papeterie (en réalité, ce n’est pas tout à fait aussi tranché, on peut moduler un peu, mais pas beaucoup)

113.  papijo | 14/03/2016 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

Nicias (#111),
Votre lien ne marche pas (au moins chez moi !)

114.  papijo | 14/03/2016 @ 10:09 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#109),
Reprenons:
Sur 1 kg de thorium « brûlé » dans le réacteur, une certaine partie est transformée en énergie, admettons 1 g. Il reste donc 999 g de « produits de fission »… et vous, vous me parlez du combustible qui n’a pas « brûlé », ça n’a rien à voir !

Ce que je vous dis, c’est que même si ces produits de fission perdent toute leur radioactivité en quelques siècles seulement contrairement à ceux de l’uranium, le danger vu de mon point de vue égoïste d’humain vivant en 2016 est équivalent !

115.  Bernnard | 14/03/2016 @ 10:28 Répondre à ce commentaire

papijo (#113),
Si vous avez un bloqueur de publicité ça ne marche pas en effet !

116.  Bernnard | 14/03/2016 @ 11:13 Répondre à ce commentaire

papijo (#114),
Je ne suis pas du tout un spécialiste du nucléaire, mais je connais les réacteurs industriels chimiques. Je me permets de faire cette comparaison générale : chimie / nucléaire.
En chimie, les avantages d’un réacteur « batch » (que l’on peut assimiler à un réacteur à charge solide dans le nucléaire) sont intéressants si on veux changer de type de produits.
Si un réacteur est continuellement occupé pour une unique réaction donc pour un seul produit, il faut songer à utiliser un réacteur « continu » (que l’on peut assimiler à un réacteur à sel fondu avec traitement du sel en continu dans le nucléaire).
Dans ce dernier cas, c’est le réacteur « continu » qui est plus avantageux du point de vue énergétique et économique en chimie. Un procédé continu équilibré est très fiable et très souvent il y a une grande différence de qualité entre des effluents provenant d’un procédé « continu » par rapport à un procédé « batch ».
Donc c’est la technique « sels fondu » qui est serait préférable si on applique cette comparaison au nucléaire.
Ceci dit, le nucléaire a ses particularités.

117.  papijo | 14/03/2016 @ 12:10 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#115),
J’avais effectivement « Adblockplus », mais en le désactivant, j’ai maintenant droit aux publicités de Forbes mais toujours pas l’accès au bon lien ! Je ne vais quand même pas le désinstaller ! (en fait de publicités, il s’agit plutôt d’arnaques : »Tout votre ordinateur est pourri … appelez le n° 09 … »)

118.  Bernnard | 14/03/2016 @ 12:59 Répondre à ce commentaire

papijo (#117),
Curieux! j’ai aussi « Adblock Plus » avec Firefox. En le désactivant pour ce lien, ça marche et je n’ai pas de pub intempestive !

119.  testut | 14/03/2016 @ 14:26 Répondre à ce commentaire

APPEL A SOUTIEN FINANCIER

Pour commémorer le trentième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986,
et le cinquième anniversaire de celle de Fukushima du 11 mars 2011,
l‘Association la Qualité de Vie organise une Conférence événementielle sur le thème :
Le nucléaire est dangereux, cher et dépassé. Il est urgent d’en sortir.

Samedi 23 avril 2016
Mairie de Paris 2ème
Un Journal télévisé de 9 h à minuit,
retransmis en direct sur internet

Cette grande journée d’information aura le format d’un long Journal télévisé de 15 heures,
entrecoupé de pauses musicales,
avec des intervenants incontournables ou pas, venant des différents mondes mobilisés :
politique, associatif, recherche, industrie nucléaire… Parmi eux :

– Denis BAUPIN, Vice-président de l’Assemblée nationale

– Corinne LEPAGE, ex Ministre de l’environnement et ex Députée européenne

– Michèle RIVASI, Députée européenne

– Martine BILLARD, ex députée de Paris, Secrétaire nationale à l’écologie Parti de Gauche, Coprésidente du Parti de gauche

Cet événement se déroulera à Paris, le samedi 23 avril prochain,
dans les salles des mariages et des expositions de la Mairie du 2éme,
ainsi que sous un chapiteau installé dans la cour de la mairie.

Pour contribuer au financement de cette importante action de communication,
il vous suffit de suivre les modalités de paiement :

http://goo.gl/forms/fjgDgJtus6

Vous pouvez également visionner une courte vidéo de 3 mn :

http://www.dailymotion.com/vid.....ncier_news

Petite explication concernant le spot publicitaire en introduction de cette vidéo.
Ce n’est qu’un clin d’oeil.
La société HENKEL n’est nullement sponsor de la Conférence tcherno23.
C’est simplement pour faire référence à un billet publié sur Mediapart :
« Il faut vendre la SORTIE DU NUCLEAIRE, comme on vent une lessive ou une bagnole !  » Voir :

https://blogs.mediapart.fr/michelgueritte/blog/280216/il-faut-vendre-la-sortie-du-nucleaire-comme-vend-une-lessive-ou-une-bagnole

Cette conférence tcherno23 est accessible à tous.
Ce n’est pas un colloque de scientifiques pour des scientifiques.
Elle est conçue pour tous les citoyens et pour tous les militants.
Elle a besoin de votre soutien financier.

La guerre contre le nucléaire est une guerre de communication.
Le nerf de la guerre, c’est vous…

Nous comptons donc non seulement sur votre générosité, mais aussi sur votre citoyenneté.

Un communiqué permanent
est à votre disposition :

http://www.villesurterre.eu/in.....038;id=588

Merci.

Michel GUERITTE
Association La Qualité de Vie

En conclusion , donnez , donnez encore

120.  Cdt Michel e.r. | 14/03/2016 @ 14:33 Répondre à ce commentaire

papijo (#117),

Avec Firefox et mes bloqueurs de pubs, je n’arrivais pas à voir l’article de Forbes.
Avec Opera en désactivant AdblockPlus, même chose, avant que je ne désactive mon fichier Hosts.

Vous trouverez le texte de l’article de Forbes ICI

121.  Bernnard | 14/03/2016 @ 15:41 Répondre à ce commentaire

testut (#119),
Dans le dernier lien:
Avec la photo de Fukushima représentant une explosion qu’on voudrait nous faire croire qu’elle est nucléaire. Toujours la même chose: faire peur en prenant les gens pour des imbéciles !

122.  papijo | 14/03/2016 @ 16:13 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#120),
Merci Commandant. J’ai pu lire l’article (Firefox m’a tout de même signalé que votre site contenait des « logiciels indésirables » ! Bien sûr, je suis passé outre).

123.  Nicias | 14/03/2016 @ 19:30 Répondre à ce commentaire

papijo (#112),

Oui on va pas faire du suivit de charge avec la co-génération (qui en passant nous coute un bras en subventions).
Mais il y doit bien avoir de la biomasse qui peut le faire raisonnablement ?

Les centrales qui brulent des déchets ménagers doivent pouvoir le faire (même si c’est plus facile de stocker des ordures à Plaisir qu’à Paris ou plus précisément Issy les moulineaux pour ce que j’ai vu de mes yeux).
Le design des subventions ne le permet pas. On devrait augmenter les subventions aux installations qui brulent des déchets pour qu’elles fassent du suivit de charge afin de baisser le cout total du système de production électrique.

Se protéger contre le risque (cela coute de l’argent à quelqu’un, pas forcément autant à l’Etat qu’à une petite entreprise) c’est aussi se protéger contre la baisse du prix du marché provoquée par les surcapacités dues aux subventions aux « renouvelables ». C’est fini le MWh à 50 ou 55€, on est bien en dessous !

124.  papijo | 14/03/2016 @ 21:01 Répondre à ce commentaire

Nicias (#123),

Mais il y doit bien avoir de la biomasse qui peut le faire raisonnablement

Le problème pour la biomasse (et encore plus pour les usines d’incinération), c’est que le poste principal du budget, c’est le remboursement des emprunts. Ne pas faire tourner l’usine à fond … c’est perdre de l’argent … tant qu’on ne touche pas une subvention pour s’arrêter comme vous le suggérez !

Un autre problème, d’ailleurs commun avec les centrales charbon (sauf lits fluidisés) est d’ordre technique: ces usines ne peuvent pas varier facilement leur taux de charge. Passer de 70% à 100% de charge prend de l’ordre de 30 minutes, et à peine moins dans l’autre sens. Vouloir faire du suivi de charge obligerait à en revoir la conception

C’est fini le MWh à 50 ou 55€, on est bien en dessous

C’est fini … mais provisoirement. Actuellement, les usines charbon qui arrivent à tenir des prix très bas sont en fin de vie et sont largement amorties. Il faudra bientôt penser à les remplacer (même chose que le nucléaire), regardez par exemple combien il va rester de centrales au charbon à partir de cette année (le tableau un peu ancien n’est pas à jour: la plupart des usines mentionnées « fermeture en 2014 ou 2015 » ont eu une dérogation pour tourner jusqu’à cette année). Il n’y aura pas de nouvel investissement dans le domaine tant qu’une marge raisonnable n’est pas assurée pour les nouvelles centrales à turbine à gaz. Heureusement, la France peut s’appuyer sur son nucléaire à encore un prix assez bas pour une vingtaine d’années, mais ce n’est pas le cas des autres européens qui eux aussi ferment leurs vieilles centrales à flamme (le déclencheur de cette vague d’arrêts est une règlementation européenne qui oblige à faire de gros investissements pour lutter contre la pollution, ce qui condamne toutes les « vieilles » centrales).

Je ne pense pas que dans la plupart des pays européens, ces prix bas vont durer plus de 3 ou 4 ans … à moins que de nouvelles règles ne voient le jour: par exemple, l’Allemagne envisage très sérieusement de subventionner ses centrales thermiques pour empêcher leur fermeture (ce qui aurait pour elle l’avantage de subventionner ses gros industriels exemptés de EEG en conservant une électricité à un prix marché très bas)

125.  papijo | 14/03/2016 @ 21:03 Répondre à ce commentaire

papijo (#124),
J’ai oublié le lien vers la liste des centrales: Wiki.

126.  miniTAX | 14/03/2016 @ 23:35 Répondre à ce commentaire

Sur 1 kg de thorium « brûlé » dans le réacteur, une certaine partie est transformée en énergie, admettons 1 g. Il reste donc 999 g de « produits de fission »… et vous, vous me parlez du combustible qui n’a pas « brûlé », ça n’a rien à voir !

papijo (#114), pfff, ça devient franchement pénible ! Vous balancez des chiffres qui n’ont aucun sens (par quelle magie 1g de thorium pourrait-il donner 999 g de produit de fission ???) et aucun rapport avec le thorium.

Le thorium, quand il est irradié devient 100% combustible (U233 et U235). Alors l’uranium pour un réacteur lui est composé d’environ 90% d’U238 (l’enrichissement à plus de 15% d’U235 est verbotten pour le nucléaire civil). Or l’U238 irradié devient la plupart du temps non pas combustibles (à part une fraction minuscule en plutonium car il n’y a pas assez de neutrons rapides dans un rep) mais des transuraniens qui donnent la majeure partie des « déchets » des REPs.

En gros, avec le thorium on ne mets que la quantité de combustible nécessaire. Avec l’uranium, on est obligé de mettre la plus grande partie sous forme d’U238, qui ne « brûle » pas et ne sert qu’à fabriquer des déchets. Donc le taux de « déchet » n’est pas du tout le même ainsi que la chaleur générée par ces déchets.
‘sais pas, moi, lisez une présentation sur le réacteur à sel fondu, tout ça est bien expliqué, renseignez-vous un minimum quoi…

127.  Nicias | 14/03/2016 @ 23:48 Répondre à ce commentaire

papijo (#124),

Le problème pour la biomasse (et encore plus pour les usines d’incinération), c’est que le poste principal du budget, c’est le remboursement des emprunts.

Alors que pour le nucléaire ou pire l’hydraulique,vous croyez que le poste principal du budget c’est le cout du combustible ou le cout variable ? Ils font du suivit de charge.

C’est fini … mais provisoirement.

Pour que ça finisse rapidement [un prix du MWh en dessous de 40 voir 30 €] il faut deux conditions. 1 on arrête de subventionner l’ajout de capacités inutiles de production en subventionnant le renouvelable. Exemple la France prévoit, a lancé des appels d’offre pour moitié contractés, de 6 GW d’éolien en mer qui ne produiront qu’a partir de 2020. De ce côté revoyez votre calendrier.

2 en gros les centrales charbon allemandes ou les réacteurs nucléaires français ferment rapidement. Si on fait cela, c’est le black out assuré lors de la demande de pointe.

Pour des questions de risque qu’il me semble vous avez compris (« Pourquoi vendre à un prix inférieur à celui du marché ? »), les opérateurs ne feront pas des investissements colossaux pour uniquement couvrir des périodes courtes et aléatoires de prix hauts (Merkel la pro-market post soviétique d’Allemagne de l’Est semble d’un avis contraire).
On peut imaginer un président français dégoulinant de sueur en 2018 annonçant à la télé qu’on vas subventionner le prolongement de nos centrales nucléaires par des dizaines de milliards.
C’est pas mon scénario principal. On va laisser pourrir la situation tant qu’on le pourra. Cela va durer encore 10 ou 20 ans à coup de rationnement de la demande de pointe, de dérogations diverses pour prolonger le fonctionnent de centrales en fin de vie ou nécessitant de gros investissements.

128.  miniTAX | 15/03/2016 @ 8:35 Répondre à ce commentaire

Ah non, ça fait belle lurette qu’on ne paie plus de royalties, un brevet ça ne dure pas éternellement et les modifs effectuées par les français sur le design Westinghouse font que les REP actuels ne sont plus tout à fait les mêmes que les originaux.

Murps (#100),
Je parlais de licences et non de royalties. On ne paye plus de royalties à Westinghouse que depuis 1992, pas exactement « depuis belle lurette » vu que tous les réacteurs en marche ont été construit avant 1985. Donc les REP sont tous sous licence Westinghouse, c’est un fait.
Les seuls réacteurs entièrement francisés sont les EPR, on attend de voir leur mise en service mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne brille pas pour l’instant.

129.  Nicias | 15/03/2016 @ 11:08 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#128),

Donc les REP sont tous sous licence Westinghouse, c’est un fait.

C’est pas un fait mais du french-bashing.

La plus grosse parties des REP français ont tous été conçus en coopération avec Westinghouse depuis les années 50 pour le premier. On s’est progressivement passé de leur aide et les derniers (le palier N4) se sont faits sans eux. On a donc bien 4 REP qui ont été conçus sans Westinghouse et ses licences, et qui fonctionnent très bien.

Cette histoire de licence ne veut rien dire si on en connait pas les détails. Des technologies américaines utilisées sous licence, il y en a dans tout produit un tant soit peu évolué, nucléaire ou non. C’est même un très gros poste de leur balance des paiements. c’est vrai aussi pour l’Europe bien sur, même si on est déficitaire avec les USA.

130.  papijo | 15/03/2016 @ 11:15 Répondre à ce commentaire

miniTAX (#126),

par quelle magie 1g de thorium pourrait-il donner 999 g de produit de fission ???

Si c’est ce que vous avez compris de mon commentaire, on ne parle visiblement pas la même langue. Quand je parle de thorium qui a « brûlé », je parle uniquement des atomes de thorium qui ont subi une désintégration (et je précise bien que je ne parle pas de ceux qui sont restés intacts à la sortie du réacteur). 1 atome de thorium qui a subi la fission donne pratiquement le même poids de produits de fission !
Pour votre info, le combustible « neuf » sorti de l’usine de fabrication n’a jamais provoqué beaucoup de problèmes de radioactivité (un peu tout de même), même s’il y a du plutonium (en dehors des risques de vol / détournement). Pas besoin de conteneurs refroidis spéciaux pour le transporter par exemple comme c’est le cas des produits de fission !