Le cycle du soleil basculé.

Voici 2 articles dont les liens ont été publiés sur le site consacré au soleil spacewheather.com à la date du 28 mars 2016.

Bernnard : « La météo spatiale » n’est pas sans influence sur celle de la terre comme vous allez le voir. Traduction par Scaletrans.

1  -Le soleil basculé.

Source

Par Madhulika Guhatharkurta et Tony Philips

Découvert il y a plus de 150 ans et minutieusement étudié depuis, le cycle du soleil est, d’une certaine façon, largement incompris.

Beaucoup de gens et certains scientifiques ont de l’activité solaire un point de vue simpliste et binaire. Le maximum solaire est une période active, marquée par des explosions massives et une météo spatiale dangereuse qui peut affecter les systèmes complexes sur Terre et dans l’espace, alors que le minimum solaire est une période de calme où il ne se passe presque rien.

En fait, la situation est plus complexe… et plus intéressante. Les maximas et minimas solaires sont les extrêmes opposés d’un grand rythme stellaire. L’activité solaire ne s’arrête jamais, elle change juste de forme comme oscille un pendule. Pour le visualiser, nous avons basculé le cycle solaire : Dans le graphique, le nombre de taches solaires est tracé horizontalement et non verticalement. Les grands nombres de taches sont sur la droite, les petits nombres de taches sont sur la gauche. Cette rotation du cadre efface la notion de maximas et minimas solaires, et la remplace par une analogie terrestre : La Niña et El Niño.

La Niña et El Niño sont les extrêmes opposés d’une grande oscillation du Pacifique. Avec une fréquence de 2 à 7 ans, les eaux de surface l’océan Pacifique équatorial se réchauffent (El Niño) puis elles se refroidissent de nouveau (La Niña). Les météorologues se battent avec une incompréhension chez certains adeptes qui croient qu’El Niño amène un temps humide et tempétueux, alors que La Niña amène un calme sec. En fait, chaque condition a ses propres effets régionaux distincts qui sont, à l’instar des extrêmes du cycle solaire, variés et complexes. En Californie du sud par exemple, les années El Niño peuvent amener de fortes pluies hivernales et des inondations dans la région, le même épisode El Niño maintient la Nouvelle Angleterre chaude et sèche. En Équateur et au Pérou, El Niño concède un temps favorable aux fermiers. Cependant les pêcheurs le haïssent car leurs prises chutent pendant que les moissons augmentent. De l’autre côté du Pacifique, l’Australie ressent El Niño comme une période de sécheresse et d’incendies – l’exact opposé de l’empreinte en Californie du sud.

La Niña conduit à inverser ces tendances, mais pas exactement. Alors que les anomalies de température marine de surface d’El Niño et La Niña sont pratiquement des images miroir les unes des autres, les conséquences ne le sont pas. Le système météorologique terrestre est sacrément complexe, et il n’y a pas deux années qui réagissent de la même façon à une perturbation El Niño ou La Niña.

Il en est ainsi avec le cycle solaire. Chaque extrême suscite un mélange unique de météorologie spatiale qui affecte différentes parties de l’environnement Terre-Soleil, et les systèmes complexes de façons variées et subtiles.

  • Examinons ce qui suit :
    Durant un La Niña (Min. solaire), le niveau de rayons cosmiques monte brusquement. Les rayons cosmiques galactiques venant de l’extérieur du système solaire doivent s’affronter au vent solaire et à un fond de champs magnétiques solaires. Durant une phase La Niña du cycle solaire, la pression du vent solaire diminue et le champ magnétique solaire s’affaiblit ce qui fait que les rayons cosmiques atteignent plus facilement la Terre. Vu la puissance des rayons cosmiques – un simple noyau de fer peut fracasser un brin d’ADN humain – un La Niña solaire est un moment dangereux pour les astronautes.
  • Une phase El Niño solaire (Maxi. solaire) fait diminuer le nombre de rayons cosmiques, mais le nombre d’éruptions solaires augmente. Les explosions solaires dispersent dans le système solaire des rayons X, des protons à haute énergie, et des milliards de tonnes de plasma chargé électriquement que l’on appelle des éjections de matière coronale. Cela signifie un peu de repos pour les astronautes.

Une autre manière de voir les cycles du soleil

Figure 1: L’illustration montre le compte mensuel lissé des taches solaires sur les six derniers  cycles, tracé horizontalement au lieu de verticalement. Les nombres élevés de taches sont en rouge sur la droite, et les petits nombres sont en bleu sur la gauche. En regard de chaque hauts et bas figurent différents impacts météo spatiaux rencontrés sur terre. 

L’El Niño solaire affecte de nombreuses technologies. Les radioamateurs se battent avec des blackouts radio.  Les contrôleurs aériens sont quelquefois forcés de détourner des vols internationaux des routes polaires. Un rapport de 2008 du National Geographic Council avertissait que « les fortes tempêtes géomagnétiques pouvait causer des pannes mondiales d’énergie, des coupures d’eau et des perturbations des marchés financiers, entre autres choses.

Le rayonnement ultraviolet (UV) extrême du Soleil est un excellent exemple du caractère  alternatif du cycle solaire. Durant les années du maximum de taches solaires (El Niño solaire) la production d’UV est forte. Le rayonnement UV chauffe la haute atmosphère de la Terre, augmentant la traînée aérodynamique des satellites en orbite basse. Les satellites, y compris la Station Spatiale Internationale, tendent à se rapprocher de la Terre durant cette période, ce qui gêne leurs utilisateurs. D’un autre côté, les débris spatiaux tendent à retomber vers la Terre, ce qui contribue à nettoyer l’environnement orbital.

Durant les années avec moins de taches solaires (La Niña solaire), la production d’UV diminue et la haute atmosphère commence à refroidir et à se contracter. Avec une traînée aérodynamique nettement moindre, les satellites ont moins de mal à rester en orbite – une bonne chose. D’un autre côté, les débris spatiaux tendent à s’accumuler, rendant l’espace autour de la Terre plus dangereux.

Il se pourrait que le cycle solaire entre dans une phase La Niña plus forte que d’habitude. Après le minimum solaire du siècle en 2008-2009, le Cycle Solaire 24 s’est élevé – mais seulement pour devenir le cycle le plus faible en plus de 50 ans. L’irradiance solaire totale, qui connaît toujours une légère hausse autour du maximum Solaire, n’a augmenté que de la moitié par rapport au trois précédents cycles, alors que les irradiances d’ultraviolet / d’ultraviolet extrèmes (moteur clé de la météo spatiale) sont seulement à 50%-70%. Ces chiffres faibles ne sont pas des indicateurs de « calme » cependant. Comme le graphe basculé du cycle solaire le montre, la variabilité solaire a toujours potentiellement un impact majeur sur la Terre et l’humanité.

2  -Le Rayonnement Cosmique Continue à s’intensifier.

Source

Le mois dernier, nous annoncions que les rayons cosmiques gagnaient en intensité. Les mesures jusqu’en février montrent que la tendance continue. En fait, le dernier lâcher de ballon sur la Californie le 5 février détectait la plus haute valeur à ce jour :

L'aumentation du flux de rayons cosmiques quand la protection du soleil diminue

Les données montrent que les rayons cosmiques dans la stratosphère de moyenne latitude sont approximativement 10% plus forts qu’il y a un an. Toutes ces mesures ont été collectées par Spaceweather.com et les étudiants d’Earth to Sky Calculus.

Les rayons cosmiques qui sont précipités vers la Terre par de lointaines explosions de supernova et autres événements violents, sont une forme importante de la météo spatial. Ils peuvent ensemencer des nuages, déclencher la foudre, et pénétrer des avions de transport. En réalité, nos mesures montrent que quelqu’un qui fait un aller et retour en avion à travers les USA peut absorber autant de rayonnement que 2 à 5 séance de rayons X chez le dentiste. De même, les rayons cosmiques peuvent affecter les alpinistes, les drones de haute altitude et les astronautes à bord de l’ISS.

Ce genre de rayonnement est modulé par l’activité solaire. Les tempêtes solaires et les éjections de matière coronale tendent à rejeter de côté les rayons cosmiques qui ont plus de mal à atteindre la Terre. Au contraire, une faible activité solaire permet à une dose supplémentaire de rayons cosmiques d’atteindre notre planète.

En réalité, l’augmentation en cours de l’intensité de rayons cosmiques est probablement due à un déclin du cycle solaire. Le maximum solaire est passé et nous nous dirigeons vers un nouveau Minimum Solaire. Des prévisionnistes s’attendent à ce que l’activité solaire chute brutalement dans les années à venir, et les rayons cosmiques sont sur le point d’augmenter en conséquence.

Pour suivre l’activité solaire voici une page de WUWT.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

21 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Nicias | 5/04/2016 @ 8:09 Répondre à ce commentaire

pop

2.  Roby Walrus | 5/04/2016 @ 8:13 Répondre à ce commentaire

Merci.

En 2000, l’USGS (l’équivalent américain du BRGM) avait publié une brochure de six pages en anglais de sur « le Soleil et le climat » (« The Sun and Climate). Pour quelqu’un qui ne connait pas la géophysique, c’est une bonne introduction. Par exemple, j’ai appris que les vents en haute altitude (700mb) sont influencés par les perturbations magnétiques du soleil ! Ceci étant dit, d’après Google, l’usage du mot clef « space weather » ne change pas.

The Sun and Climate, U.S. Geological Survey Fact Sheet 0095-00, Version 1.0, 2000.

Et j’ai même trouvé une nouvelle alarmiste, comme pour le RCA, de l’agence Bloomberg : « Holes in the Sun Are Threatening to Throw Birds, GPS Off Course » [des trous dans le soleil menacent les migrations des oiseaux et les GPS], 1er avril 2015). Et cette activité solaire était bien visible d’une grande partie de la Grande-Bretagne, et pas seulement en Écosse (article du Guardian « Northern lights illuminate UK skies as far south as Oxfordshire » du 7 avril).

Ce n’est pas un poisson d’avril.

3.  Bernnard | 5/04/2016 @ 8:30 Répondre à ce commentaire

Roby Walrus (#2),
En tout cas, le changement climatique solaire sera difficilement anthropique. On ne sait jamais, avec les clowns adeptes des modèles informatiques visionnaires, qu’ils arrivent un jour à trouver un lien ! on en trouve bien un avec les tremblements de terre !

4.  Roby Walrus | 5/04/2016 @ 8:36 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#3), U.S. National Space Weather Strategy released in October 2015, “reducing vulnerability to space weather needs to be a national priority [réduire la vulnérabilité aux événements de la météorologie spatiale devrait être une priorité nationale].”
Vu dans « Space Weather As A Global Challenge Event To Be Presented By Secure World Foundation + US Department of State« , Satnews, 31 mars 2016. Et voilà encore une ONG internationale ! Mais que fait le CO2 ?

5.  ISARD | 5/04/2016 @ 11:39 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
Bon article de base pour ceux qui débutent.
Je ne suis pas certain d’avoir tout trouvé et je reste perplexe sur le fait que la prédiction des cycles soit si peu documentée (à ma connaissance).
L’article lui même dit: »Il se pourrait que le cycle solaire entre dans une phase La Niña plus forte que d’habitude » comme si on ne pouvait pas prédire l’avenir.
Depuis le temps que je regarde l’évolution des cycles j’ai pu voir que la NASA ne sait pas prédire à plus d’un demi cycle et s’est trompée sur les derniers cycles 23 et 24 (ce qui prouve que son modèle est faux).
Pourtant la décomposition en série de fourrier de la série des taches solaires connue depuis 1750 montre sans aucun doute l’existence de périodes manifestement rattachées à Saturne et Jupiter, corrigées par la rotation du soleil (à l’intérieur et non pas à la surface, vitesse de rotation légèrement différentes, et en tenant compte des périodes qui sont crées par un système non linéaire).
Saturne et Jupiter vont garder leur période pendant encore longtemps.
Il semblerait donc qu’aucun cerveau n’a trouvé l’équation modèle pour reproduire la série des taches et donc prédire l’avenir ?????

6.  Murps | 5/04/2016 @ 12:52 Répondre à ce commentaire

ISARD (#5),

Pourtant la décomposition en série de fourrier de la série des taches solaires connue depuis 1750 montre sans aucun doute l’existence de périodes manifestement rattachées à Saturne et Jupiter

Pourquoi pas, je savais que Jupiter était suffisamment massive pour perturber – un peu – le soleil, mais je n’imaginais pas qu’elle puisse, avec Saturne, être à l’origine du cycle des tâches.

Si l’activité solaire est corrélée avec les orbites des deux géantes gazeuses ça aurait dû se voir comme le nez au milieu de la figure… Non ?
Vous avez un petit document à ce sujet ?

7.  ISARD | 5/04/2016 @ 13:48 Répondre à ce commentaire

Il faut appliquer F = m*m’/D2. Vous verrez que l’influence de Jupiter est semblable à Saturne, loin devant les autres planètes.
On peut trouver un graphe des périodes en cherchant sur le site : pensée unique pour les scientifiques.
C’est là que l’on trouve environ les 11 ans de Jupiter et les 30 ans de Saturne.
Il faut corriger avec la rotation du Soleil et ajouter les périodes résultant de la non linéarité du système. Par exemple un système non linéaire excité à 30 ans va générer 15 ans, 7,5 ans et ainsi de suite (fréquences doubles).
On va aussi trouver F1 + F2 et F1 – F2 (à transformer en périodes).
Saturne et Jupiter présentent des conjonction (même côté du Soleil ou opposées). On voit facilement la période proche de 60 ans. Grand cycle de 804 ans (si j’ai bonne mémoire).
Ce sont ces 60 ans que l’on trouve par exemple entre autres dans la série de température globale HADCRUT (depuis 1850) (voir dans pensée unique et WUWT) et aussi si on regarde (pensée unique) les reconstitutions passées des glaces Arctique (30 et 60 ans).
C’est réellement un hasard extraordinaire de retrouver des périodes aussi semblables dans le Soleil et sur terre.
Un grand merci aux auteurs de ces sites qui nous donnent des liens quasi impossible à trouver pour un particulier.

8.  Bernnard | 5/04/2016 @ 13:49 Répondre à ce commentaire

Murps (#6),
Voici ce que dit Wiki à propos des « marées solaires »:

En liaison avec le cycle de 11 ans, existe un cycle de 22 ans qui concerne le champ magnétique solaire. En effet, les polarités de ce dernier s’inversent à chaque nouveau cycle de 11 ans. Un cycle de 179 ans peut être également mis en évidence en relation avec le cycle des planètes géantes gazeuses Jupiter et Saturne. Une théorie développée par Nelson (1951)3, Takahashi (1967)4, Bigg (1967)5, Wood (1968)6, Blizard (1969)7, Ambroz (1971)8, Grandpierre (1996)9 et Hung (2007) donne pour raison de ce cycle les « marées » solaires provoquées par les planètes du Système solaire, principalement Vénus, Terre, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne. Ching-Cheh Hung, de la NASA, a mis en évidence une relation entre la position des planètes « productrices de marées » (tide-producing planets), Mercure, Vénus, Terre et Jupiter, et 25 tempêtes solaires parmi les 38 plus importantes de l’histoire (la probabilité qu’une telle association soit due au hasard serait de 0,039 %). Hung a également isolé un cycle de 11 ans décrit par le groupe Vénus-Terre-Jupiter correspondant au cycle des taches solaires10.

Wolf a également remarqué un cycle de variation des maxima d’une période de 90 ans.

9.  lemiere jacques | 5/04/2016 @ 18:43 Répondre à ce commentaire

Murps (#6), scafetta a essayé de voir ça, pas à partir des planète mais du mouvement du soleil dans le centre de masse du système solaire ou un truc comme ça…et de mémoire c’est pas clair..

10.  testut | 5/04/2016 @ 19:05 Répondre à ce commentaire

Appeler Williams, il vous expliquera tout cela

11.  Araucan | 5/04/2016 @ 22:26 Répondre à ce commentaire

Merci !

12.  amike | 5/04/2016 @ 22:28 Répondre à ce commentaire

les eaux de surface l’océan Pacifique équatorial se réchauffent (El Niño) puis elles se refroidissent de nouveau (La Niña).

Cette phrase me gène : on voit effectivement les températures monter et descendre, respectivement, mais les verbes réchauffer et refroidir sont inadéquats.
El Niño correspond au transfert dans le reste du Monde, de la chaleur accumulée par le Pacifique, et La Niña, la captation de la chaleur du Monde par un Pacifique refroidit.
Il faudrait abandonner la forme pronominale et ajouter « … le Monde » !

13.  Williams | 5/04/2016 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

Pourquoi pas, je savais que Jupiter était suffisamment massive pour perturber – un peu – le soleil, mais je n’imaginais pas qu’elle puisse, avec Saturne, être à l’origine du cycle des tâches.
Si l’activité solaire est corrélée avec les orbites des deux géantes gazeuses ça aurait dû se voir comme le nez au milieu de la figure… Non ?
Vous avez un petit document à ce sujet ?

Pour le cycle solaire de Suess (180 ans) qui influence le cycle de 11 ans (le plus connu et le plus parlé) sa cause est le mouvement du soleil autour du barycentre (centre de gravité) du Système-Solaire qui semble en être le jeu même si pourtant l’instant cela n’est pas prouvé. C’est même à cause de ce cycle de 180 ans qu’il y a eu le Minimum de Maunder suivit du Minimum de Dalton et en ce moment suivit d’un nouveau Minimum qui va commencé lors du prochain cycle solaire N°25. Pour plus d’infos sur tout les cycles solaires… voir ici et surtout les autres pages : http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil.htm

L’influence du cumul de la gravitation des planètes gazeuses (Jupiter-Saturne-Uranus-Neptune (attention pas les planètes telluriques qui ont une masse trop faible)) et leur position sont ce qui joue sur le mouvement (direction, vitesse, accélération…) du Soleil autour du barycentre du Système-Solaire.

La variation du mouvement du Soleil par rapport au barycentre du Système-Solaire dû aux planètes gazeuses, entraînerait des variations à long terme du flux des courants de convection sous la surface du Soleil ce qui aurait des effets sur l’activité solaire car plus les courants de convection sont lents, plus faible serrait l’activité solaire et plus ils sont rapides plus l’activité solaire serrait importante suivant des observations.

Il faut appliquer F = m*m’/D2. Vous verrez que l’influence de Jupiter est semblable à Saturne, loin devant les autres planètes.

Attention, l’influence de Jupiter n’est pas semblable à Saturne pour 2 raisons. Jupiter est bp plus proche du Soleil que Saturne et elle est bp plus massif donc ces 2 éléments font que Jupiter a bien plus d’influence sur le Soleil que Saturne. Par exemple si Jupiter est d’un coté du Soleil alors il faut les 3 autres planètes gazeuses pour contrebalancer l’effet gravitationnel de Jupiter sur le barycentre du Système-Solaire et donc faire que ce dernier soit au centre du Soleil.

Williams

14.  lemiere jacques | 5/04/2016 @ 23:09 Répondre à ce commentaire

Williams (#13), ben l’influence gravitationnelle est un fait..son expression dans l’activité apparente du soleil c’est autre chose…

15.  Williams | 5/04/2016 @ 23:24 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#14),

Pourrais-tu être plus précis.

Car c’est la gravitation des planètes suivant leur coordonnées (distance,…) et leur masse qui joue sur le mouvement du Soleil autour du barycentre du Système-Solaire. Tout comme à long terme c’est aussi la gravitation des planètes suivant leur coordonnées (distance,…) et leur masse ainsi que celle de la Lune et du Soleil qui joue sur des loi de Milankovitch (La variation de l’orbite terrestre, la Précession du Périhélie de la Terre), voir sur les autres planètes.

Le mouvement du Soleil semblerait jouer un rôle sur sa rotation sur lui même particulière qui joue le rôle principal sur son activité solaire.

Williams

16.  Bernnard | 6/04/2016 @ 0:15 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#14),

ben l’influence gravitationnelle est un fait..son expression dans l’activité apparente du soleil c’est autre chose…

Le soleil est un astre fluide , je veux dire par là déformable. Il n’est pas minéral.
Sous l’action des forces de gravité qui varient en fonction des positions relative des planètes qui lui tourne autour le soleil se déforme. Bien sur étant donné sa masse ce n’est pas très perceptible (c’est une sphère, quand même, mais qui « ondule » un peu en surface). Ces déformations résultent donc des forces de marée. Ces marées induisent des mouvements de masse (de plasma) internes et donc aussi des changements dans l’activité magnétique (les charges électriques se déplacent) . Ces changements suivent des cycles de périodes différentes. L’origine de l’activité variable du soleil est donc la gravité !

17.  CK66 | 6/04/2016 @ 5:56 Répondre à ce commentaire

Personnellement , je pense qu’il y a mélange des genres ( un peu comme nous font les alarmistes entre météo et climat ) , je m’explique , nous avons la météo spatiale a court terme , l’activité quotidienne ( nombre de régions , éruptions , vents solaires , imf , etc .. ) , nous avons la météo spatiale saisonnière a moyen terme , l’activité cyclique ( minimum , émergence magnétique , maximum-inversion et annihilation magnétique ) puis nous avons le climat spatial a long terme ( les différents cycles cosmiques découverts et probablement a découvrir ) si la météo spatiale est une branche de la climatologie spatiale , il est aventureux d’en faire un lien direct . Autre remarque , concernant la tsi et un de ses composants le UV , il faut rétablir une chose , la tsi augmente avec le cycle au rythme de l’augmentation du nombre de régions actives mais n’est en rien corrélée a ce nombre de régions , il suffit de prendre les relevés quotidiens des deux ( graphiques étant plus visuels ) pour constater que la tsi faiblit a l’accroissement du nombre de régions ( taches solaires ) et inversement .

18.  lemiere jacques | 6/04/2016 @ 7:15 Répondre à ce commentaire

Williams (#15), je ne peux justement pas être plus précis que cela car d’un coté les lois de la gravitation étant ce qu’elles sont, le soleil est affecté par leur orbite effet de marée, cinématique de façon couplée d’ailleurs, mais..le soleil n’étant pas un objet rigide comme le dit bernardd dont nous ne comprenons pas vraiment jusqu’aux dernières nouvelles la dynamique internen on ne peut pas déterminer si simplement les effets des planètes sur cette dynamique…
nous en sommes d’un coté à des approches théoriques lourdes façon modèle du climat qu’on regarde avec circonspection et de l’autre des approches empiriques où on cherche essentiellement des corrélations..

est possible que les effets soient des nains par rapports aux forces dissipatives ( c’est le cas aux petites échelles!) et n’apparaissent pas il est possible que de façon surprenante pour des effets qui ressemblent à un accord de phases, un effet existe bel et bien..
mais quand on voit que un phénomène comme el nino est mal compris …
enfin ce n’est qu’ne opinion…

j’ai beaucoup de mal quand on me parle de cycle solaire…je comprends bien qu’on fasse une décomposition spectrale des évolutions solaires solaires connues, que des fréquences sortent, parfois « clairement », mais la simple affirmation sur le plan empirique de l’existence de cycles implique qu’on peut prévoir alors l’évolution du soleil…et c’est la vérification empirique de l’hypothèse..bien le bonjour pour vérifier l’effet de cycle de mille ans avec certitude..
je ne sais pas et c’est typiquement le genre de science âpre et aride qui exige du temps ou un zozo dans un coin qui pense à un truc plus pertinent…
J’adore cette anecdote vraie fausses ou édulcorée des physiciens du cern( ?) cherchant à comprendre des résultats incohérents et qui, à court d’idée ont regard,é la lune…et ses marées… changeant la géométrie de leur appareillage..mais c’est évident! voyons…

19.  Bernnard | 6/04/2016 @ 9:28 Répondre à ce commentaire

Le Soleil est une grosse boule de gaz chaud et ionisé (plasma) tournant sur lui-même en 28 jours environ. Les 30% les plus externes en rayon sont animés en permanence de mouvements convectifs. Ces mouvements, sous l’influence des forces de Coriolis et de Laplace, sont turbulents et chaotiques.

Ce n’est pas simple, tout aussi complexe que notre climat, sinon plus.
Les politiques n’imposent pas une influence anthropique dans l’étude des paramètres qui influent la météo du soleil et pour le moment, la recherche dans ce domaine n’est pas polluée par des croyances dogmatiques. Est-ce que ça durera ?
Une des études (CEA, Saclay) où l’on voit bien cette complexité.
http://irfu.cea.fr/Sap/Phocea/.....id_ast=998

20.  Williams | 6/04/2016 @ 16:16 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#18),

Je comprends en gros ce que tu veux dire car oui pour l’instant on en connaît peu sur l’activité du Soleil comme pour la climatologie. Mais pour cette hypothèse il y a tout de même plusieurs éléments qui vont avec et donc il serrait étonnant que cela soient des coïncidences quand on regarde les données ou… dont une que je suis sûr que d’ici 11 ans on pourra tous vérifier qui est la loi de G.O. (voir ci-dessous).

– Il est déjà étonnant que les minimums absolues du cycle de Suess tombe à chaque fois lorsque l’élan angulaire orbital du Soleil par rapport au barycentre varie rapidement soit à chaque période où l’activité du Soleil ainsi que les températures ont faibli c’est à dire lors des minimums de Oort, Wolf, Spörer, Maunder et Dalton quand on regarde ceci sur les 1000 dernières années.

– Puis la loi de G.O. dont tu as les explications ici http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil2.htm est à chaque fois violée quand le cycle solaire est impaire et tombe près d’une période où le mouvement orbital du Soleil autour du barycentre est rétrograde et quand l’élan angulaire orbital du Soleil diminue beaucoup et rapidement. A ces périodes là on a approximativement un alignement de Jupiter-Soleil-Saturne-Uranus-Neptune donc le barycentre est près du centre du Soleil puis inverse avec un alignement du Soleil-Jupiter-Saturne-Uranus-Neptune environs 6 ans après à plus ou moins un an près. Donc une variation rapide de la distance entre le Soleil et le barycentre. Car quand Saturne-Uranus-Neptune sont du même côté du Soleil alors Jupiter qui a une période orbitale plus courte fait varier très rapidement la distance entre le Soleil et le barycentre. Et c’est ce qui va ce passer lors du cycle solaire N°25 et donc qui va être plus faible que le précédent contrairement à ce que c’est d’habitude pour un cycle solaire avec un N° impair.

Puis il faut voir qu’il n’y a pas que la gravitation sur la surface ou l’intérieur de l’astre qui y joue mais aussi l’effet sur sa propre rotation sur lui même que doit avoir la variation du mouvement du Soleil autour du barycentre suite aux actions gravitationnelles des planètes gazeuses. Le Soleil est aussi un astre gazeux avec une rotation sur lui même particulière qui est très importante pour l’activité solaire comme c’est ce qui contrôle celle-ci.

Williams

21.  CK66 | 6/04/2016 @ 17:31 Répondre à ce commentaire

Allez donc voir du côté de M.A Vukcevic .
http://www.vukcevic.talktalk.net/