Entretien avec William Happer (1/4) : Biographie, RCA, Température, Évènements extrêmes

J’ai beaucoup appris sur l’atmosphère à JASON. J’ai participé à l’analyse du “rayonnement thermique” des lasers à haute puissance lorsqu’ils sont faiblement absorbés par des molécules de H2O et de CO2 dans l’atmosphère. La physique est très proche de celle du réchauffement par effet de serre. J’en ai appris sur la physique de la tropopause, où se produit l’essentiel de la distorsion de front d’onde de la lumière des étoiles et des faisceaux de lasers de défense. Je fus l’un des 14 co-auteurs de l’un des premiers ouvrages sur le réchauffement global, avec le titre débile The Long Term Impact of Increasing Atmosphere Carbon Dioxide Levels, édité chez Gordon J. MacDonald (Ballinger Publishing Co. 1982). Nous surévaluions le réchauffement dû à l’augmentation du CO2 aussi grossièrement que les modèles le firent ultérieurement, sujet sur lequel je reviendrai plus loin.

Mon invention de l’étoile guide au sodium m’apporta quelque crédibilité auprès de certaines parties du gouvernement, mais le travail étant hautement classifié dans les premières années, seuls quelques scientifiques étaient au courant. J’ai scrupuleusement évité de travailler sur des sujets en rapport avec mes étudiants de l’université. Mais sur la base de cette notoriété secrète, je fus élu président du comité de pilotage de JASON en 1987, et en 1990 je fus nommé Directeur du Bureau de Recherche de l’Énergie au Département de l’Énergie US (DOE) par le Président George H. W. Bush, ou je servis sous le Secrétaire à l’Énergie, James Watkins, jusqu’à l’élection du Président Bill Clinton et du Vice-Président Al Gore en 1992. Je restai trois mois de plus sous le secrétaire Hazel O’Leary au printemps 1993. J’avais la chance que les deux Secrétaires à l’Énergie supportassent la science fondamentale, responsabilité de mon bureau

Le DOE Office of Science avait un budget annuel de plus de $3 milliards à cette époque, plus que la National Science Foundation. J’initiai presque toutes les recherches fondamentales non militaires du DOE, y compris une part importante de science environnementale et climatique. C’était ma première rencontre avec l’establishment climatique, et j’étais surpris de trouver une science de l’environnement si différente de la physique de haute énergie, nucléaire, science des matériaux, génome humain et de nombre d’autres secteurs dont nous avions été responsables. J’insistai pour que mes directeurs assistants organisent régulièrement des séminaires donnés par les principaux chercheurs des budgets que nous soutenions. Dans la plupart des domaines, les chercheurs principaux étaient enchantés que des bureaucrates du gouvernement soient réellement intéressés par leurs recherches. Ils aimaient être interrogés durant leurs prestations car cela leur permettait de montrer leur érudition. Mais, mis a part des exceptions honorables, les principaux chercheurs travaillant sur des problèmes environnementaux étaient réticents à venir à nos bureaux de Washington, et évasifs à répondre aux questions appréciées par les porte-parole d’autres disciplines.

Environ trois mois après le début de l’administration Clinton, Hazel O’Leary m’appela à son bureau pour me demander, “Qu’avez-vous dit à Al Gore ? On me demande de vous virer”. Je pense que la principale chose qui a mis Al Gore en colère fut mon questionnement à propos de la propagande flagrante sur l’ozone stratosphérique sur laquelle il se focalisait à ce moment : “trous d’ozone sur Kennebunkport” et ce genre de sottise. Bien que le Secrétaire O’Leary proposait un moyen de me garder au DOE comme contractant civil, je fus heureux d’avoir une excuse pour retourner faire de la vraie science à l’Université de Princeton qui eut la gentillesse de m’offrir de nouveau une place de professeur.

Durant les quelques années qui suivirent mon retour à Princeton en 1993, je fus très occupé avec un nouveau projet excitant d’imagerie par résonance magnétique avec des noyaux polarisés par laser que mon jeune collègue, le Professeur Gordon Gates et ses étudiants avaient lancé lorsque j’étais au DOE. Mais en regardant les nouvelles du soir, j’étais révolté par les insanités sur le CO2 et le climat qui étaient psalmodiées par de malheureux journalistes ignares en sciences. Ma femme Barbara, qui s’asseyait patiemment durant mes emportements, me dit finalement “pourquoi ne parles-tu pas ?”. A la demande de Barbara, je commençai à parler et ne me suis jamais arrêté.

J’entends souvent que puisque que je n’ai pas ma carte de scientifique du climat, je n’ai, ainsi que beaucoup d’autres scientifiques avec des vues similaires aux miennes, pas le droit de critiquer l’establishment du climat. Mais comme je l’ai esquissé plus haut, peu ont une compréhension plus profonde de la science fondamentale du climat que moi. Presque tous les télescopes modernes utilisent mon guide étoile au sodium pour corriger la turbulence de l’atmosphère. Cela marche. Comme nous le verrons plus loin, la plupart des modèles climatiques ne marchent pas. L’histoire de la science regorge d’exemples de domaines nécessitant une critique extérieure. Un exemple fameux est celui d’Andrei Sakharov leader de l’opposition à la biologie politisée de Trofim Lyssenko en Union Soviétique. Nous reparlerons tard de Lyssenko dans l’interview, mais un des principaux arguments de Lyssenko était que Sakharov, un physicien qui inventa la bombe soviétique à hydrogène, n’était pas un biologiste “Michurinien”.

Le besoin de critique externe fut bien articulé par James Madison, probablement le premier diplômé de l’université de Princeton, et le principal architecte de la Constitution US. Dans le “Federalist X”, Madison écrivait :

Aucun homme ne peut être juge de sa propre cause, parce que son intérêt fausse son jugement, et il n’est pas impossible que cela corrompe son intégrité. De même, un groupe de personnes ne peut être juge et partie en même temps.
(Hamilton, Alexander, James Madison, and John Jay. The Federalist papers: a collection of essays written in favour of the new constitution as agreed upon by the Federal Convention, September 17, 1787. Dublin, Ohio: Coventry House Publishing, 2015. View citation…)

TheBestSchools: Nous comprenons que vous avez été récemment l’objet d’une supposée opération “sting” organisée par Greenpeace. Des affirmations diffamatoires vous accusent en gonflant cet incident se répandant sur Internet et même dans votre article de Wikipédia. Voudriez-vous nous donner votre version de l’histoire ?

William Happer: Greenpeace est un des nombreux organismes qui ont un bon fond de commerce avec l’alarmisme de la menace supposée de réchauffement global. Ils sont incapables de défendre leur science extrêmement faible. Donc, ils diabolisent non seulement le CO2 supposé polluant de l’atmosphère, mais aussi tout scientifique qui semble réfuter efficacement leur propagande.

Je suppose que je devrais être flatté d’être une de leurs cibles : je mehr Feinde, je mehr Ehre (“beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur”), comme le dit le vieil adage allemand. Mais mes épreuves ne sont rien comparées à celles de scientifiques comme Willie Soon, Patrick Michael et d’autres, qui non seulement furent calomniés mais ont perdu leur emploi.

La campagne de diffamation commença en 2015 lorsque je reçus un courriel d’un agent de Greenpeace se présentant comme l’agent d’un “client” du Moyen-Orient qui désirait que j’écrive quelque chose à propos des avantages du CO2. Comme nous le verrons plus loin, je suis depuis longtemps persuadé que plus de CO2 avantagera le monde, principalement parce qu’il permet aux plantes de croître plus efficacement et accroît leur résistance à la sécheresse, et parce que le réchauffement dû à plus de CO2, prédit par les modèles de l’establishment, a été exagéré d’un facteur de trois au moins.

Des années durant, j’ai utilisé tous les moyens possibles pour répandre la bonne nouvelle des avantages du CO2, donc j’étais assez enclin à écrire un essai sur ce sujet pour le client. A mon niveau, je me servais du client et non le contraire. Je conseillerai vivement tout lecteur intéressé par cet épisode de lire l’échange de courriels complet entre moi et l’agent de Greenpeace. On peut le trouver facilement sur Internet.

Dans l’un des premiers courriels en date du 03/11/15, je déclarais :

Je serais heureux d’apporter mon aide si mes vues, définies en annexe, correspondent à celles de votre client.

La phrase voulait clairement dire que mon seul intérêt était d’aider le «client» à publier mes vues de longue date, et non à colporter un quelconque message que le « client » avait à l’esprit.

Noter aussi mes remarques dans ma réponse du 05/11/15 :

Afin d’être sûr que votre client ne se trompe pas sur mes vues, il est clair qu’il y a de vrais polluants associés à la combustion des fossiles, oxydes, soufre, azote pour la plupart d’entre eux, cendres volantes et métaux lourds pour le charbon, composés organiques pour l’essence, etc. Je supporte pleinement les réglementations pour un contrôle efficace de ces vrais polluants. Mais les discussions climatiques de Paris ont comme prémisses que le CO2 lui-même est un polluant. Ceci est complètement faux. Plus de CO2 sera bénéfique pour le monde. Le seul moyen de limiter le CO2 serait d’arrêter d’utiliser les fossiles, ce que je crois être profondément immoral et irrationnel politiquement parlant.

Je terminais la note du 05/11/15 par le paragraphe :

Mon activité pour faire reculer l’extrémisme climatique est un travail d’amour, pour la défense des idéaux de la science qui me sont chers, lesquels ont été corrompus par le culte du changement climatique. Si votre client envisage de me rembourser pour écrire quelque chose, je demanderai à ce que tout honoraire qui me serait destiné aille directement à la CO2 Coalition. C’est l’arrangement que j’ai eu avec les mandataires de la Peabody Coal Company lors des audiences réglementaires du Minnesota. Les honoraires que je devais recevoir furent envoyés à la CO2 Coalition, un organisme éducatif 501(c)(3) exempté de taxes. La CO2 Coalition couvre mes frais de déplacement occasionnels, mais ne me paie ni honoraires, ni salaire.

On voit ici que je voulais écrire quelque chose gratuitement, pour l’amour de la chose dans la mesure où je pouvais faire passer mon message (et non le message du « client ») à plus de gens. La CO2 Coalition est un nouvel organisme à but non lucratif que quelques amis et moi-même ont fondé pour faire connaître la bonne nouvelle des avantages du CO2. Je suppose que vous l’appelleriez une «CO2 Anti-Defamation League». La Coalition fonctionne au jour le jour, avec un budget annuel de fonctionnement inférieur à 300.000 dollars. Même quelques milliers de dollars du « client » aideraient à garder les lumières allumées. Aux dernières nouvelles, Greenpeace a un budget annuel de fonctionnement d’environ 350 millions de dollars, plus de 1000 fois celui de la CO2 Coalition.

Je n’ai jamais reçu un centime pour aucune de mes activités afin d’apprendre au public que plus de CO2 sera bénéfique au monde. Je fais même des dons de plusieurs milliers de dollars par an sur ma modeste retraite universitaire. Si des lecteurs de cette interview voulaient aider la CO2 Coalition, ils pourront trouver plus d’informations sur les donations sur le site CO2 Coalition.

La diffamation de Greenpeace s’est traduite par des appels téléphoniques hostiles et des courriels contenant des menaces envers moi, ma famille et même mes petits enfants. George Orwell a écrit à propos de ces tactiques dans son roman 1984 lorsqu’il décrivait les ”Deux Minutes de Haine“ quotidiennes obligatoires contre Emmanuel Goldstein (Léon Trotski) et ses agents, qui étaient des ennemis de Big Brother (Staline) et ses voyous.

Greenpeace et d’autres éléments encore plus fanatiques du mouvement du réchauffement global adoptent pleinement le vieux mensonge selon lequel leur but idéologique – l’élimination des carburants fossiles – justifie tous les moyens, y compris la falsification des données scientifiques et l’assassinat social de leurs opposants.

Mais Kipling l’a bien compris : Si…

Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par des coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but, brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux.

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42 Comments     Poster votre commentaire »

1.  Bernnard | 2/03/2017 @ 15:16 Répondre à ce commentaire

Pop

2.  Claude C | 2/03/2017 @ 16:22 Répondre à ce commentaire

Un grand merci pour cette traduction…
Petites erreurs relevées:
page 3/paragraphe 6/ligne 3:
manque « avoir » dans peut on…….une compréhension
même page 20 lignes avant la fin: d’aideraient au lieu d’aiderait

3.  Cdt Michel e.r. | 2/03/2017 @ 17:57 Répondre à ce commentaire

Excellente traduction. On reconnaît le talent de notre ami Scaletrans (que son nom soit béni), mais … mon œil de lynx ayant remarqué quelques viols de Laure Tograff, j’ai copié le tout dans LibreOffice Writer avec ses extensions Grammalecte et Linguist.

Linguist me liste un tas de mots non-reconnus, qui après suppression des mots d’anglais et noms propres (absents du dictionnaire français), se ramène à une liste d’une trentaine de mots dont l’orthographe est à vérifier.
Cela n’est pas mal pour un texte de plus de 10 000 mots.

Je n’ai pas examiné ce que le correcteur grammatical de Grammalecte a souligné en bleu, pas plus que les erreurs typographiques.

4.  Bernnard | 2/03/2017 @ 22:29 Répondre à ce commentaire

Claude C (#2),
Merci de ces observations. Correction faite !

5.  Bernnard | 2/03/2017 @ 22:44 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#3),
Merci de prêter votre votre œil de lynx à l’observation des erreurs de cet article. J’ai essayé autant que possible d’avoir une présentation semblable au texte d’origine, et même si on a en tête la vérification des fautes d’orthographe, il est inévitable d’en laisser quelques-unes quand on se préoccupe de la disposition et de la clarté du texte. Comme vous le dites dans un autre fil: le cerveau reconnaît les mots même s’ils sont mal écrits et une lecture rapide et parfois approfondie n’est pas un filtre fonctionnant à 100 % pour les fautes d’orthographe.
Ceci dit, il reste le contenu de l’article et c’est sur ce contenu que les commentaires sont attendus.

6.  lemiere jacques | 3/03/2017 @ 8:17 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#5), monsieur harper ne dit pas grand chose de nouveau, et ça reste le malheur des sceptiques, sinon de la science , ça reste aux partisans du rca de prouver théorie. Bon, on se sent moins seul si freeman haper ou giaver ne sont pas non plus convaincus…

7.  jG2433 | 3/03/2017 @ 9:30 Répondre à ce commentaire

Grand merci pour cet article.

P.S. : Quelques suggestions de corrections (proposées avec… humilité !) :
p. 3) La campagne de diffamation commença en 2015 … et parce que le réchauffement du à plus de CO2 —>

(p. 4) A mesure que le temps passe les observations soutiennent de moins en moins, cette “rétroaction positive” du réchauffement direct par le CO2.
réécrire : A mesure que le temps passe, les observations soutiennent de moins en moins cette “rétroaction positive” du réchauffement direct par le CO2. (virgule à déplacer)

Une petite fraction du réchauffement de 1° C durant les deux derniers siècles doit être à l’augmentation du CO2 —> due (?)

L’autre moitié du réchauffement aurait pu être —> due (?)

(p. 6) L’autre argument puissant est que “le remède est pire que le ma” —> le mal

8.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 9:36 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#5),

Ceci dit, il reste le contenu de l’article et c’est sur ce contenu que les commentaires sont attendus.

Tout à fait d’accord avec vous.

Mon message se voulait constructif. Une trentaine de mots non reconnus (soulignés d’un trait ondulé rouge) par le correcteur orthographique de Grammalecte et donc à vérifier, c’est finalement très peu dans un texte de plus de 10 000 mots.

Voici la liste des Mots non reconnus listés par le Linguiste (après suppression des mots anglais et des noms propres ne figurant bien sûr pas dans le dictionnaire français “Classique” utilisé).

Mot – Fréquence – Correction suggérée ou remarque

Egypte 1 Égypte
Ghandi 1 Gandhi
GreenPeace 1 Greenpeace
Iraq 1 graphie correcte, mais la graphie Irak est recommandée
J’eu 3 J’eus
Ndt 1 NdT
TheBestScools 1 TheBestSchools (tout premier lien, en anglais)
adapative 1 adaptative
co-écrit 1 (n’est pas dans le dictionnaire) coécrit est accepté
croitre 1 croître
d’oeil 1 d’œil
fraiches 1 fraîches
indou 1 hindou
l’Eglise 1 l’Église
l’Evolution 1 l’Évolution
l’ilot 1 l’îlot
résonnance 1 résonance
étatsuniens 1 états-uniens
Molotv-Ribbentrop 1 Molotov-Ribbentrop

Faux positifs :
laputiens 1 (correct, n’est pas dans le dictionnaire); désigne les Lilliputiens dans les Aventures de Gulliver à Laputa
phanérozoïque 1 et Phanérozoïque 1 (tous deux corrects, aucun n’est dans le dictionnaire utilisé)

Après ce nouvel examen, moins de vingt mots seraient à corriger, dont quatre pour un problème d’accent. Ceci ne concerne que les fautes d’orthographe.
Il reste les erreurs grammaticales, les mots manquants ou en double, les erreurs typographiques importantes. Je ne m’y suis pas encore intéressé.

Grammalecte est impitoyable et voit des erreurs orthotypographiques qui nous échappent. Il trouve aussi les fautes de grammaire, ce qui est un plus évident.
Le correcteur orthographique de LibreOffice est nettement moins performant même avec ses dictionnaires tenus mis à jour.

Je suggère fortement d’utiliser LibreOffice complété de l’extension Grammalecte, plutôt que MS Word (dont les correcteurs d’orthographe et de grammaire sont moins puissants, non modifiables et non mis à jour) pour préparer ou vérifier les articles de ce blog.

Je regrette qu’il n’y ait pas un système coopératif, où l’on pourrait corriger directement les erreurs ou suggérer des corrections. Un wiki serait peut-être une solution, à condition qu’il soit privé et uniquement accessible à des membres inscrits, pour éviter le genre de vandalisme que l’on voit sur Wikipédia.

9.  Bernnard | 3/03/2017 @ 10:22 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#8),
Merci beaucoup de ces informations qui nous seront utiles.

10.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 10:31 Répondre à ce commentaire

lemiere jacques (#6),
En grande partie d’accord avec vous.

Mais pour moi le plus gros problème des sceptiques du RCA c’est d’avoir été empêchés de s’exprimer.
Vient ensuite le fait de discuter des détails de la farce réchauffiste au lieu de se focaliser sur l’essentiel, à savoir :
– que les données de températures de base ne sont pas fiables et ont été bidouillées à tout va
– que les prédictions des modèles ne se sont jamais vérifiées
– qu’il n’a jamais été prouvé de manière incontestable que le CO2 anthropique soit responsable d’une part mesurable du réchauffement prétendument constaté.

Cela nous ramène au Manuel du sceptique de Jo Nova.

Ce n’est pas aux sceptiques de prouver qu’ils ont raison, c’est à ceux qui avancent une théorie qu’il appartient de fournir les preuves, preuves d’autant plus solides que celle-ci est révolutionnaire.

Einstein, commentant Cent auteurs contre Einstein, aurait dit : « Si je m’étais trompé, alors un seul aurait suffi ! »
Wiki

11.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 10:53 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#9),

Merci beaucoup de ces informations qui nous seront utiles.

De rien. C’était avec plaisir.
Pour éviter de continue à polluer ce fil de discussion je vais continuer au bistrot.

12.  Bernnard | 3/03/2017 @ 11:03 Répondre à ce commentaire

jG2433 (#7), Cdt Michel e.r. (#8),
Les corrections les plus évidentes sont faites. Merci de vos observations.
Rendez- vous au bistrot pour une éventuelle suite.

13.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 12:16 Répondre à ce commentaire

La suite vient d’être mise au Bistrot

14.  tsih | 3/03/2017 @ 14:30 Répondre à ce commentaire

Cette partie de la traduction n’est pas terrible:

par exemple la configuration de la far-wing spectral line des gaz à effet de serre, la mesure selon laquelle le continuum d’absorption et la ligne de structure contribue à l’opacité, le rôle de l’activité solaire, comment les rayons cosmiques influencent la génération des nuages, quelle est la contribution au forçage radiatif des sulfates, du carbone noir et autres aérosols, etc.

L’original c’est çà:

for example, the far-wing spectral line shape of greenhouse gases, the extent to which continuum absorption and line structure contribute to the opacity, the role of solar activity, how cosmic rays influence cloud nucleation, how much contribution to radiation forcing comes from sulfate, black carbon and other aerosols, etc.

qui veut dire plutôt çà:

par exemple la forme des ailes de raies spectrales des gaz à effet de serre, la mesure selon laquelle le continuum d’absorption et la structure de raie spectrale contribuent à l’opacité, le rôle de l’activité solaire, comment les rayons cosmiques influencent la génération des nuages, quelle est la contribution au forçage radiatif des sulfates, du noir de carbone et autres aérosols, etc.

15.  amike | 3/03/2017 @ 15:05 Répondre à ce commentaire

tsih (#14),

du noir de carbone

AMHA, il voulait parler de suies, black carbon et non carbon black.

Carbon_black
Et suivre la traduction française.

Le noir de carbone décrit plutôt un produit industriel, sans pureté, fabriqué dans des quantités bien inférieures à celle de la suie envoyée dans l’atmosphère.

16.  scaletrans | 3/03/2017 @ 16:00 Répondre à ce commentaire

tsih (#14),

Possible mais il manque dans votre traduction le far de far-wing; n’ayant pu trouver de correspondance, j’ai préféré laisser cette partie en anglais, partie qui sera facilement comprise par les spécialistes dont je ne fais pas partie.

17.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 16:11 Répondre à ce commentaire

Je ferai aussi poliment remarquer à tsih que Scaletrans est plus près des 75 ans que moi. Je ne sais pas quelle a été sa formation, ni ce qu’il a fait pendant sa carrière. Je me souviens seulement qu’il s’intéressait à l’aéronautique.

À près de 72 ans, n’ayant plus du tout fait de chimie et de physique un peu sérieuses depuis 40 ans, j’ai encore un vague souvenir des spectres de raies, mais je n’oserais pas en parler.

18.  Hug | 3/03/2017 @ 16:15 Répondre à ce commentaire

Beau travail de traduction !
Il n’y a effectivement rien de nouveau mais c’est tout de même intéressant.
J’ai tout de même une remarque concernant le graphe relatif à la couverture neigeuse de l’hémisphère nord. Il s’agit de la couverture neigeuse hivernale seulement.
Sur le site de la noaa, j’ai trouvé une page interactive où l’on peut voir ce type de graphe historique mais pour chaque mois ou pour l’année complète.
De septembre à janvier, la couverture neigeuse a effectivement une tendance haussière mais le reste de l’année la tendance est nettement baissière, en annuel, la tendance est très légèrement à la baisse.

19.  Cdt Michel e.r. | 3/03/2017 @ 17:04 Répondre à ce commentaire

Hug (#18),
Je me souviens avoir lu que la hausse des températures moyennes était surtout due à une hausse des températures minima.

20.  tsih | 3/03/2017 @ 17:54 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#17),

Désolé que ma remarque trop sèche apparaisse comme une critique. Je suis tout à fait conscient de la grande qualité et de l’ampleur du travail de traduction accompli par scaletrans.

scaletrans (#16),

C’est vrai mais dans far-wing les deux composantes far et wing font en fait double emploi et c’est juste une figure de style insistant sur le fait qu’on s’intéresse à la forme des bords ou ailes de la bande d’absorption, loin du centre donc. C’est là que se situe la petite contribution supplémentaire possible à l’effet de serre du CO2 anthropique et une incertitude sur cette forme se traduit directement par une incertitude sur l’amplitude du phénomène.

Origines possibles de la forme de raie.

21.  scaletrans | 3/03/2017 @ 18:25 Répondre à ce commentaire

tsih (#20),

Ok, bien compris, c’est plutôt une forme de redondance que l’on rencontre assez souvent dans les articles techniques ou scientifiques anglo-saxons… mais je n’étais pas sûr de moi sur ce coup, n’ayant que peu de connaissances en spectroscopie.

22.  Bernnard | 3/03/2017 @ 18:53 Répondre à ce commentaire

tsih (#20),
Merci de votre contribution à la compréhension de « far-wing ». Ce n’est effectivement pas évident pour qui n’est pas spécialiste de la spectroscopie de comprendre ces termes. Votre explication participe bien à appréhender la difficulté qu’on a pour discerner l’effet de serre sur les bords des bandes d’absorption.

23.  lemiere jacques | 4/03/2017 @ 8:30 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#10),
quels problèmes rencontre un sceptique:
entendre des conneries à longueur de journée
se faire insulter , se faire attribuer des opinions improprement
subir l’idée qu’une politique sur les énergie fossiles repose ou reposera sur des certitudes,
et d’autres que j’oublie..mais ça me semble être l’essentiel.
Mais on ne nous empêche pas encore de nous exprimer. Il se fait que les médias sont peu sceptiques en général.
C’est la société qui a un problème ainsi sans doute que le système de production scientifique, mais c’est une opinion…Le retour en force de l’ignorance et de la peur, la suspicion suffisant pour condamner, c’est pratique quand on est aspirant dictateur ou plus modestement idéologue.

24.  lemiere jacques | 4/03/2017 @ 8:43 Répondre à ce commentaire

tsih (#20), et ça montre aussi que l’incertitude commence »tôt » .dans la théorie ce qui n’est absolument pas un problème quand on garde cela à l’esprit qu’il s’agit de calculs théoriques.

25.  Cdt Michel e.r. | 4/03/2017 @ 12:58 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#10),

Cela nous ramène au Manuel du sceptique de Jo Nova.

Ce Manuel du Sceptique est introuvable.
Quand on clique sur le lien, à gauche de la page, sous Lectures, on arrive sur l’article de présentation avec un lien pour télécharger le PDF.
Et celui-ci mène à une page d’erreur.

Même punition dans l’article sur le Manuel du Sceptique II.

Heureusement qu’il y a Goooogle, pour retrouver ce Manuel vagabond :
http://www.skyfall.fr/uploads/.....;s-V-3.pdf

Même problème pour accéder au PDF du Manuel du Sceptique II, que l’on trouve ici :
https://lemytheclimatique.files.wordpress.com/2010/01/manuel-du-sceptique-ii-v4.pdf

26.  Ecophob | 4/03/2017 @ 13:09 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce texte et cette traduction qui montrent que Harper connaît le sujet sur le bout des doigts et n’est pas un physicien lambda qui a un avis lointain et peu argumenté sur le RCA. C’est encourageant de savoir qu’un type comme ça peut influencer le destin de la plus grande nation et celle des autres pays par voie de conséquence. Seul bémol, il n’a toujours pas été désigné officiellement par Trump comme conseiller. Au dernières nouvelles il n’était que pressenti, il me semble.

27.  Cdt Michel e.r. | 4/03/2017 @ 18:09 Répondre à ce commentaire

Ecophob (#26),

Il faut laisser le temps au temps ! car les démocrats font tout pour empêcher les nominations des personnes désignées par le POTUS.

Mais l’affaire suit son cours lentement mais sûrement.
Rick Perry Confirmed As Trump’s Secretary Of Energy

28.  Imaz-Aizpurua | 4/03/2017 @ 19:30 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#27),
« démocrats »
C’est-à-dire ?
« 80% de notre cerveau est strictement
identique à celui d’un rat. »
(Henri Laborit)
(Télé-Loisirs, 15 juin 1991)
JAIA

29.  Cdt Michel e.r. | 5/03/2017 @ 8:48 Répondre à ce commentaire

Imaz-Aizpurua (#28),

Sur les sites anglophones, democ-rats et bureauc-rats sont souvent utilisés dans les commentaires, ça passe moins bien en français en parlant des politi-chiens, et des rats de bureau qui sévissent à Bruxelles et dans les démo-crassies de notre chère UERSS.
Je lis souvent les articles sur H16 et commentaires où ils jouent souvent avec les mots.

L’homme du XXIe siècle a surtout un cerveau qui n’a pas évolué depuis l’âge des cavernes.

30.  Imaz-Aizpurua | 5/03/2017 @ 10:55 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#29),
Dont acte.
JAIA

31.  Ecophob | 5/03/2017 @ 11:24 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#27), Certes, mais Rick Perry doit être élu alors qu’un conseiller peut être nommé. Je reste toutefois optimiste…

32.  Cdt Michel e.r. | 5/03/2017 @ 12:13 Répondre à ce commentaire

Je viens de mettre sur Dropcanvas un document avec mes dernières suggestions de correction à cet article (format Word 1997 .doc).
http://dropcanvas.com/rrool
La liste est un peu trop longue pour l’afficher ici.
Si nos courageux éditeurs veulent s’y mettre, je pense que l’on aura débusqué la dernière petite erreur.

33.  Cdt Michel e.r. | 5/03/2017 @ 12:58 Répondre à ce commentaire

La maison ne refusant aucun sacrifice et vu les 100 Go encore disponibles sur mon Dropcanvas, j’ai ajouté deux documents supplémentaires : l’article en continu au format PDF Hybride et au format Word, tel qu’il était hier midi quand j’ai terminé de le corriger (pour tuer le temps, faute d’avoir un escrolo à torturer). :o)

Le PDF Hybride permet d’accéder au format .ODT si on ouvre le fichier avec LibreOffice.
Notez que les liens externes dans le PDF ne fonctionnent pas.

Je remets ici l’adresse qui n’a pas changé :
http://dropcanvas.com/rrool

34.  Bernnard | 5/03/2017 @ 14:14 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#32), Merci.
Je viens de corriger.
Il y avait encore des « choses » qui n’étaient pas signalées.
Je ne jurerais pas que ce soit parfait.

35.  Cdt Michel e.r. | 5/03/2017 @ 17:15 Répondre à ce commentaire

Bernnard (#34),

Ne vous prenez quand même pas trop la tête avec ça. Dans un long texte, quelques fautes ne dévalorisent pas l’auteur. Qui n’en fait pas ?

Moi, je suis perfectionniste à cause de mes études, déjà très bon en français à la fin des primaires (sur une classe de 20 à 25 élèves, j’étais toujours dans les trois premiers) j’ai continué avec des humanités anciennes latin-grec (où j’ai eu au moins un premier prix de français).
Et j’ai continué à l’armée, en réussissant des examens linguistiques. J’ai été considéré comme bilingue français-néerlandais dès 1985
jusqu’à la retraite. J’ai travaillé pendant plus de dix dans des unités bilingues.

36.  micfa | 6/03/2017 @ 11:29 Répondre à ce commentaire

La langue française est aussi difficile à maîtriser que la climatologie. Même les experts peuvent faire des fautes.

37.  Murps | 6/03/2017 @ 17:47 Répondre à ce commentaire

micfa (#36), la seule différence, c’est que la langue, elle, « permet » la reproductibilité des expériences…

38.  FRANCASTEL | 7/03/2017 @ 16:15 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#3), Cdt Michel e.r. (#3), Cdt Michel e.r. (#3),
Le lynx n’a pas une vision spéciale il s’agit de Lyncee célèbre dans la mythologie grecque pour sa vision capable de voir à travers les murs.

39.  Cdt Michel e.r. | 7/03/2017 @ 16:39 Répondre à ce commentaire

FRANCASTEL (#38),

Merci.
J’ignorais l’origine de l’expression « œil de lynx », comme celle de beaucoup d’autres.
J’ai préféré utilisé « œil de lynx » à mon habituel « radar anti-fautes ».
Au fait, saviez-vous que Toutou est un dieu ? Wiki

40.  Imaz-Aizpurua | 7/03/2017 @ 21:45 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#39),

J’ai préféré utilisé

???
JAIA

41.  Cdt Michel e.r. | 8/03/2017 @ 6:10 Répondre à ce commentaire

Imaz-Aizpurua (#40),

Je suis moins attentif quand je tape un message que quand je me lance dans la correction d’un texte.
Je sais que je devrais mettre mes lunettes de lecture. Eh oui, ma vue baisse … et y a pas que cela.

« Mourir la belle affaire, mais vieillir… », chantait le Grand Jacques.

42.  Imaz-Aizpurua | 8/03/2017 @ 10:11 Répondre à ce commentaire

Cdt Michel e.r. (#41),
À mes 66 ans, mes lunettes de lecture sont,
presque toujours, avec moi.
Vieillir…
« Ce n’est donc pas aux cheveux blancs et aux rides
que l’on apréciera si quelqu’un a longtemps vecu :
il n’a pas vécu longtemps, il a longtemps éxisté. »
(Sénèque, 4 avJC – 65 apJC, Sur la brièveté de la vie)
Pardon, Bernnard, pour le hors-sujet.
JAIA