Bulletin des climato-réalistes n° 35

À LA UNE :

– La probabilité d’un La Niña évaluée à 75% par la NOAA

– François Hollande signe le décret de ratification de l’accord de Paris

CLIMAT

La circulation océanique profonde est lente (de l’ordre du millimètre par seconde) et agit sur le système climatique sur des échelles de temps allant de quelques années à plusieurs siècles. Carl Wunsch, océanographe réputé et professeur au MIT, déclarait à ce propos :

Notre insuffisante connaissance de l’océan met toute prédiction du climat à long ou moyen terme hors du champ de la science.

Après El Niño, La Niña

Selon le dernier rapport de la NOAA, (20 juin 2016), la probabilité qu’un La Niña se développe pendant l’automne et l’hiver 2016-17 est de 75%. D’ores et déjà les températures mondiales baissent… et rapidement, comme l’écrit Anthony Watts.

Refroidissement de l’Atlantique Nord

Selon Climate4you qui vient de sortir son rapport mensuel, l’Atlantique Nord se refroidit rapidement, non seulement en surface mais aussi dans la couche 0-700 mètres. Les températures sont maintenant revenues au niveau qu’elles avaient au début des années 1990. Le retour de l’AMO en phase froide  avait été annoncé par l’UKMO (Met Office) dès septembre 2015, indiquant que le refroidissement de l’Atlantique Nord pourrait diminuer les températures mondiales de 0,1°C.

Les variations séculaires du Pacifique tropical modulent le climat mondial

Des chercheurs australiens ont publié dans Nature les résultats d’une étude montrant que les variations séculaires du Pacifique tropical modulent de manière significative le climat mondial. « Nous ne pouvons pas exclure la possibilité que la variabilité du Pacifique est une réponse aux variations de l’intensité solaire » indiquent les chercheurs.

Les couches profondes des océans ne sont pas réchauffées entre 2005 et 2013

Selon une étude de la NASA d’octobre 2014, les eaux profondes de l’océan (sous 2000 m ) n’ont pas enregistré de réchauffement mesurable entre 2005 et 2013, ce qui, selon Josh Willis du JPL (co-auteur de l’étude), laisse irrésolu le mystère du ralentissement du réchauffement climatique des dernières années.

LES BONS (ET LES MAUVAIS ÉLÈVES) DE LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La France, première de la classe

François Hollande a signé mercredi 15 juin à l’Élysée le décret de promulgation permettant la ratification de l’accord sur le climat conclu le 12 décembre à Paris. Dans un discours prononcé lors de la cérémonie solennelle de ratification, Ségolène Royal a déclaré :

Le juste combat pour le climat apaise, réconcilie, construit l’avenir. Il est aussi un facteur clé de la lutte contre l’insécurité car si nous n’avions rien fait, ce sont plus de 200 millions de réfugiés climatiques qui d’ici la fin du siècle auraient déstabilisé les territoires et les Etats.

On se rassure comme on peut.

Sans surprise, l’Optimum médiéval n’est pas un bon sujet d’étude

Le concours «100 Projets pour le Climat» parrainé par le gouvernement français affirme avoir pour but de promouvoir les 100 initiatives citoyennes les plus innovantes pour le climat. Le projet du géologue allemand Sebastian Lüning ne devait pas être assez citoyen : établir la carte du réchauffement de l’Optimum médiéval. Les votes ayant pourtant déjà commencé, il a été victime d’une «procédure de revue des projets déposés» effectuée par la Commissaire générale au développement durable. Non mais.

Pour 2030, la Norvège vise la « neutralité carbone » avec 20 ans d’avance

Selon Boursorama, le Parlement norvégien veut s’illustrer en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Gros producteur d’hydrocarbures, la Norvège va viser la « neutralité carbone » dès 2030, c’est-à-dire 20 ans plus tôt que prévu. Bien que signataire du protocole de Kyoto en 1990, les émissions de CO2 de la Norvège sont pourtant en constante augmentation, et sont à un niveau par habitant deux fois supérieur à la France. Pour retrouver sa virginité carbone, la Norvège va donc acheter à bon compte des indulgences sur le marché du carbone (ETS) européen pour compenser ses émissions.

Le Japon maintient sa stratégie « charbon »

Power Engineering International rapporte que M. Takafumi Kakudo, directeur de la division « charbon propre » au ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie, a déclaré dans une interview qu’«il ne serait pas réaliste d’arrêter complètement le charbon ». Le Japon est également disposé à aider les pays en développement à adopter les meilleures technologies disponibles pour les centrales électriques au charbon. Du charbon propre, quelle idée ?

SUS AUX VOITURES SALES !

La pollution de l’air tue près de 50 000 personnes par an en France

Selon une étude d’impact de Santé publique France rapportée notamment par Le Point, la pollution de l’air due aux particules fines serait responsable de 48 000 décès chaque année en France.

Bien sûr, on ne nous dit pas si la situation s’améliore ou pas. Ceux qui se souviennent des smogs qui stagnaient au-dessus des grandes villes jusque dans les années 80 auront sans doute une idée sur la question.

Louis Nègre, président du groupe de travail «Mobilités. et transports» de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, a pourtant indiqué que les moteurs diesel émettant 10 % à 20 % de moins de CO2 que les moteurs essence sont incontournables dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pas facile de choisir entre santé publique et peur irrationnelle du CO2.

Alors : des voitures électriques pour vaincre le réchauffement climatique ?

Pas si simple : selon sputniknews.com, à Hong Kong, la croissance du nombre de véhicules électriques y a débouché sur une augmentation de 20% des émissions de CO2. Il faut dire que l’énergie électrique est majoritairement produite à partir du charbon. Sinon, ce serait le nucléaire…

Des pastilles de couleur pour reconnaître les voitures propres

En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées : à partir du 1er juillet, une nouvelle pastille permettra de distinguer les véhicules les plus propres comme l’explique le site service-public.fr. Celles-ci pourront circuler dans les zones de circulation restreinte, obtenir des conditions de circulation privilégiée, bénéficier des modalités de stationnement favorables. Les propriétaires de voitures sales sont priés de rester de l’autre côté du périphérique. Selon auto-moto.com, des véhicules objectivement polluants sont classés parmi les plus propres (à condition d’être relativement récents) par exemple, une Porsche Cayenne.

UN MAMMIFÈRE A-T-IL DISPARU À CAUSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

Selon l’Université de Queensland (Australie), un rongeur d’une île de la Grande Barrière de corail (Bramble Cay melomys) aurait disparu à cause du changement climatique. Premier mammifère disparu à cause du réchauffement climatique titrent de façon gourmande Le Point et Le Guardian. Toutefois le rapport sur lesquels s’appuient ces articles précise que à ce stade il est prématuré de déclarer l’espèce éteinte à ce jour. Le rongeur pourrait en effet être originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, une région dont la faune reste mal connue. Le rapport rappelle en outre qu’en 2015 on avait attribué au réchauffement climatique la disparition du « rat de Little Sawn Islandais », avant qu’il s’avère qu’un chat introduit sur l’île était le principal responsable de cette disparition.

BÊTISIER

Tourisme climatique  à l’Ile Maurice

Zinfo974 nous apprend que 400 scientifiques, chefs d’entreprises, décideurs, responsables politiques de 41 nations se sont réunis pendant deux jours à l’île Maurice à l’occasion du «Women forum for economy & society». Parmi les invités de marque : Nicolas Hulot, Patrick Poivre d’Arvor et Laurence Tubiana qui, n’en doutons pas, auront eu soin de calculer l’empreinte carbone de cet indispensable événement avant de partir.

Un concert dans l’Arctique

On se souvient du concert donné par le violoncelliste Mstislav Rostropovitch le 11 novembre 1989. Dans la même veine, Greenpeace a organisé un concert de piano sur l’archipel de Svalbard afin de sensibiliser à la protection d’une région terriblement exposée au réchauffement climatique. Direct-matin nous offre l’émouvante vidéo du pianiste navigant dans les paysages arctiques dévastés par le réchauffement.

CONFÉRENCE

Compte rendu de la conférence « La transition énergétique : science ou idéologie ? » donnée le 16 juin 2016 au Palais Brongniart, Paris, devant le Club professionnel HEC Géostratégies.

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30 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Usbek | 23/06/2016 @ 14:16 Répondre à ce commentaire

Bulletin n°35 publié

2.  ISARD | 23/06/2016 @ 19:26 Répondre à ce commentaire

Bonjour,
je viens de changer mes pneus.
Comme je suis attentivement l’usure, je mesure la gomme neuve et en fin de vie (je surveille les défauts de géométrie).
J’ai trouvé que la bande de roulement a perdu 1,188 kg pour 82 273 km dans mon cas. Soit 14,4 mg par km. Ce sont forcément des particules fines.
En regardant les normes pour les particules fines sortant des moteurs j’ai trouvé:
Diesel: 5 mg/km,
Essence: 4,5 mg/km
Curieusement je ne vois personnes protester quand le gouvernement ne nous met en avant que les particules moteur.
En ville par exemple, il y a forcément en plus une grande quantité de particules fines provenant des disqueuses, meuleuses, ponceuses.

3.  Abitbol | 23/06/2016 @ 20:03 Répondre à ce commentaire

ISARD (#2),

Il n’y a pas que les pneus…

La concentration en « PM10 », particules inférieures à 10 microns (10 µm) mesurée sur le quai dans les enceintes ferroviaires souterraines, en France, se situe entre 70 et 120 µg par m3 d’air en moyenne sur 24 heures, avec des pics maximaux sur une heure à 1 000 µg/m3. En comparaison, la concentration moyenne en PM10 à l’extérieur tourne autour de 25 à 30 µg/m3.

http://www.lemonde.fr/pollutio.....52666.html
http://realitesroutieres.fr/ra.....e-les-771/
http://www.respire-asso.org/qu.....-le-metro/

Et oui, l’air que l’on respire, dans les espaces fermés des transports en commun que louent nos écolos, est infiniment plus chargé en particules fines que ce que l’on mesure sur le périphérique parisien.
Peu de gens se baladent sur le périphérique et de plus en plus de véhicules sont équipés de filtre qui empêche le conducteur d’être atteint au volant.
En plus, dans le métro ou le RER, la promiscuité et la saleté sont reines. Mieux vaut ne pas venir avec son microscope…

Mais bon, les moyens pratiques et propres de transports individuels, les écolos n’en veulent pas ou du moins ils préfèrent se les réserver. La mairie de Paris aura bientôt la peau du diesel. La plèbe n’a qu’à s’entasser dans les transports en commun.

4.  rpf | 23/06/2016 @ 20:36 Répondre à ce commentaire

D’ores et déjà les températures mondiales baissent… et rapidement,

Une contreréaction négative du système atmosphérique est un comportement qui n’est pas attendu par les tenants du RCA.
Pourtant au moins un autre El Nino majeur a été suivi par une baisse transitoire des températures.

5.  Bernnard | 23/06/2016 @ 22:06 Répondre à ce commentaire

ISARD (#2),
Il faudrait aussi évaluer les pertes de poids du disque d’embrayage, des freins, éventuellement des tambours de frein, des pertes de poids de l’asphalte sur lequel roulent les voitures et marchent les piétons… Et aussi des semelles des chaussures des piétons (et ils sont nombreux!)… Les moteurs thermiques ont bon dos ! Qui veut abattre son chien… Le pire est qu’un moteur électrique émet aussi des particules !
Que dire d’une politique qui envoie les usagers dans les transports collectifs souterrains où règne une plus grande concentration de particules fines pendant une période de « pollution » aux particules fines (Ces particules « décantent » et le métro lui même émet des particules)? Tout cela est complètement illogique et est dicté par la peur !

6.  papijo | 23/06/2016 @ 23:02 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#5),
Dans le même ordre d’idée, les microparticules de plastique que l’on retrouve dans l’eau et qui vont polluer / étouffer / donner le cancer à des tas d’organismes au fond des océans. Quand je mets un pull en « polaire » (fabriqué grâce au système de recyclage « obligatoire » des emballages plastiques imposé par nos écolos) dans ma machine à laver, celle ci en rejette combien de grammes dans l’environnement ?

Un écolo normalement intelligent et soucieux de la santé des rivières et océans ne devrait-il pas demander d’interdire les fibres à base de matières plastiques, et les remplacer par … de la laine de mouton par exemple ? (au lieu de cela, ils préfèrent profiter des bas prix de la laine qui n’a plus ses débouchés traditionnels pour en isoler leurs maisons: Exemple)

7.  lemiere jacques | 24/06/2016 @ 7:33 Répondre à ce commentaire

ISARD (#2), ce ne sont même pas les omissions qui m »étonne c’est la promotion de trucs comme le chauffage au bois … j’ai adoré la sortie de Ségolène royal sur les chauffages au bois ouverts …

sachant que l’obsolescence programmée ( par qui?) c’est très vilain voire criminel ou génocidaire , que doit on faire d’un responsable politique qui force à acheter un nouveau bidule qui ne présente aucun avantage environnemental? un criminel?un crétin?

il me semble que la ville de grenoble est à suivre …

8.  Yannix | 26/06/2016 @ 14:27 Répondre à ce commentaire

rpf (#4),
Ça ne serait pas la première fois que nos futurologues patentés se gourent dans les grandes largeurs, hein ? 🙂

9.  rpf | 26/06/2016 @ 17:31 Répondre à ce commentaire

Yannix (#8),
Oui Yannix, prédire l’avenir est risqué, surtout en matière climatique, particulièrement sur plusieurs décennies:

1)

Carl Wunsch, océanographe réputé et professeur au MIT, déclarait à ce propos :
Notre insuffisante connaissance de l’océan met toute prédiction du climat à long ou moyen terme hors du champ de la science.

2) La faiblesse de l’actuel cycle 24 du soleil fut une relative surprise: nous sommes bien incapables de savoir ce que sera la TSI dans 50 ans.

3) La formation des nuages vient de nous réserver une énième surprise, via les expériences CLOUD. Nuages qui pilotent pourtant l’Albédo et l’absorption IR.

L’Océan, le Soleil, les Nuages: tous sont totalement imprévisibles dans 50 ans en l’état de nos connaissances. Maisce sont pourtant les paramètres majeurs du climat .
Il appert que le temps se couvre pour les « climatologues »

10.  Yannix | 26/06/2016 @ 18:34 Répondre à ce commentaire

rpf (#9),
Les « GCM » font plus « classieux » que la grenouille qui monte sur l’échelle dans son bocal. La vraie question reste entière : « Mais pourquoi les gens les croient ? ». Enfin, « les gens », je veux dire les « politiciens » bien sûr !

11.  nivon | 26/06/2016 @ 22:13 Répondre à ce commentaire

Yannix(#8)
 » Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir !  » Pierre DAC
Climatiquement vôtre. JEAN

12.  Bob | 26/06/2016 @ 23:18 Répondre à ce commentaire

nivon (#11),
Comme les victoires et contrairement aux défaites, cette citation aurait de nombreux pères dont (mais il aurait au moins un prédécesseur en 1918) le célèbre Niels Bohr dans les années 1930.

13.  Murps | 27/06/2016 @ 0:16 Répondre à ce commentaire

rpf (#9),

L’Océan, le Soleil, les Nuages: tous sont totalement imprévisibles dans 50 ans en l’état de nos connaissances

Même en l’état des connaissances de dans 30 ans.
AMHA on ne pourra jamais rien prévoir. Jamais.

14.  Christial | 27/06/2016 @ 12:41 Répondre à ce commentaire

Murps (#13),

Cassou avait expliqué sa thèse aux Académiciens.
Le climat carbure désormais au CO2 ; les océans, les nuages et le Soleil ne font que des vaguelettes de température à l’échelle des décennies à venir.
Même que nos Académiciens en étaient, dans l’ensemble, satisfaits et n’ont rien trouvé à y redire.

15.  Bardamu | 27/06/2016 @ 15:09 Répondre à ce commentaire

nivon (#11), Bob (#12),

On cite le plus souvent Mark Twain comme auteur.

16.  Miesbach | 27/06/2016 @ 21:03 Répondre à ce commentaire

Murps, ce sont peut-être les mathématiciens nous sortiront définitivement de ce guêpiers. Est-il possible de démontrer que le climat n’est pas prédictible ? qu’il est de nature chaotique et non déterministe?

17.  Parousnik | 27/06/2016 @ 22:04 Répondre à ce commentaire

Miesbach (#16),
Cela n’empêcherait pas les mensonges de propagande… Les petits hommes veulent croire qu’ils sont au dessus du panier et pourtant ce sont de vers qui les bouffent mais eux croient qu’ils sont tout en haut de l’échelle alimentaire…curieux tout de même. Tout ceci et cela n’est qu’une vaste foutaise, une comédie jouée par des artistes conscient ou pas de leur insignifiance…. Depuis plusieurs jours pas une tache solaire…voyons la suite.

18.  Gilles des Landes | 27/06/2016 @ 22:39 Répondre à ce commentaire

Eh oui, la prévision c’est de la Science, mais la Science ne peut faire de la prédiction

19.  miniTAX | 27/06/2016 @ 23:28 Répondre à ce commentaire

Murps, ce sont peut-être les mathématiciens nous sortiront définitivement de ce guêpiers. Est-il possible de démontrer que le climat n’est pas prédictible ? qu’il est de nature chaotique et non déterministe?

Miesbach (#16), Mais ça on le sait déjà, il n’y a rien de plus à démontrer.
Il y a même un organisme très connu qui a publié urbi et orbi exactement ce que vous dites : « le climat est un système chaotique non-linéaire couplé, par conséquent, la prédiction à long terme de ses états est impossible » (The climate system is a coupled non-linear chaotic system, and therefore the long-term prediction of future climate states is not possible). Il a un nom qui ressemble au bruit d’un poulet qu’on égorge, je l’ai (le nom, pas le poulet) sur le bout de la langue.

20.  Christial | 28/06/2016 @ 0:07 Répondre à ce commentaire

Bardamu (#15),
« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir ! « .

Le premier qui l’a dit et son propos concernait déjà les évènements météos, c’est Noé et non Pierre Dac ou Mark Twain (source non trouvée et non garantie).
Encore qu’il a eu l’inspiration, divine il est vrai, de construire à temps son arche.
Aujourd’hui on a bien mieux que l’inspiration divine, on le GIEC.
😉

21.  Gilles des Landes | 28/06/2016 @ 7:37 Répondre à ce commentaire

Pour en revenir aux bestioles disparues à cause du RC(A) … et non des chats a priori …, j’ai relevé dans l’article du Point quelques âneries :

Cette disparition est directement imputable à la montée des eaux : l’île, qui culmine à seulement 3 mètres au-dessus de la mer, est de plus en plus souvent submergée. L’un des responsables de l’étude, Luke Leung, chercheur à l’université du Queensland, explique que ces épisodes d’inondation trop répétés ces dix dernières années ont détruit l’habitat naturel du rongeur et peut-être directement causé la mort d’une partie de l’espèce.

Ce qui m’agace c’est ce « dix dernières années » ; j’aimerais savoir ce qu’il en était auparavant ? Car depuis 10 ans, l’eau est montée … tout au plus … de 3 cm. Et le mammifère n’aurait pas eu le temps de réagir ? Ben, voyons… Comment les espèces animales on pu survivre au début de l’Holocène, alors qu’entre -10000 et -5000 les eaux sont remontées de 100 mètres ?
Il est vrai qu’en lisant attentivement, le chercheur précise que l’habitat naturel du rongeur a peut-être directement causé la mort d’une partie de l’espèce … pas la totalité donc ???
Donc : avis de recherche : qui ou quoi (outre le RC(A) a causé la disparition de l’autre partie de l’espèce ? (voire peut-être la totalité ?)

Mais le message est passé, conformément au cahier des charges des médias qui n’ont pas pour objectif (mission ?) de faire surgir (ou de souligner) la réalité.

22.  Nicias | 28/06/2016 @ 8:01 Répondre à ce commentaire

Gilles des Landes (#21),

Ce qui m’agace c’est ce « dix dernières années » ; j’aimerais savoir ce qu’il en était auparavant ?

Ils ne savent même pas ce qu’il s’est passé ces dix dernières années, alors avant …
C’est un banc de sable sans intérêt avec un rat sans intérêt mais déclaré « espèce » par des chercheurs en crédits. La côte sauvage la plus proche est à 50km, la première station météo a proximité est très très loin…
On a pas de données sur cette histoire.

Comment les espèces animales on pu survivre au début de l’Holocène, alors qu’entre -10000 et -5000 les eaux sont remontées de 100 mètres ?

En fait l’eau a monté … puis est redescendue. On a pas de données sur l’ilot en question mais des iles de nature similaire existent dans le détroit voisin. Ces iles sont apparues vers 5000-7000 BP lorsque le niveau des mers dans le coin a baissé de son point haut atteint lors de l’optimum de l’holocène. L’accumulation de sable sur le fond en basalte a alors commencé à l’abri des récifs émergés. Dans notre cas, une barrière de récifs protège notre ilot de la houle (érosion) venue de la mer de corail plus à l’est.
Le rat est probablement arrivé sur l’ilot (sur une pirogue humaine ou un tronc d’arbre charrié par le fleuve Fly de PNG) après.

Le miracle dans cette histoire, c’est la survie de ce rat sur un tout petit banc de sable même pendant quelques siècles.

23.  testut | 28/06/2016 @ 12:56 Répondre à ce commentaire

Nicias (#22),

Le miracle dans cette histoire, c’est la survie de ce rat sur un tout petit banc de sable même pendant quelques siècles.

Cela me rappelle l’histoire du coelacanthe disparu pendant 50 myons d’années et miraculeusement réapparu dans des filets de pêches malgaches

Les cœlacanthes, bien qu’ils soient aujourd’hui représentés par deux espèces vivantes, ne furent longtemps connus que comme un groupe de spécimens fossiles largement représentés dans les alluvions du Dévonien au Crétacé, avec une apparente extinction à la fin de l’ère secondaire.

24.  Murps | 29/06/2016 @ 14:42 Répondre à ce commentaire

la mort d’une partie de l’espèce

?????
Quand je mange un poulet rôti c’est la mort d’une partie de l’espèce ????

Etrange mode de fonctionnement de la pensée écolo-branche dure…

25.  amike | 29/06/2016 @ 16:42 Répondre à ce commentaire

C’est bien la première fois que je lis que l’extinction des rats et autres rongeurs à grandes oreilles dans les îles est un problème …

Les Australiens doivent avoir quelques doutes sur la fragilité supposée de ces bestioles…

26.  chacalou | 29/06/2016 @ 19:01 Répondre à ce commentaire

Murps (#24),

Quand je mange un poulet rôti c’est la mort d’une partie de l’espèce ????

Ben oui…

27.  Gilles des Landes | 29/06/2016 @ 21:57 Répondre à ce commentaire

Nicias (#22),

Le miracle dans cette histoire, c’est la survie de ce rat sur un tout petit banc de sable même pendant quelques siècles.

Vous la tenez la cause de son extinction !, il était trop âgé le rat… tout simplement…

28.  lemiere jacques | 30/06/2016 @ 7:03 Répondre à ce commentaire

Nicias (#22), aucune donnée sur cette histoire mais sur un ilot un rat ( une ratte gravide?) peut venir sur un bidule qui flotte comme un arbre après quelque cataclysme ( ou pas..) et avec une faible population on peut imaginer qu’on » voie » une espèce assez facilement, du moins j’imagine… il est bizarre que ça ne boulote pas tout…

29.  Gilles des Landes | 30/06/2016 @ 7:15 Répondre à ce commentaire

Après le rat-explorateur-décimé-par-la-montée-des-eaux, voici les cerisiers fleurissant plus tôt à cause du RC(A) ou en tout cas, à cause de l’homme…

30.  Gilles des Landes | 30/06/2016 @ 7:48 Répondre à ce commentaire

Pour un prochain bulletin ?
Bizarre que l’événement n’ait pas été largement commenté comme preuve du RC(A) – Très bonne analyse (objective une fois de plus !) de la Chaine météo.