Bistrot du coin 2016/1

Pour discuter de tout et de rien.

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3 039 Comments     Poster votre commentaire »

3001.  Murps | 13/11/2017 @ 18:45 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3000),

* Considérer juste la baisse des surfaces cultivées en tournesol en France sur ces 25 dernières années…

C’est corrélé avec la chute des populations d’abeilles ?

3002.  Araucan | 13/11/2017 @ 20:15 Répondre à ce commentaire

Murps (#3001),
Corrélé avec la production nationale de miel …

3004.  scaletrans | 14/11/2017 @ 12:14 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3003),

Intéressant de constater que les néonicotinoïdes sont pratiquement mis hors de cause. La chimie, cette pelée, cette galeuse, est l’exemple parfait du pseudo scientisme ambiant. On en vient à réfléchir aux tendances suicidaires de nos sociétés techniquement développées, mais dont l’intelligence est en péril de mort (oui, je sais, je me répète… et sans doute je parle à des convaincus 😥 )

3005.  Marco40 | 14/11/2017 @ 12:33 Répondre à ce commentaire

scaletrans (#3004), Si on regarde au niveau mondial, on remarquera que cette tendance suicidaire est marginale en Asie.
C’est juste un phénomène connu qui s’appelle le déclin d’une civilisation.

3006.  Bernnard | 14/11/2017 @ 12:45 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3003),
C’est un document intéressant !
Comme quoi, il faut se garder d’idées toutes faites pour expliquer décroissance du nombre des abeilles.
La chimie a en effet bon dos et quand on y connaît rien, c’est le bouc émissaire tout désigné.
Il faut faire des recherches sérieuses dans ce domaine et ça a un coût !

3007.  Idrolix | 14/11/2017 @ 16:07 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3003),

J’ai lu récemment sur un blog l’entretien avec un apiculteur allemand qui parle de ce phénomène, et j’ai été surpris par la durée de vie des abeilles : abeille d’hiver jusqu’à 4 mois, abeille d’été, 4 à 6 semaines. Il y a un gros turn-over…

http://seppi.over-blog.com/201.....lteur.html

3008.  Christial | 17/11/2017 @ 17:50 Répondre à ce commentaire

Rajendra Pachauri de retour ?
« Fin de la COP 23: Plusieurs plaintes déposées pour harcèlement sexuel »
http://www.20minutes.fr/planet.....te-planete

3009.  Desonis | 17/11/2017 @ 18:44 Répondre à ce commentaire

Bonsoir,

Je suis apiculteur à mes heures perdues.
Oui, il y a des écolos et même beaucoup chez les apiculteurs surtout dans les syndicats d’ailleurs mais pas seulement : cela a été longtemps une activité de personnes cultivées (instituteurs et prêtres historiquement), mais aujourd’hui un peu trop colonisée par des bobos….
Cependant, on ne peut pas nier que l’apiculteurs est aujourd’hui une activité plus difficile qu’autrefois avec des chutes de productions importantes par ruche et des mortalité à répétitions sur les colonies. Il suffit de lire un manuel d’apiculture des années 50 et on rêve des rendement par ruches annoncées…
Bien sur, il y a d’énormes diversité selon les régions, le climat et les cultures environnantes.

Les abeilles sont fragiles et donc très sensible au temps qu’il fait (le climat, le vrai pas celui de la COP 2x) : elles aiment pas l’humidité surtout en hiver, résistent moyennement au froid (en fonction de leur provision), ne supporte pas les hivers interminables et s’accommoderaient bien d’un petit réchauffement climatique (pensez à émettre du C02 pour nos abeilles SVP)…

Si l’agriculture intensive n’est pas responsable de tous les maux, elle a quand même conduit à des chutes de rendement par ruche important de part la perte de diversité florale : c’est surtout du au remembrement et à l’augmentation des surfaces en monoculture.

Pour nos abeilles, il y a eu les années 80 avec l’hécatombe varroa avant que nos chers labo agro-vétérinnaire nous trouvent deux molécules que les apiculteurs utilisent en alternance pour éviter les résistances. Il y a toujours eu des réticents pour utiliser ces deux types de traitement, et donc des « expérimentations » un peu sauvage de diverses autres méthodes (éliminations du couvain mâle, acide formique, thymol, …) dont certaines donnent de bons résultats mais sont délicates à mettre en oeuvre. Mais de là à penser que tous les apiculteurs ariégeois bidouillent avec du thymol comme le suggère l’article, je reste circonspect….

Puis les années 80, avec l’imidàclopride de l’enrobage du tournesol « Gaucho » : là aussi, difficile de contester la nocivité de cet enrobage sur le tournesol : j’ai été le témoin de la perte de la quasi totalité de ruchers entiers (800 ruches – région d’angoulême) en quelques jours après transhumance. Bon, cela a été interdit sur cette culture.

Aujourd’hui, la toxicité sur les abeilles a été bien pris en compte par le monde du phyto. L’ennemi, dans nos région du sud-ouest, c’est surtout le frelon asiatique. Là c’est vraiement un fléau si vous êtes pas trop loin d’un cours d’eau, les frelons s’installe. On piège, on piège mais les abeilles vivent au ralentit toujours à l’affut des frelons qui passent une grande partie de leur temps à manger à proximité des planches d’envol…

Conclusion : Ne pas nier qu’il y a un soucis avec l’apiculture en zone de culture, mais ne pas croire que les abeilles sont victimes uniquement de la chimie…. Elle souffre surtout de la mondialisation des pratiques et des échanges de parasites et insectes divers (acariens varoa et frelons asiatique, mais il y en a d’autre….).
Quand au réchauffement climatique, ce serait plutôt une bonne nouvelle pour les abeilles !

3010.  Araucan | 18/11/2017 @ 9:51 Répondre à ce commentaire

Desonis (#3009),
Merci ! Pour avoir lu un rapport de l’Anses , il n’est pas pas question pour moi de nier les problèmes sanitaires que les ruchers (et la question associée des produits non autorisés pour l’usage en apiculture… Il s’agIssait de montrer la diminution des surfaces de culture favorables aux abeilles (tournesol…).

3011.  Daniel | 18/11/2017 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

Desonis (#3009),
Au cours de ma carrière d’apiculteur professionnel de 1980 à 2017 j’ai subi des pertes importantes de colonie en 1981 du a Noséma Apis puis en 1982 par amibiase ( 80 à 90% )
En 1990 mon exploitation de 600 ruches a été touchée par des virus liés à la varoatose ( un parasite exotique a Apis mellifera )
En 2005 : importants problèmes de dépopulation des colonies du a Nosema ceranae un parasite exotique a l’espèce Apis mellifera
En 2007 gros soucis par la maladie noire de mes ruches transhumées sur miellée de sapin dans les Vosges du au virus de la paralysie
Un seul cas de rucher intoxiqué aux abord du vignoble alsacien dans les années 80
En 2017 il me reste 630 ruches …
Une de mes filles et son compagnon exercent le même métier….
La deuxième s’apprête a prendre la suite de mon exploitation .
En Lorraine et Champagne le bilan des récoltes 2017 s’établit entre 30 et 60 Kg /ruche

3013.  Nicias | 19/11/2017 @ 15:50 Répondre à ce commentaire

Les américains ont finalement publié les résultats de leur enquête épidémiologique sur les herbicides. Selon les dires du gars qui a présidé la commission qui a classé le glyphosate comme cancérigène, la prise en compte de ces résultats aurait changé la donne. C’est trop tard pour nous mais sans doute pas pour Monsanto et ses procès aux USA.

https://uk.reuters.com/article/us-health-cancer-glyphosate/large-u-s-farm-study-finds-no-cancer-link-to-monsanto-weedkiller-idUKKBN1D916C

3014.  Bernnard | 19/11/2017 @ 20:18 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3012),
Très intéressant et pédagogique ! Un beau travail de recherche qui porte ses fruits.
Comme je disais par ailleurs à propos des volcans sous-marin ignorés, le volcanisme est considéré malheureusement comme ayant une influence mineure sur le climat. On préfère mettre l’accent sur le CO2.
Les forces mises en jeu à quelques centaines de Km sous nos pieds ne sont pas du tout négligeables !

3015.  Araucan | 19/11/2017 @ 20:28 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3014),
Cf la plume sous l’Antarctique …
Depuis le Tambora, et dans une moindre mesure le Pinatubo, la question se pose de l’impact du volcanisme sur le climat disons les 5 ans qui suivent des éjectats au niveau de la stratosphère…
Ça repose un documentaire sans RCA !

3016.  patilleverte | 20/11/2017 @ 16:10 Répondre à ce commentaire

Araucan (#3015),
Et donc, un refroidissement climatique important serait plus catastrophique qu’un RC ? J’espère que nos dirigeants, bien « informés » par les « scientifiques » ont pris en compte ce risque !
Je note que l’émission de dioxyde de soufre suite à certaines éruptions volcaniques est du même tonneau que ce que nos Géotrouvtout géoingénieurs ont imaginé… pour refroidir la Planète…
Et puis, au fait, je n’ai pas halluciné, j’ai bien vu que ce documentaire a été diffusé sur ARTE ? Mais où va le monde, ma pauv’dame ?
Enfin, j’espère que les prochaines COP2X et 3Y vont mettre à l’amende l’Indonésie, un pays potentiellement mortel pour le reste de la Planète !

3017.  amike | 20/11/2017 @ 16:42 Répondre à ce commentaire

patilleverte (#3016),

Et donc, un refroidissement climatique important serait plus catastrophique qu’un RC ?

Le RC ne serait pas moins catastrophique. Tout le monde sait que le RCA a une action négative, et donc renforcerait le refroidissement climatique… M’enfin !

Cependant, point trop de catastrophisme : Sur WUWT, un article présentait une enquête sur l’effet d’une éruption volcanique. Si les modèles (encore eux !) étaient catégoriques (éruption=refroidissement), les données des époques ne montraient pas de tels effets, ni sur l’amplitude, ni sur la durée (Une contre réaction naturelle imprévue ?).
Missing the missing summer
Par exemple, la fameuse année « sans été » de 1815 – on imaginerait une année dont chaque jour ressemblerait à un jour de janvier – n’apparaît bizarrement pas sur les diagrammes recensant les températures des grandes villes de l’époque. Tout au plus voit-on un minima non exceptionnel, durant tout au plus 2ans.

Conclusion : les effets des volcans sur le climat sont exagérés !

Et même un proxy comme le prix des céréales ne montre rien…

3018.  Nanuq | 20/11/2017 @ 22:12 Répondre à ce commentaire

Nicias (#3013),

Le contrôle par le glyphosate n’est qu’ une illusion.
Une grande partie de la recherche agronomique est basée sur l’herbicide (agriculture de conservation des sols). Le problème actuel est que l’agriculteur, pour avoir des coûts de productions le plus bas possible et être compétitif, doit inévitablement s’agrandir. On rund-up et on sème en direct ou en strip-till dans l’heure qui suit sur des surfaces dépassant l’entendement.
Quant à la semence, elle est traitée à l’insecticide et aux répulsifs juste avant sa mise en terre, pour éviter toute attaque de ravageurs durant la levée et parfois même après.
Une fumure trop azotée, riche en phosphore et potasse, aura pour conséquence toute une panoplie de symptômes comme la rouille, l’oïdium, différentes carences, la proliférations de pucerons, charançons, méligèthes ( qui apparaissent lorsque l’engrais est trop abondant, favorisant de ce fait un excès de sève dans la tige des plantes), l’apparition d’indésirables comme le chiendent, de gaillet, de rumex, la camomille, l’amarante etc.. sans parler des pertes par lessivage dans les nappes phréatiques.
Le problème en soit n’est pas uniquement l’herbicide mais le cocktail de produits chimiques toujours plus important pour un seul maux, des exploitations agricoles toujours plus grandes et plus complétives. On élève du bétail, de la volaille, du porc avec du fourrage déjà malade..
La réalité est devant nos yeux, la comptabilité analytique agricole fait gage de santé publique!
Il reste la production hors sol, l’arboriculture, la viticulture etc.. La production animal avec ses OGM (protéine de soja pour équilibre une ration riche en gluten de maïs) et toutes la panoplie d’anti-bio pour lutter contre les pneumonies, rotavirus, cyanobactéries, staphylocoques, germes etc..

Les malformations de l’embrayons, par la chimie moléculaire sur l’ADN, ne sont plus à prouver.

Le mécanisme d’action d’un herbicide est une inhibition de plusieurs enzymes (protéines codées dans l’ADN) pouvant ainsi changé le métabolisme d’une cellule. C’est pas rien!

Un autre point, le contrôle du végétal par des brevets sur les semences mondiale (OGM) est une privation de nos libertés, de ce qui fait de nous des hommes libre. Libre de récolter, d’échanger, de multiplier et de ressemer les variétés de nos grands et arrières-grands parents.

La solution à mon sens est très simple, des exploitations plus petites, une plus grande biodiversité, une agriculture de proximité plus saine et plus transparente.

3019.  the fritz | 20/11/2017 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3014),Je ne vois pas ce que apporte ce reportage de nouveau; on sait que les explosions volcaniques réchauffent la stratosphère et refroidissent les basses couches atmosphériques , voir RSS
http://images.remss.com/msu/msu_time_series.html
les deux pics correspondent à Pinatubo 1993 et El Chichon en 1982
Et cela peut arriver en plein optimum climatique comme pour montré dans le reportage
Et puis , quelqu’un a parlé de Courtillot ; il vous dirait que cela peut prendre des proportions beaucoup plus catastrophiques comme à la limite Crétacé / Tertiaire

3020.  Bernnard | 21/11/2017 @ 0:18 Répondre à ce commentaire

the fritz (#3019),
Pour une fois, qu’on ne parle pas de réchauffement et qu’on oublie le CO2, c’est à marquer d’autant plus que ce n’est pas dans les habitudes d’ARTE (et d’autres) d’éviter de mentionner le RCA en parlant du climat.
Pour nous qui discutons ici depuis longtemps du rôle des volcans et des aérosols … , on apprend rien de plus en effet. Cependant, l’enquête pour identifier le volcan est intéressante.
Je pensais qu’on connaissait bien maintenant tous les volcans aériens actifs ou ayant été actifs. Mais c’est vrai quand j’ai connu les Krafft, ils me disaient qu’il y avait encore beaucoup à apprendre sur le volcanisme surtout dans ces régions.

3021.  andqui | 21/11/2017 @ 6:56 Répondre à ce commentaire

Nanuq (#3018), Manifestement, vous ne savez pas de quoi vous parlez et vous répétez comme un perroquet les poncifs écolos sur l’agriculture intensive. Un exemple, votre diatribe contre les semenciers qui brevètent les variétés: ça fait maintenant plus de 70 ans que les agriculteurs achètent leurs semences; d’ailleurs, on ne peut pas ressemer des hybrides qui seront totalement hétérogènes à la 2è génération.
Je retiendrais quelques superbes perles: « l’excès de sève dans la tige des plantes », « la protéine de soja pour équilibre une ration riche en gluten de maïs », « la malformation de l’embryon par la chimie moléculaire » (celle-là, elle est balèze!)… La dernière pour la route: « la solution à mon sens est très simple, des exploitations plus petites, une plus grande biodiversité, une agriculture de proximité plus saine et plus transparente. » cocktail de considérations purement qualitatives, jugements de valeur et positions morales, sans argumentation scientifique. J’en passe, le document est riche en prodigieuses âneries, que vous reprenez, sans les comprendre, depuis les sites et documents écolos.
Je vous conseille d’étoffer vos connaissances agronomiques avant d’aborder de nouveau cette matière.

3022.  amike | 21/11/2017 @ 8:01 Répondre à ce commentaire

Nanuq (#3018),

La solution à mon sens est très simple, des exploitations plus petites, une plus grande biodiversité, une agriculture de proximité plus saine et plus transparente.

Ce n’est pas une solution, ça, c’est un vœux !

Donc, face aux grandes épidémies ou maladies, vous proposez des vies plus simples, pas d’échanges internationaux, la fin du tourisme, une vie saine ?! Pourquoi pas, mais le PIB risquerait de chuter rapidement… De quoi subsisteraient les villes ? Un retour à la campagne ?

Non, faces aux épidémies et maladies majeures, comme les mesures mises en places contre la pollution qui atteignaient des niveaux mortels dans les années 60, c’est la mise en place de normes de protection en équilibre avec la vie économique qui seraient efficaces.
Les normes sont devenues délirantes car elles sont devenues des outils idéologiques !

3023.  Nicias | 21/11/2017 @ 8:12 Répondre à ce commentaire

Nanuq (#3018),

Juste a coté de chez moi il y a une foret et des étangs magnifiques (c’est la propriété de Dassault mais elle est traversée par des chemins communaux). Si je pénètre un peu dans les bois juste en bas d’un des étangs je trouve des pierres. Ce sont les reste d’un moulin. Car il y a peut être un siècle ou plus, tout ça c’était des champs. Cet endroit n’est ce qu’il est que parce-qu’on a augmenté la productivité agricole (et aussi parce-qu’on a remplacé le fourrage destiné aux animaux de traction par du pétrole). c’est les pesticides, les engrais, l’industrie chimique en général, l’augmentation de la taille des exploitations et tout ce que les écolos critiquent qui ont permis cela.

Dans les Yvelines, des forets avec des étangs et des restes de moulin, il y en a des dizaines. Si vous en avez l’occasion je vous suggère de visiter le vallon du Pommeret ou les vaux de Cernay. Ce sont non seulement des endroits magnifiques mais aussi des circuits de promenade ont été aménagé. Des panneaux expliquent bien que ces endroits rendus à la nature étaient des champs. Vous voulez détruire tout ça, je ne vous laisserai pas faire.

3024.  Nicias | 21/11/2017 @ 8:21 Répondre à ce commentaire

Nicias (#3023),

L’abbaye des vaux de Cernay. A visiter avant que ce soit remplacé par des champs bio.

3025.  Nicias | 21/11/2017 @ 9:00 Répondre à ce commentaire

A noter que tant dans le vallon du Pommeret que dans les vaux de Cernay, là ou il n’y a plus que des arbres, il y avait aussi des exploitations industrielles : des carrières. Leur abandon a été plus tardif (vers 1950 pour le vallon du Pommeret). Les pierres servaient à paver les routes. La logique les la même, c’est la chimie pétrolière (aka bitume) qui leur a fait la peau.

3026.  the fritz | 21/11/2017 @ 9:19 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3020),

quand j’ai connu les Krafft

A quelle occasion avez rencontré ces collègues alsaciens que j’admirais pour leur courage mais que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer

3027.  Claude C | 21/11/2017 @ 9:19 Répondre à ce commentaire

Nicias (#3025),

Après avoir connu un creux au milieu du XIXe siècle, la superficie forestière française a depuis regagné son niveau de la fin du Moyen Age, soit 15,5 millions d’hectares.

http://www.onf.fr/gestion_dura.....index.html

3028.  Bernnard | 21/11/2017 @ 9:25 Répondre à ce commentaire

the fritz (#3026),
En 1975 en Islande.
J’ai connu Katia et Maurice sur les pentes volcaniques durant 1 mois en Juillet.
Katia était chimiste de formation et on avait pas mal echangé.

3029.  Bernnard | 21/11/2017 @ 9:26 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3028),
C’est vrai que Maurice était de Mulhouse.

3030.  Nanuq | 21/11/2017 @ 9:40 Répondre à ce commentaire

« Manifestement, vous ne savez pas de quoi vous parlez et vous répétez comme un perroquet les poncifs écolos sur l’agriculture intensive. »

J’ai une formation d’ingénieur agronome, je suis agriculteur bio. Je travail en cultures associées.
Pour donner deux exemples:
Du blé avec du trèfle violet captant l’azote atmosphérique me permet deux coupes de fourrage après moisson. Une meilleur structure de mes sols, j’ évite le lessivage des engrais, mes sols sont couvert en permanence, je produis plus..
Des pois- vesse- trèfle-niger-féverolle- etc.. pour le colza, favorise l’enracinements, l’absorption de l’azote, apport de matières organiques, la diminutions d’intrants..

«  ça fait maintenant plus de 70 ans que les agriculteurs achètent leurs semences; d’ailleurs, on ne peut pas ressemer des hybrides qui seront totalement hétérogènes à la 2è génération. »

Je suis sélectionneur, c’est à dire que je produit des semences pour d’ autres agriculteurs.
Le choix variétal, la multiplication sont la clef de voûte de l’agriculture biologique de demain. Les variétés de blé BobulGum en agriculture conventionnel sont trop dépendantes des intrants.

« la protéine de soja pour équilibre une ration riche en gluten de maïs »

Oui, l’importation de protéine de soja du brésil pour compléter une ration (bilan fourrager, minéral etc) dans une ration riche en maïs (engraissement et production laitière industriel).
Le semis de méteils à ensiler après moisson, permettent de diminuer l’apport de maïs dans la ration et donc, les importations de soja.
Les producteurs pour le lait de fromagerie sont basés sur les herbages.

« l’excès de sève dans la tige des plantes »

Oui, l’excès de sève. La recherche agronomique dans les variétés de blé par exemple a considérablement raccourcis le temps de production. En l’espace d’une trentaines d’années, nous avons gagné presque un mois entre l’implantation et la récolte.

« la malformation de l’embryon par la chimie moléculaire » (celle-là, elle est balèze!) »

Comment fonctionne un herbicide selon vous? Par magie? Un herbicide créé une inhibition de plusieurs enzymes affectant la cellule.

« la solution à mon sens est très simple, des exploitations plus petites, une plus grande biodiversité, une agriculture de proximité plus saine et plus transparente. »

Depuis le mois de juillet jusqu’au mois de novembre, des champs restent nu. La possibilité de mettre en place d’autres cultures semble être une solution..

« Vous voulez détruire tout ça, je ne vous laisserai pas faire. »

Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Je produit en bio autant qu’un agriculteur conventionnel. La différence entre ces deux modes de production, c’est la surface. De plus petite exploitations bio, avec plus d’intercultures, produisent plus qu’une exploitation conventionnelle en monoculture.

« Je vous conseille d’étoffer vos connaissances agronomiques avant d’aborder de nouveau cette matière. »

Je vous renvoie le compliment.

Nanuq

3031.  Bernnard | 21/11/2017 @ 9:45 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3029),
J’ajoute que c’était un couple formidable et très ouvert. Maurice avait un don pour expliquer les mécanismes en œuvre dans le volcanisme et fascinant quand, sous la tente qui nous servait de lieu de réunion et sans tapis de sol, avec un bâton dans la poussière, il expliquait dans le détail la dérive des continents. Il fallait le suivre physiquement sur les pentes basaltiques.
Son rêve était, à l’époque, de descendre une coulée volcanique sur un radeau en titane.
Et Katia le suivait !
Nous étions là, ma future et moi par un hasard qui s’est réalisé. Je voulais absolument arpenter l’Islande et justement Maurice et Katia essayaient de populariser leur métier, et nous avions pu nous intégrer dans leur petite équipe pour environ un mois. Nous étions passés par l’ intermédiaire du « Point de Mulhouse.

3032.  patilleverte | 21/11/2017 @ 9:47 Répondre à ce commentaire

amike (#3017),
Vous aviez bien noté le second degré de ma phrase sur les refroidissement climatiques ?

3033.  Nicias | 21/11/2017 @ 9:59 Répondre à ce commentaire

Nanuq (#3030),

Ben voyons, je ne sais pas de quoi je parle alors que monsieur nous parle d’embryons mal formés parce-que le glyphosate agirait sur une enzyme présente chez les plantes car nécessaire à la photosynthèse.

Alors que les blés conventionnels restent stables, autour de 75 q/ha, a filière du blé bio enregistre depuis 2011 une chute progressive mais régulière de ses rendements : 32 quintaux/ha en moyenne nationale pour 2011, 31 q/ha pour 2012, 28 q/ha pour 2013 et autour de 25 q/ha, selon les premières estimations, pour 2014

https://agriculture-environnement.fr/actualites,12/bles-bio-en-recul-pour-deuxieme-annee-consecutive

Je suis désolé mais par chez moi on fait beaucoup de blé. Les Yvelines sont un département très boisé mais pas au point ou si on passait au bio il ne faudrait seulement raser les forets, il faudrait aussi raser des villes.

3034.  the fritz | 21/11/2017 @ 10:06 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3031), Je ne comprends pas que je ne les ai pas connu à la fac à Strasbourg, ils avaient deux et deux ans de plus et de moins que moi , ils ont fait tous les deux de la geologie et de la géochimie comme moi; mais je crois qu’ils ont passé plus de temps à Besançon qu’à Strasbourg

3035.  Bernnard | 21/11/2017 @ 10:10 Répondre à ce commentaire

the fritz (#3034),
Ils étaient souvent par monts et par vaux avec leurs sacs à dos prêts au départ. C’est du moins ce qu’ils nous disaient.
Effectivement, vous auriez dû les croiser !

3036.  the fritz | 21/11/2017 @ 10:12 Répondre à ce commentaire

Nicias (#3033), Nanuq (#3030),
Que pense nanuq de cela
https://www.planetoscope.com/biocarburants/1610-production-de-bioethanol-en-france.html
Personnellement je pense que le bioéthanol n’a de bio que le nom, on ferait peut-être mieux d’utiliser ces terres pour faire un peu de culture extensive pour nourrir les gens et les bêtes plutôt que les moteurs

3037.  Bernnard | 21/11/2017 @ 10:13 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3035),
Ils faisaient pas mal de films et de photos. Ils se devaient d’être les premiers sur un site volcanique actif. Ce qui malheureusement leur a été fatal !

3038.  amike | 21/11/2017 @ 10:21 Répondre à ce commentaire

patilleverte (#3032), Bien sûr 😉 Je ciblais pour ma part les média pour qui le RCA aggrave tout, même au bout de l’absurde : un refroidissement. Du second degré… aussi.

3039.  andqui | 21/11/2017 @ 10:54 Répondre à ce commentaire

Nanuq (#3030),Je suis agro 71 et, c’est curieux, vous n’avez pas un discours d’ingénieur agronome, plutôt celui d’un praticien évoluant dans un milieu économique très local, déconnecté de la réalité globale de la production végétale. Donc il est compréhensible que vous privilégiez les associations culturales (j’ai rien contre dans un contexte spécifique), les circuits courts, j’en suis sûr, les petites surfaces en associant élevage et prod végétale, enfin, le vieux schéma du passé. Il est normal que vous en fassiez la promotion puisque c’est votre choix et qu’il est évidemment le meilleur.
Vous me rappelez les copains de l’agro qui avaient choisi la spécialité « agriculture comparée » de René Dumont (puis de Marc Dufumier) plus idéologues que scientifiques, primo-écolos, enfin, des branlos!
J’ajoute, pour aller dans le sens de Nicias, que l’agriculture intensive garanti une utilisation des surfaces agricole optimisée et protège contre les déforestations excessives dans les pays en développement (qui sont légitimes à utiliser leur surfaces comme ils l’entendent, sans tenir compte des discours moralisateurs des écolosbobo du 11è); il faut néanmoins être vigilant en zone tropicale et équatoriale sur le maintien d’un taux de matière organique suffisant pour prévenir la dégradation des structures. C’est en ce sens une garantie de la protection des espaces naturels (ah, les espaces naturels…) et donc de la biodiversité (notion bien-sûr parfaitement ridicule, quand on ne connait encore pas 70 à 80% des espèces)