Bulletin des climato-réalistes n° 34

À LA UNE :

– Des nouvelles de l’importante expérience CLOUD sur les nuages et le climat

– La France pressée d’instituer un prix du carbone

LA TÊTE DANS LES NUAGES

Dans son ouvrage Combien pèse un nuage ?, Jean-Pierre Chalon, ancien Directeur de l’École Nationale de la Météorologie et expert auprès de l’Organisation Météorologiste Mondiale indique que

l’impact global des nuages sur le bilan radiatif de la planète est 40 fois supérieur à celui attribué aux variations des teneurs en gaz à effet de serre enregistrées au cours de ces 10 dernières années.

Silence des médias français sur les derniers résultats du projet CLOUD

Dans le dernier article de son blog pensee-unique.fr, Jacques Duran revient sur les résultats obtenus par l’expérience Cloud menée au CERN qui semblent marquer un tournant important dans la compréhension de la formation des nuages. Il observe en même temps que ces résultats ont été largement relayés par les médias anglophones mais non par la presse française qui est restée étrangement silencieuse. L’un des articles publiés sur cette question dans Nature est cosigné par 70 auteurs relevant de 17 institutions internationales appartenant à toutes les grandes nations scientifiques… sauf la France qui n’a pas souhaité faire partie du projet CLOUD.

Divine surprise : Hervé Le Treut reconnaît l’importance des nuage sur le climat

A l’occasion du dixième anniversaire du lancement du système satellitaire qui étudie le rôle radiatif des nuages et des aérosols sur le climat, Hervé Le Treut, directeur de l’Institut Pierre-SImon Laplace (sorte d’antenne française du GIEC), a déclaré aux Échos le 13 juin :

Cette constellation de satellites porte la vision de scientifiques de renom qui ont su anticiper plusieurs décennies à l’avance ce qu’impliquait, en termes de mesure et d’instrumentation, la nécessité de comprendre le rôle des nuages, qui constituent le premier déterminant de l’amplitude des changements climatiques à venir.

L’effet refroidissant des aérosols surestimé par les modèles

Sur le blog du département de météorologie de l’Université de Reading, le Dr Nicolas indique que l’effet radiatif (refroidissant) des aérosols introduit dans les modèles est probablement surestimé par rapport aux observations satellitaires. Il rappelle que le comportement des nuages, qui joue un rôle très important dans le système climatique de la Terre, constitue le maillon faible des modèles climatiques.

RETOUR SUR LES CRUES EN ÎLE DE FRANCE

Valérie Masson-Delmotte : nous avons des chercheurs réactifs

À grand renfort de modèles, une équipe de chercheurs  anglais, hollandais et français affirment avoir déterminé que la probabilité d’avoir trois jours d’affilée de pluies intenses au printemps dans les régions parcourues par la Seine et la Loire a augmenté de respectivement 80 et 90 %. La capacité à produire des résultats aussi précis en aussi peu de temps a laissé Valérie Masson-Delmotte pantoise d’admiration : sur sa page Facebook, elle s’exclame :

Certaines équipes scientifiques (dont deux collègues français!) sont ultra-réactives : voici la première analyse permettant d’évaluer l’impact du réchauffement global sur la probabilité d’un évènement de très fortes pluies de printemps en région parisienne, et sur l’intensité de l’évènement. Leurs conclusions sont très claires sur le lien avec le réchauffement global.

Dans leur hâte de publier leurs résultats aussi déterminants pour l’avenir de la planète, les auteurs ont toutefois oublié de soumettre l’étude au processus de révision par leurs pairs. Ce qui n’empêche pas France 24 de titrer : « L’Île-de-France et le Centre plus exposés aux crues printanières à cause du réchauffement climatique« .

INCERTITUDES SUR LE CYCLE DU CARBONE

Dans leur ouvrage Incertitude sur le climat, Katia et Guy Laval rappelaient que onze modèles utilisant un protocole commun avaient (à la demande du GIEC pour l’élaboration de son quatrième rapport) calculé la croissance de la concentration de CO2 dans l’atmosphère en 2100 : les résultats obtenus (publiés par l’American Meteorological society) présentaient une dispersion de 1 à 10.

D’où vient le CO2 présent dans l’atmosphère ?

Une analyse de l’AIE montre que les émissions de CO2 liées aux activités humaines sont restées stables pour la deuxième année consécutive, marquant le découplage des émissions et de la croissance économique. Le Guardian attribue cette stabilisation à l’essor des énergies renouvelables. Pourtant, la concentration de CO2 dans l’atmosphère mesurée à Mauna Loa n’a jamais été aussi élevée (408 ppm). D’où la question posée par  la journaliste Jo Nova dans un article de son blog : quelle est la part réelle des émissions anthropiques dans la concentration de CO2 dans l’atmosphère ?

El Niño responsable de l’élévation de la concentration en CO2

Selon un article publié dans Nature Climate Change (rapporté par Anthony Watts sur son blog), El Niño a donné un petit coup de pouce à la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone en réchauffant et asséchant les écosystèmes tropicaux réduisant ainsi leur capacité à agir comme puits de carbone et exacerbant les feux de forêt.

.TRANSITION ENERGETIQUE

Chili : l’énergie solaire est si abondante qu’elle est gratuite !

Les 29 fermes solaires du Chili ont tant mouliné que les excédents n’ont pu être écoulés  faute de réseau capable d’acheminer l’électricité dans tout le pays. Une situation ubuesque selon positivr.fr. La nouvelle est bonne pour certains consommateurs, mais très mauvaise en revanche pour les fabricants des fermes solaires, que la baisse des prix met en difficulté comme l’explique le Huffingtonpost.

Ségolène Royal pressée d’instituer un prix du carbone

Selon l’AFP, la Ministre (qui selon Le Figaro se verrait bien Secrétaire Générale de l’ONU) a déclaré lors d’une réunion de la Coalition internationale sur le prix du carbone: « Nous avons la responsabilité de mettre au plus vite en œuvre la ratification de l’accord de Paris… et d’accélérer la mise en place d’une tarification du carbone ».  Si nous calculons bien : supposons un prix du carbone à 100 € comme le voudrait le Prix Nobel d’Economie Jean Tirole. La France émettant environ 302 Mt de CO2 par an, cela chiffre le coût des dégâts environnementaux de ce polluant délétère externalités à 43 milliards d’euros par an. De quoi financer des éoliennes (ou des centrales nucléaires) !

NOUVELLE DÉFINITION DE L’INCONDUITE ACADÉMIQUE

The Australian rapporte que le Pr Peter Ridd, un spécialiste des coraux qui soupçonnait que quelque chose clochait avec des photographies utilisées pour mettre en évidence le déclin rapide de la Grande Barrière de corail, avait envoyé une équipe pour vérifier les faits… qui n’étaient pas avérés. Résultat : il a été sanctionné par l’Université James Cook, pour « ne pas agir d’une manière collégiale et dans l’esprit académique de l’institution« . Comme le dit Judith Curry , « la dernière perversion de l’éthique de la science nous vient de l’université James Cook« . Concluons par cette réflexion du Pr Ridd  confiée à abc.net  :

Je ne suis pas vraiment sûr que la Grande Barrière de corail soit menacée ou endommagée, mais ce dont je suis totalement sûr c’est le système scientifique ne fonctionne pas et qu’il ne garantit pas un vrai débat.

BÊTISIER

On ne le savait pas mais, lors de la COP21, « Super Ségo a sauvé le climat mondial ». C’est le titre d’un article du Canard Enchaîné du 15 juin (page 5) à propos d’un film de 23 minutes produit par le Ministère de l’environnement, tout à la gloire de la Ministre. Selon le Canard, ce film aurait coûté entre 50 et 100 000 Euros. Et n’a été vu que par quelques centaines de personnes tout au plus.

REJOIGNEZ L’ASSOCIATION !

Vous aimez notre bulletin ? Vous souhaitez nous aider à diffuser le climato-réalisme dans la sphère francophone ? Rejoignez l’association et soutenez-nous !

Ce bulletin a été réalisé par les climato-réalistes.

Retrouvez-nous sur Skyfall, ainsi que sur notre page Facebook.

Pour nous contacter, cliquez ici.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

44 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 16/06/2016 @ 12:45 Répondre à ce commentaire

Bulletin n°34 en ligne

2.  AntonioSan | 16/06/2016 @ 17:12 Répondre à ce commentaire

Merci pour le lien vers l’article de Curry sur Cook University, j’avais manque ce developpement…

3.  rpf | 16/06/2016 @ 17:15 Répondre à ce commentaire

Vous avez bien raison de mettre cette information sur CLOUD à la UNE.
L’adjectif « importante » est approprié pour toute expérimentation sur la couverture nuageuse.

D’où la question posée par la journaliste Jo Nova dans un article de son blog : quelle est la part réelle des émissions anthropiques dans la concentration de CO2 dans l’atmosphère ?

Bonne question.

Il y a peu, l’acide sulfurique était le vecteur de la responsabilité humaine (forcément humaine) sur la croissance des nuages.
Le programme CLOUD indique que notre « compréhension » de la couverture nuageuse était faible alors que c’est bien un paramètre majeur du climat: Albédo et Absorption IR.

Actuellement, les combustibles fossiles seraient la principale cause de la hausse du CO2 des dernières décennies. Responsabilité humaine – forcément humaine –

Jo Nova est une personne honorable: elle n’est pas seulement journaliste.

4.  Philippe | 16/06/2016 @ 20:07 Répondre à ce commentaire

« Quelle est la part réelle des émissions anthropiques dans la concentration de CO2 dans l’atmosphère ? »
Peut-on trouver les deux courbes, production humaine et concentration totale sur un même graphe avec les mêmes unités ?

5.  AntonioSan | 16/06/2016 @ 21:47 Répondre à ce commentaire

NOAA versus UAH

6.  rpf | 16/06/2016 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

Philippe (#4),
Les mêmes unités pas vraiment, car la production humaine sera en Gigatonne par an , la concentration en ppm.

Pour fixer les idées et faire la comparaison, nos émissions correspondent environ à 4 ppm par an, le stock dans l’atmosphère à 400 ppm.
Nous enverrions donc annuellement environ 1% du total du CO2 atmosphérique.
Le résultat final (il y a de multiples échanges) est une augmentation nette de 0.5% ou 2ppm.
Les échanges annuels océan et biosphère sont mal connus: 50 à 150 ppm ?

7.  Gilles des Landes | 16/06/2016 @ 23:05 Répondre à ce commentaire

rpf (#6), oui, mais tout cela n’explique pas pourquoi on a une augmentation relativement constante du CO2 depuis 1950, malgré les variations de températures, et indépendamment (apparemment) des sources majeures (feux de forêts ou de tourbes, volcanisme quoiqu’en disent certains, etc.). La question du relargage par l’océan ne répond pas à la question puisque là encore, on a eu des variations de températures des océans (apparemment encore…) non corrélées avec le CO2. C’est en tout cas ce que j’ai cru comprendre à travers diverses lectures.

8.  rpf | 16/06/2016 @ 23:11 Répondre à ce commentaire

Philippe (#4),
Nos émissions en GigaTonne par an (en 2010 on a environ 1 ppm pour 7.5 GT de CO2)

9.  rpf | 16/06/2016 @ 23:39 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#7),
Les mesures mondiales et bien calibrés du CO2 atmosphérique ne couvrent que les 6 dernières décennies.
– Nous envoyons annuellement 4 ppm (source anthropique)
– Le résultat final dans l’atmosphère est une dérive moyenne de 2 ppm/ an.
Nous ne connaissons réellement que ces 2 éléments du bilan/ mélange.

on a une augmentation relativement constante du CO2 depuis 1950

En 92-93 augmentation de 0.6 ppm
En 97-98 augmentation de 3 ppm soit 5 fois plus

on a eu des variations de températures des océans () non corrélées avec le CO2

Pas avec le taux de CO2 en effet.
Mais il existe bien une corrélation entre température de surface des océans (SST) et la variation annuelle du taux de CO2
« Faible » température SST en 92-93: faible augmentation du CO2 0.6 ppm
« Forte » température SST en 97-98: forte augmentation du CO2 3 ppm

10.  Bob | 16/06/2016 @ 23:41 Répondre à ce commentaire

rpf (#8),
Votre graphique s’achève en 2013. Voici la version actualisée en Mars 2016 par l’IEA, 2015 compris.
l’IEA se réjouit de la stagnation de ces dernières années (!) tout en précisant que les résultats ne sont pas encore définitifs.
Hum ! Croissance exponentielle ? vraiment ?
Bon d’accord, ce ne sont que les émissions relatives à l’énergie.

11.  Nicias | 17/06/2016 @ 1:17 Répondre à ce commentaire

Bob (#10),

Oui voila qui va faire plaisir à Benoit.

Si je prend un pays comme la Chine (près d’un quart des émissions mondiales) qui a pas mal tiré la hausse ces dernières années. Ils émettent déjà plus que l’Européen moyen par habitant sans même avoir notre niveau de vie et de loin. Leurs émissions vont pas monter jusqu’au ciel !

D’abord il y a la transition démographique.
Plus d’un habitant sur deux dans le monde vit dans un pays qui n’assure plus le renouvellement de ses générations. La Chine en fait partie. A terme c’est pas bon pour la demande d’énergie.
Ensuite il y a ce que j’appellerai la transition carbonique.
Quand vous ne faites plus d’enfants, la part de la population en age de travailler augmente. A court terme c’est excellent pour la croissance et les émissions de carbone.
Pour se développer il faut en général commencer par s’industrialiser, c’est pas bon pour les émissions de CO2. Surtout quand vous êtes mercantiliste comme les Chinois (ou les Allemands). Quand vous ne pouvez plus tirer grand chose de se côté là en terme de croissance, il faut faire des gains de productivité dans les services et les choses s’arrangent en terme d’émissions.
Il y a aussi l’exode rural. Faut construire en masse des logements à un rythme effréné. Très très mauvais pour les émissions de CO2. Mais ça aussi c’est transitoire.
Bref c’est très bête de faire peur avec des projection exponentielles.

12.  Murps | 17/06/2016 @ 10:59 Répondre à ce commentaire

Nicias (#11), j’abonde, malheureusement l’esprit humain apprécie les présentations simples, linéaires oui exponentielles, sans doute les premières pour se rassurer, les secondes pour se faire peur.

13.  Murps | 17/06/2016 @ 11:12 Répondre à ce commentaire

rpf (#9),

Mais il existe bien une corrélation entre température de surface des océans (SST) et la variation annuelle du taux de CO2
« Faible » température SST en 92-93: faible augmentation du CO2 0.6 ppm
« Forte » température SST en 97-98: forte augmentation du CO2 3 ppm

Est-ce que ça marche à tous les coups ???
ou est-ce seulement observé dans une partie des courbes ?

14.  Pastilleverte | 17/06/2016 @ 12:32 Répondre à ce commentaire

Nicias (#11),
Certes, quoique les grands centres de data électroniques consomment beaucoup d’électricité, qui est, encore, beaucoup produite à partir de centrales à fossiles, surtout charbon, et surtout, encore, en Chine, non ?

15.  rpf | 17/06/2016 @ 14:57 Répondre à ce commentaire

Murps (#13),
Non, la corrélation n’est pas parfaite: par exemple en 1985 ou 2010 cela marche mal.
Actuellement cela fonctionne bien: années 215 et 2016 chaudes: forte augmentation du CO2.

16.  Murps | 17/06/2016 @ 15:18 Répondre à ce commentaire

rpf (#15), une relation de cause à effet doit marcher à tous les coups.

Dans le cas présent cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas mais qu’au moins, compte tenu de la taille et de la complexité du système, il y a d’autres phénomènes parasites qui masquent cette relation.
Mais cela peut aussi signifier qu’il n’y a pas de relation entre les deux, surtout si les signaux sont très bruités, car le hasard -et le cerveau humain – peuvent faire apparaître une corrélation là ou il n’y en pas, un peu comme ici :

Et voila la difficulté qu’il y a à travailler avec des moyennes qui masquent les variations et des grandeurs (la température) qui sont la représentation de nombreux phénomènes très différents, le tout sur un grand système : on perd ce qui donne à la science sa consistance.

17.  Nicias | 17/06/2016 @ 15:45 Répondre à ce commentaire

rpf (#15), Murps (#16),

Il y a un moratoire concernant la discussion sur ce sujet :
http://www.skyfall.fr/discussi.....ent-160825

18.  rpf | 17/06/2016 @ 15:50 Répondre à ce commentaire

Murps (#16),
Oui, je suis d’accord.
Mais j’ai seulement parlé de corrélation, pas de relation de cause à effet.
Nous observons le résultat final du mélange de plusieurs causes: la corrélation sera imparfaite, sauf si l’une des causes était hégémonique.
OK fin [J’espère bien. Désolé, c’est pas contre vous mais ce sera la même chose pour tout le monde. Nicias]

19.  Hug | 17/06/2016 @ 17:42 Répondre à ce commentaire

Merci pour les infos intéressantes concernant les nuages. Le Treut serait-il en train d’opérer doucement un virage stratégique au cas où l’avenir serait moins chaud que prévu ?
En ce qui concerne notre ministre qui s’imagine sauver la planète, on en rigolerait si elle n’était pas en train d’enfoncer gravement notre système de production électrique vers la bérézina financière. Cf le dernier message de h16.

20.  Christial | 17/06/2016 @ 18:27 Répondre à ce commentaire

Hug (#19),

Le Treut serait-il en train d’opérer doucement un virage stratégique au cas où l’avenir serait moins chaud que prévu ?

Que Le Treut nous explique comment il peut tout à la fois être sûr à 95% qu’il y a réchauffement du climat à cause majoritairement des GES émis par les activités humaines et que, pourtant, il n’y entrave que pouic sur le rôle essentiel des nuages en admettant « la nécessité de comprendre le rôle des nuages, qui constituent le premier déterminant de l’amplitude des changements climatiques à venir. »

21.  Miesbach | 17/06/2016 @ 21:14 Répondre à ce commentaire

L’activité solaire diminue depuis le milieu des années 80 environ. Si la théorie de Svensmark est juste, elle devrait se traduire par une diminution du nombre d’heures d’ensoleillement. C’est une grandeur à surveiller de près.

22.  Murps | 17/06/2016 @ 22:37 Répondre à ce commentaire

Nicias (#17), ooops ! et en plus je voulais fermer le fil en question avant vous… La fatigue de fin de trimestre et de semaine se fait sentir.
Miesbach (#21),

Si la théorie de Svensmark est juste, elle devrait se traduire par une diminution du nombre d’heures d’ensoleillement. C’est une grandeur à surveiller de près.

Ca se mesure avec une grande fiabilité ce truc ?

23.  Miesbach | 18/06/2016 @ 0:06 Répondre à ce commentaire

La durée d’ensoleillement est mesurée par un héliographe : Il s’agit d’enregistrer la durée de l’éclairement solaire direct lorsque qu’il est supérieur à 120W/m^2 valeur recommandée par l’OMM.
Il existe plusieurs procédés : l’un d’entre d’eux consiste à mesurer l’éclairement global d’une part et diffus d’autre part (grâce à un écran) par deux thermocouples distincts.La différence entre les deux signaux est sensiblement proportionnelle à l’éclairement direct. On compare cette différence à un seuil de référence. Lorsque ce seuil est dépassé, on déclenche une base de temps dont les impulsions sont enregistrées dans un compteur.
Météo-France équipe peu à peu ses stations d’héliographes. Si l’on en croît les relevés de l’héliographe de la station d’Angers, l’ensoleillement de ce mois de juin est comparable à celui du mois de février. (à la date du 15 juin).

24.  Nicias | 18/06/2016 @ 7:08 Répondre à ce commentaire

Murps (#22),

Viens faire un tour sur le fil modo, stp.

25.  scaletrans | 18/06/2016 @ 10:56 Répondre à ce commentaire

Miesbach (#23),

Mais comme pour les relevés de températures de surface, on ne peut que faire une constatation locale et non obtenir une moyenne globale (ce que font pourtant nos climatologues de choc). Il serait intéressant d’avoir des relevés par satellite. Si, comme Svensmark l’a toujours prôné, le magnétisme solaire module les RCG dont on connait maintenant le rôle dans la formation des nuages, alors nos hystéro réchauffistes ont bien refusé de voir l’éléphant dans le couloir. Incidemment cela prouve que Jouzel est bien un menteur, en ce que, comme ses collègues en enfumage, il ne prétend voir que la variation de TSI.

26.  Miesbach | 18/06/2016 @ 12:19 Répondre à ce commentaire

C’est tout à fait juste, nous ne pouvons faire que des relevés locaux, mais il est intéressant pour un lieu donné d’établir une tendance.Il faudra cependant être patient, car nous n’avons que fort de données pour l’instant.

27.  Pastilleverte | 18/06/2016 @ 12:28 Répondre à ce commentaire

Miesbach (#23), scaletrans (#25),
« MF équipe peu à peu… », en déduis-je qu’avant qu’on ait des données fiables et sur une période « suffisamment » longue, nos amis réchauffistes-the-science-is-settled ont encore de beaux (et ensoleillés) jours devant eux ?

28.  chercheur | 18/06/2016 @ 19:02 Répondre à ce commentaire

En cherchant un peu, j’ai constaté que Le Treut a depuis très longtemps souligné l’importance des nuages dans l’évaluation des changements climatiques. Claude Allegre, dans « L’imposture climatique » indiquait que Le Treut affirmait que les nuages étaient le plus grand facteur d’incertitude concernant l’évolution future des climats. Maintenant, il affirme que c’est le premier déterminant des changements climatiques à venir.

La grande question est de savoir si les modèles reproduisent correctement l’effet des nuages.
Le Treut a la réponse depuis au moins 2010 quand on lit cette thèse qu’il a dirigée:

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/556418/filename/these_konsta_jan11.pdf

Cette réponse est non et pas qu’un peu.

En bon scientifique, fort de ce constat, Le Treut aurait dû alarmer l’opinion et les politiques sur le manque de fiabilité des modèles et demander que l’on attende d’en savoir plus sur les nuages avant de tirer des conclusions définitives sur l’évolution du climat.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne l’a pas fait et cela représente à mes yeux un manque total d’honnêteté intellectuelle indigne d’un scientifique membre de l’académie des sciences.

29.  Miesbach | 18/06/2016 @ 20:10 Répondre à ce commentaire

Jouzel et Le Treut sont des pompiers pyromanes.Ils auront beaucoup de mal à sortir de leur propre piège et ils le savent très bien. O.N.G, politiques et médias pourront toujours se défaussés sur les scientifiques qui  »se sont trompés ». La grande perdante dans cette affaire sera la science au sens le plus large, toutes disciplines confondues.

30.  Gilles des Landes | 18/06/2016 @ 22:57 Répondre à ce commentaire

chercheur (#28), ce sera facile pour ces gens-là d’affirmer qu’il existe un lien entre les nuages et les rejets de CO2 anthropiques. De toute façon la France n’a pas participé à CLOUD, donc, on peut bien se passer d’évoquer ces recherches, non ?

31.  CK66 | 19/06/2016 @ 6:30 Répondre à ce commentaire

La tsi , au mettre titre que les ssn , n’est que le marqueur de l’avancement d’un cycle solaire , avec une faible variabilité entre minimum et maximum ( 0.1 a 0.5% selon les données et études ) mais si on décortique les longueurs d’ondes , des variations supérieures a 10 % apparaissent ( UV par exemple ) , autre  » curiosité  » , si la tsi augmente avec l’évolution des ssn et du cycle , au pas quotidien , elle est inverse au nombre de régions actives/taches solaires , a savoir que plus il y a de régions actives, plus la tsi baisse et inversement ( dans des proportions souvent supérieures aux 0.1 a 0.5 % communément admis sur un cycle ) . Le choix de la tsi comme marqueur de l’activité solaire ne provient que de sa faible variabilité , ce qui conforte les pro-rca dans leur théorie mais qui ne les empêche pas d’imputer le hiatus/pause a l’activité solaire ( cf : ar 5 ) .

32.  rpf | 19/06/2016 @ 8:02 Répondre à ce commentaire

Le choix de la tsi comme marqueur de l’activité solaire ne provient que de sa faible variabilité , ce qui conforte les pro-rca dans leur théorie

La TSI correspond au flux total d’énergie provenant du soleil: c’est la principale quantité à considérer.
Et donc aussi le meilleur choix possible (a priori) dans l’effet du soleil sur le climat.

Les mesures satellitaires donnent une faible variabilité (<0,3% ?) sur les quelques décennies de mesure.
Cette faible variation est en effet un argument utilisé par le GIEC.
Et cet argument est a priori pertinent, fût-il invoqué par cet organisme.

Toutefois,
– Le rayonnement en courte longueur d’onde est plus variable (comme vous l’indiquez) et semble avoir un impact sur la couverture nuageuse, laquelle gouverne largement albédo et absorption IR.
– Nous n’avons que quelques décennies de mesures satellitaires, il est possible que la TSI soit plus variable à l’echelle du siécle ou du millenaire: une TSI faible est évoquée en guise d’explication du petit âge glaciaire (malheureusement nous n’avons pas de mesures de TSI mais seulement le comptage des taches solaires)

33.  volauvent | 19/06/2016 @ 9:50 Répondre à ce commentaire

rpf (#32),

Votre texte est étrange: la deuxième partie invalide complètement les affirmations de la première: si nous ne savons pas remonter dans le passé, et si certaines longueurs d’onde ont de l’influence et pas d’autres, comment la TSI globale peut elle être pertinente?

La TSI correspond au flux total d’énergie provenant du soleil: c’est la principale quantité à considérer.

Non, c’est le flux effectivement reçu à la surface de la terre, qui est à considérer.

34.  rpf | 19/06/2016 @ 10:15 Répondre à ce commentaire

volauvent (#33),

D’une certaine façon, l’énergie mesure la possibilité de transformation, la TSI est donc bien la bonne quantité à considérer, a priori.

Non, c’est le flux effectivement reçu à la surface de la terre, qui est à considérer.

Peut-être avez vous raison, mais le flux que nous savons vraiment mesurer avec la précision de 0.1% c’est celui au dessus de l’Atmosphère.
Au niveau du sol, on mesure un flux, mais trés variable, suivant la couverture nuageuse, la saison, le moment de la journée, l’endroit sur la terre ….
Il faut alors beaucoup de mesures (surface de la Terre = 512 millions de km², correctement échantillonnées, moyennées…
Nous n’avons plus alors la précision nécessaire pour atteindre le 0.1%.
Il faut donc se contenter de la faible variabilité (mesuré avec la précision nécessaire) au dessus de l’atmosphère.
Pour la variabilité du soleil, la TSI est une quantité pertinente, mais en effet, elle n’est pas exhaustive: d’autres variabilités doivent être considérées.

35.  volauvent | 19/06/2016 @ 10:43 Répondre à ce commentaire

rpf (#34),

Le fait que la TSI est la seule variable que l’on peut mesurer ne la rend pas forcément pertinente… l’homme ivre cherche sa clé sous le réverbère car il n’y a que là qu’il y a de la lumière…
Et en plus, on sait mesurer des tas d’autres choses venant du soleil…

36.  Bob | 19/06/2016 @ 10:48 Répondre à ce commentaire

rpf (#34),

D’une certaine façon, l’énergie mesure la possibilité de transformation, la TSI est donc bien la bonne quantité à considérer

La TSI est une vision simpliste. C’est la somme des flux sur le visible, l’IR et l’UV proches.
Son utilisation n’a que peu de sens quand il s’agit de physique ou de physico-chimie car la Terre est profondément dichroïque.
A commencer par les océans et la végétation.
Il ne faut pas confondre l’énergie incidente et ses résultantes qui sont ce qui importe.
De même qu’il ne faut pas confondre transferts d’énergie et chaleur, pas exemple, comme cela se fait fréquemment.

37.  Bernnard | 19/06/2016 @ 11:29 Répondre à ce commentaire

La variation de la puissance énergétique reçue du soleil au sommet de l’atmosphère ne peut être dépendante que de trois choses :
La première est la puissance moyenne émise par la surface solaire en fonction du temps
La deuxième est la densité de particules qui peuvent faire obstacle au rayonnement entre le soleil et la terre. Si on postule que la densité de ces particules varie suivant la position du soleil dans la galaxie.
La troisième, la plus évidente, est la distance de la terre au soleil. Elle varie périodiquement.
En fin de compte, la puissance du flux énergétique reçu du soleil au sommet de l’atmosphère ne doit pas montrer des variations rapides, mais elle varie.
Il n’en est pas de même pour le flux reçu à la surface de la terre : la couverture nuageuse peut varier rapidement et elle a son importance pour le climat.

38.  Ecophob | 19/06/2016 @ 12:14 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#37), vos remarques sont de bon sens, pourquoi n’ont-elles jamais été opposées au affirmations simplistes de Jouzel? Il manque également l’incidence du flux qui a une grande importance sur la quantité absorbée et celle réfléchie par les particules et les surfaces en général, et qui est variable selon les régions, la saison, l’heure…

39.  chercheur | 19/06/2016 @ 12:34 Répondre à ce commentaire

Usbek (#1),

Juste pour la clarté de l’information, Jean-Pierre chalon n’est plus directeur de l’Ecole Nationale de Météorologie depuis 2003. Il l’était à la publication de son livre en 2002. Il conseille maintenant divers organismes pour améliorer sa retraite…Pour cela on admirera la manière dont il présente le débat sur le RCA:

http://www.ladepeche.fr/articl.....limat.html

Il n’a certainement pas apprécié l’erreur de frappe le présentant comme un « con » scientifique.

40.  Usbek | 19/06/2016 @ 16:19 Répondre à ce commentaire

chercheur (#39),
Je ne comprends pas ce que vous cherchez à me dire

41.  acpp | 19/06/2016 @ 16:34 Répondre à ce commentaire

Usbek (#40),

Dans l’article de la dépêche il est écrit:
«  »
Et pourtant, Jean-Pierre Chalon n’a rien d’un climato-sceptique. Bien au contraire. En con scientifique, il pointe les erreurs et falsifications de cette école et explique calmement : «Le climat change et le réchauffement de la planète est une évidence. La température moyenne du globe augmente, les glaciers fondent, le niveau des océans monte. On est certains maintenant que c’est l’action de l’homme qui en est au moins pour partie responsable.»
«  »

42.  rpf | 19/06/2016 @ 17:46 Répondre à ce commentaire

Bob (#36),
On ne parle pas de la même chose.

Le choix de la TSI comme marqueur de l’activité solaire

Comme marqueur de l’activité solaire, la TSI convient assez bien car elle donne quasiment l’énergie totale qui entre dans le systeme au niveau de la haute atmosphére.

Il ne faut pas confondre l’énergie incidente et ses résultantes qui sont ce qui importe

Certes, et je ne confond pas, mais il s’agit de savoir, si, parmi les multiples possibilités de variations, il n’y a pas également l’énergie émise par le soleil.
La TSI nous permet de savoir que cette énergie émise n’a presque pas variée sur les derniéres décennies.
Un autre probléme, redoutable celui là, est de savoir ce qui se passe dans l’atmosphére. La mesure de l’énergie émise par le soleil, en comparaison, est presque simple.

Remarques complémentaires:
La TSI ne donne pas exactement la totalité de l’énergie émise par le soleil, mais elle en est trés proche.
Bien sûr, la valeur de 1365 W/m² doit être intégrée sur la surface du disque de rayon (terre+ altitude satellite) pour avoir l’énergie totale entrant dans le systeme « Terre »
Cette même valeur doit etre intégrée sur la surface d’une sphére de rayon (distance terre-soleil) pour avoir l’énergie émise par le soleil dans toutes directions.
Enfin, il reste plusieurs possibilités (malgré la constance de l’énergie totale du soleil) d’avoir modulation du climat: les expériences CLOUD indiquent que la couverture nuageuse pourrait dépendre des diverses particules pénetrant la haute atmosphére ainsi que de la variabilité en courtes longueurs d’ondes (UV et au delà)

43.  chercheur | 19/06/2016 @ 19:01 Répondre à ce commentaire

Usbek (#40),

Simplement qu’en lisant le bulletin, j’ai cru qu’actuellement un directeur de l’Ecole Nationale de Météorologie se permettait de faire une telle citation qui représente pour moi un appel au climato-scepticisme. Une date de la publication de ce livre m’aurait évité de faire cette erreur. Je voulais simplement éviter à d’autres de croire, comme moi, qu’il y avait actuellement un climato-sceptique à la tête d’une grande école de météorologie.
Quoiqu’il en soit, merci pour les informations que vous donnez toutes les semaines.

44.  Usbek | 19/06/2016 @ 21:37 Répondre à ce commentaire

chercheur (#43),
J’ai rectifié et précisé « ancien directeur de l’Ecole Nationale de Météorologie ».
Cdlmt